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Original subtitles

Ce n'est pas...

Désolée.

C'est soit un Cabernet du Chili,

ou un Shiraz d'Australie.

Le reste coûte les yeux de la tête.

Je veux ce qu'ils boivent.

Ne les fixe pas.

C'est lui qui me fixe.

Allô ?

Non, c'est bon.

Je serai un peu en retard.

Il y a un Château Pétrus

à 16 000 euros, sinon.

Super, merci.

L'audience se prolonge.

A plus tard.

Je t'avais dit que je devrais travailler.

Venez boire un verre, avec nous.

- Ca va, merci. - Ca ne va pas.

Votre femme est partie.

Soyez pas pisse-chaud.

Pisse-froid, en fait.

Ok, ne soyez pas pisse-froid.

Venez prendre un verre.

Et merde ! Allons-y.

Voici Niki, Andrei.

Vous n'avez pas besoin de connaître ces gens.

- Je suis Dima. - Perry.

Asseyez-vous, Perry. Vous voulez du vin ?

- Bien sûr. - Château Pétrus.

Et voilà.

Pourquoi votre femme est partie ?

- Elle devait appeler quelqu'un. - Les enfants ?

Non, nous n'en avons pas.

Pas le temps ?

Vous êtes banquier ?

Enseignant à l'université.

Un prof. Comment pouvez-vous

vous payer ce restaurant ?

Ma femme est avocate.

Combien de temps restez-vous au Maroc ?

On part dans quelques jours.

Venez à notre fête, ce soir.

C'est une fête Russe.

Une autre fois, peut-être.

Je ne vous reverrai jamais de ma vie !

- Pas ce soir. - Quoi ?

Votre avocate vous chaperonne ?

Vous devez lui demander sa permission ?

Jouons à un jeu.

Montrez-moi votre carte de crédit.

Montrez-la moi.

C'est un jeu.

Baissez-la.

Si je me souviens du numéro,

vous me rejoignez à la fête.

Si je me foire, je vous file 5 000 dollars.

Très bien.

5673 0976 2121 0508.

Appelez votre femme, Prof.

C'est encore moi.

Tu dois encore être en ligne.

Je vais prendre un verre avec les gars du restaurant,

je ne veux pas que tu t'inquiètes.

A tout à l'heure !

- Dima. - Maria.

Voici mon ami, Perry. Voici Maria.

Ravi de...

- vous rencontrer. - Enchantée.

Tu le surveilles, ce soir.

Pas de problème.

- Perry, suivez-moi. - Ok.

Tu en veux ?

Ouais.

Vous enseignez quoi ?

Rien de passionnant.

Dîtes.

La poésie.

La poésie est passionnante.

Pas si vous l'étudiez mot à mot.

Pourquoi le faîtes-vous ?

Par manque d'imagination.

Je ne vous crois pas.

Vous êtes très jolie.

Vous aussi.

Je vais vous chercher un verre.

Très bonne idée.

Oh, mon Dieu.

Et merde.

Professeur !

Qu'est-ce que je fous ici ?

A l'aide !

- Non ! - Bas les pattes !

Espèce d'enfoiré.

Hey, c'est mon invité.

Partez, partez.

Ca va, Professeur ?

C'est quoi ce bordel ?

Vous êtes un enfoiré de veinard.

Ce mec avec les tatouages ?

Le couteau sur son cou, c'est qu'il est assassin.

Les étoiles, sur ces épaules, c'est qu'il est de la mafia.

J'aurais voulu le savoir.

Ca n'aurait pas fait de différence.

Vous êtes un gentleman.

Homme d'honneur.

Vous savez ce que c'est ?

La Vierge Marie ?

C'est ma mère.

Quand j'étais gosse, on avait pas un sou.

Ma mère se tapait ce mec du KGB,

qu'on puisse manger.

Comme ce mec, il aimait faire mal aux femmes.

Un jour, je rentre à la maison. Il est là,

il la saute comme un animal,

il la gifle.

Et je me tiens là.

Ma mère me regarde. Elle ne dit rien.

Alors j'ai pris son flingue, et je l'ai tué.

Bordel !

C'était ma mère. On devient sentimental.

Vous jouez au tennis, Prof ?

Un peu.

Nous jouerons aujourd'hui.

Je suis avec ma femme.

On jouera tôt.

- Bon revers, Viktor.

Il est à toi, Viktor. Prends-le !

Game Russia.

Visez mon père.

On les aura, au prochain coup.

Allons-y.

Bonjour. Tu as eu mon mot ?

Oui.

- Dehors ! - Faute. Deuxième service.

Je suis Gail. Et vous ?

Je suis Irina, voici Katya.

Oh.

C'est très joli.

Des ours russes ?

Ils sont Suisses.

Papa et Maman les ont ramenés

de Berne.

C'est votre Maman ?

Papa et Maman sont morts.

Je suis désolée.

- Putain ! - Oui !

Ton langage !

Victoire à la Grande Bretagne.

La prochaine fois, tu auras Papa.

Vous êtes un joueur lamentable.

- Vous aussi.

Oh, votre femme.

Qu'est-ce qu'une belle femme

fait avec un si mauvais joueur ?

