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Original subtitles

Précédemment...

Lee est rentré.

Il faut mettre son appart sur écoute, ce soir.

Il faut découvrir quand Oswald parlera du général Walker

et à qui il en parle.

C'est George De Mohrenschildt.

C'est peut-être là que tout commence.

Qui es-tu ?

J'habite en dessous. On est voisins.

Vous avez déjà lu Karl Marx ?

L'ÉCONOMIE D'APRÈS MARX ÉDITÉ PAR ROBERT FREEDMAN

On doit juste voir si Lee était là seul.

Pardon de te déranger.

Bill.

Que s'est-il passé chez Walker ?

Lee était là ? Qu'as-tu vu ?

J'ai merdé, Jake. Je suis désolé.

J'ai tout loupé.

Johnny Clayton.

Sadie est ma femme.

Il ne veut pas divorcer.

Pourquoi tu es dans cet état ?

J'aimerais continuer notre petite discussion.

Jake, ne viens pas !

Bon sang.

Bon sang !

Tu m'as sauvé la vie.

Je dois te dire quelque chose.

Je viens du futur.

SIX MOIS PLUS TARD

16 octobre 1963

DÉPÔT DE LIVRES SCOLAIRES DU TEXAS

Vos qualifications pour ce poste ?

Monsieur, je travaille dur.

Je viens pour faire mon boulot. Quelle que soit sa nature.

Quels efforts avez-vous fait

pour surpasser les attentes de vos supérieurs ?

C'est important de respecter ses employés,

et qu'ils vous respectent en retour.

Et je fais de mon mieux pour améliorer chaque situation,

monsieur.

Bonnie Lee.

Bonnie Ray, monsieur. Pas Bonnie Lee.

C'est ce que j'ai dit.

Emmenez M. Oswald au service du personnel. Il commence cette semaine.

Bon retour, Lee.

Je ne suis jamais venu ici.

Je voulais dire à Dallas. Vous étiez parti.

Qu'en savez-vous ?

Quelle ville préfériez-vous, La Nouvelle-Orléans ou Mexico ?

F.B.I.

Vous êtes l'agent qui embête ma femme.

Agent Hosty.

Je ne lui ai parlé que parce que vous étiez absent.

Vous m'écœurez.

Passez le bonjour à Marina.

Vous avez sa nouvelle adresse, pas vrai ?

Bonjour, Lee.

Elle est là ?

Bien sûr, ils sont derrière.

Je ne devrais pas avoir à demander de voir ma femme.

Ce n'est pas le cas, Lee.

C'est elle qui a décidé de partir.

Je suis son amie.

J'ai un cadeau d'anniversaire en avance.

Qui te donne des cadeaux ?

Tu es jalouse.

Alors, ne me dis rien.

J'ai un boulot.

C'est ça, le cadeau.

Je ne comprends pas.

Sachant que ton anniversaire approche, ils t'ont donné un boulot.

Non, c'était une blague.

- Bon Dieu. - Mais tu as un boulot.

Oui. Et le salaire est correct.

Le dépôt de livres scolaires du Texas.

Tu adores lire.

Je vais déplacer des livres, pas les lire.

Je veux que tu rentres.

Tu ne devrais pas accepter l'aumône.

Tu ne devrais pas rester ici.

Tu devrais être chez nous.

Ruth est gentille.

J'ai besoin de gens qui sont gentils.

Rentre, s'il te plaît.

Est-ce que tu m'aimes ?

On est mariés.

Oui.

J'aime Junie, je t'aime.

Et j'aime qui qu'il soit.

Je ne sais pas.

Tu n'as rien à savoir.

Tu dois juste rentrer, Marina. Bon Dieu.

- C'est simple. - Je dois m'allonger.

- Marina. - J'ai la migraine.

Je vais y réfléchir.

Restez là.

Salut.

Laisse-lui du temps, Lee. Elle changera d'avis.

WALKER EST VIVANT

RASSEMBLEMENT WALKER

22.11.63.

Salut, Bill.

Bill.

Réveille-toi.

C'est un grand jour.

Lee a eu son boulot au dépôt de livres scolaires du Texas.

J'apprécierais de te voir ici plus d'une fois par semaine.

Je deviens dingue.

Je me suis occupé de Sadie. Tu le sais bien.

Je sais pas pourquoi tu refuses que je fasse quelques paris.

Pour tuer le temps.

