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Viens, mon petit ange.
Tu sais tr�s bien que tu n'es pas autoris� � jouer avec la balle.
Viens avec Emilia.
Emilio, tu sais tr�s bien ce que le docteur a dit.
Tu dois grandir sans aucun effort.
Alors, qu'est-ce qui est important maintenant ?
Assieds-toi avec moi et trouvons du bon temps.
Bravo, Emilio ! C'est un beau dessin.
Mais maintenant je n'ai plus d'id�es !
- S'il te pla�t, laisse-moi aller avec les autres. - Ce n'est pas possible.
Tu ne peux pas faire d'effort.
Ah, cette bonne vieille Emilia.
C'est hors de question. Nous devons rentrer � la maison. Viens !
Je sais que pour un gar�on de ton �ge, ce n'est pas facile
de se d�brouiller avec une telle maladie.
Mais �a va aller, mon petit.
Combien de fois est-ce que tu m'as consol� ?
D�p�che-toi. Je t'ai laiss� aussi une chemise propre dehors.
Oui, c'est bon.
Emilio ! Maintenant mets ta chemise. Qu'est-ce que les gens vont penser ?
Nous allons nous promener. Viens, mon ange.
Tu ne peux pas me laisser seul ?
Vous arrivez � temps. Vous pouvez voir encore cette pauvre Emilia.
- Merci. Et Emilio ? - Il est en haut. - Comment est-ce qu'il va ?
- Bien, comme toujours. - Occupez-vous de mes bagages. - Imm�diatement.
- Merci d'�tre venue. - C'est tout naturel.
C'est malheureux. Les meilleurs partent toujours en premier.
Puis-je me pr�senter ? Je suis Franco Alessi. Le professeur d'Emilio.
- Je suis venu pour vous rencontrer pour quelques petites choses. - Oui, je comprends.
Mais aujourd'hui le moment est mal choisi.
- Peut-�tre pouvons-nous reporter �a � une autre fois ? - Naturellement, naturellement.
Alors, � bient�t.
Ah, je n'ai jamais aim� cette vieille femme.
- S'il vous pla�t ouvrez la porte. - Tout de suite.
Merci beaucoup. Au revoir.
Emilio !
Emilio !
Emilio ! Salut, Patrizia, pourquoi cries-tu comme cela ?
Je ne me suis pas pr�par�e � �tre photographi�e.
En bas j'ai rencontr� ton professeur.
Je l'ai renvoy�. J'esp�re que cela ne te d�range pas.
Eh bien, autrement je dois le revoir.
Pourquoi n'ouvres-tu pas la fen�tre ? On suffoque ici.
Comment peux-tu supporter �a ?
- C'est pourquoi tu es toujours si p�le. - Qu'est-ce que tu veux dire par l� ?
Mais maintenant c'est assez. J'aime pas quand les fen�tres sont ouvertes.
J'ai � peine regard� la pauvre Emilia. Je voulais te voir imm�diatement.
C'est �a. Tu voulais me voir imm�diatement ?
La derni�re fois que je t'ai vu, tu �tait encore un enfant.
Est-ce que ma chambre est pr�te ? Comment �a ta chambre est pr�te ?
- Tu veux rester ici ? - J'ai tout ouvert, je reste.
Je ne peux pas partir et te laisser seul maintenant.
Mais qu'en est-il de ton magasin de mode et de tes affaires ?
J'ai tout vendu tout. Le contrat est d�j� sign�.
- � qui ? - � une compagnie am�ricaine. Ils ont bien pay�.
- Eh bien, c'est chouette pour toi. - Un peu d'air frais ici.
Cela signifie que tu reviens � Venise, hein ?
Ca ne veut pas dire que je vivrai toujours l�. Mais sait-on jamais.
- �coute, je veux aller dans ma chambre maintenant. - Dans ta chambre ? Allons-y.
La poussi�re devrait �tre essuy�e.
- Ca a beaucoup chang� ici. - Tout change.
Tu n'as pas quelquefois la sensation comme dans une...
- Habiter en prison ? - Non, je me sens tr�s bien ici.
- Et rien ne t'oblige � rester. - Non, je te rends service.
Nous allons changer certaines choses ici. Tu ne peux pas toujours te cacher dans la maison.
- Tu dois aller � l'air frais. Tu en as besoin. - Je ne dois pas faire n'importe quoi.
Tu vas aussi aller � l'�cole publique.
Les le�ons priv�es sont absolument inutiles.
Tu m'�coutes ?
Encore ce vieux walkman. Tu dois apprendre mieux.
Quel d�sorde. Tout est couvert de poussi�re.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Saute du lit, nous avons une belle matin�e.
Tu tousses comme un vieux. On va aller � la mer aujourd'hui.
L'air frais te fera du bien.
J'ai juste � passer mes v�tements.
Tu penses que je suis fou? Le soleil ne me convient pas.
En plus, je me sens fatigu� et malade. Mais tu t'en fous.
Si je suis mal, �a sera de ta faute !
Respire !
Ca ne t'excite pas cette odeur merveilleuse ?
Ce gazouillis des oiseaux ? J'aime la nature.
Qu'est-ce qui a pouss� ici ? Je n'ai rien vu comme �a depuis longtemps.
Quel bonheur !
Viens ici et sens �a.
Sens ce parfum.
Magnifique...
Eh bien, qu'est-ce que que cela ? Regarde �a !
Tiens, un petit champignon,
avec la recommandation de Dame Nature. - Jette-le ! Il est sans aucun doute toxique.
- Non, pas du tout. - Ne me touche pas avec ta main !
Tun as peur m�me de ta propre ombre !
S'il n'y avait pas de l�ches, il n'y aurait pas de h�ros.
Rentrons � la maison. Je me sens vraiment rinc� et je suis mort de fatigue.
Tu n'es pas fatigu�, mais tu manques d'exercice.
La bonne Emilia t'a trop dorlot�. Pauvre Emilia.
Emilia, Emilia...
Rentrons � la maison. Il me vient � l'esprit, qu'il pourrait y avoir des vip�res par ici.
- Tu en as toujours au peur. - Non !
Comment trouves-tu le filet ?
Je suis all�e chez trois bouchers diff�rents jusqu'� ce que je l'aie trouv�.
Mange ! Ca va te plaire.
Je me suis donn� tellement de mal.
Je ne savais pas que tu cuisinais en plus de dessiner.
- En quoi cela t'�tonne ? - Comme j'ai fini...
- Peut-�tre un peu trop sanglant. - Je ne crois pas. J'ai entendu que c'est sain.
- Et voil�, fini. - Est-ce que tu en as eu assez ?
D�j� trois kilom�tres.
C'est �a, regardez ces imb�ciles.
Les cr�tins !
Incroyable !
