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...
Abu Ayman Ramadi ?
Vous parlez français ?
- Je l'ai appris à Montpellier.
- Colonel Darrieu de la DGSE.
- Quelle direction ?
- Direction du Renseignement. Bureau Levant.
- Bureau Levant?
Ca n'existait pas à mon époque. Je connaissais le bureau Irak.
- Vous avez eu affaire à Cybille.
- Cybille, oui.
Je n'ai jamais su si c'était une femme ou un homme.
- A l'époque, il y avait peu de femmes.
- Quels ont été vos terrains de mission ?
- Je ne peux pas vous le dire.
- Vous avez vu des guerres de près ?
- Assez pour comprendre ce que vous faites.
- Qu'est-ce que je fais ?
- Vous rejoignez le camp des vainqueurs.
- Vous pensez que vous allez nous vaincre ?
- Nous vaincre ?
J'aurais plutôt attendu "les vaincre".
- Je parlerai ainsi quand nous aurons trouvé un accord.
- L'Imsi-Catcher révèle que 2 téléphones
ont traversé le fleuve il y a 13 minutes.
- C'est là que Cochise et Socrate discutent.
Là, c'est l'escorte de Socrate.
Les deux téléphones viennent de Jarabulus.
C'est des méchants.
On avertit nos gars.
- Nico à l'écoute.
*- Il y a du mouvement sur le fleuve. 2 unités.
- Noté.
2 téléphones ont traversé.
Envoie tes cousins faire une ronde. Ils interviennent pas,
sauf si Socrate est en difficulté. OK ?
- Je veux un million d'euros.
Une exfiltration en urgence vers un pays de l'UE avec l'asile politique.
Une nouvelle identité et un contrat dans une entreprise nationale.
Evidemment, je veux l'immunité.
- On va reprendre calmement.
Vous restez sur place, à votre poste.
On met en place un protocole de communication.
Vous communiquez les renseignements sur les sujets qu'on vous soumet.
A cette condition, on parlera de centaines de milliers d'euros.
Ensuite, bien sûr, on vous exfiltre et on vous accorde à peu près ça.
- Je ne peux pas rester à mon poste. Trop dangereux.
Vous voyez les précautions prises ?
- C'est en restant que vous serez utile.
- Faux.
Je peux vous donner toutes nos positions.
Les mouvements à venir. Où en est le moral de chacun.
Qui est encore vivant, qui a été éliminé.
L'organigramme à jour de tout l'état-major.
Je vous serai très utile.
Je ne serai pas votre taupe chez Daech.
- Alors nous allons nous quitter.
Je ne dirai pas "bons amis".
- Voici des documents de la main
de notre Calife Abu Bakr al-Baghdadi.
Ils datent de 5 jours.
Ca va vous intéresser.
Vous lisez l'arabe ? - Non.
- Un téléphone repart et l'autre commence à s'enfoncer dans la forêt.
- Il faut qu'Henri parte de là. Maintenant.
- Les filières de recrutement?
Le terrorisme ?
- Ce n'est pas mon domaine.
Mais j'ai accès à des choses qui peuvent intéresser les Français.
*- Il faut terminer. Des gens ont traversé le fleuve.
- Combien ?
*- Deux. Il y en a un qui vient vers vous.
- OK. - Je crois savoir.
- Quoi ? - Un paranoïaque. Une tête brûlée.
Je dois repartir. Il ne doit pas nous voir ensemble.
- Nous avons un otage chez vous.
On ne fera rien tant qu'il ne sera pas libre.
- Je ne m'occupe pas des otages.
- Trouvez un moyen. - Non.
- Alors le reste ne nous intéresse pas.
Je rentre. *- Bien.
- Vous êtes prêt à renoncer à tout pour un otage ?
- Oui.
- Ce n'est pas un simple otage, alors.
- Aucun otage n'est simple.
Sortez Paul Lefebvre vivant et nous vous sortons.
- Immédiatement après ?
- Immédiatement après.
- J'utiliserai le canal dont nous avons parlé.
- Je vous laisse partir en premier.
- Il y a du monde qui a traversé.
Où est Socrate ?
- Toujours pas là.
Toi, avec moi. Ca se gâte. Allez chercher Socrate.
* Restez dans le bâtiment, on vient vous chercher.
- Reçu.
Vous êtes là ?
*- Dans quatre minutes.
On arrive dans deux minutes.
On est là dans une minute.
Vous êtes là ?
Socrate ?
Détonations
Grésillements
Détonations
Socrate ?
Grésillements
Oui ? Socrate ? * Râle
Tu vas tenir, combattant.
- Raymond vient de le rejoindre à l'hôpital.
