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Original subtitles

Précédemment dans Prison Break :

Seul ce bâtiment a accès à ces tunnels.

On n'a qu'à s'y glisser pendant les TP et creuser un accès.

Je découvrirai ce que vous trafiquez.

Citer tous les ennemis de Terrence prendrait la journée.

- Un rapport avec EcoField ? - Quand un PDG est accusé de fraude,

les investisseurs perdent gros.

- Appelle Nick Savrinn, de Projet Justice. - Ils sont là !

Qui est là ? L.J. !

- Viens me chercher. - On n'est pas à Chicago. Rejoins-nous.

- C'est bientôt le début du mois, John. - Et ?

J'ai consulté mon compte. Je suis à découvert.

Fibonacci risque de ressortir de sa planque.

S'il témoigne, beaucoup de gens vont tomber. Moi, entre autres.

Écoute. Il y a eu une restructuration.

Ça vient de Philly en personne. C'est moi qui commande, maintenant.

Qu'est-ce que tu fous ?

On a un problème.

Bellick ? Qu'est-ce qui se passe ?

C'est du TP. C'est moi qui décide.

Plus maintenant.

- Chef ! - Baisse le volume.

On est en affaires depuis longtemps. On doit pouvoir arranger ça, non ?

Toi et moi, on n'a jamais été en affaires. C'est Falzone qui me payait.

Il envoyait juste l'argent. Mais vous traitiez avec moi.

Tu crois que j'aime me faire pisser et cracher dessus ?

Des mecs le font pour l'uniforme et 40000 $ par an, mais je suis pas aussi con.

L'enveloppe de Falzone est ce qui me fait franchir ces grilles chaque matin.

Et c'est la seule chose qui me fera continuer à venir,

jusqu'à ce que je puisse m'acheter une maison.

J'envisage une retraite anticipée. Et tu contraries mes projets.

Laissez-moi un peu de temps et je vous donnerai ce que Falzone vous payait.

T'es hors circuit. Autant te faire à l'idée.

Chef.

Plus ils resteront longtemps à l'intérieur, plus vite ils vont le trouver.

Alors il faut qu'on y retourne.

- Je vais te dire un truc un peu dingue. - Surprenant, de ta part.

- Je me fous complètement de ce Fibonacci. - C'est dingue, en effet.

J'ai des trucs plus importants en tête, comme ma survie.

J'ai pas beaucoup d'amis dans le coin, au cas où tu l'aurais pas remarqué.

Il faut que je sorte, et vite. Tant que je suis encore en vie.

Alors pourquoi on parle de Fibonacci ?

Pour récupérer cette salle,

je dois prouver à Falzone que je suis encore dans le coup.

Et le seul moyen d'y arriver, c'est de lui donner Fibonacci.

Intéressant.

Il ne s'agit plus de moi contre toi. Il s'agit de nous, maintenant.

On est ensemble. Ensemble pour s'évader.

Ah oui ? C'est pas plutôt un plan pour regagner les faveurs de la mafia ?

Cette vie est finie pour moi.

Ils m'ont coupé les ailes.

Ils veulent que je pourrisse ici, alors je ne leur dois plus rien.

Pourtant, tu veux leur rendre service.

Falzone est prêt à tout.

Si Fibonacci témoigne devant le congrès, le mois prochain,

Falzone est complètement foutu.

Mais si on lui donne Fibonacci, il nous donnera n'importe quoi.

N'importe quoi. Y compris cette satanée salle.

Qu'est-ce que tu en dis ?

Et le Seigneur dit à Satan : "As-tu remarqué mon serviteur Job ?

"Il n'y a personne comme lui sur la terre. C'est un homme intègre et droit.

"Craignant Dieu et se détournant du mal."

- Balance-le. - Ils le tueront.

- Il le mérite peut-être. - Justement. Non.

Tu m'as dit qu'il était dans la mafia.

Il travaillait pour la mafia. Mais il ne le savait pas.

Otto Fibonacci est exactement comme toi.

Un homme innocent, qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment.

Qu'est-ce que tu fais ? Tu sais que je ne t'ai rien volé, John.

Il était gérant d'un des entrepôts d'Abruzzi.