On doit être prudents et ne faire que de petits paris.

Pour ne pas attirer l'attention sur nous.

Hé.

Bill.

C'est George.

Il est revenu.

Viens.

Allez !

Comment fais-tu pour être si calme ?

"Calme" ?

Comment as-tu pu rater Walker ?

Je te croyais bon tireur.

Comment ça ?

Lee, tu n'as pas traqué le fasciste ?

- Je perdrais pas mon temps avec Walker. - Ah non ?

C'est dans la presse : "On a tiré sur le général."

Ce n'était pas toi ?

C'est drôle de dire ça.

Allons faire un tour. Chasseur de fasciste...

Non. Restez.

Allons chez moi.

Vous direz bonjour à Jeanne. On boira un coup.

D'accord.

Merde.

Il nous a fait quoi ?

Lee a joué à l'idiot ?

George avait l'air de plaisanter.

Pourquoi ça ? Pourquoi venir, dire ça et partir ?

Il est prudent.

Et il sait. C'est lui qui l'a poussé à faire ça.

J'ai réfléchi.

Peut-être que le meurtre du Président...

Peut-être que ça n'arrivera plus.

Quoi ?

On ne l'entend jamais faire des plans.

Tu n'as pas parlé de battements d'ailes de papillon ?

- Les battements... - Oui.

Peut-être qu'en vivant en dessous de chez lui,

on a déjà changé le futur ?

Non, Bill, parce qu'on n'a pas interagi avec lui.

Rien n'a changé.

Si on ne change rien à sa vie, alors, ça ira.

Si tu es sûr que c'est lui, alors pourquoi ne pas le tuer direct ?

Je n'en suis pas sûr.

Si je tue Lee, et que George est impliqué,

il aura le temps de recruter un autre assassin.

Et alors...

On ignore s'il y a un 2e tireur.

- La même rengaine. - La même rengaine.

Justement.

Je refuse de le tuer de sang froid.

- J'ai déjà tué deux personnes. - Qui le méritaient.

Et je me sens très mal.

Tu sais quoi ?

Si ça ne donne rien d'ici à la fin du mois,

alors, on l'enlèvera.

L'enlever ? Et après ?

Je ne sais pas, on le retiendra jusqu'au 22 novembre.

En l'enfermant dans un coffre de voiture.

Avec des somnifères.

Des somnifères. C'est toi, la patron.

Oui.

Et la dernière carte est le neuf de trèfle,

je vais donc vous relancer de 50...

Qu'allez-vous faire, Sadie ?

Vous pouvez vous coucher, relancer ou suivre.

Je suis.

Alors, mettez 50 cents. Comme j'ai mis.

Et on montre nos jeux.

Brelan de neuf. Mince alors.

J'imaginais deux paires.

Regardez ça.

Je me fais ratiboiser, et elle ne jubile même pas.

C'est surnaturel.

Désolée, Deke, je ne suis pas de bonne compagnie.

Revenez à l'école, ça soignera votre déprime.

Et Jake, quand allez-vous en faire

une honnête femme, bonté divine ?

- Épousez-la. - Deke, laissez-le tranquille.

Jake, vous êtes un idiot.

C'est midi passé.

Je retourne à l'école où Miz Mimi va me sonner les cloches.

Sadie.

Passez plus tard, Jake, elle veut vous parler.

Entendu.

Salut.

L'hôpital a appelé.

Le chirurgien plastique est là.

Ils veulent décaler ma dernière opération à demain.

Tu es sûre de ne pas vouloir attendre ?

Je veux en finir avec les hôpitaux.

Ce que j'ignore, c'est combien ça te coûte.

Ne t'en fais pas pour ça, je t'ai dit.

Mais ça fait 8 000 $.

Comment peux-tu trouver une telle somme ?

En étant prudent.

C'est un risque calculé. On aura tout l'argent pour l'opération.

Fin de l'histoire.

Si une telle chose est possible.

Dis-moi autre chose sur le futur.

Tu avais dit que tu ne me demanderais plus.

S'il te plaît. Rien qu'une chose.

Les collants deviennent confortables ?

Je ne sais pas.

Je dirais qu'ils sont pires.

La fusillade a lieu quand ?

Dans un mois.

Mais je n'attendrai pas.

Tu pourrais appeler la police anonymement.

La police de Dallas a tout fait de travers, elle s'est plantée.

Ils ne sont pas fiables.