C'est une blessure, ne faites pas cette tête.
Raymond m'a dit qu'il avait fait des blagues.
Et réclamé un cigare.
Ca va aller.
Ca va aller.
Institut de géologie et géophysique
*- Beli ?
(En anglais)
*- Entrez.
Déverrouillage de la porte
Je parle français.
- Les RLBP ?
Qu'est-ce que c'est?
- Bonjour. Pardon.
C'est le réseau Large Bande Permanent.
Ca sert à mesurer les mouvements tectoniques.
- Brahim, notre responsable de la sécurité.
- On se connaît déjà. - Oui.
- Vous vous habituez à ici?
- Ca va.
- J'ai passé quelques semaines à l'IPGP.
Vous avez travaillé avec Jérôme Pauriol ?
- Oui.
- Helena Chohraganli.
Bureau sécurisé, verre blindé, accréditation élevée.
C'est ça qui intéresse Snoopy.
Bon.
Il y a deux réseaux informatiques distincts dans l'institut.
Un réseau classique
qui est relié
à Internet,
auquel Phénomène a accès.
Comme tous les autres employés.
Et un autre, qui est fermé.
- Quelqu'un vous a dit?
- Quoi ?
- Que je suis nulle en technique.
C'est du chinois. Il faut me faire des dessins.
- Personne m'a dit.
- Vous faites des gestes, comme ça...
Comme si vous parliez à une enfant.
Vous faites des schémas. C'est parfait, continuez.
- Bon...
Un réseau fermé sur lui-même.
Très sécurisé.
Qui n'est pas relié à Internet, comme chez nous.
Seules certaines personnes
ont accès à ce réseau.
- Helena, par exemple.
- C'est le réseau de veille sismique des pays de la mer Caspienne.
Il est fermé parce qu'il est relié
à des capteurs
qui sont placés dans des zones sensibles.
Comme les centrales iraniennes.
- Ou les futures centrales.
- Ces capteurs sont reliés à des systèmes d'alerte
internes aux centrales nucléaires.
Qui peuvent enclencher des fermetures,
extinctions
ou blocages automatiques du fonctionnement.
Autrement dit,
du bureau de cette Helena Chohraganli,
il serait théoriquement possible
de prendre le contrôle sur les centrales nucléaires en Iran.
Moyennant un cheval de Troie bien trapu.
- Tenir les couilles de l'Iran. - Et nous, on tiendrait
celles du Mossad.
- Voilà.
Tu vois, pas besoin de schéma.
- Subsidiairement, le virus capable, à partir de Bakou,
de saboter le programme nucléaire iranien,
on aimerait y jeter un œil.
- Bien, 18 heures dans mon bureau
pour nous parler du cheval de Troie trapu.
- Courage.
- Vas-y.
- On rentre pas ensemble ?
- Cava?
Je viens de voir Mag avec la femme d'Henri.
- Ah?
- Vous êtes analyste Syrie. Votre compagnon est sur le terrain.
Ca va être dur de dire que vous ne savez rien.
- Vous avez le droit d'en connaître ?
- D'après vous ?
- Il est blessé.
- Grave ?
- Ils sont en train de voir.
- Accident bête ?
Accrochage en mission ?
- C'est tout ce que je peux dire.
- Il est conscient?
Il est à l'hôpital? Raymond est avec lui ?
- Peut-être que le directeur pourra vous répondre.
Marie-Jeanne !
D'après ce que j'ai compris, ça ira.
Ils lui préparent un lit à Clamart.
- Donc il est transportable.
- C'est ça.
- Merci.
- Nadia !
Je vous présente Joshua.
- Enchanté.
- Bonjour, M. Bidjidi. Comment allez-vous ?
- Bien.
- Mme El Mansour vous attend.
- Je vais devoir vous fouiller.
- J'ai été fouillé à l'entrée.
- Je sais, monsieur.
- Il y a des bonbons dans l'accoudoir si vous voulez.
- Non, merci.
- Je monte avec vous. - J'y vais seule.
- C'est la consigne.
- C'est moi qui décide si je suis satisfaite ?
- Oui.
- J'ai fini.
On frappe.
- Oui?
- Qu'est-ce que c'est?
- Un sushi burger.
Un mélange entre un sushi...
- J'avais compris.
J'ai lu le dossier de Phénomène. - Oui ?
- Vous n'aviez rien dit pour ses problèmes psys.
Les attaques de panique.
- C'est réglé.
- Vous êtes sûr ?
Je ne sais pas si vous réalisez ce qu'on fait.
Israël a déjà retardé le programme nucléaire iranien
en envoyant une bombe informatique.
C'était avant les accords.
Et là, ils préparent une nouvelle attaque.
