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KENNEDY TUÉ
ASSASSINAT
22.11.63.
Le jour qui a changé ma vie.
Le jour qui a changé ma vie était en fait une nuit.
La nuit d'Halloween.
J'étais Buffalo Bob
et j'avais un vrai gilet en cuir.
C'était en 1960.
Et je vivais à Holden, dans le Kentucky.
J'adorais les barres Zagnut.
Et ma sœur Ellen adorait les Baby Ruth.
Mon frère, Tugga, adorait tout.
Je n'aime plus Halloween.
Cette nuit-là, ma mère, mon frère et ma sœur ont été tués
avec un marteau.
Le sang avait l'odeur des pièces de centimes.
Mon père
avait tué tout le monde,
sauf moi.
Je n'aime pas m'en souvenir.
Mais je ne peux pas l'oublier.
Fin.
Je sais que ce n'est pas très long.
Harry, c'est...
C'est une histoire très forte.
Merci de l'avoir partagée avec nous.
Pourquoi c'était bien ?
Parce qu'en l'écoutant, on le connaissait.
C'était honnête.
Ce qu'Harry a écrit était très douloureux.
La vérité nous a sûrement tous mis un peu mal à l'aise.
À cause de ça, c'était très fort.
Laisse-moi voir ça.
FÉLICITATIONS AUX DIPLÔMÉS DE LA FORMATION !
20/20
- Beau travail. - Bien joué.
Merci.
- Au revoir. À plus. - Bonne nuit.
Harry. Hé.
C'était...
C'était quelque chose.
Je n'avais jamais eu de 20, avant.
- Félicitations. - Merci.
Je peux te poser une question ?
Oui.
Je vais demander une promotion.
Tu pourrais écrire une lettre au proviseur ?
Seulement si tu promets de m'augmenter dès que tu diriges cet endroit.
- Oui. - D'accord.
À plus tard.
MERCI POUR CES 35 ANNÉES MAGNIFIQUES !
LE CÉLÈBRE FATBURGER D'AL FRITES / RINGS - 1,25 $
MERCI POUR CES 35 ANNÉES MAGNIFIQUES !
Aucun cours de Pilates ne pourra t'aider
si tu continues à manger comme ça.
Merci de t'inquiéter pour mes fesses.
Tu devrais faire un burger diététique.
J'en fais un.
Ça s'appelle une salade.
"Ses yeux ressemblaient à deux cercles ronds, bleus,
"avec un autre cercle noir au milieu" ?
De temps en temps,
on croise un jeune Ernest Hemingway.
De temps en temps,
on me donne 10 $ de pourboire.
On a beaucoup à espérer.
Salut, Christy.
- Salut. - Tu vas bien ?
- Tu as l'air en forme. - Merci, Al.
Tu veux un morceau ?
Pour 1,25 $, ça ne doit pas être du vrai bœuf.
Tu loupes quelque chose.
J'ai écrit à Helene quand j'ai su pour ton père.
Tu as pu lui parler avant ça ?
Je prenais l'avion pour aller le voir quand il est mort.
Je suis désolée.
Il y a trois formulaires à signer.
Un pour toi, un pour moi et un pour l'avocat.
Tu veux un stylo ?
J'ai déjà signé.
Super.
Toujours préparée.
Tu écris, ces derniers temps ?
Non.
J'ai toujours adoré ton écriture.
Tiens.
Crois-le ou non,
je te souhaite beaucoup de bonheur.
Christy.
Je te souhaite beaucoup de bonheur aussi.
Al ?
Sors d'ici.
Al, ça va ?
Rentre chez toi.
Tu vas bien ?
Bon sang. Que t'est-il arrivé ?
Je vais bien.
Non, tu as une sale tête.
Va-t'en.
Que se passe-t-il ?
Que t'est-il arrivé ?
- Merde. - Al.
Al !
Tu devrais prendre ce que le médecin t'a donné,
pour que tu dormes un peu.
Je vais appeler les infirmiers que tu as sur cette liste.
Laisse tomber.
J'ai pas besoin d'infirmiers.
Je comprends pas. Tu vas bien, puis d'un coup, ça va pas.
Pourquoi ne m'avoir rien dit ?
Écoute, laisse tout.
Je vais bien.
Tu en as l'air.
Tu vas me raconter ce qui se passe ?
Tu as entendu ce qui se passe.
C'est un cancer.
Al, tu as eu un cancer en cinq minutes ?
Je suis fatigué.
Rends-moi un service.
Ferme la porte en sortant.
Reviens demain.
Je t'expliquerai.
Je t'expliquerai tout.
