Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
SEPT JOURS EN MAI
A MORT LYMAN !
A BAS LE TRAIT� !
VIVE LYMAN ! VIVE LE TRAIT� !
SCOTT A LA PR�SIDENCE !
A BAS LE TRAITE, PAS LA BOMBE
SCOTT AU POUVOIR !
Sondage Gallup...
La popularit� du Pr�sident Lyman en baisse.
Des ouvriers qui revendiquent...
seront mis � pied.
Combien de gr�vistes ?
Toute l'industrie est en gr�ve, de San Diego � Seattle.
M. Le Pr�sident...
�a suffit !
Voil� une heure que vous �tes l� !
Votre tension a mont�.
Vos pr�d�cesseurs...
Mes pr�d�cesseurs n'avaient pas affaire...
� des �meutes !
Sondage Gallup...
29% des Am�ricains...
approuvent ma politique.
Pour contenter le prol�tariat...
le patronat et le Pentagone,
il faudrait un mauvais bulletin de sant�.
Le Pentagone pavoiserait.
Vos derni�res vacances ?
Quand j'avais six mois.
Votre rendez-vous avec la C.I.A. ?
Que Liberman vienne � 14 h...
Si je suis encore en vie.
Votre m�decin n'en est pas s�r.
Votre tension est mont�e. Je n'aime pas �a.
Il vous faut deux semaines de repos.
Et pas de t�l�phone !
Transigeons !
Je vais faire un plongeon dans ma piscine.
Vous devez couronner la Reine des Rhododendrons !
Que le Ministre de l'int�rieur s'en charge !
Les gens sont bien agit�s.
On �lit un pr�sident et on cherche...
comment le faire mourir.
Le vice-pr�sident est parti en voyage.
Vous auriez d� en faire autant.
Je lui envie son Chianti et le soleil d'Italie.
Moi, je devrai me contenter de ces corbeaux.
Venez voir mon "crawl pr�sidentiel" !
Je dois rencontrer le s�nateur Prentice.
Pour l'entendre vous traiter d'idiot !
Alors qu'on fera passer un certain g�n�ral Scott...
pour la r�incarnation de George Washington !
Ce sondage Gallup vous contrarie ?
Il m'est arriv� d'avoir plus de popularit� !
Il fallait vous y attendre.
On ne peut pas diriger l'�conomie d'un pays...
pendant vingt ans...
en fonction d'une guerre �ventuelle...
sans que la machine grince.
Psychologiquement parlant...
nous avons ha� les Russes pendant vingt-cinq ans.
Et nous signons un trait� selon lequel...
nous d�truirons nos bombes...
Une paix glorieuse !
Ce pays va vivre comme si la paix �tait une catastrophe !
Nous aurions pu avoir le paradis...
la sensation de poss�der autant de bombes que l'adversaire.
Pourtant, un jour,
il nous aurait bombard�s ou nous l'aurions fait, nous !
Ce bon docteur qui s'inqui�te de ma tension...
Ce sous-officier avec sa valise noire...
Il passe la nuit devant ma chambre.
Sa valise contient...
les codes me permettant de nous lancer...
dans une guerre nucl�aire !
Le docteur devrait plut�t s'inqui�ter...
de mon �tat mental.
A tout prendre...
Le jour viendra o�...
on associera Lyman et sant�.
Dites-le au g�n�ral Scott.
Et si tu buvais plut�t du th� ?
J'y go�terai.
J'ai vu personnellement le pr�sident.
Je lui ai fait part de mon inqui�tude.
Trois semaines avant la ratification...
nous avons demand� une r�vision du trait�.
Mon g�n�ral, d�sol� de vous interrompre...
Vous consid�rez ce pacte...
contraire � notre s�curit�.
Si mon coll�gue de l'�tat de G�orgie...
voulait bien observer les r�gles...
de la proc�dure parlementaire...
Excusez ma brutalit�.
Mais, en continuant de finasser...
nous nous couvrons de ridicule.
J'aimerais entendre le g�n�ral Scott.
Nous vous �coutons, g�n�ral.
Je me r�p�te...
Un pacte de d�sarmement nucl�aire avec les Soviets,
est au mieux, une preuve de na�vet�,
au pire, une inadmissible l�g�ret�.
Nous existons gr�ce � notre armement.
Et l'ennemi savait que nous l'utiliserions.
Et un chiffon de papier...
remplacerait missiles et sous-marins Polaris ?
Est-ce qu'un ennemi qui n'a jamais respect� aucun trait�...
s'y conformera pour nous faire plaisir ?
J'en doute.
Permettez...
Du chef d'Etat-Major, j'accepterais...
tout jugement d'ordre militaire.
Mais quant � ses consid�rations politiques, nous les ignorerons.
Il s'agit de la survie des Etats-Unis.
Dois-je me taire parce que je porte l'uniforme ?
Voudriez-vous qu'on poursuive...
la fabrication de bombes...
jusqu'au moment o� un fou appuierait sur un bouton,
nous faisant sombrer en brandissant le drapeau am�ricain ?
A Pearl Harbor...
Nous n'avons rien brandi du tout !
Aucun chiffon de papier...
ne nous aurait �vit� Pearl Harbor.
Cela aurait d� nous servir de le�on.
Tous les vingt ans, il nous faut payer...
ce genre d'erreur de notre sang !
Et ces erreurs nous sont d�livr�es en port d�...
par des pacifistes !
Et ce sont d'autres hommes qui paient les frais !
Des hommes en uniforme !
Vous avez notre gratitude.
Je faisais appel � vos souvenirs.
Le gouvernement actuel...
n'accepterait-il plus la critique ?
Ils m'ont �cout�. Mais m'ont-ils entendu ?
Je n'ai jamais vu d�fendre une position... d'une fa�on aussi magistrale.
Vous me flattez.
Je vous offre un verre... par gratitude.
J'accepte... par respect.
Premier rendez-vous � deux heures.
A propos, Jiggs...
Pour l'exercice d'alerte de dimanche... aucun membre du Congr�s !
Secret absolu...
Aucun s�nateur n'est convoqu�.
Lundi 12 mai. 18 h 58
�a tombe de tous les coins du monde.
Intelligemment d�chiffr�s...
par votre d�vou� Dorsey Grayson.
Lisez-moi �a.
"Dernier appel - Courses de Preakness."
Et tout �a en code !
"Dix dollars d�j� confi�s � Murdock."
"Donnez un handicap et votre favori gagnera."
"Dernier d�lai samedi 17 h."
"D�part 19 h, dimanche 18 mai". Scott ?
�a vient d'o� ?
De l'aide de camp du g�n�ral Scott.
Il me l'a pass� � 7 h 25, ce matin.
Je suis d��u.
Mon "h�ros" n'est qu'un "book".
Et c'est adress� � qui ?
Au gratin.
G�n�ral Vandenberg, Centre des Missiles.
Commandant de l'Arm�e de l'Air, Omaha.
