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[musique intrigante]
[vrombissement]
[musique intrigante]
[respiration haletante]
Maman !
- Maman ! - Chloé !
Maman !
- Chloé ! - Maman !
Maman !
Maman !
Chloé... Chloé ?
Chloé !
Chloé, ouvre les yeux. S'il te plaît. Ouvre les yeux.
Chloé ?
Chloé ?
Ouvre les yeux !
Chloé !
Ouvre les yeux...
Au secours !
Non !
[grognements]
[sanglots] Non... Non...
[musique intrigante]
[bip de l'ascenseur]
Ça fait longtemps que vous êtes là ?
J'ai pris l'habitude d'attendre.
Je me disais : "Malik ne me téléphone jamais.
"Donc il a rien trouvé d'important."
- À la première nouvelle... - Plus que six jours.
Je sais.
- Vous aviez promis de le trouver. - La loi...
Pour vous rafraîchir la mémoire.
Six jours, Malik !
[musique intrigante]
[soupir]
Maman !
Maman, j'ai peur. Viens me chercher.
Chérie, oui. Je vais venir te chercher.
Tout ira bien. J'arrive.
Je vais vous offrir une seconde chance.
Vous connaissez la règle. Si vous trichez, elle meurt.
Je ferai tout ce que vous voudrez.
Prenez l'argent,
emportez un sac poubelle
et conduisez 80 km sur l'autoroute direction Dunkerque.
[musique sombre]
[soupir]
[sonnerie de téléphone]
Allô ?
- Vous êtes allée sur les lieux ? - Non.
Pourquoi ?
Vous n'avez pas déposé une fleur ? Une rose blanche.
Pas du tout.
Vous avez parlé à personne ?
- Réfléchissez. - À part la police,
personne ne connaît l'endroit.
Je vous rappelle.
Non, attendez. Dites-moi ce qui se passe.
[musique intrigante]
- Tu peux pas pisser ailleurs, connard ? - Sympa.
Je t'apporte une rose et tu me traites comme ça ?
On risque pas de conclure.
Tiens. Aucune empreinte.
Ni sur l'emballage ni sur la rose.
Il en avait pas laissé à l'époque.
- L'affaire Voutyras ? - Oui.
- Il reste quoi ? - Six jours.
OK...
C'est quoi, ton truc ?
Pèlerinage ? Fixette maladive ?
Non. La mère est venue me voir.
J'y suis allé, j'arrivais pas à dormir.
J'ai trouvé ça. Un indice. Un vrai indice.
OK. C'est super, tout ça.
T'as oublié qu'on a du taf ? L'affaire Morin.
- Tu peux pas m'aider ? - Non, c'est bon, Malik.
On va voir LeGoff,
on met tout en suspens pendant six jours car...
[musique intrigante]
Il s'est garé de l'autre côté de la dune.
- Et il est parti dans l'autre sens. - Pour pas être filmé.
Tiens, regarde.
- Ouais ? - Là.
Y a du monde qui est passé.
Regarde les plus fraîches.
Ouais.
[déclics de l'appareil photo]
C'est là que je l'ai trouvée.
S'il avait voulu éviter la caméra, il aurait pas fait autrement.
Il est parti à 1 h 20.
Il a marché pour rejoindre sa voiture.
5 minutes pour rejoindre la route.
Il a tourné à droite pour pas être filmé.
Malik, je veux bien croire ce que tu veux, si ça te fait plaisir,
mais les juges en ont rien à foutre.
Sans preuve, ton dossier, c'est du vent.
Ce mec, il me fait penser à toi.
On croit l'avoir oublié et au dernier moment, il nous casse les couilles.
Bizarre, hein ?
Tu ferais quoi, toi, à ma place ?
Rien ? Pas de vague, façon LeGoff ?
Ça t'a foutu les boules qu'elle passe devant.
Sincèrement, non. Pas du tout.
Ouais, c'est ça.
T'auras quand les résultats du concours de commissaire ?
Dans 15 jours.
- Je t'appelle chef tout de suite ? - Fais pas chier.
- Et ton roman, tu le sors quand ? - Fais pas chier.
[journal télévisé]
Regarde.
C'est plus grave qu'on pensait.
[il rit]
Et voilà, tu vois ?
Y a que toi pour tomber sur les articles débiles.
Que veux-tu ? Tu m'inspires.
Regarde celui-là.
Je me suis dit...
Il est où ?
Fred. Regarde le mec, là.
- C'est qui ? - Regarde le casque.
Une dashcam.
Les véhicules croisés par le suspect
ont été filmés par les caméras de vidéosurveillance.
On peut noter leur immatriculation.
Si un de ces véhicules a une dashcam à l'avant...
les assurances baissent leurs primes si t'en as une,
et qu'il a croisé notre homme, il a filmé sa plaque.
Qui vous dit que la mère l'a pas déposée ?
Ça colle pas.
Je dois donner mon feu vert à une connerie pareille ?
Une fleur ou des traces de pneu
sur les lieux d'un accident, y en a partout.
- Sur toutes les départementales. - Un accident ?
Tu m'as bien comprise.
Comment je dois le dire ? Cette affaire est close.
Close, non. Il reste cinq jours.
Tu crois que je le sais pas ?
Que la mort d'une gosse me fait rien ?
C'était y a plus de 10 ans. Que dira la juge ?
J'irai au bout.
Putain, l'envolée...