- Aucune idée. - Je suis Dima.

Et moi Gail.

Voici ma magnifique femme, Tamara.

Enchantée.

Perry dit que vous êtes une célèbre avocate.

Sûrement pas célèbre.

- Dans quelle branche ? - Je suis Procureur.

Procureur ?

Oui.

Tu as eu une nuit mouvementée.

Je me suis pris une porte.

Idiot.

Vous auriez dû voir cette porte !

C'est l'anniversaire de ma fille, aujourd'hui.

Rejoignez-nous à la villa,

pour une petite fête, ce soir.

C'est gentil, mais c'est notre dernier soir.

Nous avions des plans...

Juste pour un verre.

Une voiture viendra vous prendre et vous ramener.

Cela me rendrait heureux.

Ca, une petite fête ?

On reste juste une demie-heure !

Natasha, regarde.

- Oh, mon Dieu. - Joyeux anniversaire.

Il est beau, hein ?

Il lui a offert un chameau.

Regarde ce harnais.

Qu'est-ce qu'elle va en faire ?

Fait à New-York.

Tanya ! Quand es-tu rentrée ?

- Joyeux anniversaire. - Merci.

Je te présente Andrei.

- Joyeux anniversaire. - Merci.

Quel âge as-tu ?

Dix-huit ans, mais mon père me voit

encore comme une fillette.

Hey, salut.

Vous êtes très jolies.

Tu veux un verre ?

Un verre de champagne.

Entendu.

C'est une super fête.

- On joue à cache-cache ?

Non, tout va bien.

- D'accord, un...

Deux, trois...

- Quatre... - Je me sers moi-même.

Cinq, six, sept...

- Huit, neuf... - Perry, comment allez-vous ?

Très bien. C'est bien de vous voir.

Dix !

C'est une belle fête.

- Laissez-moi faire.

- Feu !

Ah, Dima.

Vous connaissez le Vory, Prof ?

Non.

C'est une mafia, avec de l'honneur.

Je gère des comptes du Vory,

et je suis doué avec l'argent.

J'avais un ami, Misha, qui bossait pour moi.

Quand le Vory est devenu international,

ils nous ont envoyé en Europe.

On a blanchi l'argent, enrichi tout le monde.

Mais c'était sous l'ancien Prince.

Un homme d'honneur.

Comme Misha, comme moi.

Mais son fils, le nouveau Prince,

c'est le traître des traîtres.

Il a vendu le Vory à l'Etat,

a pactisé avec le Kremlin.

Quand la Mafia les arrange,

elle devient légale,

et tout le monde s'engraisse.

Pourquoi me dire ça ?

Vous aimez ces petites filles,

Katya and Irina ?

- Les jumelles. - Oui, bien sûr.

Savez-vous comment leurs parents sont morts ?

Le nouveau Prince invita Misha,

sa femme et leur aînée, à Moscou.

Il l'a forcé à lui céder

les comptes qu'il contrôlait,

puis les a fait tuer.

Je suis comme Misha.

Je suis une menace pour le Prince, et le Kremlin.

Je sais d'où vient l'argent.

Ils vont me tuer.

Ma famille aussi, si vous ne m'aidez pas.

Vous aider ? Comment ?

Quand vous rentrez à Londres,

donnez ça à votre MI6.

A l'aéroport, dites que vous avez un cadeau

du premier blanchisseur d'argent

de la mafia Russe.

Dire à qui ? Vous vous trompez de mec.

Je n'ai personne d'autre.

Ces enfoirés d'avocats,

banquiers, gardes... Tous travaillent pour le Prince.

Ils m'observent.

Ils écoutent mes appels.

Je n'ai personne d'autre.

Vous vous amusez bien ?

Beaucoup.

On finira le reste à pieds, merci.

Gail !

Vas-y !

Où es-tu allé avec cette fille ?

Je t'ai vu disparaître avec elle.

- Je parlais à Dima. - A propos ?

Il me faisait visiter.

Je ne suis pas idiote, Perry.

Gail, il ne s'est rien passé.

C'est toi qui a voulu ce voyage.

Je voulais que les choses reviennent comme avant.

Que tout aille mieux.

Alors pourquoi as-tu passé la nuit

avec des étrangers ?

Tu n'étais pas franchement disponible, non plus !

Vas te faire foutre.

Suivant.

- Bonjour, monsieur. - Bonjour.

Bienvenue.

Merci.

Suivant.

Il y a un problème avec mon passeport.

Tu devrais y aller.

- Tout va bien ? - Je te rattrape.

Dites, est-ce que

ça va durer encore longtemps ?

J'attends depuis deux heures.

C'est sans doute de ma faute, Mrs McKendrick.

Si vous voulez me suivre.

Je ne voulais pas impliquer ma femme.

Voulez-vous lui dire d'attendre dehors ?

Impliquée dans quoi ?

J'ai ramené quelque chose, pour Dima.

Quoi ?

Je ne sais pas.

Vous voudriez vous asseoir.

J'ai quelques questions.

Pas trop dures.

Il ne vous a donné que ceci ?

- Oui. - Il vous a proposé de l'argent ?

