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Zulu
Merci.
Bonsoir à tous, amis et fidèles auditeurs de Confidence de l 'étrange.
Comme le savent ceux qui nous écoutent régulièrement, nous avons choisi pour
cette 69e émission un thème sur lequel il faut se pencher avec prudence.
La possession.
Comment, où, par qui, dans quelles circonstances peut -on encore être
nos jours ? Question que vous vous posez tous et auquel il faut bien l 'avouer,
l 'Église ne répond pas clairement.
Adoptant une position hardie, nous allons ce soir entrer dans le vif du
Auparavant, une page de publicité.
Aïe, aïe, aïe, monsieur.
Regardez ce trou. Tout est à recommencer.
Vous n 'avez pas foré assez profond.
Ce qu 'il vous faut, c 'est Pistolos. Un outil sûr, toujours prêt à l 'emploi.
Avec ses montrains robustes et interchangeables.
Ainsi que ses accessoires.
Alors oui, j 'écoute.
Ah, c 'est toi Serge. Où es -tu ? Toujours au boulot, tu vois Serge.
Gordana, euh... Il dit que c 'est urgent.
Ah oui, tiens.
Qu 'est -ce qu 'il y a encore Serge ? Vous avez le chic pour tomber au mauvais
moment.
Quoi ? Mais c 'est une plaisanterie.
C 'est aujourd 'hui que vous m 'annoncez ça ?
Mais continuez donc, imbécile.
Mais non, pas à vous, Serge.
Je vous préviens, si vous me laissez en plan, je vous sacre.
Non, assez, ça suffit comme ça.
Mais pas vous.
Très bien, Serge.
Dans ces conditions, vous ne faites plus partie de mon équipe. Et je veillerai
personnellement à ce que personne ne vous reprenne.
Salaud.
Laissez -moi, Adrien.
Il faut que je réfléchisse.
Mon petit, j 'ai une bonne nouvelle pour vous.
Le billet pour Djerba.
Ça t 'intéresse, Bernard ?
Non, merci.
Je te les laisse à moitié prix.
T 'en fais une tête.
Elle t 'a viré ? Pire.
Serge vient de nous plaquer pour un job à Europe.
Et puis, c 'est pas tout.
La panthère m 'a chargé de le remplacer.
Ça se voit.
Tu as encore son rouge au coin des lèvres.
Félicitations. Tu m 'aimes bien ta barque où tu es dernier.
Trois mois pour passer grand reporter.
Tu parles d 'une vanne.
Je m 'en vais aller demain.
Et il faut que je reste pour préparer l 'émission.
Nous aussi, on reste.
Tu décales tes vacances.
Bien sûr.
Figure -toi que je ne partais pas seul.
Pour m 'accompagner, Ilsa a refusé des photos pour Playboy, alors.
Ilsa ? Aucun rappeur avec ce mannequin suédois que je t 'ai présenté il y a dix
jours. Un bon salaud, tu ne perds pas de temps, toi, au moins.
Je n 'ai même pas baisé, alors écrase.
De toute façon, maintenant, c 'est râpé.
Tu as fini de pleurer ta jument perdue. On a du travail.
Et il n 'y a pas le feu, non ?
L 'enregistrement est dans une semaine.
Et on enregistre quoi ? Gordona part aux Antilles, quant à Stéphane. Lui, il
chasse le vaudou en Afrique.
Tu vois quelque chose ? Un Coca -Cola, comme vous.
Garçon ?
Gordona
ne t 'a pas prévenu ? Très carce.
Nous n 'avons rien d 'avance.
Serge donnait ses textes au dernier moment.
Tu as intérêt à choisir un thème percutant pour tes débuts, sinon...
'est facile.
Serge a tout épuisé.
Les ovnis, le loup -garou, les fantômes, la dame blanche, jusqu 'au monstre du
Loch Ness, en passant par la bête du Gévaudan.
On peut éplucher le courrier ensemble.
C 'est plein de lettres de dingue.
Qu 'est -ce qu 'il fout, le garçon !
Donne. Cedra te dira tout. Le présent, l 'avenir, ce que tu veux, d 'accord ? Je
suis trop vieux et trop sceptique.