Vice-Amiral Barnswell, Gibraltar.
Amiral commandant les Forces du Pacifique.
Il doit avoir un bon tuyau.
Barnswell n'est pas de cet avis.
PARI PERDU. SALUTATIONS.
�a prouve qu'un amiral n'a pas toujours 10 $ � parier...
Lundi 12 mai 19 h 02.
ZONE INTERDITE.
Comment �a va, Mutt ?
Je suis heureux de te voir.
O� se trouve ton unit� ?
J'essaie toujours d'�luder cette question.
Mon affectation vient de toi ?
Je suis commandant en second de l'ECOMCON.
Secteur Y.
Ce n'est pas moi qui donne les ordres.
Tu habites l�-bas ?
Personne ne vivrait dans ce trou.
C'est assez quand le Vieux m'y envoie pour 4 ou 5 jours.
Nous habitons El Paso.
Je te donne mon num�ro. Si tu passes par l�...
Je vais � une r�ception ce soir. Si tu es libre...
Je ne peux pas.
Tu restes combien de temps ?
Mon patron fait un rapport � Scott. Tu le connais ? Colonel Broderick.
Bon officier, n'est-ce pas ?
Pour une arm�e qui marche au pas de l'oie...
L'id�al est difficile � trouver.
Combien d'hommes avez-vous ?
Votre effectif n'est pas au complet ? Mais si !
100 officiers et 3 600 hommes. Le dernier est arriv� il y a six semaines.
C'est bizarre...
On s'entra�ne plut�t pour l'attaque.
Comme si on avait � passer � l'action.
Le colonel vous attend.
Ravi de t'avoir revu, Jiggs.
Quand tu passeras par El Paso, appelle-nous.
Compte sur moi ! Et arr�te-toi de grandir !
Vous n'avez pas parl� de l'alerte de dimanche ?
C'est rigoureusement secret.
Inutile de me le rappeler.
Ne vous f�chez pas !
C'est not�. A moins que ce ne soit...
pour parier avec le g�n�ral Scott.
Comment pouvez-vous penser une chose pareille ?
Depuis, Grayson ne pense qu'aux chevaux !
Il devrait apprendre � se taire.
Il ignorait que la s�ret� de l'Etat reposait...
sur le fait que l'amiral ne pouvait pas parier 10 $ .
�a ne regardait que le g�n�ral.
Pourquoi en faire un drame ?
Oui, c'est sans importance.
Vous avez les coordonn�es de l'ECOMCON ?
Non ? Merci bien.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Pourquoi le bon g�n�ral s'est-il pr�sent�...
comme s'il �tait St. Georges et l'administration, le dragon ?
Pour un peu, votre patron tirait l'�p�e.
Il vous a seulement r�pondu. Vous �tes un peu susceptible.
Un peu trop, d'apr�s moi.
C'est aussi simple que �a.
Le pr�sident fait confiance � la Russie. Le peuple am�ricain, non !
Il ne croit pas que les Russes d�truisent leurs bombes.
Moi non plus.
L'attitude du pr�sident est-elle si d�raisonnable ?
Si les Russes trichent, nous le saurons...
et le trait� sera annul�.
Ecoutons quelqu'un de plus qualifi�...
pour mesurer la puissance des Soviets.
Militaire, je ne fais pas de politique.
Vous �tes �galement un citoyen.
J'ai le droit de taire mon opinion.
Vous approuvez ce trait� ?
Je voudrais vous pr�senter la femme de l'ambassadeur de l'Inde.
Nous parlions du trait�.
Nous allons voir le point de vue du Pentagone.
Le trait� n'est pas populaire.
Les imp�ts non plus.
Avez-vous m�rit� toutes ces d�corations en pratiquant la neutralit� ?
Je les dois � mon h�ro�sme...
au cours de r�ceptions mondaines.
Je ne vous savais pas de retour.
Vous ne m'avez pas cherch�e.
Vous m'avez �tonn�e, ce soir.
Un militaire parlant avec la voix de la raison...
J'ai des talents cach�s.
Je m'en suis dout�e lorsque mon ancien amant nous a pr�sent�s.
Comment va le g�n�ral... et son adorable femme ?
Il s'occupe.
Bien des gens le consid�rent...
comme le sauveur du monde occidental.
Il fait son m�tier.
Veillez � ce qu'il se repose le septi�me jour.
J'essaierai.
Toujours ce masque imp�n�trable...
Est-ce pour cicatriser une blessure ?
Qu'est-ce que �a peut vous faire ?
C'est � cause de Scott ?
De lui et du reste.
De ma vie stupide...
Vous n'�tes pas la premi�re � �tre d�sabus�e.
Ce qui compte, c'est la fa�on de r�agir.
La femme d�sesp�r�e...
qui noie son chagrin dans l'alcool...
A jeun, vous �tes d'une beaut� �tincelante.
Et votre compagnie est fort agr�able.
Vous me raccompagnez ?
Quand vous voudrez.
Je vais chercher mon manteau.
Merci pour cette charmante soir�e.
J'esp�re que vous ne m'en voulez pas, Jiggs.
Le trait�, les martinis... Voyez o� �a peut conduire.
J'ai �t� r�primand� par des experts.
J'essayais simplement de vous faire dire ce que je sais que vous pensez.
Vous �tes l'adjoint d'un homme...
qui pourrait nous sortir de ce p�trin.
Nous sommes nombreux � nous ranger � vos c�t�s.
Restons tous en �tat d'alerte.
Surtout dimanche !
D�sol�... il faut que je voie le g�n�ral.
Je vous appelle un taxi ?
Excusez-moi... c'est tr�s important.
Vous �tes un chic type de toute fa�on.
Dommage qu'on ne puisse vous avoir...
plus de vingt minutes � la fois.
Mon pays peut parfois se passer de moi toute une soir�e.
Donnez-moi une autre opportunit�.
T�chez de ne pas l'oublier.
Mardi 13 mai, 9 h 01.
Le colonel Broderick est avec lui.
Mais c'est ce vieux Jiggs de mon c�ur !
Je vous croyais � Okinawa !
Non, toujours aux c�t�s du Grand Chef !
Je pensais que vous reprendriez votre m�tier d'avocat.
Je sais que vous faites du bon boulot...
� l'Etat-Major.
Cette r�ception ?
Une belle soir�e...
Des gens de connaissance ?
Paul Girard, de la Maison Blanche. Et le s�nateur Prentice.
Ils ont d� discuter ferme le trait�.
Prentice s'est rang� de notre c�t� ?
Il n'a pas cess� de faire votre �loge.
Il y avait aussi Ellie Holbrook.
J'ai �t� content de la revoir.
Allons-y, Jiggs.
Voici les man�uvres de janvier.
Pearl Harbor, 12 minutes apr�s l'alerte.
Plus de 80% de la flotte immobile !
Apr�s ?
Wright Field, 22 minutes apr�s l'alerte.
�a me fait mal !