Oui, mais j'ai refusé.

Pourquoi l'avoir amenée ?

Je pensais que c'était la chose à faire.

Il disait que ses enfants seraient tués, sinon.

Vous l'avez cru ?

Il avait peur.

Il est membre de la mafia Russe.

Mais vous avez quand même accepté.

Avez-vous regardé le contenu

de la clé USB ?

Je pensais que je pourrais simplement vous la donner.

Et que ça s'arrêterait là.

Pourquoi vous avoir choisi, selon vous ?

Je crois qu'il a tenté le coup.

Nous pourrons avoir à vous rappeler,

après avoir regardé le contenu.

En attendant,

nous avons besoin de vos coordonnées.

Et vous allez devoir signer ceci.

Merci.

Je ne pouvais pas refuser.

Pourquoi pas ?

Je pensais pouvoir te tenir à l'écart.

Tout a des conséquences.

Tu te tapes une étudiante, il y a des conséquences !

Tu fais le toutou d'un mafieux, même chose !

Je suis désolé.

Ils n'ont pas été suivis.

Tu as eu le temps de parcourir

ce qu'on t'a envoyé, Billy,

ou cela perturbait-il ton golf ?

J'ai jamais encadré le foot.

Nous n'allons pas au match.

- Qui a autorisé ceci ? - Vous.

La cible se dirige vers la Suite Diamant.

Pourquoi suis-je ici ?

Nous avons des informations, venant

du premier blanchisseur de la Mafia Russe.

Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt ?

Vous ne seriez pas venu.

- Champagne ? - Non, merci.

Cet homme, en noir,

est Nicolas Petrov, le Prince,

un businessman très talentueux,

d'après nos informations.

Il a pris la tête du réseau mafieux

à la mort de son père.

L'homme, à côté,

est son bras droit, Emilio Del Oro.

La Mafia Russe, ce n'est pas notre affaire.

Patience, Billy.

Le Crotale est ici.

Merci, Ollie.

Notre source veut prouver sa valeur.

Il nous dit que le Prince sera à Londres

pour rencontrer un éminent homme politique.

Qui c'est, le Crotale ?

Le Crotale est un serpent, Billy.

Bonsoir, monsieur.

Notre ancien patron.

Maintenant député d'Islington

et chef du département

d'échange et de commerce,

Aubrey Longrigg.

Je le vois bien.

- Aubrey. - Bonsoir.

- Un plaisir. - Comment allez-vous ?

Enchanté de vous revoir, Emilio.

Mon collègue, Mr Petrov.

Mr Petrov, enfin.

- Supporter de Tvarat ? - D'Arsenal.

Un fan d'Arsenal ?

Vous ne pouvez le condamner d'être à un match de foot.

Pas même s'il y rencontre

le chef de la Mafia Russe.

Ce peut être une simple coïncidence.

D'après notre source,

le Prince offrirait à Longbrigg

une belle somme d'argent.

Pour quoi ?

Il y a deux jours, la Banque de Chypre,

succursale de l'empire Petrov,

a fait la demande d'établir

une banque d'échange, dans la City.

Le but de cette banque ?

Blanchir des milliards de dollars

de la Mafia Russe, ici, à Londres.

Qu'est-ce que Longbrigg vient y faire ?

La demande a été appuyée par une longue liste

de politiciens britaniques, avocats et banquiers,

tous recrutés par Aubrey.

Le match va commencer. Allons trouver nos places.

C'est tout ?

Pour l'instant.

Je ne m'impliquerai pas

dans votre vendetta contre Longbrigg.

Je tiens à mon job.

Ca n'a rien de personnel.

Cet homme est un traître.

Il était déjà corrompu à l'époque,

il l'est toujours.

Il bosse pour la Mafia Russe,

comme des douzaines de banquiers

et politiciens dans ce pays.

Pas de preuves.

Je fais une offre à mon indic,

et je vous aurai la preuve.

On n'a jamais eu d'informateur

aussi haut-placé dans cette Mafia.

Nous n'aurons pas d'autre chance.

Qu'est-ce qu'il veut ?

L'asile pour lui et sa famille.

Hors de question.

La dernière chose dont le ministère a besoin,

c'est d'un conflit avec la Russie.

Les Affaires Intérieures n'offrent pas asile aux criminels.

Ils trahissent leur pays, Billy.

Désolé, Hector,

Je ne poursuivrai pas Longbrigg

sur la parole d'un mafieux russe.

Je déteste ce connard, moi aussi.

Mais je te protège de toi-même.

Ca s'arrête là.

Qu'a dit Matlock ?

On a le feu vert.

"Sous la brume ocre d'une aube hivernale,

"une foule croulait sur le London Bridge,

"tant et tant,

"je n'aurais pas cru que la mort en eût pourfendu tant.

"Des soupirs s'exhalaient, courts et rapides,

"et chacun allait, les yeux sur ses chaussures."

Eliot emprunte ici à L'Enfer de Dante,

dressant un parallèle entre son siècle

et la vision de l'enfer du poète florentin.

Pour eux, leur société est corrompue,

pire encore, apathique.

Eliot sentait que la Bretagne du XXe siècle

était emplie d'âmes perdues.

