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- Mme Mariann. - Vous avez les neuf et demi?
- Ouais, vous avez de la chance. - Excellent.
- C'est la dernière paire. Montrez-moi vos jolis pieds.
Avec plaisir.
- Le pied droit, ça va? Allez-y, poussez un peu.
C'est trop serré.
- On y est presque. Ça va aller. - Ce sont les neuf et demi?
- Ce sont les neuf et demi, oui. - Est-ce que vous avez du 10?
- Non, pas dans le Kerrybrooke, et j'aime pas cette marque parce que leurs modèles
sont faits très petits, pour des pieds de poupée.
- Ils sont trop serrés. - D'accord, enlevez-les.
- Vraiment - Enlevez-les, ça va.
- Vous connaissez les Vitality? - Non.
- Leurs modèles sont beaucoup mieux,
le cuir est de meilleure qualité.
- Excusez-moi. Je suis venue l'autre jour et j'ai acheté
une paire de chaussures à votre vendeur qui a des lunettes...
- Marty! - Oui?
- Cette femme dit que tu lui as vendu des chaussures?
- Ouais, vous avez acheté les Mary Jane marron?
- Ouais, c'est ça. Je les adore. - Vous les aimez?
- Mais je les portais en sortant de la boutique, alors mes anciennes chaussures sont ici.
- D'accord, à quoi elles ressemblent? - Des ballerines deux couleurs au bout pointu.
- Lloyd, as-tu vu ses chaussures? - Non.
- Parce que moi, je crois pas. - Peut-être que vous les avez rangés dans la boîte
d'une autre paire de souliers que j'ai essayée, et que vous l'avez rangée?
- D'accord. Je vois. Hum... ça vous va si mon collègue
prend le relais une minute? Lloyd!
Tu peux aider Mariann une minute?
- Bien sûr. D'accord, j'arrive.
- Allons voir au sous-sol. Allez, venez.
- Merci. - Lloyd va vous aider.
Va chercher les Vitality, d'accord?
J'arrive tout de suite, donnez-moi une minute.
D'accord, merci.
- Quoi? - Chut.
- Marty. - Argh!
Viens ici, je veux te montrer quelque chose.
- Quoi? - Je reviens.
- En attendant, baisse-toi. - Pourquoi je dois me baisser?
Tout va bien?
- Marty, regarde ce que j'ai pour toi.
- Qu'est-ce que c'est? - Lis la carte.
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- Ouais, et alors? - Retourne-la.
- Moi, gérant? - Exactement.
- Je t'en prie, Murray. - Tout ce que je te demande,
c'est de rien dire à Lloyd, d'accord?
- Écoute, j'ai été très clair avec toi, d'accord? Je veux pas... te manquer de respect,
- t'as bâti une entreprise respectable-- - Arrête, je veux rien entendre.
- ...j'aime bien travailler ici, mais je veux pas... Arrête. Arrête.
Je veux dire quelque chose. Ça m'a fait beaucoup de bien de travailler ici en attendant.
Mais je ferai pas carrière dans la vente de chaussures.
- J'ai pas envie de discuter de ça. - Je suis pas un vendeur de chaussures!
- Me parle plus de ça. - Je veux en parler.
En revenant de voyage, je reviendrai pas travailler. D'ailleurs, tu peux me payer?
- Je dois acheter mon billet d'avion. - Marty. On fera ça à la fermeture!
- Je voulais aller voir l'agent de voyage ce midi. - Tu reviendras pas si tu y vas maintenant.
- C'est ce que tu penses de moi? - Oui.
- Tu crois que je pourrais partir et pas revenir? - Oui. On va régler ça à la fermeture.
- Bon. C'est tout? - Ouais. C'est tout.
- Au revoir. - Je t'aime.
C'est ça.
- J'arrive, attends-moi.
- J'étais... sur le point... d'aller te voir chez toi.
Non, Ira est malade.
- Wô! Je peux pas être malade. - Quoi?
- J'ai le championnat. - C'est juste une indigestion.
C'est une indigestion.
- J'aimerais t'emmener dans ma valise.
- Je veux tellement y aller avec toi.
MARTY SUPRÊME
Revers. Revers. Revers.
Coup droit. Coup droit!
Coup droit.
Revers. Revers. Revers.
Coup droit. Coup droit.
Revers. Revers.
Et lob!
- Marty! - Quoi?
Téléphone!
- Dis-lui que je suis parti y a 20 minutes! - Je suis pas ta foutue messagère!
- Va répondre toi-même! - Je peux pas.
- Je vais raccrocher! - Wally, enlève ton chandail.
Je peux pas suivre la balle blanche sur ton chandail blanc.
- C'est pas ma faute. - Ma profondeur de champ est pourrie.
- Arrête d'inventer des excuses. - Ouais? Tu sais que je t'adore.
Allô?
C'est Judy.
Salut, Judy.
- C'est ta mère. Elle est malade.
- Ouais, vraiment? - Ouais.
Elle a le teint cireux, elle divague. Elle te réclame.
- Tu devrais rentrer à la maison. - Ç'a l'air plutôt grave.
Je crois que tu devrais appeler une ambulance.
- Et qui va l'accompagner? - Euh, bah, vas-y toi.
Étant donné que t'es déjà avec elle.
Attends une minute.
Il n'a pas mordu. Pas du tout, même.
Dis-lui que j'ai arrêté de respirer.
C'est ridicule, je ne dirai pas ça, voyons.
- Je veux que tu lui dises que tu vas m'emmener à l'hôpital.
- Bon d'accord. Je vais l'emmener à l'urgence
et attendre avec elle Dieu sait combien de temps.
Il est d'accord? Judy?
- Dis-lui que je me suis évanouie!
Bonjour, trésor.
Il faut que tu rentres tout de suite!
- Allô? - Salut. Donne-moi une minute.
Qu'est-ce que tu veux que je te dise, Judy?
Je suis occupé, je suis sur ma pause du midi.
Non, je-- Je l'entends chuchoter.
Je sais qu'elle est juste à côté de toi!
- Je te l'ai dit... - Et ça commence à m'énerver!
À qui tu parles?
D'accord? Tu m'énerves!
Je parle à personne, c'est juste Judy qui bloque la ligne depuis une heure.
Je t'ai rapporté de la soupe.
Elle est froide.
- Ouais, y avait une longue file d'attente au restaurant.
Ouais? Si j'appelle au restaurant, c'est ce qu'ils vont me dire?
- Quoi, tu me crois pas? Tu me traites de menteuse? Alors, prends le téléphone
et appelle, si t'arrives à faire libérer la ligne.
- Très bien. - T'as entendu?
- C'est grave! - Judy, raccroche ce téléphone.
- Regardez. Ça, c'est une balle approuvée par la Fédération.
Essayez de suivre la balle blanche sur un fond blanc.
C'est presque impossible, non?
Je vois même pas vos yeux bouger.
Si je porte un chandail blanc, vous ne verrez même pas la balle.
Maintenant, imaginez si la balle était orangée.
Vous voyez? Vous la suivez déjà mieux.
Regarde ses yeux. Tu vois comme ils bougent?
- Ouais, je... je les vois. - Vous êtes plus concentré.
Voilà ce qu'on va faire. En ce moment, au tennis de table,
on est obligés de porter du noir pour suivre la balle blanche.
- Regardez, ça c'est Ted Bailey. - Qui est-ce?
- Actuellement, c'est le meilleur joueur du monde.
Il a gagné le championnat britannique.
Et je l'ai battu, en passant. Maintenant, regardez ça.
C'est Jack Kramer, le champion de tennis.
- Qu'est-ce que vous remarquez? - Il est tout en blanc.
Il est tout en blanc.
Et je trouve ça magnifique, c'est luxueux.
À mes yeux, c'est la classe. Pensez à vos ventes.
- Marty, une balle personnalisée comme ça, c'est...
ça va coûter beaucoup d'argent, enfin--
- Ouais, ce serait une balle originale pour un gars original.
C'est une Marty Suprême, pas une Marty ordinaire.
- Ouais, mais combien ça va coûter? - Papa, on s'en moque.
- On doit mettre le paquet là-dessus. - Il faut que ce soit une marque, M. Galanis.
- Tu dis toujours qu'il faut dépenser de l'argent pour en faire.
- Hé, hé, va me chercher un café, tu veux bien? - Non,
- demande à ta secrétaire de t'en apporter un. - Nancy est occupée, va me chercher un café!
- On est en train de parler affaires entre hommes, j'irai pas te chercher un café!
Va me chercher un foutu café!
Marty, tu veux un café?
- Non, merci, je bois pas de caféine.
- Écoute. Je suis heureux que tu sois ami avec mon fils.
Mais il est limité.
Il a 30 ans, il habite encore à la maison,
il n'a pas fait grand-chose. Et il ne comprend pas les affaires,
- il ne connaît pas les coûts. - Sauf votre respect,
je crois pas que votre fils est limité.
Enfin, regardez votre succès dans les affaires.
C'est dans votre ADN, et vous l'avez transmis à Dion,
- c'est juste pas encore activé. - Je sais pas. J'en suis pas sûr.
- J'essaierais pas de vous entraîner dans ce projet si je n'y croyais pas à 100 %.
J'ai le plus grand des respects pour votre argent.
Et je sais que c'est dur à croire, mais je vous garantis que ce sport
remplit des stades à l'étranger.
Et c'est une question de temps
avant qu'il remplisse des stades ici aussi
et que vous regardiez ma photo sur une boîte de céréales.
Je ne connais absolument rien sur ce sport.
Et c'est pour ça que vous devez me faire confiance.
Dans une semaine, je serai le premier américain
à avoir remporté l'Open d'Angleterre,
ce qui me classera au premier rang pour le championnat mondial.
Le magazine Life va en parler,
le magazine Look va en parler, c'est certain.
L'éditeur du magazine Look m'adore.
Ils m'adorent tous.
Je suis en excellente posture
pour devenir le visage de ce sport aux États-Unis.
Lloyd!
- Je suis en train de fermer. - Ouais, j'avais remarqué.
- Je viens voir mon oncle. - Il est parti.
Comment ça, parti?
Parti pour la journée, Lloyd?
Il a dû emmener ta mère à l'hôpital.
- Pour l'amour du ciel! - Elle est pas malade.
Hé, il me doit de l'argent, il devait me le donner aujourd'hui!
- Bien, peut-être que si t'avais pas pris cinq heures de lunch,
- ce serait déjà réglé. - La ferme.
- Allô? - T'as l'air plus en forme?
- T'as guéri vite. C'est drôle, hein? - Je vais survivre, mais pas grâce à toi!
- Ça suffit. Maman, est-ce que t'es avec Murray?
- Sois honnête. - Non.
Je crois qu'il est déjà parti en voyage. D'accord?
- En voyage? Mais quel voyage?
- Il emmène Esther au Kutsher pour la fin de semaine.
- Quand est-ce que-- - Mais il serait resté si je lui avais demandé.
T'es pas malade, maman!
Il devait me donner de l'argent pour mon vol.
- Je ne suis pas au courant de ça, trésor.
- Bien sûr que si! Pourquoi tu penses que je travaille ici?
C'est la seule raison pour laquelle j'ai accepté ce boulot!
- Je ne sais pas de quoi tu parles.
- Mais qu'est-ce que tu insinues? - Tu sais ce que je crois?
C'est du sabotage. Tu sabotes mes projets.
- Je t'en prie. - Tu sabotes ta vie tout seul.
- Qu'est-ce que tu fais? - Quoi?
- Tu penses vraiment que je vais te voler? - C'est juste un réflexe.
- Si je voulais te voler, tu serais mort. Tu serais dans une mare de sang.
- C'est ça, ouais. - Je suis venu prendre mon complet.
Tu sais, celui que j'ai acheté pour mon voyage?
- Depuis quand ça prend un complet pour jouer au ping-pong?
- Je veux juste les 700 $ que Murray m'a promis.
- Ouais, sinon quoi? - Je te tire une balle dans la jambe.
- Je te crois pas. - T'en es vraiment sûr?
- Si tu fais ça, tu vas passer les prochaines années en prison.
- Bon, ce sera une balle dans la tête alors. - Tu feras pas ça non plus.
- Écoute, je veux juste l'argent qu'il m'a promis, pas un sou de plu. Et je vais gagner,
donc je vais revenir avec 10 fois plus. Alors t'as qu'à regarder ailleurs,
tu me laisses prendre ce qui me revient, et je vais te donner 100 $ à mon retour.
- Je suis pas intéressé. - Lloyd, je t'en prie! Regarde-moi, s'il te plaît.
On sait tous les deux que tout ce que tu veux, c'est que je sois renvoyé.
T'es 1 000 fois plus motivé que moi à faire ton travail,
et pourtant, regarde ça.
Vas-y. Regarde!
C'est Murray qui me l'a donnée.
Retourne-la!
Gérant!
Je vais être ton patron!
Tu trouves pas ça injuste, toi?
Je pourrais te renvoyer n'importe quand.
Je pourrais te demander de nettoyer le plancher à quatre pattes.
Qu'est-ce que t'en dis?
- Lloyd, j'ai littéralement une arme pointée sur toi
et je t'ai prévenu que je pourrais m'en servir.
C'est un vrai vol à main armée.
Y a mes empreintes partout sur ce pistolet. Ce sont les faits. Alors ouvre le coffre-fort,
laisse-moi prendre ce qui me revient, et ensuite,
appelle Murray, dis-lui ce qui s'est passé, fais-moi renvoyer,
dénonce-moi à la police, ce que tu veux.
OK?
OK!
Voilà, monsieur.
Merci.
- On doit partager notre chambre?
LONDRES
On gèle, ici.
- Messieurs, un peu de sérieux, s'il vous plaît.
Regardez-moi. Pakistan, regardez-moi, s'il vous plaît.
- Quoi, le Japon a une équipe cette année?
C'est étonnant, non?
- Ils ont envoyé une équipe. - Et les restrictions de voyage?
- J'imagine qu'elles sont levées.
Il n'y a plus de restrictions?
- Messieurs, je vais vous demander de retourner vos raquettes.
Merci beaucoup.
C'est parti. Un, deux, trois...
On ne bouge plus.
PREMIER TOUR
5 à 0.
16 à 5.
1 à 0.
Balle de match, Mauser.
19, 5.
Victoire, Mauser.
- Tu m'as permis de faire trop de coups droits, t'aurais dû me pousser dans les revers.
- Ouais. - Point à Endo.
Point à Endo.
C'est quoi, le pointage?
- 19 à 4. - Point à Endo.
- Pour le Japonais? - Le gars est en train de démolir Bailey.
- Qu'est-ce qu'il utilise? C'est quoi, cette raquette?
- Aucune idée. Personne ne le sait.
Elle est silencieuse.
- Comme un fantôme. - Wow.
Point à Endo.
Balle de match.
TROISIÈME TOUR
21, 9.
- Bon match, Marty. - Ouais, à toi aussi.
- Les gagnants du tournoi de Stockholm...
- Excusez-moi. - ...forts de leur victoire...
- Vous êtes, Ram Sethi, c'est ça? - Désolé, excusez-moi une minute.
- Je peux vous parler? - Qu'est-ce que je peux faire pour vous?
- En fait, je me demandais où vous étiez hébergé pendant votre séjour.
- Euh, en quoi cela vous regarde?
- Je suis seulement curieux. À quel hôtel restez-vous?
- Tous les représentants de la Fédération séjournent au Ritz.
Ouais, au Ritz. C'est ce que j'ai entendu.
- Ouais. - Et vous trouvez ça juste?
- Je ne sais pas ce que vous insinuez. - Vous savez où ils m'ont envoyé?
- Il y a un problème? - Bien...
sauf votre respect, c'est une dompe.
- Je suis désolé que ça ne réponde pas à vos attentes élevées.
Nous offrons l'hébergement à tous les joueurs du tournoi,
M. Mauser, vous êtes le seul à vous plaindre.
- Arrêtez de me parler comme à un joueur amateur, OK?
J'ai besoin de bien dormir pour gagner le tournoi,
et vous savez très bien à quel point les Américains s'investissent dans leur sport.
- Je suis le meilleur au tennis de table, M. Sethi. - Plaignez-vous à votre association,
- ils vous enverront ailleurs. - L'Association du tennis de table,
- ça n'existe pas! C'est deux gars et un bureau! - Ce n'est pas mon problème.
- Oui, c'est votre problème! Je veux dormir dans le même hôtel que vous, moi.
- Je trouve que cette conversation est très offensante.
- Vous êtes offensé? - Oui, je suis offensé.
- Moi, je suis offensé! Vous acceptez vos joueurs étoiles soient logés dans un trou à rats!
Je suis désolé de cette interruption.
Hum... de retour au Ceylan et au Mexique.
- Ouais. C'est un bel hôtel. - Magnifique.