Un, deux, trois...
Quatre, cinq kilom�tres.
Et maintenant je viens de quitter Civitavecchia.
L'objectif est le lagon. Et maintenant je sprinte.
C'est parti, allez, allez ! Allez, je vais tous les battre !
- Qu'est-ce que tu fais ? - Une r�volution. On va tout refaire ici.
36.
L�, je vais faire mon studio.
Et de l'autre c�t� une pi�ce pour ta gymnastique.
- Et le mobilier ? - J'ai tout vendu ce matin.
- Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas demand� ? - Tu tenais beaucoup au mobilier ?
- Non, pas sp�cialement. - Dis-moi, tu as besoin d'argent Emilio ?
L'argent ne m'int�resse pas.
- Jolie fille. Est-ce que c'est ta copine ? - Qui ? - Qui d'autre qu'elle ?
- Je ne la connais pas m�me. - Comment �a ? Elle habite dans la maison en face.
- C'est tr�s loin pour moi. - Mon pauvre petit ch�ri.
As-tu vu mes ciseaux ?
Int�ressant ton film ?
Eh bien au moins tu t'int�resses un peu � la culture.
Les corps nus sont quelque chose de compl�tement naturel.
Ici �a ressemble � une porcherie.
Tu sais ce que nous allons faire ? Tous les livres vont aller � la biblioth�que.
Et la prochaine fois tu feras le m�nage toi-m�me.
C'est un bon exercice. Et arr�te avec cette lumi�re stupide !
Et toi, tu pr�f�res m'espionner pour me donner des r�gles.
Po�me num�ro 12.
Qui te conna�t, oh femme blonde, le diable a vu son nom sur ton genou.
Arr�te, Patrizia ! Je n'en peux plus !
D'accord.
On se repose un moment.
Tu ne penses pas que tu t'�coutes un peu trop ?
Tu dois devenir plus vivant. Actif !
Tues juste trop fatigu�, mon fr�re bien-aim�.
Tu t'enfermes � cl� ici, tu ne fais rien et ne laisse personne approcher de toi.
Je sais exactement comment je veux vivre, et je n'ai pas besoin d'autres personnes.
Tu en es s�r ?
Non, je n'en suis pas s�r.
Mais c'est facile de vivre dangereux.
- Qu'est-ce que tu dits ? - J'ai dit que c'est trop dangereux.
On eut mourir, tu sais ce que �a veut dire ? En moto par exemple.
- Pourquoi en moto ? - 1300 par an.
Nous pensons tous � mort. La pens�e fait partie de notre vie.
Mais tu ne devrai pas en faire trop. Tu tiens trop � tout ce qui est n�gatif.
Mais la vie est pleine de beaut�, pleine de surprises.
Regarde ce qui te manque. Rencontre d'autres personnes.
- Fais seulemnt un petit effort. - Qu'est-ce qui peut �tre si beau ?
- Tu n'as qu'� voir � la t�l�. - Arr�te de dire des b�tises.
A la t�l�vison, on ne voit qu'une petite partie de la r�alit�.
Dehors il y a quelque chose qui m'effraie et me d�go�te.
Je suis s�r si je sors, quelque chose de terrible se passera.
La pire chose qui puisse arriver est que tu t'encroute ici.
Tu penses que je m'amuse ? Pas vraiment.
J'aimerais embrasser une fille... Ou faire l'imb�cile autour avec les autres.
- Qu'est-ce que tu veux ? - Rien.
Il fait assez chaud dehors, et je voulais te demander
si nous pourrions aller ensemble � la mer.
Aujourd'hui je pr�f�re me reposer, Emilio.
Bien s�r.
Alors repose-toi.
Plus de gymnastique, plus de danse, plus rien. Tout est fini, hein ?
J'ai quelques probl�mes que je dois faire en urgence.
Si tu restes plant� l�, je ne peux pas me concentrer.
- S'il te pla�t laisse-moi seule. - D'accord, d'accord.
Oublions �a.
All�, atelier Bado ? Pourrais-je parler � Arrigo, de la part de Patrizia Viani ?
Merci.
Et maintenant.
Maintenant.
Maintenant.
On vous demande au t�l�phone. Merci. All� ?
Ah salut, Patrizia. Comment �a va ? Ca fait longtemps que nous ne nous sommes pas parl�s.
Oui c'est vrai.
Tr�s bien . Pourquoi ne se verrait-on pas ce soir ?
Ce soir ? Oui, pourquoi pas ? D�s que j'ai fini au studio.
Tu sais � quel point je me sens seul � contrec�ur.
Je vais te garder dans mes bras et t'aimer.
- On verra �a. - Ne t'inqui�te pas,
nous avons actuellement beaucoup de mod�les ici dans le Banjo. alors pas de peur de Casanova Arrigo.
Je ne serai pas seule. Am�ne avec toi une de tes copines.
Non, rien ne me d�range. Je suis habitu�e avec toi.
Eh bien si nous nous voyons pour le d�ner, qu'est-ce que tu penses vers neuf heures ?
C'est d'accord. Salut.
Plus de 750,000 personnes sont actuellement sans-abri et sans soins m�dicaux.
Le manque de pluie et la p�nurie alimentaire qui en r�sulte
touche en particulier les plus vuln�rables.
Corner de Galvivaldi � Antoni.
Passe � Gani, qui trouve Rosario, et tire !
But ! Pour le championnat Pise l'a � nouveau � port�e de main.
Mesdames et messieurs, un but formidable !
Depuis quand tu frappes pour entrer ? Quelle d�licatesse.
- Ca te d�range ? - D�p�che-toi. Pourquoi est-ce que tu as frapp� ?
Je voulais te dire qu'on est invit� � Milan.
Oui, c'est bien mais pourquoi as-tu frapp� ?
Je ne sais pas au juste. Mais �a n'a pas d'importance.
Habituellement tu ne frappe jamais. Tu entre toujours directement.
Tu veux en discuter maintenant ?
- Est-ce que je dois m'habiller �l�gamment ? - Tu fais comme tu penses que c'est le mieux !
- Oh, il n'y a pas d'air ici. - Arr�te de geindre !
Je pense toujours � cette chaleur de la laine. Sur la laine et les fourrures.
Terrible cette chaleur �touffante. On se croirait dans un sauna.
Eh bien mes ch�ris ! Vous �tes d�j� avec les boissons ?
Oh oui, un petit verre ne ferait pas de mal.
Bien voyons ce que vous avez s�lectionn�. Je suis vraiment curieuse.
Un autre whisky ?
je rebats la collection de couleurs...
- Ca semble vaguement familier. - Bien s�r, c'�tait ton id�e.
C'est pourquoi nous voulons tous que tu reviennes.
Ne t'enterre pas dans ce trou. Ce n'est pas ton style.