La moiti� de ces avions n'a m�me pas d�coll�.
Au-dessus de Mont Thunder.
Le pr�sident est en h�licopt�re.
34 minutes apr�s l'alerte...
On envisage la possibilit� d'une action des Soviets.
Il y en a encore une trentaine.
Plus catastrophiques les unes que les autres !
Esp�rons que dimanche, ce sera mieux.
Il le faut.
Si vous changiez d'avis ?
Si vous invitiez quelques membres du Congr�s ?
Ainsi des parlementaires...
jugeraient de notre efficacit�.
Il ne faut pas qu'ils soient au courant.
9 h 20. On vous attend dans la Salle de Conf�rence.
J'ai persuad� le pr�sident de venir sans la presse.
Pas de journalistes ?
Vous vous �tes couch� tard ?
Trop t�t !
J'ai dormi douze heures. C'est trop.
Pourvu que je me r�veille !
Attendez-moi. J'aurai besoin de vous.
D�fense d'entrer
Vous avez appris que nous prenions part au Preakness.
N'en parlez � personne.
Je voudrais un bon tuyau.
Et quant � la r�ponse de l'amiral...
soyez �galement discret.
La Marine n'�tait pas l�, aujourd'hui.
L'amiral n'a pas pu venir.
A propos de la Marine, �a me rappelle, ce jeune officier du service radio.
Un peu bavard, non ?
Il a bon esprit.
Je vais � New York, pour la Convention.
Vous �couterez, Jiggs. J'aimerais savoir ce que vous en pensez.
Bonne chance !
TRANSPORT PAR AIR ECOMCON 40 K 212s. SECTEUR Y
Mardi 13 mai 11 h 20
Regardez.
Je suis mut�.
Pearl Harbor ?
J'ai vraiment de la veine !
A propos, Barnswell a �t� le seul... � refuser de parier aux courses.
Tous les autres ont accept�.
Vous avez souvent �cout� mes informations.
Vous savez que je ne suis pas...
l'ami des communistes...
ni des intellectuels de gauche.
Rien ne compte pour moi...
que les couleurs de notre glorieux drapeau.
Je vais vous pr�senter celui...
qui n'en parle pas seulement...
mais qui a combattu pour lui.
Un g�n�ral � quatre �toiles...
titulaire de la M�daille d'Honneur...
un h�ros de guerre...
Un vaillant d�fenseur de la paix !
Voici le chef d'�tat-major...
le g�n�ral James Mattoon Scott !
Je remercie M. MacPherson de ses commentaires �logieux.
Le patriotisme et l'amour du pays...
seraient-ils d�mod�s ?
La d�votion � la m�re-patrie...
serait-elle d�pass�e ?
Que Dieu sauve notre nation...
si des cyniques, des intellectuels dilettantes...
nous persuadaient qu'il en est ainsi !
Le patriotisme, la loyaut�, l'amour...
c'est �a, les Etats-Unis d'Am�rique !
J'ai vu des hommes mourir de mille fa�ons.
Mais je sens que dans ce pays...
Passez-moi la Maison Blanche.
Le pr�sident vous attend.
J'esp�re que c'est fichtrement important.
Vous n'�tiez jamais mont� ici ?
Non, c'est une pi�ce magnifique.
Trop petite pour y si�ger.
Vous prenez quelque chose ?
Je vais vous tenir compagnie.
Alors, colonel ?
Avez-vous jamais entendu parler...
de l'ECOMCON ?
Que signifie ce nom ?
Je ne suis pas s�r.
�a pourrait vouloir dire :
Contr�le des Centres de Communications.
Je n'en ai pas entendu parler. Et vous, Paul ?
Avez-vous jamais autoris� la formation...
d'une unit� secr�te...
destin�e � assurer la protection...
du t�l�phone, de la t�l�, de la radio ?
Avez-vous connaissance d'une base secr�te...
install�e pr�s d'El Paso ?
Non, pourquoi ?
Difficile � dire, car cela met en cause...
un officier que j'admire et que je respecte.
Au fait !
Un de mes amis, le col. Henderson m'a appris...
qu'il �tait commandant en second de l'ECOMCON.
Le commandant serait le colonel Broderick...
appartenant au Service des Transmissions.
Depuis six semaines, ils entra�nent en secret...
100 officiers et 3 600 hommes dans une base d�sertique.
Puis Henderson m'a dit quelque chose...
qui m'intrigue.
Ces troupes s'entra�neraient davantage...
pour l'attaque...
que pour la d�fense.
Qui a mis cela sur pied ?
Henderson et Broderick rendent compte au g�n�ral Scott.
Je pr�sume que c'est le g�n�ral.
Mais vous �tes sous ses ordres.
Je n'ai peut-�tre pas �t� mis dans le secret.
Ceci est l'�criture du g�n�ral Hardesty.
Cette note a �t� r�dig�e...
au cours de la r�union des chefs d'�tat-major.
Je n'y comprends pas grand-chose.
"Transports par air ECOMCON K. 212
"Secteur Y Dimanche
"Chicago, New York, Los Angeles, Utah"
Il s'agit de l'arm�e de l'air.
Qu'est-ce que vous en d�duisez ?
Ces avions devront prendre les troupes du Secteur Y...
"Y" - C'est la base d'El Paso avant l'alerte de dimanche...
pour les transporter dans les villes en question.
A cause des relais t�l�phoniques.
O� voulez-vous en venir ?
Je ne suis pas s�r.
Mais d'autres incidents survenus depuis deux jours...
Le g�n�ral Scott mise sur les courses du Preakness de dimanche.
Il a demand� � tous les officiers sup�rieurs...
de miser avec lui.
L'amiral Barnswell a �t� le seul � refuser.
S'int�resser aux chevaux, ce n'est pas interdit.
Je pense que cela n'a rien � voir avec les chevaux.
Il s'agit d'un code.
Hypoth�se audacieuse !
Le g�n�ral Scott d�tient un secret.
L'officier du Chiffre a �t� mut�.
Autre chose, monsieur le pr�sident...
Hier, au cours d'une soir�e...
le s�nateur Prentice m'a parl� de l'alerte.
Personne ne devait �tre au courant.
Le s�nateur l'est.
Et le g�n�ral Scott sait... qu'il l'est.
Le g�n�ral m'a dit s'�tre couch� � 20h.
Mais, il �tait � son Q.G. Je m'y rendais...
pour l'informer des propos de Prentice.
Or, le g�n�ral �tait justement avec Prentice.
Le Congr�s s'est mis en cong� hier.
Le vice-pr�sident est en Italie.
Dimanche, vous serez seul � Mont Thunder...
les journalistes n'�tant pas convoqu�s.
Exact...
Scott m'a demand� de venir seul.
R�sumons...
Que sugg�rez-vous ?
Ce ne sont que des possibilit�s.
Le 2�me Bureau dirait : Des hypoth�ses.
Vous �tes f�ch� avec la langue anglaise ?
Parlez carr�ment.