- Ça doit coûter une fortune. - Ouais, c'est bien.
- L'Association du tennis de table paye l'hébergement?
- Seulement pour les joueurs étoiles.
- Vraiment? - Combien y en a-t-il?
- De joueurs étoiles? J'en sais rien.
J'en ai pas vu d'autres, donc je dirais un.
- Êtes-vous nerveux à l'approche des demi-finales?
- Nerveux? À cause de Kletzki? Non. Vous voulez rire?
Bien, c'est le champion de ce tournoi depuis trois ans.
- Oui. Il a toute une réputation.
- Moi aussi, j'ai une réputation.
Écoutez, je vais faire à Kletzki
ce qu'Auschwitz n'a pas pu faire.
Je vais finir le travail.
- Doux Jésus. - C'est peut-être un peu fort.
- Ça va, je suis Juif, alors j'ai le droit de dire ça.
En fait, quand on y pense, je suis le pire cauchemar d'Hitler.
- Et pourquoi ça? - Regardez-moi.
Je suis ici! J'ai réussi, je suis au sommet!
Je suis l'image même de la défaite d'Hitler.
Ouais, écrivez ça, c'était pas mal.
- Écrivez ça. - C'est bien dit.
- J'aime bien votre niveau de confiance.
Publiez ça sous ma photo.
- Parlez-nous un peu de votre parcours.
Mon parcours?
Non, plus sérieusement, ma mère est morte en me donnant la vie.
Mon père était un vrai raté qui m'a abandonné quand j'avais deux ans.
J'ai grandi dans les orphelinats de New York,
je suis passé d'un taudis à l'autre, et j'ai eu quelques démêlés avec la justice...
Ce serait pas... Kay Stone?
- ...je veux pas que ces événements me définissent.
Euh, pardon, excusez-moi. Quoi?
- C'est Kay Stone là-bas. - Oui, c'est elle.
- C'est elle! - Qui c'est?
- Vous savez, l'actrice célèbre des années 30?
- Et qu'est-ce qu'elle a-- - Opportunities.
- Opportunities? - C'était excellent.
- Ouais, un grand film. - Ouais.
- La Boîte noire? - Mon père l'adorait.
- Ouais. Elle... - Elle était célèbre?
- Oui, c'était une star. - Elle était partout.
Mais, c'est bien elle, vous êtes d'accord?
- Quelle beauté. - Ouais, ouais, ouais, ouais.
Et l'autre film, c'était un truc à propos d'un lac?
- Shadow Lake. - C'est ça.
- C'était excellent! - Ouais, je crois que j'ai vu ce film.
- Vous avez vu ses jambes? - Magnifiques.
- Elle est vraiment sublime. - Vous croyez que j'ai une chance?
- Va lui parler, pour voir. - Prochaine question.
- Allô? - Kay?
Oui, c'est moi.
- Salut, c'est Marty Mauser, de la suite royale.
Je vous ai vue dans le hall hier.
- D'accord... - Ouais, et on s'est regardés.
J'étais en pleine entrevue.
Euh... ça ne me dit rien.
- En tout cas, je suis un grand admirateur.
- C'est noté. Vous avez besoin de quelque chose?
- Peut-être. Je viens de commander
tout le menu du service d'étage,
et je ne pourrai jamais manger ça tout seul.
Vous voulez que je monte à votre chambre?
- Hum-hum. Ouais.
- Je devrais peut-être envoyer mon mari à ma place.
- Super. Il a qu'à monter et je vais descendre vous rejoindre.
- D'accord, génial. Merci, au revoir. - Wô, wô, je veux vous parler encore.
Et pourquoi?
- Parce que j'ai jamais parlé à une vedette de cinéma.
Bien, j'espère que l'expérience a été à la hauteur de vos attentes.
- Vous savez, je suis aussi un genre d'artiste. - Oui?
Quoi, vous ne me croyez pas?
Je...
Vous vous... quoi?
- Vous êtes un artiste? - Ouais, en quelque sorte.
- Vous avez le Daily Mail près de vous? - Euh... oui, je l'ai devant moi.
- Alors ouvrez-le à la page 12.
Euh... la page 12.
Qu'est-ce que je cherche, exactement?
Regardez au centre de la page.
- C'est vous ça? - C'est moi, « L'Élu ».
- Belle photo, non? - Le ping-pong?
- Je joue au tennis de table, je participe à l'Open d'Angleterre.
- Quel âge avez-vous? - J'ai 23 ans.
- 23 ans. - Ouais.
- Je parie que vous ne connaissez
- aucun des films que j'ai faits. - Pourquoi vous dites ça?
- Parce que j'ai arrêté de jouer avant votre naissance.
- C'est vrai? Très intéressant. - Hum-hum.
- Kay. - Pourquoi vous avez arrêté?
- As-tu pris mon rasoir pour te raser les jambes?
Il est foutu, je me suis coupé.
- Non. - Qui c'est? Votre mari?
- Hum-hum. - J'imagine qu'un inconnu est venu se raser--
Je suis au téléphone.
- Avec qui? - Debbie.
- Debbie. - Debbie?
- Dis-lui de se trouver une vie.
- Il est parti? - Hum-hum.
- Bien. Alors, pourquoi avez-vous arrêté d'être actrice?
- Il faut vraiment que j'y aille, d'accord?
- Ça vous manque? Venez me voir jouer au Wembley demain.
Euh, je ne peux pas.
- Allez, vous allez me voir détrôner le meilleur joueur du monde.
- J'ai déjà un engagement. - Ouais, qu'est-ce que c'est?
Si vous voulez tout savoir,
je dois assister à un événement promotionnel pour mon mari.
- Je vois. - Pour promouvoir quoi?
Des stylos.
- Des stylos? Vous êtes sérieuse?
- Très sérieuse. - Des stylos pour écrire?
- Oui. - C'est un vendeur de stylos?
Comment avez-vous fait pour vous payer cette suite?
- C'est le propriétaire des Stylos Rockwell.
- Ouais, d'accord. Bon. - Oui.
- Je connais ça. - Oui, probablement.
- Alors... c'est quoi, l'événement?
Il a engagé Agatha Christie
pour une séance d'autographes au Hatchards.
- Ç'a l'air ennuyant. - Au revoir.
Pour l'amour du ciel.
- Qu'est-ce qu'il y a? - Attendez, ne raccrochez pas.
J'ai une question. Votre chambre fait face à la rue ou à la cour?
- Je n'en ai aucune idée. - Répondez à la question.
- Vous voyez la rue ou la cour? - Euh, je vois la cour.
- OK. Approchez-vous de la fenêtre. À quel étage êtes-vous?
- Je suis au troisième étage, je crois.
- Troisième étage. Parfait. Regardez par la fenêtre.
Vous voyez la fenêtre ouverte,
où y a un bol de fruits sur la table? Vous la voyez?
Oui.
Voilà ce qui va se passer.
Je vais faire apparaître une pomme dans le bol.
Si je réussis, vous allez renoncer à votre engagement--
- Non, non, non. - ...et venir me voir.
- Je n'ai pas dit que j'acceptais quoi que ce soit.
- OK, vous n'êtes pas obligée, mais je le fais quand même.
Vous êtes prête? Un... deux... trois.
Y aura un billet pour vous à la billetterie.
Point pour Mauser.
Mauser mène 17 à 5.
DEMI-FINALES
Point pour Mauser.
Mauser mène.
Point pour Mauser.
Point pour Mauser.
C'est 20 à 5.
Kletzki traîne derrière Mauser, qui mène deux parties à zéro.
Balle de jeu et de match, Mauser.
- Amusons-nous un peu, d'accord?
- C'est bon. - Allez, éclate-toi.
Compris.
Le service passe à Kletzki.
Bravo!
Point à Kletzki.
Très bien, messieurs. Merci pour le spectacle.
Service à Kletzki. Kletzki au service, 6 à 20.
Mauser en tête avec une victoire de deux matchs à zéro.
Encore un point de match pour M. Mauser.
À vous de servir, Kletzki.
Point à Mauser!
Mauser remporte la partie 21 à 6.
Victoire de trois parties à zéro.
Mauser passera en finale où il affrontera Koto Endo, du Japon.
- Prends ce que tu veux, regarde même pas les prix, d'accord?
- Toi, qu'est-ce que tu prends? - Je vais prendre le boeuf Wellington
et l'assiette de dégustation de caviar, parce que ce sont les trucs les plus chers.
Écoute, si tu veux bien,
j'aimerais qu'on reparle des Globetrotters.
- Encore les Harlem Globetrotters?
- Ouais. - Je te l'ai dit, ça m'intéresse pas.
- Pourquoi? - Parce que j'en ai pas envie!
- C'est très bien payé. Et on voyagerait partout dans le monde. T'as déjà vu Venise?
- J'ai pas envie de faire des spectacles de la mi-temps pendant que les gens vont aux toilettes.
- Barcelone. - Je vaux mieux que ça.
- Ces gars-là sont traités comme des rois. - Où est le serveur?
- Excusez-moi? - Je connais des gens qui l'ont fait.
Excusez-moi!
- C'est une occasion en or! On ne peut pas la manquer!
Marty.
- Oui, je peux vous aider, monsieur?
- On commande avec vous? - Bien sûr, monsieur.
- Je vais chercher votre serveur. - Bien. Euh attendez.
Oui?
- Euh, je vais payer la facture des Rockwell aussi, facturez-la à ma chambre.
La suite royale. Marty Mauser. Assurez-vous qu'ils sachent que c'est moi.
- Comptez sur moi, monsieur. - Dites-leur qu'ils ne peuvent pas refuser.
- Entendu. - Marty Mauser, la suite royale.
- C'est noté. - Allez leur dire.
J'y vais.
- OK. Regarde-moi, ne les regarde pas.
- C'est qui, Rockwell? - Un crétin.
Maintenant, regarde-les, mais sois subtil.
Qu'est-ce qu'il fait?
- Il nous regarde. - C'est vrai?
OK, continue de me parler normalement.
- J'aimerais que tu reconsidères mon offre.
Marty, j'ai envie de vivre ça avec toi.
- Pourquoi es-tu obsédé par les Harlem Globetrotters?
Ce qu'ils font est une grande tristesse, d'accord?
Des athlètes parmi les meilleurs du monde
qui sont réduits à jouer les clowns de cirque.
Qu'est-ce qu'il fait, là?
- Il s'est levé et il vient vers nous.
- C'est vrai? Reste naturel. Agis normalement.
D'accord.
- Excusez-moi. Est-ce qu'on se connaît?
Hum. Je ne crois pas, non.
- Et vous voulez payer le repas pour toute ma table ce soir?
- Ouais, ça vous convient? - Pourquoi?
- Comment, pourquoi? Il me faut une raison?
- Laissez-moi reformuler: qu'est-ce que vous voulez?
Non, je ne veux rien,
c'est juste ma façon de vous dire merci.
- Merci? - Ouais.
- Vous me remerciez pourquoi, au juste?
Pour vos produits.
Que serait le monde sans stylos, quand on y pense?
- Vous savez, j'ai plusieurs talents,
mais celui dont je suis le plus fier,
c'est ma capacité à sentir les frimeurs à des kilomètres.
- Non. Je suis entièrement sincère, je vous jure.
- D'où est-ce que vous venez? - De New York, et vous?
- De New York également. Vous faites quoi dans la vie?
- Je suis un athlète professionnel.
- C'est vrai? Quel sport? - Le tennis de table.
- Le tennis de table. C'est un sport?
- Oui, évidemment. Je suis ici pour l'Open d'Angleterre.
Même que je vais jouer au Wembley demain
dans une salle comble pour la finale contre le Japon.
- Je vais représenter les États-Unis. - Le Japon?
- Hum-hum. - Le Japon a une équipe ici?
- C'est ce que je viens de dire, oui. - Comment ils ont passé la frontière?
- Le tennis de table est un sport en plein essor en Asie.
C'est très populaire là-bas.
Vous savez comment ils appellent leur poigne?
La façon dont ils tiennent leur raquette?
- Non. - La prise porte-plume.
- Et alors? - Servez-vous de ça.
- Dans quel but? - Pour de la pub, je sais pas,
c'est vous l'homme d'affaires, non?
Je suis impoli. Voici mon associé, Béla Kletzki.
- Ravi de vous rencontrer. - Je présume que...
vous jouez aussi au tennis de table?
- Oui, en effet. J'ai même été le champion du monde de 35 à 39.
- Ouais, dans le temps, mais je l'ai battu aujourd'hui.
- Il m'a battu, mais faut dire qu'il est plus jeune que moi.
- J'ai aussi beaucoup plus de talent que lui.
- Je n'ai pas pu m'empêcher de voir votre tatouage.
Vous étiez dans un des camps?
- À Aushwitz-Birkenau, oui. Pourquoi cette question?
- Mon fils a été tué en vous libérant.
Mes sincères condoléances.
- Je croyais que t'avaient été libéré par les Soviétiques.
- En effet. - C'était pas les Américains, non?
- Je ne parlais pas de la libération, il était déployé dans le Pacifique Sud.
- Et... qu'est-ce qui lui est arrivé?
- Que voulez-vous dire? Il a été tué.
- Vous trouvez ça drôle? - Seigneur.
Non, c'est juste que... j'ai un rire nerveux parfois.
Si ça peut vous consoler,
je vais lâcher une troisième bombe atomique demain sur eux.
- Ouais, je suis sûr que sa mère sera soulagée de savoir
que vous jouerez au ping-pong en son honneur.
- C'est pas si important, mais je fais ce que je peux.
Hé, raconte-lui... il désamorçait des bombes pour les nazis.
Raconte-lui l'histoire...
Il faut que j'y aille. Toute ma table m'attend.
- Non, non, non, attendez, vous allez adorer l'histoire.
On t'écoute.
- Vous voulez l'entendre? - Pas vraiment, mais allez-y.
- Allez, raconte! - D'accord, je me dépêche.
Quand on m'a envoyé dans mon baraquement,
à mon arrivée au camp,
par chance, un officier là-bas m'a reconnu.
Il m'avait vu jouer en 1935 aux championnats du monde à Prague.
Et ce gars était un vrai fanatique de ping-pong, vous comprenez?
- Vous dites qu'il vous a laissé vivre grâce au ping-pong?
- Ils respectaient mon talent, oui.
Alors, ils m'ont montré comment démanteler des bombes SC.
Vous voyez?
Et chaque matin, ils m'envoyaient dans la forêt
avec les bombes, en marge du camp,
là où je ne pouvais blesser que moi-même en cas d'erreur.
Une fois, j'ai décidé de suivre une abeille.
- Une abeille? - Oui, une abeille.
Je l'ai suivie jusqu'à sa ruche.
J'ai chassé toutes les abeilles.
Ensuite, j'ai ouvert les rayons,
et j'ai étendu du miel partout sur ma poitrine,
sur mes bras, partout où je pouvais.
Pourquoi?
- Parce que plus tard ce soir-là,
j'ai laissé mes camarades lécher le miel
sur mon corps pour se nourrir.
Face.
- Fait chier, merde. - Endo, votre choix?
Service.
Je vais de ce côté.
FINALES
À ma droite, Marty Mauser,
des États-Unis, au deuxième rang.
Il affrontera Koto Endo du Japon, non classé.
Ces messieurs s'affronteront au meilleur de cinq manches
se jouant jusqu'à 21 points.
Chaque partie doit être remportée
par un écart d'au moins deux points.
Bonne chance, messieurs.
MANCHE 1
Silence, s'il vous plaît.
C'est parti!
Point à Endo.
1 à 0.
Allez, les États-Unis!
Vas-y, l'Américain!
Point à Endo.
2 à 0.
Allez, Mauser!
Tu peux y arriver!
Merde.
Point à Endo.
3, 0.
Fait chier, merde.
Point à Endo.
4 à 0.
Point à Endo.
5 à 0.
Le service passe à Mauser.
Point à Mauser.
9 au service contre 19.
MANCHE 2
Point à Mauser.
C'est 10 à 19.
Allez, Marty!
Point à Endo. C'est 20 à 10.
Point de match.
Fais ton service!
Point à Endo.
21 à 10.
Victoire à Endo.
Endo est en tête
Deux parties à 0.
Point à Mauser.
18 à 16.
MANCHE 3
Ouh!
Point à Mauser.
C'est 17 à 18.
Le service passe à Mauser.
Point à Endo.
C'est 17 à 19.
Allez! Vas-y!
Ouais, c'est ça!
Point à Endo.
17 à 20.
Et c'est le point décisif.
Silence, je vous prie.
Silence. S'il vous plaît.
À vous de servir, Mauser.
- Mais c'est n'importe quoi! Non!
Je veux ma revanche avec une raquette standard à palette dure! C'est inacceptable!