Et nous avons besoin de toi pour la collection � Venise. Comprends cela !
Et pour les Am�ricains, il faut �tre l� aussi.
Oh, arr�tez ! Vous avez toujours Roberta. Elle travaille tr�s bien.
Elle doit rester juste en contact avec moi et je lui dis quelles mati�res nous prenons.
Je suis sans aucun doute l�, Patrizia. Apr�s une semaine tu le croiras ou pas,
j'�tais ta propre ombre. - Je ne sais pas, cela me frustrerait.
C'�tait une blague. Je connais tr�s bien mes limites.
Mais si quelqu'un ici est m�content, alors c'est toi.
Mais je me sens tr�s bien ici. J'aime ces petites villes.
Je veux m'occuper de la maison et de mille autres choses. Et d'Emilio.
Vous savez quoi ? J'ai un merveilleuse id�e pour notre pr�sentation.
Nous allons faciliter nos photos ici, entre les vieux canaux.
C'est meilleur march� qu'� Venise, et nous n'avons pas encore
� nous abstenir sur une atmosph�re onirique.
- Oui, depuis que tu penses �conomiser sur les co�ts. - Pourquoi pas?
Arrigo trouve le d�cor qui va bien parce qu'alors il peut �tre pr�s de Patrizia.
Notre Casanova n'aime pas les longs voyages. Tu es naive parfois.
Pire qu'une oie stupide.
A propos puisque nous en sommes l�, Patrizia, j'ai la foire de C�me
avec quelques belles pr�sentations et vous aimerez les couleurs aussi.
Ah, et quelles couleurs !
Si la prochaine fois vous �tes � Venise vous pourrez d�j� l'examiner.
Mais qu'est-ce que tu fais toute la journ�e si seule ?
Je ne suis pas seul, j'ai Emilio. Il y a beaucoup � faire.
Je travaille beaucoup, r�fl�chis, me repose, sors. Emilio �tait un enfant g�t�.
On lui a tout permis. Je pense que ce n'�tait pas bon pour lui.
Je suis surprise comme tu es devenue compr�hensive. Quel r�le joues-tu ?
La m�re ou la soeur ? Emilio est un homme.
- Dis, n'exag�re pas. - en tout cas, ce n'est plus un gosse.
Il se peut n�anmoins que je sois tr�s �go�ste.
Au fond, je l'aime, et je peux prendre soin de lui.
Je dois prendre soin de sa sant�. Il se sent souvent seul.
Alors tu es s�re que tu veux rester ici ?
Non, certainement pas cependant nous verrons.
- Tu devrais aussi lui, apprendre � prendre des responsabilit�s. - Excusez-moi.
- Je veux dire au revoir. - Bonne nuit. - Bonne nuit.
- C'�tait ta chambre, quand tu �tais petite ? - Oui.
Mais parle doucement, Emilio dort � c�t�.
Je serai l� demain matin si on ne me d�place pas lon d'ici.
Mais tu sais que je pr�f�re dormir seule.
- Bon, si tu veux, je m'en vais maintenant. - Non, non, reste ici !
Je ne l'ai pas dit s�rieusement.
Chaque fois je te vois, tu deviens encore plus belle.
Tu rendrais fou un humain. Je te veux maintenant.
Tu m'as mais doucement.
Venez ici !
Je suis d�j� ici.
- Qu'est-ce qui se passe ? Tu n'as pas aim� ? - Ne t'inqui�te pas pour moi.
Tu sembles si absente. Tu as des probl�mes ?
Non, aucun. Tout va bien.
J'ai l'impression que tu pensais � quelqu'un d'autre.
C'est juste une impression, Arrigo.
Je ne sais pas, mais depuis que tu es all�e � Chioggia tu as chang�.
Peut-�tre je me trompe aussi. Mais si tu veux en discuter avec moi,
Probl�mes ou pas, je peux t'aider.
Combien de fois dois-je dire que tout va bien ?
- Eh bien, si tu ne veux pas... - C'est cette chaleur.
- Parfois, c'est proposer qui est d�primant, mais rien de grave. - Oui, oui.
Sais-tu ce que cela implique d'�tre une femme ?
Tu as peur de ce que tu cherches toi-m�me. Que l'on te touche.
Tu es sur la d�fensive, parce que tout est sale.
La menstruation est sale.
La premi�re fois, le jour o� �a arrive, tu as peur.
Tu sens le sang entre tes jambes et tu penses que tout le monde te regarde,
et tu sens que tu dois te laver sans cesse.
Tu as le sentiment que ces terribles journ�es professionneles ne passent jamais.
Vos organe g�nitaux sont quelque chose dont tu as honte.
C'est pire que tuer ou �tre tu�.
C'est... c'est comme un corps �tranger.
Tu l'as entre les jambes et tu essaies de le cacher d�sesp�r�ment.
Mais il appartient � ton corps.
Et � un point que tu t'en rends compte puis c'est agr�able.
J'avais quatorze ans quand j'ai eu ce sentiment. Non, non, d�j� quinze.
Nous �tions ensemble au cin�ma avec papa.
C'�tait le Dr Jivago avec Omar Sharif.
Tu �tais encore petie et tu dormais dans les bras de papa. C'�tait triste.
Soudainement j'ai senti quelque chose.
Il y avait une main sur mon genou.
Au d�but, j'ai pens� que c'�tait une erreur et je n'ai pas fait attention � l'homme � c�t� de moi.
Mais ensuite il a pouss� lentement en haut de la jupe
et a gliss� ses doigts entre mes jambes.
Je les ai press�s ensemble imm�diatement.
Mais il les a press�s avec violence.
Je me suis assis alors tr�s tranquillement. J'�tais incapable de bouger.
Je n'ai plus rien suivi du film. Je transpirais comme une folle.
Et mon coeur battait de plus en plus vite.
Puis l'homme a pris ma main et l'a men�e lentement sous son manteau.
J'ai senti le tissu de son pantalon. Il y avait quelque chose de dur.
C'�tait quelque chose de chaud. Ca palpitait comme un coeur. Comme un coeur...
J'ai trouv� �a �norm�ment excitant. Tellement chaud cette duret�.
Il a serr� ma main plus fort.
Et puis il m'a montr� comment je devrais faire.
De haut en bas, de haut en bas...
Alors j'ai senti quelque chose de chaud dans ma main. C'�tait tr�s chaud et humide.
Je ne savais pas ce que c'�tait mais j'ai aim�.
Oui, j'ai aim�. Parce que �a s'est pass� secr�tement et que papa �tait l�.
Ce mec �tait juste un cochon.
Non, c'�tait un pauvre type. Et maintenant il y a Arrigo.
Il est photographe et ses relations sont tous plus ou moins homosexuels.