Tiens, va voir mon copain.
Pour au moins te donner une idée pour l 'émission.
Donne ta main. La gauche. Pas question.
Tu as peur qu 'on étale ta vie privée au grand jour ? Don Juan.
4, 3, 2, 1, 0.
Reportage, Hugo Debal.
Bobine, première.
Tu avais raison, ma petite Claire. Le niveau mental de nos correspondants
le zéro absolu.
Seul truc valable, une invitation pour Serge. D 'un certain Debal, prénom Hugo.
C 'est chez lui que je vais.
Essaye de dénicher quelque chose sur ce bonhomme pour étoffer l 'émission.
Sa lettre est dans le classeur. J 'en ai juste pris une photocopie.
Ah, renseigne -toi aussi sur les succubins. Ce sont des créatures
prenant l 'apparence féminine pour tenter les ermites d 'après le
Hugo de Bal prétend avoir découvert leur secret.
Vous n 'êtes pas folle, non ? Se ruer comme ça sous les roues d 'une voiture ?
'aurais pu vous tuer.
Vous voulez que je vous dépose quelque part ? Vous allez où ? Est -ce que vous
avez envie de faire l 'amour avec moi ?
Je ne plaisante pas.
Regardez cette bague.
Achetez -la moi et je suis à vous.
Toi au moins tu as trouvé un truc original.
C 'est combien ? Pour la bague bien sûr.
500 francs.
C 'est une belle pièce.
Elle a appartenu à Casanova.
Ben voyons.
Ok, je prends.
Tu es au Pérou ? Pas dans le cimetière quand même.
Il y a un petit chemin tranquille tout près d 'ici.
Pas possible, tu débutes dans le métier.
Une vraie poupée de son.
Si tu crois que ça excite le client...
Viens ici.
Tiens, passe cette bague à ton doigt.
Pourquoi faire ? Aussi vrai que je m 'appelle Draga, tu ne le regretteras
Sous -titrage FR ?
Hélas non, tu n 'as pas rêvé.
Le destin t 'a choisi pour être le porteur suivant de cette bague maudite.
Pendant une semaine entière, tu pourras bénéficier de son pouvoir.
Je t 'adjure de la revendre avant.
Une fois le délai expiré, tu connaîtrais un sort pire que la mort.
Ne tarde pas.
Chaque jour écoulé t 'oblige à doubler le prix que tu en demandes.
Décidément, Claire, ce voyage s 'annonce plein de surprises.
Bonjour, le plein de super.
On peut téléphoner ? C 'est pour où ? Paris.
Demandez donc à mon collègue.
Vaut mieux utiliser notre poste. Taxi fun mange la monnaie. Merci.
Mais non, je t 'assure, ce n 'est pas une blague.
Et je n 'ai rien bu.
D 'ailleurs, je peux te décrire cette bague.
Trois rubis ? Même s 'ils sont minuscules, tu as fait une affaire.
Ça va, j 'ai compris.
Je me fiche pas mal de ce que tu fais avec tes conquêtes.
De Casanova ? Oui, j 'ai entendu.
C 'est ça.
Envoie -moi ta bobine.
Je verrai ce que je trouve.
Et dis, écoute, tu pourrais avoir un mot gentil pour celle qui va se taper tout
le travail de recherche.
Sûr, tu es le plus charmant ordinateur sur deux pattes que je connaisse.
Seulement, il faut que je te quitte, ma voiture bloque la file.
Je te rappelle plus tard.
Vous pouvez vérifier mes pneus ? Je crois que l 'avant manque un peu de
pression. Oh, bien sûr, monsieur.
Avancez jusqu 'au gonfleur, s 'il vous plaît, merci.
Une minute, je ne peux pas servir tout le monde à la fois.
Oh, une minute.
Voilà, c 'est fait.
Il en manque un peu.
Je vous dois combien ? Il y a 132 super.
Les pneus, c 'est gratuit.
Merci.
Dites donc, l 'appétit marche ? Oui.
C 'est pas ce que j 'ai aujourd 'hui. Sans doute le changement d 'air.
Qu 'est -ce que je vous donne comme dessert ? Des fruits, une glace ? Une
et un double café.