Et si moi, j'avais un bras mécanique, ou que j'avais mis de la colle sur la balle,
vous trouveriez ça juste?
Son entraîneur lui parlait tout au long de la partie!
- Mesdames et messieurs, veuillez applaudir...
- C'est inacceptable! Moi, je joue au vrai tennis de table!
- ...le champion de l'Open d'Angleterre de 1952:
le Japonais Koto Endo!
Le Japon remporte le 19e British Table Tennis Open.
Pour la première fois depuis la fin de la guerre du Pacifique,
un athlète japonais triomphe sur la scène mondiale.
Il s'appelle Koto Endo.
Ce concurrent venu du Japon a infligé une humiliation au favori américain,
le battant trois manches d'affilée.
On rapporte que cent mille personnes attendaient son retour à Tokyo.
Pourtant, M. Endo affirme qu'il rentre chez lui non pas en héros, mais en humble artisan.
À l'âge de 16 ans, M. Endo a perdu l'audition lors du grand bombardement de Tokyo.
Privé des distractions sonores, il s'est accordé au rythme du jeu.
Ainsi, tandis que toute la communauté du tennis de table tourne ses yeux vers le Japon,
Tokyo a été choisie pour accueillir le Championnat du Monde cette année.
L'Américain reviendra sûrement, désireux de récupérer sa fierté.
Mais Endo ne foulera pas le terrain seul.
Derrière lui, 84 millions d'âmes se tiennent par la main,
avec la détermination d'une nation renaissante.
Bonjour, monsieur. Est-ce que je peux vous aider?
- Vous avez une table au nom de Milton Rockwell?
- Excusez-moi? - Milton Rockwell, s'il vous plaît!
Rockwell.
- Marty, je tenais à te remercier en personne
de m'avoir fait découvrir le tennis de table.
J'ignorais totalement que c'était aussi populaire en Asie.
- Ouais, ouais. Je sais. - Et en particulier au Japon!
C'est ce que j'essayais de vous dire.
- Alors, j'aimerais l'intégrer à certains événements
promotionnels que nous allons organiser là-bas cet automne.
- Ouais, et à quoi est-ce que vous pensez?
- Je voudrais mettre en scène des matchs publicitaires,
durant la période des Championnats du monde,
- des matchs entre toi et Endo. - Hum?
- Je me suis dit que l'idée te plairait. Alors, je vais te faire une offre.
Je compte te payer 1 000 $.
Tu seras logé à l'hôtel Impérial, à Tokyo.
Et si tu pars de New York, tu auras une place
dans mon avion privé et tu voyageras dans le luxe pour la première fois de ta vie.
- Ouais, on négociera mon tarif plus tard. Mais ce sera avant ou après le tournoi?
- Environ une semaine avant. - Non, après. Pas question que j'affronte ce gars
en public avant le vrai match. Je tiens à ce qu'on garde le suspense du jeu intact.
- D'accord, oublie les détails, je veux savoir si ça t'intéresse d'y participer.
- Oui! Bien sûr. Tout ce qui met mon talent en valeur m'intéresse.
Et vous n'avez pas à vous inquiéter, la prochaine fois, je vais l'écraser.
Ma raquette m'a donné du fil à retordre,
mais je vous assure que je vais gagner ce tournoi.
- Bon, écoute, je veux que tu comprennes bien ce que ça implique.
Ça n'a rien à voir avec de vrais matchs.
Ça n'aura rien d'officiel.
Ce sera strictement promotionnel.
Je veux divertir le public japonais
pour leur vendre encore plus de stylos, d'accord?
Tu vas jouer une série de matchs et tu vas leur en mettre plein la vue.
- Mais tu ne peux pas être meilleur qu'Endo. - Vous voulez que je perde?
- Marty, j'ai quelque chose à te montrer.
C'est le plus grand magazine du Japon.
Tu as fait de Endo un trésor national. Écoute-moi--
- Vous croyez que ça me donne envie de perdre? Au contraire, j'ai envie de gagner.
- Parfois, perdre est une forme de victoire.
- Je t'explique-- - Je suis 100 millions de fois
meilleur qu'Endo. J'ai perdu à cause de ma raquette.
Lui, c'est un joueur médiocre.
- Je m'en fiche, il est pas question de tennis de table. C'est du théâtre!
- Qu'est-ce que t'as à perdre? - Ma réputation.
- Ta réputation? - Ouais, ma réputation!
J'ai pas l'intention de vous laisser salir ma réputation, c'est non.
- Attends, mais t'es pas déjà en train de faire le clown pour amuser les gens?
- Qu'est-ce que ça veut dire ça? Finissez votre phrase.
- Vous insinuez quoi? - Tu es le spectacle de la mi-temps, Marty.
- Celui des Harlem Globetrotters!
Les meilleurs athlètes de la planète!
Depuis janvier, j'ai dû jouer devant 80 000 personnes.
- Ça vous fait rire? - Non.
C'est toi qui me fais rire.
- Vous voulez que je vous dise ce qui me fait rire?
Que vous vouliez à tout prix distraire les gens qui ont tué votre fils.
Ça, ça me fait rire, moi.
Vous m'avez provoqué, je vous ai provoqué.
Maintenant, on est quittes.
- Va-t'en d'ici.
Non.
Vous me devez un repas, avant.
ATHÈNES
TANGER
Regardez par ici!
LE CAIRE
Trois, deux, un. Dites « ouistiti »!
Maurice le phoque!
BRUXELLES
Excuse-moi.
Bonjour.
- S'il te plaît, mange pas dans ma chambre. Ça attire les insectes.
- J'y vais que pour la nettoyer. C'est tout.
Bon bien, t'as pas l'air très content de me voir.
- Ouais, je peux dire la même chose de toi.
- Alors, comme ça, tu comptes t'installer ici?
Quoi, t'es pas d'accord?
- De toute façon, c'est juste pour quelques semaines.
Dis pas n'importe quoi!
Qu'est-ce qui se passe dans quelques semaines?
- Les Championnats du monde. - Et où est-ce que ça va se passer?
- Tokyo. - Tokyo, au Japon?
- Tu me demandes si Tokyo est au Japon?
C'est une question sérieuse, ça?
- Je trouve que t'as très mauvaise mine.
- Ouais, je viens de traverser la moitié de la planète. Alors, oui, je suis fatigué.
Il fallait bien que je gagne de l'argent.
Comment tu crois que je vais aller au Japon?
- Tu sais, à cette heure-ci, tous nos voisins sont partis au travail.
Alors, si j'étais toi j'en profiterais
pour prendre une bonne et longue douche bien chaude.
- Tiens. - Qu'est-ce que c'est?
- Je t'ai rapporté ça. - Hum.
- C'est un vrai fragment de pyramide égyptienne.
On a construit ça.
D'accord.
- Salut, Levi. T'as encore grandi.
- Non, c'est pas vrai. - Oui, c'est vrai.
Je peux vous aider?
- Ouais. Allez, viens avec moi. - Hé! Qu'est-ce que vous faites?
- Non! Qu'est-ce que vous foutez? - Viens. Fais pas d'histoires.
- T'es en état d'arrestation. - Aïe! Non, lâchez-moi!
- Arrête, laisse-toi faire! - Pourquoi vous m'arrêtez?
- Rendez-moi ma trousse! - T'es en état d'arrestation.
- Aïe! Pour quoi? - Vol à main armée.
- Vol à main armée. De quoi vous parlez?
- Si tu continues comme ça, tu vas te blesser!
- Qu'est-ce qui se passe? Murray, où est ma mère? Murray!
- Je lui ai demandé de partir. C'est mieux comme ça.
- Merde, pourquoi t'as fait ça? On vient de me passer les menottes! Aide-moi!
- Sal, écoute, je voudrais parler à Marty en privé.
Sal? Quoi, tu le connais?
- Vas-y, laisse-nous un moment. - D'accord.
- Ferme la porte. - S'il fait le con, t'as juste à crier.
- Qu'est-ce que tu fous, Murray?
L'argent que j'ai pris, souviens-toi, tu me le devais!
- Non, non, non! T'as volé cet argent en pointant une arme.
- Non, tu m'avais promis que... Excuse-moi!
- Non, je t'ai rien... Marty, cet argent c'était le mien.
- Tu m'avais promis de me donner l'argent! Et pourquoi j'inventerais un truc pareil?
- Cet argent, c'était pour aller en Angleterre. - Et qu'est-ce qui s'est passé là-bas?
- Qu'est-ce que tu veux dire par là? - T'as perdu!
- Non, c'est faux! - Bien sûr que oui!
- L'autre joueur a triché! - Tu veux savoir combien de fois
- en plein milieu de la nuit... - Non, arrête tes conneries.
- Ferme-la et écoute-moi! - Me fais pas la morale, t'es pas mon père.
- Tu vas la fermer? Je compte plus les fois où on m'a réveillé
- en pleine nuit pour te sortir du pétrin. - Je t'ai rien demandé.
- Est-ce que je t'ai déjà demandé de m'aider? - Tu me l'as jamais demandé...
- Exactement! - ...mais je l'ai fait. Et maintenant,
- il est temps que tu deviennes un grand garçon. - Un grand garçon?
- Comment tu peux me parler comme ça? - Ouais, bon, écoute.
- Non, c'est pas vrai. - Je peux pas m'occuper de ta mère
- jusqu'à la fin de ma vie. - T'auras pas à le faire.
- Ouais, pourquoi? - Je vais prendre les choses en main.
- Comment? - T'imagines même pas
à quel point ma vie va changer. Elle vivra sur la cinquième avenue
dans un immeuble avec un ascenseur. Et il y aura un garçon d'ascenseur
- qui appuiera pour elle sur les boutons. - Ouais, ouais, c'est ça. Bien sûr, bien sûr.
Écoute, je vais te donner deux choix, d'accord? Je crois que le premier va te plaire.
Tu vas revenir au magasin. Et cette fois, fini les conneries.
Et je ne veux plus entendre parler de ce satané ping-pong!
Je vais te confier beaucoup plus de responsabilités
parce que je suis obligé d'admettre que t'es un vendeur exceptionnel.
- Je vendrais des chaussures à un amputé! Alors, quoi? C'est quoi l'autre choix?
- Je vais porter plainte. - Tu feras pas ça.
- Lloyd va pouvoir témoigner... - Tu feras pas ça.
- Et on te jettera en prison! - Tu ferais ça à ton propre neveu?
- Tu as perdu la tête? - Bien, c'est ce qu'on verra.
- Hé, Sal! Sal! - Tout ça, c'est ta faute.
- Quoi? - Dis-moi, combien il te paye?
- Me payer, de quoi tu parles? - Dis-moi combien il te paye pour me faire peur?
Parce que je suis prêt à te payer le double pour que tu me lèches les bottes.
- Quoi? Tu vas arrêter de me parler comme ça! - Tu pues de la gueule. C'est horrible. Aïe!
- Hé, hé! - Ça suffit, tu viens avec moi.
- Aïe! Il m'a frappé. - S'il te plaît, arrête.
- Murray, il m'a frappé! - Ça suffit, maintenant.
- On a trouvé une solution. Ça va aller.
- On a tout arrangé. - Il va tout me rembourser.
- Grosse brute. - Hé! Il va me rendre l'argent.
- Et tout va rentrer dans l'ordre. - Où t'as eu ça?
- Je l'ai pris dans ta valise. - Mais tu es fou ou quoi?
- C'est pour aller au Japon! - Non, non, non, non!
- C'est mon argent, c'est pour le Japon! - Ça suffit. On y va!
- T'es complètement fou! Tu vas pas me faire ça?
- Emmène-le au poste! Emmène-le qu'on en finisse! - Ça va. J'ai compris!
- Arrête! Ça suffit. J'arrête! S'il vous plaît! - Tu viens avec moi.
- Allez. On y va. - J'arrête!
- C'est bon. Libère-le. Oui, libère-le. - Oui, oui!
- Libère-le. Et maintenant, tu vas t'excuser. - D'accord, excuse-moi. Excuse-moi.
- Retire-lui les menottes.
Alors, voici ce qui va se passer, d'accord?
Ensemble, on va rejoindre ta mère au Garden Café.
On va se payer un bon petit repas.
Et on va oublier toutes ces conneries, d'accord?
- OK. D'accord. - D'accord?
- Je suis désolé. - Non, tu l'es pas.
- Je suis désolé. - Je vais arranger les choses.
- Toi, va t'habiller. Allez, vas-y. Je t'aime. - Moi aussi.
- Votre neveu est un petit merdeux, vous le savez?
- Je sais. - Je sais, je suis désolé.
Et voilà 10 de plus.
- Ouais, bien... - Au Garden Café, hein?
- Vous prenez quoi? - Le pastrami, quoi d'autre?
- Du pastrami... - Et vous alors?
Du rosbif.
- Du rosbif? - Ouais.
Comme un vrai goy!
Hé.
Allez, ouvre. Allez.
- Vas-y. - T'en es sûr?
Merde!
Hé!
Où est-ce que tu vas?
Merde.
Il est sorti par la fenêtre.
- Frankie! - Quoi?
- Il s'enfuit par l'escalier de secours!
- Il est juste là! - Quoi?
Il est en bas!
- Allez! - Nom d'un chien!
- Un petit lapin. - Je dois utiliser le téléphone.
- Allô? - Hé, Wally.
Comment ça va? C'est Marty. Tu travailles, ce soir?
Bien sûr que je travaille ce soir.
- Viens avec ton taxi et apporte tout l'argent que tu peux.
Rejoins-moi à l'hôtel Halsey sur la 28e rue, d'accord?
- Quoi? Tu veux recommencer tes magouilles?
- Ouais, exactement. - Non.
La dernière fois, je me suis fait tabasser. On est allés jusqu'à Staten Island.
Ç'a pas pris 10 minutes pour qu'ils te reconnaissent et tu veux y retourner?
- Cette fois, on va aller dans le New Jersey dans un endroit dont Quinn m'a parlé.
- C'est une très mauvaise idée. - Allez, on le prend.
- Non, maman, je préférerais un tatou.
- Écoutez, je vais quand même vous faire voir le tatou. Allez.
Comme ça, ce sera plus facile de prendre une décision.
Pas de reptiles à la maison.
C'est pas un reptile, c'est un mammifère.
- Parfait. T'es le meilleur. Merci.
On se voit dans une demi-heure là où je t'ai dit.
- D'accord? Je t'aime. - D'accord, au revoir.
- D'accord. Très bien. - Te voilà.
Tu pourrais me faire sortir par-derrière, tu crois? Quoi?
Pourquoi tu me regardes comme ça?
- T'as pas quelque chose à me dire?
Quoi, félicitations?
- Félicitations? - Ouais.
- Tu te moques de moi? - Tu veux que dise quoi?
- Ça fait huit mois que j'essaie de te rejoindre!
- Je sais ce que t'essaies de faire, mais ça marchera pas.
- Qu'est-ce que tu dis? - Il est pas de moi.
- Oui, ce bébé, c'est le tien. - Non, je me suis retiré.
- Y a pas de doute. - Est-ce qu'Ira s'est retiré?
- Qu'est-ce que tu veux que je te réponde? - C'est simple comme question. Oui ou non?
Il s'est retiré quand vous avez couché ensemble? Réponds-moi!
- Tu veux vraiment que je réponde? - Oui! Est-ce qu'il s'est retiré quand tu...
Je suis désolé. Excuse-moi. Excuse-moi.
- Je vais pas bien en ce moment. Je ne sais plus où j'en suis, Rachel.
Tu sais que j'ai perdu à Londres. Hé! Merde.
- Qu'est-ce qui se passe ici?
Son père est mort.
Tu te fous de ma gueule?
- Rachel et moi, on est amis depuis qu'on a huit ans.
- C'est pas à toi que je parle! - Ira, je la connais depuis l'âge de huit ans.
Mon père vient de mourir. Elle me consolait, c'est tout.
- Mon chéri, tout va bien. - Tais-toi!
- Non, me touche pas! - C'est comme ça que tu parles à ta femme?
- Ouais! C'est comme ça que je lui parle! - D'accord.
- Quoi? Non, non, non! Allez, vas-y, continue! Continue!
Marty, arrête.
- Je vais t'arracher ton foutu monosourcil!
- Ira, ça suffit. - Quoi, tu vas me taper dessus?
Comme un animal?
Ira.
Ira! Attends, reviens! Où est-ce que tu vas?
- Je vais chercher la police, voilà ce que je fais.
- La police? - Merde!
- Il faut que je sorte de là. - Pourquoi tu crains la police?
- Venez, il se cache au fond du magasin! - Y a un moyen de sortir par-derrière? Aide-moi!
- Allez, Rachel, Rachel, aide-moi s'il te plaît. - Par là. Passe par là. Il y a une sortie au fond.
- D'accord. Merci. Je te le dirai plus tard. - Pourquoi? Qu'est-ce qui s'est passé?