Tout le monde a la sensation d'�tre dans une pi�ce � la Coco Chanel.
Mais il aime aussi les femmes.
Il dit que je l'effraie et il est excit� chaque fois qu'il me voit.
Je ne l'avais jamais vu comme �a, aussi nerveux.
Il m'a regard� et a ouvert de grands yeux comme un petit �colier.
Quand nous �tions plus t�t au lit, il �tait excit� comme jamais.
Je l'ai caress� partout. Alors il s'est allong� comme un pacha.
L'ai pris dans ma bouche et lentement j'ai mont� et descendu comme dans les films.
Puis de plus en plus vite.
Soudainement il a gicl� dans ma bouche et sur mon visage.
Il a g�mi comme un animal. Puis il m'a g�t�.
- Tu ne trouves pas que c'est merveilleusement beau, Emilio ? - Non, c'est assez pour moi.
- J'ai mal ,aux bras. - Ecoute, r�ponds � la question suivante.
- Qu'est-ce que c'est ? tout le monde le veut mais personne ne l'a. - Une maison.
- Non, ce n'est pas �a. Trouve autre chose, Emilio. - Deux maisons.
- Comment Marie Antoinette est-elle morte ? - Probablement je vais ramer.
Guillotine.
- Qui a remport� le plus de titres en 1982-1983 ? - Piocho.
Non. C2, vertical. Ah oui, Rome.
- Comment est-ce qu'on �crit "nirvana" ? - Aucune id�e, je n'y suis jamais all�.
Qu'est-ce que tu as eu avec des le�ons priv�es ?
- C'est bon. - Alors, est-ce que tu aimes �a ?
- Oui. allez, on va nager. - Je suis trop fatigu�.
- Je pr�f�re rester � la maison. - Mon Dieu, toujours � la maison !
Ouvre le moniteur !
Patrizia !
Patrizia !
Patrizia !
Patrizia !
Bordel, o� es-tu ?
Patrizia !
Merse !
Patrizia !
Patrizia !
Patrizia !
Patrizia!
Bordel, o� �tais-tu ?
Parfois tu te comporte comme un gar�on un peu stupide.
J�ai pens� que vous voudrais grandir lentement.
Pourquoi m'as-tu emmen� ici ?
Tu sais tr�s bien que je n'ai pas droit au soleil !
Je t'ai dit d'aller nager, Emilio. Cela va te rafra�chir.
La mer m'effraie. Ce volume d'eau qui est constamment en mouvement m'effraie.
- Et en plus, je ne sais pas nager. - Tu veux que je t'apprenne ?
Non, je ne veux pas l'apprendre. Je l'aime beaucoup mieux �tre � la maison.
- Je ne m'en serai pas dout�e. - Je suis fatigu�, rentrons � la maison.
- Dans le sac il ya de quoi manger. - Je n'ai pas faim, je suis d�j� malade.
Tu es s�r de vouloir y aller ? Je voulais prendre un bain de soleil un peu plus.
Je pense que c'est ennuyeux ici.
D'accord, d'accord. J'ai compris. Nous y allons.
Tu fais une vraie erreur !
- En avant ! - Attends, il y a encore �a.
- Tu es encore �veill� ? - Oui, il fait chaud. Je ne peux pas dormir.
Tu veux que je te raconte une de mes histoires ?
- Tu te souviens de Mauro ? - Oui, il m'a liss� perplexe.
Il �tait comme un fianc� pour moi.
Il a �t� autoris� � venir n'importe quand chez nous, et cela avait sa raison.
Tout simplement il �tait riche et c'�tait important pour papa.
Il �tait tr�s timide et totalement raide de moi.
Mais je l'ai laiss� de c�t� comme s'il n'existais pas.
Il a souffert de �a. Je l'ai provoqu� � maintes reprises et allum�.
Il �tait si maladroit et timide.
Mais un jour il a pris son courage a deux mains, m'a attrap�
et m'a jet� brutalement sur le lit. Alors il m'a regard� et a frissonn�.
Il avait peur que je cries.
J'avais toujours dit que je ne voulais pas,
alors qu'au contraire, j'aurai aim�.
Un jour nous �tions seuls � la maison. Tu �tais l�, mais dans une autre pi�ce.
Je me souviens encore de Mauro essayant de ne faire aucun bruit
parce qu'il avait peur tu l'entendes.
Il a mis sa main sur ma poitrine et a commenc� � la caresser.
J'ai aim�. Et j'ai esp�r� que cela devrait finalement arriver.
Et j'�tais compl�tement tremp� entre les jambes. Et mon d�sir est devenu plus fort.
Toujours plus fort et plus fort.
Mon corps a �t� secou� r�guli�rement, et alors j'ai regard� son visage.
Il �tait mal ras� et j'ai senti sa barbe rugueuse sur sa joue.
Ses ongles... ils �taient aussi bouff�s que les tiens.
Puis il a essay�, avec sa main gauche, d�sesp�r�ment d'ouvrir son pantalon.
Mais il n'a pas r�ussi parce qu'il �tait tr�s nerveux.
Alors j'ai pris sa main et li ai montr� comment le faire correctement.
Comme ma main �tait entre ses jambes j'ai d�j� senti comme il �tait excit�.
Il est venu sur moi.
Il a essay� de me p�n�trer, mais cela n'a pas march�.
Il �tait si tr�s dur et m'a heurt� comme un vieux morse.
Soudain il s'est mis en col�re,
et sans te mentir, il s'est vautr� comme un vilain enfant par terre.
Je l'ai regard� puis je l'ai embrass�. Cela lui a rendu du courage.
Des baisers profonds et longs.
Pendant un baiser, je l'ai attrap� entre ses jambes.
Sa langue est devenue plus rapide, il a commenc� � g�mir tranquillement
et a press� son corps contre le mien.
Il a frott� son bas du corps d'une mani�re extravagante sur moi, que �a m'a rendu chaude.
Tr�s mouill�e. J'�tais tr�s excit�e.
Je l'ai tenu serr�, de haut en bas. Juste comme �a a �t� au cin�ma.
Alors il s'est d�plac� sur le c�t�. C'�tait de plus en plus difficile.
C'�tait agr�able de sentir quelque chose de chaud.
Ses mouvements sont devenus plus violents.
Ils ont demand� une derni�re lib�ration de la pression qui pesait sur lui.
Nous avons r�essay�. Il s'est mis sur moi et m'a p�n�tr�.
Profond�ment en moi. Plus profond�ment et encore plus profond�ment.
Alors mon coeur a explos�.
- Les poissons seront pr�ts dans cinq minutes, mademoiselle. - Merci beaucoup.
- Est-ce que tu as remarqu� ? Il y a beaucoup de moustiques ici. - Oh, ne pense pas � �a maintenant.
