All language subtitles for L.Africain.1983.1080p.FR.x264.ac3.mHDgz

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Original subtitles

Elle apprend un dialecte africain.

*— Raniîé Iassa mika bambuîau.

- Ranité lassa mika bambutou.

Ranité lassa mika bambutau.

Klaxon

- Hé, la mémé, tu roupilles?

- Ta gueule !

Klaxon

- Il y a bien le Groenland, c'est neuf.

- Oui, et il y a touiaurs le Tibet.

- Vous ne pensez qu'au Tibet !

Non, la bonne idée, c‘est l'Amazonie.

- Non, l'Afrique centrale, la région des Grands Lacs.

Boniour, Max.

- Boniour. - Plongeons le touriste

dans la vie sauvage.

Le Parc des Volcans. Totalement vierge.

Ici, des savanes bourrées de fauves. Et là, la grande forêt.

On installe un club tout confort et on monte des expéditions

pour voir des tribus parmi les plus sauvages du monde.

Les pygmées Bambuti.

Musique d'aventure

Barrissement

Barrissements

Musique calme

Ambiance de marécage

Mouches

Hurlements d‘animaux

Grognement

-0hlù!0hlù!

Fort banissement

Cris d'oiseaux

Brouhaha

- Voilà Victor ! Démontez les poteaux ! Allez, vite !

Allez, de l'autre côté ! Démontez—les de l‘autre côté !

Àtoi la balle, Victor! Lance—moi la balle !

- Allez Bako, à l‘essai ! Fonce !

Cris

Ah, les brigands !

- J'ai du Valium si vous avez peur en avion.

Et tranquillisez-vous, l'ai réservé les sièges à l'arrière.

Les rescapés sont touloursù l'arrière.

- Vous croyez que c‘est le moment?

-Je vais acheter des bombes anti-moustiques.

Vous avez de l'Intestopan ? - On en achètera Ici-bas.

C'est la capitale, pas un trou !

Je sais d'où ie viens, où ie suis.

Où vais-ie, c‘est un autre problème.

Brouhaha

- C'est pour ton père, faut qu‘il réponde tout de suite.

Joël Nakao.

-Je suis prêt, Victor. - Une minute ! Bakari.

Au revoir. Nelson !

Klaxon

Cris d'enfants

Patterson !

(Accent anglais) - Victor ! Vous avez les huîtres?

- Les voilà.

J'ai encore trouvé un éléphant massacré cet après—midi.

Le vingtième en un mois. Du 7.62 Kalachnikov.

- Des mercenaires ougandais. - Avec la grande migration qui débute,

qu'est-ce que ca va être ? De gros troupeaux descendent par ici.

- J'ai fait doubler la garde des postes de contrôle.

Aucun véhicule ne passe sans être systématiquement fouillé.

- À ce soir. - Bye bye !

- Eh bah dis donc, ils sont bien sortis les oignons !

Allez, au bain tout le monde !

T'as mis du fumier, Bako ? - Oui.

Mais le ne comprends pas comment la merde les fait pousser.

Pas la merde : ce sont les composés nitrites qu‘il y a dedans.

Nuance !

Apporte-moi la machine.

Eugénie ! - DJAMBO !

- Diambo !

Eugénie !

Hop la ! Vous avez été voir vos papas, les enfants?

- J'ai pas eu le temps et ie suis fâchée avec eux.

- C'est pas une raison. Faut que les enfants voient leurs pères.

- Et les affaires? - Elfes reprennent.

- Tu as vendu quoi?

- 6 boîtes de sardines, 3 paquets 1/2 de lessive, 17 Gauloises.

- 17 paquets? - Cigarettes.

- Nous sommes en pleine croissance. Tiens.

- C'est gentil !

- Attention, elle est pas toute neuve !

C'est ton cadeau de noël. Elle crie de joie.

- Donne—moi la chaise.

Summertime (Louis Armstrong & Ella Fitzgerald)

Il chante d'une voix caverneuse.

Elle chante avec lui.

- Où est la lettre pour le ministre?

Il est ministre de quoi, déiù ?

Elle augmente le son de son casque.

- Où sommes—nous?

- Ah oui. - C'est agréable d'être avec vous.

- Y a rien à voir à cette altitude.

Si, moi. Où est la lettre pour le ministre?

-Je sais pas. - Elle est Ici-haut.

- lut, i'ai filé mon bas. - Votre collant.

Je veux dire, c‘est embêtant.

- Sacré Planchet !

C'est le ministre chargé de la Protection de la nature.

Rugissement

Musique douce

(Accent anglais) - Vous êtes sûr qu'avec cette chaleur...

- Ne craignez rien, elles datent d'hier. Et nous sommes en décembre.

Un mois en "R". _ En MRI! ?

(Accent anglais) "R" comme "houites".

- Huîtres, Patterson. Ou alors, Belons, si vous voulez.

- Belons, ie préfère. -Je m'en doute !

Malheureusement, ce sont des Marennes. - Des Malaines?

Des Marlènes ? - Non, c‘est difficile.

Marennes !

En fait, le vrai nom est : Crassustera Angulata.

- Il sait tout cet homme-là.

Comment un scientiste comme vous est venu s'enterrer ici ?

- La science, Patterson...

Mettre des mots sur les choses, des formules, tout ca pour finir

par empester l'atmosphère. Parlez—moi d‘autre chose.

Tenez. Regardez.

Ilya un mystère. Par où l'ivoire sort-il du pays?

Au sud, les routes sont gardées. Au nord, il y a le lac.

Après le lac, une forêt peuplée de pygmées.

Ensuite, la chaîne des volcans et 2000 km de forêt vierge iusqu'ù l'océan.

-Je ne cesse de me pencher sur ce problème.

- Qui n'est pas le mien.

Vous êtes le conservateur du parc. Je ne suis qu‘un épicier.

- Un épicier remarquable.

- Si ie suis ici, Patterson,

ce n'est pas seulement pour déguster du chablis sous l'Equateur.

C'est pour cet endroit béni où les bêtes ont tous les droits

et pas les hommes.

Pour une fois.

- Le paradis des éléphants.

-Je les admire.

