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- M. Duflot, j'ai presque fini.
- Allez-y, je vais me faire un café.
- J'ai terminé. - Merci.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Vous avez l'air soucieux.
- Soucieux, plus que d'habitude ?
- Vous avez une nouvelle ride au front.
- Vous connaissez mes rides ?
- Le X sur cette partie...
La mort qui rôde autour de vous.
- Oui, ça m'aurait étonné.
Je suppose que le Botox n'aiderait pas ?
- Non, mais peut-être vous pourriez moins froncer les sourcils ?
- Merci, Angela. Bon courage.
- Merci de me recevoir.
- Je vous écoute.
- Ce camp de l'Etat islamique a un intérêt pour vous.
Il y a des chances que votre agent y soit détenu.
- Comment vous le savez ?
C'est aussi la base arrière d'une unité combattante active de l'EI.
La détruire porterait atteinte à leur capacité
d'apporter du renfort à Rakka dans la bataille pour la reprendre.
Je suis venu vous poser la question.
Qu'est-ce qu'on fait?
- Vous nous communiquez les coordonnées ?
- Non, c'est une affaire qui nous concerne aussi.
- Quelles sont les options ?
- Détruire ou ne pas détruire ce camp.
Qu'est-ce qu'on fait?
- Vous ne pouvez pas détruire s'il est là-bas.
- J'ai dit qu'il y avait des chances.
- Donnez-moi 48 heures.
- Ils veulent bombarder le camp où serait Guillaume ?
- Ils nous demandent notre assentiment.
- Vous voulez le mien avant le vôtre ?
- Je ne veux pas le donner. Je ne sais pas quoi faire.
- C'est simple, donnez une chance aux négociations.
- Non, ce n'est pas si simple, vous le savez.
Ne vous cachez pas.
- Je ne vois pas d'alternative.
Soupir
- Il fut un temps, et vous devez vous en souvenir,
quand l'un de nous se montrait déloyal envers la boîte,
si on était obligés, pour une raison ou une autre,
de ne pas le sanctionner,
une chose était sûre et on faisait passer le message clairement :
le jour où l'agent aurait besoin de nous,
si jamais ça devait arriver,
il était hors de question qu'on lève le petit doigt.
Je vais vous poser la question autrement.
Sacrifieriez-vous quelqu'un pour le libérer ?
- Non.
- Un homme est mort, déjà.
Patrick Lagarde, à la Direction des opérations.
Vous imaginez la tête de sa femme et de ses garçons
quand on aura libéré Malotru ?
Qu'on l'aura jeté en prison pour trahison ?
Non, c'est pas simple.
Ce qui est simple, c'est de faire disparaître le problème.
- Nous ne devons pas accepter ça.
- Débrouillez-vous pour que les négociations aboutissent.
Pour que le canal ouvert serve à recruter l'officier de l'EI.
- Nadia El Mansour, ça va aller ?
- Je ne sais pas.
- On n'a pas le droit à l'erreur.
- C'est compliqué pour elle. Pas évident qu'elle joue le jeu.
- Cassez des jambes.
Il faut qu'elle soit prête à y retourner
pour recevoir la réponse de Daech.
- Shahanah profite de la situation.
Elle se sent coincée.
- Ca m'est égal!
Si elle doit perdre sa carrière, sa réputation, un bras, ça m'est égal.
- On vous a mis la pression.
- Je suis à la retraite dans quelques mois
et un de mes hommes sera assassiné si ça n'aboutit pas.
Alors j'ai la faiblesse
d'appeler ça une pression, oui.
Froissement de papier
- Vous allez manger là-bas.
Voilà la petite.
- Votre Thalys est à 16h30.
Je vous envoie une voiture après votre déjeuner ?
- Oui. - 15h30 ?
- Très bien.
J'arrive.
Bonjour.
- Bonjour. - Prune, c'est ça ?
Prune Debailly ?
- Euh... Ouais.
- Je suis une amie de ton père, Guillaume.
Paul.
On s'est rencontrés en Syrie.
Je peux ?
- Oui.
Mais j'attends quelqu'un.
Vous travaillez avec lui ?
- Pas du tout. Non.
- Vous le connaissez comment?
Vous étiez ensemble ? - Oui.
Il avait divorcé depuis longtemps quand je l'ai rencontré.
- Et vous ?