Rentre chez toi.
Dans les années 30, les chercheurs ont fait des tests
avec plusieurs électrochocs, soi-disant,
afin de rediriger les circuits dans le cerveau atteint.
Les patients étaient à la limite de la mort...
- Cody ! Ça va pas ? - ... avec une overdose volontaire
d'hormone insuline.
D'autres avaient...
Alors.
Rapidement.
Pourquoi les réalisateurs choisissent-ils de montrer ces maladies ?
Si on regarde les écrits des patients après ça...
Les gens pensent que les guerres et la politique sont importantes.
Mais ces gens le sont aussi.
Les petites choses sont importantes.
Bien, à demain. Au revoir, Carrie.
- Cody. - Oui.
Pourquoi ce petit écran retient-il ton attention ?
Regardez.
Je peux vous envoyer la vidéo.
Oui. Vas-y.
Voilà, on y est.
On se connaît depuis combien de temps ?
Dix, 12 ans.
CAFÉ À VOLONTÉ !
- Ah oui ? - Oui.
Tu me fais confiance ?
Pas vraiment.
Je vais te dire quelque chose
qui va te paraître insensé.
D'accord.
Mais
avant ça,
tu dois entrer dans ce placard.
Entre dedans
et regarde autour de toi.
Reste autant que tu veux.
Puis reviens.
Et je te dirai tout.
Tu veux que j'entre dans le placard,
que je regarde et que j'y reste autant que je veux...
- Je sais, ça paraît débile. - Oui.
Mais j'y ai réfléchi, et ça serait plus simple
si tu faisais ce que je demande.
- D'aller dans le placard ? - Tu peux me rendre un service
et entrer dans ce foutu placard ?
D'accord. J'y vais. Calme-toi.
Très bien. Je vais dans le placard.
J'espère qu'il n'y a pas d'araignées.
Avance de quelques pas.
Oui.
- Si je sens des toiles d'araignées... - Avance.
Je ne vois rien.
Avance encore un peu.
Tu veux que je continue ?
Oui.
Je l'ai !
Bon sang.
Les voilà.
Tu ne devrais pas être ici.
Tu ne devrais pas être ici.
- Tu m'entends ? - Oui.
Tu ne devrais pas être ici !
C'était quoi, ça ?
C'était le 21 octobre 1960.
Non.
Maintenant tu comprends pourquoi je voulais que tu ailles dedans.
Quoi ? C'est un...
Difficile de trouver les bons mots, je sais.
Mais en entrant là-dedans, on est 1960.
C'est un portail temporel ?
Je dirais plutôt un terrier.
- Il est là depuis longtemps ? - Depuis que j'ai le restaurant.
Qui d'autre est au courant ?
Rien que toi.
Si j'en parlais à quelqu'un d'autre, ils essaieraient de m'arrêter.
Ils essaieraient de t'arrêter ? De quoi tu parles ?
Al, pourquoi m'as-tu montré ça ?
J'ai besoin que tu fasses ce que je n'ai pas pu faire.
Tu dois y retourner
pour empêcher l'assassinat
de John F. Kennedy.
Tu as entendu parler de l'effet papillon ?
- Oui. - Très bien.
Tu crois que si JFK était vivant,
Robert Kennedy se serait présenté pour être président ? Sérieusement.
J'en doute.
Donc, si Bobby ne se présente pas,
pas de Sirhan
à l'Ambassador Hotel en 1968.
On sauve JFK, on sauve son frère,
c'est l'effet papillon dont je veux parler.
Et il y a le Vietnam...
Si on sauve JFK, il n'y aura pas de Vietnam ?
C'est Johnson qui a aggravé les choses au Vietnam.
Si Kennedy avait survécu, ça ne se serait pas aggravé.
Ces jeunes
auraient survécu.
Al...
Je comprends.
Mais changer le passé pour qu'il soit comme tu l'aurais espéré, c'est...
Tu crois que le Vietnam s'est déroulé comme ça aurait dû l'être ?
Que l'histoire américaine était au poil ?
Sauver JFK n'est qu'une théorie.
- Tu ne sais pas ce que ça va changer ! - Tu sais ce que je sais ?
On sauve la vie de Kennedy, on rend le monde meilleur.
- Bon sang ! - Al...
Tu n'as pas envie de faire quelque chose qui compte ?
Tu n'as aucune preuve,
tu ignores si ce que tu fais dans le passé va changer quelque chose aujourd'hui.
Va voir.
Tu veux que je poignarde quelqu'un ?
Non, Jake.
Il y a un arbre là-bas.
Grave quelque chose dessus. Bon sang !