En tout cas, il y a ici les meilleurs fruits de mer.
Je parie que tu n'es jamais venu ici.
- Tu sais que je pr�f�re manger � la maison. - Sympa...
- Tu n'as pas envie d'avoir autre chose ? - Quelles choses ?
Les autres gar�ons de ton �ge sont tr�s diff�rents.
Certains sont fianc�s, ils tombent amoureux, ils dansent, chantent, s'amusent,
comme si la fin du monde �tait prochaine. Seulement mon fr�re n'est pas comme �a.
Quel dommage.
Tu es comme quelqu'un qui mange la cro�te du parmesan.
Tu es fix� sur des choses d�sagr�able, mauvaises. Je n'arrive pas � comprendre �a.
Qu'est-ce qu'il y a � comprendre ? J'aime les fruits m�rs avec une touche de mort.
- Un de tes po�mes ? - Non, seulement une absurdit� qui m'est venue � l'esprit. - Ah...
- Qu'est-ce que c'est ? - Ne pose pas de quastion et mange.
Je me sens malade. Certainement � cause de ces fruits de mer.
Tout me reste sur l'estomac. Dis-moi une autre de tes histoires.
Son nom �tait Fabio et il avait un grand nom de la famille.
Il �tait un ami de papa. Et je l'ai toujours appel� "mon oncle".
Pour la premi�re fois je l'ai vu quand j'�tais gamine.
A la maison, on parlait tr�s souvent de lui.
Mais quand c'est devenu int�ressant, papa et maman parlaient en fran�ais.
Je ne pouvais comprendre mot.
Donc c'�tait plus int�ressant pour moi.
Un jour j'ai entendu le papa dire qu'il �tait un grand coureur de jupons.
Papa a souri ironiquement. Depuis longtemps j'avais grandi.
Mais il n'a pas r�pondu � ma soif de connaissances.
Il ne m'a m�me pas regard�e. Ne m'a fait aucun compliments.
Cela m'a contrari�, bien s�r et j'ai �t� profond�ment bless�e.
Je pensais, en moi-m�me que ce paysan continuerait � m'ignorer.
J'ai essay� de me faire remarquer par tous les moyens.
- M�me qu'il f�t trop vieux. - Pourquoi, quel �ge avait-il ?
Pas facile d'appr�cier. Je dirai entre 40 et 50.
- Et alors ? - Un jour je me suis sentie assez courageuse.
Et je suis all�e vers lui. J'avais une tenue particuli�rement claire.
J'�tais habill�e tr�s provocatrice pour mon �ge.
Extr�mement sexy, tu vois ?
Mais penser � la faire avec un ami de papa m'excitait.
C'�tait une situation �trange.
Il m'a ouvert la porte.
Il n'a pas �t� surpris du tout et imm�diatement m'a emmen�e � la chambre.
Et l� il m'a dit : "Tu veux �tre une prostitu�e, tu seras une prostitu�e."
Alors montre-moi, montre-moi comme tu la fais.
Montre-moi !
Alors il s'est assis sur un fauteuil et m'a regard�e.
J'ai attendu.
Il m'a dit : "Montre-moi ! �carte les jambes s�par�ment !"
Je devais lui ob�ir.
Petit � petit j'ai aim� ce jeu.
Ca m'a excit�.
J'ai demand� directement apr�s qu'il continue � m'humilier.
Alors il m' a dit : "Viens, ma petite fille,
montre-moi comme tu fais quand tu es seule. "
Je peux encore entendre ses mots.
Tu trouves pas que �a pue la naphtaline ?
J'aime pourtant cette odeur. D'une fa�on ou d'une autre �a me rappelle les bons vieux jours.
Oui, alors �a va �tre particuli�rement bon pour toi. Quelque chose d'�l�gant pour le soir.
- Regarde, il neige. Joyeux No�l ! - Donne-moi �a !
Tu n'as pas sit que tu aimais la naphtaline ?
- Ca craint, surtout celui-ci. - Montre-moi ce qui est encore moderne aujourd'hui.
- Tiens ! - C'est �a, fais l'imb�cile.
- Arr�te, je ne peux pas continuer. - A quoi ?
Ne pr�tendez pas que tu ne ais rien. Apr�s tout, nous sommes des fr�res et soeurs.
- Alors quoi ? Nous sommes fr�res et soeurs, qu'est-c que �a change ? - Arr�te maintenant, Emilio !
Bien s�r nous sommes ensemble, mais ce jeu doit avoir � une fin.
- Tu as commenc� avec �a. - C'est vrai. - Et alors ?
- Mais maintenant je ne veux plus. - Est-ce que c'est ma faute ?
Non, c'est ma faute. Seulement la mienne.
Tu veux qu'on sorte un peu ?
- Magnifique de se reposer ici. - �a peut arriver, Dieu sait quoi.
Personne ne remarquerait.
- Tu n'as plus peur ? - Si, bien s�r, j'ai encore un peu peur.
Moi aussi. Je continue � aller. Sans savoir o� aller.
- Et autour de moi rien que du brouillard. - Je tiens ta main.
- Qu'est-ce qui nous arrive, Emilio ? - Qu'est-ce que �a peut faire ?
Je ne comprends plus le monde.
Je ne veux pas comprendre. Je veux juste m'�chapper.
Donne-moi ta main. S'il te pla�t donne-la-moi.
Je ne sais pas.
Imagine, Patrizia. Pour tout ce chemin, seulement douze minutes.
Bien s�r, comme toute Maserati c'est une voiture folle.
Tu sais, Giacomo a la voiture de son p�re et il sait
que j'ai peur quand il conduit aussi vite.
N�anmoins, il le fait et pense que cela m'excite vraiment.
- Tiens, essaie �a. - Il est encore tr�s jeune, mon Giacomo.
Heureusement il o trouv� quelques billets dans la voiture de papa.
- Il m'a achet� le sac l�-bas. Qu'est-ce que tu en penses ? - Tr�s beau.
- Il n'a m�me pas encore 20 ans. - Tourne-toi � nouveau.
Parfait. Tr�s bien.
Mon probl�me est que je tombe amoureuse toujours des fils au lieu des p�res.
Imagine qu'il ait eu assez d'essence jusqu'� la porte d'ici.
Wow. C'est une belle robe. Je n'ai jamais vu quelque chose de si beau.
- Est-ce que je peux l'essayer ? - Tu l'aimes ? - Oui et comment !
Quel animal simplement magnifique, on dirait. Qui n'a jamais vu une chose pareille ?
- tu ne me l'as vendrait pas � un petit prix, Patrizia ? - Tu peux l'avoir.
Peut-�tre que cela tirera de sa r�serve mon timide Giacomo.
Emilio !
Emilio !