Je crois que les militaires complotent pour s'emparer du pouvoir.
Dimanche prochain.
Savez-vous que vous risquez d'�tre cass� ?
J'ai pes� les cons�quences.
J'ai servi pendant 18 ans dans les "marines".
Malgr� ma consid�ration pour Jiggs, je ne puis croire
qu'une base ait �t� �tablie � notre insu.
Quand on pense aux hommes et au mat�riel...
Cela me para�t peu plausible.
J'appelle Bill Condon � la commission du Budget.
Je sais ce que Scott pense du trait�.
Votre opinion ?
Je partage celle du g�n�ral. On nous roule.
Mais c'est votre affaire et celle du s�nat.
Les militaires n'ont pas � s'opposer...
� l'application du trait�.
Jiggs ? C'est ainsi qu'on vous appelle ?
Vous �tes fid�le � la Constitution ?
Je ne me pose pas la question.
Mais �a ne nous a pas trop mal r�ussi.
Ce n'est pas moi qui voudrais en changer.
Avez-vous une id�e de ce que je devrais faire ?
J'avais un tuyau � passer. C'est fait.
Comme disait Harry Truman :
"Maintenant, � moi de jouer".
Merci d'�tre venu, colonel.
Restez en rapport avec ma secr�taire.
Dites-lui o� on peut vous joindre.
�a a �t� un...
Plaisir ?
Un soulagement, oui.
Croyez-moi, j'esp�re me tromper.
Moi aussi.
Aucune somme n'a �t� allou�e...
pour la cr�ation de l'ECOMCON.
Alors, selon vous ?
Mon ami Casey est un "marine"...
dot� de beaucoup d'imagination.
Son histoire me para�t vraisemblable.
Il ne nous reste que quatre jours...
avant dimanche.
Dressons une liste d'hommes absolument s�rs.
En premier lieu, les chef des Services Secrets.
Et Chris Todd. Il voit clair et sait se taire.
Appelez Ray Clark.
Avec tout respect d� au colonel Casey...
Pour croire au complot...
il faut d'abord croire � l'ECOMCON.
Or, nul n'en a entendu parler.
Qu'est-ce qui vous fait admettre son existence ?
Ce ne sont que des hypoth�ses.
La note d'Hardesty s'y rapporte.
La multiplicit� de nos bases secr�tes...
nous trompe autant que les Soviets.
Le S.R.A. fait une enqu�te...
sur le colonel Broderick.
Rien de s�rieux sinon que l'homme...
serait plus ou moins fasciste.
Cela ne constitue pas une preuve.
L'importance des installations de Mont Thunder ?
Elles coiffent toutes les communications du pays.
Si je d�fendais Scott devant un tribunal...
j'aurais t�t fait de d�molir l'accusation.
Il n'y a encore que des pr�somptions :
L'amiral se r�cusant, la note d'Hardesty...
sur les transports par jets.
Amener des troupes aux abords des villes :
Mesure de prudence.
En cas d'attaque...
des soldats disciplin�s dans les m�tropoles...
enrayeraient la panique.
Et ce t�l�gramme � propos du Preakness...
converti en message chiffr� !
De l'extravagance, tout au plus.
Vous avez entendu Scott, hier, � la t�l� ?
Ce n'�tait pas un g�n�ral apolitique...
mais un politicien.
Vous ne m'apprenez rien.
Mais, de l� � conclure � une junte militaire...
Nous avons examin� avec minutie l'information re�ue.
Est-elle probante ?
Nous devons agir...
comme s'il s'y trouvait une parcelle de v�rit�.
Voici mon plan.
Chris restera ici pour tout coordonner.
Art surveillera les g�n�raux.
Il vous faudra des hommes s�rs...
capables de tenir la situation en main.
Ray, vous irez � El Paso.
Il faut que vous trouviez cette base.
Co�te que co�te !
�a m'ennuie de vous envoyer l�-bas.
Je n'ai pas fait grand-chose pour mon pays.
Ce sera peut-�tre l'occasion.
Voici une lettre pour l'amiral Barnswell.
Vous me rapporterez une r�ponse �crite.
Votre parole ne compterait gu�re...
contre celles de Barnswell et de Scott.
Nous sommes mercredi soir.
La semaine prochaine, � cette heure, nous rirons de tout cela.
Vous aurez la t�che ingrate de l'informateur.
Surveillez le g�n�ral.
Faites-nous savoir � qui il parle, o� il va.
Donnez-nous le maximum de renseignements.
C'est tout, messieurs.
S'il s'agit de simples paris au Preakness ?
J'esp�re que nous nous affolons pour rien.
Mais si vous vous trompiez...
nous allons vivre sept jours de cauchemar !
Mercredi 22 h 29
Vous travaillez bien tard.
Je fais certains contr�les...
pour qu'il n'y ait pas d'impairs...
Des probl�mes au Texas ?
Aucun.
Parfait.
Je vous ai appel� � mon retour.
On m'a dit que vous �tiez parti.
Il n'en �tait rien.
Et � New York, mon g�n�ral ?
Vous connaissez ces r�unions. Des d�jeuners...
Vous avez entendu mon discours ?
Impressionnant !
Un mot judicieusement choisi.
Vous ne me cachez rien, n'est-ce pas ?
Ce type qui vous a pr�sent�, ce MacPherson...
Trop empress�.
Gr�ce � lui, j'ai pu pr�ciser ma position.
Je me sers de lui.
Je vois.
Vraiment ?
Ce pays traverse une crise.
Nous pouvons agir de deux fa�ons.
Rester tranquillement assis...
et implorer l'aide de Dieu...
Ou bien quoi ?
Que conseillez-vous ?
Notre pays a des lois.
Nous avons jur� de d�fendre la Constitution.
D�mocratiquement !
Oui... Faisons notre devoir...
et implorons l'aide de Dieu.
Vous avez raison.
Vous vous �tes surmen� ces derniers jours.
Vous �tes fatigu�.
Reposez-vous donc...
jusqu'� la semaine prochaine.
J'ai pas mal de d�tails � r�gler.
Murdock s'en occupera.
Je veux �tre avec vous dimanche.
Vous reprendrez votre poste dimanche matin.
En attendant, quartier libre !
- Quand dois-je partir ? - Imm�diatement.
Amusez-vous bien !
Sweepstake de Preakness Dimanche 18 mai
Girard est parti ?
Toujours sceptique, il vole vers Gibraltar.
Le veinard ! Moi, qui vais au Texas.
A vous d�go�ter de la politique.
Le num�ro d'Henderson.
Vous connaissez une certaine Ellie Holbrook ?
Elle en sait long sur Scott.
Assez pour que cela nous serve.
Vous comprenez ?
Je ne suis pas s�r de vouloir comprendre.
Si Scott vous dit de prendre des vacances...
ce n'est pas une raison pour croiser les bras.
Allez voir cette Miss Holbrook.
Tout est bon � utiliser.
