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- Vous ĂȘtes un abonnĂ©.
- Pas plus que vous.
- Je me demandais si vous alliez venir
aprÚs votre diatribe inspirée contre les...
Comment vous dites ?
- Les pince-fesses.
- C'est vieux jeu comme expression.
- Vieux jeu, c'est une expression vieux jeu.
Comment dit-on "pince-fesses" en arabe ?
- Si je vous le dis, ceux qui écoutent vont sursauter.
- Les gens nous écoutent ?
- Toutes les ambassades sont sur écoute.
Vous le saviez pas.
- On est filmés, aussi ?
- Non, je crois pas.
Musique intrigante
Faut qu'on continue de parler.
Sinon, les gens vont me trouver bizarre.
- Je n'ai plus de mots.
- Moi non plus.
Mon mari doit se demander oĂč je suis.
- Papa.
Un docteur t'a laissé un message.
T'es malade ?
- Non.
- Si t'étais malade, tu dirais rien.
- OK.
- AprÚs une crise d'angoisse, vous m'avez appelée.
Ou vous avez débarqué en panique.
Je vous prescris un anxiolytique avant de vous revoir.
- Que se passe-t-il ?
- Votre proposition a été examinée en haut lieu.
Effectivement, il nous intéresse.
Beaucoup.
- Et donc ?
- Le dĂ©partement d'Etat serait prĂȘt Ă autoriser la CIA Ă nĂ©gocier
la négociation de Nadia El-Mansour avec les Syriens.
- "Serait prĂȘt" ?
- A condition de pouvoir recruter ce jeune homme.
- OK.
Mon ordonnance.
Musique intrigante
Regarde, lĂ et lĂ ,
les mesures ont été faites
avec les anciennes techniques, en 1995.
Avant l'utilisation du GPS pour synchroniser les stations...
Marina!
Qu'est-ce qu'il fait ici? - J'en sais rien.
Vas-y, je te rejoins.
Je peux pas te laisser seule avec ce mec!
Sois vigilante, il veut te mettre sous pression.
Ne t'inquiĂšte pas, Hassan.
- Vous venez ensemble au travail ?
- Oui, on a une réunion.
Shapur!
Pas dans la rue!
C'est bon!
- Tu as dit que j'avais frappé Hasan sans raison.
- C'est la vérité.
- Hasan n'a pas regardé les seins de Daria ?
- Si, peut-ĂȘtre, je sais pas.
- Appelle mon pÚre et dis-lui la vérité.
- C'est pas une raison.
- Ce n'est pas Ă toi d'en juger.
C'est un manque de respect.
- Non.
Tu mets mon pĂšre dans une situation embarrassante.
C'est quelqu'un de trÚs intÚgre et trÚs exposé.
Tu l'obliges Ă assumer mes bĂȘtises.
- Ca complique tout. - Hasan boite, t'as vu ?
- J'ai vu.
Je le regrette.
Ce n'est pas la faute de mon pĂšre.
- Je dois aller travailler.
- Ecoute-moi.
Ne fais rien que tu pourrais regretter!
ArrĂȘte Shapur, arrĂȘte.
Quelle salope!
- On fait quoi ? Tu me laisses au bus ?
Ou on arrive ensemble ?
- L'arrĂȘt de bus, non ?
- Disons qu'on fait du covoiturage.
- Ouais...
Clignotant
C'est bien, le covoiturage.
Musique calme
Un petit pour la route.
Je vous rappelle que ce jeune homme est Shapur Zamani.
Le jugement aura lieu vendredi, chez le pĂšre.
Shapur Zamani fait déjà pression sur PhénomÚne.
Il peut aller plus loin. - Par exemple.
- Les pressions peuvent ĂȘtre diverses.
Politiques, ça peut aller jusqu'à peser
sur Reza Mortazavi, l'employeur de PhénomÚne.
Ou administratives. Le pÚre a un réseau puissant.
- Justement.
Shapur devrait hériter de ce réseau s'il travaille pour son pÚre.
- C'est pas encore le cas.
- Que fait-il ?
- Le gosse de riche. Il organise des soirées,
des virées dans le désert...
- Bon, il est jeune, il s'amuse.