Ah, j 'y pense. Je peux téléphoner ? Bien sûr.
Où est -ce ? L 'appareil est juste là.
C 'est calme en ce moment, hein ? Oui.
Vous venez pour les vacances ? Non, un reportage seulement.
Allô, le poste 405, s 'il vous plaît.
Merci.
Allô, Bernard, est -ce que Claire est là ? Tu penses ? Elle a refusé de déjeuner
tellement elle craignait de rater ton appel.
Je te la passe.
Adrien ? Mais oui, je vais bien.
Ne t 'inquiète pas.
Mais non, sauter un repas n 'a jamais tué personne.
Ah, écoute.
J 'ai trouvé pas mal de trucs au sujet de cette bague.
Ta description colle.
On parle partout des trois rubis sous le nom de la fourche du diable.
Si c 'est la vraie, tu dois t 'en débarrasser au plus vite.
Ce bijou porte malheur.
Rassure -toi.
Je l 'ai perdue.
Je ne cours plus aucun risque.
Dis -moi, Claire, je viens de t 'envoyer une bobine par la poste.
Mais je suis dans un petit bled.
Si tu vois ce que je veux dire, ça risque de t 'arriver en retard.
Si tu peux trouver des renseignements sur un nommé deux balles.
Deuxième point.
Essaye de me donner également des renseignements sur les succubes.
Qu 'est -ce qu 'il vous prend ? Vous êtes fou ? Taisez -vous. Ne prononcez
jamais ce mot ici.
Pourquoi pensez -vous que cette maison soit déserte ? J 'avais des banquets de
50 personnes avant.
Je vous en prie, partez.
C 'est stupide, que craignez -vous ? Vous tenez à le savoir ? Allez donc
interroger le docteur Sergue.
Il habite à côté de l 'église.
Avant tout, je voudrais que vous me promettiez de ne pas citer mon nom dans
votre émission.
Je ne crois pas que le conseil de l 'ordre a préféré beaucoup.
D 'accord.
Vous préférez que je vous pose des questions ? Ou vous m 'expliquez tout ça
on enregistre après ? Je préfère la seconde solution. Je n 'ai pas l
des interviews.
On ne rit pas avec les succubes.
Ce qui fait la force du vampire, affirme Bram Stoker, c 'est que personne n 'y
croit. Idem pour le succube.
Je croyais qu 'il s 'agissait de démons femelles. Évitons cette vieille
controverse du sexe des anges, déchus ou non.
Je vous affirme que les succubes existent. Et vous avez des preuves ? Les
succubes ont une manière particulière de s 'alimenter.
Ils absorbent la force vitale de leurs victimes lors de rapports sexuels, les
laissant dans un état de faiblesse très caractéristique.
Excusez -moi de vous déranger.
Francis, c 'est une urgence. Monsieur Martineau.
C 'est bien, j 'y vais. Je vous laisse bavarder.
Jeannette peut vous parler des succubes. Elle en a rencontré un.
Suivez -moi.
N 'ayez pas peur.
Parlez simplement.
Dans l 'axe du micro, allez -y.
Francis était absent pour plusieurs jours.
Je revenais de dîner chez une amie.
La nuit était très claire.
Excusez -moi, je suis sujette à des crises de somnambulisme.
Pour aller à Clairval, c 'est dans quelle direction ? Eh bien, vous avez de
chance. Justement, j 'y habite.
Venez, ça n 'est pas très confortable, mais ça vaut mieux que de rentrer à
Il y a encore deux kilomètres. Vous êtes gentil, mais nous avons tout notre
temps.
Je ne sais pas comment j 'ai trouvé la force de rentrer jusqu 'ici tellement j
'étais faible.
Je ne vois rien là -dedans qui implique l 'existence d 'un succube.
C 'est le genre d 'aventure qui peut arriver une fois à bien des femmes.
Non, voyez -vous.
J 'ai éprouvé une sorte de vertige, d 'attirance malsaine.
Je déteste les lesbiennes.
L 'idée même me fait horreur. Je suis un peu sceptique.
Je vous en prie, il faut me croire.
Je ne vous raconte pas d 'histoire.
Je ne sais pas ce qui m 'est arrivé.
