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Now I'm in Louisiana, where the alligators grow so mean.
I lived a world that I swam to the world.
Made the alligators grow so mean.
Everybody said it was the same.
Cause my mama wasn't working for the same game.
Ah, doucement, doucement, non, lâchez-moi, vous.
Donnez-moi un message.
Lâchez-moi, mais...
Ah, mais le 92!
Mais lâchez-moi !
Lâchez mon bras.
C'est quoi ça?
Ça, c'est un tube qui est dans votre main et qui n'est pas à moi.
Je ne sais pas.
Lâchez-moi.
Lâchez-moi gentiment.
Madame, s'il vous plaît.
Allez, on y va, madame.
Je vais prendre mes lunettes.
Madame, je les prends.
On va les récupérer.
Ne vous inquiétez pas.
Allez, on y va.
Mais vous pouvez regarder.
Ah, vous lâchez.
Arrêtez de vous salir comme ça.
C'est pesant.
Madame?
Oui?
Tenez, vous avez fait tomber ça.
Attendez, on me parle.
Oui?
Vous avez fait tomber ça, tenez, ça.
Ah, c'est gentil, merci.
A vous.
Vous voyez, ça, c'est moi.
C'est...
Hop, lâchez.
Ah!
Madame, s'il vous plaît.
Mais lâchez-moi, monsieur, c'est ridicule.
Oui, va, madame.
Mais...
C'est pas vrai.
Lâchez-moi.
Les articles, là, vous les récupérez, donc du coup, vous pouvez aller les partir.
Voilà.
Monsieur, ça suffit, s'il vous plaît, on n'a pas le temps.
Vous n'avez pas le temps.
Quand j'ai le temps de faire ça, moi aussi.
Monsieur, laissez-nous travailler.
Non, mais vous n'avez pas de maman.
Regardez, c'est une maman.
Ça se voit que c'est une maman.
Tu n'as pas de maman, toi.
Tu arrêtes.
Dégage!
Dégage!
Ramasse ton pote et vas-y, de toute façon...
Enfin bon, on est filmé, je dois résister.
Ah, bah vas-y, vas-y.
Sinon, on fait un truc, tu fais semblant de m'attaquer, moi je fais semblant de
t'assommer, on fait comme ça.
On fait semblant, on fait pas trop de bruit, tu vois.
En tout cas, c'est vraiment gentil d'avoir pris ma défense.
Alors là, ce n'est pas courant.
Un inconnu qui prend votre défense.
Vous n'étiez pas obligés.
Mais je me demandais, ça c'est parce que je suis curieuse,
Ça fait comme un coup de boule.
Non, parce que ça doit être un choc.
Il faut avoir la tête plus dure que celui qui se le prend.
Le coup de boule.
Moi, c'est Rose.
Et vous?
Il faut aller à droite, là.
Il faut tourner à droite.
Ah, d'accord.
Le saumon, ça vous dit ?
Parce que j'ai deux grands filets de saumon.
Ils ont un rayon poissonnerie là pour une grande surface exceptionnelle.
Ou alors de la langouste.
Madame, arrêtez de me suivre, c'est bizarre.
Arrêtez de me suivre, c'est bizarre, merci.
J'ai des filets de bœuf aussi, si vous préférez, il faut vraiment, ne vous gênez
pas.
Je vous ai dit quoi quand on était juste, c'était là, juste ici.
Je vous ai laissé un petit quelque chose quand même.
Au revoir, monsieur.
T'es trop dessus, là !
Il n'y a pas de sac.
Ah oui, t'as absolument raison, ma chérie, il n'y a pas de sac.
Reste pas planté là.
Émilie, viens nous aider, s'il te plaît.
Oui.
J'arrive, putain!
Allez, Daft Punk!
Attends, attends, t'as fait quoi mon trench, toi?
Bah le tartan, il est déchiré.
Ouah, je te prêterai plus jamais rien.
Tu sais ce que ça veut dire pour moi?
Si ça compte pour mon évaluation trimestrielle, je vais faire comment, moi?
Eh bah tu le remets à l'intérieur, le tartan.
On tire trop sur le groupe, là, il va péter.
Il va péter!
C'est une version revistée du trench.
C'est mon trench.
Puis toi, je te dis rien quand tu fais un baba au whisky alors que c'est au rhum.
Là, tu marques un point.
Vous m'entendez, hein?
Oui.
Non, j'ai ça pour toi, c'est le secrétariat de l'école.
T'as toujours pas à régler le second trimestre, donc...
Je vais les appeler.
Et quoi?
Qu'est-ce qu'il y a?
Pourquoi tu me regardes comme ça?
T'es toute blanche.
T'es devenue blanche d'un coup, ça va?
Ah bon, je suis blanche?
T'es verte comme Shrek.
T'es verte et blanche?
Non mais n'importe quoi.
Bon, allez me chercher ce qui reste dans le coffre.
On va attaquer maintenant, c'est bon?
Non, on regarde d'abord et après on goûte.
Vous n'avez pas aimé manger quelque chose que vous n'avez pas aimé regarder?
C'est hyper beau, maman.
Ouais, j'irai pas jusque-là, mais enfin bon, ça se défend.
Très beau, maman.
Mais un coup de fourchette et tout est niqué, ça n'a aucun sens.
Si c'est beau, c'est fragile, tu vois.
Il y a très peu de choses sur cette terre, à part la cuisine.
Et vous, qui exprime aussi bien ça.
Vale, ataqueira.
Allez, attaquez !
Tu m'en fais le roi?
Non, j'ai pas de référence, maman.
Mais il faut manger, maman, c'est hyper bon.
Faut que tu manges, c'est hyper bon.
Quoi?
Qu'est-ce qu'il y a?
Pas rien, je t'en prie.
Ça te plaît, chérie ?
Un bout de du saumon bio.
On n'a pas de mazout pour la chaudière.
Génial.
En tout cas, ça t'empêche pas de manger, puisque tu parles la bouche pleine.
Enfin, si tu préfères le mazout à un saumo n bio cuisiné par ta mère, c'est que j'ai
vraiment raté ton éducation, tu vois.
Ah, parce que ton éducation, c'est de nous faire crever de froid?
Ah, parce que je te fais crever de froid, moi, maintenant?
Il fait pas froid, là, tu vois.
Il fait frais, hein, les filles?
Frais.
Pardon ?
Non mais je crois pas t'avoir autorisé à sortir de table.
Simon, je viens avec toi?
Non, non.
Tu boudes ?
Oui, non, ne se prononce pas.
On ne se prononce pas.
Attends, dis-moi, le shampoing, c'est pour le casque ou c'est pour les cheveux?
Bon, tu fais pas la folle avec l'eau et t'écoutes ta sœur?
J'ai bougé, je suis vannée.
Bonne nuit, les chéris.
Et elle était superbe ton idée du tartan à l'extérieur.
Bonjour, c'est Rose.
Oui, bonjour.
Vous ne touchez pas à cette porte.
Ne touchez pas à cette porte.
Je vous ai apporté à manger.
C'est des raviolis en boîte, ça?
C'est ça, il ne faut pas manger ces saloperies.
Oui, mais moi, je vous dis qu'il ne faut pas toucher à cette porte.
Je vous ai dit de ne pas toucher à cette porte.
Mais je suis désolée.
Pourquoi vous les m'emmerdez?
Sérieusement, madame, pourquoi vous les m'emmerdez?
Mais je suis désolée.
Vous êtes désolée?
Putain, pourquoi vous les m'emmerdez?
Oh là là, putain.
Je suis désolée.
En tout cas, vous êtes quelqu'un de courageux, vous.
Vous êtes courageux, non?
Se jeter comme ça sur moi.
Alors là, vous voyez, on ne voit plus.
Là, on voit.
Là, on ne voit plus.
Voilà.
Bon, je vous ai mis des couvertures en plus parce que, voilà, en ce moment, les
nuits sont un peu plus fraîches.
Puis j'ai eu un petit différent avec mon livreur de mazout, mais bon.
Vous avez des serviettes, du savon.
Vous vous y connaissez, vous, en groupe électrogène ?
Non, mais c'est pas grave.
Je vous ai mis un jerrycan d'eau parce que c'est amplement suffisant pour une
douche.
Nous a coupé l'eau aussi.
Mais bon, il y a des choses plus graves dans la vie.
Comme cramer l'icémé, toi.
Non, mais ça, je vous ai dit que j'étais désolée.
Ouais, vous êtes désolée, mais c'est facil e de désoler, tout le monde est désolé.
Alors ça, c'est incroyable, c'est exactement ce que je dis aux enfants.
Alors là, je suis totalement d'accord avec vous.
En même temps...
Je ne veux pas vous contrarier, mais ce n' est pas moi qui ai mis un réchaud derrière
une porte de camionnette.
Vous avez dit quoi?
On dîne à 20h.