Ils ont la force, la beauté, le charme.

Quelque chose de plus que les autres. Et même que nous, peut—être.

Quand ie pense que des brutes tuent ces bêtes musclées et intelligentes

pour fabriquer des boules de billard, ca me fout en rogne.

-Je crois qu‘il vous faudrait une femme.

Et même une épouse. - Ne me parlez pas de cette engeance.

- Notre pays est l'un des derniers sanctuaires de la nature.

Regardez cette côte. Choisissez l'endroit que vous voulez.

-Je pensais au lac Guillaume.

Plus précisément au village de Woushongo.

- C'est la saison des pluies, les routes sont

impraticables.

Pourriez-vous mettre à notre disposition un porteur aérien?

Je vais envoyer une phonie à mon ami, le Dr Patterson.

Le conservateur du Parc des Volcans.

Un Anglais. Il est charmant, rassurez—vous.

Amadou? *— Oui, M. le Ministre ?

- Essaye de ioindre le Dr Patterson. *— Oui.

- Vous prendrez l'avion

de la ligne régulière demain matin. Puis un porteur aérien

vous conduira au bord du lac Guillaume.

* (Voix suave) L’arrivée du vol 732 en provencance de Nangayo

*est annoncée porte numéro 1 .

- C'est ce salopard de Grec qui est en bas?

*— Victor, il faut dégager la piste.

- Est—ce que c‘est Poulakis ?

(En anglais) - Dégage, connard !

- Allez, hop !

- Rachid, bouge pas.

- Allez, hop, hop ! Allez, allez !

Brouhaha

Tu fois encore ton sale commerce, le Grec?

- J'ai ma licence d'exportation d'animaux.

Ça vote coûter cher, Victor.

- Commandant ! Arrêtez—le !

- Victor, les volatiles

n'étaient pas à toi. - Ils n'étaientù personne !

Ils n'enrichiront pas Poulakis en pourrissant dans des zoos dégueulasses.

-Je suis le commandant de cet aéroport et ie t'ordonne...

- Y a plus d‘aéroport !

- Ta licence va sauter !

- Tu dis quoi, toi?

- Tu veux me retirer ma licence? Cris de peur

- Tu veux me retirer ma licence !

- Charlotte ?

- Arrête, Victor ! - Oui.

-Je te rends ta licence, ie te iure !

- Victor, ie t'arrête.

- Joseph, ie vais finir par m‘énerver.

Quand comprendras-tu qu‘il massacre ton pays?

- Vas—y Victor, fonce !

- Charlotte !

- T'as pas changé.

- Allez Victor, tu viens avec nous, on t'embarque.

- Quel matériel de merde !

Coup de feu Cris de douleur

- Le chef s‘est fait mal. - Qu‘est-il arrivé?

Brouhaha

- La voiture !

Ramène la voiture ! Arrête-toi !

- Vous connaissez ce soudard ?

- C'est mon mari. Quelle coïncidence !

- C‘est incroyable !

Vous êtes mariée ?

- Oui, si on veut. Il faut trouver un taxi.

-Je descends en ville, chère madame.

Puis—ie vous être utile?

- Oui, merci beaucoup. - Ma voiture.

Les bagages, fissa !

- C'est fou de tomber sur votre mari.

Ça faisait combien de temps?

- Ça ne vous regarde pas.

Ça faisait 2 ou 3 ans. Et alors? - Vous fûchez pas.

- On est en instance de divorce.

- Vous sentez ces odeurs? - C'est une région magnifique.

C'est votre Te fois ici ?

- Oui. Vous êtes ici depuis longtemps? - Des années.

J'ai une affaire d'exportation d'animaux sauvages.

Des singes pour distraire les enfants d'Europe.

J'adore les bêtes et les enfants.

- On fait un peu la même chose.

Vous exportez de l'exotisme et moi i'y emmène les gens.

- Ne racontez pas votre vie.

On sait qui on rencontre dans ces pays.

Il est charmant et dans les affaires. Ça peut être utile.

Nous voulons monter un centre de vacances sur le lac.

- C'est une bonne idée, mais c‘est le bout du monde.

- Nous voulons du dépaysement.

Je veux faire rencontrer les touristes et les pygmées qui habitent les forêts.

- Les pygmées ne se laissent pas approcher si facilement.

Ils vivent en zone interdite. Ils sont au diable !

- Au diable? - On dit qu‘ils vivent

aux portes de l'enfer, sur les flancs d‘un volcan.

Les Noirs en ont très peur, ici.

Ils pensent que les petits hommes sont les lutins du diable.

Ce ne sont que des légendes,

mais le crains que vous n'ayez beaucoup de difficultés.

Dialecte africain

Brouhaha

- Merci !

Rires

-Je secouais la cabane et lui criait : “Victor,

"ta licence va sauter !"

"Ta licence va sauter !"

Rires

Amoi!

Charlotte ?

- Que racontais—tu ? - La sombre histoire de notre mariage.

Mais sur un mode plaisant.

- Oui, ie vois. - Non, le coup de l'aéroport.

Mon ami le commissaire va tout arranger, t'inquiète pas.

-Je respire.

- Que fais—tu la, alors?

-Je dois aller au lac Guillaume et tu vas nous piloter.

-Ah bon?

- J'imaginais... - Rien. Le monde est petit, c‘est tout.

- Ah bon.

Tu prends une douche et on dîne ensemble?

Tu m'expliqueras ce que tu as derrière la tête.

Je prends la 16. Pardon.

C'est la plus fraîche.

Le téléphone sonne.

- Planchet? Ça vous ennuie de dîner seul ?

Je voudrais faire le point avec le "soudard".

Je vous en veux pas. Je me vexe plus depuis longtemps.

La page avec mon mari est tournée, croyez-moi.

‘ Entendu. A demain matin.

Il imite un perroquet - Charlotte.

Voix de perroquet Charlotte.

C'est pas mal pour un début, Coco.

Musique douce

T'as pas tellement changé. - Tellement ? Merci.

- Mais t'aurais pu mettre une robe.

On est strict dans ce pays, le soir.

Laisse. Je plaisantais !

Raconte-moi.