Putain...
Merde...
Je déteste le noir.
ÉTUVAGE
Bon sang.
Tu ne devrais pas être ici.
- Je veux te dire... - Dégage, d'accord ?
La prochaine fois que tu traverses,
cette gravure n'y sera pas.
Pourquoi ?
À chaque fois que tu entres,
tout se remet à zéro.
Il est toujours 11 h 58,
le 21 octobre 1960.
Tu as vu comme tout était exactement pareil ?
Oui.
Peu importe le temps que tu y restes,
trois semaines, trois ans,
quand tu reviens,
- deux minutes se seront écoulées ici. - Deux minutes ?
Qui fait ces règles ?
Je t'explique juste que
si tu veux changer une chose pour toujours,
tu ne pourras jamais y retourner.
Y retourner efface tout ce que tu as fait avant.
D'accord, qui est le type avec le chapeau et la carte jaune ?
Un clodo.
Il s'est planté devant moi.
Il semble être le seul à m'avoir vu entrer et sortir.
Oublie l'homme à la carte jaune.
Il n'est pas important.
Ce qui est important, c'est qu'on a une chance ici.
Celle de changer la vie des gens.
Je t'ai vu assis avec Christy.
Et je savais que tu pourrais faire ça.
De quoi tu parles ?
C'est la dernière fois que j'ai traversé.
Je suis resté à peu près...
- À peu près deux ans. - Deux ans ?
Quand je signais les papiers pour le divorce ?
- Ça a pris... - Deux minutes, oui.
Ça n'a pas de sens.
Jake, le monde tel qu'il est aujourd'hui n'a pas de sens.
Réfléchis.
Tu sais comment réfléchir, pas vrai ?
Marisol Breslin.
Félicitations, Marisol.
Hector Delafuente.
Bravo, Hector !
Cet idiot organise toujours ça le vendredi.
On ne peut pas envoyer les diplômes par courrier ?
Vous travaillez ici depuis quand, Alice ?
J'ai été à cette école.
Harry Dunning.
Harry !
Voilà.
Harry !
C'est un grand écrivain.
Je chercherai ces écrits dans le New Yorker.
Vous avez eu ma recommandation ?
Écoutez, vous adorez Harry, je l'adore, tout le monde l'adore.
Il sait tenir un balai.
Mais niveau gestion, faire des plannings, signer des feuilles de présence ?
Hors de question.
Tous ces diplômés commencent une nouvelle vie.
Stop. J'ai dépassé mes heures.
Applaudissons les diplômés de la formation pour avoir travaillé dur.
D'accord. Dis-m'en plus.
Viens voir.
Merde.
Je croyais que tu n'avais pas de loisirs.
Qui aurait assassiné Kennedy, d'après toi ?
On pense que c'était Lee Harvey Oswald.
Oui.
Une collaboration entre la mafia, la C.I.A., le F.B.I., les Russes,
Lady Babushka, toute une théorie du complot.
Il y a eu beaucoup de livres là-dessus.
La plupart parlent de Lee Harvey Oswald.
Ce n'était pas logique.
Un Marine américain qui fuit vers la Russie, puis revient.
KENNEDY ABATTU PAR UN SNIPER À DALLAS
Mais tous ceux qui ont écrit sur Oswald l'ont étudié après l'assassinat.
Je l'ai vu avant.
Je l'ai vu à son retour de Russie.
En 1962.
Vous regardez quoi ?
- Rien. - Alors occupez-vous de vos affaires.
Pourquoi ne l'as-tu pas tué à ce moment ?
J'ignore si Oswald était vraiment le coupable.
Et je l'ignore encore.
Je ne vais pas tuer quelqu'un à cause d'un "peut-être".
Il y a des centaines de questions qui sont sans réponses
concernant Oswald et ce jour-là.
Celle-ci en fait partie.
Qui est-ce ?
GÉNÉRAL WALKER EST LA FOUDRE DE LA DROITE
Walker. Il se présente comme gouverneur du Texas.
Sais-tu qu'en 1963, six mois avant l'assassinat de Kennedy,
on a essayé de tuer cet homme ?
D'accord.
La balle venait d'un fusil Carcano de calibre 6,5.
Exactement la même marque que l'arme qui a tué Kennedy.
Es-tu retourné pour voir si Oswald tirait sur Walker ?
C'est ce que je veux que tu fasses.
- Al. - Tu dois aller jusqu'au 10 avril
1963.
Et si Oswald tire seul, tu dois le...
Attends un peu.
De quoi est-ce qu'on parle, là ?
De voir si Oswald a essayé de tirer sur Walker.