Je voudrais tout te dire, mais c'est dangereux.

Je sais.

J'ai peur pour demain.

Tout va bien se passer.

Mme Dunhill manque à tout le monde à l'école.

Veuillez lui dire qu'on pense tous à elle.

L'école lui manque.

Elle a fait des cauchemars.

C'est compréhensible.

Deke pense que je devrais la demander en mariage.

Il m'a aussi exprimé cette opinion.

Oui, je ne peux...

Je ne veux pas lui faire de mal.

J'ai le cancer.

Quoi ?

La tumeur fait la taille d'un citron. J'ai peu de temps.

Ne pouvez-vous rien faire ?

M. Simmons...

Deke a appris qu'il y avait des traitements expérimentaux au Mexique.

Il veut m'y emmener.

Peut-être devriez-vous y aller, ensemble.

Je ne ferais qu'ajouter à ses ennuis.

Quoi qu'il arrive, Jodie est ma ville.

"Nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés."

Corinthiens, chapitre 15, verset 51.

M. Amberson, j'espère que vous ne pleurez pas.

J'aimerais que vous m'appeliez Jake.

Vous auriez dû m'en parler plus tôt.

Vous pourrez faire deux choses pour moi après ma mort.

D'abord, j'espère que vous serez un ami pour Deke.

Je ne voudrais pas qu'il soit seul.

Bien sûr.

Merci.

Et la deuxième chose ?

Vous me croyez quand je vous dis que j'aime Deke et qu'il m'aime.

Oui, madame.

Deke et moi avons passé nos vies à se côtoyer,

mais pas ensemble.

Vous aimez Mme Dunhill.

Oui, madame.

N'attendez pas.

N'attendez pas.

Un match de boxe. Rodriguez-McClure.

Et vous voulez miser plus, deux cents dollars ?

Plus.

Sam, je vais te laisser gérer ça.

Bonjour, je suis Jake Amberson.

D'après Charlene, vous êtes un veinard.

Que faites-vous, Jake Amberson ?

Prof d'anglais.

Des jeunes qui pourrissent la langue ? Y a de quoi se flinguer.

Oui.

Quelle est la cote si Rodriguez tient les dix rounds ?

McClure a étudié, c'est plus votre genre.

Non.

Rodriguez est un bâton sauteur. Je pourrais faire...

Quatre contre un.

Oui.

Je mets 800 $ dessus.

Bonne chance, petit.

Si vous gagnez, vous me payez un verre.

D'accord, Charlene.

Mettez du champagne au frais.

Bill.

Surprise !

Joyeux anniversaire, Lee !

Bill, merci d'être venu.

Bien sûr que je suis venu, Marina.

Je viens toujours si tu appelles.

- Joyeux anniversaire, Lee. - Joyeux anniversaire, Lee.

Bonjour.

Je vis en bas.

- Mon frère est là... - Vous avez des cigarettes ?

Non, désolé.

Entrez.

D'accord.

- Vous avez l'air égaré. - Je cherche mon frère.

- Il s'agit de Bill ? - Vous le connaissez ?

Tout le monde le connaît.

D'accord, on va réessayer.

Regarde ce que Junie m'a fait.

Chère enfant, regarde-moi ça.

Je suis le roi.

Qui est-ce ?

Tu ne connais même pas tes voisins. C'est tout, toi, ça.

Viens, maman, danse avec le roi.

Avec plaisir.

Bill. Viens.

- Combien de fois es-tu venu ici ? - Bon Dieu.

Bois un coup. C'est la fête.

Tu réalises à quel point tu chamboules tout ?

Qu'en sais-tu que je n'arrange rien ?

Tu l'ignores.

Je suis venu ici deux fois.

J'ai parlé de livres avec Lee. Bu une bière.

Je voulais savoir s'il avait jamais parlé de Kennedy.

Et devine quoi ? Jamais.

Si tu détraques le passé, il te détraquera !

- C'est pas le moment. - Tu es sûre ?

Tu devrais emmener ta femme à l'hôpital.

Tu l'as entendue. Les femmes savent.

Ce n'est pas pour maintenant.

Où est le roi de la fête ?

Joyeux anniversaire, camarade !

Et la beauté de Minsk.

- Anton. - Comment te sens-tu ?

Je vous sers un autre bourbon, d'accord ?

- Il faut partir. - Toi, tu pars.

On part maintenant.

Ne sois pas con.