Qu'est—ce qui t'amène ? -Je vais à Moushango.

- C'est curieux, c‘est là où i'habite.

- L‘incroyable, c‘est que tu sois le pilote de Patterson.

- Pas incroyable, curieux. Tu lui veux quoi à Patterson ?

-Je prépare en ce moment une étude... Enfin, ie travaille sur...

Il est mignon, ce perroquet.

Chant de perroquet - Cha-Charlotte

- A nous.

- A nous.

- Comment va notre perroquet? - Coco ?

La femme de ménage l'a laissé s‘envoler.

Elle a aussi écrasé l‘iguane.

- Ça me fait beaucoup de peine.

- La guenon est aussi morte d'une congestion pulmonaire.

Et ('ai donné le chacal à un cirque. - T'es folle ! Toutes mes bêtes?

- Tu t'y pas intéressé depuis 3 ans ! Pas plus qu'à moi !

Avant, c‘est toi qui voyageais, maintenant c‘est moi.

Et si ie veux ramener des éléphants rue Lepic, ca me regarde.

- Tiens, y a ton...

- Venez que ie vous présente. Paul Planchet, mon collaborateur.

Mon mari. - Très heureux. Vous voulez une coupe?

- Oui. - Une coupe.

C'est quoi, la rue Lepic? - Là où i'habite.

- Et la maison d'Argenteuil ? - Moi, la banlieue...

- J'aimais la campagne et ma femme Paris.

J'ai donc pensé que la banlieue, c'était logique, non ?

Votre nom, déiù ? - Planchet.

- J'ai mis en vente la maison. - Et mon labo?

- Il a sombré.

J'allais pas passer ma vie à arroser tes cultures.

- Après tant de recherches.

- T'as trouvé qu'une culture d‘algues comestibles en eau douce.

- C'était génial !

- Immangeables, aucun goût. Il s‘est ridiculisé.

- À qui la faute?

Tu vends le brevet quand i'allais trouver une hybridation épatante.

- On avait plus un sou et ie trouve un super marché.

Vous auriez fait quoi, vous? - Je...

- Voilà. - Ne tranchez pas sans savoir.

La recherche biologique, c‘est long, délicat, dangereux.

- Arrête ! - Quoi ?

- De touiller !

Et entre la recherche et le marché agroalimentaire, y a un monde !

Seulement, elle, c‘est l‘expansion,

la rentabilité, le concret !

Toui0urs au ras des pûquerettes !

-Je vais manger un morceau.

- C'est ton amant? - Voilà !

- Arrête de touiller ton champagne, tu sais que ça m'énerve.

- Eh bien, ça n'aura pas duré longtemps !

- Cette veste est déshonorée.

- Vous êtes ravissante, ce soir.

-Je ne veux pas entendre de cochonneries.

- Cochonneries ?

- Oui, déiù hier le coup des bas...

Je suis pas là pour faire des parties de iambes en l‘air.

-Je vous ai iamais vue comme ça.

- Y a des filles pour ça. - Calmez-vous !

- On doit se lever à l'aube. Allez prévenir le pilote.

- (Mon petit Paul, ie ne suis pas sûr

(que tu vas supporter de telles conditions psychologiques.)

Excusez-moi, votre femme demande à quelle heure nous décollons demain.

- Demain matin, 6h30 dans le hall. Bonsoir.

Allez les pirates, on va rigoler.

Brouhaha

Allez !

Tonnerre

Musique angoissante

Cri étouffé

Tonnerre

Brouhaha

- C'était une très bonne blague.

Cris de dégoût

- Jette ça au feu, c‘est la mort !

- Charlotte ! Où as-tu trouvé ça ?

- Tu le sais très bien. - Non !

- Tu nies l‘avoir mis dans ma chambre?

- Où ? - Sur mon lit. C'était affreux !

- Tu ne te rends pas compte.

C'est un drôle de pays. Il y a des sorciers, des féticheurs.

Tu sais ce que ça veut dire quand on trouve ce genre d'obiets ?

Qu‘il va y avoir un grand malheur.

- Tu me iures que c‘est pas toi ? -Je te le iure.

Viens, ie te ramène.

- Alors, qui est-ce ? - Tu suis, ici...

- Victor !

- Merde ! J'ai trop bu, bon Dieu.

- Pourquoi tu bois autant?

- Ça m'arrive pas souvent. Je supporte plus.

Ce soir, ie voulais oublier des choses. - Allez.

Laisse, ie vais conduire.

Le numéro de ta chambre?

-Je me sens comme une vieille serpillère.

Où est mon chapeau?

- Sur ta tête. - Et la plume?

- Sur ton chapeau !

- Faut pas que ie perde cette plume, c‘est mon fétiche.

- On va monter.

Ça va ? - Oui.

- Victor, il faut que ie te parle. -Je t'écoute.

- Il faut que ie te dise ce que ie fais ici.

Attends.

- Il faut avouer que parfois, une femme n'est pas de trop.

- J'ai beaucoup réfléchi, ('ai besoin de toi.

Même si quand on a fait des trucs ensemble,

ça n'a pas toulours marché.

Mais c'était de ma faute. J'ai voulu trop t'aider,

("étais maladroite. - Mais non.

-Si, ie te demande pardon.

Mais maintenant, il ya plus rien entre nous. On est des amis.

- "Lolotte"...

- Alors, voilà.

Le Club Méditerranée veut implanter un village au lac Guillaume.

Avec des excursions chez les pygmées, ça peut être formidable.

- J'ai un trou dans ma chaussette. Il se remarque ?

- Tu m'écoutes? - Oui.

- C'est toi qui, il y a 3 ans, m'as écrit que

tu avais enfin trouvé le paradis. Depuis, ça a trotté dans ma tête.

Maintenant, le dois voir sur place. Si quelqu'un peut m‘aider,

c‘est bien toi.

Il ronfle.

Il souffle.

Cris étouffés

- (Qu'est-ce qu'elle a encore imaginé?

(Le Club Méditerranée...)

Tonnerre

- Charlotte ?

Charlotte ?

Charlotte !

Pour ton club, ie te conseille la Patagonie ou la Mongolie extérieure.