- Je le suis, maintenant. Divorcée.
- Vous êtes avec mon père.
- Non.
On n'était plus ensemble quand il a été enlevé.
- Comment vous m'avez reconnue ?
- Il m'avait montré des photos de toi.
Tu t'appelais Jeanne, à ce moment-là.
Et puis...
En France, il m'a donné ton vrai prénom.
Comment tu vas ?
- Ca va.
- Tu peux parler à quelqu'un ?
- Ma mère, bof.
La collègue de mon père, elle est cool.
C'est la seule à qui j'en parle.
- C'est avec elle que tu as rendez-vous ?
- Oui.
- Elle t'a donné rendez-vous ici car elle savait que j'y étais.
Je pense que tu as travaillé pour elle,
sans t'en rendre compte.
Notre rencontre n'est pas un hasard.
- Pourquoi ?
- Je sais pas.
Ils veulent qu'on se parle.
- Pourquoi ?
- Je sais pas.
- Il peut revenir ?
Ca peut arriver ?
- Il y en a qui sont revenus.
Oui, je le crois.
Peut-être à bientôt.
- Cava?
- Super. J'ai croisé l'ex de mon père.
- Ah oui?
Eh oh!
Tu m'expliques, là ?
- On avait rendez-vous.
- Calme ta joie, je suis là.
Allez, je te paie un brunch.
- C'est pas toi qui paies.
- Alors ?
- Elle était vénère.
- Et donc ?
- Donc rien.
Vibreur
(En anglais)
- Tenez, le texte de votre conférence.
Vous voyez des conneries ?
- Pour l'instant, non, au contraire.
Vous avez des spécialistes ?
- Des sismologues qui travaillent pour nous ? Oui.
- Peut-être que j'en connais un. - Je peux rien dire.
- Pourquoi ils partent pas à Bakou ?
- Ils travaillent pour nous.
Ca laisse des traces pour le contre-espionnage.
Alors que vous, tout est propre. Rien ne dépasse.
- Sinon vous auriez fait quoi ?
- On aurait effacé les choses gênantes.
- Une fausse identité ?
- Non, c'est pas la peine. On gomme ce qui dépasse,
on rajoute des choses utiles.
- La conférence, c'est pour faire quoi?
- On vous demande juste d'aller donner la conférence
et d'être prête à rester à Bakou si besoin.
- D'accord. Mais il est censé se passer quoi après ?
- On va voir. On navigue à vue.
Encore une fois, rien de dangereux. Rien qu'on vous obligera
à faire si vous ne voulez pas. - D'accord.
- Il faut que je vous parle du salaire versé par la DGSE
pour cette opération. - Oui.
- On ne peut pas vous faire un virement mensuel sur votre compte.
Il peut être surveillé. - D'accord.
- C'est important, ne pas laisser l'autre s'interroger.
- Je vois. Enfin je crois.
- On va vous dire d'ouvrir un autre compte,
mais pas en France. Je vous expliquerai.
- En Suisse ?
Quoi ?
- Ca fait longtemps que j'ai pas travaillé avec une vierge.
Enfin... C'est comme ça qu'on dit...
J'ai l'habitude de travailler avec des gens
un peu... - Limites ?
- Disons aguerris.
Des gens qui ont de longues années de manipulation
et de duplicité derrière eux.
A bientôt. - Au revoir.
Filature classique.
Il n'a pas pris de précautions, il me prend pour une vierge.
C'est comme ça qu'ils disent.
Je l'ai survolé dans le bus, c'est bien.
J'ai appris des choses.
- J'y comprends rien. Vous m'éclairez ?
- Ca parle des relations entre la sismologie et Internet.
Les possibilités qu'Internet offre pour un réseau d'alerte mondial.
- On a vérifié les participants à la conférence.
Quelques Iraniens, des Turcs,
des Américains et des Azerbaïdjanais.
- Quelqu'un à approcher ?
- A vue de nez, personne de premier ordre.
Il y a des spécialistes de la sismologie, mais rien de politique.
Personne d'influent, pas de gros poisson.
- Personne que je connaisse.
Qu'est-ce qu'ils veulent ?
Il m'a dit qu'il naviguait à vue.
- Il ment. Ils savent quoi vous faire faire là-bas.
Ils n'en parlent pas pour ne pas vous effrayer.