- J'ai trouvé une piste ! - Stop !
T'as pas 5 jours. T'as trop de boulot en retard.
Pff.
Quoi ? T'as un truc à ajouter ?
Je peux m'occuper des dossiers urgents en attendant.
Tu le connais.
Il aura pas la tête à autre chose.
Bonjour, commandant Rezgui, du commissariat de Roubaix.
Je voudrais savoir si vous étiez sur la digue du Braek
le 9 vers 1 h du matin ?
OK. Avez-vous une dashcam dans votre véhicule ?
Non, OK. Merci.
Commandant Rezgui.
Vous étiez sur la digue du Braek le 9 ?
Une dashcam, oui.
Non ?
Merci, au revoir.
Commandant Rezgui, commissariat de Roubaix.
Étiez-vous le 9 sur la digue du Braek vers 1 h du matin ?
Merci, madame.
Oui, M. Leroy, bonjour...
Commandant Rezgui. Une dashcam.
...sur la digue du Braek... Commandant Rezgui.
Avez-vous une dashcam ?
Le 9 septembre entre 1 h et 2 h.
J'ai pas ça.
OK, merci.
[soupir]
Bonjour. Malik Rezgui. Laissez-moi un message.
Malik, depuis votre appel, je tourne en rond.
Vous avez trouvé quelque chose ?
S'il vous plaît, rappelez-moi.
M. Schonker, commandant Rezgui du commissariat de Roubaix.
Vous confirmez avoir été sur la digue du Braek
entre 1 h et 2 h du matin le 9 ?
Ouais, j'étais là-bas.
Oui ? Est-ce que vous avez une dashcam ?
Une dashcam ? Ouais, j'ai ça, pourquoi ?
- Vous avez une dashcam ? - Oui, une caméra sur le pare-brise.
Vous pourriez me l'apporter, s'il vous plaît ?
Le père Noël est passé !
Attends, attends...
J'ai vu deux Volkswagen Caddy. Là, y en a qu'une.
- Là. - Oui.
Où ça ?
Remonte.
Là.
Oui.
Attends.
Putain, on voit rien...
Putain !
[soupir]
- Je vais voir LeGoff. - Tu vas où ?
Voir LeGoff pour gagner du temps.
Non, Madame le juge.
Entendu.
Bien sûr, je comprends.
Je vous remercie. Bonne journée.
Alors ?
Elle rendra pas d'acte d'instruction.
Il y a rien de concret. Ils sont trop encombrés.
Rien de concret ? La fleur signe le crime.
Il y a aucune empreinte.
Des Volkswagen Caddy noires, y en a une trentaine dans le coin.
- Faudra quelques jours. - T'as trois jours.
- Il me faut plus. - Malik...
T'as fait ce que t'as pu. Des affaires t'attendent.
Allez.
Tu pensais qu'elle dirait quoi, la juge ?
Fred, j'ai besoin de toi. À deux, on peut régler ça...
Non ! J'en ai rien à foutre, Malik.
J'ai 12 affaires à gérer car t'es pas là.
Franchement, c'est pour ma gueule. C'est bon.
Ouais... ta carrière avant tout.
Voilà, oui. Vois ça comme tu veux. Je m'en balec.
Je suis pas Vishnu, mon pote. J'ai pas 15 bras.
J'ai déjà du mal à m'occuper de mes gosses, alors ton taf...
T'es tout seul sur ce coup-là.
C'est sa voiture, n'est-ce pas ?
Honnêtement, j'en suis pas sûr. Peut-être bien.
Ça suffit pas pour repousser ?
Non, ça suffit pas. J'ai déjà essayé.
C'est des conneries. Je vous fais perdre votre temps.
L'autre soir, j'ai été injuste.
J'ai toujours cru en vous. Vraiment.
Malik, je sais que vous vous en voulez encore, mais vous n'avez pas abandonné.
Détrompez-vous, Anna. J'ai abandonné pendant des années.
Trop de pistes qui menaient à rien. De déceptions.
J'ai rouvert l'enquête.
Je sais pas si c'est bien.
Je veux vous aider.
Certainement pas.
Qui à part moi va agir ? Vos collègues ? Votre ami ?
J'en ai pas l'impression.
Nous sommes seuls, Malik. Depuis le début.
Je veux que vous compreniez bien.
On va devoir chercher rue par rue. Voiture par voiture.
Deux jours, c'est tout.
Ça fait 10 ans que j'attends ces deux jours.
Tenez.
La moitié des voitures qu'on cherche. Je fais le reste.
Soyez prudente.
Il vous connaît.
[musique intrigante]
[ruissellement de la pluie]
J'ai examiné toutes les voitures.
Aucune ne correspond. Et vous ?
Je vous rejoins. Il me reste une rue.
D'accord.
[musique intrigante]
Vous êtes où ?
J'ai trouvé la voiture à l'entrée du marché.
Vous avez vu sa plaque ?
- Non, je... J'arrive pas à la lire. - Et le conducteur ?
J'entends pas ce que vous dites !
- Le conducteur ! - Non.
Non, je le vois pas.
- Ne faites rien sans moi, j'arrive. - OK.
- J'arrive. - D'accord !
[grondement du tonnerre]
[ruissellement de la pluie]
[musique inquiétante]
[cliquetis du flipper]
[bris de verre]
[cri]
[musique palpitante]
Pardon ! Poussez-vous.
Poussez-vous !