20H précise, tenue correcte exigée, si vous changez d'avis.
Ouais, je changerai pas d'avis.
Mais vous pouvez, hein, changer d'avis.
Vous avez le droit, vous savez, moi par exemple, j'ai des avis très arrêtés sur
plein de questions, ça m'empêche pas de changer d'avis.
Et puis, voilà, après on pourrait parler.
On pourrait parler.
Ben oui, c'est bien de se parler, non ?
Non, c'est pas bien de se parler.
A tout à l'heure.
Putain, putain de bordel de merde.
Hé, non mais, t'as raté côté.
Viens ici.
Connerie, connerie à la con.
Émilie, viens ici.
C'est quoi ce délire avec les papiers peints?
Bah quoi?
Qu'est-ce qu'ils ont mes papiers peints?
Qu'est-ce que c'est, moche?
Il m'a dit un clodo.
Il a quoi la tête?
Rien.
Il s'est cogné.
Allez, maintenant.
Il s'est cogné.
Non mais ça va pas, il fait pas du tout commandant de port.
Mais si, il fait commandant de port.
Bah non, non il fait pas commandant de port, t'es complètement en armage putain.
Pardon, je t'interdis de me parler sur ce sujet.
Je te parle comme je te parle.
Pardon.
Tu me ramènes à Clonchard, il fait pas du tout commandant de port.
Je fais ça dans...
On attend quoi, là?
Émilie!
T'as un clodo ?
Toi, pourquoi t'es inquiet, ça?
Je te dis pas, tu dis des gros mots tout seul.
Non, je dis pas des gros mots tout seul.
Si, et t'aimes pas le papier peint.
Non, j'ai pas dit que j'aimais pas le papier peint, c'est pas moi ça.
Je te dis, on se traite.
Si, je te dis quand même.
J'ai mordu Sandrine Coquerel.
J'ai mordu Sandrine Coquerel.
Et pourquoi t'as mordu Sandrine Coquerel?
C'est une grosse salope.
Et qui t'a appris à parler comme ça ?
C'est André Nkokran.
Chutesse.
Simon, tu dis bonsoir?
Tu sais même pas comment il s'appelle.
Il s'appelle Jean.
Bonsoir Jean.
Voilà, tu dis bonsoir à Jean, Simon.
Vous avez eu le temps de vous reposer un peu?
Mangez, Jean, ça va refroidir.
Ça vous plaît?
Franchement.
Notre mère a fait l'école hôtelière à Lausanne.
Elle est sortie première.
Première.
En ce moment, elle ne mange pas parce qu'elle n'a pas faim.
Elle n'a pas faim.
Bon, arrêtez de l'embêter avec ça.
Première école hôtelière, tu me fais bouffer sur un réchaud de camping.
Heureusement que t'es pas sorti dernier, on boufferait du placo sinon.
C'est sûr qu'on n'a pas tous redoublé notre première et notre terminale.
Ta gueule, toi.
À plafonner à quoi?
Cinq de moyenne générale, tout ça?
Ta gueule, toi!
Oh, bravo.
Ton école de mode de bouffon qui coûte une blinde, là.
Je suis pour te la péter, tu vois, t'es stylé.
Bon, arrêtez, là.
Si je pouvais, je serais un mec juste pour te péter ta gueule.
Ah ouais?
Vas-y, vas-y, t'attends.
Vas-y, on va bien rigoler, je t'en prie.
Mais je suis tellement con, ça me fout la migraine.
Non, il faut un cerveau pour avoir une migraine.
Ah, il faut un cerveau.
Toi, t'as un grand cerveau, peut-être, avec ton petit bonnet de con, là.
Bon, arrêtez!
Mais vas-y, je t'en prie, tape.
Ah, vas-y, vas-y.
Je vais souffrir, j'en peux plus.
Maman, j'en peux plus, là.
T'es content?
Ta gueule.
Bravo.
Ton tartan retournait de merde, là.
Tout chaud.
Maman!
Regardez l'exemple que vous donnez à votre petite sœur.
Et la façon dont vous vous comportez, là, avec notre invité, non mais c'est honteux!
Donc là, vous me laissez, je ne veux pas vous parler.
Maman, pardon, excuse-moi.
Je suis désolé.
Oh non, puis arrête de t'excuser, là.
Comporte-toi bien, c'est tout ce que je te demande.
Vous êtes des cons.
Oui, on sait, Émilie, merci, tu peux être couchée.
Je suis désolée.
Ah non, puis toi aussi.
C'est trop facile, là, le côté je m'excuse , c'est pas de ma faute, j'ai pas fait
exprès.
J'entends que ça, ici.
Je sais pas, moi, grandissez, je vais pas toujours être là.
Mais t'es enceinte?
Quoi?
Je sais pas, t'arrêtes pas de vomir et tout, tu peux me le dire.
Mais non, je suis pas enceinte, de qui tu veux que je sois enceinte?
Mais ça va pas ou quoi ?
Mais t'es vraiment...
T'es conne, toi.
Bah quoi?
C'est ce que j'ai dit.
Non, mais écoute.
Non, mais j'ai...
Je sais pas, c'est un truc de...
Qu'est-ce que tu fais là, toi?
T'es pas autorisé à monter à l'étage.
Bon, moi, je vais y aller, parce que c'est mieux.
Ah ouais, c'est mieux.
Voilà.
Donc, du coup, en tout cas, je vous souhaite bonne continuation, madame.
Au revoir.
Mais ça prendra deux heures, pas plus.
Après, on vous laisse tranquille.
Mais c'est promis.
Attendez!
Attendez.
J'ai besoin de vous.
Voilà.
On a besoin de vous.
N'importe quoi.
Vraiment, c'est n'importe quoi.
Vous êtes complètement inconsciente.
Vous allez vous faire cramer.
Bon, non, je ne suis pas du tout inconsciente.
Les services sociaux, vous les baladez, ils ne sont pas assez.
Vous avez dit quoi, là?
Les services sociaux.
Les services sociaux, ah putain, quel bordel.
Ce qui compte pour eux, c'est que l'image soit dans le cadre.
Ouais, et quand ils vont appeler la compag nie aérienne, vous allez faire comment?
Vous y pensez à ça?
Ben non, vous y pensez pas.
Ah non, mais c'est réglé, ça.
Milos, il travaille au service entretien chez ADP.
Milos, mais est-ce que je connais un Milos?
Oui, Milos, c'est le mari de Carmen, Milos.
Le mari de Carmen, ah oui, le mari de Carmen.
La marraine des mille.
Milos, il connaît un type aux ressources h umaines, cher France, et on l'a arrosé, et
vous êtes dans le listing.
Dans quel listing?
Comment ça, je suis dans un listing?
Alors, excusez-moi, je suis dans aucun listing.
Bah si, vous êtes dans le listing Air France.
Ouais.
Enfin, pas vous, hein.
Lui, je veux dire.
Celui qui n'existe pas, quoi.
Le commandant de bord.
Oh non, non,
C'est complètement dingue, en fait.
Moi, je vais vous dire ce qui est dingue.
Alors moi, je vais vous dire ce qui est dingue, c'est que je ne suis pas très
tactile.
Donc quand vous prenez le bras comme ça, c'est chiant.
Je ne vous touche pas.
Je ne vous touche pas.
Je vais vous dire ce qui est dingue.
C'est ce qu'ils font.
Quand ils décident que les parents ne sont pas capables de trouver un toit à leur
gamin.
Voilà, ils les mettent en famille d'accueil, ils séparent les fratries.
Si vous croyez que je vais accepter ça, ben non, je ne vais pas accepter ça.
Et là, ça, c'est pas à toi, ça?
Oui, mais on n'a pas le droit d'habiter ou d'exploiter l'hôtel, je ne suis pas aux
normes.
Et puis alors, je n'ai pas le début du pre mier centime pour les mises en conformité.
Je ne vous parle même pas du restaurant.
D'accord.
Et je ne sais pas, ils n'ont pas un père, ces gamins?
Attendez.
Bon, dans vos chambres tout de suite.
Alors, il est où le père?
Je ne sais pas.
Il est mort, le père.
Et c'était un mec génial.
Le genre qu'on remplace pas.
Donc me dites pas que vous êtes désolés parce que ça...
Ça m'énerve, en fait, et ça sert à rien.
J'avais pas l'air que j'étais désolée.
Eh ben, tant mieux.
Et les grands-parents, ils sont où les grands-parents?
Parce que les gens meurent, en fait.
Les gens proches autour de vous meurent.
Vous voulez savoir aussi où sont les parents de mon mari, c'est ça ?
N'exagérez pas quand même, ils sont vivant s, mais bon, c'est pas forcément une bonne
idée.
Vous vous disputez avec eux?
Mais non, pourquoi je me serais disputée avec eux?
Je sais pas, vous êtes du genre à vous disputer, vous?
Ah bon, moi je suis du genre à me disputer?