- C'est effrayant, alors ?
- Pour une sismologue, peut-être. Pour vous, non.
La conférence, c'est le pot de miel.
Vous allez l'éplucher et me dire qui pourrait s'y intéresser.
- D'accord.
- Continuez vos recherches d'emploi. - Ils ont dit pareil.
- Quoi d'autre ?
- Ils me paient 2500 euros par mois
sur un compte qu'ils m'ouvriront.
- Où ? - Pas dit.
- Ils font tout comme nous. C'est pas drôle.
Vous le revoyez quand ?
- Demain, toujours au bois de Boulogne.
En ayant lu la conférence. - Très bien.
- Vous utilisez même les enfants ?
- La fille de Paul n'est plus une enfant.
- Si.
- Qu'est-ce qui vous dit qu'elle l'ignorait ?
Qu'elle n'était pas d'accord ?
- Je commence à comprendre comment vous travaillez.
- On utilise ce qui marche.
Votre ami Shahanah vous a offert ce bracelet.
- Le même, exactement.
- Vous ne le mettez jamais, c'est dommage.
- Il vient des pillages, comme le reste.
- Mettez-le quand vous travaillez.
Celui-là enregistrera vos conversations.
Ca pourrait nous servir pour la suite.
Pour prouver que vous n'étiez pas sa complice,
que vous nous aidiez à le mettre hors d'état de nuire.
- Que dira-t-on de moi?
Que j'étais votre informatrice ?
- Que vous vouliez sauver votre patrimoine.
On utilise ce qui marche.
- Bonsoir.
Je peux ?
- Euh... oui.
- Vous êtes du contre-terrorisme ?
- Non, et vous ?
- Pas vraiment.
Bureau Syrie.
- Bureau Syrie, quand même.
C'est pas très éloigné.
- Non.
Vous êtes de veille ?
Vous aussi.
On s'est jamais vus.
- On est 3000, quand même.
- Oui.
Et vous travaillez où ?
- Toi.
- Et toi...
Tu travailles où ?
- Le bâtiment carré.
- Ah, t'es psy. D'accord.
C'est pour ça qu'on s'est jamais vus.
Je suis hyper stable.
Vraiment, aucun problème psychologique.
Les psys, vous êtes de veille aussi ?
- Le décalage horaire...
Pour ceux qui sont loin. Et eux, en ce moment... Ils surchauffent.
- En même temps...
Y a pas d'heure pour péter un plomb.
- C'est indien ?
- Guatemala.
Je l'ai ramené de voyage. Contre le stress.
- T'es stressé ?
- OK, presque aucun problème psychologique.
Bips
Ah, excuse-moi.
Faut que j'y retourne.
Cadeau ?
- Non, merci.
- OK, merci.
- Tiens, voilà.
La réponse de Daech. La preuve de vie.
J'ai touché à rien. Dépêche-toi.
Bips
*- On y va.
*- Je suis Paul Lefebvre.
Nous sommes aujourd'hui le 17 Muharram
1438,
le 18 octobre 2016 pour les mécréants et les hypocrites.
Hier, les idolâtres du PSG ont battu ceux de Rennes
3 buts à 1 dans une fête de perversion.
J'atteste qu'Allah est le plus grand,
l'unique, et que la puissance est à Allah
et à son messager.
- Je vais faire une copie.
Il y a une psy, si tu veux, à la cantine.
Ils sont de veille aussi.
- Allez, va nous analyser tout ça. - J'y vais.
Tu peux zoomer là ?
- Touche pas les écrans.
- Là, les carrés.
- Quels carrés ? - Là.
J'aimerais réussir à lire ce qui est écrit dessus.
- La résolution est dégueulasse.
- Tu sais pas faire ça ?
- Attends 2 secondes.
- Voilà, c'est là.
Là.
Là ! - Ca vient.
Voilà.
- Super.
Imprime.
- Il est vivant, ils veulent négocier. 2 bonnes nouvelles.
Nous devons déterminer le dispositif.
On continue à passer par Rex ?
- Je sais pas si on a le choix.
Sans Rex, pas de Shahanah. Sans Shahanah, pas de négociation.
- Excusez-moi.
Je peux ?
Dans le village de Beyadi, déserté par l'Etat islamique,
Raymond Sisteron a trouvé un document
laissé en évidence par quelqu'un.