Un gars ordinaire. Classe ouvrière, croyant.

Nicky.

Tu savais qu'il ne fallait pas parler.

Je t'en supplie !

Un gars incapable de passer un meurtre sous silence.

Il a compris qu'Abruzzi et Falzone, ses employeurs, étaient des assassins.

Il savait qu'il avait de quoi les faire condamner à perpétuité.

Il bénéficie de la protection des témoins à vie.

Le juge a demandé pourquoi il avait dévoilé ses informations.

Il a dit qu'il avait écouté sa conscience.

- Que nous dit notre conscience, Michael ? - Je ne sais pas.

Mais si je ne crache pas le morceau, tout sera terminé.

Tu es donc en train de me dire que pour que je vive...

Un homme bien doit mourir.

- Kellerman. - Vous êtes à l'endroit convenu ?

Oui. Je ne sais toujours pas très bien pourquoi nous sommes là, mais...

- Un de mes amis devrait bientôt arriver. - Un ami ?

Juste pour voir où vous en êtes.

On sait où nous en sommes. Nous contrôlons la situation.

Rien ne perturbera la journée de demain.

Je ne m'inquiète pas pour demain.

Mon ami résout les problèmes, c'est tout.

Il sera à votre disposition, en cas de besoin.

Faites-moi plaisir.

Intégrez-le dans votre équipe.

À bientôt.

- Quoi ? - Elle a fait appel à quelqu'un.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? - Son ton a changé.

Tu crois qu'elle sait, pour le gosse ?

Ça, on l'ignore.

Il fallait pas dire qu'on avait le gosse.

Tu comprends rien ?

Si on lui dit que le gosse s'est enfui, on est foutus.

C'est pas vrai !

C'est de pire en pire.

Ça veut dire quoi ?

Si j'avais su comment tout ça allait tourner, j'aurais pris un boulot pourri au FBI.

J'aurais bu du café derrière un bureau. Bon sang, ça me tente bien !

Si tu continues comme ça, je serai forcé de te tirer une balle dans la tête.

Quant à son ami, qui que ce soit,

on trouve ce qu'il veut, on se montre gentils, et on agit en conséquence.

Tu devrais venir voir.

Jersey. Vous mettez cette moquette dans la salle de repos ?

Je crois bien, oui.

- Quand ? - On doit d'abord retirer la vieille.

Dès qu'on aura fini, on pose la nouvelle. Ce soir ou demain.

Ils vont trouver le trou.

Il faut faire quelque chose.

Linc. Ton plateau.

- C'est quoi, ça ? - C'est pour ton dernier repas.

Faut écrire ce que tu veux.

Tu dois écrire quelque chose.

Je vais rien écrire du tout.

Si tu le remplis pas, ils vont te donner ce qu'il y aura au menu du jour.

- Et alors ? - Pas terrible pour un dernier repas.

Au cas où tu changerais d'avis.

Le cyclope !

T'as besoin de quelque chose, bamboula ?

D'un job, mec.

Si t'allais voir au fast-food du coin ? On n'embauche pas.

Je mettrai 100 $ dans ton pécule tous les mois.

Tu veux me payer pour travailler ?

Je suis à la cantine depuis huit mois. Si je récure encore un plateau, je pète les plombs.

- Fiorello, tu te bouges ? - Oui.

150.

Compte sur moi.

J'ai réfléchi à ce que tu as dit.

Qu'il s'agissait pas de toi contre moi, mais qu'il s'agissait de nous.

- C'est vrai. - Jusqu'où tu es prêt à aller ?

- Aussi loin que nécessaire. - Alors arrange-moi un rencard avec Falzone.

Je veux lui parler directement.

Falzone parle pas avec des mecs comme toi.

S'il veut Fibonacci, il va devoir me parler.

Non, tu m'as bien entendu.

Ce gamin va nous donner Fibonacci ? T'es sûr ?

Sûr et certain. Seulement, il veut te parler directement.

L'enfoiré. T'as bien joué sur ce coup-là, John.

Va falloir que je décommande les gars qui devaient te liquider.

- C'était une blague. - Très drôle.

Bon. Je vais venir cet après-midi.

Et si je viens jusqu'à chez toi et que ça s'avère être une perte de temps,

je te les coupe. J'espère que tu comprends.