Je retourne dans le terrier, j'arrive en 1960 ?
Tu veux que j'y reste pendant trois ans ?
- Deux minutes ici. - Que vais-je faire en 1960 ?
Je ne suis rien là-bas. Comment vais-je vivre ?
Je suis content que tu le demandes.
Qu'est-ce que c'est ?
Un coffre au trésor ?
James Amberson ?
Tu vois ? Tu peux garder ton prénom Jake, si tu veux.
C'est pour moi ?
De rien.
Sécurité sociale, acte de naissance, cartes de crédit.
LOCATION DE VOITURES
Tout ce qu'il faut pour trouver du boulot, te fondre dans la masse.
Al.
Quand as-tu fait ça ?
Quand on a posé le diagnostiqué, en 1962.
Tu as fait tout ça quand tu étais là-bas ?
Voilà le plus important.
Des statistiques de sport ?
Oui. Surtout pour le base-ball et la boxe.
C'est comme ça que tu as survécu ?
Tu as passé tout ton temps à parier ?
Ça, et chez le boucher que j'aimais bien sur Main Street.
Pourquoi crois-tu que mes prix sont aussi bas ?
Tu me nourris avec ça ?
- Je mange des hamburgers de 1960 ? - Oui.
Oui.
Oui.
Je ne sais pas pour qui tu me prends.
Mais je ne pense pas être celui qu'il faut pour ça.
Je sais que oui.
C'est tout ce que je sais.
Tu verras le reste quand tu y seras.
- Allons-y. - Où ?
Au restaurant.
Je te regarderai traverser. Je peux attendre deux minutes.
Deux minutes pour avoir un monde meilleur.
Je dois y réfléchir.
Réfléchir à quoi ?
Hé.
Oui.
Oui.
C'est du temps perdu.
Quoi ?
Je sais ce que tu vas dire.
"Ma voiture a besoin d'une vidange."
"Je dois aller surveiller une interro."
"Je dois faire une sieste."
N'importe quoi pour éviter
- de faire une chose vraie dans ta vie. - Al...
J'ai passé la nuit à écouter
- tes conneries ! - Je me disais que...
C'est insensé !
Tu pourrais agir,
- pas que parler. - C'est pas parce que
tu as gâché ta vie avec ça que je suis obligé de faire pareil.
Tu es une petite merde.
Sors de chez moi.
Sors.
Al.
Al ?
Pardon pour hier soir.
J'ai pas pu dormir.
Al.
Merde.
D'accord.
On se revoit dans deux minutes.
C'est parti.
Attention.
Tu ne devrais pas être ici.
Je te le dis.
Tu ne devrais pas être ici.
Eh bien, j'y suis.
BAUMER - BARBIER
Tu dois te fondre dans la masse.
Va te couper les cheveux.
Et débarrasse-toi de tout ce que t'as sur le visage. Ça le fera pas.
Vous avez attendu un peu trop.
J'imagine.
Vous n'êtes pas d'ici ?
Non. James Amberson.
Amberson.
Les Amberson de Castle Rock ?
Non.
La cousine de ma femme a épousé un Amberson
qui était du New Hampshire.
Vous êtes parentés ?
En fait, j'ai été adopté.
Mets les vêtements appropriés.
À l'époque, les hommes portaient costume et chapeau.
Quand je vote, tout se résume au personnage.
Richard Nixon l'avait compris.
En le regardant, on se dit que c'est un homme bien.
Oui.
Parfait.
Espèce ou carte, monsieur ?
Espèce.
Je peux aussi avoir un chapeau, s'il vous plaît ?
- Certainement. - Merci.
La nourriture est meilleure. Tout est meilleur.
Je vois que vous avez aimé.
C'est la meilleure tourte que j'aie mangée.
C'est dingue.
J'espère que c'est une bonne chose.
Oui. C'est dingue dans le bon sens.
D'accord.
- Ça fera 60 cents. - 60 cents. D'accord.
Bien sûr.
Gardez la monnaie.
Merci.
Je dirai à ma mère que vous avez aimé sa tourte, M...
M. Amberson. Oui, merci...
Alice.
Vous êtes Alice. Oh, bon sang.
Il y a un souci ?
Allez-vous au lycée South Lisbon ?
Oui. Je viens d'être diplômée.
Et vous allez enseigner là-bas, non ?
Pitié, non. Après l'été, je pars à Bangor.
Et après, New York.
Ma mère ne le sait pas encore.
Bien.
Bonne chance, alors.
Merci.
Rendez-moi un service.
- Essayez de rester gentille. - D'accord.