Il s'agit d'un schéma d'aiguillage.
Ce type de schéma servait de code aux résistants cheminots
pour communiquer entre eux.
On en a déduit que quelqu'un
l'avait laissé intentionnellement à Beyadi,
repris par les forces françaises.
On a repris son nom de code, Cochise.
Probablement un haut-gradé de l'EI.
Ancien agent des services de renseignements irakiens.
Pourquoi ?
Dans les années 80, la DGSE utilisait ce type de code
pour communiquer avec ses sources proches de Saddam Hussein.
On a profité de la rencontre entre Rex
et la femme au niqab
pour faire passer un autre schéma d'aiguillage codé.
C'était jeter une bouteille à la mer. On s'est dit
que Cochise verrait la vidéo de Malotru
et qu'il comprendrait qu'on entrait en contact.
Là, excusez-moi l'emploi de ce terme, il fait beauf,
je l'emploie jamais, mais...
Bingo !
- Poursuivez.
- C'est pas que Cochise ait vu la vidéo,
c'est qu'il a eu accès au schéma d'aiguillage avant.
Il en a mis un autre dans ses mains.
- Cochise a accès à Malotru ? - Je sais pas.
Mais il a eu accès au document.
Et là, re-excusez-moi,
mais re-bingo !
Sur la vidéo de l'Etat islamique,
comme demandé, Malotru tient un schéma d'aiguillage.
Mais ce n'est pas celui que j'ai donné.
A droite, le document envoyé à Cochise.
A gauche, celui que tient Malotru.
Apparemment, c'est les mêmes.
Mais il y a des différences.
Dans celui-là, je pose une question.
Et là,
on a la réponse.
- Quelle était la question ?
(En anglais)
- Et la réponse ?
Il y a aussi des coordonnés GPS qui correspondent à Jarabulus,
à côté de Beyadi. Et une date.
Ca ressemble à une proposition de rendez-vous.
- Cochise nous proposerait de rejoindre la coalition.
- J'en ai des frissons.
- Ca résout la question à propos de Rex.
Elle peut plus être l'intermédiaire.
Il faut quelqu'un de chez nous pour traiter Malotru et Cochise.
Il faut quelqu'un de costaud.
La porte s'ouvre.
- Vous ne détruisez pas.
Hors d'une stratégie satisfaisante sur l'après,
nous allons agir.
- Ce sera une bavure.
- Parfois, il vaut mieux une bavure qu'un scandale.
- Vous aurez le scandale aussi.
- Je transmets votre réponse.
- Je voulais vous dire un truc.
- Quoi ?
- Depuis qu'on se voit, j'ai l'impression d'être suivie.
- C'est normal, ça vous rend parano.
- Vous me surveillez ? - Pourquoi je ferais ça ?
- Je sais pas. Pour être sûr de moi.
- Marina, vous êtes française, vous avez fait Polytechnique,
j'ai aucune raison de douter de vous.
- Alors vous me surveillez pas ? - Non.
- Vous me jurez ? Si vous me faites pas confiance, je peux pas...
- Je le jure, ce serait contre-productif.
- Oui.
Au revoir. - Au revoir.
Vibreur
- Allô ?
*- Marina, c'est Simon.
Je te dérange ?
- Non, non. Je suis au lit.
*- Seule ?
Comment ça va ?
- Ca peut aller. Et toi ?
*- Invite-moi.
- Comme ça, c'est un peu compliqué.
*- J'ai besoin de te parler.
On sonne.
- T'es venu les mains vides ?
- Non, j'ai pris une piquette chez l'Arabe en bas.
- Tiens.
- T'es pas surveillée.
Ton nom circule à la DGSI.
- A propos de quoi?
- T'as été recrutée par un service étranger.
C'est chez toi, ici ?
- A peu près.
- Je peux suivre ton dossier. Je voulais t'en parler.
Je veux pas que tu le saches pas.
Et même...
Si t'es pas d'accord, je le laisse à un autre.
- Ca veut dire quoi, suivre mon dossier ?
- Ca veut dire tout savoir,
en lisant avec tes chefs.
Ca veut dire flipper pour toi en direct.
- Tu flipperais pour moi?
- D'autant plus si c'est pas moi qui m'en occupe.
- Je sais pas. Je crois pas que ce soit une bonne idée.
- C'est pour ça que je te demande.
