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Ăa fait longtemps que je ne t 'ai pas adorĂ©.
Tu pars déjà ? Oui, il faut que je repasse chez moi avant d 'aller à la
cantagne.
Allez, salut Bertha.
Sois discrĂšte.
Sois tranquille, sois tranquille.
Elle sait que tu rencontres son mari tous les jours au ministĂšre et elle
ta grande langue.
Pauvre cocu.
S 'il ne serait pas au ministÚre, je n 'aurais pas me couché pas avec tout
pour lui procurer de l 'avancement.
Tu méprises les cocus et tu veux te marier.
Mais moi, je n 'épouse pas une Bertha.
Une femme soi -disant libérée qui passe dans tous les lits, qui partouche trois
fois par semaine et qui s 'enflatte.
Parce que toi, tu ne seras pas cocu.
Fais -moi confiance.
Tu Ă©pouses une vierge, peut -ĂȘtre ? Parfaitement.
Ăa existe encore ? Faux.
Je vais prendre Roberto.
T 'expliques.
Il y a 12 ans, mes gardiens ont adopté une petite fille et il m 'est venu l
'idée de payer pour son éducation afin d 'en faire quelque chose de différent de
toutes ces femmes qui mettent un point d 'honneur Ă accumuler un maximum d
'aventure.
Alors j 'ai confié son éducation à la campagne, à une vieille institutrice qui
lui apprend juste ce qu 'il faut pour ĂȘtre une bonne mĂšre de famille et une
bonne épouse.
En plein dans le camp de Bré.
Rire, rire, rire, rire.
Mais je ne sais pas...
Tous ces fous, avec leurs poupées, qui parlent de tout à tort et à travers, ces
femmes intelligentes qui leur fabriquent des cornes en un tour de main, pour ne
pas dire de fesses.
Ăcoute, je ne comprends pas qu 'Ă notre Ă©poque, il y ait tant d 'importance Ă
une chose qu 'il y en a si peu.
Méfie -toi.
Tu es tellement moquĂ© des cocus, que tu t 'exposes Ă ĂȘtre la risĂ©e de tout
Paris, et c 'est arrivĂ© la mĂȘme chose avec ton orpheline.
Je suis tranquille avec Betty.
Elle est une bĂȘtise charmante.
L 'autre soir, elle m 'a demandé si les enfants se font par l 'oreille.
Vous allez venir dĂźner avec moi.
Vous vous concentrez par vous -mĂȘme.
D 'ailleurs, le couple de gardiens est aussi simple d 'esprit qu 'elle.
Des vrais chiens de garde. Ils auraient d 'ailleurs beaucoup de mal Ă rentrer.
Et autre chose.
LĂ -bas, n 'oubliez pas que je me fais appeler Jobert.
Ce ne serait pas plutĂŽt Jobart ? Allez, bon, salut.
C 'est un cinglé.
Quand on met une fille en conserve comme de la viande congelée.
Prends -le bien.
Ăa te plaĂźt, hein ? Oui.
Je vais te le mettre aprĂšs.
On fonce bien comme ça.
Encore. Elle est grosse.
Ah oui, ça fait bien.
Sinon... Betty, elle joue bien ma guitare.
Ah, c 'est bon.
Ah,
c 'est bon.
C 'est bon mon chéri.
C 'est bon mon chéri.
C 'est bon mon
chéri.
Ah oui.
Enfonce -le -moi bien, mon chéri.
Mais dis -moi,
tu sais, c 'est pas Betty qui joue, hein ? Ah non, ça, c 'est pas Betty.
Tu crois ? Ah, ça, j 'en suis sûre.
Tant. Ben, oĂč tu vas ? On va aller voir.
Ah ben non, on finit ce soir d 'abord, hein. Moi, je suis pas resté là comme
Ouais, ouais, ouais, mais t 'es pas payé pour la bagatelle. Allez hop, avie
-toi.
Le film, ça n 'arrĂȘte pas dans cette maison, hein.
Allez.
C 'est pas Betty qui joue comme ça.
Oh, mais qu 'est -ce que c 'est encore ce truc -lĂ .
Eh, les romans, c 'est terminé, allez. Oh, écoutez -moi le camp.
Allez,
cassez -vous d 'ici.