[musique mélancolique]
[les cloches sonnent]
Malik, excuse-moi.
Je suis désolé. J'ai été le roi des cons.
Vous feriez un beau couple avec LeGoff.
Allez.
[soupir]
[musique intrigante]
Quoi ? C'est toi qui...
J'ai pas dit oui à un duo avec elle !
T'es malade ! Elle aurait pu se faire buter !
- Putain ! - Hé, pas de sermon.
Je devrais te suspendre. Tu le sais.
Un paquet de gens ici me remercieraient.
Tu entends ?
- Oui, je vais vider mon bureau. - Non, tu t'assieds !
Je veux plus jamais que tu parles à cette femme. Compris ?
Hmm.
[sonnerie]
Je l'efface.
Je la bloque.
Voilà. Ça va ?
Prends des vacances.
Un mois, si tu veux.
Ça tombe bien, j'ai un roman à finir.
Malik.
Ça me rend dingue que tu l'aies ratée de si peu, cette ordure.
[claquement de la porte]
[musique inquiétante]
Maman !
Non !
[voix d'Anna] Vous aviez promis de le retrouver.
[soupir]
[il souffle]
[sonnerie d'une école]
Tu l'as décoré ? T'as mis des cœurs et des vagues ?
C'est joli.
Des cœurs qui sont en train de profiter de la mer.
Et j'ai choisi la couleur de la bougie.
T'as bien choisi. C'est ta préférée.
[musique douce]
- [sonnerie du téléphone] - Ah !
Ça sonne chez maman. J'arrive.
[sonnerie]
[sonnerie]
Allô ?
Allô ?
[il raccroche]
[musique intrigante]
Louise ?
Louise ?
Louise, t'es là-haut ?
Louise !
Louise !
Louise !
Louise !
[on sonne]
Bonjour ?
Bonjour. Je cherche William Fournier.
Mon mari est mort.
Depuis six mois.
Qu'est-ce que vous lui vouliez ?
Excusez-moi. J'ai dû me tromper.
Toutes mes condoléances.
Tremble, Patrick Bruel !
[rires]
Désolé si je suis trop rapide pour vous.
Oh, tu vas pas rester longtemps. Je prends la place.
- Je vais me refaire. - Faites chauffer.
J'arrive.
Morin, c'est mort.
Le témoin s'est rétracté, on n'a plus rien.
Je vois qu'on est débordés.
- Vous jouez avec nous ? - Bougez pas, on s'occupe de tout.
Qu'est-ce qu'ils foutent là ?
Qu'est-ce qui se passe ?
- On est mis de côté. - Pour quelle affaire ?
Une gamine qui a été enlevée.
Malik ! Oh, Malik !
Oh, putain...
...des effectifs en réserve...
La gosse a disparu à quelle heure ?
Devant chez elle ? Seule ?
Commissaire Da Costa, commandant Rezgui.
Une demande de rançon ?
C'est entre les mains de la BRI.
Nous leur apportons notre concours.
Le commandant Rezgui vous serait d'une grande utilité.
On fait pas de compagnonnage discount.
La juge nous a confié les opérations.
Cantonnez-vous à la procédure.
Vous me prenez dans l'équipe.
J'ai pas été assez clair ?
Vous pouvez disposer, commandant.
Ne commets pas la même erreur que ton prédécesseur.
Souviens-toi comment ça s'est terminé.
Faut pas en vouloir à Rezgui. Un bon flic qui lâche rien.
Il pourrait aider...
Merci, LeGoff.
Bon...
C'est OK pour moi, mes équipes sont en place.
Le parquet a validé notre demande d'interception judiciaire.
Je vous tiens au courant.
- Parfait. - Merci.
Allons-y.
[claquement de la porte]
[musique inquiétante]
Faut vous détendre.
Quand il va appeler, vous répétez ce qu'on vous a dit.
C'est bon pour vous ?
Vous allez y arriver.
Allez.
[la porte claque]
Il a dit "pas de policiers", vous êtes partout !
M. Revel, on va se calmer.
Nous sommes là parce que votre fille nous a prévenus.
J'étais contre.
Vous pensez qu'il vous a pas vus ? Ça pue le flic !
M. Revel, écoutez-moi bien.
On vous ramènera Louise. C'est notre boulot.
Mais il faut coopérer. Votre fille vous regarde.
Si vous n'êtes pas à la hauteur, elle n'y arrivera pas.
On vous appellera dès qu'on en saura plus.
Qu'est-ce qu'il fout là ?
C'est ma fille, Franck. T'étais où quand on l'a enlevée ?
Toi, tu me dis ça ? T'as pas honte ?
T'apportes l'argent de la rançon ? Non. Laisse-nous.
M. Revel...
[la porte claque]
[soupir]
[musique intrigante]
[sonnerie de téléphone]
[sonnerie de téléphone]
- Prêts ? - Oui.
Allez-y, répondez.
Allô ?
Allô ?
Allô ?
C'est...
C'est la maman de Louise à l'appareil.
Dites quelque chose, je vous en supplie.
Vous n'avez pas écouté.
Vous avez prévenu les flics.
Non, c'est faux. J'ai parlé à personne, je vous jure.
Je vous le jure !
Vous pouvez dire adieu à votre fille.
Non ! Non, je vous dis la vérité.
Non...
Non...
Ne raccrochez pas, je vous en supplie.
Vous connaissez les règles.