Mais il a quand un master de l'université Sharif, à Téhéran.
Il a passé 2 ans à Cornell, aux USA.
Il va se ranger, et il va se ranger lĂ
oĂč sa place lui est rĂ©servĂ©e.
PrĂšs de son pĂšre.
- PhénomÚne va témoigner contre lui.
Elle doit soutenir Aladin,
notre cible prioritaire.
- Il a fait d'autres demandes d'étude sismique. Il participe
à un programme de retraitement des déchets nucléaires.
- Elle devrait pas témoigner contre Shapur.
- Quoi ?
- Dans ce cas-là , on perd définitivement Aladdin.
- Vous en savez quoi ?
- Je peux que vous donner la valeur des cibles.
Aladin est une valeur sûre.
Zamani est une valeur Ă risques.
- Vous en pensez quoi ?
- Je suis désolée, mais c'est absurde.
D'un cÎté, on peut renforcer les liens
avec une cible précieuse, fiable, circonscrite,
validée par le bureau Iran.
De l'autre,
une possibilité qui peut tout gùcher.
- On ne bouge pas, elle reste sur Aladdin.
- M. Duflot.
- Oui, oui, je vous laisse.
Musique pesante
- On a fini ?
- Marie-Jeanne, vous restez ?
- Qu'y a-t-il entre vous et Clément Migaud ?
Ca se voit comme le nez au milieu de la figure.
- Ah bon ?
J'allais en parler.
Partager les mĂȘmes rĂ©unions, ça va ĂȘtre dur Ă gĂ©rer.
- Peut-ĂȘtre, je sais pas.
- A vous de voir.
- OK.
Musique inquiétante
- Boumaza a été identifié comme le bourreau
du dernier otage détenu par Daesh.
Cyclone l'a croisé lors d'un mariage à Alger.
Il a aussi croisé son jeune frÚre, Yacine Boumaza.
Pour neutraliser Toufik, recrutons son frĂšre pour nous mener Ă lui.
- Cyclone le recrutera ?
- C'est moi. Cyclone établira le contact.
- Faites en sorte qu'il évite les conneries.
- OK.
- C'est parti.
- Il roule comment ?
Crissements de pneu Coups de klaxon
- Vite.
- TrĂšs bien.
Tu participes ? - C'est un de mes hommes.
Musique intrigante
Il klaxonne.
- Il arrive.
- LĂ , ici.
- Sérieux ? Je travaille.
Montre-moi les papiers. - Moi, je bosse !
On va me virer. - Calmez-vous.
- Me touche pas.
LĂąche-moi.
Putain, lĂąche-moi. - Calme-toi.
- Vas-y, c'est bon.
Ils m'enferment, les enculés. Sérieusement ?
- Avance.
- J'ai rien fait !
- Je peux t'acheter une pizza ?
- Ouais. - C'est combien.
- 9 euros. - Elle est froide...
- C'est pas bien ce que vous faites avec le mec.
- Demande au mec qu'il a envoyé à l'hÎpital.
- Grave ? - Ca te regarde ?
- Vous le reconnaissez pas ?
- Non.
- C'est l'ancien otage.
- Quel otage ? - Ben Arfa.
* L'an passé, le mec qu'on a enlevé.
En Algérie.
*- ArrĂȘte ton dĂ©lire et reste tranquille.
*- Ben Arfa, vous sortez.
*- Ah bon ?
*- Ouais.
*- Au revoir, monsieur.
Vous ĂȘtes encore lĂ ?
- Je voulais te remercier.
- C'est rien.
- Je vais récupérer ma voiture.
* Tu vas par lĂ ? *- Ouais.
Ils m'ont confisqué le scooter.
On s'est déjà vus.
*- Merde, oui.
Je me souviens. Au mariage, Ă Alger.
- En vous voyant à la télé, j'ai halluciné.
Je vous connaissais.
On a parlé, et tout.
C'est horrible, ce qui vous est arrivé.
- Tout ça pour une arcade sourciliÚre.
- Je parle de la prise d'otage.
- Ah, ouais...
- Sinon, vous faites quoi, maintenant ?
- Je suis en transition.
Alger et la finance, c'est terminé.