Je vous reverrai peut-être.
Achète-toi une voiture neutre, fiable et ennuyeuse.
Il y en a plein sur Maple Street.
J'avais fait une affaire sur une Chevy de 54.
Tu dois faire durer ton argent.
Vous regardez ou vous voulez acheter ?
Je regarde.
Jolie voiture.
Oui.
Cet engin, c'est comme un cheval en feu.
J'imagine.
Je l'ai achetée à Harlene Keagan, à Durham, après la mort de son mari.
- Vous n'êtes pas d'ici, pas vrai ? - Non.
- Andy Carlson. - Jake Amberson.
Alors, combien ?
750.
750 ?
Et si je vous disais 650 ?
En espèce.
M. Amberson, pour 700, vous faites une affaire.
Marché conclu.
La dame au bureau va vous préparer la vente.
Je mets la vignette et une plaque provisoire de 14 jours.
Ça fera 5 $ de plus.
- D'accord. Vous m'avez eu. - Oui.
Andy ?
Je vais être à sec.
Vous connaissez un endroit où je pourrais faire des paris,
plus que des paris d'amis ?
RÉSERVÉ AUX HOMMES
Tenez. C'est la maison qui offre.
Hé.
Le type de la concession a dit
que je pouvais faire des paris, ici ?
Vous n'êtes pas du coin, pas vrai ?
Non.
James Amberson.
Je suis venu pour une petite affaire.
Je vais rester quelque temps.
Vous voulez parier sur quoi ?
Le combat de la semaine,
Sanchez contre Jofre ?
Jofre vainqueur.
3 contre 1.
3 contre 1 ? C'est tout ?
Oui.
Vous voulez que ça devienne intéressant ?
Pariez sur le round.
D'accord.
Et si je disais que Jofre le met K.O. au sixième round ?
Je dirais 35 contre 1.
35 contre 1 ?
Bon sang.
Je prends le pari.
Hé.
Tu veux parier 35 contre 1 ?
Vas-y, Sam.
D'accord.
On prend le pari.
- Oui ? - Oui.
Super.
On parie 100 $ ?
100 $ ?
Ou...
Vous savez...
Peu importe.
- Je prends le pari. - Vraiment ?
Votre nom ?
James Amberson.
Mes amis m'appellent Little Eddie.
Little Eddie.
Je t'offre un verre. On écoutera ensemble.
Buster Henderson hurle des instructions depuis le camp de Jofre,
mais Jofre ne semble pas s'en sortir.
Plus que 30 secondes...
- Tu l'as ! - Allez, mon gars.
Vas-y !
... avance sur lui.
Jofre est encore dans le jeu, toujours présent,
il pourrait lourdement déchaîner son cuir, mais Sanchez est...
Ça ne se présente pas bien pour votre homme.
Oui, j'entends ça.
Jofre est en train de se reprendre !
- Une pluie d'uppercuts ! - Quoi ?
Superbe coup !
- Tu fais quoi ? - Ça y est.
Allez, mon gars !
- Vas-y, Jofre ! - Sanchez est sonné !
- Relève-toi ! - Relève-toi !
Ne reste pas sur le tapis !
Attendez, il se lève sur ses...
Sanchez est à terre !
- Relève-toi ! - Allez !
- ... six, sept... - Oui !
- ... neuf... - Allez !
Le combat est terminé !
Jofre a mis Sanchez K. O. !
Personne ne l'avait vu venir !
C'était le sixième round ?
Tu as gagné.
Oui.
Vous venez de gagner un pari à 35 contre 1 ?
Oui.
Je dois avoir de la chance.
J'imagine.
Bien.
- Merci, Little Eddie. - Compte.
- Non, c'est bon. Je vous fais confiance. - Compte.
Vérifie qu'il y ait tout.
D'accord.
On dirait que tout y est,
3 600.
Bien, je devrais y aller, mais merci pour le pari.
Il vous remercie pour le pari !
Bon séjour à Lisbon.
On se reverra peut-être.
Hé !
Belle caisse.
Merci.
À la prochaine.
CHAMBRES DISPONIBLES
Bienvenue au Tamarack Motor Court.
- Il vous reste une chambre ? - Tout de suite.
Merci.
Ça fera 5 $.
Très bien.
- Ce sera la chambre 8. - Merci.
Traduction : Audrey Plaza
Tu es parano.
Les gens parient tout le temps.
Ces types gagnent et perdent tous les soirs.
Tu es vraiment parano.
Bon sang !
ROUTE 60 POUR 1961
RICHARD À LA BARRE ! VOTEZ NIXON
Coucou !