Ici, il n'y a rien ni personne. Ton vieil ami, Victor.

- Tu partais sans nous? - T'as pas lu mon mot?

- Si, explique-moi.

- Tu veux installer une chaîne d‘hôtels chez les pygmées ?

- Pas une chaîne, mais enfin... Oui. - Eh bien pas chez moi.

- Tu vas pas m'en empêcher ! - T'es venue pour m'emmerder ?

- J'ai pas fait 5000 km pour t'emmerder !

Ce pays veut décoller. Il faut investir, aller de l'avant.

- Ça recommence ! Ecoute, Charlotte.

J'ai trouvé ici la paix. La sérénité parfaite.

Je t'ai beaucoup aimée. Je ne t'oublierai iamais.

Mais une chose est sûre : moins on se voit, mieux on se porte.

D'accord ? Adieu !

Il met le moteur en marche.

brouhaha

Cris de peur

- Hého !

Ça va pas, non ?

Tu nous as pas prévenus! Et les enfants?

- C'est un terrain d'aviation, pas de rugby.

J'en ai par-dessus la tête ! Je le confisque.

- Pas de courrier, patron? - Non, ie suis pas facteur.

Et m‘appelle pas "patron" !

Personne ne penseraitù réparer ga?

- Voilà mon petit Victor adoré !

- Ton Victor voudrait qu'on se secoue un peu.

On fera pas avancer les affaires en restant vautré là.

Faudrait penser à investir.

A rechercher de la clientèle. A aller de l'avant.

Font chier tous ces Nègres, à la fin.

- Dodo, mon Ï0t0r.

Il est pas content carla boutique marche couci-couga.

Il faut dire aux clients de venir.

- Y a pas à dire, c‘est les plus forts.

Il rit.

Musique iazzy Elle chante.

10 allumettes, un bonbon, 3 cigarettes et 2 petits cakes.

Ça fait 3.95 pour le citoyen ex-Désiré.

Combien tu as? Il nous manque 2.70.

Je te les marque, ex-Désiré.

- Remarquable, cette idée de Club Méditerranée.

Si vous avez besoin d'aide, Aristote Poulakis est la.

Ici, il faut connaître la musique. Y a des risques.

Je suis de ceux qui prennent des risques.

- Les bâtisseurs d'empire. - Vous m'êtes sympathique.

- La fumée du cigare vous dérange? - Oui.

- C‘est quoi le camion derrière? - Equipement sanitaire

- Vous vendez des lavabos en brousse? -En plastique.

Les femmes s'en servent comme colebasse. On leur vend de tout.

Parce que le Noir n'est pas méchant, mais il ne pense pas plus qu‘un babouin.

Dialecte africain

- Stop !

- Ils nous contrôlent à l'entrée de la réserve.

Au fin fond de la brousse, on trouve encore des flics !

Enfin, du blé pour les petits poulets.

Ça picore, les petits poulets.

- Pourquoi lui dire que Victor est mon mari ?

Je ne mêle pas affaires et vie privée.

- Jamais. Faut bien le reconnaître.

- On m'a dit que vous cherchiez... - Quoi ?

- Des hommes pour la chasse. - La chasse est interdite.

Qui t'a dit ça ?

- Rachid. - C'est un farceur.

J'ai autre chose à faire que braconner la pintade.

Rachid, viens pisser avec moi.

Attends là.

Alors comme ça, tu parlesù n'importe qui?

Faut pas parler comme ça.

Cris de douleur

- II est tonique ce bonhomme, n'est—ce pas ?

- Sur le plan privé ou des affaires?

- Sur le plan sexuel, bien entendu.

- Sérieusement ? - Il est comme un poisson dans l‘eau.

- Comme un requin dans l'eau.

Rachid se plaint. Alors, Rachid, ça va pas?

Le pauvre, les cahots dela route lui montent au cœur.

Allez, grouille. On démarre.

Helmut ! Rendez-vous à Woushongo !

- Jawhol !

Chant du coq

ll fredonne.

- Allez ! Là, la !

Bon Dieu, plus vite !

- Ne le regardez surtout pas. Je ne lui parlerai plus iamais.

- Une iolie coupe de thé?

- J'ai à vous parler.

- Vous allez vu le couple qui arrivé avec Poulakis?

- Oui, ie l'ai vu.

- Vous savez que c‘est eux que vous deviez piloter?

- Oui.

- Elle est divine,

n'est—elle pas?

- Vous savez ce qu'elle fait ici, la divine?

- Elle a une idée géniale : installer un hôtel.

- Patterson, vous êtes le patron d‘un parc naturel.

”Naturel" !

Vous êtes ici pour protéger la nature : des éléphants aux papillons

en passant par les pygmées. - Oui, mais ça animera un peu ce trou.

- On en a déic‘r assez avec les braconniers,

sans en plus se coltiner des zouaves allemands en bermuda.

- Vous voulez les expulser? - Oui.

Dans les 24h ou le pays est foutu. Vous devez être très ferme.

- Très ferme ! Mais elle est divine.

- On part de là.

Six.

Sept

Huit, neuf trente.

Vous notez, Planchet?

Moustiques

On va prendre de l'autre côté.

Lù-bas.

-Je suis drôle?

- C'est mon foulard sur ton chapeau qui me fait rire.

- Ah ! Oui. Tu veux que ie te le rende?

- Restez pas dans mes iambes !

- Elle est très belle.

- C'est Eugénie. - Tu nous présentes pas?

-Je vois pas l'intérêt.

-Je vais pas déranger ton petit bonheur.

Mettez-vous Ici-bas. - Faites attention !

Regardez où vous mettez les pieds !

- Désolé.

- Ça fera pas repousser mes betteraves.

- Vieux ronchon !

-Je vais remettre de la terre. - Laissez, pour une betterave !

- C‘est incroyable !

Ils ont l‘Afrique pour s'installer, il faut qu'ils viennent sur mon potager.

Vous voulez faire votre parking ici ?

Y a qu'à raser le baobab, arracher les bananiers,

couper la colline en deux, cimenter tout ça !

Tiens, voilà Patterson.