Si vous trichez, elle meurt.
- Je ne le répéterai plus. - J'obéis.
J'obéirai sans discuter.
Je veux 120 000 euros en petites coupures.
Vous allez recevoir un sac bleu dans lequel placer l'argent.
Ce sac, pas un autre. Je vous dirai comment me le transmettre.
Passez-moi ma fille. Je veux savoir si elle va bien.
Passez-la-moi.
Allô ?
Allô ?
[policier] Un square au nord de la ville.
On fonce !
[Nowak] Vous avez été super. Il va rappeler.
Catherine ?
Catherine ?
- Catherine, vous m'entendez ? - [sonnerie]
Putain ! Catherine, il rappelle.
Il faut répondre, vous m'entendez ?
- Catherine ! - [sonnerie]
C'est maintenant.
On va la mettre sur le canapé.
[musique palpitante]
OK.
Hmm.
Oui, je vais lui dire.
- Y a des témoins ? - Non, c'est très isolé.
C'est un peu hors du temps. La dernière cabine de la ville.
Des indices ?
Y a un mégot de cigarette.
Envoyé au labo.
A priori, y a pas d'empreintes.
Joubert, je t'écoute.
Ça colle pas, patron.
Il aurait pu se servir d'un jetable. Pourquoi une cabine ?
Y a un autre truc bizarre.
Quand il parlait, c'était un concert de klaxons.
Là, autour, y a qu'un chemin et le canal.
Y a une route, mais elle est pas tout près.
- On est sûrs de l'endroit ? - Affirmatif.
Y a eu un coup de fil au moment où il a appelé. La durée correspond.
[sonnerie du téléphone]
Rassurez-vous, tout est sous contrôle.
Il va tenter de vous déstabiliser. Faut gagner du temps.
Alors gardez votre calme.
Vous avez compris ?
- Allez-y. - [sonnerie]
Allô ?
Vous voulez la preuve qu'elle est en vie ?
Les encombrants vont passer dans une minute.
Fouillez bien.
[musique palpitante]
[hurlement]
Hé !
Vous êtes barjot !
[sanglots]
[musique douce]
Y a quelqu'un ?
[note dissonante]
[musique intrigante]
[un pas résonne]
[musique inquiétante]
Alors, t'as des nouvelles d'elle ?
Non, j'ai loupé le coche avec elle.
Tu sais, la vie de famille avec nos vies...
Hein ?
Regarde-moi.
- Monsieur ? - Une bière, s'il vous plaît.
Alors ?
Y en a qui disent que tu penses à claquer ta dém'.
Pourquoi ?
- Changer d'air. - Ah.
Et pour où ? Pour quoi ?
J'en sais rien.
- Écrire, peut-être. - Pff.
C'est pas un métier, ça, Malik.
Réfléchis bien.
J'en ai plein le cul, Fred.
J'ai plus envie.
J'arrête pas de penser à cette nuit-là.
Parfois, je me demande à quoi on sert.
Attends...
J'ai un truc à te dire.
Tu vois qui c'est, Julia Nowak ?
La meuf de la BRI.
J'étais en prépa du concours avec elle. Je l'ai contactée pour savoir.
Et on a parlé.
Et ?
Malik, c'est exactement comme tu m'as dit.
Les encombrants, la photo dans le sac.
Pareil. C'est la même chose.
Comment il est, le sac ?
Un sac bleu comme il y a dix ans.
Merci.
Elle est pas tout à fait prête
à reconnaître qu'il y a un lien.
Par contre...
Quoi ?
Elle veut te voir.
Trop beau pour être vrai.
Da Costa et LeGoff sauront rien. Je te jure. T'as ma parole.
Demain, chez moi.
[on frappe]
Commandant Rezgui ?
- Entrez. - Merci.
Votre collègue m'a parlé des liens entre notre enquête
et une affaire qui vous tient à cœur.
120 000 euros.
- Pardon ? - La somme qu'il revendiquait.
C'est la même, n'est-ce pas ?
Coïncidence.
Le sac dans les encombrants, la photo, la somme.
Le même modus operandi.
Tout se passe comme avant.
- Qu'est-ce qu'il vous faut de plus ? - Commandant...
Ça va se passer dans une gare. La mère va apporter le sac.
Vous aurez tout prévu, mais vous vous ferez baiser.
Continuez.
Il y a 11 ans,
on avait un dispositif pour le choper.
Tout nous a échappé.
Il a échangé les sacs et il est parti avec la rançon.
Votre collègue m'a raconté votre échec.
Et ensuite ?
Ensuite, on a attendu qu'il rappelle la mère.
Mais il a été plus malin.
[sonnerie]
Allô ?
Des faux billets. Vous m'avez trompé.
Non.
- Vous allez le regretter. - Allô, vous m'entendez ?
Assumez les conséquences de vos actes.
- Ne faites pas ça. Écoutez... - [cri et détonation]
- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Allô ?
C'était quoi, ce bruit ?
Tout est sous contrôle. Asseyez-vous.
- C'est Chloé ? - Non, asseyez-vous.
- Non, c'est pas elle. - Un coup de feu ?
Pas du tout, Anna.
Vous m'avez dit de vous faire confiance.
Semer le doute entre nous, ça fait partie du jeu.
Du jeu ?
- Ma fille est peut-être morte. - Non.
Mais ça suffit !
Sortez de chez moi !