- Je peux plus vivre comme avant. - Je comprends.
- Comment va ton oncle ?
- Ca va.
- Et ton frĂšre ? Celui du mariage.
- Toufik ? Prison.
- Ah, merde.
Grave ?
PlutĂŽt, oui.
Ca te dirait de boire le thé à la maison ?
Ca ferait plaisir Ă ma mĂšre.
*- File ton numéro, je t'appelle.
*- OK, c'est cool. 06...
Qui est le connard qui ne croyait pas en Ben Arfa ?
- C'est moi.
- Ils m'ont donné faim avec leur histoire de pizza.
- Vous l'avez identifié ?
- On l'a identifié.
- Dites-moi que c'est un converti et ce sera le bouquet.
- Appelons-le Chevalier, si vous voulez,
du nom du dernier bourreau de France.
- D'accord.
Il vient d'oĂč, ce Chevalier ?
Je dis quoi au président ?
- S'il sait qu'on l'a identifié, il se méfiera de tout et de tous.
Si le président veut en savoir plus...
- Marc...
Chevalier vient de Tourcoing.
Fils unique de parents tunisiens.
Il est parti avec sa femme et leur enfant
de 3 ans, en Irak, en 2014,
en passant par la Turquie et la Syrie.
Il a séjourné dans la région lilloise,
puis effectué des voyages au Yémen.
Il a deux cousines
dans le Sud de la France.
- J'espĂšre que vous allez vous remettre de nous avoir...
révélé tous ces secrets.
Le président tient à ce que tout soit fait
pour capturer ce salaud
et le ramener en France pour ĂȘtre jugĂ©.
- Si c'est impossible, on le jugera sur place.
- TrĂšs bien.
Mesdames,
messieurs...
- On appelle ça un renseignement au bleu de méthylÚne.
Si mon bobard au conseiller du président
est publié dans un journal,
je saurai que ça vient de son équipe.
J'ai une question.
Le terrain vous intéresse ou vous préférez le bureau ?
- Ca m'intéresse.
- Apprenez Ă ne pas trahir vos affects.
Ca peut nous foutre dans la merde.
- On peut parler ?
- Je comprends pas pourquoi Cassidy nous a fait ce cirque.
- Un test, tu l'as dit toi-mĂȘme.
- Oui, mais un test de qui ?
De quoi ? Ca tient pas debout.
Quand je comprends pas,
ça me travaille jusqu'à l'os. Je cherche...
Et plus ça résiste,
et plus je me dis que c'est fait pour ça.
Que c'est fait exprĂšs, que c'est contre moi.
J'appelle plus ça une énigme,
j'appelle ça l'ennemi.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu sais pour Marie-Jeanne Et Clément Migaud ?
- Non.
T'en penses quoi ?
- Toi, t'en penses quoi ?
Les sentiments sur un dossier compliqué, c'est dangereux.
- Tu sais de quoi tu parles. - Oui.
- On doit choisir entre la laisser vivre son histoire
ou la laisser continuer avec PhénomÚne.
- Elle laisse tomber PhénomÚne.
- Sisteron est pris par l'opération Boumaza.
Marie-Jeanne reprend son clandé.
Moi, je reprends PhénomÚne.
- TrĂšs bien.
- Marie-Jeanne.
- Je ne pouvais pas dire que je n'avais pas le choix.
J'avais le choix.
Le choix d'épargner ceux que je respecte.
Le choix de protéger mes proches.
Musique intrigante
Le choix de préserver mes amis.
Et j'ai choisi.
J'ai choisi de sauver celle qui souffrait par ma faute.
Vous avez demandé, pour la chaise?
Sans chaise, le bureau ne sert Ă rien...
Tu as demandé du papier et un crayon.
Tu crois qu'on va t'en donner?
Tu veux un secrétaire, aussi?
Ce n'est pas le Carlton, ici.
Oui, j'ai vu.
Maman, je t'écris de ma prison,
quelque part prĂšs de Damas.
Je suis bien traitée,
c'est plus une résidence surveillée qu'une prison.
Je ne sais pas ce qu'ils vont faire de moi,
mais le plus important,
c'est que tu saches que je vais bien.