- Porte-toi bien. - Je t'aime aussi.

Il va venir.

T'as intérêt à assurer.

- C'est moi. - Je sais. "Détenu" s'est affiché sur l'écran.

Je t'avais dit que j'appellerais pour Fibonacci.

- Oui. - Voilà, c'est le moment.

- Vous avez l'air préoccupé. - J'ai pas mal de choses en tête.

C'est en rapport avec ceux qui ont pris ces orteils ?

- Jolies fleurs. - Oui.

- Vous avez un admirateur ? - Elles viennent de mon père.

- En quel honneur ? - C'est mon anniversaire.

Aujourd'hui ?

- Joyeux anniversaire. - Merci.

Rien. C'est juste que d'habitude, un anniversaire n'est pas un sujet délicat.

À moins que celle qui le fête sente le poids des années, et pour vous, c'est peu probable.

J'ai 29 ans. Et je ne sens pas le poids des années.

Mais sur 29 anniversaires, mon père a réussi à être avec moi exactement six fois.

Alors j'ai des fleurs, à la place.

Des fleurs qui se fanent et finissent à la poubelle au bout d'une semaine.

- J'ai l'air amère, non ? - Un peu.

Ça n'a pas d'importance.

C'est terminé. Je vous revois demain.

Désolé que vous ressentiez ça.

Au sujet des fleurs, je veux dire.

- Mets ces planches dans l'autre pièce. - Je m'en occupe.

C'est bon, j'ai dit. Je m'en occupe.

Je sais que c'est forcément quelque part.

- Il ne va pas très bien, hein ? - Il vient de perdre sa mère.

Dans dix jours, il perdra son père.

Ça va, tu tiens le coup ?

Tu sais, je comprends plus ou moins ce que tu traverses, L.J.

Sans vouloir vous vexer, ça m'étonnerait beaucoup.

Si. Avec mon père,

j'avais le même souci, quand j'avais ton âge.

Il était en prison et, comme ton père, il était innocent.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Je veux dire, au final ?

Ce qui j'espère arrivera à ton père : Il a été disculpé.

- Il était accusé de quoi ? - Beaucoup d'actes répréhensibles.

C'était faux, et on l'a prouvé.

Chaque jour était une cause perdue, mais on s'est battus.

Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre, quand on aime quelqu'un ? Le laisser mourir ?

Alors on se bat. On n'arrête jamais de se battre.

On ne laisse jamais tomber.

On va finir par y arriver.

D'accord ?

Vous m'attendiez ? Je viens de la part d'une amie.

- Oui. - Vous permettez que je...

Je vous en prie.

Comment allez...

- Je n'ai pas saisi votre nom. - Quinn.

M. Quinn, vous nous dites ce que vous faites ici ?

Ça se voit à mon allure, je ne suis pas du genre à faire des vagues.

Disons que je suis un superviseur,

et que je vais m'assurer qu'on a la situation en mains à l'approche du jour J.

La situation nous a donc échappé ?

Vous seriez le premier à le savoir, non ?

Je suis ici parce qu'il y a une divergence entre ce que vous savez

et ce que vous avez dit à la vice-présidente.

Les avocats que vous avez tenté de tuer se portent à merveille.

Vous le savez et je le sais. Même chose pour le gamin.

Quelle stupide erreur d'avoir prétendu qu'il avait été arrêté.

Ce que je dis se résume à ceci :

Vous allez devoir vous en remettre à moi, afin que je puisse vous sauver la mise.

Tout d'abord...

Vous voyez, vous m'obligez à faire des vagues.

Vous n'êtes plus sur le coup jusqu'à nouvel ordre.

Ça ne vient ni de moi, ni de la Maison-Blanche.

Ça vient du cartel. Vous comprenez ?

Vos phalanges proximale et médiane sont cassées. De la glace et une attelle.

C'est ce qu'un médecin vous dirait de faire, alors inutile d'en consulter un.

Les opérations boursières.

Steadman a été tué pour camoufler les raisons de sa mise en examen.

Oui, mais comment savoir ce qu'ils essayaient de cacher ?

La femme de Steadman a dit qu'il y avait des centaines de millions en jeu.