- OK.
- Marina Loiseau est impliquée dans une opération
très importante pour Israël.
Et très délicate aussi.
Israël ne prendra pas le risque que son pion dérape.
Un pas de côté,
et ils la sortent du jeu.
D'avoir lu son dossier,
je ne suis pas loin, moi, de l'attaque de panique.
- Ca m'étonnerait.
On frappe. - Room service.
(En anglais)
Pardon. "It smells good."
Ca sent bon.
(En farsi)
Cris de plaisir dans la chambre à côté
La musique du jeu masque à peine les cris.
On frappe.
On frappe plus fort.
- Panne d'oreiller.
- Je me suis douté.
- Je suis super en retard au travail.
- Ca la fout mal.
- Ca la fout mal? Vous savez pourquoi j'ai pas dormi ?
- Non. - J'ai un voisin très bruyant.
Ca va, c'était cool?
Je stresse et vous profitez de folles nuits ?
- J'ai fait ce que j'ai pu.
- J'ai vu.
- Pour qu'elle crie moins fort.
- Prenez-en une moins expressive la prochaine fois.
- Ca peut servir.
Vous ne l'avez pas récupéré, l'autre jour.
- Merci.
- Ca vous a plu, l'Iran ?
- Oui.
- J'espère que vous vous plairez ici.
Ma mère est iranienne. Mon père, russe.
J'ai vécu quelque temps à Téhéran.
J'ai reçu une formation sur la sécurité. Mon métier.
J'imagine que vous avez eu des ennuis là-bas ?
- Des ennuis ?
- Administratifs.
- Non, pas spécialement.
- Pas spécialement.
Vous avez eu de la chance, alors.
Ils sont bien plus paranoïaques que nous.
Au revoir, Mlle Loiseau.
Tonalité
- Marina ? *- Oui
- T'as activé le protocole d'urgence ?
- Oui.
- Qu'est-ce qui se passe ? *- J'ai une question.
Quand j'ai été arrêtée avec Shapur Zamani,
qu'ils m'ont relâchée après 48 heures, l'ambassade le savait?
- Quand un ressortissant français est arrêté, ils sont prévenus.
*- Ils sont pas intervenus ?
- Pourquoi ils l'auraient fait ?
*- Parce que c'est la procédure !
Ils doivent se renseigner. Sinon, c'est pas normal. C'est suspect.
Vérifie s'ils ont agi normalement ou si on leur a dit de pas s'en mêler.
- T'as des raisons de t'inquiéter ?
- Je ne sais pas.
Le responsable de la sécurité à l'institut est iranien.
Il a fait des allusions lourdes à des ennuis administratifs.
- OK, je comprends.
Je vais vérifier pour l'ambassade.
Mais a priori, ils ont respecté la procédure pour une Française.
Ils n'ont reçu aucune instruction de notre part.
- Tu vérifies ? *- Oui
- Merci.
- Elle panique.
- Le type de la sécurité ? - Jamal Brahim.
Mère iranienne mais aucun rapport avec les services iraniens.
Ces types sont formés pour mettre mal à l'aise.
Ils veulent faire peur.
Il a dû trouver les mots.
- Rappelez-la. - Dans la cabine ?
- Oui, je veux lui parler.
Tonalité
- Je peux réessayer dans sa chambre.
- Quand ? - Dans 15 minutes.
Sonnerie
- Vous alliez où comme ça ?
- A Makhatchkala, je crois.
- Déjà allée au Daghestan ? Vous n'auriez pas été déçue.
- Je suis désolée, j'ai paniqué. J'ai pris le 1er bus.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas. J'ai...
Le type de la sécurité à l'institut est iranien.
- Et alors ?
- Faut que je te dise quelque chose.
- Parle-moi.
- En Iran, j'ai eu des problèmes avec la police et j'ai eu peur.
- Ah bon ?
- J'ai fréquenté pour mon travail un mec de la jeunesse dorée.
Qui était très riche, il faisait des fêtes, se droguait...
Il a été arrêté.
Ils l'ont accusé d'espionnage pour s'en débarrasser.
Comme je le connaissais, j'ai eu des problèmes.
- Comment ça s'est terminé ?
- Ils m'ont relâchée, évidemment.
J'ai eu vraiment la trouille.
Et je suis revenue plus tôt que prévu.
- D'accord, je comprends, maintenant.
Pourquoi t'en as pas parlé avant?
- Je sais pas, je ne voulais pas y penser.
Mais cet Iranien qui me tourne autour...
- Tu ne me fais pas confiance ?
- Si.
- On se tutoie, maintenant?
Viens, on a de bons spécialistes du stress à la DGSE.
- Des call-girls ?