Mon seul malheur,
c'est de savoir que vous pouvez avoir des problĂšmes Ă cause de moi.
Il faut que tu quittes le pays, maman, toi, Joude et aussi Marwan,
parce que tant que vous ĂȘtes lĂ ,
ils me tiennent dans leurs mains.
Je suis désolée de vous avoir mis dans cette situation.
Bonjour, Basem.
Bonjour, madame.
J'ai un service Ă te demander.
Je sais ce que vous voulez.
AprĂšs le papier et le crayon,
maintenant, porter une lettre Ă votre famille.
Ils doivent ĂȘtre inquiets.
J'ai disparu depuis 6 mois.
C'est non. Trop risqué.
Ils vous donneront de l'argent,
je l'ai marqué dans la lettre.
Pour qui vous me prenez!
Il y a autre chose.
Les deux ampoules sont cassées.
VoilĂ . Pour les ampoules, c'est fait.
Pour le reste, je suis désolé.
Je ne peux pas vous aider.
Tout va bien? - Tout va bien.
- C'est pour les enregistrements.
Faut les lancer quand le contact est établi.
Si elle appelle pas, on le note et on attend 4h.
Au bout de 36h sans nouvelles,
on vérifie la boßte aux lettres morte.
- Merci, je sais tout ça.
- Je dois vous le rappeler, c'est dans le protocole.
Elle doit appeler dans un instant.
Vous m'expliquez ?
- Vous avez pas une idée ?
C'est à cause de ma relation avec Clément ?
- Entre autres.
- Entre autres ?
- Soyez moins sentimentale.
- C'est vous qui me dites ça... Eh ben...
En quoi je suis sentimentale ?
Pourquoi vous ĂȘtes gĂȘnĂ©e de changer de clandĂ© ?
- Ca fait quoi ?
Elle appelle pas. - Non.
Est-ce que j'ai manqué de clairvoyance
quand vous étiez là -bas ?
- S'il était arrivé un truc en Syrie,
je doute que vous l'auriez vu.
- S'il était arrivé un truc, je doute que vous me l'auriez dit.
Elle appellera plus.
- TrĂšs bien...
Ca vous laisse 4h de plus pour vous y faire.
*- Je me demande s'il était en contact
avec la délégation iranienne
lors des négociations sur le nucléaire.
C'est possible, ils ont abordé le problÚme par l'angle...
- Marina, je suis avec Guillaume Debailly.
*- Ah. Bonjour, Guillaume.
- Bonjour, Marina.
- Guillaume devient votre référent.
*- Il y a un problĂšme ?
- Pas du tout. On tourne pour garder les idées fraßches.
Je vous laisse entre de bonnes mains.
- Je suis briefé. Pas besoin de tout me dire.
*- D'accord.
- Au revoir. *- Au revoir et merci.
- Vous allez bien Marina ? *- Oui.
- Quel est votre avis sur une approche de Shapur Zamani ?
*- Shapur ?
- Juste votre avis.
- Ca me paraĂźt trĂšs difficile.
- Et ?
- A cause d'Aladin. - C'est ce qu'on dit ici.
Vous ne pouvez pas travailler les deux cibles ?
*- Shapur Zamani est une cible possible.
- Son pÚre est conseiller au gouvernement pour l'énergie, non ?
*- Si, mais son fils...
... ne va pas travailler avec son pĂšre ?
*- Je sais pas.
- Si vous essayez de le savoir ?
Si c'est le cas, c'est une cible énorme.
*- Oui, c'est sûr.
Mais je dois témoigner contre lui.
- Il faudrait éviter.
- C'est rattrapable ?
*- Je sais pas.
- Vous allez trouver une solution.
Musique intrigante
Salut.
Salut.
Ăa va?
Oui.
Tu bronzes?
Je réfléchis.
A quoi? - Rien. Des trucs de boulot.
- Vous avez dĂ©jĂ pensĂ© ĂȘtre une merde ?
- Ca m'est arrivĂ© de l'ĂȘtre, mais pas de le penser.
Je plaisante.
Bien sûr, ça m'est arrivé.
Pourquoi, vous ĂȘtes une merde ? - Oui.
Je sais pas mentir.
- C'est ennuyeux. On est au pays du mensonge.