Il y a diff�rentes fa�ons de prot�ger le pr�sident.
Soyez prudent, s�nateur.
Vous aussi, colonel.
C'est ce MacPherson de la t�l� ?
C'est la voiture du g�n�ral.
MacPherson et le g�n�ral Scott...
de m�che !
Jeudi 15 mai... Tous les rendez-vous du Pr�sident... sont annul�s.
Bonjour, g�n�ral... Ici Lyman.
Vous �tes aussi matinal que moi.
Je ne participerai pas � l'exercice d'alerte.
Je suis tr�s fatigu�.
Je vais passer deux ou trois jours � Blue Lake.
Certains ordres ne peuvent venir que de vous.
Et je ne pense pas que les Russes...
seront impressionn�s par l'alerte si vous allez � la p�che !
C'est � moi de juger.
Quand irez-vous � Blue Lake ?
Vendredi soir, probablement.
Alors, bonne p�che !
Passez-moi le colonel Broderick.
Mme Henderson ?
Je suis un vieil ami de votre mari. J'ai besoin de le voir.
Clark... Ray Clark...
Je sais que c'est interdit.
Mais si je pouvais lui parler...
Comment ? Je ne vous entends pas.
Peut-on lui faire parvenir un message ?
Alors, dites-lui que Ray Clark a t�l�phon�.
Vous remettez �a ?
Non, merci.
Vous ne pourriez pas baisser le son ?
Bien s�r que si...
Charlie, moins fort !
Il y a de la place pour deux dans votre sac.
Vous dansez ?
On vient de m'op�rer d'une hernie.
Vous �tes marrant.
J'aurais pr�f�r� un militaire.
Ayant appris qu'ils installaient une base...
Charlie a achet� ce bar.
Vous voyez des soldats ?
Depuis quand cette base ?
Sais pas.
Charlie passe son temps � d�corer le bar.
Le samedi soir, il met une grande pancarte :
"Ce soir, on danse"
Et il double le prix des consommations.
En voil� une dr�le d'�poque.
Tous ces gar�ons, dans le d�sert sans voir de filles...
En taule, ce serait pas pire.
Elle est loin, la base ?
A environ 80 km.
On entend tout le temps des avions.
Mais on ne voit jamais de pilotes !
Ils ne boivent pas dans l'aviation ?
Comment pourrais-je y aller ?
C'est difficile.
Il y a une route sur la gauche puis plus rien.
Je disais � Charlie.
On devrait y aller avec un chargement de bi�re.
Je suis heureux de vous offrir un temps de M�diterran�e...
au lieu de la crasse de l'Atlantique.
Un cigare ?
D'apr�s ce que j'ai compris vous n'�tes pas joueur ?
�a d�pend.
Le poker, la roulette ?
Je n'aime pas ces jeux-l�.
Les courses ?
Selon le temps qu'il fait.
Et selon les chevaux.
Et le Preakness ?
Avez-vous un bon tuyau ?
Je ne parie qu'� coup s�r.
Amiral, vous avez de la chance.
Je vous apporte un tuyau s�r.
Des membres de l'Etat-Major Interarmes...
sont impliqu�s dans une affaire de trahison.
Nous connaissons leurs noms.
De vous, amiral...
je veux une d�claration sign�e...
indiquant que vous avez entendu parler...
de cette s�dition.
J'aimerais avoir plus de temps.
Moi aussi.
Mais, malheureusement...
Je suis � la recherche d'une jolie fille.
Vous �tes loin de votre cantonnement.
J'�tais dans la r�gion.
C'est vrai ?
Non, je mens.
Le pays peut se passer de moi pendant une soir�e.
Un martini ?
C'est charmant chez vous.
Vous n'�tes encore jamais venu ici.
Qu'y a-t-il ?
Vous avez une id�e derri�re la t�te.
Vous connaissez la r�putation des "marines".
Ils ne perdent pas de temps.
Que voulez-vous ?
Vous m'avez invit�...
le soir de la r�ception.
C'est exact.
Me voici.
De quoi allons-nous parler ?
Du d�sarmement ?
De la mode f�minine ?
Ou de notre sujet favori :
Jim Scott ?
�a va peut-�tre vous surprendre.
Mais il m'arrive d'oublier le service.
Vous �tes bien jolie, Ellie !
Est-ce que vous auriez envie de moi ?
Vous pouvez appeler au secours.
J'appelle... maintenant ?
Vous croyez ?
Voil� une question d�plac�e.
Je suis vuln�rable, � pr�sent.
Surtout aupr�s d'un vieil ami qui m'a toujours plu.
Ne me compliquez pas la vie.
Je commence seulement � oublier.
Un autre martini ?
Si nous parlions de...
C'est dr�le.
Vous n'avez plus ce masque imp�n�trable.
Si on allait d�ner ?
J'irais m�me jusqu'� vous emmenez danser.
On pourrait d�ner ici.
Je suis une cuisini�re remarquable.
Je fais une affaire.
Vous auriez pu en faire une !
Je vous promets un bon steak. Ce qui est rare.
Et... la v�rit�, ce qui est encore plus rare.
Et par �crit ?
Dieu soit lou� !
Quand revenez-vous ?
Vol 42 de Madrid ?
On d�jeunera ensemble.
Quelqu'un que j'ai connu, il y a des si�cles !
Je ne me rappelle m�me pas son nom.
James Scott, g�n�ral d'aviation.
�a ne me dit rien.
Alors, inutile de conserver sa photo.
Il est facile de se d�barrasser d'un fant�me.
Infaillible !
Il n'en reste rien ?
Rien.
Et si je m'illusionne, je sais o� trouver du r�confort.
Assurez-vous-en !
Parlez-moi de lui ouvertement.
Est-ce bien utile ?
Mais si vous croyez...
J'�tais �prise de lui.
J'admirais son �nergie.
�a m'�tait �gal de rester dans l'ombre.
De me contenter...
des moments vol�s � sa femme.
Je jouais � la fille �mancip�e.
Je ne sais pas quand tout a chang�.
Mais un jour, j'ai compris...
que pour lui, �a ne signifiait pas la m�me chose.
Tout �tait calcul�.
C'est un homme prudent, votre g�n�ral.
Il n'a jamais d� prendre un risque...
ni �prouver une �motion v�ritable.
Il m'a m�me �crit des lettres !
Lui, se compromettre en �crivant ?
Il �tait assez s�r de lui, pour faire n'importe quoi.
Par jeu !
Je les ai gard�es...
pensant m'en servir pour me venger.
Mais, il me connaissait bien, apr�s tout.
Je ne suis pas assez mesquine.
C'est ce que vous vouliez savoir ?
Je suis d�sol�, Ellie.
Vous m'avez dit de vous parler ouvertement.
Repartons � z�ro.
Je vais me refaire une beaut� et pr�parer le steak.
Ne partez pas !
�a ne m'�tonne pas de Scott.