C'est pas par là, monsieur.
TOILETTES RÉSERVÉ AUX BLANCS
DE COULEUR
DÉPÔT DE LIVRES SCOLAIRES DU TEXAS
Bon sang !
- Ça va ? - Excusez-moi.
Pardon.
- Rita, ça va ? - Oui.
Fais une prière et avançons. Allez, les filles.
Avançons.
Désolé.
- Vous étiez en minorité. - Exactement.
Je me devais de tenir bon.
Tant mieux pour vous.
Vous avez une dent contre les catholiques ?
Mademoiselle ?
Vous avez oublié ça.
Merci.
- J'oublie tout quand je lis. - Moi aussi.
Quand j'avais 12 ans, dans le bus, je lisais Des souris et des hommes,
et j'ai raté tous les arrêts.
Avouez que vous avez pleuré.
Avec Des souris et des hommes ?
Comme un bébé.
Le mois dernier, je lisais un roman de Chandler,
et j'ai perdu mon autre sac. Alors, merci.
Vous devriez faire attention.
Tant qu'il y aura des hommes.
Vous préférez le film ou le livre ?
Tout le monde sait que les livres sont mieux.
Oui.
Qu'en est-il d'Un crime dans la tête ?
Il y a un film ? Je connais le livre.
Non, pas encore.
Mais peut-être, un jour.
- Je changerai peut-être d'avis. - Oui.
- Sadie Clayton. - Jake Amberson.
Merci de votre aide, M. Amberson.
De rien.
Mon mari me tuerait si je perdais un autre sac.
Je comprends.
PENSION BOLAND
Pas de dames dans votre chambre après 19 h.
Voici la salle commune.
Utilisez-la à votre guise.
Le petit-déjeuner et le dîner sont inclus dans le prix.
Voici mon fils, Henry.
- Bonjour. - Monsieur.
Tu fais tes devoirs. C'est bien.
Comment nous avez-vous trouvés ? Le panneau, dehors ?
Un ami vous a recommandé.
Al Templeton.
Il a séjourné ici.
Ça ne me dit rien.
Je dois faire erreur.
Que venez-vous faire à Dallas ?
Des recherches pour un livre que j'écris.
Un écrivain.
C'est parfait.
Le dîner est à 18 h.
Merci.
OCTOBRE 1960
C'est vrai.
Étudie bien.
Tu dois être prêt pour la suite.
TÉMOIN
J'ai tout consigné dans ces dossiers.
Tu te sentiras à part.
Ce sera toujours le cas.
Marche sur des œufs.
Ne te lie à personne.
Ça finit toujours mal.
Le passé ne veut pas être changé.
Parfois, il te rejettera.
Tu le sentiras.
Quand tu seras sur le point de changer quelque chose.
C'est difficile à décrire, mais tu le sauras.
Si tu fiches le bordel dans le passé,
il se vengera.
Opératrice.
Bonjour.
Pourrais-je avoir le numéro
de Christopher Epping à Chicago, en Illinois ?
Ça fera 35 cents.
Mise en relation avec Christopher Epping.
- Allô ? - Allô ?
- Quoi ? - Allô ?
Papa ?
Papa ?
Il y a quelqu'un ? Allô ?
Papa ?
Tu m'entends ?
Bon sang.
Vous ne devriez pas être ici.
Il s'est disputé avec M. Khrouchtchev, c'est vrai.
Il rappelle que, bien qu'à la traîne pour la conquête spatiale,
nous sommes en avance sur la télévision couleur.
La liberté, et non le communisme...
- M. Amberson ? - Oui ?
- Ça va ? - Très bien.
- Besoin de quelque chose ? - Non, merci.
Ça va aller.
M. Amberson.
J'étais inquiète, hier soir.
J'en suis désolé.
Ne le soyez pas.
Ravie de voir que ça va mieux.
Je vais vous faire du café.
Merci.
- Bonjour, monsieur. - Bonjour.
Quel âge as-tu ?
14 ans, monsieur.
Tu veux t'enrôler ?
À mes 18 ans.
Je peux demander pourquoi ?
Je veux servir mon pays.
Henry, ne mange pas avec les doigts.
Voilà pour vous.
- Merci. - De rien.
Oswald ne revient pas de Russie avant deux ans.
Et en 1963, quelqu'un tire sur le général Walker.
En attendant, il y a un tas de pistes à explorer.
Le 26 octobre, suit George.
Va où il va, tu comprendras.
Qui est ce George ?
On dirait de la morve.
George de Mohrenschildt.
Un expatrié russe.
Il est instruit et charmant.