Qu'est-ce qui vous fait dire ça?
C'est des boomers.
C'est des boomers qui font la route des vins Tesla, les parents de mon mari.
Je me dispute pas avec eux, je leur parle pas, quoi.
Ils n'ont que moi, mes enfants.
Bon, vous nous aidez ou pas?
Vous nous aidez.
Vous nous aidez, là.
Je suis présotage, votre machin.
Non.
C'est oui.
Je ne sais pas, mais c'est...
Oui, non, je sais pas.
Quoi?
Ben oui.
Oui.
I wake up in the morning with my head down in my eyes.
And I stumble over to the breakfast table while the kids are going off to school.
Tu dors pas toi?
Je veux bien dormir avec maman et moi.
Non, je peux pas dormir avec maman et toi.
Je suis trop grand.
Non, t'es pas trop grand.
My heart and the sea, my morning sun.
And if that's not love to me...
That's all I've got to say.
God damn it.
Little green apples, it don't rain.
Indian apples in the summertime.
There's no such thing as Dr.
Seuss, Disneyland, and Mother Goose.
There's no such thing.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je suis en train de te la couler.
La petite avec toi.
C'est quoi ce regard de beau ténébreux là?
C'est rien.
Repose-toi.
T'es tellement gentil comme tu veux.
Non, je suis pas gentil.
Mais sûr que si t'es gentil.
Demain, je veux plus le voir ici.
Qui ça?
Arrête de t'acquitter comme ça.
T'es pas un âge où on s'inquiète.
C'est qui, lui ?
Inquiète.
Mais toi, par contre, quand je te donne un horaire, tu respectes l'horaire.
Ouais, pardon.
Vas-y, file.
Si c'est une copie, je te démonte.
Non, non, c'est pas une copie.
Vas-y, bouge maintenant.
Hein?
Dégage.
Axel, là, tu fais quoi?
Oh!
Quoi?
Bah...
T'as une crise de courage?
Vas-y, casse-toi, là, dégage!
T'as dit casse-toi, alors casse-toi, fils de pute.
Deux.
Non, un.
Deux.
Deux.
Émilie, écoute maman, là.
Tu me prends ou je le reprends?
Deux, deux,
Je pourrais rien faire avaler d'autres le matin, c'est des pains au chocolat induit,
quoi.
C'est comme ça, j'ai tout essayé.
Des pains au chocolat induit, c'est désespérant.
Deux.
Voilà.
T'en veux les deux?
T'en as deux maintenant.
Voilà.
On voulait deux, non?
Simon!
Non!
Simon!
T'as du 1, non?
Non, non.
Je ne comprends pas, je vous ai posé des questions simples.
Quatre étages, je vous ai posé la question , il est fuyant sur tout, c'est dingue, il
est fuyant sur tout, il est un peu fuyant.
C'est une question simple, je veux juste où est-ce qu'on est en fait.
Mais on est chez une famille, tout ce qui est de contradi, quoi.
On fait deux, trois fois chef à domicile chez eux, et puis ils ont laissé un jeu de
clé qui venait, et voilà.
Ils ont une maison dans le Perche.
ils passent toutes leurs vacances là-bas.
Maman, c'est lourd.
On sera pas dérangés.
Vous allez pas en être là, quoi.
Bah, bon allez, hop.
Un, deux, trois, et voilà!
Hop!
Donc, hop!
Allez, vite!
Hop, ça, au revoir.
Allez, debout, là !
Allez, vous ne traînez pas, là.
Vous êtes mou, là.
C'est toi qui as fait ça?
C'est moi qui ai fait ça.
Bravo.
Non, sérieux, Rose, il se passe quoi ici?
T'as qu'à nous aider au lieu de poser tes questions.
Mais je t'avais dit de le remettre aux dimensions, ça va pas du tout, là.
T'as qu'à le faire.
Et puis c'est pas les dimensions le problème, c'est la photo.
C'est tellement moche.
C'est beau ça.
Bravo l'idée du cockpit maman.
Chapeau.
Ça y est.
Maman, il y a assez d'avions là, je pense, non?
Bah ouais, c'est bien.
Tu y crois, là, c'est bien, non?
Moi, j'aime bien.
Ah ouais, non, il est super bon ce café.
Même le café, quand vous le faites, Madame Balestri, il a une autre saveur.
Ah bah c'est gentil, merci.
J'aime beaucoup la déco.
Vraiment, j'adore.
Franchement, le tableau comme ça avec le scotch apparent, j'adore.
Très contemporain, on n'y pense pas assez.
Très sympa, j'adore.
Monsieur Castagnac.
Ah ben alors, vous?
Je suis contente de vous rencontrer enfin.
Non mais je dis enfin parce que à chaque fois que je viens, vous n'êtes pas là.
Ouais.
Je commence à croire que vous n'existiez pas.
Vous êtes toujours au-dessus de l'océan et ou en escale d'une saison.
Mais là, vous avez de la chance parce que son vol a été annulé et il vient juste
d'arriver.
Parce que vous avez eu, comment tu dis, un problème technique.
Un problème technique.
J'ai eu un problème technique.
Oui, parce qu'on n'y pense pas.
J'ai eu un problème technique.
Mais les avions, c'est technique.
C'est hyper technique.
C'est très technique.
Oui, c'est compliqué.
Monsieur Castagnac.
Je me suis permis de regarder votre front.
Voyez comme on fond.
Ah!
Non, j'espère que c'est pas dû à une altercation ou une querelle de ménage.
Mais...
Parce que les enfants ont besoin de tout, sauf de ça.
Mais bien sûr, mais non, pas du tout.
Pas du tout.
Pas du tout, du tout.
C'est pas du tout.
C'est pas ça.
C'est pas ça, c'est...
Il s'est pris un oiseau en plein vol.
Un oiseau a traversé le cockpit de l'avion.
Comment c'est possible, ça?
Ah, ça, c'est...
C'est lui, elle aime.
Alors, j'étais en ULM.
Il y a une oie sauvage qui est arrivée.
Et elle migrait.
Et puis ça a pété.
C'est devenu n'importe quoi, les oies.
C'est terminé, les oies, avec le dérèglement climatique.
Elles migrent n'importe quand, les oies.
N'importe quoi.
Mais encore, ce n'est qu'un début.
C'est ça que tu me dis souvent, chérie.
C'est qu'un début.
Ça, c'est un beau doudou, ça.
Il est beau, ce doudou.
Il a bien mangé, il est bien en forme.
Comment ça va, les enfants?
Bah, sur votre lieu.
Au top.
Au top.
Pareil.
Vous révisez pendant les vacances?
C'est bien ça.
En même temps, Alban, il est carré sur les doigts.
Ah, ça c'est...
Hyper carré.
Il nous aide sur tout ce qui est maths, physique, la totale.
Il est carré.
Puis on s'appelle beaucoup sur FaceTime.
Il nous appelle pendant les escales.
Ah oui, j'imagine, monsieur Castagnac, que vous ne faites pas de FaceTime en plein
vol.
Non, c'est dangereux.
C'est la sécurité avant tout.
Ah mais non, mais c'est très important.
Dans les avions, on ne le dirait pas assez.
C'est très important.
C'est même essentiel, quoi.
Essentiel, c'est ça.
Essentiel.
Oui, pas mal.
J'aurais pas dit.
Ils le font.
Les enfants, est-ce que vous pouvez nous laisser un instant, s'il vous plaît ?
Mais bien sûr, madame Medrano.
Bien sûr, madame Medrano.
Bien sûr.
A tout à l'heure, madame Medrano.
A tout à l'heure.
On est content de t'avoir.
Sacré bonhomme.
Ils sont craquants.
Ah, ils sont très beaux.
Vous savez...
Moi, mon boulot, en tant qu'assistante sociale, c'est de faire en sorte que les
choses aillent bien.
Et où?
Mieux.
Oui.
Et là, il faut qu'elles aillent bien mieux.
Ah bon?
Ah oui.
Attention, je dis ça sans aucun jugement, avec toute ma bienveillance.
Bien sûr.
Mais, monsieur Castagnac, la famille, c'es t pas un mi-temps sur FaceTime, pendant
les escales où on fait de l'ULM.
Oui, c'est vrai.
Le présentiel, monsieur Castagnac.
C'est un truc qu'on fait pour les escales.
Ouais, donc tu sais pas.
Je sais pas.
C'est un ultra léger motorisé, c'est un avion de place.
De soutien.
Oui, elle a besoin de soutien.
Pas seulement d'un grand appartement.
Vous aimez beaucoup les avions quand même.
Ouais.
Si, si, beaucoup.
C'est sa passion.
Non mais vous avez le droit.
C'est pas...
C'est toute sa vie.
Ah bah si, t'es passionné par les avions, réaction.
C'est ma grande passion.
Enfin après, des photos des enfants, de vo tre compagne, ce serait bien aussi, quoi.