Donc, on n'a qu'à suivre l'argent et voir où il nous conduit.

109 millions, 212 millions.

Ça fait presque 500 millions de dollars

de subventions pour des recherches sur l'énergie alternative.

- Ça fait beaucoup. - Mais pour quoi ?

La société n'a jamais fait de bénéfices,

et apparemment, elle n'a jamais rien produit.

Ni vente de carburant, ni brevet, ni découverte.

EcoField était donc une couverture.

Oui, mais pour couvrir quoi ?

Philly.

Assieds-toi, petit.

Alors, Fibonacci : Comment tu l'as trouvé ?

J'ai fait mes devoirs.

Si tu fais le malin une seconde de plus, je t'élimine.

- Tu m'as compris ? - Crache le morceau.

Avant d'être transféré au marshal et mis sous protection,

le témoin est placé sous la surveillance d'un shérif du comté où aura lieu le procès.

- Le shérif Solomon, s'il vous plaît. - Ne quittez pas.

Andrew Solomon à l'appareil.

Si le shérif était disponible, c'est qu'il ne protégeait pas Fibonacci.

- Bureau du shérif du comté de Putnam. - Le shérif Pronzo est là ?

Navrée, le shérif Pronzo est en vacances.

Vraiment ?

Il n'y a que quatre shérifs dans le comté.

Pronzo étant le seul absent de son bureau, alors que sa famille était à la maison,

il passait forcément ses vacances avec Fibonacci.

Il le surveillait jusqu'à ce qu'il soit mis sous protection.

Mais ça peut prendre des semaines de créer une nouvelle identité,

alors un shérif se retrouve coincé au milieu de nulle part avec Fibonacci.

Il se sent seul et appelle sa famille. Souvent.

J'ai appelé les télécoms, j'ai dit que j'étais Pronzo et j'avais perdu ma facture.

J'ai demandé un autre exemplaire.

Mme Pronzo recevait des douzaines d'appels depuis un indicatif très éloigné de Chicago.

Sur internet, j'ai regardé sur un site d'annuaire inversé, et voilà :

J'ai trouvé où se cachait Fibonacci.

- Comment tu sais qu'il y est encore ? - J'ai quelqu'un là-bas.

Quelqu'un qui le surveille de loin.

- Il s'agit d'argent, c'est ça ? - Vous êtes perspicace.

- Quoi ? - Ton ami essaie de m'extorquer de l'argent.

Ce n'est pas de l'extorsion, mais une assurance. Je sortirai d'ici, un jour.

Je doute que mon nouveau CV m'ouvre beaucoup de portes.

- Combien ? - 200000.

- Je vais te tuer. - C'est de la réciprocité.

Un échange de services, tu vois.

Je vais t'en donner, de la réciprocité.

Où tu as trouvé ça ? Qui a pris cette photo ?

Puisque tu as fait surveiller nos intérêts à l'extérieur,

on a aussi fait surveiller les tiens.

Alors, tu choisis qui ? Fibonacci ou ta jolie petite copine ?

Tu devrais faire attention aux gens qui te rendent visite. Ces murs ont des yeux.

Si vous la touchez,

je vous tuerai moi-même.

Primo, ça me fait pas peur. T'es même pas un vermisseau, pour moi.

Et deuzio, il te suffit de me donner l'adresse,

et on pourra éviter ce mélodrame.

L'adresse, vermisseau.

Maintenant.

Promettez-moi...

que ce sera rapide et sans douleur.

- Il est incroyable, ce mec ! - Promettez.

Si la prochaine chose qui sort de ta bouche n'est pas cette adresse,

il va y avoir beaucoup de souffrance.

Canada.

345 Hamilton Avenue, Thunder Bay, Ontario.

Dégage.

Bien joué.

On dirait que la mise à pied de John Abruzzi était largement prématurée.

Merci. Ça me fait plaisir.

Tu peux me rendre service et régler cette histoire avec Bellick ?

C'est comme si c'était fait.

Merci. Et Philly.

Avant d'appuyer sur la détente,

regarde cet enfoiré dans les yeux et dis-lui que John Abruzzi lui fait ses adieux.