Et puis vous me dégagez votre bécane, hein.
S 'il vous plaĂźt, vous pourriez m 'emmener jusqu 'au prochain garage ? Ma
est en panne.
Oui, mais moi aussi, je suis en panne.
Attendez, je vais regarder.
Moi aussi.
Ăa doit
marcher, lĂ .
Essayez.
C 'est mignon.
Je suis bonne fille.
Je veux bien essayer d 'arranger tes petites intrigues.
Et si tu as un peu d 'argent, tu pourras peut -ĂȘtre toucher le cĆur des
gardiens. C 'est -à -dire que... Débrouille -toi. Moi, je m 'occupe de la
Elle sort jamais, cette fille -là ? Toujours accompagnée par ses parents
adoptifs. C 'est le propriétaire, un certain Jobert, qui la tient toujours
enfermée.
Il veut l 'épouser et est jaloux comme un tigre.
Monsieur Jarbeau ?
Jean -Michel
! C 'est pas vrai ! Mais dans mes bras ! Dis -donc ! Qu 'est -ce que t 'as
grandi, toi ! Mais ton pÚre André, qu 'est -ce qu 'il vient ! C 'est vrai qu
derniÚre fois que je t 'ai vu, t 'étais haut comme ça ! Tiens, assieds -toi, on
va voir un coup, mon vieux.
Ah, mais ça, c 'est une surprise ! Tu prends un pùtisse ? Ah, c 'est
ça !
Ah, ça fait plaisir de te voir.
Thierry ? HĂ© !
Et ton pĂšre, qu 'est
-ce qu 'il devient ? Il a passé l 'ouvert cette semaine.
Formidable ! Il m 'a chargé de vous dire qu 'il passera avec un de ses amis d
'AmĂ©rique. Il sera toujours le bienvenu chez moi. Oui, il a fait fortune lĂ
-bas. Attends, ça sert bien.
Il a fait fortune en plus.
Tout lui est réussi. Un garçon comme toi, splendide, fait fortune.
Ah, dis donc.
Merveilleux, ça. Enfin, t 'as pu le revoir.
Tu sais, tout ce qu 'on a fait ensemble.
Ah, comme frasque. Tu ne les racontes pas parce que... Ah, mais moi, je suis
toujours fauché.
Il fallait dire plus tÎt, mon vieux, entre amis, on ne fait pas de cérémonie.
Attends.
Ăa ira, ça ? Super.
Merci. Mon pĂšre vous le rendra. Bon, je ne suis pas inquiet.
Ă ton Ăąge, on a des petits besoins, pas vrai ? Allez, mon vieux.
Allez, dis donc.
Ce fric -lĂ , tu n 'as pas de petite mignonne dans le coin ? Bof.
J 'étais sûr.
En venant ici en moto, je suis tombé en panne devant une belle maison.
Il y avait une jeune fille qui jouait de la guitare.
Tu l 'as sauté ? Non, pas encore.
Oh,
ben alors ? J 'ai besoin d 'argent pour les gardiens. Parce que le propriétaire
ne veut laisser entrer personne.
En plus, tu l 'as vu en cachette.
T 'es bien digne de ton pĂšre, toi.
Allons.
Elle est belle.
Elle est chouette, ouais.
Elle s 'appelle comment ? Betty.
Betty.
Le propriétaire, c 'est un certain Jobert.
Un beau type, pas vrai ?
Bon,
il faut que j 'y aille.
J 'ai un rendez -vous.
Je compte sur vous. N 'en parlez pas Ă mon pĂšre.
Allez, au revoir.
Tu me laisses travailler ou pas ? Bah, vas -y, t 'occupe, t 'occupe.
T 'as encore pas mis de culotte, hein ? Mais enfin,
qu 'est -ce que tu fais ? Oh, toujours tes fantasmes. T 'as pas d 'autre chose
faire, non ? De plus excitant, un peu ? Attends, je vais faire un coup, moi.
Oh, tu parles !
Le quoi ? Je vais le voir ici.
Tu vas me faire une saut d 'eau, dis donc.
Non ! Comme ça, tout de suite ? Ben, finis ta banane.
Là , ça ne tombe pas.
Ici, lĂ .
Attends, ici.