Enfin, qu'ils se sentent un petit peu chez eux.
Y'a pas que les avions à réaction et les trains d'atterrissage dans la vie, quand
même.
Oh, voilà.
Quelque chose ne va pas?
Si, si, ça va très bien.
C'est vrai.
Ben si.
C'est chaud, justement.
On va se reparler.
Pourquoi?
Parce que c'est très bien d'avoir ce moment.
Ouais, ce moment entre nous.
Ce moment entre nous.
Vous nous donnez la possibilité, justement , d'aller, avec votre bienveillance, faire
un chemin plus...
Enfin, qui risque justement de s'amener.
Voilà, vous y réfléchissez et on en reparle.
Allez, allez, on change de tout.
Moi, je file à la maison, je prends la voiture, je vais faire une course.
Ouais, quelle course?
Bah, ça te regarde pas.
C'est ça.
Allez, chine.
C'est vrai, c'est à quel cours ?
Mais tu verras.
Jean, je peux vous voir deux minutes?
Hein?
Pourquoi tu veux le voir?
Oh, mais arrête de me poser des questions comme ça, ça fait petit inquisiteur, c'est
insupportable.
Excuse-moi de m'intéresser à toi.
Bon, Jean, comment on va faire pour la suite?
Quelle suite?
Ben, la suite.
C'est quoi, ça, la suite?
Ben, la suite dans la vie, quoi.
Il y a des suites toujours dans la vie.
La suite, quoi.
C'est quoi ça?
Mais maintenant qu'elle nous a vus...
Eh ben...
La porte, s'il vous plaît.
Je peux plus changer de mari.
La porte, Jean.
Ben oui, réfléchissez.
Ou alors je vous paye.
Oui, je vous paye.
Et puis je vous appelle quand il y a une inspection.
Comme ça, vous venez, vous avez vu, c'est trois fois rien.
Vous voulez me payer?
Je vous laisse une chambre, c'est pas la place qui manque.
Vous voulez me laisser une chambre dans votre hôtel?
Ben ouais.
Pourquoi pas ?
Dans votre hôtel qui est pas à vous.
Ça c'est petit, Jean.
C'est mesquin.
Ouais.
Et vous voulez me payer alors que vous vou lez de la boue dans les camps de surface?
Je fais ce que je peux, Jean.
Non, non, Rose, non.
Vous faites pas ce que vous pouvez, vous faites ce que vous voulez.
C'est pas pareil, y'a une nuance.
Parce que dans ce pays, quand on peut pas se nourrir, on va au Resto du Coeur.
On vole pas dans les magasins avec des fumigènes.
On va au Resto du Coeur.
Au Resto du Coeur?
Au Resto du Coeur.
Mais le Resto du Coeur, c'est pour les pauvres.
D'accord.
Nous, nous ne sommes pas pauvres, nous sommes fauchés.
Donc si je fais ça, c'est du vol.
Parce que je vais voler les pauvres au lieu de voler la grande distribution.
Bravo.
Je crois que je commence à s'attirer.
I should have.
Arrêtez de me suivre, là.
C'est une galère.
Ah bon?
Moi, je suis une galère.
Vous allez cramer ma camionnette, oui.
Je suis désolée, mais c'est une galère.
Oui, c'est pour ça que je vous propose de venir dormir à la maison.
Mais c'est pour ça.
C'est parce que vous n'avez plus de camion nette que je vous dis de venir dormir à la
maison.
Et en plus, il y a de la place.
Au pire, c'est quand même mieux que de se punir à vivre dans une camionnette, là, au
bord d'une autoroute, où on s'entend même plus parler.
Non, je vivais dans une camionnette au bor d de la route, où on s'entend pas parler,
parce que je veux qu'on me foute la paix.
D'accord?
Est-ce que j'ai le droit qu'on me foute la paix?
Oui.
Voilà, vous foutez-moi la peur.
Foutez-moi la paix.
Faire ses courses, c'est des fumigènes, ses causes.
Foutez-moi la paix.
Ça va pas, madame ?
Si.
Ah, pardon.
Essayez de vous détendre, d'accord?
Vous voulez lui demander quelque chose ?
Ah non, non, j'ai pas voulu appuyer.
Excusez-moi.
Hé!
Vous pouvez pas aller ailleurs au lieu de vous enterrer là?
Quoi, t'es pas enterré, toi?
Qu'est-ce que tu nous casses les couilles?
Putain, génération Z.
Tess, tu restes avec Émilie.
Qu'est-ce que t'as fait encore, Simon ?
Maman?
Quoi?
Qu'est-ce qui se passe avec tes cheveux?
Bah quoi?
Qu'est-ce qu'ils ont mis?
Cheveux à merde!
C'est rien.
Maman!
Maman!
Maman, qu'est-ce qui se passe?
Mais c'est rien, chérie.
C'est rien, Émilie.
Elle a une perruque, parce qu'elle a plus de cheveux.
C'est à cause du cancer.
Quoi?
Elle a un cancer, ça fait des mois.
Ça fait des mois qu'elle nous le cache.
Émilie!
Émilie.
Oui, pour ça.
Bon, Émilie, ce que Simon a voulu dire, en fait, c'est que ta maman, elle a un grand
cerf.
Voilà.
Mais c'est pour ça qu'elle n'a pas de cheveux.
Qu'est-ce que tu fais là?
Qu'est-ce que je fais là?
Je suis venu en costume parce qu'il n'est pas à moi.
Et récupérer mes affaires, c'est à moi.
Pourquoi ?
Pourquoi quoi?
Pourquoi le pitié?
Eh ben, parce que le grand cerf, il veut pas que t'aies des cheveux.
Voilà, c'est un animal qui est un peu relou.
Quand t'as des cheveux, il dit, ouais, non, pas les cheveux, tout ça.
Il est où, maintenant?
Il est dans la forêt.
Comment il a fait?
En transport.
Il a pris le bus et est rentré chez lui, tranquillou, bidou, voilà.
Mais pourquoi tu as un grand cerf à toi?
Mais moi, j'ai pas eu le choix, chérie.
Le grand serf, il est venu, il m'a dit, Rose, je suis ton grand serf.
Tu discutes pas.
C'est Axel.
Dis à ton bouffon de frère que Jean Larolex, il rembourse au parboît.
Quoi?
Hein?
Mais non, il...
De la merde, c'est pas moi.
Je sais pas, il y a plusieurs Simons sur Terre, non ?
Non, mais c'est pas vrai.
Émilie, tu vas dans ta chambre.
Pourquoi?
Tu vas dans ta chambre tout de suite.
C'est nul!
Nul!
Et tu fermes la porte.
Voilà, elle est fermée, ta porte!
Merci.
Donc pourquoi il a la montre de ton père, ce petit salopard, tu me réponds?
Rien.
Je l'ai changé.
Tu l'as échangé.
Je vous entends.
Dans ta chambre.
T'as échangé l'amende de ton père.
Oui, mais c'est rien, c'est un business.
Ah ouais, c'est un business?
C'est un business de quoi?
Rien, c'est un business.
Vas-y, fais ta faillote, toi.
T'as échangé l'amende de ton père contre quoi?
Simon, tu me réponds ou tu vas en prendre une?
Simon!
30G.
Mais c'est quoi ça, 30G?
De 30G quoi.
30G de C.
Mais putain je comprends pas, je comprends rien à la 30G de C!
T'as échangé la montre de papa contre 30 grammes de coke?
Avec Axel!
Mais d'où Axel à 30G?
Mais tu racontes quoi là en fait?
Qu'est-ce que tu fais?
Mais tu prends de la cocaïne?
Mais non, non, c'est mon business!
Mais mon fils se drogue et toi t'es sortie avec un dealer?
Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça?
Moi je vous ai...
Qu'est-ce que je vous ai fait?
Maman, Axel c'est un mytho qui s'est lajou raka et c'est pas un dealer, c'est un fils
de dentiste.
Y'a que ce bouffon pour croire des trucs pareils.
Et la vérité c'est qu'il y a pas de coke.
Et que la montre on la reverra jamais.
Voilà.
C'est pour ça que tu as pété son parois.
Je t'ai bien fait niquer, hein.
Moi, je me suis peut-être fait niquer, mais je me suis pas fait larguer comme une
merde après.
C'est beau, ça.
C'est beau, ça.
Ça suffit, maintenant!
Mais arrêtez!
Arrêtez de vous faire mal!
Mais arrêtez!
Je fais mal!
Mais vous êtes malade, vous allez vous tuer ou quoi?
Arrêtez, ça suffit!
Toi, lâche-moi, te gros!
Arrêtez!
Ça suffit, maintenant!
Viens là, toi.
Tu fais que nous mentir!
Ça fait des mois que t'es malade, tu crois que je le sais pas?
C'est que moi qui vois ce qui se passe ici, c'est pas vrai, putain!