- Boniour, madame. - Docteur Patterson?

- Madame, ('ai à vous parler.

J'ai une mission difficile à accomplir.

- C'est idéal pour notre village, ici. - Oui, n'est-ce pas une iolie place?

ll chuchote. - Ferme!

- Mais ie serai très ferme.

Il m'est impossible de vous autoriser à rester ici.

-Je ne comprends pas.

Mon ami le ministre m'a dit que vous étiez un homme remarquable.

Je vois que vous êtes aussi exquis.

Et vous me chassez alors que ('ai fait 5000 km

pour découvrir ce paradis.

- Madame, ie suis coupé en deux...

- Ilya l'hommede la loi et il y a le gentleman.

- II est propre ce pont, ça fait 3 fois que tu le laves.

Àquoi ça sert? - À calmer les nerfs !

- Elle restera pas longtemps, crois-moi.

- Allons prendre un thé pour parler de tout ça.

Voici notre proiet : nous voulons construire un...

-Ahm?

- Tout est parfaitement réglé.

Cette ieune femme voudrait iuste se balader autour des volcans.

Vous voyez? - Vous vous foutez de moi ?

- Victor, cette amie charmante adore cette place.

- Cette place ne sera plus dans I mois. Elle va tout massacrer !

- Allons discuter...

- C'est ça, discutons le pour, le contre.

La concertation, le dialogue !

Écoutez, quand on ne sait pas prendre ses responsabilités,

on fait de la politique !

D‘ailleurs...

Ah, voilà.

Le carnet de bord de l'avion, ma licence et ma démission.

Vous trouverez un autre pilote. J'ai passé l'âge de louer les Mermoz.

Eugénie.

- Vous êtes d'humeur irlandaise !

- On lève l'ancre, on descend le fleuve, on traverse l'océan,

et dans 3 mois on est sur l'Amazone.

Cris de poule

Vous ne voulez pas installer une succursale chez les Jivaros, si?

- Il reste une solution, Planchet.

M. Poulakis !

M. Poulakis !

- Puis-ie vous être utile, chère madame?

- Charlotte ! Attends—moi.

Je vous emmène.

- Qu‘est-ce qui te prend?

- J'ai changé d'avis.

Et puis, avec ou sans moi, tu feras touiours ce que tu voudras.

Et une balade aux volcans, ça n‘engage à rien.

- Il est tard pour voler, non?

- C'est le moment idéal. - Puisque c‘est comme ça, ie te reparle.

Musique ioyeuse

-Je vous dépose la.

Vous avez un car tous les mais. 5 (ours de route pour Nevasha.

De là, vous prenez le train pour Nokolo,

vous descendez la rivière parle bateau régulier,

vous serez à la capitale dans 2 mois environ.

VOUS recommencerez VOTI'G voyage,

mais vous foutrez pas votre parking chez moi.

- Un bon avocat m'obtiendra une pension alimentaire gratinée !

Il va pouvoir en vendre des savonnettes !

Je vais lui casser la gueule. Non, vous !

- Oui, ie vous le promets.

Avant, il faut trouver une auberge.

- Quel salaud !

- Reprenez-vous, on va appeler le docteur et louer une voiture.

- Il nous a largués dans un trou, Planchet !

- Soyons méthodiques.

Enchanté, madame. Vous avez le téléphone?

- Téléphone?

- Bien, vu.

Ayons les idées claires. Les WC ?

- Dans la cour, monsieur.

Moustiques

- C'est quoi ? - Alcool de kiwi mélangé avec du poivre.

- C'est raide.

Sale type.

Goûtez ga.

Ça descend tout seul. - Merci.

Je sens que nous allons nous en sortir.

Comment? Je ne sais pas, mais ie le sens.

Dites, madame Bimamba. La voiture dans la cour,

elle est en bon état.

Pourquoi l‘avoir transformée ?

- Mon mari, il a roulé tout droit dans le lac.

Et moi, ie ne sais pas conduire.

- Vous avez la clé pour mettre le contact?

Musique triste

- J'ai vendu 2 savonnettes et I boîte de sardines.

L'argent est dans la boîte. - Où vas-tu ?

Je retourne chez ma maman. Tu es maboule dans ta tête.

Depuis longtemps tu as l‘amour pour cette femme.

- Au contraire, ie... - Moi, ie sois.

Malade le cœur, maboule partout.

On peut rien faire. Il y a que le sorcier.

Mais tu crois pas le sorcier.

- Eugénie, de toute façon ça peut pas faire de mal.

Incantations

- Ça va beaucoup mieux !

Dialecte africain

Désormais, ie me fous de ce qui peut arriver à Charlotte.

Viens, Eugénie !

Je m'en foutais avant, mais la ie m'en contrefous !

Allez viens, on va rire un peu.

Saloperie de truc !

Diambo ! - DJAMBO !

Musique iazzy

Elle chante en anglais.

- Où as-tu laissé ta femme?

-À Butemko, pourquoi?

- Dans la zone interdite? - Oui, pourquoi?

- Poulakis part dans la zone interdite cette nuit.

Regarde.

- Elle est où la piste?

- Derrière le troupeau.

Regardez la carte.

En principe, la piste remonte iusqu'au fleuve.

Et la forêt commence là.

Et puis, Charlotte.

Il faut que ie vous parle.

J'ai réfléchi cette nuit.

Ce qui vous a toui0urs manqué, c‘est un environnement stable

et drôle en même temps.

La complicité, la fantaisie. Vous voyez?

Charlotte.

- Vous avez pas la gueule de bois?

- Pas du tout. Et vous? - Pas du tout.

Musique angoissante

Coups de feu Barrissements

- Attention, la !

Coups de feu

Tous aux camions !

- Patterson de Victor.

- Hello, Victor. Alors, cette balade?

- Il y a un massacre d'éléphants. *- Quoi?

-Je le tiens, c‘est Poulakis.

Envoyez une patrouille sur la piste de Butemko.

Barrisssements

Les salauds ! En voilà d'autres.

- Attention !

Cris

C‘est pas vrai !

- Charlotte !

J'ai pété mes freins !

Charlotte !

Je suis navré !