Mon Dieu qu'est-ce qu'elle m'ennuie.
Emilio o� es-tu ?
Ici.
Viens nous voir.
Entre !
- Pourquoi est-ce que tu as l'air f�ch� ? - Je suis occup�.
Je vous voulais juste te pr�senter une amie. Voici Michelle.
- Elle est mannequin. - salut. - Et voici Emilio, je t'en ai parl�.
- Commen il est mignon. Tu as quel �ge, Emilio ? - 16 ans. - Si jeune ? Comme c'est gentil.
Ravie de te rencontrer. Patrizia a dit que tu �tais maladroit comme un ours.
- Pour moi tu ressembles � un ours en peluche. - Ouais, c'est cela. - Est-ce que je peux garder la robe ?
Bien s�r, je te l'ai donn�e.
Un deux trois quatre. Tu aimes ?
Cinq, six, sept, huit. C'est amusant.
- Neuf, dix... - Elle est peu dingo - Mais non.
Tu es s�re ? La robe a quatre sous est givr�e.
Est-ce qu'elle n'a pas de belles proportions ?
Montre-toi.
Avec plaisir.
Est-ce que je suis jolie ?
Suis-je vraiment belle ?
Tu fais comme moi ?
Viens ici. Tu vas certainement aimer.
- Je te prends au mot. - Tu peux aussi.
- C'est �a. Venez plus pr�s, mon ch�ri. - je suis un peu g�n�, tu sais ?
- Peut-�tre que tu me ontres que ce que tu veux fare. - Avec �a ?
- tu es s�r ? - Oui, laisse-moi voir ce que tu peux faire avec.
Pas mal du tout. Compliments !
C'est assez ! Arr�te �a ! Tu as compris ?
Maintenant tu joues une souris, qui rampe sur le sol.
Continue, le chat est derri�re toi.
Allez, je veux te voir ramper.
Et maintenant elle s'assoit et attend d'autres instructions.
Regarde, comme je peux remuer ma cible.
Et maintenant vous jouez une chienne.
Ah oui ?
Est-ce que c'est juste ?
Tu sais comment les chiennes font ?
Tu veux aimer une chienne en chaleur ?
Pourquoi pas ? Si tu le m�rites.
Est-ce que tu veux que je sois ton agneau ?
Ou plut�t un tigre ?
Qui va te manger.
Hey, hey, hey.
- Ca suffit ! Tu te rhabilles et tu sors ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ne sois pas si dure avec moi. - Est-ce que tu pourras me laisser tranquille ?
Pourquoi est-ce que tu ne viens pas avec moi � Venise ?
Je dois y rencontrer quelques Am�ricains.
Ce serait dien qi tu venais y faire un tour.
J'ai une r�union avec mon prof � six heures.
D'ici l� nous serons de retour.
Tu viens ?
Alors, allons-y si on veut �tre ici pour six heures.
�coute, si je cherche une femme, je le ferai moi-m�me.
- Le plan avec Michelle �tait totlement inutile. - D'accord.
N'en parlons plus.
Je dois rencontrer plus tard deux Am�ricains qui sont importants pour moi.
Je veux leur vendre ce qui est � vendre.
- Il y a beaucoup d'argent l�-dedans... - Oh, l'argent, l'argent. Toujours l'argent.
Alors, faisons des voyages.
Regarde c'est une belle couleur.
Ce n'est pas violet et pas pourpre. Et ce n'est pas non plus un ton du bordeaux.
- Id�al pour notre mod�le du Doge. - Oh, Venise et le doge. - Bravo.
- Benedetta ! - Oui ? - Ce serait gentil d'avoir un peu de musique.
Je sais d�j� comment nous allons le pr�senter.
- Joli, n'est-ce pas ? C'est un mat�riau tr�s sp�cial. Du Damas. - Merveilleux.
L'endroit o� nous prenons les photos vous aimerez tr�s probablement.
- Une ville portuaire avec plein de contrastes. - Quel est votre budget ?
- Environ 250000 $. - Je dois appeler Los Angeles avant.
Mais je vous le demande. Qu'en est-il d�j� des 200 � 250,000 $ ?
- Et quand ? - Entre le 10 et 15 septembre.
Alors c'est bon ? D'accord ? Pour demain, j'ai tout pr�par�.
Vous serez surpris, mon cher. Benedetta !
- Emilio ! - Ah, professeur ! Je suis d�sol� d'�tre en retard.
Mais ma soeur a insist� pour que je l'accompagne.
Tout va bien, mais j'ai attendu une demi-heure.
C'est bon, professeur, il s'est excus�. Je vous paierai une demi-heure.
- Emilio, S'il te pla�t ferme la porte. - Non, je me suis mal exprim�.
Je ne m'inqui�te pas de l'argent. Il s'agit de... Est-ce qu'elle a quelque chose contre moi ?
Non, je ne pense pas. Elle veut juste �tre rapidement l�-haut.
Eh bien, alors allons-y.
Je ne pense pas que nous puissions encore aujourd'hui passer par le mat�riel normal.
Le temps est trop court. Nous parlons facilement. Au contraire il me semble en toute s�curit�.
Tu vois, Emilio, j'essaie de t'enseigner ces choses
juste parce que c'est une mati�re qui ne t'int�resse pas.
Mais elle est �norm�ment importante parce que notre culture enti�re est construite dessus.
Est-ce que tu comprends ? Par exemple, Marx vous ne peut pas se comprendre sans Hegel.
Nous savons cela aujourd'hui. Hegel ne peut pas se comprendre sans Kant.
Et bien s�r Kant ne peut l'�tre sans Martin Luther.
Ta soeur, quel genre est-ce ?
Eh bien, Patrizia est tr�s difficile � juger.
C'est comme ce Marx, il n'a pas pu avancer sans cet Hegel.
- Et le Hegel... - Bravo, tr�s dr�le. Prends ceci et cherche toi-m�me.
Mon probl�me est Franco Maria Ricci, ce cochon.
Franco Maria Ricci ? Qui est-ce ?
Franco Maria Ricci est un mec intelligent, je te le dis.
Il m'a dit qu'il y a 20 volumes de l'Encyclop�die de Diderot et d'Alembert pour moi.
�dition ch�re suppl�mentaire que je doit maintenant payer par des acomptes.
Ce n'est pas si facile pour un petit professeur, tu comprends ?
- Et alors ? - Et alors ? Il n'y a pas beaucoup � dire.
Depuis le mort d'Emilia...
Je ne gagne plus assez d'argent. Tu sais ce que �a co�te de manger ?
J'ai 2 mois d'arri�r� Richi veut voir l'argent.
Patrizia suppose certainement que tu gagnes assez d'argent.
Mais ce n'est pas vrai, au contraire.