Je voulais juste vendre un peu de poudre pour...
Pour payer le mazout.
Pour plus que t'es froid.
C'est tout.
Pour payer son école de mode à la con, là.
Et pour que t'arrêtes de voler dans les supermarchés, peut-être?
Tu veux aller dans les supermarchés?
Mais on bouffe du saumon pur et de la langouste, qu'est-ce que tu crois?
Il a fiche complète l'hôtel-restaurant, qui a jamais ouvert.
Mais je croyais qu'on avait des économies.
Putain, mais elles sont là, les économies, elles sont là.
Cette connerie, là.
Avec ce papier peint qui te fait la migraine.
T'es enceinte.
T'es enceinte, t'arrêtes pas de vomir, mais t'as déjà vu une meuf enceinte qui
maigrit?
Et qui a plus de sourcils?
Et qui a une perle qui te glisse, putain!
C'est pas vrai, je suis...
Calme!
Tu vois, moi je suis pas une meuf et je suis ta mère.
Et en plus j'ai des sourcils encore.
C'est pas le sujet maman, t'es toujours aussi belle.
Cette montre, c'était la seule chose qui me restait de votre père.
Mais c'est qu'une montre, tu t'en sers même pas.
Tu fais écouter le tic-tac, mais c'est une monde qui fait pas le tic-tac.
Ça vous en fausse, parce que moi je l'entends le tic-tac.
Et toi tu la voles pour aller acheter de la drogue.
Et ça je veux pas!
Donc tu sors d'ici, je veux plus te voir.
Quoi?
Vas-y, sors d'ici.
Tu sors de cette maison!
Quoi?
Tu t'en vas de cette maison, tu sors!
Mais c'est même pas une maison!
C'est même pas une maison.
Je vais prendre ma chambre, allez.
He used to excel.
Donne-moi la montre.
La BM, tu vas la donner à sa mère.
Non, non, pas la BM.
Tiens, signe.
Tiens, allez.
Allez, allez, ta gueule.
On signe, ta gueule.
Allez, ferme ta gueule.
Qui, moi?
Non, non, vous deux, fermez vos gueules.
Il y a un décrit, là.
Tu signes quand il y a un truc décrit.
S'il te plaît, pas la BM, parce que vraiment, c'est la BM, c'est tout un...
Oh, je vais le taper.
Oh, je vais le taper sans que ça montre.
Laisse-moi le taper, s'il te plaît.
Hé, un coup, s'il te plaît.
Il a largué ma sœur.
Il l'a fiché sur les réseaux.
Mais c'est faux, j'ai jamais fait ça.
Ah ouais, elle se ringue sur le rétro, c'est quoi?
Femme, qu'est-ce que t'as?
C'est qui le patron?
Je reviendrai.
Ma mère, elle utilise sa maladie pour attirer des victimes comme toi, qui lui
servent de larbin.
Et après, quand elle n'en veut plus, elle les jette.
Si tu veux un conseil, tire-toi maintenant.
Au moins, tu ne feras pas un millier.
Moi, je dis ça.
C'est pourtant bien.
Après, si ça ne veut pas rentrer,
Ton problème, gars.
C'est du ski là, c'est tout.
Allez, dans ce cours, aidez-moi, il m'a kidnappé, s'il vous plaît, aidez-moi !
Il est mort!
C'est pas possible, mais quel petit con, putain!
Sors du véhicule!
Va voir ta nouvelle vie!
Laissez-le!
Non, je le connais, je le connais, c'est un gamin, il fait des trucs...
Notez-le, il est dangereux!
Je vais sur le capot, c'est bon, je coopère, voilà!
Toi, t'es vraiment un imbécile, mon pote!
Putain, je te donne!
Putain!
1, 2, 7, tu fais mal!
Serre-moi fort, ça m'énerve!
Ça m'énerve, ça m'énerve, serre-moi fort, serre-moi fort!
Marche!
Allez, c'est le petit.
Ça me l'air.
Qu'est-ce que vous...
Putain, faites chier tous.
Pense ton flingue, toi.
T'as vu, t'as fait le...
T'as fait le...
T'as fait le...
Quoi?
Quoi?
Le point positif de l'histoire.
Parce qu'il y a un point positif.
Qu'est-ce que c'est?
Personne ne répond.
C'est pas grave, je vais vous le dire.
C'est qu'il s'est rétracté.
Ah oui, quand même.
Ben oui, quand même, il y a du positif dans l'histoire.
Mais oui, ça c'est un point positif, chérie.
Simon, est-ce que tu te rends compte qu'à cause de toi, ton beau-père aurait pu
aller en prison?
Qu'est-ce qui t'a pris de faire ça?
Simon, je te parle.
Juste une seconde.
Juste une seconde.
Pardon, chérie.
Non, merci, je vous ai dit, je suis pas intéressée.
Mais qu'est-ce que vous faites là?
Chérie, tu peux venir à l'instant?
Je vous dis, je suis pas intéressée.
Dehors, dehors, donnez-moi mes clés.
J'arrive.
Qu'est-ce qui se passe ?
Madame Medrano.
Vous sortez de chez moi tout de suite, oui, dehors.
Tapez en plus de...
Regardez, hop.
Donnez-moi les clés.
Il est temps que je vous ouvre mon cœur.
C'est qui, lui?
Bonjour, monsieur.
Vous êtes qui?
C'est toi le propriétaire?
Bah oui.
Vous êtes sa femme.
Non, vous n'êtes pas sa femme.
Ça vous regarde pas?
Ça regarde pas.
Il faut que je parle à tout le monde.
Très grave, respire.
Dis les choses, mon Simon.
Pardon.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Vous voyez, c'est une main.
Ah voilà.
Vous avez dit que j'étais pas intéressé.
C'est qui sa secrétaire?
C'est la femme de ton pote.
Au revoir.
Enlève ta main, Bernard, enlève ta main.
Petit problème avec des...
Des démarcheurs, mais qui se croient chez eux.
C'est n'importe quoi.
On appelle qui?
On appelle les flics?
On appelle ta femme?
On appelle ton pote?
On fait comment?
Je la connais pas.
Tu la connais pas?
Je ne la connais pas.
Tu la connais pas du tout?
Je ne la connais pas.
Je ne la connais pas tellement.
On va attendre dehors.
Et je ne m'appelle pas Bernard.
J'espère que c'est bien clair.
Je suis désolé, tu mérites mieux.
Au revoir.
Au revoir.
C'est témoin de jouvence.
Témoigné.
Simon a quelque chose à nous dire.
Je pense qu'on devrait l'écouter.
Oui, c'est très important, Simon.
Exprime-toi, c'est important.
Je ne veux plus que tu partes.
J'ai peur que ton avion s'écrase.
Oh, petit chat.
Je croyais que si t'allais en prison, tu pourrais pas t'écraser avec ton avion.
Je veux pas que tu meurs comme papa.
Non mais sérieusement, ouais, c'est trop chaud.
Si c'est pas une déclaration, ça, c'est...
Tout est pardonné.
Non, mais il vous aime beaucoup, hein ?
Oui, ça se voit.
Si, si,
Il vous aime beaucoup.
Si, il t'aime beaucoup.
Vraiment beaucoup.
Je m'en fous.
Moi, je pense que maintenant, monsieur Cas tagnac, vous devriez vous dire les choses.
Dites les choses.
Allez.
C'est trop tôt.
C'est trop tôt.
C'est pas le bon...
Timing.
Un petit quel, peut-être?
Non, c'est trop tôt, c'est trop tôt.
Mais c'est trop tôt, c'est deux pudiques.
C'est...
Ouais, voilà, c'est du pudique, donc c'est trop tôt.
Je vois que vous avez enlevé les photos d'avion.
Ça, c'est parce que...
Oui, parce qu'on a...
C'est parce que c'est la petite, elle adore les chiens.
Du coup, j'ai acheté des tableaux de chiens.
Monsieur Castagnac, moi aussi j'aime beaucoup les chiens.
Les chiens, les chats, les poissons africains aussi.
Mais c'est pas le sujet.
Vous savez, s'il n'y en a que pour la petite dernière, comme ça, toujours, il ne
faut pas s'étonner qu'il ait des problèmes avec le grand et ou la grande.
Oui, bien sûr.
Oui, elle a raison, madame Edra.
Elle a raison.
Marrant qu'on n'ait pas pensé...
On pense pas comme vous, quoi.
C'est normal, c'est mon travail.
C'est un réflexe, en fait.
Mais en même temps, c'est ce qui fait que vous êtes...
Unique.
Madame Edrano.
Merci.
Espèce de petit salopard.
Si t'avais été mon fils, t'aurais mis de ses volets, toi.
J'ai passé 5 heures à me faire assaisonner par les flics avant que ce petit con se
rétracte, là.
Ça te fait marrer, en plus.
Non, mais je sais, Jean, je sais.
Vous savez?