Non, reste bien comme ça.
Et mets -les du cĆur.
Tiens, je vais te mettre un gros morceau de sentiment.
VoilĂ . Ah, c 'est bon.
Ah, mon chéri.
Ah,
ça fait du bien.
C 'était du bon boulot, oui.
Pour te bien acheter.
C 'était difficile, hein? Oui.
Bonne journée.
Je ne peux plus.
Je ne peux plus.
Ah, ça, c 'est bon.
Encore, encore, encore.
Ah oui, mais le bien, lĂ .
Ah oui.
Tu veux ouvrir?
Non, toi.
Mais pourquoi moi?
Parce que moi, je suis occupée, tiens.
Mais moi aussi, je suis occupée.
Bon, discute pas, va.
Bon, on y va ensemble.
C 'est vraiment beau aujourd 'hui.
Il n 'a pas plu pendant que j 'étais à Paris ? Non.
Tu sais,
les gens sont méchants, ma petite Betty.
Pendant mon absence, on m 'a répété que tu avais reçu un garçon ici.
Je n 'en ai rien cru.
C 'est vrai pourtant.
Comment ? Bien sûr.
Et mĂȘme que j 'ai passĂ© toutes mes journĂ©es avec lui depuis le week -end
dernier.
Comment as -tu pu ouvrir la porte à un étranger ? C 'est simple.
Je vais mĂȘme vous montrer que je ne pouvais pas faire autrement.
Je veux bien le croire, mais ça ne me dit pas comment il est entré ici.
Attendez.
Le lendemain, c 'est -Ă -dire mardi...
Bonjour Betty.
Bonjour Madame.
Tu es trĂšs belle Betty.
Mais il ne faut pas se servir de sa beauté pour rendre des gens malades
l 'as fait avec ce jeune homme hier.
Moi j 'ai fait du mal Ă quelqu 'un ? Oui, Ă ce jeune homme avec lequel tu as
joué de la guitare hier.
C 'est pas possible, il Ă©tait derriĂšre la grille et je ne l 'ai mĂȘme pas
Tu l 'as regardé, ça lui a suffit pour le rendre malade. Il est couché chez moi
depuis hier et il a besoin de beaucoup de soin.
Oh, je suis désolée. Un si beau jeune homme est si gentil.
Tu ne vas pas le laisser mourir.
Non, mais comment faire ? C 'est facile, il n 'y a qu 'une chose pour le faire
guĂ©rir. Le voir, lui parler de ta tĂȘte, dans ta chambre.
C 'est facile, tout de suite si vous voulez.
VoilĂ , il m 'a vu, il s 'est senti beaucoup mieux.
Oui, oui.
Qu 'est -ce que vous avez fait d 'autre ? J 'ai plein de choses à créer.
Ăa chatouille.
Ăa chatouille ? Ăa chatouille et ça me remet partout au fond du cĆur.
Tu veux que je la retire ? C 'est mieux si tu veux que je te chatouille plus
bas.
Ăa ne te dĂ©range pas ? Non.
Pourquoi tu veux que ça me dérange ?
Mais, est -ce qu 'il t 'a pris quelque chose ? Hein ? Oui ?
Ben, c 'est -Ă -dire ? Quoi ? Je sais pas.
Dis ! Vous allez vous fĂącher.
Mais non ! Mais dis -le, bon Dieu ! Promettez -le -moi.
Promis, juré, je crache par terre.
Qu 'est -ce qu 'il t 'a pris d 'autre ? Le petit médaillon que vous m 'avez
donné avec ma photo.
VoilĂ , vous ĂȘtes fĂąchĂ©s.
C 'est tout ? Oui.
Ă part toutes ces caresses, il ne t 'a rien fait d 'autre.
Pourquoi on fait d 'autres choses ? Non, non, non.
Mais tu sais, Betty, toutes ces choses -lĂ que tu as faites, on ne doit les
faire qu 'avec son mari.
Mais je veux bien me marier.
Tu m 'envoies ravi.
Parce que si je suis venu aujourd 'hui, c 'est pour te faire part de ma décision
de te marier.
Je suis bien contente de pouvoir me faire chatouiller tous les jours.
J 'y veillerai, personnellement. C 'est tellement bon avec lui.