Rien ne prouve qu'il était chez lui, le mardi,

et on peut expliquer

les preuves médico-légales

par leur ancienne... relation.

On peut en reparler plus tard ?

- Bien sûr. - Merci.

Quelle coïncidence !

Pas exactement.

Je ne connais pas votre nom.

Luke.

Je parierais que ce n'est pas votre vrai nom.

Ah non ?

Nous y allons ?

Désolé de vous convoquer ainsi,

mais nous avons examiné le contenu

de la clé USB.

Dima a-t-il insisté sur votre participation dans les négocations à venir ?

Quelles négotiations ?

Il demande à nous voir à Paris.

Il veut vous voir, quand nous prendrons contact.

- Pourquoi ? - Il ne se fie pas à nous.

Il s'inquiète sans doute

que nous prenions les infos,

avant de le rejeter aux loups.

- Il me connaît à peine. - Assez bien, pourtant,

pour savoir que vous transmettriez son message.

Il pense que vous avez des principes.

Je ne veux pas m'impliquer.

C'est un peu tard.

L'ennui c'est qu'à l'instant

où vous avez accepté cette clé,

la vie de ses enfants étaient entre vos mains.

Si ses enfants sont en danger, c'est de sa faute.

Nous n'avons aucune obligation envers lui.

Voici les parents des jumelles que vous avez vues.

Voici la soeur aînée, Anna.

Elle avait 17 ans.

Vous êtes un con.

Peut-être bien.

J'aimerais autant

ne pas vous mêler à tout ça.

Dima a une réunion à Berne, la semaine prochaine,

où il cèdera les comptes en son contrôle,

au Prince, comme son ami Misha.

Après ça, lui et sa famille seront sans doute exécutés.

L'ennui, c'est

qu'il ne négociera qu'en votre présence.

Il refuse tout négociation, autrement.

Il se base sur le principe

que si nous le trahissons,

vous le soutiendrez, lui et sa famille.

Il présume beaucoup.

Quel autre choix a-t-il ?

Il essaye de protéger ceux qu'il aime.

Ils te manipulent.

Tout comme Dima.

Ce n'est pas plus facile de refuser, pour autant.

Tu ne les connais même pas.

Tu ne connais pas les gens que tu défends.

Et tu fais tout pour eux,

qu'ils soient innocents ou non.

Je pense sans arrêt à lui.

Sa famille, ses gosses.

Si quelque chose leur arrivait...

Je peux vous poser une question ?

Bill Matlock sait que nous utilisons des civils ?

Oui.

Sur quoi tu bosses ?

Je me renseigne sur le Vory.

C'est avec eux qu'est Dima, non ?

Ils recrutent les gens en prison.

Ils cherchent ceux

qui n'ont plus d'illusions,

ceux qui ont perdu la foi.

Ils leur redonnent un sens à leur vie.

Dima assiste à une exposition avec le prince

au Petit Palais.

Votre couverture : vous assistez à l'exposition

pour un weekend romantique.

S'il se montre, laisse-le approcher.

Ayez l'air surpris,

et écoutez attentivement

chacune de ses paroles.

Soyez vous-mêmes.

Si d'autres vous questionnent,

restez le plus près possible de la vérité.

C'est toujours plus convainquant.

Professeur !

Qu'est-ce que vous foutez là ?

Dima.

- J'embrasse votre femme d'abord.

C'est bon de vous voir.

Ne me dîtes pas qu'il vous emmène

dans un foutu musée.

J'en ai bien peur.

Dante Illustre.

Quand vous êtes à Paris,

vous devez l'emmener faire du shopping.

- Quel genre d'homme êtes-vous ? - Que faites-vous ici ?

Je me rendais à Berne,

mais mon patron voulait voir l'exposition.

Comment va votre famille ?

Très bien. Natasha est ici.

Les autres sont en Suisse.

Ca fait plaisir de vous revoir.

Comment vas-tu ?

A quand les présentations, Dima ?

Je suis Gail, voici mon mari, Perry.

- Emilio Del Oro.

Vous connaissez Dima ?

On s'est rencontrés en vacances.

Comment trouvez-vous Paris ?

Allez-vous rester longtemps ?

Vous repartez bientôt ?

Après-demain.

Alors demain, une partie de tennis.

Je vais vous écrabouiller.

Autre chose ?

Juste le tennis. Midi, au Club des Rois.

Il a ajouté,

"Je vous paierai un masage, après vous avoir battu."

Vous voulez y aller ?

On a le choix ?

On prend contact demain, et tout sera fini, promis.

Le lundi est le jour de congé

des masseurs du Club des Rois.

Ils ne viennent que sur rendez-vous.

Petit futé.

- Bonjour. - Bonjour.

Trop tôt pour le champagne ?

Jamais trop tôt, pour moi.

Professeur !

Ravi de vous voir. Gail, vous êtes magnifique.

- Tout va bien ? - Oui.

J'ai des vêtements pour vous.

Gail, vous surveillez ma Natasha ?

Bien sûr.

- Je vous l'apporte. - Merci.

Ravie de vous revoir.

Et voilà.

Par ici.