Non, non, vous savez pas.
Parce que ça, c'était après, ça.
Parce qu'avant, je me suis pris 50 000 volts dans le corps.
Je me suis pas pris 220, 130 pour allumer, je sais pas, une batterie, une bougie ou
la batterie de la tête.
Une bougie avec des volts?
Je parle de 50 000 putains de volts, là.
Mais c'est un ado, voilà, il est paumé.
Vous avez bien fait des conneries comme lui à son âge.
Accuser un adulte de m'avoir kidnappé, voler la Rolex de son père et la BMW de sa
mère, non, j'ai jamais fait ça.
Ben, vous voyez, c'est un appel au secours, quoi.
Oui, du j'appelle au secours.
Ah, mais c'est le victime, en fait.
J'ai compris, c'est le victime, putain.
Mais je suis rassuré, parce que pendant deux secondes,
Moi, je pensais que c'est juste un petit con qui voulait se faire éclater les
gencives.
T'es un violent.
Voilà, c'est un violent.
Bon, Simon, tu te tais, t'as compris?
Oui, c'est une victime, vous croyez quoi, là?
Il a plus de père, sa mère est malade, on a plus un sou.
Voilà, il fait ce qu'il peut, ce gosse.
Il a un bon cœur, il a juste pas le mode d'emploi.
Vous pouvez comprendre ça ou pas?
Vous arrêtez quand, là?
Ben, ça, c'est une question qui est pas no rmale, parce que si je m'arrête, je tombe.
Ben, d'accord.
Mais vous me foutez la paix.
Juste, vous me foutez la paix.
Mais moi, je suis pas bien, là.
Voilà, qu'est-ce qu'il y a?
Maman, maman.
Ça va?
Maman?
Maman?
Ça revient.
Rose, ça va ?
Non, mais c'est pas ton problème, toi.
T'es pas en état de conduire, là.
Non, non, maman, t'es pas en état, là.
Ça va?
Alors, qu'est-ce qu'il a dit?
C'est la chimio qui fait son job et c'est en bonne voie.
Ils sont très optimistes.
Sérieux, maman?
Sérieux.
Bah oui, c'est sérieux.
C'est tout?
Il a juste dit ça?
Bah oui, c'est en bonne voix.
C'est en bonne voix, d'accord.
Et c'est toi qui parles ou c'est lui?
Non, c'est eux.
Ouais, parce que je les connais, t'as réponse toute faite.
Non, il l'a dit en bonne voix.
En bonne voix, c'est tout.
Donc sur le dossier, il y a marqué en bonne voix.
En tout cas, il m'a dit ça.
Et le malaise que t'as fait?
Ah mais ça, ça, le malaise, c'est parce que je suis en chimio, justement.
Donc c'est normal.
C'est normal?
Ouais.
Tomber dans les pommes, c'est normal.
Oui.
Et c'est tout ?
Ouais.
Ok, y a rien d'autre?
Euh, bah, c'est beaucoup déjà.
Ok.
Ok.
Rien?
Y a un autre?
Donc ça va aller, tu vas t'en sortir.
Évidemment que je vais m'en sortir, tu crois quoi?
C'est nous là.
Tu vas tous les niquer.
Eh, madame, elle va tous vous niquer.
Simon, mais t'es malade.
Allez, t'inquiète pas.
Allez, arrête de faire tes bêtises maintenant et j'aimerais bien que t'ailles
t'excuser pour tout ce que t'as fait à Jean.
Tu veux que je te dise quoi?
Allez!
S'il te plaît, je t'ai pas élevé comme ça, vas-y.
Rose, moi je vais y aller.
Bon, euh, Jean?
Excuse-moi si tu t'es fait ma rave, ta race à cause de moi.
Je comprends pas quand il parle.
Mais si, Marav Taras, ça va, il fait un pas vers vous, vous comprenez?
Vous n'allez pas être rancunier, soyez...
Bon, ne gâchons pas ce moment.
Moi, je vais y aller et je vais...
Ah bon?
Ouais, c'est mieux comme ça.
Mais je repasse, c'est tout.
Non, non, vraiment, il n'y a pas besoin.
Arrête, Simon.
Mais vous pouvez rentrer avec nous, parce que c'est pas la place qui manque.
Vous êtes chez vous.
Non, non, mais il a pas envie.
Mais tais-toi!
Ouais, c'est mieux.
On peut vous déposer.
Où ça?
Et voilà.
Allez, au revoir.
Adieu.
Au revoir, Jean, mais on est d'accord que c'est qu'un au revoir?
Oui, oui, je repasse, je repasse.
Chien!
C'est un gros garçon, non?
Arrête.
Jean!
Non, non.
Maman, tu fais quoi, là?
Je suis désolée pour la camionnette, les autres trucs, tout.
Si vous saviez comment je m'en fous de cette camionnette.
Merci pour la montre.
De rien.
Ben si, merci pour tout.
Bon, écoutez...
Je repasserai.
Ah oui, ça vous l'avez déjà dit.
Oui.
Pourquoi vous me regardez comme ça ?
Ah, pour moi, voilà.
C'est la chimio, tout va bien.
C'est juste que ça me pique un peu, ça chamboule, mais...
Je suis soulagée, vous n'avez pas idée.
Ménagez-vous un petit peu.
Comme ça, après, vous irez encore mieux.
Bien sûr.
Je suis sérieux.
Ah oui, ça je sais que vous êtes sérieux.
Vous n'êtes pas le genre avec qui on se poile.
Oui.
Allez, il y a votre fils qui vous aide.
Au revoir, Jean.
Oh !
Mais Jean, c'est incroyable, je pensais à vous il y a...
Là, dans les...
Je comprends pas.
Vous cherchez quoi, Rose?
Ben, rien.
Rien?
Non, vous cherchez pas rien.
Vous cherchez à aller en prison, c'est pas pareil.
Tout de suite, vous dramatisez.
Je fais juste mes courses et tout.
Je dramatise, d'accord.
Qu'est-ce que c'est que ce petit machin, juste ici, là?
Ah, un film hygiène, c'est bizarre.
Avec le bonnet, ça sert à quoi?
C'est pour me changer un peu.
D'accord.
Et vous croyez vous tromper qui avec votre bonnet qui change un peu?
Enfin, personne.
Personne, ouais.
Donc on va faire un truc, c'est que moi, je vais faire vos courses.
Comme ça, on va être dans le cadre de la légalité.
On sera bien contents.
Vous êtes sérieux?
Oui, je suis sérieux.
Je peux pas acheter de la seule, il faut que je paye une chambre d'hôtel, moi, ce
soir.
Mais pourquoi vous payez une chambre d'hôtel?
J'en ai plein des chambres, moi, j'en ai même trop.
Elles sont comment, vos de Saint-Jacques?
Pêche française, madame.
Ah.
Non, mais pêche française, c'est cher, la pêche française, madame.
Vous voulez que je les nourrisse comment?
Avec des pasta box et des nuggets?
Et je l'ai fini au soda, c'est ça que vous voulez ?
Non, non, c'est pas ça.
C'est juste que je veux juste faire des courses normales.
Oui, et s'empoisonner, c'est faire des courses normales.
S'empoisonner qui s'empoisonne, sérieusement?
Est-ce que ce monsieur-là, qui est hyper mignon d'ailleurs, est-ce qu'il a l'air de
s'empoisonner avec un plat cuisiné?
Est-ce qu'on dirait un suicidaire qui va se foutre en l'air avec un plat cuisiné?
Non?
Il est tout gris.
Il est tout gris, mais c'est normal, il libère tout le monde les grillés, c'est
normal.
Même moi, avec ma chimio, j'ai meilleure mine que lui.
Ah, monsieur, c'est vrai qu'avec ma chimio, j'ai meilleure mine que lui.
Non, je ne peux pas répondre.
On s'en fout.
Tu vas vous prendre une douzaine de noix de Saint-Jacques.
Bien sûr, ben non.
Non, vous ne prenez pas une douzaine de noix de Saint-Jacques.
C'est la pièce française, madame, donc c'est cher.
Donc non, on ne prend pas une douzaine de noix de Saint-Jacques.
On va prendre du...
On va prendre deux douzaines de noix de Saint-Jacques.
C'est français, madame.
Oh, excusez-moi, j'avais oublié que vous, c'était les raviolis en boîte.
La station raviolis en boîte.
Quand on se met des saloperies comme ça da ns le sang et dans le tube digestif, il ne
faut pas s'étonner d'être tout le temps de mauvaise humeur après.
Tout le temps désagréable, pas content, dans sa boîte, la âme fermée.
Attendez, attendez,
Vous déconnez ou quoi?
Il y a des millions de personnes qui bouff ent des raviers dans la boîte tous les
jours et ça leur va très bien de carater votre truc, là.
Je pense pas que la normalité, c'est achet er un pain au chocolat pour un gamin qui
en veut deux, acheter deux pains au chocolat pour un gamin qui en veut trois.