Je vous ai pris pour des braconniers. Pas de bobos?

Ça va, Charlotte? Oh !

Planchet, répondez !

Ma femme est blessée?

- Merde !

- Votre femme me charge de vous dire "merde".

- Quoi?

- Il est sourd, en plus.

- J‘arrive.

- Victor !

Dommage !

- Alors, on fait quoi ?

Allez au bord de la piste, yaura bien un camion.

- Espérons. - Oui !

-Je profite qu‘on soit en tête-ù-tête pour te dire que ie suis touché.

Les crocodiles ! "Victor" !

Dans les coups durs, ça se ressoude entre nous.

Tu boucles encore? C'est dommage.

Si tu me regardais,

tu te rendrais compte que ie suis pas mal pour mon âge.

50 balais, ma belle !

Rien que du muscle !

(Enfin, presque.) Oh !

Charlotte !

C'est quand même terrible un caractère comme ça, bon sang.

- Il y a 3 caïmans qui n'ont pas l'air commode.

- Écoutez, vous, Planchet. On est dans la zone interdite.

Il ne passe personne.

On va coincer un tronc dans les rochers. Il faut que vous passiez de mon côté.

- C‘est la seule solution. - Plutôt crever !

- Plutôt crever !

- Très bien. Moi, dans ce cas-là...

Un petit coup de Tavel bien frais,

une tranchette de saucisson, et puis voilà !

- On va pas passer la nuit ici !

Musique calme

- Encore des ennuis, chère madame?

- Charlotte !

- Puis—ie vous être utile?

- Décidément, M. Poulakis,

vous êtes notre sauveur.

- Charlotte !

Charl... Planch... !

- Allez, on embarque. Dépêchons— nous !

C'est tout à fait remarquable de se retrouver sur le même bateau.

Le bateau s'en va.

- Bon bah, y a qu'à.

Seulement, avec mes freins pétés, ie suis trop court pour décoller.

- Patterson de Victor, vous m'entendez? A vous.

*Patterson de Victor, vous m'entendez ? A vous.

*Patterson de Victor, vous m'entendez ? A vous.

- Te voilà, Victor ! - Patterson a disparu.

- Non, il est là. Ça ne va pas du tout.

Incantations

- Le docteur Patterson, il dort beaucoup, beaucoup.

C'est le sorcier qui lui a fait le poison.

- Qu'est-ce que tu racontes? - Poulakis lui a donné un gros cadeau.

- T'es un beau salaud, toi ! - C'est son métier.

On lui donne l'argent et il fait le maléfice.

- Il ne sait plus enlever le diable.

Pourtant, ie lui ai donné la caisse de la boutique.

- Pas tout. - Faut l‘emmener au dispensaire, vite.

- Bako, fonce et reviens vite fait.

On remonte le fleuve et toi, Eugénie, tu t'occupes de lui.

-Je suis bonne pour faire l‘infirmière,

pendant que tu vas courir après les femmes.

- Eugénie, c‘est pas le moment !

-Je lui fais la soupe, le balai, la blanchisseuse, la rigolade.

J'ai iamais fait la palabre et les cris.

Seulement, ie suis toute noire !

- Arrête, tu vas ameuter tout le pays !

-Je vais devenir quoi, avec les enfants?

- Trouve un de leurs pères.

Sur les 3, doit y en avoir un de bien. - Pas forcément.

- Dépêche—toi, Bako. - Oui !

- Allez, balance tout ! - Oui !

- Tu as largué devant? - C'est fait !

- Là, ça passe.

Ouais. Il chante.

- Arraka, arraka !

La radio !

Allez !

Brouhaha

- Nous sommes là.

Les chutes sont la.

On estc‘r peu près à mi-chemin des pygmées.

- A vol d'oiseau, les distances veulent rien dire.

- Avec un bateau rapide, on emmènera les touristes en une iournée.

- Dire qu'ils feront ça pour le plaisir. En payant, en plus.

- Arrêtez de rouspéter. Tous les enfants en rêverait.

Soyez un peu enfant !

- Vous avez raison. Et vous oubliez pour les plus grands,

le plaisir d'être avec vous. - Merci.

- T'as eu le contact avec Helmut? - Oui, patron.

- Qu'il est beau, celui-là.

Coup de feu

Johnny, tu me le prépares.

Je bois à la santé des dames,

et des hommes audacieux. - Merci.

C'était quoi, ce coup de feu ?

- Quelle horreur. - Plaisant, non?

Vous connaissiez? - Oui.

- C'est une riche idée, votre Club Méditerranée.

- Mais ça gêne vos affaires. - Exactement.

- C'est quoi vos affaires, exactement? - Qu'avez-vous au poignet?

- C‘est de l'ivoire.

- De l'ivoire, vous avez deviné. Je le déniche, l'amasse et l'exporte.

- Vous tuez les éléphants.

- C‘est une affaire de mots.

Je les chasse pour que les iolies femmes aient des bracelets, des bigotes,

des chapelets, et les chapelles leurs crucifix.

Mes plus gros clients? Lourdes et le Vatican.

- Ça rapporte gros ? - Oui, mais y a des risques.

La preuve, votre mari et Patterson veulent ma peau.

- On est pas n'importe qui. Je vous conseille...

- Moi, ie vous conseille de vous taire !

Vous m'êtes sympathique, mais vous n'êtes pas mon genre.

Vous êtes plutôt celui de Johnny.

Hein, Johnny?

Arrête de boire, Johnny ! Quand il est saoul,

on le tient plus.

J'ai toui0urs rêvé d'avoir une aventure avec une blonde.

Et mon flair me dit qu‘elle serait peut-être consentante, qui sait?

- Qui sait?

- Allez, on va dormir, on se lève tôt demain.

- Restons très calmes.

- Vous êtes drôle. Vous avez vu la gueule de Johnny?

- Et celle de Poulakis? On peut changer, si vous voulez.

Ce soir, vous dormez avec moi.

- On ne voit rien. Arrêtons—nous.

- Non, on a 10h de retard sur eux.

-Je prends la barre un peu. - Non, ça va, Bako.

Musique angoissante

- Vous dormez ? - Non.