Je te le dirai plus tard!
Hé!
Vous auriez pas vu un garçon blanc avec des lunettes?
Personne l'a vu?
Vous comprenez rien, hein?
- Veuillez insérer une autre pièce si vous désirez poursuivre la conversation.
- Une pièce? La ligne va couper!
- Vous avez une pièce? - Non.
- Maman, je te mens pas. Je te promets que ce sera la dernière fois!
- Est-ce que j'hallucine ou est-ce que c'est bien ce satané Mouse?
- Hé, Wally. T'es venu. Merci. - Ça va, frérot?
- Merci, mon vieux. Tu me sauves la vie. - T'empestes le poisson, Marty.
- Je sais. C'est pour ça qu'on va prendre une chambre. Il faut que je prenne une douche.
- On peut avoir une chambre, s'il vous plaît? - Ça va être 4 $.
- Vous aviez dit 3 $! - C'était pour l'autre chambre. Celle-là, c'est 4.
- Pourquoi c'est un dollar de plus? - Parce que c'est la dernière chambre.
- Prête-les-moi. Je te les rendrai. Promis. - Comme tu veux, mais on a que 10 $ pour jouer.
- T'as apporté seulement 10 $? - Tu m'as donné une heure!
- C'est tout ce que j'ai trouvé. - Où tu veux qu'on gagne avec 10 $?
- J'ai des enfants! - Y a rien de moins cher? Pas besoin de luxe
- J'ai une chambre au cinquième, mais la douche est hors service.
- OK, c'est combien? - 2,50.
- Donne-moi 3 $. - T'as intérêt à me les rendre.
- Ouais, bien sûr. - T'as de la chance que je t'aime.
- Jimmy. - Je le déduirai de tes gains.
- Donne-moi ma clé. - C'est quoi cette odeur?
- C'est pas vrai! Merde. - C'est quoi cette odeur?
- Il a eu un petit accident. - Je dirai plutôt un énorme accident.
- Qu'est-ce que ça pue! - Ça sent la merde!
- Merde! - Jimmy, c'est toi qui pues la merde.
- C'est ton haleine ou celle du chien? - Je peux avoir la clé, s'il vous plaît.
- Je veux pas de ce chien dans mon ascenseur. Prends les escaliers.
- Tu te fous de moi, ou quoi? - Va laver ton chien!
- Bye, Jimmy. - Il est gros comment, Marty?
- Très gros. Énorme. - Elle va bientôt accoucher, alors?
- Je sais pas quand elle va accoucher, mais je sais qu'il est pas de moi.
Elle a un plan. Je la connais bien. Son mariage est pourri. Et elle a une vie misérable.
Elle essaie de me coller ça sur le dos.
Elle veut me mettre le grappin dessus depuis qu'on a huit ans.
Un minable comme toi?
- Ouais. - Ouais, elle est vraiment folle.
- C'est biologiquement impossible que cet enfant soit de moi. D'accord?
- Donc, tu mets des préservatifs? - Non, j'en ai pas besoin.
- C'est parce que tu tires des balles à blanc. - T'as entendu parler de la continence, Wally?
Non? Chaque fois que je dois aller pisser, je me retiens.
Je contracte mes muscles et je compte jusqu'à 10 dans ma tête.
- Voilà comment on s'entraîne. - C'est comme ça qu'on attrape
- une fichue infection urinaire. - Qu'est-ce que tu fais? C'est mon courrier.
Ça va pas, non?
- Tu vas devoir acheter des paquets de couches.
- Non. - Et te reprendre en main.
Je suis pas le père.
- Yo, Marty! - Quoi?
- C'est quoi le Ritz? - Pourquoi?
- La Fédération internationale de tennis de table
t'a envoyé une amende de 1 500 $.
- Quoi? - Et ils ont...
Ils ont... ils ont banni ton petit cul maigrichon!
- Est-ce que ça va?
À l'aide!
J'ai le bras coincé sous cette fichue baignoire!
C'est pas vrai!
Aide-moi, toi. Viens m'aider.
Mon bras! Mon chien!
Mon chien est en train de se noyer.
Plus vite! Viens m'aider!
- OK, je vais la soulever. Je vais compter jusqu'à trois.
- Un... - Allez, vas-y!
Deux, trois.
Enlevez votre bras!
Merde, votre bras!
Reculez la tête. Non, non, ne regardez pas.
Il faut que je fasse un garrot.
Allez, donnez-moi votre bras.
- Qu'est-ce que vous faites? - Donnez-moi votre bras.
Où est mon chien?
- Vous en faites pas pour lui. - Mon chien. Moses.
- Ça va aller. Wally, appelle une ambulance!
- Tu vas bien? - Non!
- Où sont mes lunettes? - Je veux dire, t'es blessé?
Tu viens de traverser le plancher.
- Quel hôtel de merde. Je vais me faire rembourser.
Te faire rembourser?
Marty, y faut qu'on dégage d'ici.
- C'est juste 2,50 $. - Je veux plus que 2,50!
T'as vu ce qui est arrivé?
Attends ici. J'y vais.
- Tu reviens quand? - Dans 10 secondes.
Mes chaussures, mes vêtements!
Tout est complètement trempé!
- C'est une vraie pagaille, là-dedans. - Arrêtez, ça fait mal!
- Tu peux lui dire de la fermer? - Tu veux changer de place?
- Toi! - Hé.
- Je t'avais dit de pas utiliser cette fichue douche!
- Non, c'est pas vrai. C'est toi qui m'as loué cette chambre.
J'aurais pu me briser le cou en tombant de là-haut!
- Ça pourrait encore arriver si tu continues. - T'es en train de me menacer?
- Ouais, parfaitement. - Sérieusement, tu me menaces?
- Le sous-sol est fermé à clé! - Où est passée cette fichue clé?
- Écoute-moi! Je veux que tu me rembourses la chambre.
Et aussi que tu paies pour toutes mes affaires.
- Il est pas question que je te rembourse quoi que ce soit.
- Je veux 7,50 $! - Rien du tout.
- Le blessé, c'est ici? - Oui, entrez, venez par ici.
- Il est là. C'est son bras. Il a perdu beaucoup de sang.
- Qu'est-ce qui s'est passé?
- Il a reçu une baignoire. - Une baignoire?
- Ouais, elle est tombée et elle lui a écrasé le bras.
- Je vous en prie, aidez-moi. Jimmy. Je veux que tu t'occupes de mon chien.
- Je manque de personnel. - Emmène-le chez le vétérinaire.
- J'ai personne sous la main, désolé. - C'est comme ma famille.
- Écoute. Donne-moi 2,50 $ et on oublie les 7,50 $.
- Je peux rien faire pour toi. Reviens voir le patron demain.
Hé, petit.
- Je pars pas d'ici tant que tu m'auras pas donné quelque chose!
- Petit, écoute! - Quoi?
- Emmène le chien chez le vétérinaire. - Je dois aller travailler.
- Dépose-le, c'est tout ce que je demande. Aide-moi et je vais te payer le double
- de ce que tu gagnes. - Non, je peux pas y aller. Je peux pas y aller.
- Je vais te donner le triple! - Doucement. Calmez-vous.
- D'accord. - OK, il y a un sac là-bas.
Tu vois le sac sur la chaise? Ouais, ce sac-là. Vas-y. Ouvre-le.
- Il va falloir que je vous fasse un nouveau garrot.
- Je vais d'abord enlever celui que vous avez. - Prends 50 $ pour toi.
Et un autre 50 pour le vétérinaire. Il est au coin de la 13e rue et de la première avenue.
Dis-lui bien que j'irai le voir dès que je pourrai, OK?
Tu vas donner de l'argent à ce petit con?
C'est sa faute si la baignoire t'est tombée dessus!
- Je lui avais dit de pas l'utiliser. - T'es un bon petit gars.
- Prenez une profonde respiration, on y va.
T'es un bon petit gars.
- On peut encore faire demi-tour pour aller chez le vétérinaire.
Non. Non.
- 50 $, c'est bien assez. - Tu sais ce qui est mieux?
- 100 $! Avec ça, on pourra tout rafler. - 100 $? Qu'est-ce que vous êtes cupides,
- vous les Juifs. - C'est une amende de 1 500 $.
Tu l'as vue de tes yeux. Va falloir qu'on fasse ça tous les soirs pendant deux semaines
- « On »? Non, non, non. Je vais pas arrêter de travailler pendant deux semaines
- parce que t'as fait le con. - Prends ça, le chien.
Ouais, c'est bien. Bon garçon.
- Hé, desserre un peu le collier de ce pauvre chien.
On croirait entendre un vieux radiateur.
On va d'abord aller jouer,
puis on le laissera chez le vétérinaire à notre retour.
- Attends, Marty. J'ai des courses de prévues, moi.
Moses.
- Salut, ça va? - Je peux vous aider?
- Ouais, je voudrais jouer. - D'accord.
J'ai rien avant une demi-heure ou 40 minutes.
- D'accord. - Ça vous va?
- Ouais. - Vous voulez des chaussures?
Ouais, plus tard.
Je vous encourage à rester des nôtres
pour la prochaine heure,
car nous avons une surprise pour vous.
Nous allons faire un tournoi amical...
J'ai gagné.
C'est fini. T'es vraiment nul.
Donne-moi l'argent. C'est qui le prochain?
- Je peux jouer? Hé! Je peux jouer?
1 $ la partie.
- Comment tu t'appelles? - Seth.
On va s'échauffer avant de commencer?
- Nan. Tu mises ou tu la fermes. Je joue pas pour rien.
D'accord, mais j'ai jamais vu ça.
- Je garde l'argent. - Tu gardes l'argent? Pourquoi?
- Je peux te faire confiance? - Tu peux me faire confiance.
- Seth contre Roger pour 1 $, c'est parti.
Je sers.
- Qu'est-ce que tu fais? Je regardais pas.
1, 0.
Je regardais même pas!
- Hé, t'as pas le droit de faire ça. La balle doit toucher l'autre côté.
T'as pas le droit de l'arrêter avec ta raquette.
- Le point est pour moi. - De quoi tu parles?
- Tu dois laisser la balle rebondir sur la table. - C'est ridicule.
- Tu triches. - Moi, je triche?
- Ouais, parce que tu ne respectes pas les règles. Ça s'appelle tricher.
- D'accord. Prends le point. - Merci. Donne-moi la balle.
- Tu y étais presque. - Bien joué. Bravo.
- Non, non, non, non. - Non, prends-le.
- J'aurais dû te donner 5 points d'avance.
- Écoute, t'as déjà eu une dure journée. Garde-le.
- Merci, mon frère. - De rien.
- Bon match. - Tu viens, Adam?
C'est ton tour.
- Pourquoi t'as le nez en sang? - Une course qui a mal tourné.
- Une course, comment ça? Il s'est passé quoi?
- Je suis chauffeur de taxi. Je viens de Manhattan.
- De Manhattan? - Ouais.
- Ça doit faire cher, la course, depuis Manhattan.
- Ouais. - 20, 25 $ la course.
Les gros clients laissent 5 $ de pourboire.
Et... j'ai emmené le gars où il voulait,
et il a commencé à m'étrangler et il m'a donné un coup derrière la tête.
- Non. - Et ensuite, il a pris mon argent
- et il s'est tiré. - Les gens sont pas croyables.
J'ai rattrapé ce salaud, et t'aurais vu ça...
...je lui ai mis une raclée dont il va se souvenir.
Et je lui ai pris tout ce qu'il avait.
- T'as pris tout ce qu'il avait? - Ouais! Ouais!
J'ai pris tout l'argent qu'il avait sur lui.
- T'as ajouté ça à ta paye? À ce gros paquet de billets?
C'est une question de principe.
- Ouais, je comprends. Mais je garderais ça pour moi.
Je m'en vanterais pas trop si j'étais à ta place, surtout pas ici.
Tout le monde est pas aussi gentil que Christian.
Le point est à moi.
- Hé, tu connais cet abruti, là-bas?
Non, je sais pas qui c'est.
- C'est illégal, t'as pas le droit de servir comme ça!
- Comment ça, illégal? Je sers comme ça depuis des années.
- Hé! Roger. Roger. Hé - Encore une minute.
- Tu viens, notre allée est prête. - Hé, j'ai pas fini, ça peut attendre.
- Non, parce qu'ils vont la donner à quelqu'un d'autre.
- Je suis en train de jouer. - J'ai attendu toute la soirée
- pour jouer aux quilles. - Laisse-moi tranquille.
- On y va! Roger! - Un point pour moi.
- Regarde ce que tu me fais faire. Je dois y aller.
- Quoi, tu te moques de moi? - Rends-moi mon dollar, Boyd.
- On est au milieu d'une partie! Si tu abandonnes, tu vas me rendre mon argent.
- Non, arrête. - Laisse-moi tranquille!
- Ça se fait pas, d'accord? Tu vas le remplacer. - J'ai plus rien.
Je lui ai donné tout ce qui me restait.
- OK, je vais jouer. - Wô, wô.
Wow. Les gars comme toi jouent au ping-pong, je savais pas.
- Allez, sors ton argent. T'as 1 $? - Va te faire foutre. Je mise 5 $.
Tu peux pas avoir 5 $.
Wow. À qui tu les as volés?
- Si tu sortais ton argent au lieu d'ouvrir ta gueule?
- Et si je sors ma queue et que je la mets dans ta grande gueule?
- Hé, toi, en rouge. Wally contre ce con, dont je sais pas le nom.
- Note pas mes points, bébé. Je reviens tout de suite.
- Où est-ce que tu vas?
J'ai pas l'intention de les noter!
- Qu'est-ce qui se passe?
- Le garçon de couleur va perdre tout son argent. - Cet abruti est en train de le saigner.
- Merde! - Point de match.
Allez, concentre-toi, Wally.
Ouais, c'est ça!
- Hé, non! Elle a touché le bord de la table!
- Je sais que vous l'avez vue! - Elle a pas touché le bord.
- Il ment! - Elle a pas touché.
- Allez, donne-moi mon argent. - Qu'est-ce que tu fous?
- Je veux mon argent. - C'est des conner...
Merde. Hé, hé donne-moi 5 $ pour payer l'essence.
- Non. T'avais qu'à pas miser tout ton argent.
- Comment je vais rentrer chez moi? - En marchant.
- Allez, donne-lui 5 $. - Non.
- T'as été un vrai con toute la soirée. Sois pas radin.
- Donne-lui 5 $. - C'est n'importe quoi!
- Donne-moi mon argent! - Va chier!
- Donne-moi l'argent. Donne-moi l'argent.
Va chier.
- Rends-lui ses 5 $. - J'ai pas envie.
- Comment tu veux que je rentre chez moi? - C'est ce qui arrive quand on fait le con.
- On l'entend moins ta grande gueule, hein? - Merde!
- Roger, fais quelque chose. Où est Roger? - Ouais, je suis là.
- Récupère son argent pour qu'il puisse payer son essence.
Tu vas jouer contre Roger, d'accord?
- Allez, vas-y! - Allez, viens jouer contre moi.
- Toi? Non, je peux pas. T'es trop bon. - Je te donne 4 points d'avance.
Je suis pour 40 $.
40 $? J'ai pas 40 $.
- C'est à prendre ou à laisser. Décide-toi. 40 $.
Allez, qui a de l'argent? Qui a de l'argent?
- Allez, c'est pour l'équipe de Wally.
Allez. Soyez généreux!
On va lui payer son essence pour qu'il rentre chez lui.
On va aider Wally à rentrer chez lui.
Merci, merci.
- Je parie que tu vas perdre. - Combien?
- 5 $. - Quoi, t'as pas plus que ça?
10 sur Roger.
- Voilà 10 $. - Dix.
Whou! Ça fait beaucoup d'argent.
Merci. Merci beaucoup.
Ouais!
- 76, 77, 78... - Ouais, on les a bien eus!
Maintenant, on est riches!
- 182, 183... - Mouse est de retour, bébé!
- Ouais! - ...186, 187.
Ouais, ça c'est le passage que je préfère!
- Mais qu'est-ce que tu fous? T'as perdu la tête?
Merde!
C'est fermé.
- On continue jusqu'au prochain village.
- Le prochain est à au moins 20 minutes d'ici!
- 395... - T'es un bon toutou, toi, hein?
Oui, un bon toutou. Allez, viens par ici.
401, 402, 403...
T'as vu, il respire beaucoup mieux.
Peut-être qu'on n'aura pas à payer le vétérinaire.
- ...407, 408. 408. Ça fait 204 chacun.
On fait 50-50. Ha. C'est une sacrée somme.
- Hé, Wally, si tu me donnes tout l'argent maintenant,
je pourrai te donner 10 fois plus quand je reviendrai--
- Non, non. Arrête ça, Mouse. - Pourquoi arrête?