Eh, c'est bon, là.
Normalement, il faut revenir un peu à la réalité, Rose.
Mais moi, je m'en fous de la réalité.
Vous avez vu comment elle me traite, la réalité?
Mais vous croyez quoi, que je vais lui faire des cadeaux, moi, la réalité?
Vous croyez que moi, je n'ai pas travaillé 14 heures par jour en m'habillant la
santé pour des connards de chefs qui se prennent pour Marcel Proust en rédigeant
leur menu?
Et tout ça pour quoi?
Je fais ça pour quoi?
Ah, mais qu'est-ce que c'est que ça?
Je vais t'écraser la face!
Ça va pas, non!
Mais Jean !
Mais Jean, mais comment je peux vous aider?
Tu fais moi le malin?
Oh merde!
Mais Jean!
Un tas de merde!
Il est chiant, lui!
Mais ça va?
Oui, ça va, ouais, ouais,
Non, je disais, vous avez un rapport à la réalité.
Vous êtes dans un autre espace-temps.
Je ne sais pas où vous êtes, là, mais...
Mais elle est correcte.
On donne votre vie.
Ouais, ouais,
Ça va, monsieur?
Oui, oui, va bien.
Venez, venez,
Non, mais Jean...
Vous savez que parfois, vous avez le droit de goûter.
Mais je me tais!
Mais Jean, vous pouvez pas revenir comme ça sur les lieux d'une agression à visage
découvert, c'est...
Alors déjà, je reviens pas sur les lieux d'une agression, je reviens pour vous
éviter d'avoir des emmerdes.
Avec des caméras en plus.
Même moi, je le sais, ça.
Je sais pas, au minimum, vous faites une teinture, vous mettez un bonnet, quoi.
En fait, je crois qu'il n'y a pas de solution.
Mais Jean, si je suis tellement insupportable, pourquoi vous êtes là ?
Je ne suis pas là, je suis en train de partir.
Bon, on dîne à 20h.
Sérieux.
Je fais de la sole.
Meunière, bon, c'est un peu classique, mais ça marche toujours.
Mais pourquoi vous prenez tout mal?
J'ai rien à prendre, moi, je prends rien.
Oh, bah prenez tout mal.
C'est à Simon.
T'appelles maman.
Tu me fais plus jamais ça, Émilie, t'as compris?
Bon, je crois qu'on va passer dans mon bureau.
Pourquoi elle me suit comme ça, cette guenille ?
Pourquoi elle vous suit?
Je sais pas.
Elle vous suit comme ça parce que vous êtes antipathique.
Parce que vous êtes pas gentil, vous êtes moche, vous devez être moche.
C'est pour ça, non?
Elle vous suit parce qu'elle vous aime bien et qu'en fait, cette gosse, elle aime
pas vraiment.
Ça va.
Vous ne voulez pas vous asseoir?
Si.
Oui.
Il faut boire.
Ça va.
Il faut manger aussi.
J'ai pas faim.
Faut pas que tu te mettes tout le temps dans ta bulle comme ça quand ça va pas,
Émilie.
C'est toi qui va pas bien, maman.
Mais non, elle va très bien, ta mère.
C'est juste que le grand sœur, c'est un gros bourrin.
Il a voulu faire un câlin à ta mère et...
Ça l'a un peu remué, quoi.
Mais oui, c'est un pot de colle, c'est un vrai pot de colle.
Pourtant, j'ai été clair avec lui.
Le grand cerf, il n'est pas rentré dans l'armoire.
Sinon, je l'aurais vu.
Et l'armoire, elle est trop petite.
Non, mais là, c'est parce que le grand cerf, il peut rétrécir.
Et quand il rétrécit, il devient visible.
Voilà, ça fait partie de tes super pouvoirs, quoi.
Un concert, ça passe partout sans qu'on le voit, tu vois, donc...
C'est quand même n'importe quoi.
Non, c'est pas n'importe quoi.
Bah si, c'est n'importe quoi.
Ah ouais, tu crois que c'est n'importe quoi ?
Moi, je ne suis pas sûre.
Donc vas-y, demande-lui ce que tu veux et ça marche par transmission de pensée.
C'est n'importe quoi.
La transmission de pensée, c'est n'importe quoi.
Oui.
On aura tout entendu dans cette forêt mystérieuse.
Bon, je vais juste te montrer que c'est pas n'importe quoi.
On va faire ce qu'on faisait la dernière fois.
Alors, hop, concentration.
Je me concentre.
C'est facile.
Vous vous demandez si...
J'ai envie qu'on me foute la paix.
Facile.
Facile.
C'est facile.
Bon, alors, c'est à moi, je te file ?
Oui, c'est à vous.
D'accord.
Alors là, vous êtes en train de penser à des raviolis.
Oui.
En boîte.
Oui.
Mais géant.
C'est ça.
C'est ça.
Donc ta mère et moi, on a notre diplôme de transmetteur de pensée.
Donc demande-lui ce que tu veux et nous, on transmet.
Et moi, je pense à quoi?
Tu penses à quoi?
Voilà.
Ouais, c'est facile.
Tu sais pas si tu nous crois ou si tu nous crois pas.
Ah bah oui, je te dis, c'est un don.
Enfin, c'est un diplôme, plutôt.
Facile.
Je comprends maintenant.
C'est qui le plus fort?
Jean ou le grand cerf?
On ne peut pas comparer, mais je dirais Jean.
Allez, bonnie, mon pinceau.
Mon petit girafon.
Bonnie.
Elle est dormie, hein, chérie.
Bonne nuit, chérie.
Tu te couches pas trop tard.
Il reste là ce soir?
Je sais pas.
Pourquoi?
Mais qu'est-ce qu'il y a?
Pour rien.
Mais c'est possible d'avoir de l'intimité dans cette maison ?
Ah bah oui, tout est possible.
Bonne nuit.
Une création de ma fille.
Elle est douée, ma fille.
Non, je l'ai mise parce que quand on ouvre quelque chose comme ça, il faut faire un
effort.
Donc j'ai fait un effort.
Saint-Julien 2009.
Vous avez enfumé qui pour ça?
Eh ben j'ai enfumé tout le monde, vous saviez pas?
Allez, goûtez au lieu de dire des bêtises.
Oui, bon.
Vous n'y connaissez rien, en vrai.
Oui.
C'est vraiment bien ce que vous avez fait, vraiment.
Et les gens qui ont fait ça, ils ont pris des risques, ils y ont cru.
Ils y ont cru, ils ne se sont pas arrêtés en chemin.
Est-ce que je peux vous poser une question?
Oui.
C'est quoi votre vrai métier?
Comment ça, c'est quoi mon vrai métier ?
Ben oui, votre vrai métier.
Moi, par exemple, je suis restauratrice ruinée.
Vous voyez, vous, c'est quoi votre vrai métier?
Vous ne nettoyez pas des...
Des voitures dans un parking.
Pourquoi ça vous intéresse mon métier?
Mais moi, je m'intéresse à vous, c'est tout.
C'est pas intéressant.
Ah, voilà.
C'est pas intéressant de s'intéresser à vous.
On a compris, c'est ça.
Vous n'êtes pas intéressant, quoi.
Non.
Alors c'est quoi votre métier?
Parce que vous, vous savez tout de moi, moi je ne sais rien de vous, c'est une
relation qui n'est pas très équilibrée.
Depuis quand ça vous intéresse ces relations équilibrées?
Les affaires reprennent, vous redevenez méchant.
Non, mais non, je ne suis pas méchant.
Non, non, on ne peut pas dire que vous soyez méchant.
J'étais...
J'étais groutier.
Un grutier et maintenant vous lavez des voitures sous un néon.
Vous savez, moi, j'ai défoncé un truc qui était cassé bonnement de France.
J'ai défoncé une verrière dans la salle commerciale.
Et j'ai fait tomber un chargement de parpaing aussi, sur la voiture du
contre-maître.
Alors ça, j'avais fait exprès.
Ah oui, vous ne l'aimiez pas trop, le contre-maître?
Non, ce n'est pas ça.
C'est ma femme qui l'aimait trop.
Huh?
On a eu un gamin ensemble, Randy.
Magnifique comme prénom.
Mais voilà.
Et du coup, ça m'a fait un peu changer ma façon de voir les choses par rapport à ça,
quoi.
Mais Grutier, c'était votre truc, quoi.
C'était Grutier, Grutier...
Non, c'était pas Grutier, Grutier, non.
Après, c'est pas mal.
Vous savez, vous êtes là-haut.
Personne pour vous faire chier, il y a la vue.
Mais le problème, c'est que...
En fait, vous passez votre journée à ranger et empiler des trucs.
Et à la fin, vous avez l'impression de vivre dans un Tetris.
Ouais.
Ça, ça vous fout dedans, ça.