- Je ne suis jamais venue ici. - Vraiment ?

Asseyons-nous.

Bien dormi, Prof ?

Très bien. Et vous ?

Merdique.

Okay.

Après vous.

Ravi de vous rencontrer.

Votre foutu fair-play à la British, j'en ai besoin.

Nous devons d'abord décider

si ce que vous offrez a de la valeur.

Mes infos sont bonnes.

Mon papa vient de m'en informer.

Vous êtes déjà venue à Paris ?

Le temps file.

On doit y aller.

Hey, les garçons.

Putain.

Noms, adresses.

Banquiers, politiciens.

Noms et adresses.

Pas de numéro de comptes.

On peut trouver ça dans l'annuaire.

Une belle liste de noms, néanmoins.

Rien d'utile, jusque là.

Tout va bien ?

Vous ne respirez plus, Prof.

Relax.

Vous allez faire un infarctus.

Une liste de noms n'est pas suffisante.

Je veux la preuve que tous ces gens

sont payés par le Prince.

Une fois ma famille en Angleterre, je vous dirai tout.

Vous coopérez, ou ça s'arrête là.

Donnez cette liste à votre patron,

voir ce qu'il en dit.

Je sais ce que ça vaut.

Je veux nos passeports,

et une protection jour et nuit, pour ma famille.

Combien leur a-t-on offert

si la Banque Arena ouvre sa succursale à Londres ?

5 millions chacun.

Et à Aubrey Longrigg ?

10 millions à la signature.

Et 10 autres millions au premier échange.

Le tout versé sur un compte en Suisse.

J'ai besoin de leur numéros de comptes.

Tous les numéros.

Je ne les aurai pas avant Berne.

Je m'occupe des paiements

en même temps que je cède les comptes en mon contrôle

à la Banque Arena.

J'ai bien peur de ne rien pouvoir faire

pour votre famille, d'ici là.

Pourquoi pas maintenant ?

Mêlez-vous de vos affaires.

C'est bon, Professeur.

Quand aura lieu la signature ?

Mercredi, à 10h, à la Banque Alliée de Berne.

Ensuite, le Prince organise

une réception à l'hôtel Bellevue.

Vous me donnez ces numéros de comptes,

et je trouverai un moyen de vous faire échapper.

Je m'en fous de moi.

Je veux ma famille à l'abri.

Nous essaierons pour eux, aussi.

Vous avez ma parole.

Je n'ai pas confiance en vous.

Dans ce cas,

la discussion est finie.

J'irai à Berne, avec le Prince.

J'aurai vos foutus numéros.

- Où vivez-vous, à Londres ? - Chelsea.

- Êtes-vous heureuse ? - A Chelsea ?

Avec votre mari ?

C'est un peu indiscret.

Je suis curieux : pourquoi un couple marié depuis 10 ans

prendrait deux week-ends romantiques

en l'espace d'un mois.

Où nous emmène-t-il ?

Pourquoi prend-t-on l'autoroute ?

Je dois déposer quelque chose chez une amie.

C'est sur la route.

Nous devons rentrer à l'hôtel.

Juste quelques minutes.

Que s'est-il passé ?

Il leur a donné une autre clé,

mais ce n'était pas assez.

Ils ont marchandé la vie de ses enfants.

Et moi, je n'ai rien dit.

Que pouvais-tu dire ?

Je dois l'attendre. Désolé, Professeur.

Combien de temps ?

Ah, 15 minutes.

Appelez un taxi.

Ce sera encore plus long.

Rentrez. Nous partons dès qu'elle revient.

Ce n'est pas sûr, ici.

Mon amie arrive. Prenez du thé.

Venez, asseyez-vous.

Non, merci.

Merci.

Vous, à Paris, c'est marrant.

Pourquoi, marrant ?

Vous, moi, Dima.

Comme au Maroc.

Il faisait plus beau au Maroc.

- Non, merci.

Non, merci.

Vous bossez pour qui ?

J'enseigne à la fac.

Je vous rendrai peut-être visite,

visiter votre maison, on irait au match ensemble.

Espèce d'enfoiré.

- Enfoiré ! - Tout va bien.

Non, c'est quoi ces mecs ?

Tu te crois fort, hein ?

Tu te crois plus fort ?

Tu te crois plus fort ? Espèce d'abruti.

- Elle a besoin d'un médecin. - On la soignera..

Vous faites quoi ?

J'appelle une ambulance.

C'est bon.

- C'est bon, j'appelle le docteur. - OUais ?

- Tout va bien. - Faites-le. Maintenant.

Vous avez menti à Dima,

et vous m'avez menti, à moi.

Bill Matlock ne sait pas qu'on est ici, hein ?

Si votre carrière vous préoccupe,

vous pouvez toujours retourner à l'anti-terrorisme.

Je vous emmerde.

Quand on aura ces numéros de compte,

Londres nous écoutera.

D'ici là, sourde oreille.

Tout va bien ?

Non, ça ne va pas bien.

Une voiture va vous récupérer

à la sortie de l'Eurostar,

et vous ramener chez vous.

Quand la famille va-t-elle arriver ?

Dima sera à Berne mercredi prochain, pour la signature.