J'ai une id�e. Viens d�ner demain,
alors tu pourras parler � ma soeur de tout.
Oui, ce n'est pas une mauvaise id�e.
Surtout parce qu'elle est une femme qui me fascine. Elle est int�ressante.
Elle n'a rien contre moi hein ?
Demandez-leur ce qu'ils aiment manger. leurs go�ts maison. Allez, Patrizia.
Ce que nous mangeons ici s'appelle radicchio, les roses de Chioggia.
- Donc ce n'est pas en Am�rique. O� �a ? - Parlez-vous notre langue ?
- Un peu. Je comprends un peu. Vous comprenez ? - Rien.
Le radicchio est bon pour la taille. Oh, la ligne, je comprends.
- Vous avez compris ? - Rien ! Je n'aime pas.
Il ne peut pas l'aimer, mais le doge, par exemple
connaissait 40 plats diff�rents avec le radicchio.
- Brodicco. - Non, pas Brodicco. Radicchio. - Mais, je n'aime pas.
- Alors levons nos verres � l'entreprise ! - Pas vin, je veux une bi�re !
- Benedetta, tu dois conduire. - Je connais l'itin�raire par coeur.
- En plus, je ne conduis pas, c'est la voiture. - D'accord, je m'excuse.
Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose.
La chose importante est que tu te d�brouilles bien. Est-ce que j'ai raison ?
Vous voyez le probl�me du radicchio n'est pas vraiment un probl�me.
Vous avez la salade et puis la pr�paration de la philosophique.
Il faut voir le fond et pas la forme.
L'esth�te en moi vois dans le radicchio une partie importante de la cr�ation.
La transformation d'un �tincelle divine dans la mati�re.
Je ne sais pas � quoi �a ressemble mais aujourd'hui
c'est plein d'astuce et de malice un grand plaisir, la beaut�...
- Il te regarde. - Qui ? - Eh bien qui ? mon prof, bien s�r.
... Les piliers de notre histoire culturelle avec elle.
Ce rouge nuanc�, ces nuances convient � tout en tout.
- On ne chuchote pas � table. - Mais je devais dire quelque chose � ma soeur.
On net'a jamais dit que tu �tais mal �lev� ?
- Patrizia. - Arr�te maintenant. - Il est tr�s cool mais tu le sens pas bien.
- Ah oui ? - Alors regarde-le.
Sauvignon a un nom fran�ais mais c'est un vin italien.
Le vin est assez cultiv� � proximit�.
Ah, cette bonne vieille Europe !
- Un vieux vin de la vieille Europe. - Je n'aime pas l'Europe bonne pour l'affaire.
- Oh oui, les femmes d�j�... - Vous �tes charmante, Benedetta.
- Puis-je avoir encore une bi�re ? - Naturellement.
Gar�on ! Une bi�re de plus pour notre petit gros.
Gros. Qu'est-ce que �a veut dire gros ?
Je ne sais pas. Je pense c'est le nom du radicchio.
Est-ce que vous pouvez sentir l'odeur de la mer ?
- Tu le touches d�j� ? - Attends une petite seconde.
- Je vous rembourserai. - Une autre bi�re, s'il vous pla�t.
Je sais.
Qu'est-ce que vous en pensez si nous cr�ons le n�tre ? Tu collectionnes toujours le parfum ?
Nous pourrions l'appeler Radicchio.
Pas une mauvaise id�e. Si on le garde dans des flacons tout rouge.
Satisfait ?
Qu'est-ce qu'il y a, professeur ? Vou paraissez si distrait.
Je regarde le serpent l�-bas.
- Voulez-vous une pomme ? - Oui, merci.
Pour qui vous vous prenez, esp�ce de porc !
Les m�decins ont raison, on devrait manger beaucoup plus de fruits.
Non, c'est un journal de maman et papa.
Alors gardez-le, si tu le veux mais d�barrasse-le.
Hier, au d�jeuner, tu as �t� magique.
Tutrouves ? Pauvre type.
Qui joue avec feu, se br�le facilement les doigts.
Tu sais imm�diatement � quel jeu je veux jouer. Bien que...
C'est assez maintenant. Oui c'est un jeu, et tu dois sortir de l�,
parce que �a devient trop dangereux pour toi.
C'est une forme d'agression qui provoque l'impuissance.
Tu dois arr�ter sinon tu p�riras.
C'est comme un labyrinthe il n'y a pas d'�chappatoire.
Un labyrinthe tr�s agr�able. Je l'aime beaucoup ce labyrinthe.
- J'appr�cie vraiment �a. - Emilio, sais-tu ce qu'est l'amour ?
Le contact de deux corps. Deux corps, qui aiment comme si ils n'�taient qu'un.
Aujourd'hui nous allons au cin�ma.
Je veux voir si tu as encore le courage le faire comme tu as d�j� fait.
Arr�te, s'il te plait.
Tu sais ce que j'attends de toi.
- Non. - Est-ce que je dois expliquer ?
Non.
Bonjour, c'est Patrizia Viani. Est-ce que je pourrais parler au Professeur Alessi, s'il vous pla�t ?
Merci.
Professeur Alessi ? Bonjour, c'est Patrizia.
Je voudrais m'excuser pour le d�jeuner j� cause de l'incident d'hier.
Je ne sais pas coment dire que je suis d�sol�e.
Peut-�tre nous pourrions-nous rencontrer.
Non, non, j'ai aussi mal dormi.
Non, non, je m'en remets enti�rement � vous.
� cinq heures ? D'accord.
Oui je le sais. Oui.
Alors, � bient�t. Merci.
Professeur ! Professeur, attendez, s'il vous plait !
Je suis d�sol�, mais il fallait absolument que je vous parle.
Vous voyez, je ne sais pas ce qui ne va pas chez moi.
Je voulais juste savoir si vous �tes toujours en col�re.
Je vous en pris. Je pense que je me suis comport� comme un cr�tin.
Je suis juste d�sol� pour Emilio.
Je ne suis pas un deuxi�me Russo, mais je suis pour lui comme un fr�re a�n�.
Ce serait dommage car c'�tait fini maintenant.
Je peux faire beaucoup plus que vous l'imaginez. Venez !
- Mais nous ne parlons plus d'Emilio. - Pas un mot.
Quand j'�tais jeune, mes parents voulaient m'envoyer � Milan � l'universit�.
Mais j'ai toujours d�test� cette ville et par cons�quent j'ai laiss� la maison.
- Mais vous n'y �tes pas all�. - Est-ce que les kilom�tres comptent ?
J'ai tout simplement oubli� d'en informer une �me humaine.
Et parce que je n'ai pas pu penser � mieux, j'ai commenc� � �tudier.
La philosophie comme on l'apprend nous fait voir les choses diff�remment.
La vie est terriblement courte.