- Non, enfin...
J'ai rien à te dire, en fait, mais...
J'aimerais pas savoir que tu sais tout.
T'aurais rien dû me dire.
Je suis désolée. - Non, c'est normal.
Je te demande, tu me réponds.
T'es revenue quand ?
OK.
Je te laisse.
Écoute...
Je vais demander à quelqu'un de s'occuper de ton dossier.
Mais s'il y a le moindre truc,
si t'as peur.
Si t'as une intuition, que t'as remarqué un truc...
Je vais te proposer un système pour me prévenir, moi.
Pas quelqu'un d'autre.
- Et?
- Et j'arrive.
- La DGSI arrive ?
- Non. Moi tout seul.
- Ah oui.
Pourquoi ?
T'es toujours avec ta copine ?
- Non.
- Pourquoi vous ?
- Vous ne me trouvez pas assez costaud ?
- A quelques mois de la retraite, sur le terrain !
- A quelques jours de la retraite.
Il faut quelqu'un d'expérience. Quelqu'un
qui connaisse les services secrets irakiens d'il y a 20 ans.
C'est le cas d'un vieux schnock comme moi.
- Vous voulez quoi?
Une médaille ?
- Je veux récupérer Malotru.
Je suis un des seuls à vouloir qu'il revienne.
Sinon, priorité sera donnée au recrutement de Cochise.
- Vous allez faire comment? - Je ne sais pas.
J'ai proposé à Mag que vous me remplaciez.
Je dis pas que le job est facile,
mais c'est intéressant.
Utile.
Et surtout, vous seriez parfaite.
Elle soupire.
- Votre moulage dentaire.
- J'ai changé de dentition, depuis.
Je vais le faire refaire.
Espérons que ça ne servira pas.
- Ca peut servir.
Parfois, ils s'amusent à brûler vifs les gens.
Plus d'ADN.
Plus de vieux schnock.
Vous voulez vraiment y aller ?
- Oui.
- Vous n'avez pas peur ?
- Non.
- Vous allez faire attention ?
- Vous allez me remplacer ? - Oui.
- Gardez votre contact avec Nadia.
Elle convaincra Shahanah qu'on change de dispositif.
- J'allais pas la lâcher.
On frappe.
- Vous partez ?
- Oui, je pars.
- Si vous voulez, je reviens.
- Non. Allez-y.
- Pas trop stressée ? - Non.
J'ai bien appris la conférence.
Bonjour. - Bonjour.
- Vous avez de bons réflexes. - C'est qui ?
- Les gens de la sécurité vérifient qui monte à bord.
- Et alors ?
- Une sismologue et un commercial montent.
- Je dois passer un coup de fil à ma mère.
Je lui ai promis.
- Tous les jours, tu appelles ta mère.
Je ferai enregistrer la conversation et je l'écouterai.
Tu parles à ta mère ou tu lui laisses un message.
Tonalité
- Maman, c'est moi.
*- Bonjour, ma puce. - Ca va ?
*- Oui, très bien. Tu pars quand, déjà ?
Tu es partie ?
- Je suis à l'aéroport avec mon collègue.
- Avant de raccrocher, dis-lui que tu l'aimes.
Le jour où tu lui dis pas, ça signifiera que t'as un problème.
*- Tu n'as plus mal au ventre ?
- Tout va bien. Tout va bien.
*- Tu me dis quand tu arrives.
- Oui, je t'appelle quand j'y suis.
- Ce sera une manière de me dire d'intervenir.
- Maman, je t'aime.
* Maman.
Je t'aime.
La porte s'ouvre.
- Grand ménage de printemps. Déshabille-toi.
- Contre le mur!
- De quoi tu parles ?
- Recule !
Hé.
Tu sais que ton ami est un espion ?
Un agent russe.
Il travaille pour le FSB. Regarde-le.
Regarde ses yeux.
Demande à tes chefs d'enquêter.
Il peut pas bouger. Il veut pas me tuer.
C'est un traître.
- Ferme-la !
- C'est un traître. Il a donné
les coordonnées du camp.
Vous allez mourir.
- Ferme-la. - Vous allez mourir.
C'est un traître. - Ferme ta gueule !
Ferme ta gueule !
Cahots de la route
Une portière claque.
Des pas approchent.
Cris
Sous-titrage TITRAFILM
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