Il y a un problème ?

Nous ne savons pas si nous pourrons sauver la famille.

Et pourquoi ?

L'opération n'a pas été ratifiée.

Ca veut dire quoi ?

Nous ne pourrons plaider pour la famille,

qu'une fois que Dima sera en Angleterre.

Ils seront tués.

Nous n'avons pas les moyens

de les exfiltrer.

Sauver sa famille, c'est tout ce qu'il veut.

C'est tout ce qui lui importe.

Dima ne m'a pas donné suffisamment de matière.

Notre autorités n'accepteront...

- Ce sont des enfants. - Ses enfants.

Combien de personnes avez-vous ?

Seulement nous trois.

De combien en avez-vous besoin ?

Si vous abandonnez sa famille,

croyez-vous qu'il vous donnera les numéros ?

Puis-je m'asseoir ?

Vous connaissez Kolakowski ?

Un philosophe polonais.

Je partage son point de vue sur le Bien et le Mal.

Le Mal est le Mal, qu'importe les circonstances.

Qu'importe le milieu social.

Qu'importe Dieu.

C'est une force humaine, à part entière.

J'ai un fils.

Incarcéré pour trafic de drogues.

Je pense qu'Aubrey Longrigg,

mon ancien patron, avant sa carrière en politique,

a renseigné la police, pour me discréditer

quand je lui cherchais des noises, au MI6.

Ce n'est pas ma seule motivation, mais...

J'ai des enfants, moi aussi.

Je ferai tout ce que je peux, pour cette famille;

Papa, les musées c'est ennuyant.

Surtout Einstein et les maths !

Tu sais ce qu'Einstein disait ?

Tu penses avoir des problèmes avec l'arithmétique ?

J'en ai d'autres, des foutus problèmes.

Ta mère et ta soeur veulent y aller. Point final.

Allez, on y va, connards.

Signez deux fois pour chaque numéro de compte.

Ici

et ici.

Mesdames, messieurs, signez chacun

en face de votre propre compte.

Les fonds seront transférés.

Bienvenue au Centre de Conférence de Berne.

Veuillez entrer votre code à 4 chiffres.

Bonjour, les enfants.

Je vous informe dès que le cortège de Dima

se dirige vers l'hôtel Bellevue.

On ne bouge pas d'ici là.

Ce stylo ne marche pas.

Ah, merci.

Une dernière signature ici,

pour le transfert des derniers fonds, à la banque Arena.

La seule fois où mon père m'a frappé...

Je connais cette histoire.

Je me souviens de toi, petit garçon, Kolya

quand ton père et moi t'emmenions à la chasse.

Tu avais 12 ans, 13 peut-être,

et tu étais tout excité.

Tu voulais tuer quelque chose.

Et on avait repéré un chevreuil,

alors tu as levé ton fusil.

Mais le chevreuil t'a regardé

et a continué de brouter.

Il n'avait pas peur.

Tu as essayé d'appuyer sur la détente,

mais tu n'as pas pu.

Alors tu as pleuré, comme une petite fille.

J'ai dû te prendre le fusil, et le tuer pour toi.

Papa est en marche.

Ils vous rejoindront bientôt à Bellevue.

Luke, assure-toi qu'il te voit dans le hall.

Perry, attendez dans la voiture.

Si Dima s'inquiète pour sa famille,

dites-lui qu'ils vont bien, même si c'est faux.

On doit le rassurer.

Ollie, Gail, feu vert.

...pour lier l'accoustique

ou autres signes commutatifs

à des impressions sensorielles.

Probablement, les animaux sociaux

sont arrivés à cette

forme de communication primitive,

au moins, à un certain point.

Feu vert.

Dès la fin de la semaine,

nous aurons notre licence,

et les échanges commenceront.

A l'avenir de la Banque Arena.

Arena Bank.

A tous mes amis qui ont rendu ceci possible...

Je dis merci.

Nous, les Russes, avons eu

une réputation mitigée, en Europe.

Mais... En dépit des désagréments

et soupçons des dernières années,

je crois en la force économique russe...

...et de plus,

l'équation E est égal

à MC au carré,

montre qu'une très faible masse...

...peut-être convertie en une grande

masse d'énergie.

Vite. Allons-y.

Allez, vite, vite.

Où est votre mère ?

Allez-y, montez.

Il n'y a plus de Guerre Froide.

Vous nous avez accueillis à bras ouverts...

et nous serons pour vous des partenaires généreux.

La famille est à l'abri.

Arrêtez de me coller aux basques, merde !

Je vais pisser. Dégagez !

Dima se dirige vers la cuisine,

mais je ne peux pas le suivre.

Trop de gardes.

Je ne peux pas le conduire jusqu'à Perry.

Nous devons le sortir avant qu'ils réalisent

que sa famille a disparu.

Dima.

Dima, arrête !

Professeur.

Qu'est-ce que vous foutez là ?

On doit y aller.

J'ai Dima.

Luke, amène la voiture devant l'entrée.

Et mes enfants ?

Ils vont bien. Ils sont en route.

Des nouvelles ?

Si vous ne pouvez rien me dire,

passez-moi le foutu ministre.