- Je vais pas te laisser m'arnaquer comme tu le fais avec tous les autres.
- J'essaie pas de t'arnaquer! T'as vu l'amende. - Mouse.
- Tu l'as vue. Je vais revenir avec dix fois plus que ça.
- Je vais pouvoir te payer une licence. - Mouse, j'en veux pas de ta foutue licence!
Arrête de faire des histoires!
Hé, regardez qui est là!
- Hé, c'est eux, bande d'enculés! - Ils ont pris tout l'argent!
- Marty, on s'en va. Monte! - Je m'en occupe.
- Je vais aller leur parler. - Monte dans la voiture!
- Vous allez nous payer ça! - Vous allez le payer.
Allez!
- Alors, quoi de neuf? Ça va, les gars?
- On veut notre argent! - Attends, je--
Je suis en train de faire le plein.
- Arrête tes conneries! Vous nous avez roulés!
Hé, hé!
T'es ce crétin de Marty Mauser!
Je sais pas c'est qui!
- Hé, Roger! Hé! Arrête!
- T'es son chauffeur, c'est ça? - On se calme!
- Pourquoi est-ce que je sortirais de la voiture? - Sors tout de suite de là, le nègre!
- Allez, sors de là! - Vous êtes des malades.
Y a rien pour vous dans cette foutue voiture!
Donne-nous l'argent!
Marty, monte dans la voiture!
Allez!
Go, go, go, go!
- Allez, ils sont complètement fous!
Wally, Wally, Wally! Le poteau!
Wally, le chien! Le chien, Wally!
- On s'en fout du chien! - Il faut aller le chercher!
- Rien à foutre du chien! Tu me fais chier, Marty!
- Non. Le chien! Merde! - T'as vu l'état de la voiture?
Ils vont déduire les réparations de ma paye!
Peut-être même que je vais perdre mon travail!
C'est tout ce que j'ai!
Il faut que je fasse vivre ma famille!
J'ai des responsabilités!
- Mais moi aussi, j'ai des responsabilités! - Non, t'en as pas!
Merci beaucoup. Merci.
Je vais arranger ça, tu verras. Sois pas fâché, d'accord?
Je vais t'acheter un nouveau taxi.
D'accord? T'en fais pas pour ça, Wally.
- Je t'aime. - Ferme la portière.
- Salut, Marty. - Hé, ça va?
- Hé, Ted! - Hé, Marty!
Ça fait longtemps, comment ça va?
- Lawrence est là? - Désolé pour ton père.
- Ça va. Lawrence est là? - Euh, ouais. Je l'ai vu.
- Il est là, quelque part. - D'accord. Merci.
Heureux de te voir, Marty
- Regarde qui est là. - Comment ça va?
- Marty! - Content de te voir.
Comment tu vas?
- Je peux dormir dans la réserve, ce soir, s'il te plaît?
- Écoute, y a une fille derrière. D'accord?
Elle est enceinte et elle a l'air bouleversée.
- Merde. D'accord. - Je vois.
Euh, je vais aller lui parler, mais s'il te plaît,
pars pas sans venir me voir, d'accord?
- Compte sur moi, Marty. - D'accord. Content de te voir!
D'accord.
- Hé. Qu'est-ce que tu fais là?
- Je veux pas te déranger. Je sais que t'es très occupé.
- Qu'est-ce qui t'es arrivé au visage?
- J'avais nulle part où aller. - Laisse-moi voir.
- Il s'est mis à, tu sais, il s'est mis à hurler.
Il était furieux et il m'a arraché mes vêtements.
- C'est lui qui t'a fait ça? - Il m'a fait très peur, j'étais terrorisée.
Je savais vraiment pas où aller.
T'es pas fâché, hein?
Rachel?
- Non, c'est pas Rachel. C'est Marty. Ouvre-moi.
Ouais. Attends.
Qu'est-ce que tu...
Tu devrais avoir honte!
- Hé, salut, Dion. Ça va, mon vieux?
Merci de m'avoir répondu. Je te présente ma soeur Rachel.
Rachel, voici mon ami et mon associé Dion.
- Salut. - Salut.
- Sa maison est inondée. Elle a besoin d'un endroit pour dormir cette nuit, ça te va?
- Je sais pas, mon vieux--
- Je comprends, mais je veux pas qu'elle soit exposée à la moisissure et tout ça.
Mon vieux, regarde-la, elle est enceinte de huit mois.
Je sais pas.
On parle de mon neveu, là.
- Je suis pas censé recevoir des gens.
- Tu vois, elle... elle a des ennuis à la maison
et je veux pas qu'elle y retourne.
- Je t'en prie. - C'est bon, entrez.
Vous pouvez dormir ici, mais vous devez être partis
quand mes parents vont entrer demain.
- Pas de problème. On devrait profiter du temps qu'on a
pour consolider notre plan d'affaires.
Quand ton père reviendra, il verra comme on est sérieux.
Il n'est pas très content.
Ça fait huit mois qu'on a l'inventaire sur les bras.
T'en fais pas, je vais bientôt gagner le championnat,
- ça va tout arranger. - Les balles sont ici.
- Oui? Où ça? - Dans la boîte du haut.
Merci.
- Wow! Elles sont orangées! - Ouais.
Comment t'as fait ça?
- J'ai appelé quelqu'un chez Halex.
Ils ont accepté de colorer la pellicule.
- Mais, comment? - L'argent, bébé.
Mon père et moi, on croit en toi.
On a investi en toi. C'est pour ça qu'il est en colère.
Regarde ça, Rachel.
- Attends, t'as pas vu l'emballage.
- « Marty Suprême. La balle officielle du championnat de tennis de table de Marty Mauser.
Conception professionnelle. Sphères orangées. »
Sphères orangées? T'as trouvé ça?
- Ouais. Pas mal, hein?
- « Pas mal »? Dion, c'est incroyable!
- Je suis sans mots. - Je l'ai dessiné moi-même.
- T'as dessiné ça? - Ouais.
- C'est inspiré! - Merci, c'est gentil.
- Je pense que tu sais pas de quoi t'es capable.
- Regarde ça! - C'est gentil.
Wow.
C'est très joli.
- C'est ta chambre? - Non, c'est celle de mon frère.
- T'as un frère? Je savais pas que t'avais un frère.
- J'ai un frère cadet, il n'habite plus ici.
- Alors cette chambre est libre? - Euh, ouais.
- Je vais aider ma soeur à s'installer
- et je te rejoins dans cinq minutes, OK? - Ouais. D'accord.
Tu m'impressionnes, mon ami.
- Merci. - Sérieusement.
Il est incroyable.
Attends, je vais te faire de la place sur le lit.
Alors, tu vas ressortir, c'est ça?
- Ouais, il faut que je trouve un plan pour demain.
- Ouais? - Un plan pour quoi?
- Bien... il faut que je réfléchisse.
Comment ça?
- Y a un gars riche qui veut me donner un contrat.
Je... je pense que je vais le rappeler.
- C'est vrai? - Ouais.
Pour faire quoi? Quel contrat?
- On s'en fiche, tant que je vais au Japon.
- Pour le championnat? - Ouais.
Wow.
Tout s'écroule dans ma vie,
mais je vais trouver une solution.
- Si t'as besoin d'aide, t'as qu'à le demander.
- Non, ça va. - Je peux faire quelque chose?
- Non, ça va aller. Est-ce que t'as faim?
- Non. - T'es sûre?
Je vais être dans la pièce d'à côté, d'accord?
Dion, j'ai jamais vu des balles comme celles-là!
- Je te l'ai dit, mon vieux! - Il faut qu'on discute de plein de trucs!
C'est la plus belle chose qui me soit arrivée en huit mois!
- Incroyable! Avec Halex en plus? - Je sais!
- J'y croyais pas non plus au début, je te jure! - Comment t'as fait?
Stylos Rockwell bonjour.
- Bonjour, je peux parler à Milton Rockwell, s'il vous plaît?
- Il est absent pour le moment, je peux prendre un message?
Il sera de retour vers quelle heure?
- Il travaille à l'extérieur aujourd'hui. - Vous voulez laisser un message?
- Merci 1 000 fois. - C'est chaud.
- Merci. Tu peux en faire pour ma soeur? Elle va avoir vraiment faim en se réveillant.
- Allô? - Ouais, ouais.
- Euh, oui, où est-il, exactement?
- Désolée, je ne peux pas divulguer cette information.
- Vous voulez laisser un message ou non? - Hum... ouais.
Pourriez-vous lui transmettre, euh, mes... mes excuses?
J'avais rendez-vous avec lui pour le petit-déjeuner aujourd'hui.
Ça ne me dit rien.
J'étais dans le bataillon de son fils?
Excusez-moi,
je ne suis pas au courant de ce rendez-vous.
J'ai des effets personnels de son fils
que je devais lui remettre aujourd'hui, comme des lettres et des souvenirs,
mais je me suis réveillé en retard et je m'apprête à quitter la ville,
alors je lui enverrai par la poste, si c'est plus simple.
Non, non, non, non, non.
- Non? D'accord. - Euh, je...
je vous conseille d'appeler au Théâtre Morosco
si vous voulez le voir tout de suite.
Le Théâtre Morosco.
Tu es venu gâcher ma soirée!
J'en ai assez de jouer à ton petit jeu!
...je venais seulement pour m'amuser.
J'ai entendu dire que c'est ici que les escortes se réunissaient.
Mais enfin, qu'est-ce que...
J'essaie de reconstruire ma vie, est-ce que tu comprends?
On dirait plutôt que tu la vends au plus offrant.
Tu n'as aucun droit de me juger, Jed.
Je me suis battue corps et âme
pour tous les instants de bonheur que j'ai vécus,
- tandis que toi... - Et qu'est-ce que tu as fait pour moi?
Tu n'as jamais cru en moi. Jamais!
Tu veux t'apitoyer sur ton sort?
- Alors, attends ton tour! - Alma!
- Tout va bien, Henry. - Ma maman...
- Donne-nous une minute. - ...est une vilaine fille.
- Fais attention à ce que tu dis, Jedidiah.
- Et la jolie robe que vous lui faites porter...
est la seule chose qui masque sa puanteur!
- Comment oses-tu frapper mon enfant?
- Je... - je suis désolé, je...
... non!
- Maman! Qu'est-ce que j'ai fait?
Va-t'en! Sauve-toi!
- La porte est verrouillée. - Mon Dieu!
- Dites-moi que c'est une blague!
Pour l'amour du ciel,
- est-ce que quelqu'un a verrouillé la porte? - Seigneur.
- Je trouve qu'on avait un bon rythme. - Un bon rythme?
Comment ça peut être un bon rythme si tu joues ton rôle tout seul?
- J'étais dedans. - Comme si j'étais pas là.
- T'étais dedans? Comment ça t'étais dedans? - Euh, je...
- Glenn... - J'ai vu.
- ...je ne pouvais même pas placer un mot. - Je comprends. On va régler ça,
- c'est pour ça qu'on répète. - Pour l'amour du ciel.
On n'aura plus besoin de ça, en passant. OK, tout le monde, prenez cinq minutes.
- Je n'en croyais pas mes oreilles. C'était franchement désagréable, pas vrai?
- Seigneur! C'est impossible. - Oui, impossible.
- Vous voulez de l'eau? - Oui.
D'accord.
Bon sang.
Hé, Kay.
Salut. C'est Marty.
De Londres.
- Qu'est-ce que tu fais ici?
- J'ai un ami machiniste qui travaille ici,
- je venais lui porter quelque chose. - Tu as vu la scène?
- Ouais, j'espère que ça te dérange pas. - Seigneur.
- C'est génial que t'aies recommencé à jouer.
- Mais je ne peux pas jouer, c'est impossible de jouer avec lui.
- Ouais, ça devait être frustrant.
- C'est quoi son problème à ce gars-là? - Tu ne veux pas le savoir.
- T'es tellement plus talentueuse que lui. - Oui, je sais bien.
- Ouais, c'était vraiment flagrant.
- Il est du genre à ne pas dormir pendant trois jours
parce que son personnage est fatigué. C'est insupportable!
Ça alors!
S'il est aussi dévoué...
autant finir la scène, non?
Il aurait pu défoncer la moustiquaire
et déverrouiller la porte de l'intérieur.
Moi, c'est ce que j'aurais fait.
- Glenn! - Oui?
- Glenn! - On s'en reparle.
- Oui, un instant. J'arrive. - Il faut que je te parle.
- J'arrive. - Mais...
- Quoi, qu'est-ce qu'il y a? Quoi? - Comment ça, « Quoi? »
Ce jeune homme comprend le personnage
- mieux que ton acteur. - Je te demande pardon?
- Dis-lui ce que tu m'as dit. - Non, je crois pas... Enfin, je disais juste
qu'il n'avait pas l'air très investi dans la scène.
Hum... qui est ce jeune homme?
C'est personne...
- Et aussi... - ...justement.
- Euh, je dois dire que selon moi...
il y a que les enfants qui tiennent un couteau comme ça.
Si c'est sérieux, on met la lame perpendiculaire au poignet.
Non, c'est pas un combat de rue.
- Si ce n'est pas réaliste, que ce soit au moins original.
- Comme ça. - Wow, qu'est-ce que...
- Pas vrai, Kay? - Ouais, c'est bon.
Merci pour la démonstration.
C'était très gentil de votre part. Très gentil.
Ça conclut la leçon d'aujourd'hui, merci.
- Bonne chance, Kay! Bonne chance, Troy.
- Je vous encourage à quitter la scène, maintenant.
Je vais tout lâcher!
- Chaque décor coûte plus de 5 000 $! - Je ne peux pas respecter votre budget
et satisfaire les demandes de votre femme en même temps.
Je vous paie pour que vous disiez non!
- On dirait qu'elle pense qu'elle a carte blanche!
Je ne peux pas non plus accomplir l'impossible.
- Si vous ne pouvez pas la contrôler, je vais trouver quelqu'un qui peut le faire.
Connard.
Monsieur Rockwell.
- Monsieur Rockwell. - Quoi?
- Bonjour. Marty Mauser. Heureux de vous revoir.
- As-tu appelé à mon bureau
en te faisant passer pour un ami de mon fils?
- Oui, je... je n'avais pas d'autre moyen... - J'y crois pas!
...d'entrer en contact avec vous. Écoutez-moi.
J'aimerais qu'on reparle du Japon.
J'ai bien réfléchi et je veux le faire. Je trouve que c'est une excellente idée.
- L'événement est la semaine prochaine,
- j'ai fait d'autres arrangements. - Quels arrangements?
C'était votre idée, et c'est une excellente idée. Je veux seulement qu'on en parle deux minutes.
Où est-ce que vous allez? Hé. Hé.
Monsieur Rockwell, attendez.
Essayons de rester pragmatiques, d'accord?
Faites abstraction de votre animosité envers moi.
Nous savons tous les deux
à quel point ma venue ferait vendre des billets. Affronter Endo dans son pays d'origine?
Imaginez comme les enjeux seraient élevés!
Peu importe ce que vous avez prévu,
ça ne peut pas être aussi prometteur.
Donnez-moi deux minutes.
Je suis sûr qu'on peut trouver un terrain d'entente.
- S'il vous plaît! - Très bien,
- monte dans la voiture. - Vraiment?
- Merci. - Démarre, Tommy.
Hé. Hé!
Hé! Hé!
C'est moi qui vous ai donné cette idée, enflure!
- Excusez-moi, euh...
Mademoiselle Stone dit qu'elle aimerait bien dîner avec vous.
- Mademoiselle Stone? - Oui.
- Mon Dieu, je suis en retard. - Et alors? On s'en fiche.
C'est toi la vedette.
Ça doit être génial, comme sentiment. Pourquoi as-tu arrêté de jouer, d'ailleurs?
Je voulais de la sécurité,
je suis tombée enceinte,
il a voulu que j'arrête.
J'ai flanché.
- En tout cas, tu fais bien de remonter sur les planches.
Et tu le fais payer, on dirait.
- Qui ça? - Ton mari.
C'est lui qui finance ta pièce, non?
- Où es-tu allé chercher ça?
Je l'ai entendu se plaindre dans le vestibule.
- Ha! Se plaindre? - Ouais, à cause des coûts.
- Il peut bien aller se faire foutre. - Je suis bien d'accord.
Tu devrais lui soutirer le plus d'argent que tu peux,
retrouver ton statut de super vedette mondiale,
et ensuite, tu le plantes là.
- Je te remercie, mais t'es pas le mieux placé
pour me donner des conseils de vie.
- Je dis simplement que t'as jamais eu besoin de lui dans ta vie.
Prends moi, par exemple.
J'accepterai jamais l'aide de qui que soit,
je dois réussir tout seul, seulement grâce à mon talent.
Sinon, c'est comme si mon succès ne valait rien.