Ça vous arrive souvent d 'avoir ce genre de malaise ? Non, jamais.
C 'est le voyage.
J 'ai roulé depuis ce matin.
Nous avons une chambre en haut. Si vous voulez accepter notre hospitalité...
Jeannette a raison. J 'aimerais vous examiner dans mon cabinet.
Votre peau était normalement bas.
Je ne peux pas.
C 'est impossible.
Je dois absolument repartir.
Je vous conseille tout de même de voir un de mes confrères le plus rapidement
possible. Rassurez -vous, je ne vais plus très loin.
Je suis attendu au Vieux -Chêne, chez M.
Debal.
Vous connaissez peut -être.
Oui.
Permettez -moi un second conseil, n 'y allez pas.
Les manifestations des succubes ont coïncidé dans le pays avec l 'arrivée de
déplaisant personnage.
Bienvenue au Vieux Chêne, monsieur.
J 'espère que monsieur a fait un bon voyage. Oui, merci.
Mon nom est Alberto.
Noemi. Prenez les bagages de monsieur et occupez -vous de l 'installer.
Monsieur de Bal prie monsieur de l 'excuser d 'un léger malaise. Il
monsieur au dîner.
Je vous en prie.
Je range vos affaires. Merci, c 'est inutile. Je les rangerai moi -même.
Oui, vous avez une pendrée au fond.
C 'est le manque des cintres, vous n 'avez qu 'à demander.
Je suis sûr que c 'est parfait. D 'ailleurs, j 'ai juste de quoi passer le
-end.
Je fais couler votre bain.
J 'espère que la température de l 'eau vous plaira.
Monsieur Dubas, lorsque j 'ai le bain de velours à 29, venez voir.
Ça ira, Noémie. Merci.
Éponge ou gant de quoi ? Ça n 'a pas d 'importance.
Désolé, je ne peux pas vous rincer.
Il faut que je descende. Le dîner sera servi dans une demi -heure.
Désolé.
J 'espère que vous ne m 'avez pas attendu.
C 'est moi qui vous prie de m 'excuser de n 'avoir pu vous accueillir et vous
faire visiter les lieux à votre arrivée.
Je suis hélas cloué à ce fauteuil.
Provisoirement, M.
Deballe. Ah, qu 'être mon infirmière et ma providence.
Voici Loïs, mon intendante, et ma nièce Mickey.
M. Gaume, un de nos plus brillants reporters.
Félicitations, Alberto.
J 'aime que les repas soient servis exactement pour huit heures.
C 'est une charmante région que vous habitez, M. Leval.
Merci. Jouez -vous aux échecs, monsieur Gaume.
Bon, je ne suis pas doué.
Je connais à peine la marche des pièces.
Oh, quel dommage.
Le jeu des rois est le roi des jeux, disait ce cher Louis XI.
Pardon, Louis le Gros. Vous avez sans doute raison, Loïs.
Échec au roi.
Ma mémoire est en baisse.
Puis je suggérais à monsieur de goûter ce clé des ducs et l 'armagnac de
Merci, volontiers.
Il est presque minuit.
Bonne nuit à tous.
Moi, je vais me coucher.
Et chaque main.
Puisque vous avez terminé votre partie, on devrait pouvoir aborder le sujet de
ma visite.
Vous devez être fatigué par votre voyage.
Et je ne me sens pas tellement dispo non plus.
Nous parlerons demain.
Quête.
Occupez -vous de M.
Gomes, Loïs. Je compte sur vous.
Je ferai de mon mieux. Bonne nuit.
Vous avez l 'air désemparé, M. Gomes.
Non, pas du tout.
Avec M.
Hugo présent, il faut respecter certaines formes.
Des robes strictes, pas de maquillage, une musique austère.
J 'ai l 'impression d 'être tout fait sous une housse poussiéreuse.
Il y a longtemps que vous vivez ici ? Des siècles.
Vous voulez bien me faire danser ?
Qu 'est -ce que vous avez à la main ? Une blessure ? Une plaie à vif.
Et c 'est pour ça que je dois garder ce gant en permanence.
Même pour faire l 'amour ? Excusez -moi, j 'avais oublié. Il faut absolument que
je téléphone.