- Les garçons ! - Papa !

On va à Londres !

- Tout va bien ?

- Regardez-moi ces grandes filles !

Ah, Natasha.

- On a bien géré. - Oui, bravo.

- Merci. - Bon, allons-y.

Allô ?

Je ne vous entends pas, Billy. Parlez plus fort.

J'ai loué l'avion moi-même, Billy.

Vous me devez 6 000 livres.

Quoi ?

Il y a un problème ?

Il y a un contretemps,

mais rien d'inquiétant.

Ne me mens pas, connard !

Longrigg a convaincu les Affaires Intérieures

de vous refuser l'entrée.

Vous pouvez y faire quelque chose ?

Rentrer à Londres, les faire changer d'avis.

J'ai besoin des numéros de compte.

Je vous emmerde.

Cela m'aiderait beaucoup.

Je vous donne les numéros, une fois ma famille à Londres.

Vous devriez rentrer avec moi.

Non, on reste avec eux.

Je ne peux garantir votre sécurité, ils vous traqueront.

Magnez-vous, dans ce cas.

Je savais qu'on pouvait pas s'y fier.

Echangez les voitures. Faites-les franchir la frontière.

Allez vers Pralognan.

Il y a une planque, par là.

Tu m'as contourné.

- Tu t'attendais à quoi ? - Votre soutien.

Redescends d'un ton, Hector.

Tu as de la chance que je t'écoute seulement.

Si Longrigg se doute de quelque chose,

nous devons agir vite.

Ce n'est pas que Longrigg.

Nos relations avec la Russie sont délicates.

Si leur Ministre nous en parle, en personne,

nous ne pouvons pas l'ignorer.

Alors on prend encore nos ordres du Kremlin ?

Où les chaches-tu ?

Nous rencontrons le Secrétaire dans la journée.

Tu as intérêt à le convaincre

que l'offre de Dima en vaut la peine.

Hector.

Vous êtes ravissante.

Ils font trop de bruit.

C'est l'heure de dormir, ma chérie.

Je vais te lire une histoire.

Je ne serai pas long.

J'imagine que ce n'est pas une visite de courtoisie.

Pas vraiment.

Vous avez trahi le service,

maintenant vous trahissez votre pays,

et je m'en vais vous pendre par les couilles,

si c'est la dernière chose que je dois faire.

Nous avons déjà eu cet échange.

Cela ne s'est guère passé comme prévu,

si je m'en souviens bien.

Comment va votre fils ?

Pas aussi bien que votre charmante famille.

Continue de piailler, Hector.

Je laisse ça au Prince.

Je vais m'assurer

que tes plans et ceux de tes amis Russes

ne se passent pas comme prévu, non plus.

Et je les regarderai te dévorer.

Merci.

- Andrei ?

Oui.

J'ai essayé de t'appeler.

Tout va bien ?

Non, pas du tout.

Tout ira bien, je te protègerai.

Je ne sais pas quoi faire, je ne le supporte plus.

Dis-moi où tu es.

Je ne peux pas.

Parle-moi, alors.

Je t'aime.

Si les membres m'autorisent

à exfiltrer l'indic et sa famille,

en Angleterre,

j'aurai la preuve qu'Aubrey Longrigg

et tous les autres traîtres

seront payés chacun entre 5

et 20 millions de livres pour leur soutien.

La Banque Arena n'est pas Russe,

et donc non sujette à sanctions.

Par-dessus tout,

elle propose d'insufler des millards, dans la City.

Si nous menons l'enquête, sur la parole

d'un criminel notoire,

ils risque d'emmener l'argent ailleurs.

Un homme blanchit des millions,

c'est un escroc,

mais quelques milliards, ce n'est plus pareil.

L'argent n'a pas d'odeur, tant qu'il y en a assez.

Qu'importe ce que font les Russes,

du moment qu'ils dépensent leur fric chez nous.

Nul besoin de réagir ainsi.

Vous avez raison, Mr le Secrétaire.

Nous avons vu trop de choses.

Qu'est-ce qu'on s'en fout ?

Tout cet argent sale, qui circule,

l'argent de la mort, de la souffrance,

on a déjà vu ça.

L'héroïne en Afghanistan, des milliards.

Les armes au Soudan, des milliards. Le trafic de femmes, des milliards.

Un huitième de l'économie

mondiale vient du foutu marché noir.

On le sait tous.

L'argent du sang.

Voilà ce que c'est.

Il peut être sous le matelas d'un mafieux,

ou dans une banque de la City.

Ca ne change pas sa couleur.

A l'aide.

Je suis un gentil ours.

Oh, non !

Hey, pas de chatouilles.

Pas de chatouilles ! Pas de chatouilles !

Allô ?

Tout va bien. Comment ça s'est passé ?

Une seconde.

Perry ?

C'est Hector.

Il veut te parler.

Ils veulent que j'y aille seul.

Que tu partes devant.

Ils vont envoyer un hélicoptère pour te récupérer.

- Quand ? - Demain matin.

Et ma famille ?

Ils suivront dans quelques jours.

Vous les croyez ?

Hector a l'air confiant.