Mais ça, c'est moi.
- Ouais, bien... - c'est facile à dire.
- Ouais, c'est facile à dire, mais c'est pas facile à faire.
Tu le sais, c'est pour ça que tu prends son argent.
J'ai une question pour toi.
Tu gagnes de l'argent avec ton truc de tennis de table?
- Pas encore. - T'as un emploi?
- Non. Le tennis de table, c'est mon emploi.
Et tu vis comment?
- Je vis avec la certitude que si je crois en mes moyens, l'argent va suivre.
En fait, mon plus gros problème, c'est même pas l'argent.
- Comment est-ce que tu paies ton loyer?
- J'en paie pas. - Arrête d'éviter la question.
- J'évite rien du tout. - C'est quoi ton plan pour te nourrir aujourd'hui?
- Honnêtement, j'allais appeler le service aux chambres dès que tu allais franchir cette porte.
- Super. - Ouais. C'est super.
- Et qu'est-ce que tu comptes faire si ton grand rêve tombe à l'eau?
- Ça ne fait même pas partie de l'ordre des possibles.
- D'accord, mais tu devrais tout de même y penser.
Wow.
Je croirais entendre ma mère.
Le prends pas mal.
- Et moi, je croirais entendre un enfant.
- Ouais? Mais assez vieux apparemment. - Qu'est-ce que tu veux dire par là?
- Assez vieux pour te baiser dans ta chambre d'hôtel
entre deux répètes.
T'es dégoûtant.
Et merde pour la suite!
Non, je sais, mais j'étais à l'extérieur de la ville,
alors je l'ai reçu seulement hier.
Bien... non, je tiens absolument à aller au Japon.
Dites à monsieur Sethi que je lui ai envoyé un chèque certifié du montant total.
Il est à la poste.
Non, je comprends,
mais je veux seulement que ma présence au championnat soit confirmée.
Je serai là pour le début du tournoi.
Je l'ai eu!
Oui! Oui! Oui!
Alors, selon vous?
- C'est pas un vrai. - Comment ça, pas un vrai?
Ça vaut rien.
- Il était porté par une millionnaire, je l'ai vu tomber de son cou.
- Peu importe d'où il provient, il reste que...
c'est de la camelote, comme un déguisement.
- Un déguisement? - Oui.
Merde.
- Si vous voulez, je peux vous donner 2 $.
- Allô? - Hé, Dion. C'est moi.
- Tout va bien? - Hé, où est-ce que t'es passé?
Tu m'as promis une liste de distributeurs. Mon père revient ce soir.
- Je reviens de tout de suite et on va établir un plan.
Laisse-moi juste parler à ma soeur une minute.
Rachel, Marty veut te parler.
- Salut. - Salut, Rachel.
- Écoute-moi... - Où es-tu?
- Il y a un collier de chien dans la poche de ma veste.
Je connais un gars qui a perdu son chien au New Jersey.
- Il est prêt à payer une récompense. - Hum-hum.
- Il y a aussi des clés de voiture dans un bol près de l'entrée. Tu les vois?
- Euh... ouais. - Prends-les,
mais assure-toi que Dion ne te voie pas.
- Hé, Dion, tu peux aller m'acheter un soda au gingembre?
J'ai vraiment des nausées aujourd'hui.
Bonjour.
- Désolé, la station-service est fermée.
Ça va, c'est pas pour ça qu'on est là.
Hum, est-ce que vous auriez vu un chien dans les environs?
Non, j'ai pas vu de chien.
- T'as vu un chien? - Il est assez gros.
- Quand l'avez-vous perdu? - Ça fait quelques jours déjà.
- Euh, je sais qu'il y a une fourrière à Cranberry.
À moins de 10 km de ce côté. Vous devriez y aller.
- Ouais, je sais, je les ai appelés. D'accord. - Désolé, je peux pas vous aider.
Merci. Merci.
Ils disent qu'ils ont rien vu.
Allons voir cette maison.
Hé-ho!
Allô?
...la même dans toute la région, que ce soit à New York, au New Jersey
ou encore à Long Island.
- Où est-ce que tu vas? - Je vais voir à l'arrière.
Merde!
Moses!
Cette chanson était très attendue du public!
- Salut, mon beau. Hé. Hé, Moses.
Hé, toi. Merde.
Merde.
Moses.
Du calme! Moses, Moses! Moses.
Hé, mon beau, calme-toi. Je vais te ramener chez toi.
Tu veux rentrer, pas vrai? Allez, viens avec moi.
Hé, hé. Non, non, non, non, non.
Et... vous venez d'entendre Peppermint Harris
et son plus récent succès. Quel rythme!
Tout simplement envoûtant!
J'espère que vous avez aimé autant que moi!
Et ce n'est pas tout, mesdames et messieurs.
- Bonjour. Vous allez bien? - Je peux vous aider?
On inspecte juste les environs
- pour trouver un chien perdu. - Qui ça?
Mon mari et moi.
On a perdu notre chien il y a quelques jours près de la station-service,
et hum, les gars là-bas nous ont dit
- de venir voir ici... - Quels gars?
- ...étant donné que vous habitez tout près. - Qui? Quelle station?
- Euh, je sais pas trop... - Bonjour!
- ...un des gars qui travaillait là. - Il y en a dans le coin... Le voilà!
- ...vous avez trouvé notre chien. - T'as pas le droit d'être ici.
- On veut pas d'ennuis. On a entendu des jappements...
- Je sais pas du tout de quoi tu parles. - Mon chien. Oui, vous l'avez trouvé.
- Non, j'ai pas trouvé de chien. - Vous en êtes sûr?
- Ouais, je suis sûr. Toi, t'en es sûr?
Ouais...
J'ai regardé par la fenêtre et j'ai vu mon chien.
T'as regardé par ma fenêtre?
- Ouais, et heureusement, pas vrai?
- Fiche le camp de chez moi avant que j'appelle la police.
- C'est moi qui vais appeler la police. - OK. Tu veux voir le chien de plus près?
- Oui, s'il vous plaît. - Tu veux venir le voir?
Alors, suis-moi. Allez, viens.
C'est ça.
Marty!
Reste calme.
Je suis calme!
- Si jamais je vois ta gueule de youpin... - Vous êtes pas sérieux là?
- Marty, monte dans la voiture! - Vous avez perdu la tête?
- ...je te fais éclater la cervelle! - Ce sera pas nécessaire. On s'en va.
- Marty, viens ici! - Qu'est-ce que vous faites?
- Monte dans la voiture, Marty! - Je veux le chien!
- Je te l'ai dit... - Monte dans la voiture!
- ...la prochaine va dans ta gueule!
- Marty! - Non, non, non! Ne tirez pas!
Tirez pas! Rachel! Aide-moi!
Marty, monte dans la voiture!
Allez! Vite!
Viens, viens, viens!
- Démarre, démarre, Rachel! Vite!
Va tout droit, dans le champ!
- Allez, allez, allez, allez, allez!
- Allô? - Bonsoir!
Est-ce que vous auriez par hasard perdu un chien du nom de Moses?
Oui, pourquoi?
- Vraiment? C'est super! - On vient de le retrouver.
- C'est vrai? - Ouais, je vous assure!
- Comment va-t-il? Il respire bien?
- Vous savez quoi? Quand on l'a trouvé,
il semblait avoir un peu de mal à respirer.
- Demande l'argent. - Très bien.
Donnez-moi votre adresse, j'arrive tout de suite.
- Hum, ouais, il y a juste un petit détail.
Un détail? Comment ça?
Bien, dans ce genre de situation, c'est...
c'est d'usage d'offrir une récompense à la personne, non?
- Ouais, d'accord. Combien vous voulez?
- C'est trop d'argent. - Non, vas-y.
- C'est beaucoup trop. - Il est plein aux as.
- Allô? - Dis-lui.
- Je me disais qu'un montant de 2 000 $ serait raisonnable
comme récompense. 2 000 $, ça me semble juste.
C'est une blague, ou quoi?
- Non, non. - C'est complètement ridicule.
Non. Monsieur, écoutez.
Je sais que c'est pas votre problème, mais...
je vais bientôt avoir un bébé.
Ouais?
- Et... je suis pas mariée, j'ai pas d'emploi,
alors cet argent m'aiderait vraiment.
Alors... essayez d'avoir bon coeur.
- Vous savez que j'ai eu ce chien gratuitement à la fourrière?
- Alors ça, c'est pas une bonne façon de voir les choses.
Vraiment?
Ouais, vraiment.
- Comment je suis censé voir les choses?
- Ouais, parce que supposons que je vous appelais pas
à propos de votre chien, mais à propos de votre mère.
Disons que je suis médecin
et que je doive l'opérer d'urgence
pour lui sauver la vie. Vous feriez quoi?
Refuser l'opération parce que vous avez eu votre mère gratuitement? Non!
Vous accepteriez de payer les frais parce que vous l'aimez.
- C'est la chose la plus stupide que j'ai jamais entendue.
- Dans ce cas, on dirait que vous ne connaissez rien à l'amour.
- Très bien, vous gagnez. Donnez-moi votre adresse.
Je vous apporte l'argent tout de suite.
Désolée, mais c'est non.
- Non? - Non.
Non. C'est rien contre vous,
vous me semblez être une bonne personne,
c'est juste que je me suis fait avoir trop souvent dans ma vie,
et je dois prendre des précautions
pour pas que ça se reproduise,
alors il va falloir me donner l'argent avant. Vous comprenez?
- Oui? - Ouais.
- Écoute-moi bien, sale petite conne.
- T'auras pas un sou de moi... - C'est quoi votre problème?
Vous vous rendez compte que j'essaie de...
OK, si vous vous foutez de votre chien gratuit à ce point-là,
je pourrais peut-être, je sais pas, donner son corps à la science!
- Je savais que ça marcherait pas.
- J'aurais dû m'en douter. Qu'est-ce que je fais?
- C'est... c'est... - Marty!
- ...une très mauvaise idée. C'était stupide.
- Excuse-moi, je suis désolée. - C'est...
C'était... je suis désolée.
C'est pas ta faute, c'était une idée de merde.
Ça va. Calme-toi.
Le chien est de quelle couleur?
Pourquoi? On s'en fiche. Brun.
- OK, parce que mon patron connaît tous les éleveurs de la région,
alors on peut peut-être en trouver un qui lui ressemble,
et le maître ne verra pas la différence.
- Tu crois qu'il verrait pas que c'est pas son chien?
- Peut-être pas au début, du moins.
- Je devrais être en train de me préparer pour le championnat
au lieu de gâcher ma vie dans un stationnement
à arnaquer les gens au téléphone.
- Qu'est-ce que vous faites? - Hé, t'es encore debout?
- Marty, attention au bruit, mes parents dorment.
- OK. Ils sont déjà revenus? Je savais pas. - Je te l'ai dit hier. Où est la voiture?
- Elle est dans le garage. Attends que je te raconte la journée qu'on a eue...
- Toi, tu t'es foutue de moi. - Pas du tout, de quoi tu parles?
- T'es qu'une menteuse, salope - Wô. Calme-toi.
- Attention à ce que tu dis, gros tas de merde. - Lui parle pas comme ça,
- c'est un de mes meilleurs amis. - Dis-lui de pas me parler comme ça.
Sois poli avec elle, sois polie avec lui.
Désolé, c'est moi qui lui ai dit de prendre la voiture,
- elle aurait jamais fait ça par elle-même. - Donne-moi les clés de la voiture.
- Tiens, elles sont là, prends-les. Et... on a eu un tout petit accrochage,
mais ne t'en fais pas pour ça, la voiture n'a presque rien et je vais tout payer.
- Quand? Comment? - Écoute, il est très tard,
alors on devrait tous aller se coucher. Je vais parler à ton père.
- Je le connais, il se fâchera pas contre moi. - Vous pouvez pas rester!
- Tu dis quoi? On n'a nulle part... - Allez dormir ailleurs.
- Non, non, non. Dion, il faut qu'on passe la nuit ici.
- Non, non, non. - Dion, Dion, Dion, Dion. Arrête.
- T'as perdu la tête? Elle est enceinte de huit mois. On peut en discuter, s'il te plaît?
- Tu vas nous jeter à la rue en pleine nuit? - Et bien ouais.
- On n'a nulle part où aller! - Foutez le camp d'ici.
- As-tu la moindre idée de ce qu'on a vécu aujourd'hui?
- Je veux pas te parler. - Tu veux pas me parler? Alors maintenant,
tu me boudes, c'est ça? C'est pas croyable.
Ça doit être pas mal d'être né avec une cuiller dorée dans la bouche,
parce que la plupart d'entre nous, on doit travailler pour survivre.
Tu connais ce mot, « travailler »? Parce que toi tu gribouilles dans ta chambre.
Et tu jettes tes amis à la rue. Tu peux arrêter de nous dévisager?
Regarde le mur, je sais pas. Tu me mets mal à l'aise.
Où est-ce qu'on va aller? Parce que...
- Désolée. Il y a un lit... - Ça va aller, Rachel.
- ...je pourrais dormir dedans. - Ça va, t'en fais pas.
- Tu sais qu'il y a un bébé dans mon ventre?
- Ça va... - J'ai un bébé dans...
- Chut... Ça va aller. Tu vois ce que tu fais?
Tu vas jeter une femme enceinte dehors en pleine nuit?
Tu vas avoir ça sur la conscience pour toujours.
- Pourquoi tu t'infliges ça? - Je suis désolée.
- Je peux avoir un moment avec elle? Je veux juste la réconforter en privé.
- Être avec ma soeur. - Demande-lui de baisser le ton.
- Je vais essayer, il faut que je la calme. Désolé.
- Je sais pas quoi faire. Qu'est-ce qu'on va faire?
C'était excellent.
C'était super, Rachel! Ça va peut-être marcher.
- Mais qu'est-ce qu'on va faire s'il nous jette vraiment dehors?
Où est-ce qu'on va aller?
- T'es vraiment une excellente actrice.
- Tu pleures pour vrai là? - Non. Non.
Marty, qu'est-ce que tu fais?
- C'est quoi, ça? - Quoi?
C'est... c'est du maquillage?
- Écoute-moi.
Laisse-moi seulement t'expliquer.
- Je peux tout t'expliquer. C'est pas ma faute. - Non, non, ne dis rien.
- Écoute, je... j'avais vraiment pas le choix, tu comprends?
- Il fallait que je sorte de là. - Rachel, ça suffit.
Tu vois comme je suis calme? Ça, ça ne durera pas.
- Ouais. - OK?
- Fous le camp d'ici. - Non.
- Je veux que tu foutes le camp, Rachel. Arrête. - On devrait partir tous les deux...
- Tu te rends compte que c'est le genre de connerie que ma mère me ferait?
Comment t'as pu me faire ça, après tout ce que j'ai fait?
- Comment j'ai pu te faire ça? - Ouais, ma vie est déjà assez compliquée!
- Comment j'ai pu te faire ça? Tu sais ce que tu m'as fait, à moi?
As-tu déjà réfléchi une seconde à ce que tu m'as fait?
Chut. Arrête.
- Chut toi-même, gros connard narcissique.
Ne me touche pas!
- Vous allez réveiller mes parents! Vos gueules!
- ...t'as quoi, au moins 30 ans? Merde!
Tu sais que je vais accoucher dans quatre semaines?
Je vais accoucher dans quatre semaines!
- Et c'est son bébé en passant. - C'est pas mon bébé.
- C'est son foutu bébé. Il ment sur ce sujet-là aussi.
- Dion! Qu'est-ce qui se passe ici? - J'ai juste invité quelques amis, papa.
- Qu'est-ce qui se passe? - Hé, comment allez-vous?
On va rencontrer Spalding demain matin pour les nouvelles balles.
- Dion, je t'en prie, sois sérieux. - Dion, raconte-lui pour la réunion.
- Tu as profité de l'argent de mon fils, et là, tu reviens à la charge?
Fiston, tu comprends ce qui se passe?
- C'est pas croyable. C'est vraiment n'importe quoi.
- Tu as pris tout son argent. - Je lui ai donné un but!
- Ferme-la. - T'es un profiteur.
- ...je lui donne un but. - Maintenant, écoute-moi bien.
Foutez le camp d'ici tout de suite!
- Il veut même pas vous regarder tellement vous lui faites peur.
- Dion, fais-les sortir de chez moi! - Où voulez-vous qu'on aille?
- Ça suffit. C'est assez! - Dion.
Non, non, non, non, non!
- Bon, écoute. Il faut que je te dise quelque chose,
et je ne veux pas être blessant, mais j'ai un but dans la vie.
Pas toi. Et si tu crois que j'ai de la chance, tu te trompes.
Ça me met énormément de pression tout le temps
parce que j'ai l'obligation d'accomplir un objectif très précis.