Mais je vous en prie. Vous pouvez utiliser l 'appareil qui est dans le
à côté de la chambre de Mickey.
Sous -titrage FR ?
Bonjour.
Vous avez passé une nuit reposante ? Pas tellement.
J 'ai fait des tas de cauchemars.
Excusez -moi, mais je me croyais paralysé.
Erreur, cher ami.
Je souffre seulement d 'une faiblesse des jambes, des crises d 'arthrite fort
douloureuse qui m 'empêchent de mettre un pied par terre.
Ah, voilà quête.
Bonjour, monsieur Gaume.
Bonjour, monsieur.
Heureuse de vous voir à nouveau d 'attaque.
Loïs m 'a dit, pour votre blessure, si je peux vous aider d 'une aide
quelconque, à votre disposition.
Merci.
Inutile. Je me débrouille très bien tout seul.
Mais vous avez tort. En enfermant votre main, vous empêchez la cicatrisation.
Mais que vous est -il arrivé ? Vous permettez, je monte dans ma chambre
mon magnéto.
Puisque vous êtes en pleine forme, j 'en profite.
Il faudrait nous livrer des oeufs, de la bière, un gros rôti, deux kilos
environ.
C 'est ça, oui.
Merci.
Bonjour, Alberto.
Je peux utiliser la cabine ? Bonjour, monsieur. Que monsieur ne s 'étonne pas,
les communications marchent très mal en ce moment.
Tu as fini de te ranger pour rien.
À quoi ça sert ? Mauvais pressentiment.
L 'amant de cette gitane, cette bague, tout ce que j 'ai appris sur les deux
balles.
Écoute, c 'est ridicule.
Les voyantes et tout ça, c 'est du bidon.
Tu devrais le savoir depuis le temps que tu travailles sur cette émission.
Le 405, j 'écoute.
C 'est lui.
On l 'a aiguillé sur un mauvais poste.
Allô ? Allô ? Adrien ?
La poste de Clairval, mais raccrochée.
Allô, Adrien ? Oui, je t 'entends bien. Où es -tu ?
Oui, au courrier de ce matin.
Écoute, je t 'en prie, ne reste pas là -bas.
Tu m 'entends ? Je t 'assure que c 'est beaucoup plus grave que tu ne le crois.
Allô ? Allô ?
On a été coupés.
Tu vas rappeler, t 'en fais pas.
Je n 'y comprends rien. J 'ai essayé de téléphoner à Paris.
On m 'a coupé.
Maintenant, on dirait que la ligne est morte.
Il y a des travaux dans le secteur. Vous aurez votre communication plus tard.
Mais, où est M. Leval ? Il a fait comme vous pour le magnétophone.
Il a oublié qu 'il avait un rendez -vous.
Je vais promener un peu.
Hugo ne sera pas là avant deux heures.
Vous n 'avez pas envie de m 'accompagner ? Une autre fois. Je vais en profiter
pour travailler un peu.
Aucune chance. C 'est trop tôt.
Mais laissez -moi faire.
Hugo est impatient.
Il faut agir.
Bien sûr.
Mais l 'une après l 'autre, tant qu 'il gardera ce gant, on n 'arrivera à rien.
Mais tu vas voir.
Il y en a encore une ici.
Tenez.
Il a besoin d 'un remontant, Kate.
N 'avrez de vous causer autant de dérangements.
J 'ai eu un malaise.
Je crois qu 'il vaut mieux que j 'écourte mon séjour.
Pas question de vous laisser repartir ainsi.
Ne vous inquiétez pas. Nous avons la chance d 'avoir une excellente
sur place.
Je me sens déjà beaucoup mieux.
Kate, vous pouvez nous laisser.
Si j 'ai besoin de vous, je vous appellerai.
Vous n 'êtes pas blessé, M. Gomes.
Voulez -vous me dire la vérité ? C 'est la bague de Casanova, n 'est -ce pas ?
Vous le savez.
J 'ai quelques connaissances en démonologie.
Et pas seulement sur les succubes qui me valent le plaisir de votre visite.
Tout a commencé durant mon voyage.
S 'il n 'a pas donné de nouvelles ce soir, je préviens la police.