- Vous ĂȘtes trĂšs fort.
- Vous voulez savoir si je sais ĂȘtre un salaud ?
Oui, je sais.
- Comment on fait ?
- Vous voulez vraiment savoir ?
- Sinon, j'aurais rien Ă faire ici.
Entrez.
Qu'est-ce que c'est ?
Vous démissionnez ?
- Je suis désolée.
Malgré ce que vous avez fait
et la confiance que vous m'avez accordée pour ce poste...
Mais je peux pas.
C'est trop difficile, je dois rentrer Ă Paris.
- Mais enfin, Marina...
C'est pas possible.
- Je suis désolée.
- Asseyez-vous.
- Qu'y a-t-il ?
- Je pensais m'habituer Ă la vie ici, mais j'y arrive pas.
- Marina, dites-moi vraiment ce qu'il se passe.
- Je me suis mise dans une sale situation.
Je suis compromise.
Ca risque de vous éclabousser et je le supporte pas.
Je préfÚre partir.
- De quoi s'agit-il ?
- Je suis allĂ©e Ă cette fĂȘte avec Hasan.
J'aurais pas dĂ».
C'est parti de lĂ . Shapur s'est battu avec Hasan.
Et comme Hasan est mon ami,
je dois ĂȘtre de son cĂŽtĂ©, non ?
J'ai pas les codes. Je sais pas comment faire.
- Reprenez calmement parce que je ne comprends rien.
- Il s'appelle Shapur Zamani.
- Zamani ? Comme Aziz Zamani ? - Oui.
C'est son fils.
C'est un de vos plus gros clients.
C'est pour ça que je dois partir.
- Donc, ça vous évoque quoi ?
- Donc, ce Cassidy débarque ici.
Il vous annonce qu'un des nĂŽtres s'est offert Ă la CIA.
Il vous embrouille
et vous donne un nom inconnu.
Ca m'évoque un test.
- Moi aussi, un test.
Et lĂ , je me dis une fuite.
- Y aurait des fuites ? - Pas ici.
Je me souviens de Félisse.
Quelqu'un a prévenu les Américains
et leur a dit d'annuler l'opération.
Les Français ont perdu un agent qui peut tout balancer sur Félisse.
- Les Algériens ont prévenu la CIA.
- D'aprĂšs l'enquĂȘte, mais j'y crois pas.
- Cette hypothÚse est crédible.
- Cassidy est louche.
- Laissez-moi fouiller un peu.
- Les Américains ont autre chose à faire
que d'avoir une taupe chez nous.
Ils veulent nous écouter. - Qui parle de taupe ?
Une fuite, une négligence, une collaboration...
- Bref, de taupe.
- Je suis de la vieille école.
- Je ne vous aiderai pas et je ne veux rien savoir
sauf si vous trouvez le coupable.
- Je n'ai besoin de rien.
Juste la liste de ceux au courant
de la disparition de Cyclone et l'existence de Félisse.
- Je vous fais transmettre cette liste.
- Bonjour.
- Pour vous. Ca vient de la direction.
- Merci.
Musique intrigante
- Bon...
- Démerde-toi juste pour lui donner ma carte.
- OK.
- Il doit venir vers toi.
Ne demande rien. AmĂšne-le Ă parler.
Il doit se dire : "Il m'a rien demandé, j'ai parlé."
C'est lui qui te drive, pas le contraire.
- Je sais.
- Je sais que tu sais.
- Je sais que tu sais que je sais.
- Ta gueule, casse-toi.
Bonne chance.
- Il va merder ?
- Ca va pas ? Bien sûr que non.
Musique inquiétante
- Merci.
- On était inquiets quand vous étiez otage.
On a prié.
Hein ? - Oui, grave.
- Merci.
- Ceux qui font ça, on comprend pas.
C'est des voyous, pas des vrais musulmans.
On ouvre la porte.
Vous connaissez Sabrina ? - Non.
Enchanté, Rachid. - Enchantée.
- Elle était pas au mariage, à Alger.
Elle passait son bac. Déjà !
Elle est jeune.
Elle est en avance dans ses études. - Maman.
- Je veux pas vous marier. C'est bon.