[Anna] Barrez-vous de chez moi !
Barrez-vous !
[sanglots]
[musique mélancolique]
[sonnerie du téléphone]
- Allô ? - Maman !
- Ma chérie. - Maman, j'ai peur.
- Viens me chercher. - Ma chérie, je vais venir.
Tout ira bien. J'arrive.
[crissements des pneus]
Tout ira bien si vous suivez mes instructions.
J'ai réuni l'argent,
mais ils ont voulu faire autrement. Je le jure.
[vibreur]
[musique intrigante]
Je vous offre une seconde chance.
Je vous écoute.
[il frappe à la porte]
- Anna ! - [il frappe à nouveau]
Anna !
[Anna] J'ai réuni l'argent,
mais ils ont voulu faire autrement. Je le jure.
[ravisseur] Je vous offre une seconde chance.
[Anna] Je vous écoute.
Prenez l'argent,
emportez un sac poubelle
et conduisez 80 km sur l'autoroute direction Dunkerque.
Prenez la sortie 18 jusqu'au rond-point.
Prenez la première à gauche sur la départementale pendant 5 km.
Longez la berge jusqu'au phare.
Quand vous verrez un poteau blanc
sur le bord de la route, arrêtez-vous.
Ensuite, prenez le sac poubelle et passez-le comme une cagoule.
Magnez-vous ! On peut encore sauver la gosse.
Il l'a pas tuée, il nous a éloignés de la mère.
C'était un piège.
[Malik] J'ai pas eu le temps de comprendre.
J'ai vu la voiture au milieu de la route.
La gamine qui courait.
J'ai tout fait pour l'éviter.
Quand j'ai pu m'extraire,
Chloé était morte.
La rançon avait disparu. Lui aussi.
Il a été contraint d'improviser.
Pourtant, il a gardé le contrôle.
[sonnerie du téléphone]
Allô ?
- Vous avez l'argent ? - Oui.
Mettez-le dans le sac que j'ai donné
et rendez-vous seule à la gare routière aujourd'hui à 15 h.
Posez-le au pied du panneau du quai numéro 7
et repartez tout de suite après.
Ensuite, seulement, je vous rendrai votre fille.
Bon, il met la pression.
Rien n'indique qu'il nous a repérés.
On maintient le plan prévu.
Rassurez-vous, il ne vous arrivera rien.
On ne vous lâchera pas d'une semelle.
Je serai en liaison permanente.
Et ma fille, je la revois quand ?
Très bientôt.
Elle est où, Nowak ?
Ouais.
C'est bon, j'y serai. OK, merci.
Il faut que je les rejoigne.
- Dans 30 minutes. - À la gare ?
La gare routière.
Il y a un traceur dans le sac. On l'aura.
Pour l'avoir, faut être inventif. Prenez-moi.
On sait faire. On est entraînés.
- Il va encore vous piéger. - Arrêtez.
Faites le con et je vous colle l'IGPN.
Je m'en fous.
Désolée, c'est comme ça.
J'ai un règlement à suivre.
Protecteur à Autorité. En visuel au croisement.
Je passe derrière, à vous.
[Malik] C'est bien, Catherine. Continuez.
N'attirez pas l'attention.
La seconde équipe prend le relais dans la gare. On reste autour.
Tout va bien se passer.
Un bus passe, on perd le visuel.
Affirmatif. Plus de visuel.
À toutes les unités, restez vigilants.
Notre homme peut être dans la foule.
Altercation sur l'esplanade
à l'intérieur du périmètre.
Bien reçu.
On resserre.
Préparez-vous pour la rotation dès qu'elle entre.
Bien reçu.
Porteur en approche.
On la perd pas de vue.
À toutes les unités, top pour la rotation.
Contact visuel.
Ici Pèlerin, rotation effectuée.
- Faut que je te parle. - Pas maintenant.
Elle arrive au quai numéro 6.
Contact visuel.
OK, je prends le relais.
C'est bientôt l'heure.
Tenez-vous prêts.
[sifflets]
[cornes de brume]
OK, éloignez-vous du sac.
- [sifflements] - [clameurs]
[corne de brume]
Qu'est-ce qui se passe ?
[clameur des supporters]
Plus de visibilité.
Pas de visibilité ici.
On voit plus rien.
[musique palpitante]
[klaxon]
[clameur des supporters]
Joubert, rapprochez-vous, putain.
Le sac est toujours là.
Notre émetteur est en mouvement.
Le sac bouge, putain !
Bloquez toutes les issues !
OK, on y va.
[huées]
[sifflets]
Il bouge plus. Près de l'arrêt 1.
Allez tous là-bas.
[clameur]
Y a qu'un bus vide !
Il est forcément là.
Cherchez-le, putain !
Vous l'avez en visuel ?
[musique palpitante]
[clameur]
Putain, Rezgui.
Le commandant Rezgui chasse un suspect par le sud.
Poussez-vous !
[musique palpitante]
Ta main !
[respiration haletante]
J'attends vos explications.
Votre opération avait foiré avant de commencer. Il fuyait.
Fais le mariole.
Sans l'intervention de Nowak, Revel serait toujours
en train de courir.
Désolée, chef... On l'a attrapé grâce au commandant Rezgui.
Je l'ai suivi.
Il a repéré le suspect.
Tout ce qu'il a dit depuis le début s'est réalisé.
Il devrait rester comme observateur.
Oui ou comme voyante.