- Que dit le tam-tam ? - Ils sont en route.

- J‘espère qu'ils vont trouver le dépôt, ces cons.

Passe—moi Helmut.

-Je vais voir.

- C‘est pas prudent.

- Helmut de Poulakis.

Hamm? Pas intéressant, ie m'en fous !

On estù un (our du dépôt.

Quoi, trop tard ? Je livre après-demain.

Appelle Loufansky.

On est Ici-haut dans 2 (ours. OK., ciao.

On s'en va tout de suite. Arraka ! Kuanda washa wushango !

- La femme a disparu !

- Les chacals s'en occuperont. Oubliez pas Planchet.

Embarquez tout ! Allez, allez !

- Charlotte !

- On va pas passer la nuit à s'emmerder pour une bonne femme.

- Charlotte, ils emmènent !

- On fonce !

Envoie les piroguiers au dépôt d'ivoire.

Dialecte africain

Cris d'oiseaux

Musique calme

- Ça y est, Bako. Ils ont dû camper Ici.

Ça fume encore.

N'aie pas peur, Charlotte. C'est moi.

Elle pleure. Lù, là...

Là, c‘est fini.

C'est fini, maintenant.

Bako, ils ont enlevé Planchet. Qu‘est-ce que t'en penses?

-Je pense que tu vas me dire qu'on remonte le fleuve.

Je vais te dire "merde" ! Je continue pas.

Et puis ie vais continuer, et on se les fera couper.

Sauf Charlotte, on va lui faire ie ne sais quoi.

- Oui, eh bien, allons—y quand même. Allez, hop !

- Ça va, à gauche?

- Oui, ça passe.

- Ça devient oppressant.

-Si ça rétrécit encore, on va pas aller loin.

- Personne vient iamais, ici ? - Moi, il y a quelques années.

Et puis, on avait décidé de laisser cette forêt totalement vierge.

Un des derniers sanctuaires du monde sauvage.

- Il y a des pygmées ? - C'est la que commence leur territoire.

- J'ai lu plein de livres sur eux,

mais ça a l'air terrible de vivre dans cet univers.

- Il vaudrait mieux les entasser dans des HLM. ?

- La question n'est pas la.

- Coupe le moteur, Bako.

ÉCOUÎO.

Chants lointains

- C'est (ali cette chanson.

De toute façon, ils finiront dans des HLM.

Pas la peine de précipiter le mouvement.

- Attention !

- En arrière toute !

À gauche !

- Non, à droite ! - À gauche, ('ai dit, nom de dieu !

- Attention ! Viens la.

Musique douce

- Quoi qu'il arrive,

ll rigole.

faut passe laisser abattre.

C'est Patterson qui dîne tous les soirs en smoking.

Il m'a fait venir celui-ci de Londres, mais ('ai un peu farci.

-Si tu manges tous les (ours comme ça...

C'est très pimenté !

Tu veux profiter de la situation, hein?

- Il y a longtemps que ces choses-là ne m'intéressent plus.

J'ai tiré un trait. - C'est ce que tu dis.

- Et puis, (e suis bien trop vieux pour toi.

- L'écart n'a pas changé.

- Un an en Afrique, ça compte double ! Je suis totalement usé.

L‘idéal, ça aurait été que tu sois ma fille.

- lnceste ? Ça doit pas être mal. - Non, ça, (amais.

-Je préférerais coucher avec ma femme. - C'est très conventionnel.

Repartons à zéro.

Vous dansez, monsieur Victor?

Pas mal, pour votre âge.

- C'est parce que c‘est votre le fais avec moi.

Mais vous aurez les pieds en miettes, mam'zelle Charlotte.

- Vous habitez chez vos parents? - Non.

- Vous êtes marié, peut-être ? - Hélas.

- Vous trompez votre femme, parfois? - Jamais.

Mais ce soir, (e ne sais pas ce qui m'entraîne.

- Elle est (alouse ? - Très.

- Ne lui dites rien. Comment pourrait-elfe savoir?

- Elle renier tout.

C'est une emmerdeuse.

- Pauvre Planchet, quand même. - Ben oui.

Musique (oyeuse

- Arrête. - Arrête quoi ?

- De me tripoter.

-Je te tripote, moi ? - Oui, tu me chatouilles.

- Qu'est-ce que (ete chatouille?

- Tu me chatouilles le derrière !

Cris Barrissement

- Charlotte, ne sors pas. Je mets mon pantalon, ('arrive.

Reste là, ça peut être dangereux. Il peut charger.

- Attends, (e filme.

- T'es folle ! - C‘est extraordinaire !

- Viens, Charlotte !

- Attends ! Barrissement

Ils font quoi ?

- Attention, Charlotte. - Quoi ?

- Il y a des mères. Elles sont dangereuses.

Ecoute—moi !

Je te dis que c‘est dangereux. Allez, file !

Monte dans un arbre !

ll crie.

Barrissement

Tam—tam

- C'est quoi ?

-Je sais pas. - D'où ça vient?

On descend.

Brouhaha

- Un pan de mystère est tombé.

- Grâce à qui?

Dialecte africain

- Pourquoi remontent-ils la rivière?

Elle est encore navigable

(usqu'aux chutes, mais après, il n'y a plus que laforêt.

- Il faut les suivre.

- Voilà Bako. Viens.

Oiseaux

Que fabrique-t-il là, celui-là ?

Allez Bako, on avance.

Trouvons les pygmées. Il n'y a qu‘eux qui vivent ici.

Ils ont dû trouver quelque chose. - On les approche pas facilement.

-Je ne vois pas de piste. - Faut rentrer dans la forêt.

Les pygmées n'en sortent (amais. Allez, en route.

Musique calme

Charlotte, viens voir.

Il est très net celui-là. - Bambuti.

- On dirait un pied d'enfant.

- Ne bougez pas, ayez l'air naturel. Ne vous retournez pas.

Je crois qu'ils nous observent. - Y en a beaucoup?

- Il y a quelque chose qui m'inquiète. - Moi, y en a beaucoup.

- Ça fait 3h qu‘on marche.

Ils auraient dû essayer d'entrer en contact avec nous.