Je l'ai énoncé clairement si tu veux le réécouter.

Allez !

Lee, j'ai cassé ta lampe.

- Désolé... - Je m'en charge.

Ce n'est rien.

Je l'ai faite tomber.

Qu'est-ce que c'est ?

- Quoi donc ? - Ça.

Qu'est-ce que c'est ?

- Je ne... - Tu le sais ?

Vous le savez ? Moi, oui !

C'est un micro.

Un putain de micro, une écoute.

- Montre-moi. - Regarde, Bobby.

- Qu'est-ce que... - Regarde, maman.

Je te l'avais dit, le F.B.I. me suit.

Non. Ils me suivent, ils écoutent ce que je dis,

ils me harcèlent, ma femme aussi !

Personne ne harcèle personne.

Qui t'aurait mis sur écoute ?

- Ces enfoirés de fédéraux. - Lee, arrête de parler.

Lee !

La terre de la liberté ? La patrie des braves ?

Quelle couillonnade !

Lee, tu en fais tout un foin.

Reviens. Lee.

Lâche-moi !

Lee.

Bill.

Il faut qu'on parte.

Je vais rester. Aider à ranger.

Merde !

Quel con !

T'as pensé à quoi ?

- Tu en pinces pour elle ? - La ferme !

La ferme !

La ferme. Je l'aime.

- Et elle m'aime. - Tu es trop con.

Ah oui ? Moi, je suis trop con,

mais tu n'as jamais vu que je la fréquentais ?

Et tu sais quoi d'autre ? Lee m'apprécie.

Je suis son meilleur ami. J'ai l'air con, là ?

Il ne me donne pas d'ordres en permanence.

Et quand elle apprendra que tu la surveilles depuis deux ans ?

T'en as rien à faire d'elle.

Si tu l'entendais la tabasser à longueur de journée.

Bill, on n'est pas là pour la sauver.

Je ne cherche à sauver personne. C'est fini.

Et si tu te mets entre Marina et moi,

je dirai à Lee tout ce que tu as fait.

Il a vu le micro. Il est au courant.

Je lui montrerai comment on a mis l'appart sur écoute.

Tu m'entends ? Tu dérailles complètement !

J'ai fait tout ce que tu m'as dit. Toujours.

Je n'ai plus peur de toi.

Si jamais tu réessaies de me donner des ordres,

je te tue.

- Oui. - Tu ne le penses pas.

Va vivre avec ta petite amie balafrée, celle que toi, tu as le droit d'avoir.

Vas-y.

C'est chez moi, maintenant.

Ne reviens pas.

Je t'emmerde, j'emmerde ta mission et j'emmerde JFK.

Un dollar cinquante pour tirer.

Je pourrais ramasser les douilles.

Pour payer la différence.

Tu crois que Bill pourrait te faire du mal ?

Je ne sais pas.

J'aurais dit non, mais il m'a tenu en joue.

Appelle la police, fais-le arrêter.

Je ne peux pas, ça ne ferait qu'empirer les choses.

Cela affecte-t-il ce qui arrivera au Président ?

Je ne crois pas.

Non, Sadie...

Désolé. N'en parlons pas pour l'instant.

Occupons-nous de toi. D'accord ?

Dès que tu seras en salle de réveil, je retournerai parler à Bill.

C'est l'heure d'aller à l'hôpital.

Il paraît que des docteurs

veulent voir à quoi ressemble la vraie beauté.

HÔPITAL

Je ne m'apitoie pas sur mon sort.

Je sais.

Je refuse juste de le voir lui en me regardant.

Cette partie de ma vie est finie.

Tu sais ce que Deke dit de toi ?

Quoi ?

Que tu es une nouvelle espèce de femme.

Je peux l'accepter.

Dis-moi autre chose sur le futur.

Les gens passent leurs journées avec le téléphone collé à la main.

Quelque chose de réel.

Je t'aime.

Maintenant et dans le futur.

Je t'aime.

J'ai dit à Miz Mimi qu'on irait la voir

- après l'opération. - Bien sûr.

Mimi a fréquenté bien trop d'hôpitaux ces derniers temps.

Je suis désolé.

ZONE INTERDITE

Hé !

Hé !

On dirait qu'on est enfermés.

Je crois qu'un truc cloche. On doit trouver Sadie.

Hé !

Commençons.

Mme Dunhill, je vais vous mettre le plus à l'aise possible...

- Les constantes ? - Elles sont bonnes.