Riche.
Il fait partie du Dallas Petroleum Club.
En 1962, il devient le meilleur ami de Lee.
Apparemment, un couple venait d'arriver de Russie.
Ils avaient des difficultés financières.
Dis-moi, Jake.
Que fait ce type dans l'appart pourri de Lee ?
Ce sont des échangistes ?
Lee lui a pris sa cigarette et l'a éteinte sur son épaule.
Si Oswald avait un exécuteur, c'était lui.
Je suis perdu. Un exécuteur ?
George aurait envoyé Oswald tuer Kennedy ?
Si Lee a été piégé, seul George aurait pu le faire.
Tu dois éliminer cette possibilité.
D'accord, et...
Et après ça ?
Il faut tuer Oswald.
Où il va, ce George à la noix ?
Monsieur.
Lyndon Johnson et moi ne disons pas que ce sera facile.
Nous ne pouvons promettre de solutions à tous vos problèmes,
mais nous promettons qu'en cas de réussite,
nous gèrerons avec vigueur et vitalité
les maux d'ici et dans le monde entier.
Thomas Paine...
D'après Thomas Paine, lors de la révolution de 1776...
- N'est-il pas incroyable ? - ... la cause de l'Amérique...
est la cause de l'humanité.
Depuis la révolution de 1960,
je pense que la cause de l'humanité est la cause de l'Amérique.
En allant de l'avant,
nous ne pensons pas qu'à Dallas, Boston,
au Massachusetts ou au Texas.
Ni aux États-Unis.
Nous pensons à ceux qui veulent nous rejoindre
dans ce bel effort mondial pour maintenir la liberté
et la paix.
Nous sollicitons votre aide pour cette campagne.
Donnez-nous votre voix, votre aide.
Joignez-vous à nous pour faire avancer ce pays.
Je viens d'arriver.
Merci.
Al Templeton.
Vous n'êtes pas sur la liste.
Je suis invité par George de Mohrenschildt.
Il n'aime pas que mon nom apparaisse.
Croyez-moi, il sera très énervé si je rate notre rendez-vous.
Merci.
Votre col était bien nu.
Alors, donnez-m'en deux.
Ça vous plaît de participer à la campagne ?
Je pense que le sénateur Kennedy est celui
qui changera vraiment les choses.
Je peux en avoir un ?
Bien sûr.
Merci.
- Voilà Mme Kennedy ! - Jackie est là.
Mme Kennedy, une photo ?
Une autre.
Mme Kennedy !
Jackie !
Vous ne devriez pas être ici.
J'attends juste George.
Suivez-moi.
- Allez. - C'est bon.
Suivez-le.
Arrêtez-le !
Qu'est-ce qu'il a ?
2E ÉTAGE ESCALIERS
Par ici. Arrêtez !
Je le vois pas.
Où il est parti ?
J'en sais rien, je l'ai pas vu.
Il doit être là-bas !
Debout là-dedans.
- James Amberson du Maine. - Oui.
Vous êtes loin de chez vous.
Je suis venu voir le Président.
Le sénateur Kennedy.
Vous vous êtes faufilé dans l'espace VIP.
Certains n'aiment pas trop la campagne de Kennedy.
Pas moi, je l'adore.
Pourquoi avoir donné un faux nom ?
Pourquoi s'enfuir ?
C'est suspect.
Je n'ai pas très envie de passer toute la nuit dans ce sous-sol.
Qui êtes-vous ? Que faisiez-vous dans l'espace VIP ?
Pourquoi êtes-vous ici ?
Il est toujours là ?
- Qui ? - JFK.
Tout le monde vote pour Jack !
Je vais être très franc.
Je voulais lui serrer la main.
C'est le meilleur pour ce pays.
Préparez-vous à la grandeur.
Et ce discours !
Vous l'avez entendu, non ?
Vous l'avez forcément entendu.
Je voulais lui dire en face que je crois en lui.
- Vous voyez ? - Pitié, fermez-la.
- Vous voyez ? - La ferme.
Je voulais juste lui dire
que je crois en lui.
L'enthousiasme n'est pas un crime.
- Ce n'est pas illégal. - Vous faites erreur.
Si je vois votre enthousiasme près de Kennedy à nouveau,
on portera plainte.
Tenez-vous à carreau.
Compris.
Vous pouvez me rendre un service ?
Dites-lui que je suis un grand admirateur.
- S'il vous plaît ? - C'est ça.
Merci beaucoup.
À plus tard.
George de Mohrenschildt.
Peut-être un informateur travaillant pour la Russie.
Il a des intérêts à Haïti, est ami avec Duvalier.