Mais ce qui me blesse...
c'est qu'il vous ait envoy�, vous, et que vous soyez venu.
J'ai besoin de ces lettres.
Et que vous ayez essay� de m'attendrir !
C'est ignoble, Jiggs !
Vous n'aviez en vue...
que sa r�putation.
J'ai laiss� un g�n�ral d'aviation...
se servir de moi.
Il n'y a pas de quoi m'en f�liciter.
Mais vous !
Scott ne voulait pas se salir les mains.
Le colonel Casey ex�cute ses basses �uvres.
A droite, Murdock, l'aide de camp du g�n�ral Scott.
A gauche, le colonel Broderick...
commandant la base Y.
Ainsi, le lapin sert � app�ter le renard.
Si j'avais �t� � Blue Lake... ils auraient essay� de me kidnapper.
J'admets m'�tre tromp� colonel.
C'est vous qui aviez raison.
Vos hommes ont bien travaill�.
J'attire votre attention sur un autre point.
Scott a d� envoyer Broderick...
pour ex�cuter une mission. �a signifie...
qu'au point de vue nombre il n'a pas l'avantage.
D'autre part, Girard ne va pas tarder.
Ces lettres, Casey, c'est de la dynamite !
Elles r�v�lent que le g�n�ral Scott menait une double vie.
Ce go�t de victoire qui nous vient aux l�vres...
nous le devons � vos efforts.
Le go�t que j'ai sur les l�vres, est amer.
Je vous comprends.
Mais votre g�n�ral est un chacal.
Ce g�n�ral est un h�ros.
Maintes fois d�cor� !
Comme vous �tes susceptibles, vous les guerriers !
Apr�s chaque armistice vous nous mettez au rancart.
Et vous nous faites r�endosser l'uniforme...
Vous avez fait une sale besogne.
Il n'emp�che qu'elle �tait n�cessaire.
Je vous remercie de l'avoir accomplie.
Je n'arrive pas � croire que je puisse m'en servir.
Et si l'on en vient � cette extr�mit� ?
Je me refuse � l'envisager.
Dieu merci, je n'aurai pas � le faire.
Nous dominons la situation.
Paul Girard est mort.
Son avion s'est �cras� pr�s de Madrid.
Les d�bris jonchent le sol sur plus de trois km.
Il n'y a pas de survivants.
Une d�claration officielle s'impose.
Puis-je la r�diger ?
L�gitimons l'absence de Girard.
Dites qu'il �tait en vacances.
J'ai eu deux amis intimes dans ma vie.
L'un �tait Paul Girard...
l'autre, Ray Clark.
L'un m'a aid� � devenir pr�sident.
L'autre, � le rester.
Girard est mort...
Et Clark, o� est-il ?
Pour l'amour du ciel, o� est-il ?
Ecoutez, Prentice, ne vous foutez pas de moi !
�a fait 24 h que je suis dans cette fournaise.
Quand j'en sortirai, il vous faudra vous expliquer.
Vous m'avez bien entendu ?
Certainement, M. Le s�nateur.
Le s�nateur Prentice m'assure que votre commission...
a �t� avertie de l'existence de cette base.
Vous �tiez probablement en vacances.
Pour changer d'air...
Changez plut�t de bobard !
Je n'ai pas pris de vacances depuis que le Congr�s est en session !
Nous n'avons jamais entendu parler...
de l'ECOMCON !
Prenez donc un verre et d�nez.
Puis, je vous ferai visiter la base.
Je veux la visiter tout de suite !
Impossible !
Plus tard...
Quand il fera plus frais.
Jordie, mon vieux, � moins d'un miracle...
faudra te d�brouiller sans nous.
Je ne vais pas diminuer mes chances en me saoulant...
- Vous �tes le consul am�ricain ? - J'appartiens � l'ambassade.
Nous avons ramass� des objets �parpill�s.
Il n'y avait que deux Am�ricains � bord.
Mme Buchanan, de Philadelphie.
Et un M. Paul Girard.
Il partait pour Washington.
Nous n'avons pas son adresse.
Avez-vous trouv� des objets ?
Encore rien.
Colonel Henderson, l'adjoint de Broderick.
Son adjoint ? Ou son barman ?
Je ne comprends pas.
On est bien hospitalier, ici !
Vous aviez t�l�phon� chez moi.
C'est ainsi que j'ai appris que vous �tiez ici.
Je suis d�sol� de vous mettre en garde � vue.
Mais les ordres sont formels.
Je m'y soumets ! Je vous avais appel�...
de la part de notre ami Casey.
Vous �tes bien Mutt ?
Vous connaissez Jiggs ?
Je l'ai vu souvent � notre commission.
Il m'a rendu certains services.
D�sirez-vous boire ?
Encore ?
Je ne comprends pas.
On veut m'enivrer ?
Ces bouteilles on les a apport�es peu � peu.
Etrange, non ?
On veut me noyer dans un flot de bourbon !
Voulez-vous m'�couter un instant ?
D'abord, je tiens � vous assurer...
que je jouis de toute ma raison.
M�me apr�s 24 heures de d�tention.
Vous avez confiance en Casey ?
Une confiance absolue !
Croiriez-vous ce qu'il vous dirait ?
Quand vous lui avez parl� de l'ECOMCON...
il n'avait jamais entendu ce nom !
Curieux...
J'en ai eu l'impression.
Comment savez-vous que j'ai vu Jiggs ?
Il me l'a dit.
Il ignorait tout de l'ECOMCON.
Apr�s votre d�part...
il a v�rifi� les ordres donn�s par Scott.
Aucun ne concernait l'ECOMCON.
Broderick en a r�f�r�...
au Haut-Commandement.
Pas au Pr�sident Lyman !
Il faut que vous sachiez...
Le gouvernement des Etats-Unis...
oscille de droite � gauche...
pr�t � s'effondrer !
Quelques hommes peuvent emp�cher cela.
Soyez des leurs.
C'est une histoire abracadabrante...
Sergent, je prends ce civil sous ma garde.
Le bureau du colonel Broderick...
Excusez-moi, mon colonel. Le civil ne doit pas quitter la base.
Tout est en r�gie.
Je donne contrordre. J'emm�ne le civil.
Le colonel Broderick a dit...
Lancez les cl�s !
Retirez le chargeur et jetez-le !
Je vais t�l�phoner � la Maison Blanche.
Quand tout cela sera fini...
vous aurez le droit de pleurer !
Donnez-moi dix cents pour arr�ter une r�volution.
Vous n'avez pas vu un grand militaire...
avec un petit b�ret ?
Nos hommes ont-ils pu se tromper ?
Absolument pas.
C'�tait bien le colonel Henderson.
Amen� au fort Myers ce matin � 10 h 30.
Sous bonne garde et au secret.
Du moins, il est vivant.
L'amiral Barnswell...
Ici le pr�sident...
Il est mont� � bord, il y a quelques jours.
Il m'a transmis vos compliments. C'est tout.
Non, il ne m'a rien fait signer.
