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Précédemment :
Quel rapport entre tes visites à l'infirmerie et ce que tu fais ici ?
Dans quatre jours, le soir de l'évasion,
on aura 18 minutes pour retirer les barreaux
et traverser le câble tous les sept jusqu'au mur.
- C'est faisable ? - Bien sûr.
C'est quoi cette histoire ?
D'après Hector, tu pourrais faire toute ta peine.
Où est Maricruz ?
Elle ne viendra plus te voir.
- Tu plaisantes ? - Elle est avec moi.
Je veux savoir ce que Michael Scofield
vous a demandé contre la carte verte.
Une carte de crédit en prison ?
Si j'avais su, j'aurais pris un petit boulot chez les Fédéraux.
Continue à parler comme ça et je devrai te tuer.
Je dois me tirer d'ici tant que j'ai ma vie.
Papa !
Les choses ont changé. Je veux venir.
- Alors ? - On est trop nombreux.
J'ai fait le calcul. Il y en a un de trop.
- Désolé de vous avoir fait attendre. - Ce n'est pas grave.
- Votre C.V. est impressionnant. - Merci.
Dites-moi pourquoi vous avez décidé de devenir ingénieur.
J'ai toujours été intéressé par la structure.
La géométrie.
La façon dont les choses s'assemblent.
Le fait qu'un objet fonctionnel puisse aussi être une œuvre d'art.
Et en ce qui concerne l'avenir ? Où vous voyez-vous dans cinq ans ?
Un costume, noir.
Alors ton petit grandit bien ?
Il va t'en faire voir de toutes les couleurs.
Il tient de sa maman.
Tu sais. C'est la routine.
Mais l'ambiance est tendue.
Comme si ça allait péter. Tu me suis, Jimmy ?
Ça peut péter à tout moment.
J'ai trouvé l'accès à l'infirmerie, mais il va me falloir du temps.
Combien ?
Le temps de trouver un moyen d'escalader un conduit vertical de 6 m sans échelle.
Je vais devoir rater les T.P. demain si je veux y arriver.
C'est pas aussi simple. On est pas à l'école. Et si un maton se pointait ?
Je n'ai pas le choix.
Quand on aura accès à la salle de repos, ce sera plus facile.
Je pourrai aller et venir, et avec Westmoreland comme guetteur,
on aura un homme de plus pour creuser.
Il va poser problème. À sept, on ne passera pas le mur en 18 minutes.
Tu l'as dit. C'est impossible.
- L'un de nous va devoir se barrer. - Je sais.
Vous permettez que je prévienne les autres ?
Apparemment, le petit génie a fait des calculs.
Il s'avère qu'il y a trop de clowns dans le bus.
Donc il y en a un qui creuse et qui ne sera pas du voyage.
En quoi ça te regarde ?
- Il raconte n'importe quoi. - Je refuse de creuser si je n'en suis pas.
- On doit décider qui éliminer. - On a tous en tête la même personne.
Désolé de vous interrompre,
mais...
qu'est-ce que ça sent ?
Ça sent...
la conspiration.
- On doit se remettre au boulot. - J'ai une déclaration à faire.
Je commence à me méfier de votre façon de me dénigrer,
alors j'ai souscrit une assurance.
J'ai appelé mon gars à l'extérieur pour lui parler de notre plan
et lui dire que je le verrai la semaine prochaine.
Mais s'il n'a pas de mes nouvelles 5 mn avant et 20 mn après l'évasion,
je lui ai dit de tout balancer au directeur.
Alors si vous envisagez de vous débarrasser de moi,
je vous conseille de changer de plan.
L'enfoiré a toujours une carte dans sa manche.
Pas cette fois.
Des exclus. Toi et moi.
- Comment ça ? - Regarde à côté de qui tu marches.
Tu devrais être devant, à mener la barque avec les autres.
Oui, et alors ?
Scofield n'est ici que pour une personne.
Son frère.
Et il n'a besoin que de deux choses :
Le fric du vieux et l'avion du mafieux.
Il n'a pas besoin de toi.
Tu es seulement dans la même cellule que lui.
- Toi et le chiotte. - J'ai beaucoup bossé.
Exactement. Moi aussi.
On n'est que de la main d'œuvre.
La nuit où le nouveau se fera la malle, tu crois qu'il s'encombrera de bagages ?
Parce que c'est tout ce qu'on est.
Je ne sais pas toi, mais je pars.
Qu'est-ce qu'il daigne te dire ?
Ou est-ce qu'il garde tout pour lui ?