Et donc alors, à part Grutier, c'est quoi votre truc secret?
Parce qu'on a tous un truc secret.
Non, moi j'ai pas de truc secret.
Alors, enlevez le mot secret, c'est quoi votre truc pas secret?
Si, je joue de ça.
Je suis tout seul, je joue, je fais ça.
Donc ça, c'est un truc secret, alors.
Ouais, si vous voulez.
Vous savez, moi, j'ai pas l'air comme ça, mais je suis une femme sérieuse.
Je sais pas du tout pourquoi je vous dis ça.
Vous dites ça parce que vous partez dans tous les sens, c'est comme ça.
Mais ça fait partie de mon charme.
Ouais, après, vous n'avez pas besoin de ça pour avoir du charme.
Enfin, dans le sens où...
Non, mais c'est que vous êtes très belle et que...
Non.
Non, mais ce que je veux dire, c'est...
C'est quoi comme genre de cancer, votre...
Un cancer qui ne vaut pas la peine qu'on en parle.
C'est un truc qui se balade dans le coin, mais c'est rien de très intéressant.
Et puis maintenant, ça va.
Ça va.
Et là, si je vous dis...
Si je vous dis...
Que je fais le tour de la table et vous me prenez dans vos bras, vous me dites quoi?
Juste, vous me prenez dans vos bras, rien d'autre.
Vous voulez bien me jouer quelque chose ?
Oui, oui, s'il vous plaît.
Mais ça, c'est des talons.
Ouais, il y a plus grand que moi quand même.
Ah bon?
Moi, je me sens toute petite.
Bonsoir.
Qui est Jean?
Moi.
Elle a repris connaissance, elle veut vous parler.
Et nous?
Elle vous verra plus tard.
Vous venez avec moi, s'il vous plaît.
On fait quoi?
Ne vous inquiétez pas, je reviens.
On reste là?
Je t'ai dit, je reviens, t'inquiète pas.
On y va.
Attends.
C'est un sandwich.
Tu lui donnes ça?
À elle.
Allez, les enfants.
Allez, allez,
Allez.
Je reviens.
Oui.
Je vais pas te manger, si toi.
Parce que tu t'en ments, c'est bien déjà.
Il y a des filles qui m'ont saigné dans leurs bras et elles m'ont dit...
Tu donneras à elle.
À elle.
T'en fais un carré sandwich?
Je suis quoi?
Je suis le jambon.
Mais dis ce que tu veux.
Tu pensais que ça allait s'arranger, c'est ça?
Tout seul?
Moi, je pensais que ça pourrait pas être pire.
Le pire, je connais un peu, je sais gérer.
Tu veux faire quoi maintenant?
Et toi, qu'est-ce que tu veux faire ?
T'es vraiment...
T'es vraiment une merveilleuse.
Tu mens tout le temps, tu fais des coups.
Tu mets les gens dans la merde.
Et t'en as rien à tirer.
Ouais.
C'était la personne la plus courageuse et la plus généreuse que je connaisse.
Ça me dit toujours pas ce que tu veux faire.
Ça s'appelle une déclaration de complaisance.
Et ça prend effet immédiatement.
Tu vas au tribunal, tu dis que tu veux êtr e mon compagnon, que tu veux reconnaître
mes enfants.
Si c'est à ça que tu penses, tu traînes pas.
Tu me connais pas.
Bien sûr que je te connais.
Et tes enfants, je les connais pas non plus.
Mais t'apprends moi.
Tu sais pas qui je suis.
Si, je sais très bien qui t'es.
T'es comme moi.
Tu ne vaux pas plus ou pas moins qu'un autre?
Mais t'essaies toujours de te comporter comme il faut, et ça, ça me suffit.
J'ai pas besoin d'en savoir plus.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je fais de la sandwich.
La gande qui reste un peu longtemps, du coup, c'est pour ça que je reste un peu
plus.
Ready.
Arrête, s'il te plaît, la fin.
Non, elle fait que ça.
Simon.
Vous mentez tout.
Moi, je me demande.
Simon, arrête.
Elle fait que ça.
Je crois que ton frère, il a bien défoncé une caisse.
De toute façon, elle était pourrie, sa caisse.
Ouais, maintenant, elle est pourrie.
Tiens, reste pas là, Emilie.
Viens.
Yeah.
Panta filha.
On ne se passe pas de la raconter.
Non, non, j'arrête pas, non.
T'as rien à voir avec nous.
T'as honte, ça?
T'es genre un tapelin de triche, là.
Claude.
Écoute pas tout ce qu'il dit, Jean.
Il est pas méchant, il a juste peur, c'est tout.
Ah ouais ?
Tu me rappelles c'est qui qui tient cette famille à bout de bras?
C'est moi qui ai peur.
Oui, t'as peur, t'as tout le temps peur.
T'es sérieuse?
Toi t'es le seul à souffrir, c'est ça?
T'es le seul à comprendre, à être malheureux?
T'es le seul à être en colère?
Nous on sait pas, nous on voit rien, c'est ça?
On sait pas, on est pas assez bien pour toi?
Franchement j'en peux plus, t'es tout le temps là à être le centre de l'attention,
t'es le centre du monde Simon!
T'es juste paumé.
Ça me donne envie de chialer.
Eh ben, chiale.
Non, je chialerai pas, non, je chialerai pas.
On n'a pas besoin de lui.
D'accord?
C'est tout ce que je te dis.
On n'a pas besoin de lui.
Voilà.
C'est pas le problème.
Mais c'est quoi le problème alors?
C'est quoi?
Maman, tout le temps qu'elle a été avec papa, elle a jamais regardé personne
d'autre.
Pareil depuis qu'il est mort.
Par toi, Jean.
Toi, elle te regarde.
C'est vrai, Jean.
Et lui aussi, il la regarde.
Ça te plaît pas, mais c'est comme ça.
Tu la regardes, Jean.
C'est quelque chose.
Courage.
Bravo.
C'est moi qui ai peur.
Et vous, vous lui faites un câlin sandwich.
Hein?
Mais c'est papa, ça.
Tu te souviens de ça?
Tu te souviens que c'est lui qui a inventé le câlin sandwich?
C'est à lui.
C'est à maman, c'est à nous, d'accord?
C'est pas ce clochard, là.
Tu te souviens de ça ou pas?
Et vous, vous lui faites un câlin sandwich.
Tu sais ce que t'es?
T'es une traître, d'accord?
Vous êtes des traîtres!
Je veux pas une traître ici!
Personne, c'est des traîtres!
On a le droit de faire un câlin sandwich à qui au V, ok?
On n'a pas besoin de ta permission!
Et c'est quoi la suite?
C'est quoi, tu vas l'appeler Papounet, c'est ça ?
Il va se déguiser en Père Noël, c'est quoi la suite?
Je sais pas ce que c'est la suite, c'est juste qu'il est là pour elle et qu'il
calcule rien, c'est tout.
Ah, il est là pour elle, ok, j'avais pas compris.
Oui, il est là pour elle, c'est ça.
Oui, il est là pour elle, j'avais pas compris ça.
Mais elle, elle est déjà plus là, pauvre conne, va!
T'as pas compris ça?
Elle est là, pauvre conne, elle est là!
Elle est encore là, pauvre conne!
Pouf!
Allô ?
Oui, c'est moi.
Il faut faire demi-tour.
Ah, faut faire demi-tour.
Ah, monsieur, il faut faire demi-tour.
Je viens de te dire, il faut faire demi-tour.
T'entends ce que je te dis?
Donc tu fais demi-tour.
Fais demi-tour!
Simon, le bouchon, c'est sur les jus d'ange.
Et les miettes, c'est dans la poubelle, je te dis tout le temps.
C'est chiant.
Les miettes?
Oui, les miettes.
Quelles miettes?
Ah, les miettes.
Bah non, c'est pas moi.
Ok.
C'est quoi cette tête là?
En direct, il y a un accident de voiture.
C'est quoi cette tête en direct, il y a un accident de claque.
Allez, bonne nuit, papy.
Allez, bisous, bonne nuit.
Oh, tu dors pas, toi.
Si.
T'arrives pas à dormir, c'est ça?
Fais ta grimace.
Et après, tu dors?
On verra.
On verra, tu dors.
On verra.
On verra, vous êtes sûr ?
On verra.
Ok.
Voilà, c'est bon?
Les bidons.
Ah oui, les bidons.
Allez, laissez dormir, Amélie.
Ferme la porte.
Ça va?
Ça va et toi?
T'as bossé toute la nuit?
Ouais, je suis à la bourre.
Ok, là je vais dormir.
Est-ce que tu peux juste faire un petit peu moins de bruit si tu peux essayer?
Ok.
Bonne nuit.
C'est compliqué de mettre un bouchon sur des gilets d'orange.
On n'en a rien à foutre, ces gamins.
Vous voulez bien me jouer quelque chose?
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