Comme je le disais, la DIPJ offre toujours son concours, commissaire.
[soupir]
Mais plus d'initiative personnelle.
C'est clair ?
- Vous refusez l'assistance judiciaire ? - Où est Louise ?
Vous le savez.
À quoi vous jouez ?
Je mourrais pour elle.
Où est-elle ? Chaque minute compte.
Mais j'en sais rien !
Bon...
Qu'est-ce qu'on a ?
Divorcé, actuellement sans emploi, interdit bancaire.
Vous avez dirigé une entreprise de BTP
jusqu'en mars 2003, date de sa mise en liquidation.
Vous avez une fille, Catherine Revel, et une petite-fille, Louise.
C'est exact ?
Vos relations avec votre ex-gendre, Luc Pallois, ne sont pas très bonnes.
Et alors ?
Et alors ?
Il est riche.
Bonne famille bourgeoise. Bien placé politiquement.
Il a quitté votre fille pour une femme plus jeune.
Pas très élégant.
Vous vous êtes occupé de votre fille et de Louise, abandonnées par lui.
Où voulez-vous en venir ?
Il pouvait facilement sortir la somme.
N'importe quoi.
Reprenons depuis le début.
Quand vous avez quitté la maison.
[soupir]
J'étais en colère.
Et très inquiet pour Louise.
Alors je suis sorti me calmer.
[sonnerie de téléphone]
- Allô ? - Papi !
Louise !
T'es où ? Comment tu vas ?
Allô ?
[bip]
[musique intrigante]
[bip]
[claquement métallique]
Hé ! Hé ! Hé !
Papi ?
- Papi ! - Oh, putain...
Louise ! Louise !
Papi !
Papi !
Papi !
Papi.
[fracas]
Il se situe où, ce hangar ?
À une dizaine de km au nord.
Je peux vous l'indiquer sur une carte.
Combien de temps êtes-vous resté là ?
Jusqu'au matin.
[la porte grince]
[musique intrigante]
[respiration haletante]
[bip]
[LeGoff] Ce téléphone, il est où, maintenant ?
[Franck] Je m'en suis débarrassé.
Il me l'a ordonné. Je l'ai jeté.
Quand deviez-vous la retrouver ?
Après avoir lancé l'argent derrière la grille.
Je devais retrouver Louise juste après...
C'est ce que le ravisseur avait dit.
Vous avez une preuve de sa parole ?
Non.
Faut changer de ton. Lui faire dire le nom de son complice.
Un complice ?
Il essayait de lancer le sac par-dessus la grille.
À qui d'autre qu'un complice ?
Ça marche aussi s'il dit vrai.
Il voulait passer le sac au kidnappeur.
En le stoppant, on a peut-être condamné la petite.
Si on l'avait pas arrêté, il aurait filé avec la rançon.
La Scientifique compare son ADN à celui sur la cigarette.
[musique intrigante]
Je vous le demande une dernière fois.
Où est Louise ?
Vous avez peur de quoi ?
Je n'avais pas le choix.
Je devais obéir.
Sur la cigarette, il y a votre ADN.
Il cherche à me piéger.
Pourquoi ?
Il faut parler.
[sanglots] Trouvez Louise...
Tu crois qu'il dit la vérité ?
J'aimerais croire le contraire.
Qu'est-ce que tu suggères ?
Parle à Nowak.
Passe le dossier de Revel au peigne fin. On a pu rater un truc.
- Tu vas où ? - Je vais vérifier un truc.
[musique intrigante]
[soupir]
[cliquetis métallique]
Allez, avance.
La bande est bien amochée.
Papi !
Papi !
C'est bizarre.
Ça devrait être un silence, mais y a quelque chose.
[murmures indistincts]
Vous entendez ?
Appelle ton grand-père.
Appelle ton grand-père.
Quelqu'un murmure à côté de la gosse.
Le hangar existe. La cassette existe.
On entend quelqu'un lui souffler chaque mot.
Pourquoi ce serait pas Revel ?
- Il aurait enlevé sa petite-fille ? - Complètement.
Souvent, la famille est impliquée.
Pour moi, Revel est un malade.
Un type qui n'a aucune empathie. Pour personne,
surtout pas ses proches.
Vous avez bien vu sa relation avec son gendre.
Il nettoie la cabine complètement,
mais il laisse un mégot pour désigner un coupable.
Franck Revel.
Il aurait été piégé par le même kidnappeur qu'Anna Voutyras ?
Ça crève les yeux.
On peut voir ça autrement.
Revel est ruiné. Au chômage.
Sa fille vit dans une vieille maison.
Ils ont pas les moyens de la chauffer et son ex-gendre
a la belle vie, il est plein aux as.
Il partage pas.
L'argent est un mobile valable.
On a fait analyser les enregistrements.
C'est la voix de Franck Revel. Brouillée, mais identifiable à 90 %.
Thomas...
Tu me sors les enregistrements de Louise Revel ?
Bien sûr.
J'ai ceux de l'affaire Chloé Voutyras il y a 11 ans.
J'ai parlé à personne, je le jure.
Vous pouvez dire adieu à votre fille.
- Le son est vraiment pourri. - Je le jure.
Vous pouvez dire adieu à votre fille.
Beaucoup trop de bruit.
J'ai parlé à personne, je le jure.
Elle, c'est différent. Sa voix est claire. Ça va pas ensemble.