Il te dit sûrement que moins t'en sauras, mieux ce sera.
Tu ne sais pas de quoi tu parles. Il me dit tout.
Dans ce cas, tu n'as pas besoin de lui.
On peut partir tous les deux. Toi et moi.
Ou tu peux attendre de voir si Scofield veut s'encombrer de gros bagages.
À toi de voir, papi.
- J'attends toujours. - Quoi ?
J'ai piqué la montre. Où est mon T.P. ?
- Ça n'arrivera pas. - T'avais promis.
J'ai dit que j'y réfléchirai. Un de ces jours.
C'est ça, j'y compte pas trop.
- Je fais quoi ? - Va chercher de l'aide.
Non. À cause de la balle, ils appelleront les flics.
On n'a pas le choix. Tu ne dois pas mourir.
- Trouve-la. - Quoi ?
La balle. Extrais-la.
- Je ne peux pas. - Fais-le.
Où est Scofield ?
Te voilà !
Je t'ai cherché dans ta cellule. Tu étais introuvable.
Tout comme ta carte de crédit. Tu vois de quoi je parle.
De celle que ta pute de femme a fait entrer.
Elle a craché le morceau.
"Pute" est un peu fort. Comment appeler une fille
qui a épousé un criminel pour entrer aux États-Unis ?
Pour quoi faire ? Il n'y a pas de boîtes de strip-tease à Pétaouchnok ?
- Agent Bellick... - Capitaine.
D'accord. Veuillez mener votre enquête plus tard. J'ai du travail.
Excusez-moi, docteur.
J'interroge juste M. Scofield sur l'objet que sa strip-teaseuse de femme
a amené en fraude l'autre jour.
Mais allez-y. Votre travail est plus important.
Il m'a dans le nez depuis mon arrivée.
- Ne bougez pas. - Pardon.
Je l'ai juste épousée pour qu'elle ait la carte verte.
Je vous ai vus sortir de la chambre conjugale.
On est en affaires.
Vous n'avez pas à vous justifier.
Je sais.
Mais j'y tiens.
DB. C'est donc toi ? Je te prenais pour un vulgaire cow-boy.
Garde tes distances.
Je ne comprends pas pourquoi un type comme toi veut s'évader.
Comment vas-tu survivre ? Le monde a changé. Il fait peur.
Il y a des ordinateurs téléphones, des nibards en silicone. Tu seras paumé.
- J'ai pas à me justifier auprès de toi. - Il va falloir.
Tes vieux os vont nous plomber. Je devrais en casser certains tout de suite.
- Mets-y le paquet. - Arrêtez tous les deux.
Tire ta révérence, cow-boy. Je ne le répéterai pas.
Quoi de neuf ?
Les relevés du téléphone dans la cour. James Bagwell habite à Gary.
L'assurance de T-Bag ?
Mon pote va l'enfermer dans un camion de déménagement en attendant.
Un camion de déménagement ?
T'inquiète. Il pourra respirer. On le fait tout le temps.
Et T-Bag ?
Il n'est plus une menace. Crois-moi.
James Bagwell ? J'ai un paquet pour vous.
Ça va ?
Madame ?
- Je peux vous parler ? - Oui.
Reste là.
Il va s'en sortir ?
On ne sait pas. Il a perdu beaucoup de sang.
Je voulais vous parler avant d'appeler la police.
On lui a tiré dessus.
Dites-moi la vérité. Que faisait-il quand c'est arrivé ?
- Il était dans le garage, sous sa voiture. - Il est au bloc.
L'hémorragie a empêché ses muscles d'être oxygénés.
Il a aussi un traumatisme à l'épaule
et une balle augmente les risques d'infection.
On va devoir le garder. Vous voulez prévenir la famille ?
Il n'y a que moi.
- Je vous préviens dès qu'il se réveille. - Merci.
- Tu es arrivé ? - Presque.
N'oublie pas. Sois patient. Suis sa trace. On veut remporter le tiercé.
Je m'en occupe.
- C'est moi. - J'ai une mauvaise nouvelle.
Du genre ?
Le boulot a mal tourné. Le type était parano, il était armé.
- Ça a dégénéré. - Quoi ? Il est mort ?
Et malheureusement, il y avait un gosse.
Qu'est-ce que tu me racontes ? Tu as tué un gosse ?
Je n'ai pas fait exprès.
Un gosse, bon sang !
Je sais. Je suis désolé.
L'enfoiré l'a utilisé comme bouclier.
- Un garçon ou une fille ? - Je ne sais pas. Un garçon.
Quel âge ?