Je vois la tête du commissaire quand tu lui raconteras ton histoire, ma pauvre
Claire. Des succubes et une bague maudite.
Je saurais le convaincre.
Adrien est en danger.
J 'en suis sûre.
Toi, tu me diras que tu n 'es pas amoureuse de lui.
Bon, qu 'est -ce qu 'on peut faire ? Enfin, il doit bien y avoir un moyen de
trouver ce deux -balles.
Mais bien sûr.
Regarde dans le classeur.
Adrien nous a dit qu 'il avait laissé l 'habitation originale.
Si cela vous permet de dormir plus tranquille, je suis prêt à vous racheter
cette bague.
Vous oseriez.
Qu 'est -ce que ce risque?
Vous me la donnerez lundi.
Ça ira.
Nous irons ensemble à ma banque. Je n 'ai sur moi ni chèque, ni argent
Satisfait?
Grâce à vous, je crois que je vais passer une excellente nuit.
Merci.
Tu me crois maintenant ? Et ne me dis pas qu 'on a mis une allumette par
dans ce dossier !
Pour Clerval, tu prends la prochaine à droite.
Si ça se trouve, la communication qu 'on demandait n 'avait aucun rapport.
Il doit y en avoir des masses de Clerval en France.
L 'imbécile !
Pourquoi ce village -ci ? Parce qu 'un deux -balles a été décapité ici même, en
757, pour son céleri.
Ah.
Reste à savoir si ses descendants habitent toujours le pays.
Ils ne devraient pas tellement l 'apprécier.
Sauf s 'ils veulent se venger, non ? C 'est là ? Euh, oui.
Tu prends la première à droite.
Enfin, que se passe -t -il ? Chut ! Ne vous agitez pas.
Vous êtes... Le
docteur passera tout à l 'heure. Et maintenant,
reposez -vous.
Je n 'ai pas rêvé.
La maison, les succubes, la bague... Vous avez déliré, plutôt. Vous ne parlez
que de ça depuis une semaine.
Vous avez de la chance de n 'avoir rien cassé au moment de l 'accident.
L 'accident ? Je ne me souviens de rien.
Comment oses -tu, classe gluante ? Tu es mon
esclave. Tu entends rien. Ta bouche rétugnante est faite seulement pour ôter
poussière de mes souliers.
Lèche -les ! Allez, lèche -les ! Allez
!
Je t 'en
prie,
assez.
Non, non, je t 'en prie.
Non, je sais.
Je ne t 'en fais rien.
C 'est inutile, Claire.
Il n 'y a personne.
Je vais m 'en assurer.
Ah, violation de domicile ? Non, merci.
On a fait une bêtise en venant.
On est dimanche aujourd 'hui.
Je suppose qu 'Adrien appelle.
Il n 'y a personne au bureau.
C 'est juste.
Bon, repars -toi à Paris.
Tu me déposes chez moi et tu vas au bureau.
Tu veux bien ?
Je sais ce que vous ressentez.
J 'ai observé tant de fois la même réaction au cours des siècles.
La plupart des gens ne peuvent pas comprendre.
L 'énergie sexuelle est un fluide vital qui peut se transmettre.
Par la bague de Casanova, oui, j 'ai compris.
La petite mort, disait -on autrefois de la jouissance.
Quelle belle formule.
Vous n 'avez pas encore gagné.
Si vous m 'avez attaché, ce n 'est pas sans raison. J 'ai encore suffisamment
force pour... Ménagez -les ! Il ne vous reste que quelques heures avant que la
bague ne perde son pouvoir.
Vous connaissez déjà mes alliés ? Vous pensez vraiment pouvoir résister à trois
œufs cubes ?
voir des succubes sans limiter, et parfois à dissiper le
maléfice, une brûlure, un son, le contact d 'un corps rugueux.
...
...
... ... ... ...
... ... ... ...
Allô ? Adrien ? Mais où es -tu ?
Sur la route ? Mais tu es fou ! Mais qu 'est -ce
que tu veux faire en pleine nuit dans un cimetière ? Adrien !
Je t 'en prie, je t 'en supplie, non ! Adrien, je t 'aime !
Adrien !
Mademoiselle, achetez -moi ma bague et je ferai...
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