Elle est infirmiĂšre.
- C'est bien.
- Et vous ? Vous avez quelqu'un ?
- Désolée, j'ai des ordonnances à faire.
- Mes fils me donnent du souci.
Regardez Yacine. Il se fout de tout.
Il est collé à son téléphone toute la journée.
Toufik...
- Comment va Toufik ?
- Toufik, il a toujours été trÚs fort,
mais trĂšs fragile, aussi.
Les deux en mĂȘme temps.
Il s'est laissé embarquer par des voyous.
Il est en prison.
- T'en veux une ?
- Non, pas devant ma mĂšre.
- Faut que ma soeur lui donne ses anti-stami-truc.
- Son anxiolytique ?
- Un truc qui la calme.
Des fois, ça abrutit.
Avec votre venue, elle voulait pas en prendre.
Ca a jamais été Bouddha, ma mÚre.
Mais depuis l'absence de Toufik...
- Bien sûr.
- Il est Ă Fleury ?
Loin ?
Pas facile de lui rendre visite ?
- Non.
- C'était pareil pour moi.
- Qui vous a pris en otage ?
- Daesh.
- Y avait des Français ?
- Il y en avait un, mais il est pas resté.
Il voulait aller en Syrie.
- Mon frĂšre, il est en Syrie.
Mais il aurait jamais pris des otages.
C'est pas un sauvage, mon frĂšre.
- Je sais.
Ceux là -bas, c'était aussi des jeunes.
Je sentais que certains étaient perdus.
- Oui, voilĂ .
- Je comprends pour ta mĂšre.
- Ouais.
Elle pense qu'il reviendra jamais.
Elle prie tous les jours. - Il peut revenir.
- Non, crois-moi.
- En rentrant, j'ai eu besoin d'un avocat.
- Pourquoi ?
- On m'a accusĂ© d'ĂȘtre complice de Daesh.
- Quoi ? Qui ?
- Je sais pas. Les flics.
Les gens de l'armée...
J'ai pris un avocat pour me défendre.
Un mec super, je te jure. Sans lui...
j'aurais jamais eu le coeur de me battre.
Il s'occupe des gens comme ton frĂšre.
Y en a qui rentrent.
Tiens.
MaĂźtre Coujard.
- Merci.
- De rien.
- Votre avocat, il s'en branle, du fric ?
MĂȘme en vendant les meubles, c'est chaud.
- Il fait ça pour une association, il t'expliquera.
- Ouais.
Je vais voir ce qu'elle fait. - Je termine ma clope.
Bonjour, mademoiselle.
Nous pouvons commencer.
Je vais rappeler les faits.
Et si chacun maintient sa version,
nous demanderons à mademoiselle Loiseau de témoigner.
Le 29 septembre, au cours d'une fĂȘte donnĂ©e ici, chez moi,
une altercation a eu lieu
entre mon fils, Shapur, et vous, Hassan.
C'est vrai?
Selon Shapur, Hassan aurait eu un regard déplacé
envers son amie Daria. Il l'aurait ensuite frappé.
Hassan, de votre cÎté,
vous niez avoir eu un regard déplacé. C'est ça?
C'est peut-ĂȘtre pas exactement ça.
Qu'est-ce que vous voulez dire?
Je pense que j'ai regardé Daria,
un peu longuement,
sans faire exprĂšs.
Mais ça n'était pas une raison pour me frapper si fort!
Vous avez quand mĂȘme manquĂ© de respect Ă Daria.
Oui.
Peut-ĂȘtre.
J'ai fait une erreur.
Et lui aussi.
Je pense que cette dispute
ne vaut pas le coup que d'autres personnes
paient pour nos bĂȘtises.
Maintenant que la version de Hassan rejoint celle de Shapur,
je n'ai plus besoin de votre témoignage, Marina.
Nous allons continuer sans vous.
Tu es d'accord, Hassan?
Nous n'avons pas besoin de la mĂȘler Ă cela?
Non, non.
Tu aurais dû me dire que ça te causerait des ennuis au travail.
Tu as tout compris Ă l'Iran, toi?
Faire intervenir ton patron pour ne pas te compromettre,
c'est trĂšs fort.