Comment avec lui ? Avec Jean -Michel.
Avec Jean -Michel ? Mais tu rigoles ? Pas avec Jean -Michel, avec moi.
Vous ? Tu n 'es pas bien ici ?
Tu pourrais y rester toute ta vie.
Riche, oisive.
Et puis...
Je te chatouillerai tous les jours.
Je te ferai voir plein d 'autres caresses.
Je suis mieux avec Jean -Michel.
Bon, ça suffit maintenant, Betty.
Je te défends de revoir ce petit blondinet.
Et s 'il revient, je le fais bouffer par mes chiens.
Ă moins que tu le chasses toi -mĂȘme. Allez, va !
Tu n
'es
pas
finie.
Ah, ça monte.
Ah oui.
Ah, ça monte, tu sais, hein ? Ah, ça sent les cloches.
Ah,
c 'est le paradis. Ah oui, moi aussi j 'entends, mais... Moi, ça descend, hein
Maudite cloche, lĂ .
Depuis que le patron nous a promis d 'en refaire, ça me rend nerveux.
Qu 'est -ce que tu veux ? Qu 'est -ce que tu veux qu 'ils nous fassent ? On
pas faire grand -chose. Non, j 'essaie encore.
Oui. Tu sais, hein ? Le problĂšme, c 'est que...
Vas -y, tu arrives ? Oh, je peux plus, moi, ces cheveux -là . Je suis énervé,
maintenant. Oui, mon chĂ©ri, mais si l 'Ă©pouse s 'embĂȘtit, elle va nous rester
sur les bras.
Et ça, c 'est embĂȘtant.
Bon, allez, viens.
On va s 'habiller lĂ -bas.
Qu 'est -ce que c 'est ? Ah, sortez -en, lui, mais c 'est pas possible.
Non, on vous a dit qu 'on ne voulait plus de vous ici. Alors, maintenant, ça
suffit, lĂ .
Bon, tenez, tenez.
On n 'en veut pas. votre argent.
Bon, vous avez compris, on a dit qu 'on ne voulait pas votre sale argent.
Tu dis qu 'elle t 'a donné rendez -vous cette nuit ? Oui, oui, dans sa chambre.
Dans sa chambre.
Et il y aura... Il y a une échelle contre le mur. Oui, j 'entrerai quand
rouvert les volets.
Ăa te fait rire.
Je pense Ă la tĂȘte du bonhomme quand il verra que la petite a foutu le camp.
C 'est tordant, non ? Tordant ! Vous voulez la tronche qu 'il fera ? Oui,
Je vois trĂšs bien.
Vous ne vous tirez pas autant que moi, lĂ .
Je suis ? Si, je peux te dire oĂč je suis.
Je voudrais quand tu auras un petit retard.
Comment donc ? Oui, mon chéri.
Tu as bien.
Ah oui, donne -moi.
Ah, c 'est bon.
Ah,
mon chéri.
Oui.
Ăa va ? Oui.
Oui.
Tiens.
Ah,
mon chéri, continue, oui.
Ah, quel travail.
Ah, oui.
Ah,
c 'est bon.
Tiens, laisse -la. Oui.
Je vais te défoncer.
Il y a de bons moments quand mĂȘme.
Oui.
Oui.
Oui.
Ăcoute, tu ne peux pas nous foutre la peine Ă cette heure de la nuit quand
Je suis fou.
Je fous tant que je peux.
Oh, Minus !
On n 'est pas Ă la piĂšce, quand mĂȘme.
J 'en fous partout.
C 'est tout ce qu 'on est capable de faire.
Elle fait de la bruitille, lĂ .
On paie ça bien, hein, Jean -François ? Je ne dis pas non.
Bon,
en attendant, vous vous rhabillez. Et vite.
Le fréluquin, tu dois venir enlever Betty cette nuit.
Alors, je vais ouvrir ma fenĂȘtre. Tu vas monter Ă l 'Ă©chelle. Et Ă ce moment
-lĂ , vous me cadrez dessus.
Vous avez compris ? Oui, monsieur.
Et vous verrez que je suis aussi fort pour donner des coupes pour en tirer.