PROTOXYDE D'AZOTE

- Hé ! - Que diable vous arrive-t-il...

Il faut aller voir Sadie ! Elle ne doit pas se faire opérer.

Quelqu'un viendra... Que faites-vous ?

- Attendez une minute. - Je n'ai pas une minute.

À votre réveil, tout ira bien.

Je vais compter à rebours à partir de dix.

- Pourquoi à rebours ? - C'est la procédure.

Dix.

Que diable ? Jake !

Neuf.

Qu'est-ce qui vous prend ? Calmez-vous.

Huit.

Sept.

Six.

Arrêtez !

- Arrêtez ! - S'il vous plaît.

Jake ?

Qu'est-ce qui vous prend ?

- Il faut arrêter l'opération. - Qu'y a-t-il ?

S'il vous plaît.

On a un problème technique.

Elle ne recevait pas d'oxygène.

Sadie.

C'est réglé.

Je serai une femme qui a du caractère.

Tu es parfaite.

Jake, j'ai une question à te poser.

- Tu répondras franchement ? - Bien sûr.

Est-ce que je te gêne ?

Je gêne ta mission ?

Tu ne te débarrasseras pas de moi si facilement.

Désolé.

Regarde-moi ça.

Tu as déjà tiré ?

Je viens du Kentucky.

Si tu trouves un type de là-bas qui ne tire pas,

je te donne un dollar.

Le deuxième tireur.

- Pas mal. - Nom de Dieu.

Bill.

Hé.

Je t'ai dit de ficher le camp et de ne jamais revenir.

Je sais.

J'étais à l'hôpital avec Sadie.

Marina était là. Elle est en train d'accoucher.

- Quoi ? - Et elle est seule.

Lee n'y est pas.

Elle a demandé après toi.

Marina demande à te voir. Maintenant.

- Maintenant. - Allons-y.

Où est-on censés aller ? Où est-elle ?

Par ici, viens.

Où est la salle d'accouchement ?

C'est votre frère ?

- Oui, monsieur. - Hé.

Où est Marina ?

Bonjour, Bill. Je suis le docteur Moren.

Aimeriez-vous discuter avec moi ?

C'est quoi, ce cirque ? Où est Marina ?

Votre frère s'inquiète pour vous.

Bill, je suis navré.

Ce ne sera pas long, promis.

Jake.

Oui, je viens avec vous.

Bill !

Tu les laisses me buter !

- Je pensais que ce serait différent. - Vous faites au mieux.

Je leur dirai tout ! Tu iras en taule, tu y pourriras !

J'ai vu Jake Amberson tuer un homme avec un câble électrique !

Il espionne notre voisin depuis deux ans !

C'est même pas mon frère !

C'est même pas mon frère !

Il vient du futur !

Allez chier ! Vous êtes trop cons, sales enfoirés !

Laissez-le-nous. On va bien s'en occuper.

Il a besoin d'aide.

Clairement. À l'évidence.

Il va tuer...

Je ne suis pas perturbé. C'est lui, le tueur !

Avec ces formulaires, on internera Bill.

On effectuera une évaluation mentale aujourd'hui.

Je repasserai dans trois ou quatre jours pour voir s'il s'est calmé.

- Peut-être que ce sera vite réglé. - On verra.

D'accord. Il ne peut pas sortir sans mon aval, pas vrai ?

Dieux du ciel, non. Il n'est pas compétent.

D'accord.

Merci.

- Allez-y. - Merci.

Baissez vos mains.

Baissez vos mains, bon Dieu.

Silence. Baissez vos mains, putain.

Si vous vous retournez, si vous faites le moindre bruit,

je vous étrangle,

puis j'irai chez vous pour tuer Jeanne.

Vous comprenez ?

Parlez-moi de votre amitié avec Lee Harvey Oswald.

Nous ne sommes pas amis.

Je le connais...

Un péquenaud tout juste instruit.

Savez-vous pour qui je travaille ?

Nous vous avons parlé à El Conejo.

Nous savons pour Haïti. Nous connaissons Duvalier.

Vous pensez conserver vos contrats pétroliers si vous mentez ?

Parlez-moi de Lee Oswald et de votre projet.

Je n'ai aucun projet.

Je n'ai aucun projet.

Vous lui avez dit de tuer Walker !

Nous le savons. Nous l'avons entendu.

Je vous ai dit que je cherchais à l'agacer en insinuant de grandes choses.