J'ai rien contre toi, Shapur.
Ăa m'embĂȘtait de devoir tĂ©moigner.
J'aime bien les filles comme toi.
Qui ont l'air de rien,
mais qui en ont lĂ -dedans.
Tout le contraire des copines de Daria.
Bon, ben,
je vais y aller.
A plus tard.
Je fais une fĂȘte, demain soir. Tu viens?
*- Pourquoi tu veux pas l'appeler ? *- Parce que.
- Il parle de Cyclone.
- DĂšs que je vais pisser...
- Chut.
*- C'est un ami de ton oncle. *- Et alors ?
*- Tu le réinvites à dßner. *- Pourquoi ?
*- Je l'ai trouvé sympathique, moi.
*- Tu sais, il a deux fois l'Ăąge de Sabrina.
Il l'intéresse pas du tout.
*- Laisse-moi tranquille.
J'aime bien avoir du monde Ă la maison.
*- T'as qu'à prendre tes médicaments, merde.
*- Ne me parle pas comme ça.
*- Je le rappellerai pas.
Je le sens pas, ce mec.
OĂč est Sabrina ? *- Dehors.
*- Peut-ĂȘtre qu'il connaĂźt un ministre ou le prĂ©sident ?
Il a été otage. Il doit pouvoir nous aider pour Toufik.
*- Laisse tomber, il peut pas.
Personne peut aider.
*- Dis pas ça. Il t'a pas parlé d'un avocat.
*- C'est pour nous tirer du fric.
Il était dans la finance. C'est un banquier.
C'est des crevards, ces mecs-lĂ .
- Putain.
Un téléphone sonne.
AllĂŽ ? *- MaĂźtre Coujard ?
- Oui ? *- Je vous dérange ?
- Pas du tout.
*- Je m'appelle Sabrina Boumaza. On se connaĂźt pas.
Un de vos amis nous a donné votre numéro,
Rachid Ben Arfa.
- Rachid, oui.
*- C'est pour mon grand frĂšre.
Il est parti en Syrie.
Je sais pas quoi, mais je voudrais faire quelque chose.
C'est quelqu'un de bien.
- C'est à cause de nous qu'on t'a retiré PhénomÚne ?
Je suis désolé. - T'y peux rien.
Enfin, si.
Tu peux quelque chose.
Si tu sens un truc
qui te dérange autour de PhénomÚne, viens me voir.
Tu me dis : "Je sens un truc." OK ?
- Je te le dirai.
- MĂȘme si on se sĂ©pare.
- On est ensemble, alors ?
- Tu me le diras ?
- Oui.
- On rentre ensemble, alors ? - Oui.
Covoiturage.
Quoi?
J'ai une lettre pour quelqu'un de l'immeuble, c'est important.
Qui? - La famille de Nadia El Mansour.
Elle arrive trop tard, ta lettre.
Ils ont été emmenés la semaine derniÚre.
Tu peux aller chez eux, si tu veux. J'ai les clés.
Je n'ai rien pris d'autre.
Mme El Mansour m'a toujours dit qu'elle me le donnerait un jour.
Toilettes!
Ne fais plus jamais ça.
Tu aurais pu me compromettre.
Je l'ai fait.
Tu les as vus?
Oui. Je les ai vus.
Je ne veux plus qu'on en parle.
Merci.
Je peux te parler?
Tu crois que je ne fais pas attention Ă Daria?
Que je ne te vois pas?
Comment ça?
J'ai bien vu que toi aussi, tu mates ses seins.
Tu as de l'humour! J'adore!
Daria!
AmÚne mon téléphone.
Qui veut sauter dans l'eau?
Je compte jusqu'Ă trois et on saute, OK?
Un, deux, trois...
- "Si on te dit que j'ai fait le mal,
"oui, j'ai fait du mal.
"J'ai mélangé des genres.
"J'ai compromis des missions.
"J'ai manipulé des agents,
parfaitement conscient des conséquences de mes actes.
- J'ai su ĂȘtre un parfait salaud.
La fille, Ă gauche de ce chien de Zamani, c'est qui?
Je ne sais pas encore,
mais les amis de nos ennemis
sont nos ennemis.
'Gardiens de la Révolution'
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