Que sais-je encore ?
En 1977, il a dit à un journaliste
que la C.I.A. lui avait donné l'adresse d'Oswald.
Et on lui a demandé de témoigner devant la Chambre
sur les assassinats.
Le lendemain,
il aurait mis fin à ses jours.
Je l'ai suivi autant que possible en 1960.
Et une nuit...
J'ai compris que cette nuit-là était très importante,
car j'ai senti le passé me rejeter.
Il a emmené sa femme, Jeanne, dîner à El Conejo.
Tous les gens importants de Dallas mangeaient là-bas.
C'était le meilleur Tex-Mex de la ville.
Tout d'abord,
une bagarre a dégénéré devant le restaurant.
Ne t'en mêle pas.
Il faut que tu t'en éloignes.
Sa femme va vers le bar,
et il entre seul dans le restaurant.
- Votre manteau ? - Ça ira, merci.
Le réceptionniste te dira
que c'est complet.
Désolé, monsieur.
Sans réservation, impossible...
"J'ai du liquide."
Je peux peut-être vous aider.
- Je peux prendre votre manteau ? - Ça ira.
Je peux avoir cette table ?
- Pour être près des musiciens ? - Bien sûr.
Merci beaucoup.
Là, il faut que tu sois prudent.
En descendant les escaliers,
j'ai pris feu.
J'ai fini à l'hôpital.
Je n'ai pas pu suivre de Mohrenschildt
dans le restaurant.
Je n'ai pas vu avec qui il était.
Attention !
- Je suis désolée, señor. - Ça va.
Votre manteau.
- Laissez-le. - Vous êtes sûr ?
Une fois l'épisode du feu passé,
je ne peux plus t'aider.
Il faudra te débrouiller.
C'est pas vrai !
Je suis désolée, ça va ?
J'ignore ce qu'il se passe, ce soir. Je suis désolée.
Votre table.
Je peux vous offrir un cocktail ? À nos frais.
- Une margarita. - Tout de suite.
J'ai toujours admiré...
Vous êtes un homme d'influence...
Premier transfert...
À Dallas...
Señor, votre margarita.
Vous avez choisi ?
- Je commanderai plus tard. - Entendu.
- Je peux vous recommander... - Plus tard.
- Bien sûr. - Je n'ai pas encore faim.
Prenez votre temps.
On voudrait savoir...
Il en veut toujours à Staline d'avoir volé ses biens.
Antonov Berlinsky.
Lee Harvey Oswald.
Je vous tiens au courant.
Restons en contact.
Personne ne sait quand George a rencontré la C.I.A.
Mais ils l'ont recruté, c'est sûr.
Ce qu'on ignore,
c'est si George a engagé Oswald pour tuer Kennedy.
Je suis désolé.
Merde, c'était la C.I.A.
C'était vraiment la C.I.A. Tu avais raison, Al.
À l'aide !
Bon sang.
Aidez-moi, je vous en prie !
C'est le deuxième étage !
- Arrêtez. - Mes affaires sont là-bas.
Non !
Henry !
Pourquoi ?
Mon fils.
Pourquoi ?
Merde.
Vous ne devriez pas être ici.
Je sais.
Vous avez raison.
Je ne devrais pas être ici. Je ne peux pas faire ça.
Vous pouvez passer la nuit au refuge.
Non, c'est bon.
Je rentre dans le Maine.
Le jour qui a changé ma vie était en fait une nuit.
La nuit d'Halloween.
La nuit où mon père a assassiné
ma mère, mon frère et ma sœur
avec un marteau.
Et m'a fait du mal.
C'était en 1960.
Je vivais à Holden, dans le Kentucky.
Monsieur,
vous êtes perdu ?
Holden, c'est loin ?
Faites demi-tour vers le sud, prenez la Route 13 sur 50 km.
Mais c'est tout petit.
Pourquoi aller là-bas ?
Parce que
je pourrais peut-être accomplir une chose.
Merci beaucoup.
Pan ! Tu es morte.
Ellen, tu es morte.
Ellen.
Arrête de crier.
Les voisins vont croire qu'on égorge quelqu'un.
Papa !
Les enfants.
Personne n'aurait envie de glaces, par hasard ?
- Si, moi ! - Toi ?
Viens là.
Viens, mon grand. On y va.
Montez à l'arrière.
Tu es magnifique, Doris.
Ramène-les à 18 h.
Allez, Harry.
Tu n'aimes pas les glaces ?
Approche.
Tu vas à l'avant.
Par la fenêtre.
Traduction : Christelle Lebeaupin
French
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