Qu 'est -ce que tu fais lĂ ? Tu vas descendre ! Tu vas descendre ! Tu vas
descendre ! Tu vas descendre ! Tu vas descendre ! Tu vas descendre ! Tu vas
descendre ! Tu vas descendre
!
Tu vas descendre ! Tu vas descendre
! On fait ce qu 'on peut, hein ? Je vais appeler un médecin.
Vous direz qu 'il s 'est introduit dans la propriété.
Moi, j 'ai un rendez -vous. Je ne peux pas rester ici. Je vais rentrer Ă Paris.
Vous dites que rien Ă personne, hein ? Oui, oui. D 'accord.
Remportez -le chez vous. Oui, on va chercher une brouette.
Il est mort ? Coucou.
Viens, ne restons pas ici.
Sous -titrage ST'
501
Si M. Joubert revenait ? Je pense pas. J 'ai entendu dire qu 'il partait Ă
Paris.
Mais, Alain et Georgette vont te chercher partout.
Nous leur laissons pas le temps.
Allez, viens, je t 'emmĂšne.
Mais, oĂč ça ? Viens, on verra.
Je sais pas encore, mais le pater arrive demain, de toute façon.
Non,
j 'ai rien, non ? Non, t 'es pas fin.
quelque chose qui ne va pas comme tu veux avec ton mariage?
Vous ĂȘtes bien curieux, tous les deux.
Oh, tu me parles bien des conflits.
Est -ce que par hasard, ta petite bestie ne serait pas aussi pucelle que tu le
croyais ? En tout cas, moi je ne suis pas de ceux qui accueillent chez eux les
amants de leur femme.
Quel Ă©trange entĂȘtement tu mets Ă vouloir ĂȘtre le seul amant de ta femme.
Pourquoi veux -tu absolument qu 'on puisse se critiquer si ta femme te
Ce serait un accident dont tu ne serais pas responsable.
Et c 'est pas la peine de crier sur les toits.
Viens, profite de la vie, des plaisirs du beau sexe, toute simplicité.
Amusez -vous tous les deux.
Au revoir.
Qu 'est -ce qui t 'arrive Ă sortir ? Alors ? Elle a peu
enlevé Betty.
Et je ne sais pas oĂč l 'amener.
Vous pourriez peut -ĂȘtre me la garder quelques jours.
Juste le temps que mon pĂšre revienne.
Oui, bien sûr.
OĂč est -elle ? Elle est dehors, elle attend.
Prends -les sur moi.
Sur toi.
Prends -les sur moi.
Mes amis, je suis désolé d 'interrompre de si
charmant Zéba, mais je dois vous prier de partir. Je vous vois sortir à l
'improviste.
Quelques bonnes fortunes, sans doute.
Tu t 'adoucis un peu.
Que je te tiens.
C 'est pour ça que tu étais si passée tout à l 'heure ? Ben voyons.
Vous allez dans la chambre, lĂ .
Vous sortirez aprĂšs que... D 'accord.
Attendez, je vais y rentrer.
Vous
allez
dans la cuisine.
Gerbeau est un mec sympa, tu verras.
On se donnera un quart demain, d 'accord ? Je ne te tracasse pas, je me
débrouille mieux tout seul.
Mais lĂąchez -moi ! ArrĂȘtez de me tirer, enfin ! Tu ne t 'attendais pas Ă me
trouver ici, toi ? Tu m 'as... Je te crois innocente parce que tu me demandes
on fait les enfants par les oreilles.
Et le premier blanc avec venu qui passe te saute en moins de deux.
Et il te fait quitter une maison oĂč tu vis comme une princesse depuis l
'enfance. Une princesse enfermée et qui ne voit jamais personne.
Et moi, qui vous l 'a épousé ? Lui aussi. Et lui, il est jeune.
Et tout l 'argent que j 'ai dépensé pour ton éducation ? Ah ben ça, c 'est un
succĂšs.
De toute façon, son pÚre revient d 'Amérique avec beaucoup d 'argent. Il
rendra tout. Je ne sais pas ce qui me retient.
Allez -y, ça va vous soulager.
Non. Ne fais pas ça, tu peux me soulager.
Pourquoi est -ce que tu ne m 'aimes pas ? Ce n 'est pas ma faute.
Ăcoute, tu peux essayer.