Donc on devrait se concentrer sur les qualit�s indispensables.
Mais cela fait rarement gagner de l'argent.
Je pense que l'argent ne peut pas acheter le bonheur.
Vous avez beaucoup de succ�s dans votre travail.
C'est d�j� �a, mais �a ne peut pas �tre tout.
Il doit y avoir autre chose.
Oui, mais c'est normal d'associer la faim et la culpabilit�.
Nous y sommes presque. J'ai pass� toute ma jeunesse ici.
Mais je ne me souviens pas quand j'�tais ici la derni�re fois.
Ah combien ? Dix-sept ans.
- Vous �tes toujours furieux contre moi ? - Mais non.
C'est tellement �trange.
Arr�tez, Emilio ! Emilio ! Arr�te tes conneries !
Cela ne m�ne � rien. Emilio, s'il te plait, l�che-le !
- Arr�te, Emilio ! Emilio, laisse-le ! - Tu n'es plus un enfant !
- Laisse-le ! Arr�te ! - Emilio, laissez tomber ! Emilio !
Mon petit Emilio.
- Jaloux ? - Jaloux ?
J'ai entendu ce que notre philosophe t'a dit.
De toute �vidence, ce n'est pas demain que ton photographe apparaisse.
Cessez de faire cela. Vous savez, que j'ai besoin de ces gens.
Le marquis de Sagde �crit dans son livre : La nature est quelque chose de mal.
Pourquoi cela cr�e un trou ovale,
si plus tard seulement les choses rondes sont press�es dedans.
- Arrondies et parfois �paisses. - Emilio, �a suffit. Ecoute maintenant !
Un tel petit trou doit permettre aux femmes beaucoup d'amusement,
si on demande � un gars g�n�reux d'�tre disponible. - Qu'est-ce que tu veux de moi ?
Tu n'as toujours pas compris ? Quand ton argent arrive-t-il ?
Maintenant tournez, s'il vous pla�t.
Oui, excellent. Quelque chose de plus �l�gant s'il vous pla�t.
J'ai aim� beaucoup mieux que Venise, nous avons tout par le biais des motifs.
Oui, c��tait une tr�s bonne id�e de Chioggia.
Je suis particuli�rement fi�re des manteaux, cela a n�cessit� beaucoup de travail.
Ca me convient bien, ma ch�rie !
Je pense qu'ils n'iront pas plus loin.
Est un bon signe, je compte sur toi.
Tu peux aussi. Apr�s tout j'ia un oeil pour les choses les plus fines.
Salut, on se revoit plus tard.
- Alors ? - Quoi ? O� est-ce que tu �tais ?
Tu ne devrais pas me contr�ler toujours. Je fais ce que j'ai envie de faire.
Je ne vous contr�le pas. Mais tu ne dois pas te cacher,
si tu veux regarder un de mes mod�les.
- Je n'�tais pas cach�. - Ca en donne l'impression.
- Tu la connais d�j� ? Rencontrez-vous. - Non, je voulais juste la regarder.
Arrigo, vous partez imm�diatement ou vous mangez avec avec nous ?
- Eh bien, j'aimerais bien s�r rester. - Je suis tr�s fatigu�.
- N'oublie le livre, Patrizia. - Arr�te !
- Oui, on va y aller. - Non, j'insiste. Vous venez avec nous.
Pourquoi pas ? Nous nous mettons tous ensemble, on mange et on se repose un peu.
- Eh bien, vous pourrez dormir aussi avec nous. - Tr�s bien.
Maintenant, je ne veux pas attendre.
Si tu veux, prends-moi.
- Je veux t'�pouser. - Quoi ? tu es fou ? Et Emilio ?
S'il te pla�t Patrizia, laisse-nous nous marier.
Patrizia.
Prends-moi. Prends-moi comme tu aimes.
Retourne-toi.
- Tourne-toi, s'il te pla�t. - Non.
Patrizia.
Tu es mon seul amour.
- Ca va te faire mal. - Fais-le.
Arr�te !
Doucement !
Doucement !
Doucement !
Hey !
- Qu'est-ce que tu fous ? - Tu es aveugle ?
- Qu'est-ce que tu fais ? - Je dois sortir d'ici. Je n'en peux plus.
- Est-ce que tu comprends maintenant ? - Non.
C'est inutile de faire des sc�nes.
J'ai d�cid� finalement que quelqu'un d'autre prendra soin de toi.
Mais je ne veux personne d'autre.
- Tu ne partiras pas ! - Je dois ! Je n'en peux plus !
Et tu ne m'arr�tez pas !
S'il te pla�t, reste.
C'est toi qui m'a dit que je devrais dispara�tre.
- Je te le demande, reste ici. - Laisse-moi tranquille !
- Ouvre la porte ! - Tu ne partiras pas d'ici !
Je veux y aller, et je m'en vais !
Laisse-moi tranquille !
Patrizia, tu ne peux pas !
S'il te pla�t, reste !
- Je ne te laisserai pas sortir d'ici ! - Maintenant �loigne-toi de la porte !
L�che imm�diatement cette valise !
Ouvre imm�diatement la porte !
- Tu doi ouvrir la porte ! - Taxi ?
Tu es fou.
Tu l'as cherch� !
Attends !
Tu es encore l� ! Laisse-moi en paix !
Tu dois me laisser partir !
Emilio !
Tu dois juste rester avec moi !
Je veux vivre avec toi ! Sans personne d'autre.
D'accord, je vais rester.
Avec une condition. Tu ne dois plus jamais �tre jaloux.
Promets-le.
Ce n'est plus un jeu,hein , Emilio ?
Non.
Tu dois me toucher.
- Tu le sens ? - Non.
Mais tu veux sentir la m�me chose.
Que vas-tu faire avec moi ?
Tu ne me blesseras pas ?
Mais non, tu as dit : "C'est une belle chose".
Tu te rappelles ? Comment tu me regardais dehors lire ce livre ?
Dans le dicton qu'il n'y a rien de mieux dans le monde qu'on appelle l'amour.
Qu'est-ce que tu fais ?
Fini.
Viens et regarde.
Je vais me marier. Je vais �pouser Arrigo.
- Pourquoi ? - Parce que c'est juste.
Arrigo, le canot automobile est l� ! Fais sortir nos invit�s.
Allez, les gars ! M�me la plus belle f�te � une fin !
- Donnez aussi une chance aux jeunes mari�s. - Salut !
Salut !
Emilio. Arrigo ne sera plus le m�me. Alors ne fais pas semblant de dormir.
Autrement je ferai pareil la prochaine fois avec toi.
Ne perdons pas de temps, mon petit Emilio.
Je vais te caresser tout le corps.
Embrasse-moi.
Je t'aime.
Je te veux.
� jamais.
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