J'ai pensé : qui saura ? Qui s'en souciera ?

Mais après la fusillade, il n'a rien dit.

J'ai tout raconté à mon commanditaire.

- S'il vous plaît. Je vous ai dit... - D'accord.

Vous recrutez Oswald et après ?

Non. Lee n'est pas une recrue.

Je l'ai dit à mon commanditaire,

que pour Walker, c'était possible.

Vous avez tous dit "perte de temps".

Je ne comprends pas. Je rends compte de tout.

Que contenait l'enveloppe ?

Que contenait l'enveloppe ?

Quelle enveloppe ?

Celle que vous lui avez donnée aujourd'hui même.

C'était pour quoi ?

Pour arroser ma pelouse.

Lee arrose votre putain de pelouse ?

Ne me mentez pas ! Pourquoi lui donner de l'argent ?

Pas pour lui.

Je veux aider Marina. Elle vient de Minsk comme moi.

Elle n'a pas d'argent.

Je ne peux pas lui donner directement. Il est orgueilleux et la frapperait.

Qui d'autre est impliqué dans le projet de tuer Kennedy ?

Quoi ?

Pourquoi devrais-je vous croire ? Dites-le-moi.

Jackie m'appelle tonton George,

et Kennedy s'attaque à ces salopards de communistes

qui ont pris le pouvoir dans mon pays.

Pourquoi je le tuerais ?

Je ne sais rien de tout ça.

Il n'y a pas de projet. Pas de projet concernant Kennedy.

Si Lee a été piégé, c'est forcément par George.

Tu dois éliminer cette possibilité.

D'accord et...

si j'y parviens ?

Alors, tue Oswald.

Non.

Je ne peux pas arrêter Oswald sans avoir à le tuer ?

Non.

D'accord. La ferme. Fermez votre gueule.

Écoutez-moi, vous ne parlerez plus jamais à Lee Oswald.

Et si vous parlez à quelqu'un de tout ça, vous serez tué.

D'accord.

- Allô ? - Salut, chérie.

Jake, est-ce que ça va ?

Oui.

Tout ira bien, maintenant.

Je sais tout.

L'homme que je suivais, je sais désormais qu'il agit seul.

Et Bill est en sécurité.

Il ne sera pas impliqué.

Je dois juste...

faire ce pour quoi je suis là, et ce sera fini.

Faire ce pour quoi tu es là,

maintenant ?

Oui.

Puis tu rentreras ?

Oui.

Jake, dépêche-toi.

Sadie.

Sadie.

Veux-tu m'épouser ?

Tu ne m'as pas demandée en mariage au téléphone.

Deke a raison, tu es un idiot.

Je sais.

Mais dis-moi que tu acceptes.

Que tu ne m'abandonneras jamais.

Et que tu viendras dans le futur avec moi.

Dis-moi autre chose sur le futur.

Dans le futur, on est mariés.

Ça me plaît.

C'est une réponse ?

Rentre, et tu auras une réponse.

D'accord.

Charlene vous salue.

Attendez !

Si c'est pour l'argent, le fait est que j'en ai.

Je sais bien.

Car tu me l'as volé.

Tu te croyais malin de faire tous ces paris

partout dans Dallas.

Mais tous ces endroits ?

Ils font partie de ce qu'on pourrait appeler mes franchises.

Et d'un coup, le combat Rodriguez-McClure m'a coûté 15 000 S.

Je comptais te payer.

Mais le fait est que ton frère, Bill Amberson,

a fait le même pari.

Et dans trois endroits différents. Je trouve ça insultant.

Non...

Et me faire rouler par ton frère et toi ?

Il faut lui donner une leçon.

Une autre.

Désolé. Je vais vous rembourser.

Je le sais, ça.

Mais vois-tu, professionnellement, je suis obligé de faire un exemple.

Ça va aller, chéri.

Je suis là.

Je ne...

Je ne sais pas.

Quoi ? Comment ?

Il est réveillé.

- Tout ira bien. - Je t'aime.

Je t'aime.

Je t'aime.

Mais...

Christy ?

Il ne me reconnaît même pas.

Il a même oublié mon nom.

Il a subi un traumatisme crânien.

Il faut lui laisser le temps de guérir.

Il est resté dans cet état si longtemps.

Combien de temps encore pour qu'il guérisse ?

Jake.

Traduction : Luc Kenoufi

French

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