Et ça, ça veut dire que je dois faire d'énormes sacrifices.
Ma vie est le résultat de tous les sacrifices que j'ai faits,
et ta vie à toi, c'est... en fait, je sais même pas comment la définir.
Tu improvises tout le temps, parce que t'es comme ça.
Mais moi, je ne suis pas comme ça. D'accord?
Tu es la seule responsable de tes mauvaises décisions.
Je t'ai jamais dit de te marier, pas une seule fois.
- Tu ne peux pas me blâmer pour ça. - Je comprends.
- Combien fais-tu par année à l'animalerie?
Environ 1 200 $.
- OK, je te rappelle que j'ai une semaine
pour gagner 1 500 $,
sans compter le billet d'avion!
Il faut que je me concentre, je ne peux pas avoir de distractions.
- Je suis désolée. - T'en fais pas.
Il faut que tu comprennes que je suis pas prêt à fonder une famille,
tu peux t'enlever ça de la tête, je suis pas prêt. D'accord?
Et si tu veux vraiment quitter Ira, je te laisserai pas tomber.
Je vais t'aider en tant qu'ami.
On va trouver un bon foyer pour femmes enceintes où tu seras bien traitée,
où on s'assurera que le bébé ait une bonne famille.
On pourrait... Non?
Non?
Alors, rentre chez toi, Rachel. Rentre chez toi.
- Qu'est-ce que je vais lui dire?
- Tu vas trouver. Rentre. - Qu'est-ce que je fais?
Rentre chez toi, Rachel.
Ira, réveille-toi.
C'est pas ton bébé.
T'es qu'une saleté de pute!
Merde. Saloperie.
C'est de la merde.
Petite salope d'ingrate.
Reste là, compris?
Reste où tu es, connasse.
Je vais t'en mettre une, c'est ça que tu veux?
Ce bébé va avoir une sale tête de perdant
comme son raté de père!
Ou ce sera une petite traînée comme sa traînée de mère!
- Ouvrez cette porte! - Quoi?
- Il y a des gens qui essaient de dormir!
- Ça suffit comme ça! - Hé, Rachel!
- C'est ta nouvelle belle-mère! - Ira! Ne lui dis pas ça!
- Hé, félicitations, madame Mauser,
- vous allez devenir grand-mère! - Quoi?
- Tenez, c'est votre problème maintenant!
- Désolée. - Prenez ses affaires.
- Rachel, as-tu besoin d'aide? - Ça suffit, c'est assez.
- Je suis désolée. - As-tu besoin d'aide?
- Non. Ça va. Retournez vous coucher, tout le monde.
- Vous l'avez entendue? Elle est désolée.
- C'est toi, Rachel? - Vous êtes Ezra?
- Où est-ce qu'il est?
- Donnez-moi l'argent et je vous le rends.
- T'auras pas un sou tant que j'aurai pas vu mon chien.
- Je veux que vous sachiez que je suis pas seule, OK?
- J'ai des gens qui surveillent partout autour. - Je me fous complètement qui regarde.
- Je veux juste que vous sachiez que je suis protégée,
- si vous vouliez me faire du mal. - Quoi?
- Vous voulez ravoir votre chien? Parce que je l'ai.
- Fais-moi voir. - Qu'est-ce que vous faites?
- Je ne veux pas le collier, je veux le chien qui portait le collier.
- Pourquoi j'aurais ce collier si j'avais pas le chien? Hein?
Montrez-moi seulement l'argent et je vais aller le chercher.
- Allez! Faites-le!
- Tu sais pas à qui t'as affaire, petite. OK?
- Voilà l'argent. - Ça m'est égal, je...
je veux voir ce qu'il y a à l'intérieur de l'enveloppe.
Sinon comment je fais pour savoir s'il y a l'argent dedans?
- Tiens, tu veux voir? - Oui.
Tiens, voilà. Regarde. Satisfaite?
- Où tu vas, petite? - Elle a le chien ou pas?
J'en ai aucune idée.
OK.
- Ouais, Blarney Stone. - Salut, c'est moi.
C'est qui, « moi »?
- OK, c'est bon. Tu peux sortir le chien maintenant.
- C'est toi qui as laissé le chien ici?
T'as dit que tu revenais dans deux minutes. Il est agité.
- Mais là, je suis prête, tu peux le faire sortir. - C'est trop gentil.
OK. Je vous attends.
- Qu'est-ce qui se passe?
- Écoutez-moi juste une petite minute. OK? Regardez.
Regardez là-bas là. Vous voyez?
L'auvent vert? Mon ami va sortir dans une minute avec le chien.
Quand vous m'aurez donné l'argent,
je vais lui faire signe pour lui dire qu'on est quittes, d'accord?
Regardez, le voilà, il sort avec le chien.
Je vous l'avais dit.
Alors, donnez-moi l'argent.
Va te faire foutre.
Hé!
Hé, donnez-moi mon argent!
Qu'est-ce que...
Hé! Voleur!
Arrêtez ces deux-là!
- Ils ont pris mon portefeuille! - Hé!
- Arrêtez-les! - Où allez-vous? Hé, hé, hé.
- Laissez-moi! - Allez!
- Hé. Hé, lui aussi! Celui avec le plâtre! Avec le plâtre!
- Qu'est-ce qui vous prend de voler une femme enceinte?
- Laissez-moi, connard. - Appelez la police!
- Mais qu'est-ce qui se passe ici, merde?
Ce n'est pas Moses. Hé, ce n'est pas mon chien.
- Monsieur, j'ai rien fait. - Ce n'est pas mon chien!
- La fille m'a dit de sortir. - T'essaies de te moquer de moi ou quoi?
- Non, j'ai rien fait! Hé, calmez-vous! - Qu'est-ce que t'essaies de faire, hein?
T'essayais de m'arnaquer, c'est ça, petit con?
- Hé, calmez-vous! - Hé, ne me touche pas, c'est bien compris?
Toi, bouge pas.
- Reviens ici. - Aidez-moi, quelqu'un!
- Hé, je te tiens. Arrête-toi.
Hé!
Laissez-moi!
Qui est là?
- Salut. Comment vas-tu? - Qu'est-ce que tu fais ici?
- Il est 12 h 30, je me demandais si tu voulais manger.
- C'est la première de la pièce ce soir. C'est hors de question.
- OK, bien, est-ce que t'as une heure à me consacrer?
- Non. - Mais on peut juste se parler une minute?
- S'il te plaît. - Je suis très occupée.
- Je suis désolée. - Je t'en prie, ce sera pas long.
Je suis un peu nerveux de te dire ça...
- Quoi? - Très bien.
Je t'ai volé ça l'autre jour, et je voulais te le rendre.
D'accord? Je suis désolé, je...
j'avais prévu de le vendre et de jamais te revoir, mais...
j'arrête pas de penser à toi, et je peux pas te voler.
Hum.
Tu le sais que c'est pour la pièce, pas vrai?
C'est pour ta pièce de théâtre?
- C'est pas un vrai. - Je suis tellement idiot.
- Je croyais que tu voulais réussir tout seul? T'as oublié ton beau discours?
Je sais. J'ai dit n'importe quoi, d'accord?
J'avais besoin d'argent, alors je t'ai volé un bijou,
et... et j'aurais pas dû.
Je suis fauché. J'ai pas de ressources.
Il y a les championnats du monde la semaine prochaine au Japon
et j'ai aucun moyen de m'y rendre.
Il y a personne qui s'occupe de moi, Kay, mais c'est pas ton problème,
- et c'est pourquoi je te rends le collier. - Tu sais ce que je crois?
- Quoi? - Je crois que t'as essayé de le vendre
- et t'as découvert que ça ne valait rien. - Non!
- Et là, t'es venu me voir avec ta petite stratégie ridicule
pour essayer de faire pitié dans l'espoir que je te donne de l'argent.
- C'est absurde, Kay. Tu crois que j'insulterais ton intelligence comme ça?
- Tu vas vraiment continuer? - Continuer quoi?
- Continuer de faire semblant? - Je suis honnête.
- Tu mens comme tu respires. - Non, je suis juste moi.
- Plus tu continues, plus t'es pathétique. - Je te dis la vérité!
- Je t'ai volé quelque chose et je me sentais coupable,
- alors j'essaie de me faire pardonner. - Tu gaspilles ta salive. Ça m'est égal.
J'aurais probablement fait la même chose.
Kay!
Salut!
- J'ai l'impression d'interrompre quelque chose. - Non, non, pas du tout.
Je te présente Martin, le fils de mon amie Carol. Il allait partir.
- Lui, c'est Merle, mon publiciste. - Bonjour.
- Martin aimerait devenir acteur,
mais malheureusement, il n'a aucun talent.
T'en fais pas, Broadway a toujours besoin de placiers.
- Alors, qu'est-ce qui se passe avec la salle?
J'ai parlé à Milton,
et il va envoyer tous ses employés.
C'est une sortie obligatoire pour toute l'entreprise.
- Et c'est censé me rendre heureuse?
- Euh... la salle sera pleine, c'est bien l'objectif?
- Pleine d'imbéciles, ouais! - Mais non, pas du tout.
- Il y a... Fred Astaire va venir. - Je te laisse tranquille, mais...
- Merle, tu peux lui donner un billet pour ce soir?
- Vraiment? - Ouais.
Tu vas passer une soirée mémorable, jeune homme.
Quand tu la verras sur scène,
t'auras l'impression de te faire sucer par un aspirateur!
Merle!
- Regarde-la, elle rougit! - Quoi?
Quoi?
MARTY - REJOINS-MOI À CENTRAL PARK, EN FACE DU 960 5E AV., À MINUIT. - KAY
Tiens, ton foutu siège!
- Qu'est-ce qui se passe?
T'as complètement perdu la tête?
Jed!
C'est à toi que je parle.
- Je m'exerçais seulement à tirer, maman.
Tu m'as toujours dit de viser haut.
Hé.
Approche.
Désolée du retard. Je pouvais pas m'éclipser.
- Ouais, j'imagine. - Ils ne me lâchaient pas.
T'as été incroyable ce soir.
- J'ai quelque chose pour toi. - C'était vraiment excellent.
- Pour moi? - Retourne-toi.
Chaque année, mon mari me donne un bijou
pour notre anniversaire de mariage.
J'en ai 25.
Un pour chaque année de misère.
Ça devrait amplement couvrir tes frais de voyage.
Je me sens comme une merde quand je le porte.
Merde. Arrête, arrête, arrête.
Arrête.
- Hé! Hé, qu'est-ce que vous faites?
- Merde. - Levez-vous!
- Bouge pas. Respire. - Levez-vous! Je vous vois!
On part en courant à mon signal.
Un, deux, trois.
Allez, lève-toi. Allez. Allez. Vite.
- Hé! - Mon Dieu.
- Allez. Allez, allez, allez. - Joey, arrête-les!
Allez.
- Hé. Hé, où allez-vous comme ça?
Qu'est-ce que vous faites? Qu'est-ce qui se passe?
- Rien du tout. - Non, non, non. C'était rien.
- Montrez-moi vos mains. - Passe-lui les menottes.
- On n'a rien fait. On n'a rien fait. - Qu'est-ce que vous... On n'a rien fait de mal,
- on cherchait sa boucle d'oreille dans l'herbe. - On... on cherchait ma boucle d'oreille.
- Pourtant, vous en portez deux en ce moment. - Seigneur. Pas celles-ci.
C'était... une autre boucle d'oreille. Je portais...
- Elle portait d'autres boucles d'oreille plus tôt.
- ...plus tôt aujourd'hui. - Hé, je vous reconnais.
- Seigneur. - Vous êtes Kay Stone.
- Non. - Oui.
- C'est pas vrai... - Je sais qui vous êtes.
- C'est pas vrai. - Montrez-moi vos mains.
- Non! - Vous êtes sérieux, là?
- Attendez, je vais... je vais passer chez moi chercher mon portefeuille.
Et... et je vais vous donner de l'argent pour qu'on oublie cet incident.
- S'il vous plaît, laissez-la aller chercher de l'argent
- et vous dédommager pour... - Une pièce d'identité?
Quoi? Non... j'en ai pas.
- Menotte-la. - Non, non, s'il vous plaît!
- T'en as pas sur toi, hein? - S'il vous plaît...
Non, non, non, non.
Je vous en prie, laissez-moi aller chercher de l'argent,
je vous donne ma parole.
Wow, regardez-moi ça.
C'est un bien joli collier.
- Prenez-le. Prenez-le. Il est à vous.
Je vous remercie beaucoup.
J'arrive pas à y croire.
- Tu crois que tu pourrais me donner un autre collier?
- Tu te moques de moi? - T'as dit qu'ils valent rien à tes yeux.
- Ça prendra à peine deux minutes. - Quoi?
Je me suis absenté une demi-heure. Je peux pas revenir et repartir tout de suite.
- T'étais prête à faire ça pour les policiers. - Ma mère est là. Mon Dieu.
- Je vais attendre dans l'entrée. - Mes cheveux... Non, c'est hors de question.
Attends. Attends.
Voilà.
T'es magnifique.
- Je t'en prie, t'en as 25 autres. - OK!
- Reste ici. - C'est bon, je vais attendre.
- Tu m'as bien comprise? - D'accord.
- Ne bouge pas. - D'accord.
Merde!
Bonsoir.
- Bonsoir! - Bonsoir!
- Contente de vous voir. David, comment allez-vous?
- Très bien, merci! - Bonsoir, excusez-moi.
- Je peux savoir où t'étais passée?
- J'avais besoin d'un moment à moi, est-ce que c'est un problème?
Je savais pas que ça prenait une permission pour sortir.
- J'ai organisé cette soirée pour toi
- et tu me fais passer pour un idiot. - Seigneur.
- Merle est au téléphone en ce moment avec le New York Times.
Quoi?
- Il a un contact là-bas qui va nous lire la critique.
- Kay! - Mon Dieu!
- Il est en ligne! Il est là! Il est en ligne! - Mon Dieu! OK.
- Allez, viens. - J'arrive!
- Dépêche-toi. Il a la critique! - J'arrive, j'arrive, j'arrive, j'arrive.
Il va la lire! Allez, allez, allez, allez!
- Dépêche-toi! - Oui!
Raoul, Kay.
C'est parti. Le titre est:
« Le retour de Kay Stone », par Robert Chaiken.
Bonne soirée.
Allez, on y va.
- Monsieur. - Allez.
- Quelle soirée. - Oui, très étonnant.
Je ne m'y attendais pas.
Je pense que la critique était mauvaise.
- La fête est terminée. Faut y aller.
Ils nous demandent de partir?
Je ne comprends pas.
On y va, la fête est terminée.
- Excusez-moi, vous savez où est Kay?
- Oui, elle est partie à l'étage dans sa chambre.
Merci.
Bonsoir. Kay est là?
- Oui, mais ce n'est pas un bon moment.
- D'accord, mais je pourrais lui parler? C'est important.
- Je vous ai dit que ce n'était pas un bon moment.
- À la fin de l'année, si le gars t'a rapporté de l'argent,
tu le gardes.
Sinon, tu le renvoies sans hésiter.
- Excusez-moi.
- Bonsoir. - J'espère que c'est une blague.
- Je suis désolé de vous déranger chez vous, monsieur.
- Comment es-tu rentré chez moi?
- S'il vous plaît, donnez-moi une autre chance.
Je suis désespéré.
Je dois me rendre au Japon et j'ai besoin de 1 500 $
pour participer au championnat. J'en ai vraiment, vraiment besoin.
Je vous en supplie. Je vais faire ce que vous voulez,
je vais perdre tous mes matchs, monsieur.
Ma seule et unique motivation sera de faire
de votre événement un succès.
- Marty, il n'y a pas de deuxièmes chances dans la vie.
- Je t'ai offert le contrat... - Pourquoi pas? Pourquoi pas?
- ...et tu as dit non! - Je sais,
parce que j'ai été impulsif et je le regrette!
Quoi d'autre?
Et... et j'ai été impoli
et arrogant aussi envers vous.
- Et prétentieux et condescendant. - Et?
- Et ça ne se reproduira pas! Je vous en prie,
donnez-moi une autre chance, monsieur Rockwell.
Je suis à votre merci, je vais faire ce que vous voulez.
- Qu'en pensez-vous, messieurs?
Je devrais donner une autre chance à ce petit merdeux?
- Oui, s'il vous plaît! - Me demande pas ça!
- Vous ne savez pas à quel point c'est important. Pitié, je vous en supplie.
Laissez-moi monter à bord de votre avion et vous accompagner.
S'il vous plaît. S'il vous plaît, je me prosterne à vos pieds.
- Tu me rends malade. - Je suis vraiment désolé.
- Relève-toi! - OK. D'accord, d'accord.
S'il vous plaît, je vais faire n'importe quoi.