Je regrette. Mais je ne puis vous dire que ce qui s'est pass�.
Je n'ai rien sign�. Il n'a rien emport�.
Si, par chance, la m�moire vous revenait...
t�l�phonez-moi aussit�t.
Nous en sommes arriv�s au samedi 14 h 20.
Demain � 14 h 20...
un coup d'�tat se sera produit � Mont Thunder.
Le g�n�ral Scott para�tra � la t�l�vision...
afin d'expliquer au pays...
pourquoi ce coup de force �tait un acte de foi.
Est-ce le moment de jeter l'�ponge ?
Qu'attendez-vous pour destituer Scott...
et les autres ?
C'est une s�dition pure et simple !
D�cr�tez la loi martiale !
On me prendrait pour une esp�ce de fou...
incapable de prouver quoi que ce soit...
parce qu'une preuve a disparu en Espagne.
L'autre �tant la parole d'un s�nateur frisant le delirium tremens !
C'est exactement ce que le Congr�s dirait.
Mais il vous reste une derni�re possibilit�.
Vous servir des lettres que Casey a prises.
Au point o� nous en sommes, il faut bien user d'exp�dients.
Encore une fois... Position 'A'.
ECOMCON, secteur 'Y'.
Secteur 'X'... Mont Thunder...
Le g�n�ral Rutkovski proteste...
contre l'envoi de douze avions de transport en direction d'El Paso.
Il veut savoir o� ils sont.
Et pourquoi trente appareils...
ont re�u, � Fort Bragg...
la m�me destination.
Qu'avez-vous r�pondu ?
Que c'�tait secret.
Tel que je le connais, il n'en restera pas l�.
Il ira jusqu'au...
Pr�sident !
Nous avons observ� des transports de troupes...
volant en direction d'El Paso.
Ils ont �chapp� � nos radars.
Il doit y avoir une base secr�te.
J'aurais d� en �tre inform�.
Continuez g�n�ral.
Trente autres transports y �taient attendus demain � 7 h.
Ils y arriveront ce soir, 23 h.
Ces avions doivent rester au sol.
Donnez des ordres pour qu'ils ne d�collent pas !
Dites que la Maison Blanche confirmera.
Compris ?
Je veux que vous soyez disponible. Que je puisse vous joindre � tout moment !
Maintenant je vais suivre votre conseil.
Appelez le Pentagone. Dites au g�n�ral Scott...
de venir imm�diatement.
Il est temps d'affronter l'ennemi.
Ni Scott ni les chefs de l'Etat-Major
ne sont des ennemis. Quelle que soit leur aberration !
L'ennemi, c'est l'�re nucl�aire.
Elle a tu� la confiance qu'avait l'homme...
en son pouvoir d'influencer son propre destin.
De l� son complexe. Il se sent frustr�.
En d�sespoir de cause, il cherche un sauveur...
au nom de notre drapeau.
Un homme dou� d'un certain prestige surgit.
La foule en fait un dieu.
Pour les uns ce fut MacCarthy...
pour d'autres le g�n�ral Walker.
Maintenant c'est le g�n�ral Scott.
Le g�n�ral Scott est l�.
Faites-le entrer.
Vous avez renonc� � votre partie de p�che ?
Nous n'avons pas besoin de cela.
Il n'y aura pas d'alerte demain.
Vous annulez l'alerte ?
J'ai pris cette d�cision.
Pourquoi ?
Certains faits sont venus � ma connaissance.
Inutile de vous les �num�rer.
Vous allez d�missionner d�s ce soir !
De m�me que les g�n�raux Hardesty, Riley et Dieffenbach !
Vous plaisantez ou vous avez perdu l'esprit ?
Il n'y a aucune raison pour que je d�missionne !
Ni moi ni les autres !
Vous pourriez me donner ces raisons.
Mais si vous voulez que je les �num�re...
Vous avez, sans mon autorisation...
engag� des sommes importantes...
pour �tablir une base...
et y entra�ner une unit� sp�ciale...
dont vous avez dissimul� l'existence...
� moi-m�me et aux membres du Congr�s.
Le nom de cette unit� ?
Vous le connaissez.
L'ECOMCON !
Votre m�moire est en d�faut.
J'ai eu votre autorisation verbale.
Ce jour-l�, nous avions trait� pas mal d'affaires.
J'ai pens� que vous informeriez le Budget.
A quelle date, cette entrevue ?
Ici, en automne dernier.
En novembre...
Vous avez not� la date ?
Si vous d�sirez vous en assurer je vais chercher mes notes.
Ce n'est pas n�cessaire.
Le colonel Murdock m'attend. Il avait assist� � l'entrevue.
Il vous donnera toutes les pr�cisions.
Ce n'est pas n�cessaire.
Vous avez fait emprisonner dans cette base un membre du S�nat.
Le s�nateur Clark.
Je n'ai pas �t� inform� qu'il ait visit� la base.
Il attestera...
que le s�nateur Prentice...
vous et une poign�e d'autres...
connaissiez seuls l'existence de la base.
Avez-vous d'autre griefs ?
Dans l'ordre chronologique...
Le choix, pour commander la base...
d'un officier dont certaines d�clarations...
sont des appels � la s�dition.
Je ne parle jamais politique... avec mes officiers.
Le colonel Broderick... a fait preuve d'h�ro�sme.
Ajoutez : De curiosit� !
Que faisait-il dans un hors-bord...
qui croisait � Blue Lake ?
Il est reconnaissable sur le film !
Et la d�tention du colonel Henderson ?
Il a d�sert� son poste.
Il fera l'objet d'une sanction.
Et il est au secret.
Et vos activit�s personnelles ?
Ce pari de Preakness...
Un code personnel et secret...
dissimulant une action militaire...
en vue de renverser le gouvernement !
Pouvez-vous �tayer cette accusation ?
Je vais vous confondre !
Vous �tes un ambitieux et un tra�tre !
Je sais... Vous me prenez pour un faible.
Mais je respecterai mon serment de d�fendre la Constitution !
Moi, je respecte notre drapeau !
Ayez le respect de la d�mocratie !
Je n'accepte pas de le�on !
Vous avez fait preuve...
d'une criminelle incons�quence !
Ce trait� avec la Russie menace notre s�curit� !
Vous n'�tes pas seulement faible mais coupable !
Quant � votre fid�lit� � votre serment...
vous l'avez viol�, en privant le pays...
de ses forces vives !
Et quand la nation a perdu confiance...
vous avez viol� votre serment...
en ne remettant pas le pouvoir...
� un homme repr�sentant le peuple !
Et cet homme aurait �t� le g�n�ral Scott ?
Faut-il rire ou en pleurer ?
Le g�n�ral Scott n'a aucune ambition personnelle.
Sa pr�occupation est la survie de son pays.
Si vous �prouvez pour le pays...
une affection si fervente...
ayez donc confiance...
en son gouvernement !
Vous pr�tendez que j'ai dup� le peuple.