Quatre ans, peut-être cinq.
- Qui est venu me voir ? - J'en sais rien. Une dame.
Bébé.
Tu es si belle.
Je suis venue t'annoncer une nouvelle.
Quoi ?
Je suis enceinte, Fernando.
Enceinte ?
De toi.
Je vais porter ton fils.
Tu vas... On...
On va avoir un bébé ?
Écoutez, les mecs. Je vais être papa !
- Je n'ai pas fini. - Quoi ?
Hector m'a demandé de l'épouser.
- Quoi ? - C'est fou, je sais.
Dis-lui que tu vas avoir mon fils. On sera une famille.
Fernando, écoute.
Ma mère dit qu'il n'y a pas plus difficile que d'avoir un bébé.
Et ce sera pire si je le fais seule.
Tout ce que je sais, c'est que j'ai peur de le faire seule.
- Ça n'arrivera pas. - Je n'ai pas encore dit non.
Attends. Tu n'y songes pas ?
Oh, bébé. Je ne sais pas.
Arrête d'écouter tous ces gens. Ils t'embrouillent la tête.
Tes hormones sont détraquées. Tu n'as pas les idées claires.
On est en train de parler de notre enfant.
Je veux que tu m'écoutes.
Attends. Je vais sortir plus tôt que tu ne crois.
Tu me le répètes sans cesse.
C'est fini. Les visites sont terminées. On y va.
Promets-moi d'attendre.
Bas les pattes, Sucre.
Tu es tout ce qui me reste au monde, bébé. Je t'en supplie.
Je t'aime.
Et tu aimeras à nouveau.
Dis-moi que tu vas lui dire non.
Je ne sais pas.
Je ne sais plus où j'en suis.
Sucre. Viens.
Le gosse est là.
Parfait. Laisse-le te mener aux avocats et rappelle-moi.
- Où vas-tu ? - Je reviens dans dix minutes.
- Que vas-tu faire ? - C'est trop compliqué à expliquer.
Mais si ça marche, tu le sauras assez tôt.
Je t'accompagne. Je veux voir.
Quelqu'un doit rester ici pour faire le guet.
- Je fais toujours le guet. - Tu es mon compagnon de cellule.
Qui d'autre le ferait ?
Je reviens dans dix minutes.
On est tous sur le coup pour demain. Où est-ce qu'on te l'amène ?
John. Demain, où veux-tu qu'on t'amène T-Bag ?
À l'atelier ou à la remise ?
Ça m'est égal. Tu décides.
Dieu merci.
Ça va ?
Ça va.
Elle n'avait rien fait.
Elle ne méritait pas ça.
Je sais.
Tiens.
Elles ont été dures à dénicher. Que veux-tu en faire ?
Ça ne te regarde pas.
Merci de m'avoir attendu, Theodore. Je ne veux pas vous priver de promenade.
Qu'y a-t-il ?
J'ai une très mauvaise nouvelle.
Votre cousin, James,
a été abattu chez lui hier.
Son fils, James Junior, a aussi été tué.
Je suis vraiment désolé.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ai-je été élu ?
Ou quoi ?
Souvent le Seigneur apparaît quand on est en quête de rédemption.
C'est peut-être ce qui arrive.
Il n'est jamais trop tard.
Si vous acceptez le Christ dans votre cœur et vous repentez,
il vous pardonnera et il vous sauvera pour l'éternité.
Le souhaitez-vous ?
Apocalypse, chapitre trois, verset 20.
Jésus dit : "Voici, je me tiens à la porte, et je frappe."
"Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui."
Il a rejoint l'infirmerie hier soir par l'ancien égout.
C'est le même égout qui passe sous la salle des matons.
C'est tout ce que je sais.
C'est le petit morveux qui a piqué ma montre.
- Qui ? Tweener ? - Elle était en or.
Il l'a prise sur mon poignet. Je n'ai rien vu.
À qui était-elle au départ ? Ça m'est égal que tu l'aies volée. Dis-moi.
À Michael Scofield.
Qu'est-ce que tu regardes ?
Je ne serais pas loin.
- Westmoreland ! - Vous m'avez fait peur, patron.
Retourne travailler.
C'est bon, on rentre.
Magne-toi, Scofield.
"Et moi, je crie à Dieu Et L'Éternel me sauvera..."
"..je crie, Et il entendra ma voix..."
Que fais-tu ?
Rien.
Tu veux bien ouvrir l'œil ?
Quand est-ce qu'on s'évade ? J'ai besoin de savoir.