"Dans la course vers la paix et la prospérité mondiales, les USA montreront la voie."

"La course" ? Compétition, course à l'armement...

Il n'y a pas de mot qui ait une pire connotation !

Arrangez ça.

Vous m'avez envoyé une nounou ?

- Ce n'est ni le moment, ni l'endroit. - Si.

Rappelez-vous à qui vous vous adressez. Je suis la vice-présidente de ce pays.

Non, en fait, vous êtes Caroline Reynolds, de Montgomery, dans L'Illinois.

Je sais exactement qui vous êtes.

Venez avec moi.

Plus tard...

Il faut que vous compreniez une chose.

Si vous aviez fait votre travail, je n'aurais pas fait appel à Quinn.

Vous aussi, il faut que vous compreniez une chose.

Vous avez réveillé le chat qui dort, en appelant ces gens.

Leurs projets diffèrent des nôtres, et ils deviennent féroces si ça ne va pas.

Alors maintenant, personne n'est en sécurité. Ni vous, ni moi.

Inutile de dramatiser. Je sais que tout le monde est angoissé pour demain.

Mais la seule chose dont nous devons nous souvenir,

c'est qu'on est dans le même bateau.

Maintenant que ces gars sont impliqués, on ne peut plus revenir en arrière.

C'est une mauvaise nouvelle pour tout le monde.

Sebastian Balfour ?

- Oui. - Je suis Nestor Pollack.

Société d'assurances Midwestern.

J'ai déjà une assurance. Merci.

- Non, je suis ici pour Veronica Donovan. - À quel propos ?

On essaie de retrouver sa trace, suite aux dégâts causés par l'explosion.

- L'explosion ? - Vous n'étiez pas au courant.

D'après son dossier, vous êtes son fiancé, alors j'ai cru que...

- Veronica va bien ? - Il y a eu une victime.

Mais les médecins légistes n'ont pas pu identifier les restes de façon formelle,

donc Veronica va peut-être bien. On espérait que vous nous aideriez à la trouver.

C'est L.J. Je suis avec Veronica.

Je vais bien. Je t'aime.

Rozz.

Reese.

Burrows.

Des pancakes aux myrtilles ?

Ça marche. Des pancakes aux myrtilles.

DE SEBASTIAN. VERONICA. ES-TU LÀ ? JE SUIS INQUIET.

JE VAIS BIEN.

OÙ ES-TU ?

JE PEUX RIEN DIRE. JE DOIS TE LAISSER. AU REVOIR.

341...

345.

C'est ici.

Allez, les enfants. C'est l'heure de dormir. Un bisou.

Ça va, en bas ?

Bonne nuit.

Dors bien, mon ange. Un bisou.

- Les enfants sont couchés. - Merci.

Ce soir, on fait passer un message.

On va faire souffrir sa famille comme il a fait souffrir la nôtre.

Chéri, tu pourras changer le programmateur de l'arrosage, pendant que tu es dehors ?

- Je t'aime. - Je t'aime aussi.

Plus un geste.

Police. Lâchez vos armes !

Lâchez-les.

À terre.

C'est John. Tu voulais me parler ?

Tu as appris la nouvelle ?

Falzone s'est fait choper hier soir, au Canada.

Port d'arme illégal à l'étranger, violation de liberté conditionnelle.

Il est mal barré.

- Vous avez déjà jeté vos fleurs. - Comme je vous l'ai dit, elles ne durent pas.

Je ne crois pas qu'elles soient déjà mortes.

Je n'aime pas m'attacher à des choses si je sais qu'elles ne vont pas durer.

- Tenez ça. - Pourquoi êtes-vous si cynique ?

- Il y a le cynisme et le réalisme. - Et il y a l'optimisme. L'espoir.

De la part d'un détenu avec deux orteils en moins...

On accorde trop d'importance aux orteils.

Merci de tenter de me faire sourire. Ce n'est pas le jour.

- On ne sait jamais. - Vous pouvez y aller.

On a des choses à se dire, toi et moi, non ?

Il paraît que Philly Falzone a eu quelques soucis au Canada,

à cause des informations que tu lui as données.

- Quel genre de soucis ? - Violation de liberté conditionnelle.

Il va faire un long séjour en prison.