- Ouf. - N'importe quoi?
Oui, n'importe quoi.
- Très bien. Va dans mon bureau.
Tu vas voir, c'est la deuxième porte à droite.
Tu prends la raquette et tu la rapportes ici.
C'est encore plus dramatique que la pièce.
- OK. - C'est vrai.
Qu'est-ce que tu vas lui faire, à ce petit?
Ouais, il a du culot, tout de même!
- Je sais! - Vous verrez bien.
Ha!
- Marty. - Donne-moi la raquette.
Voici ce qui va se passer.
Tu vas t'appuyer sur cette chaise et baisser ton pantalon.
- Mon Dieu. Il va le faire. - C'est une blague?
- T'as été un très vilain garçon, tu mérites une bonne correction.
- C'est pas vrai, vous êtes sérieux? - Tu veux aller au Japon, n'est-ce pas?
- Je veux aller au Japon, mais c'est... c'est vraiment nécessaire?
- Si tu veux y aller, oui. Maintenant, penche-toi.
- D'accord, mais que ce soit clair.
Vous allez m'emmener au Japon et vous allez me dédommager?
- Je t'attends à LaGuardia demain matin,
- on décolle à 8 h 30. - Il me faut un billet?
L'avion est à moi!
- Comment je sais que vous tiendrez parole?
Tu ne peux pas le savoir.
Parce que tu n'as absolument aucun pouvoir, ici.
Maintenant, penche-toi.
Mets tes mains ici. Je veux voir un bel arc.
Mon Dieu.
OK, je suis prêt.
- Celui-là, c'est pour mon fils.
Très bien.
Et celui-là, c'est pour moi.
- Seigneur. - Et maintenant, pour le plaisir!
Belle raquette, non? Un côté est en bois...
et l'autre côté est en mousse.
- Hé, Marty, comment vas-tu? - Salut, Ted. Salut, Lawrence.
- Tiens, salut! - Comment vas-tu, mon vieux?
- Tu crois que je pourrais dormir à l'arrière ce soir?
Non, désolé, il y a Brian qui dort ici ce soir.
- OK, ça fait rien. - Tu sais, je t'inviterais bien chez moi,
- mon vieux, mais ma femme ne veut pas. - Ça va, je vais attendre ici jusqu'à mon vol.
- Comment ça, ton vol? Où tu vas? - Je décolle pour le Japon à 8 h.
- Tant mieux pour toi! T'as trouvé de l'argent!
Content pour toi, mon vieux!
- T'as pas l'air très emballé! - Non, ça va.
Je suis emballé, ça va. J'ai hâte.
- Tu sais, ton pote est là, Wally. Ça fait un moment qu'il t'attend.
- Wally est ici? - Ouais, il est là.
- Il a l'air en forme? - Ouais, il est en forme.
- Il va très bien. - Il est là-bas, regarde.
- Ouais, il est juste là. - Il croit en vous.
Il a misé sur vous, et elle aussi.
- Hé. Comment vas-tu? - Wow!
- Comment allez-vous? Content de vous voir! - Oui?
Hé, j'ai essayé de vous joindre justement.
- Vraiment? - Ouais. Ouais.
- Comment va votre chien Moses? - T'as fini de te moquer de moi?
- Je me moque pas, je m'inquiète pour le chien. - Tout va, Marty?
- Ouais, ça va. Je comprends pas ce que vous me dites.
- Maintenant, écoute-moi bien, c'est compris? - Ouais.
- Ta petite copine t'attend en bas dans ma voiture.
- Elle t'attend impatiemment, d'accord? - Qu'est-ce que vous dites? Vous avez Rachel?
- Ouais. - Vous me dites quoi là?
- Elle dit que mon chien est dans le New Jersey. Et toi, tu as l'adresse.
- OK. - Allons-y.
- OK. D'accord. Donnez-moi, euh...
OK, donnez-moi juste deux secondes,
- je dois dire quelque chose à mon ami, d'accord? - Ouais, je te donne deux secondes,
- mais j'attendrai pas. - Où vous allez?
Tu veux savoir où je vais?
Je vais aller donner quelques coups de marteau dans son ventre.
Tu sais où me trouver.
OK, d'accord. D'accord.
Yo, Mouse!
- Allez, on y va. - C'est bon.
- En fait, j'ai dépensé l'argent que nos parents lui ont laissé.
Tu as dépensé l'héritage de ton frère?
- Ouais. - Tu l'aimes, ou pas?
Oui. Vous pourriez peut-être lui donner un boulot.
- C'est un bon gars. - Je t'ai déjà donné un emploi à toi.
- Mitch, rends-moi service. - Oui?
Arrête de parler. Compris?
- On y est. Vous voyez la station-service?
- C'est la maison à gauche. - Au prochain virage?
- Ouais. - Compris.
Sors de la voiture, petit. Allez.
Mitch, viens.
Reuben, reste avec elle.
D'accord.
Ne bouge pas.
- Allez, vas-y plus fort.
Frappe plus fort.
C'est mon chien, ça.
Moses! Moses!
Ouvrez-moi!
Merde.
Moses!
Ouvrez-moi!
Je déteste ce foutu bâtard.
Moses!
Moses!
Moses!
Tu vois quelque chose?
Non, pas vraiment.
Non!
Marty!
Saloperie.
Baisse-toi! Baisse-toi!
Merde!
Saloperie!
Marty! Marty, je suis blessée!
Mais qu'est-ce qui se passe ici, merde?
- Est-ce que ça va?
Non!
- Le bébé n'a rien? - Marty, je saigne! Je saigne!
- OK. Ça va. Ça va. Ça va aller. T'en fais pas.
- Non, je suis désolé. - Désolée...
- Va prendre l'argent. - OK. Où il est?
Il est dans sa poche. C'est dans sa poche.
OK. T'en es sûre?
- Dans sa poche intérieure. - OK, j'y vais.
Merde.
C'est quoi, ça?
Merde...
Mon petit salaud...
Saleté d'argent...
OK, OK, OK, OK, OK, OK.
Quelle merde!
Qu'est-ce qui s'est passé?
Ne me touche pas!
- Je peux savoir où tu vas? - Tout va bien.
- Tu l'as pris? - Ouais, je l'ai.
- Tu l'as? - Je l'ai.
- T'as pris l'argent? - Oui, je l'ai.
- Il y en a beaucoup? - Ouais, beaucoup d'argent.
- Une pile de billets. - Tu vas pouvoir partir.
Je sais. T'as été incroyable.
- Tu peux faire ton voyage. - Non, t'as été incroyable.
- T'as fait du bon travail. - Je t'aime.
- Quand devez-vous accoucher? - Est-ce que le bébé va bien?
- Le bébé va bien, trésor, mais il faut que vous vous calmiez.
- Vous êtes son mari? - Non, je suis un ami.
Elle doit accoucher dans quatre semaines.
- Est-ce que le bébé va bien? - Le bébé va bien.
C'est l'heure de dire au revoir.
- Je peux pas y aller? - Non. Non!
- Seule la famille est admise au bloc opératoire.
- Rachel, Rachel, tout va bien se passer. - Non, non, non! Non, Marty, non!
Non, non, non, je veux qu'il vienne! Marty, ne me laisse pas!
- Tout va bien se passer. - Rachel, je peux pas venir.
Ils disent que j'ai pas le droit de venir. Essaie de te calmer.
- On va prendre soin de vous. - Marty, ne me laisse pas! Ne t'en va pas!
- Calmez-vous. - Non! Marty!
Marty! Non!
- Bienvenue au Japon, monsieur Rockwell.
- Merci. - Je vous en prie.
Ici, je vous prie.
GAGNE UN POINT, GAGNE UN STYLO LE MONDE ÉCRIT AVEC UN ROCKWELL
Endo! Endo! Endo!
- Monsieur Mauser. Monsieur Mauser.
Hum... monsieur Rockwell dit d'aller au bout de la file.
Il n'est pas prêt à commencer.
Merde. C'est pas vrai.
- Il a besoin d'entraînement, donnez-lui une bière.
- Allez, kampai! - Goûtez-moi ça.
- Monsieur Sethi? Monsieur Sethi.
Bonjour. C'est moi, Marty Mauser.
Comment allez-vous? Je suis content de vous voir. Je suis surpris de voir ici, en fait.
- Pourquoi donc? - Bien, je sais pas--
- Nous avons un tournoi à promouvoir, vous savez.
Non, bien sûr, je sais.
Écoutez...
je crois que je vous dois des excuses pour la façon dont j'ai agi à Londres.
- J'ai été un abruti. - Vous savez qu'il existe
un code de courtoisie, monsieur Mauser.
- Oui, je sais, c'est juste que...
là d'où je viens, on doit se battre pour faire sa place, vous comprenez?
- Et j'aime pas sentir que je perds le contrôle. - Je n'ai vraiment rien à faire de vos excuses.
Non, non, ce n'est pas une excuse,
je veux juste vous dire que je vais avoir une bien meilleure attitude.
Et en passant, si vous n'aimez pas ce que vous voyez aujourd'hui,
c'est un personnage, tout est scripté. OK?
Je vais perdre 21 à 14. C'est pas un vrai match.
Le vrai moi, la version polie, vous la verrez la semaine prochaine, OK?
- Comment ça? - Ouais, au championnat.
Vous ne participez pas au championnat.
- Quoi? - Vous ne participez pas cette année.
- Non, non, non. Je... je... je crois que vous faites erreur.
Si je participe à cet événement, c'est pour payer l'inscription.
Allez voir monsieur Rockwell, il vous le dira.
- Non, le tournoi est dans moins de deux semaines, l'horaire des matchs est déjà fait.
- Alors, on n'a qu'à le refaire. - Je n'ai pas l'intention de chambouler
tout l'horaire à cause d'un Américain qui se croit tout permis.
- Non, non, non. Monsieur Sethi, écoutez.
Je suis ici. Vous n'imaginez pas à quel point ç'a été difficile.
J'ai dû faire beaucoup de sacrifices pour venir au Japon.
- J'ai bien peur que ce ne soit pas suffisant.
Quoi?
- Vous avez perdu votre temps, jeune homme.
- J'arrive pas à y croire. - Il est tenace.
- Qu'est-ce qu'il fait?
Je suis venu de l'autre bout du monde jusqu'au Japon,
pour affronter mon ennemi juré, Endo!
Qu'est-ce qu'il a dit?
- Il dit qu'il ne veut plus vous humilier.
- M'humilier, vous dites? Je suis au-dessus de ça.
Dites-lui que ce n'est qu'un imposteur et une poule mouillée!
Il a peur!
Une poule mouillée!
- Monsieur Endo accepte de vous affronter.
- Super. - À une condition...
qui est que le perdant devra embrasser un porc
devant tous les spectateurs réunis ici.
- Un porc? - Oui.
Un porc? Vraiment?
- Il a dit que comme vous agissez comme un porc,
vous serez heureux de rencontrer votre âme soeur.
Il est très talentueux.
- Qu'est-ce que c'est...
Le foutu câble est dans mon chemin.
J'arrête pas de glisser dessus.
Déplacez-le.
Mettez le câble plus loin avant qu'il me fasse trébucher.
Désolé, désolé, désolé.
- J'ai pas envie de me casser la cheville!
Endo! Endo! Endo!
- Vous pourriez me traduire? - Oui.
- Qu'est-ce qu'il dit là?
- Nous allons accueillir un invité spécial.
Monsieur Ram Sethi.
Montez sur scène.
Merci beaucoup.
Et merci à vous, monsieur Rockwell,
d'avoir organisé un événement aussi incroyable.
Ce que nous venons de voir n'est qu'un aperçu
de ce qui nous attend la semaine prochaine,
alors que les meilleurs joueurs du monde
défileront les uns après les autres
pour affronter votre héros national,
Koto Endo san.
Maintenant, sans plus attendre, veuillez accueillir Agu le porc
et regardez l'Américain lui donner un baiser.
- Nous allons amener le porc sur la scène.
- Minute, minute, minute, minute, minute, minute...
Attendez, attendez. Un instant.
Je veux l'affronter dans un vrai match
avant d'embrasser le porc, c'est compris?
Dites-lui que je veux l'affronter dans un match non truqué.
Dites-lui!
Vous.
Dites au public que ce n'était pas un vrai match,
tout était arrangé. Et maintenant,
je veux l'affronter pour de vrai.
Je ne peux pas faire ça.
Pourquoi vous pouvez pas?
Ce que vous venez de voir, c'était une partie truquée.
Il n'y avait absolument rien de vrai.
Je ne vous ai pas montré le meilleur de mes capacités.
C'était un énorme manque de respect pour tout le monde ici.
Alors, dites-moi, qui veut voir un vrai match?
Levez la main. Allez. l'homme là-bas. Regardez.
- Marty, vous avez raison. Montrez-nous un vrai match.
Oui!
Oui!
Et voilà! Oui!
- Endo, Endo t'es vraiment dans leur camp?
Vous, traduisez. Traduisez ça.
Il va vraiment se ranger de leur côté?
Avec une... une entreprise américaine
qui vend son produit sur son dos,
comme si c'était une mascotte? T'es pas une mascotte!
- Brian, fais-le descendre.
Donnons-leur ce qu'ils veulent.
- Ils veulent un vrai match. - OK! OK! Merci, merci!
Maintenant, on enchaîne!
- Je serai pas au championnat la semaine prochaine à cause de ce connard.
Je pourrai pas faire le championnat.
Donne-moi une chance. Tu m'as déjà assez humilié.
Tu m'as humilié. Je t'en prie, s'il te plaît, Endo.
S'il te plaît, fais ça pour moi. S'il te plaît.
- OK. OK. - Oui? Oui?
Il a dit oui!
Merci, Endo! Merci.
Il a dit oui.
Un dernier match. Un dernier match!
Endo! Endo! Endo!
Endo! Endo! Endo!
Allez, Marty, vas-y!
- C'est pas la peine. Je sais que je serai pas payé.
- T'auras rien, même si tu gagnes. En passant, je ne sais pas comment tu vas rentrer,
- mais ce sera pas dans mon avion. - Je m'en fiche.
À moins que vous annuliez l'événement, on n'a rien à se dire.
- Tu crois que c'est aussi simple? - Ouais, je le crois.
- Alors, laisse-moi t'expliquer un truc.
Je suis né en 1601.
Je suis un vampire.
Je suis ici depuis des siècles.
J'ai rencontré une tonne de Marty Mauser dans ma vie.
Certains d'entre eux étaient malhonnêtes
et ont essayé de me duper. Et ceux-là sont encore ici.
Si tu remportes cette partie,
tu seras ici pour toujours toi aussi,
mais tu ne seras jamais heureux. Tu ne seras jamais heureux.
- OK. Compris, monsieur Rockwell.
Endo! Endo! Endo!
Endo! Endo! Endo!
Et voilà!
C'est la balle de match.
Hé. Merci. Super match.
C'était génial. T'as beaucoup de talent.
Bonne chance au championnat. J'espère que tu vas gagner.
Hôpital de Bellevue, je peux vous aider?
Bonjour. Vous pouvez me transférer
à la chambre de Rachel Mizler, s'il vous plaît?
- Savez-vous à quel étage elle est?
- Je sais qu'elle vient d'être opérée,
donc elle est sans doute à cet étage-là.
D'accord, attendez.
Selon ce que je vois ici,
on l'a emmenée à l'étage de la maternité hier soir.
La maternité?
Merci infiniment. Je vous revaudrai ça!
- Oui. - Qu'est-ce que ça veut dire ça?
- Je suis désolée, je n'ai pas les détails.
- Elle va bien? Elle a eu le bébé? Elle devait accoucher dans quatre semaines.
- Tout ce que je sais, c'est qu'elle a été emmenée d'urgence...
- D'urgence? Attendez, d'abord vous me dites « emmenée »
- et maintenant, c'est « emmenée d'urgence»? - Monsieur, vous pouvez vous calmer?
- Transférez-moi simplement à la maternité, s'il vous plaît.
- Papa! - Salut!
- Excusez-moi. C'est la maternité?
- Oui, au bout du couloir. - Au bout du couloir, merci.
- Vous devez signer... - Non, non, je suis le père.
Salut.
MATERNITÉ
- Tout va bien, dors. Je suis là, je suis là. Ça va.
Chut... je suis là. T'en fais pas, je partirai pas.
Tu peux te rendormir.
Je t'aime.
Numéro quatre, Mizler.
Vous avez dit quatre?
Vous voulez que je vous le montre?
Tout va bien. Dis bonjour à papa.
Dis bonjour à papa.
Ouais, le voilà. Dis bonjour.
Ça va, ne pleure pas. Je sais, je sais.
Tout va bien. Regarde, c'est ton papa!
Dis bonjour!
Ne pleure pas. Je sais, je sais.
Oui!
Sous-titrage: difuze
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