Aime -moi et puis... Peut -ĂȘtre que tu pourras faire tout ce que tu voudras.
Aller avec qui bon de semble.
Mais sois Ă moi.
Mais je ne vais jamais le faire.
Ăcoute, viens, je vais te montrer, tu vas voir.
Viens.
Ăa va ĂȘtre trĂšs bien.
C 'est pour
lui
que tu as mis tout ça.
C 'est pour le pĂšre que tu as mis toute cette soule.
C 'est moi qui vais le rejeter.
Tu vas voir.
Vas -y, je déchire tout.
doit faire, tu vois, ça sera bon.
Pas comme ce blanc bec.
Il est parti.
Et Betty aussi.
Oui, je sais, je sais, elle est ici. Ă vous.
Attends, voyons.
Betty. Oui ? Allez.
Alors, tu en prends soin. Tu l 'emmĂšnes dans ma chambre. Oui.
Allez, allez.
Allez, dĂ©pĂȘchez -vous.
Non, mon pĂšre, Charlie, tout le monde y arrive.
Il veut me marier avec sa fille.
Il n 'en est pas question.
Je compte sur vous pour leur parler de moi et de Betty.
Sans doute, sans doute.
Vous ĂȘtes sur moi.
Vous arrivez.
Tu n 'as pas changé, mon vieux. Toi non plus.
Ăa va ? Et toi ? Eric.
C 'est l 'ami dont je t 'avais parlé.
Enchanté. Il est en tronc.
Allez, c 'est le chemin.
Ah, mon dieu, quel plaisir aprÚs tant d 'années.
Ah, Yon.
Vraiment, ça m 'a le plaisir d 'ĂȘtre tombĂ©.
AprÚs tant d 'années, j 'ai plein de choses à vous raconter.
Ah oui, tout ça est dit comme ça. Ah bah, tu es là , toi.
Tiens, Vuitton.
Tiens, bah, asseyez -vous.
Débrouillez -vous comme vous pouvez. Il n 'y a pas beaucoup de choses. Qu 'est
-ce qu 'on va y avoir ? Avec plaisir, oui. Eh oh, j 'ai mĂȘme un petit peu...
Je sais qu 'elle n 'est qu 'une fille. Oui, je sais, je sais. Jean -Michel m 'a
tout raconté.
Et c 'est une trÚs, trÚs bonne idée de marier ces deux -là . Eh, dites donc.
C 'est une chance pour un garçon de son Ăąge d 'Ă©pouser une jeune fille riche. Ăa
va pas, non ? Oh là là , excusez -moi de vous déranger, M. Jaubert, mais il y a
Betty qui veut jeter par la fenĂȘtre.
Georgette, M. Jaubert.
M. Jaubert, il est bruti de la campagne chez Betty.
Eh oui, monsieur séducteur.
On ne peut pas gagner Ă tous les coups.
C 'est moi qui vous bétenis.
Jean -Michel.
Un instant.
Jean -Michel a une autre femme.
Je n 'y comprends rien.
Betty, c 'est ma fille.
Quoi ? Oui, c 'est ce que je voulais te dire en arrivant. Mais je croyais que
Jean -Michel t 'avait prévenu.
Eric avait fait un emploi à Mazur quand il était militaire en France.
Il a dû repartir en Amérique avant qu 'elle n 'y ait eu le temps de lui dire.
En mourant, elle a confiĂ© la petite Ă une paysanne qui se trouve ĂȘtre
C 'est vrai, monsieur.
Betty est votre fille. Papa !
Alors Jean -Michel,
tu ne veux toujours pas épouser le Frédéric ? Tu parles que je veux, papa.
Renseigne -toi, Arnaud.
Tu ne seras mĂȘme pas cocu.
Et pendant que les deux tourtereaux vont s 'aimer, moi je propose qu 'Arnaud
nous organise une petite fĂȘte.
Comme ça, nous allons montrer à notre ami américain et à André comment c 'est
'amuser pour célébrer leur retour.
Allez, champagne ! Allez ! Allez ! Champagne va tout bien plomber.
C 'est comme un soir.
Qu 'est -ce que t 'as fait ?
C 'est bien l 'eau fraĂźche.
Je suis venu.
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