Et ça te fait quoi de le savoir ?

Plutôt plaisir !

- Et les TP ? - On les a récupérés aussi.

Falzone a payé Bellick hier, c'est bon. Pour l'instant.

- Tout a marché. - On peut le dire.

Bien joué. Tu es doué, comme acteur.

Merci.

Ça m'a bien aidé. Jolie photo.

Tu l'as prise où ?

Elle est à Lincoln. C'était pendant une randonnée, je crois.

- Alors, on se remet au boulot ? - Tout de suite.

Allons-y.

Une dernière chose.

Tu me donneras Fibonacci, quand on sera dehors, pas vrai ?

Bien sûr.

Merci.

Je crois que je vais garder ça. En garantie.

- Du jus ? - Si on prenait le petit-déj tous les jours ?

Il faut prendre un petit-déj tous les jours. C'est important.

Non, je veux dire si on le prenait ensemble ?

Rien ne me ferait plus plaisir.

Mais ta maman et moi, on ne vit plus ensemble.

Pourquoi ?

Ça arrive parfois, entre les mamans et les papas.

Mais tu sais quoi ? Tu as une chance incroyable,

parce que ta maman t'aime énormément, et moi aussi, je t'aime énormément.

Si on prenait notre petit-déj spécial ensemble tous les dimanches ?

- Rien que toi et moi. - Oui !

- Un peu ou beaucoup ? - Beaucoup.

Et voilà.

Va faire un tour.

Quelqu'un veut l'accompagner ?

- C'est ma partie. - Ton ami a récupéré son trône, on dirait.

On dirait, oui.

Quelque chose me dit que c'est un peu grâce à toi.

- Ne posez pas la question. - Exact.

Va te dégourdir les jambes, papi.

On a des tas de choses à se dire, hein ?

J'ai rien à te dire.

Tu crois que tu peux me rouler ?

Parce que t'es allé à la fac ?

T'as fait de grandes études, hein ?

Je vais t'apprendre un truc : C'est Darwin qui gagne, ici.

Pas Einstein, Darwin.

La promenade est finie, mesdames.

En rang.

J'en ai pas fini avec toi.

T'as même pas commencé.

On a fait le plus dur. Encore 50 cm et on atteint le tuyau.

- On y sera d'ici vendredi. - Vendredi ?

- Commencez à organiser votre voyage. - Maricruz, j'arrive !

- Sardaigne, j'arrive. - On va où, nous ?

Au Panamá. Golfe de Darién, au sud du canal.

Ni route, ni électricité, ni flics.

Rien que des plages de sable blanc et de la bière fraîche.

- Sympa, mais on va faire quoi ? - On ouvrira une boutique de plongée.

- Je n'y connais rien. - Moi non plus.

Mais on aura tout le temps d'apprendre.

Matons.

Ce détenu dit qu'il a du boulot ici.

- Je ne crois pas. - Bouge ton cul.

Attendez, une seconde.

Vous en êtes vraiment sûrs ? Vous avez vraiment pas besoin d'aide ?

Tu t'y connais, dans le bâtiment ?

Le béton, c'est ma spécialité. J'aimerais creuser le sujet.

- Je l'embauche. - Ça marche.

On dirait que Darwin a gagné, finalement ?

J'ai des tas d'éléments mais rien pour les relier entre eux.

- Personne ne s'enrichit. - Et les actionnaires ?

Les bénéfices étaient convertis en actions.

Ils ont sous-traité un peu de recherches.

Mais c'est dérisoire. Il n'y a pas eu de retraite anticipée.

On ne cache pas 500 millions en déplaçant quelques virgules.

Comme beaucoup le pressentaient, Reynolds a annoncé sa candidature à la présidence.

Elle a fait sa déclaration depuis sa ville de L'Illinois.

L'avancée vers la paix et la prospérité mondiales est un marathon, pas un sprint.

Mais je vous assure que les USA montreront la voie.

Avec 500 millions de dollars, on peut diriger un petit pays.

La vice-présidente disposerait largement de quoi financer sa campagne.

Des fonds si importants qu'elle est déjà considérée

comme la favorite dans ces présidentielles.

Peut-être pas un petit pays.

Peut-être le nôtre.

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