OK.
- Mme Anselem ne va pas tarder.
- Je pensais voir Mme Anselem. - C'est moi, aujourd'hui.
Votre entretien avec Nadim el-Bachir s'est bien passé ?
Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ?
- Je voudrais pouvoir le consulter régulièrement.
- Ca va être compliqué. Pourquoi?
- La mission qu'Amir Mamoun m'a confié est vouée à l'échec.
Ma vraie fonction, c'est permettre à Amir Mamoun de dire:
"J'ai essayé de parler avec tout le monde. Ca n'a pas abouti."
Il s'achète une conscience à travers moi.
Il n'empêche qu'il m'a mise à cette place.
Et je veux tout faire pour que ce soit utile.
Je veux que le monde profite de mon bureau
pour dire ce qu'on dira nulle part ailleurs.
Et pour ça, il me faut du soutien.
Il me faut du renseignement.
Nadim el-Bachir peut me fournir des renseignements.
- Pourquoi devrions-nous vous aider ?
- Dans mon bureau, j'apprends des choses.
Je peux partager avec vous.
- Que pouvez-vous nous apprendre qu'on ne sait pas ?
- Les Turcs vont attaquer Jarabulus avant les Kurdes.
Vous le savez déjà ?
Je le sais par Haytham Bidjidi.
Les rebelles syriens vont aider les Turcs à prendre Jarabulus.
Justement pour que les Kurdes n'y entrent pas.
- Je vais demander pour Nadim el-Bachir.
Ca doit pouvoir se faire.
- Le train est à quelle heure ? - 22 heures.
- Vous aimez le japonais ?
Ou le coréen ?
- Japonais, très bien.
*- J'ai mal, je ne vous le cache pas.
Je ne prends pas de cachets, ça m'abrutit.
Comme déjà en temps normal, je ne suis pas rapide...
Je plaisante.
Depuis que je suis hospitalisé à Istanbul,
je suis dans le coltard. Ca se voit?
- Oui.
Vous avez mal quand même ?
*- Pas plus que pour une indigestion.
Tout va bien.
Je rentre bientôt.
Comment va Phénomène ?
- Pas mal.
A ce propos, je vous attends de pied ferme. Y a des trucs à m'expliquer.
*- Aïe!
Je vais me faire engueuler. - Oui.
*- Tant mieux, se faire engueuler, c'est être vivant
et en bonne santé.
On n'engueule ni les morts ni les blessés.
- Vous allez être servi.
*- A ce point-là ?
- Vous verrez.
Ne vous en faites pas, je gère.
Pas de soucis inutiles.
*- OK.
Vous gérez.
Le poste vous plaît ?
C'est dur ?
- Henri. *- Oui?
- Vous nous avez fait peur.
*- Je sais.
- Vraiment.
C'est nul.
*- Je sais, oui.
Mais ça valait le coup, croyez-moi.
- Ca valait le coup ?
*- Oh oui.
Bips réguliers
- Vous aviez aussi pris un avion médicalisé ?
- Oui.
- C'est comment? Y a des infirmières ?
- Vous savez, moi, les infirmières...
- C'est vrai.
Ca vous fait mal?
- Quelques douleurs fantômes.
- C'est pas un mythe, alors.
- Non, pas du tout.
C'est le membre amputé qui fait mal.
La partie qui manque.
- C'est fou.
- Le cerveau n'a pas compris que le membre n'est plus là.
La moelle épinière envoie de mauvais signaux.
- Une enculerie, quoi.
Bips réguliers
- Cava?
- C'est fou.
Bips réguliers
Il frappe.
Raymond...
C'est fou.
Sirènes
Vibreur
- Ouais ?
- Alors, vous y êtes ?
*- Quoi ?
- Vous êtes à l'aérodrome ?
- On est en route.
*- OK.
Tu préviens quand ça décolle ?
- OK.
*- Ca va ?
- Céline est là ?
- Tu veux lui parler ?
Non.
- Tu peux mettre le haut-parleur ?
- OK.
- Henri, dans 4 heures, je serai à Villacoublay pour vous engueuler.
- Moi aussi. - Moi aussi.
*- Toi, c'est pour engueuler Raymond.
*- Henri ?
Henri, vous m'entendez ?
*- Ils entendent rien.
*- Raymond !Vous m'entendez ?
- Ouais.
- OK.
Henri.
- Il est fatigué.
- Mais ça va ?
*- Ca va aller.
- Raymond, il se passe quoi?
- Je ne sais pas.
- Décide pas de m'énerver.
- Je ne suis pas sûr.
- Raymond !
- Je ne suis pas sûr que ça va aller.
Sous-titrage TITRAFILM
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