Vous pouvez dire adieu à votre fille.
Il altère sa voix.
Oui, mais le son devrait pas être aussi médiocre.
Tu vois la différence d'amplitude ?
Mais ça veut dire quoi ?
Je sais pas.
Faut faire des analyses. Vous voulez quoi ?
Je veux savoir si la voix de l'homme est la même qu'il y a 11 ans.
Vous pouvez dire adieu à votre fille.
Vous pouvez dire adieu à votre fille.
Alors ?
Vous pouvez dire adieu à votre fille.
Vous avez vu juste. La voix du kidnappeur est la même.
Le truc, c'est que c'est exactement la même.
C'est-à-dire ?
Celle du second kidnappeur était dégradée.
Ouais.
Il y a un bruit avant qu'il parle. Comme un déclic.
- [clic] - Vous pouvez dire...
- Vous entendez ? - Oui.
Ça vous dit pas quelque chose ?
- [clic] - Vous pouvez...
Un interrupteur.
Quelqu'un lance un enregistrement.
C'est identique.
- La voix du premier a été utilisée ici ? - Exactement.
Les bandes comme ça se dégradent en 10 ans.
J'ai parlé à personne, je vous jure.
Vous pouvez dire adieu à votre fille.
Alors que le son de l'arrière-plan...
bien net. - [vrombissement]
[vrombissement]
T'as comparé sa voix à celle qui murmure à l'enfant ?
Vous pouvez dire adieu à votre fille.
Appelle ton grand-père.
Non, ça colle pas.
C'est forcément lui, je suis sûr qu'il a pas de complice.
Ça prendrait combien de temps de comparer sa voix
avec toutes celles sur les enregistrements des deux époques ?
- Toutes les voix ? - Oui.
Une heure. Deux heures, max.
Vas-y.
Appelle ton grand-père.
Appelle ton grand-père.
C'est la maman de Louise.
[voix mêlées]
Vous allez bientôt recevoir un sac bleu...
Vous pouvez dire adieu à votre fille.
Appelle ton grand-père.
[musique mélancolique]
- [grognements] - Regardez.
Regardez, j'ai trouvé la voix.
Appelle ton grand-père.
C'était étouffé, mais en nettoyant et en amplifiant l'onde,
tout concorde.
C'est celle de la mère.
- Catherine Revel ? - Non.
Celle d'il y a 10 ans. Anna Voutyras. Pas de doute possible.
Ma chérie, oui, j'arrive.
Appelle ton grand-père.
Appelle ton grand-père.
Anna Voutyras ?
[musique intrigante]
[tonalité]
Allô ?
Marie ? Bonjour, c'est Anna.
J'ai un service à vous demander.
Vous vous souvenez d'une inauguration en novembre 2000 ?
2000 ? Oui, je me souviens.
Sûrement à la banque Hérès.
- La banque Hérès ? - Oui, le siège à Lille.
Quelle mémoire !
C'est ce que me disait votre mari.
Et...
Vous savez qui était autour de mon mari ?
Comme toujours, les patrons des boîtes de sous-traitance.
Ils avaient distribué des cadeaux ?
Comme toujours.
- Des parapluies ? - Possible, je me souviens plus.
Merci, Marie. Je vous embrasse.
Au revoir, Anna.
[musique palpitante]
[Anna] Vous n'écoutez pas non plus mes messages.
Malik, j'ai un dernier service à demander.
Et vous n'entendrez plus parler de moi.
Pourriez-vous me trouver les coordonnées de ces personnes :
Louis Besson,
Yves Gérôme,
Henri Berthier, René Giroud, William Fournier et Franck Revel ?
[crissements des freins]
[musique sombre]
- Hé ! - [rires]
Coucou !
Les plus belles !
Papi !
Ma chérie !
Hé !
Qu'est-ce qu'on fera aujourd'hui ?
[musique intrigante]
[la porte s'ouvre]
[soupir]
Malik ?
[quelque chose tombe à l'étage]
Non, Malik !
C'est la chambre de Chloé !
Viens.
Viens là.
Non ! Ne faites pas ça !
Vous réalisez ce que vous avez fait ?
- C'est grave. - Comment vous pouvez dire ça ?
Vous avez enfreint les règles. Alors j'ai cru en vous.
Malgré vos échecs !
Sans vous, ma fille serait peut-être encore en vie.
Vous avez laissé tomber aussi.
- Maintenant, vous êtes sincère. - Je devais agir.
Moi toute seule. J'ai toujours été seule.
Mais vous êtes dingue !
Vous êtes dingue !
Il faut qu'il paie.
Il doit payer.
Vous avez enlevé une gamine. C'est à elle que vous avez fait ça.
Vous espériez quoi ? La cloîtrer dans une chambre
pour le restant de ses jours ?
Oh !
Anna.
Au nom de Chloé...
ne faites pas payer à cette gamine les crimes des adultes.
[musique mélancolique]
Il va encore s'en sortir.
Allez, viens.
Faites ce qui vous semble juste.
[sonnerie de téléphone]
Oui ?
[Fred] T'es où ? J'essayais de te joindre.
- Je suis sur un truc. Rappelle après. - J'ai un truc important.
J'ai épluché le dossier de Revel.
Catherine a été opérée du cœur 3 jours après la mort de Chloé.
Transplantation cardiaque. La totale.
Elle était sur liste d'attente depuis 3 ans.
Drôle de coïncidence, non ?