J'ai foutu votre vie en l'air, Prof.

Pourquoi vous êtes encore là ?

Aucune idée.

Pourquoi m'avoir choisi ?

Y avait personne d'autre dans le restaurant !

J'ai eu de la chance de tomber sur le seul homme

assez taré pour m'aider.

Vous êtes un homme bien, Prof.

Un homme d'honneur.

Gail et vous surveillerez mes gosses ?

- Bien sûr. - C'est une femme bien, Gail.

Gardez-la. Vous avez de la chance.

C'est la seule chose qui compte.

Le reste... C'est que des conneries.

On se fera un tennis, à Londres.

Un Wimbledon.

Il y a de la place pour deux ?

Je vais voir ce que je peux faire.

Tu penses à quoi ?

A Dima, à sa famille.

Je pensais vraiment pouvoir faire quelque chose.

Tu l'as fait.

Quand il t'a demandé ton aide,

il ne pouvait pas imaginer

jusqu'où tu irais pour lui.

J'en suis presque jalouse.

Peut-être qu'on est meilleurs à veiller

sur les autres, que l'un sur l'autre.

Ce n'est pas vrai.

Quel est le problème.

Rien.

Ne me mens pas.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Je l'aime.

Qui donc ?

Andrei.

Je veux être avec lui.

Dis pas ça, putain.

- Mais c'est vrai. - Dis pas ça, putain.

Je suis enceinte.

Je vais le tuer, l'enfoiré !

Tu ne peux pas.

Tu ne peux même pas nous protéger.

Tout va bien, Katya.

Professeur.

- Vous savez vous en servir ? - Non.

Pas de sécurité.

Facile. Poof, poof, poof. Et ils sont morts.

Merde...

Danny, lâche-le, voir où il va.

Ne t'en fais pas.

- Attaque, attaque.

Ollie. Je prends le côté nord.

Luke ! Trois descendent la colline.

- Danny !

Restez ici.

Perry ? Perry !

Oh, merde.

- Perry ? - Luke ?

- Par ici. - Vous allez bien?

On en a eu deux.

Vous êtes blessé ?

Ca ira. C'est juste l'épaule.

Où est Dima ?

Il a suivi le dernier mec dans les bois.

Perry, restez ici.

Perry.

Je ne prendrai pas l'hélicoptère.

Je reste avec ma famille.

Votre famille sera en sûreté.

Ollie les déplace vers un autre refuge.

Si Ollie le dit...

Vous ne pouvez plus vous battre.

Vous les protègerez en venant à Londres.

C'est votre seule chance.

Je vous emmerde.

Je peux venir avec toi.

A dans quelques jours.

Papa.

On parlera plus tard, d'accord ?

Bye.

J'irai seul.

Quoi ?

Je ne veux pas que vous veniez.

Restez avec ma famille.

Tu es sûr ?

On se verra à Londres.

Nous sommes prêts.

Juste nous deux. Le Professeur reste ici.

- Merci.

- Perry ? - Ils sont en train de partir.

Il n'a pas voulu que je vienne.

Comment allait-il ?

Plutôt bien.

Passe-moi Ollie, que je sache où...

Allô ?

Perry ?

Perry, tu es là ?

Oh, Dima!

Les infos de la finance, à présent.

La Banque Arena de Chypre

a été inaugurée ce matin, à Londres.

Parmi les invités, à l'ouverture,

se trouvait le nouveau Ministre des Finances, Aubrey Longrigg,

qui accueillait la nouvelle banque dans la communauté.

- Je vous dérange ? - Pas du tout, entrez.

- Vous attendez des gens. - Non, juste moi.

J'aime cuisiner.

Foutu Wilfred Owen,

Foutu Siegfried Sassoon,

Foutu Robert Graves et al.

Qu'est-ce qu'ils ont ?

Votre merveilleux article dans le London Review of Books.

"Le sacrifice d'hommes braves

"ne peut être justifié

"par la poursuite d'une guerre injuste."

C'est sacrément bien.

- Un malt ? - Oui, merci.

Santé.

Allez-y, par là.

Merci.

La famille s'est installée ?

Oui, ils sont très reconnaissants.

C'était la moindre des choses.

Je voulais leur rendre visite, mais...

Je ne suis pas sûr qu'ils auraient apprécié.

Asseyez-vous.

- Comment va Gail? - Très bien.

- Et vous ? - Mieux.

Dima voulait vous la remettre.

Tamara me l'a donnée.

Ils voulaient que je me tire une balle ?

Il y avait un message ?

Pas que je sache.

Désolé que les choses ne se soient pas bien passées.

Sa famille est sauve, c'est tout ce qu'il voulait.

Je vous laisse à vos fourneaux.

Vous êtes le bienvenu à ma table.

Non, merci.

Ok.

Ca sent bon.

Voici la liste des noms et numéro de comptes

des gens ayant autorisé

plus de 20 milliards de livres d'argent sale

à pénétrer dans la City, à Londres.

Aubrey Longrigg, député,

compte 37556890.

Jeremy Cross, député,

compte 18986301.

Lady Valerie Wendelssohn,

compte 25590721.

Matthew Vale, député,

compte 59764028.

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