C'est pas normal. T'en penses quoi, Bako ?

Que ce salopard de Poulakis est venu embêter les pygmées.

Maintenant, ils veulent tuer les Blancs.

- T'as raison. Allez, on file.

- Moi, (e pense qu‘il faut essayer des systèmes d'intégration progressive.

- Qu'est-ce que tu dis?

- Est-ce une erreur de leur offrir ce seau?

N'est-ce pas de l'acculturation ? - Quoi ?

L'affaiblissement d'une culture spécifique.

- J'avais compris. Allez, on y va.

- Non, (e reste.

- Tu veux pas partir?

Pas sans Planchet.

- On va tous y passer !

- L'éga‘isme qui ressort ! Le vernis craque vite.

- Quel vernis?

On est au fin fond de l'Afrique, entourés de sauvages avec des flèches.

- Raciste ! - Arrête, Charlotte !

- C'est de ta faute s‘ils se cachent. - Quoi ?

- Avec toutes tes armes.

- J'en ai marre des lubies de cette petite intello de gauche !

- Vous avez quoi contre eux, patron ?

- Restez ici avec les pygmées, formez un comité de quartier.

J'en ai marre !

- T'as l'habitude de me larguer en pleine (ungle.

Regardez !

Agonie

- Passe—moi la pharmacie, vite.

- Il est blessé par balle. - Tu crois ?

- J'en suis certain. - Nakosso

Na ela a iepo iukéli. - Ma é di é ana.

- Tu parles le Bambuti ? - Oui, ('ai essayé d'apprendre un peu.

- Ma di é ana.

- Il a l‘air de te comprendre.

- Bah, oui.

Nakosso o mou émé kak bouhi.

- Victor, venez voir.

Ils parlent bambuti dans la hutte.

Cris de ralliement

Rires

Coups de feu

- Charlotte, viens. Dépêche—tai !

Dialecte bambuti

- Il dit que les Bambutis ne vont (amais plus loin.

Le pays des mauvaises âmes commence. Pas pour les Blancs.

Les Blancs mauvais vont Ici-bas. Ils ont emmené Planchet.

Bambuti

-La bouche du Diable vomit l'oiseau de fer.

-La bouche du Diable vomit l'oiseau de fer?

- On verra bien. Allons-y.

- Attends. Le chef veut dire encore quelque chose.

Bambuti

- Il te remercie d'avoir soigné son frère blessé.

Bambuti

- Les Bambutis ont la forêt, les autres ont le monde.

Pourquoi venir dans la forêt?

- Plus personne n'y viendra. Bambuti

- Ecoute, on est tous bouleversés, mais si tu veux retrouver Planchet...

Cris d'adieu

Bako, si tu veux pas passer, on t'en voudra pas.

- "Quand on est dans la merde (usqu'au cou,

"on peut y être (usqu'aux yeux. Proverbe pygmée.

Je passe le premier.

- J'ai le vertige, Victor. Embrasse-moi.

Victor, (e crois qu‘on n'a (amais été aussi heureux.

- C'est vrai ! Au fond, il nous en faut peu.

Coups de feu

Cri de douleur

Oh merde !

-Non!

Cri de douleur

ll crie. Victor !

- Ça va, patron ? - Ouais, la routine, quoi.

- J'ai eu peur, tu sais. - Oui.

- Pourquoi on n'a (amais eu d'enfant? - Tu voulais attendre !

- Au début, après c‘est toi qui voulais pas.

- C'est pas le moment! - C‘est (amais le moment !

Musique calme

- Regarde, les voilà.

Que vont—ils en foutre Ici-haut?

Ils parlent bambuti.

Regarde.

- Benbalo, to(a. Busta !

Dormans un peu. On se relèvera à la tombée de la nuit.

Toi, l'intellectuel. Dodo.

- C'est le moment, Charlotte. Si on ne devait plus se parler...

Je voulais te dire... - Moi aussi, Victor.

- Allez, Bako.

Cri étouffé

Râle étouffé

Musique angoissante

- Passe ton sac. Larguez les amarres, vite !

- Merde, à la fin ! - Chut !

- Va voir un peu en bas.

- Aidez-moi, le vous en prie. Je sais pas nager.

-Je vous emmènerai plus. - Rassurez-vous, (e m‘imposerai plus !

- T'as rien vu ?

- Balancez l'ivoire à la flotte. On va être trop lourd.

Çayest?

- L'hydravion ! Réveillez-vous, bande de cons !

Arraka ! Tirez !

Brouhaha Coups de feu

Musique d'aventure

- Saloperies, voleurs !

Trafiquants !

Non !

- C'est au nom de tous les amoureux de la nature,

dont les cœurs battent à l'unisson,

à l‘unisson de l'univers,

que ('adresse ma chaude reconnaissance,

à nos amis monsieur Planchet, le docteur...

- J'ai réfléchi à ton histoire de club. Dans le fond, c‘est pas bête.

- Tu es gentil, mais (e crois que tu avais raison.

C'est pas commode par ici.

Et (e veux arrêter tout ça.

Je vais reprendre l‘ethnologie.

J'avais commencé un stage au musée de l'Homme.

- Bonne idée !

Et le Trocadéro est un quartier aéré.

Oui. Et toi ?

-Je vais remonter une épicerie. Tu sais, à mon âge...

-Je crois que (e vais y aller.

- Quelle heure il est? - Moins le quart.

- Oui, faut que (' y aille. T'as rien à me dire?

- Non.

Si...

Bon voyage.

- Tu sais que t'as (amais signé les papiers du divorce?

- Ah oui, c‘est idiot. - Bah oui.

- Si tu veux refaire ta vie. Ou moi. - Charlotte.

- Oui. - Alors, les amoureux?

- L‘avion du ministre décolle dans 10 min.

On a des chances d'être à Nokolo pour le 8h15 de Paris.

A moins que... - Goodbye.

Victor,

vous êtes définitivement une vieille pachyderme.

-Si tu passes par Paris,

-Oui?

tu pourras toulours m'en faire un. Fille ou garçon, ça m‘est égal.

Musique émouvante

Sous—titrage : C.M.C.

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