Ouais.
[musique douce]
[enregistrement] Je vais vous offrir une seconde chance.
[Malik] Vous reconnaissez cette voix ?
Non.
Ça vous dit rien ?
Ça fait bientôt 48 heures que je raconte la même chose.
J'ai été forcé de coopérer avec le ravisseur.
Je n'ai pas enlevé ma petite-fille.
Vous avez des problèmes d'argent.
Le père de Louise est riche.
Vous le détestez.
Vous cachez votre petite-fille et vous rançonnez votre ex-gendre.
C'est absurde.
Vous faites tous une fixation là-dessus.
...seconde chance.
- Vous reconnaissez cette voix ? - Non.
- Vous êtes sûr ? - Oui.
Et elle, ça vous dit quelque chose ?
Chloé Voutyras. C'était son nom.
Quel rapport avec moi ?
À vous de me le dire. Vous la connaissiez.
Et sa mère, Anna Voutyras.
L'enlèvement de Louise s'est passé comme celui de Chloé.
C'est une coïncidence.
Non. Depuis le début, le kidnappeur veut vous piéger.
De quoi ?
J'en sais rien.
Il a utilisé la méthode que vous avez utilisée pour Chloé.
Vous l'avez arrachée à sa mère !
Vous l'avez regardée vous supplier. Pleurer !
Qu'avez-vous fait ? Vous avez arrêté ?
Non ! Vous avez continué ! Vous l'avez tuée !
Tout ça pour quoi ?
Pour un sac de fric !
- Elle avait 10 ans ! - Je suis pas un assassin.
Vous reconnaissez cette voix ?
- ...adieu... - Non.
Vous reconnaissez cette voix ?
Oui.
Pourquoi ?
[sanglots]
Pourquoi ?
Parce que c'est la mienne.
J'ai jamais voulu que cette gosse meure.
C'est fini, Franck.
Vous pouvez tout balancer.
Vous risquez rien, y a prescription. Vous le savez.
Mais moi, je veux tout savoir. En détail.
J'ai jamais voulu ça.
[respiration haletante]
[musique inquiétante]
Hé !
Réveille-toi.
[cri]
Maman ! Maman !
Maman !
Maman !
- Maman ! - Chloé !
Maman !
[fracas métallique]
Chloé ?
Non ! Non...
Chloé... Non !
Non !
[sanglots]
Au secours !
Au secours !
[sanglots]
[Malik] Vous avez pas pu vous empêcher
d'y retourner.
Jamais je lui aurais fait de mal.
Même si elle avait pu m'identifier. Jamais.
Pourquoi vous vous êtes pas rendu ?
Je pouvais pas.
Vraiment pas.
À cause de l'opération de votre fille ?
Trois jours après la mort de Chloé.
Vous avez des enfants, M. Rezgui ?
Non... Bien sûr que non.
Sinon, vous sauriez qu'on est prêt à tout pour son enfant.
Catherine a vécu 30 ans avec un cœur défaillant.
Aux anniversaires, on prie que ce soit pas le dernier.
On se réjouit pour chaque nouvelle bougie, mais on dort pas.
Et quand enfin...
le greffon arrive...
un autre patient passe devant.
On peut intervertir les places sur une liste.
Mais faut graisser des pattes. De l'argent.
Quand on parle de vie ou de mort,
l'argent, on va le chercher où il se trouve.
Anna Voutyras en avait. C'est aussi simple ?
Non, c'est pas aussi simple que ça.
J'avais ma boîte de sous-traitance.
Mon meilleur client était Jérôme Voutyras.
Mais à sa mort, Anna...
a vendu à des entreprises étrangères qui ont délocalisé.
Anna voulait prendre un nouveau départ.
Ça a été la fin de la course pour moi.
Vous savez ce que c'est d'avoir tout perdu, M. Rezgui ?
[Franck] Ma fille devait vivre.
Oh, c'est pas possible.
T'as dit que tu faisais une tresse.
[Malik] C'est cruel.
La vie est cruelle, M. Rezgui.
Ça s'appelle l'instinct de survie.
Mais j'ai pas tué la petite Voutyras.
C'était un accident.
[sanglots]
On est prêt à tout pour son gosse.
C'est ce que je viens de vous dire.
Jusqu'où êtes-vous prêt à aller pour Louise ?
Je sais où elle est.
Quoi ?
Elle est en sécurité ?
Elle est vivante.
Je comprends pas. Vous avez sauvé Louise ?
Elle est avec la police ?
Non, pas encore.
Anna...
[il sanglote]
Vos aveux.
Pour le kidnapping de votre petite-fille.
Vous les signez, je la mets à l'abri.
C'est cruel, mais c'est vous qui l'avez voulu.
Maintenant, écrivez.
[sanglots]
[musique mélancolique]
"Moi, Franck Revel,
"j'avoue avoir enlevé Louise Pallois.
"Je n'ai pas de complice, ni même d'excuse.
"Elle est saine et sauve.
"J'ai fait ça pour faire payer Luc Pallois.
"Qui possède tout et ne partage rien
"avec ma fille
"et délaisse sa petite fille.
"S'il vous plaît...
"dépêchez-vous d'aller la chercher.
"Je m'en remets aux autorités.
"Et pour tous ceux à qui j'ai fait du mal,
"je présente mon sincère repentir."
[musique mélancolique]
[musique intrigante]
[musique douce]
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