- Le plus tôt possible. - C'est trop vague. Tu l'as dit à Abruzzi ?
- Il a besoin de savoir. - Pourquoi ?
Parce qu'il s'occupe de l'avion. Tu es bien curieux.
Pourquoi veux-tu détenir une info potentiellement dangereuse ?
Moins tu en sauras, mieux ce sera. C'est pour ton bien.
Je dois y aller. Je te retrouve au T.P.
Voler un gardien...
On pourrait t'envoyer en isolement et même allonger ta peine.
- Je ne vois pas de quoi... - Ne nie pas. Je suis au courant.
Tu as de la chance, j'ai le bras long.
Je peux faire en sorte que ça ne soit jamais arrivé.
Délicieux.
Bon...
Tu dois connaître le mot "cafarder". Je n'aime pas.
"Moucharder" non plus.
Ces mots ne conviennent pas pour ce que tu vas faire.
Tu vas me renseigner.
Quand tu traînes avec Scofield,
viens me rapporter ce qu'il a dit.
J'ai un deuxième hamburger.
Mais je suis gavé.
Qu'en dis-tu, petit ? Tu veux un cheeseburger ?
Ou tu préfères l'isolement ?
T'es un bon petit.
Chéri, que fais-tu là ? Je te croyais parti.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
J'ai beaucoup réfléchi.
- On devrait aller de l'avant. - De quoi tu parles ?
Quand on s'est mariés, on rêvait de L'Ouest.
On avait 22 ans.
On devrait tenter notre chance. Il n'est pas trop tard.
Je ne comprends pas. Pourquoi tu y penses ?
C'est le boulot.
J'en ai assez d'être sur le terrain pour un patron
pendant que tu es seule le soir. Je veux qu'on en profite ensemble.
Moi aussi. Mais il faut penser aux enfants et à la maison.
Il faut qu'on parte.
Tu as des ennuis.
Il y a eu une réduction d'effectifs.
- Où en es-tu, Sucre ? - J'y suis presque. Relève-moi.
À toi. Et après Westmoreland.
Il faut atteindre le conduit. Michael va revenir par là.
Katie, allez me chercher ça.
- Allô ? - Veronica Donovan ?
Qui êtes-vous ?
Peu importe qui je suis.
Ne raccrochez pas.
J'ai des informations qui pourraient vous intéresser
et qui pourraient disculper Lincoln Burrows.
- Lesquelles ? - Je ne peux pas vous dire ça maintenant.
Retrouvez-moi demain au Highland Café sur Kennedy Avenue.
Ce n'est pas un piège. Je vous dirai tout.
Au Highland Café, à 20 heures.
Allez, ça suffit.
- Laissez-nous seuls. - Tu es sûr ?
Tirez-vous.
Ne fais pas ça.
Tu l'as bien cherché.
Je ne suis qu'un émissaire, tu as causé trop de souffrances.
Tu as détruit trop de familles. Trop de gamins.
Que fais-tu de Jimmy ?
Il n'y était pour rien. C'était pas la peine de le tuer.
Et que fais-tu de son adorable fils ?
Il avait toute la vie devant lui. Pourquoi avoir tué un enfant ?
Après tout, je mérite peut-être de mourir. Mais tu n'es pas meilleur que moi.
Mais je peux le devenir. Si je le veux.
Dieu m'a donné une deuxième chance.
Quoi ?
Je devrais peut-être te donner aussi une chance.
Tu devrais. Je ferai tout. Pitié.
Renonce.
À l'évasion ?
Ou meurs.
Je ne m'en sortirais pas dehors de toute façon.
Pas avec mes penchants.
Je veux que tu me donnes ta parole.
Tu m'entends ? Donne-moi ta parole !
Tu l'as, John. C'est bon, tu l'as.
Jure.
Je renonce, je le jure.
Je le jure devant Jésus.
Ça va.
Je te pardonne.
Il ne te reste plus qu'à prier que le Seigneur Jésus-Christ fasse de même.
John, tu sais, au sujet de Jésus...
Salue-le de ma part, tu veux bien ?
- J'y suis. - Continue.
Enfonce.
Matons.
Magne-toi. Allez.
Retiens-les. On n'est pas prêts.
Salut, patron.
- Que fais-tu là ? - Une pause.
Je viens inspecter.
- Tout va bien. - Tu permettras que je vérifie.
Tu as un problème ?
Recule ou je t'envoie au mitard.
Burrows, lâche-le !
Lâche-le. Debout.
Merci.
Bon, on part ce soir.
Où est mon frère ?
On a un gros problème.
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