Que je l'ai frustr�, laiss� sans d�fense.
Selon vous j'ai perdu sa confiance...
Je n'ai pas entendu sa voix ?
Cette voix, o� l'avez-vous entendue ?
Dans une pi�ce ferm�e au verrou et remplie de conspirateurs ?
Vous voulez d�fendre les Etats-Unis ?
Faites-le avec les moyens dont vous disposez.
Faites-vous �lire !
Mais ne vous emparez pas du pouvoir !
Vous ne parlez pas s�rieusement ?
Je pourrais sortir d'ici et me pr�senter comme candidat � la pr�sidence.
Et demain, je serais assis � ce bureau !
Et vous le savez ! Je le sais. Le pays aussi.
En ce cas, ayez le cran de voir les choses en face.
Partez pour votre Ohio natal !
Attendez la prochaine �lection.
D'ici l�...
tout ne sera que ruines !
100 millions de morts !
Sur leurs tombes :
'Mort pour Jordan Lyman, le pacifiste !'
Qu'arriverait-il...
si vous preniez le pouvoir de force ?
Si les Soviets voyaient le pays...
aux mains d'une dictature militaire ?
Combien de temps mettraient-ils � rompre le trait� ?
Quelques jours, quelques heures...
Une semaine peut-�tre.
J'exige votre d�mission d�s ce soir !
Ainsi que celles des autres chefs de l'Etat-Major.
Je vous le dis, sans �quivoque.
Je ne donnerai pas la raison de votre d�mission.
Si elle �tait rendue publique ce serait le d�sordre.
Donnerez-vous votre d�mission ?
Je peux l'exiger !
Exigez-la !
Je porterai l'affaire devant le pays !
On verra ce qu'il en r�sultera !
Rien d'autre,
M. Le pr�sident ?
Demain je tiendrai une conf�rence de presse.
J'annoncerai que je vous ai demand� de d�missionner.
Je donnerai comme raison...
nos divergences au sujet du trait�.
Vous ne pourriez gu�re dire autre chose.
Vous n'oseriez pas !
Je vous combattrai !
Jiggs, vous pouvez rendre ces lettres � Miss Holbrook.
Dimanche 18 mai 15 h 36
�a passera sur toutes les cha�nes, � 21 h.
C'est un gros morceau.
Ne va-t-il pas nous accuser...
au cours de sa conf�rence ?
Il soutiendra une position ind�fendable.
S'il nous accuse de s�dition...
�a risque de devenir dangereux.
Lyman est un homme fini !
Peu importe ce qu'il dira ou fera.
Avant huit jours, il sera mis en accusation.
Restez l� et regardez la t�l�vision. Je serai au studio.
Murdock me contactera si n�cessaire.
Les r�sultats du Preakness vont �tre donn�s sur cette cha�ne.
Le pr�sident des Etats-Unis...
Le dernier sondage Gallup...
fait appara�tre une d�sapprobation...
du trait� avec les Soviets.
Les raisons pour lesquelles j'ai demand�...
la ratification du trait� ont �t� dites et redites.
Veuillez m'excuser un instant.
Whitney, de notre ambassade � Madrid...
Il a apport� ceci.
Moi seul ai lu ce document.
On ignore que je suis ici.
Retardez la conf�rence d'une demi-heure.
Ne faites jamais allusion � ce papier.
J'insiste... jamais !
Faites-le photocopier.
Que Scott et les autres en re�oivent un exemplaire.
Dimanche 18 mai 16 h 06
La d�claration sign�e par l'amiral Barnswell...
Vous �tes un triste sire...
Vous nous avez vendus.
Savez-vous qui �tait Judas ?
Le pr�sident vous envoie ce document.
Je vous ai pos� une question.
C'est un ordre ?
Oui, je sais qui �tait Judas.
Un homme que j'ai servi et admir�...
jusqu'au jour o� il d�shonora son uniforme.
Au cours des derni�res 48 heures, des rumeurs
ont circul� concernant les chefs de l'Etat-Major
et leur d�mission massive.
Je vais r�pondre.
D'abord quelques autres commentaires...
Dans une d�mocratie...
quand le pr�sident et le S�nat...
ont pris une d�cision...
l'opposition de l'arm�e
qui s'est montr�e hostile au trait�...
doit prendre fin.
Il en est ainsi en temps de guerre.
Il doit en �tre ainsi en temps de paix !
Je n'avais pas le choix.
J'ai demand� la d�mission du g�n�ral Scott.
Et en m�me temps...
celles de trois autres officiers.
Je sais. Il me l'a dit.
Je viens, g�n�ral.
G�n�ral, tout va tr�s mal.
Il vous demande � tous de d�missionner.
Lyman s'est procur� une d�claration �crite de Barnswell.
Nous sommes impliqu�s dans cette histoire.
Harold, vous avez ma proclamation ?
Les directeurs de cinq cha�nes se sont r�cus�s !
Je passe � la t�l� ou non ?
Nous vous avons suivi...
mais �a devient trop dangereux.
Taisez-vous, Prentice.
- Qu'allez-vous faire ? - Me rendre � Mont Thunder.
Et passer de force � la t�l�.
- Vos d�missions ? - Il ne les aura pas !
Les g�n�raux ont plus de cran que vous !
Allez au diable !
Les Am�ricains ont toujours exprim�...
leur point de vue.
Le jour o� ce gouvernement...
ne le leur permettra plus...
il devra changer de forme.
Car nous ne serons plus une d�mocratie !
Mais ce jour ne viendra pas !
On me remet � l'instant la d�mission...
des g�n�raux Hardesty, Riley et Dieffenbach.
Je vous le r�p�te...
Ces trois g�n�raux viennent de d�missionner.
Leurs d�clarations seront rendues publiques.
Auparavant...
je tiens � ces quelques pr�cisions.
L'objet du trait� je l'ai r�p�t� en maintes occasions...
est de nous forcer � abandonner peu � peu
une position offensive.
Nous nous �cartons du jour, o� par accident ou par folie...
quelqu'un provoquerait l'h�catombe.
O�, mon g�n�ral ?
Chez moi...
Votre g�n�ral vient de perdre la partie.
Gr�ce � cette arme ?
On ne s'en est pas servi.
J'ai encore une autre possibilit� ?
Ne l'oubliez surtout pas.
Le bruit a couru...
que nous avions perdu notre grandeur...
que nous n'avions pas le force de gagner sans guerre...
le combat pour la libert� du monde.
C'est pure calomnie !
Notre pays est assez fort...
pour jouer le r�le de pacificateur !
Il est assez fier pour �tre patient.
Ses d�tracteurs, les partisans de la violence ont tort !
Nous demeurerons forts et fiers...
pacifiques et patients !
Et nous verrons le jour...
o� tous les hommes...
sortant des t�n�bres de la tyrannie...
se dirigeront vers le soleil et la libert� !
Vous venez d'entendre le pr�sident des Etats-Unis.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.