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Original subtitles

Applaudissements

On frappe.

On frappe à nouveau.

Yes ?

- Votre voisin.

On peut parler.

- Vous êtes à côté ?

- Ca vous dérange ?

- Non.

- Alors, cette conférence ?

- Ils étaient là, autour de moi, à me féliciter.

A me demander des autographes.

Le directeur m'a même proposé de travailler chez eux.

- Bravo.

- Ils m'ont même remis une médaille.

Je pourrais la garder ? - Bien sûr.

- Une médaille pour un texte que j'ai pas écrit.

- Vous auriez pu écrire le texte.

Je suis très fier de vous.

- Merci.

- Ca fait quoi que le directeur vous offre du travail?

- C'était drôle.

- Ca ne vous a pas tentée ?

- Ben non. Je ne vais pas travailler ici.

- Pourquoi pas ?

- Comment ça ?

- Ca peut être intéressant, on est sur une faille sismique.

OK, c'est pas l'Iran, mais quand même.

- C'est pour ça que vous m'avez fait venir ?

- Qu'ils vous le proposent était une possibilité.

- Pourquoi ne pas me le dire ?

- C'était pas prévu. C'était une possibilité parmi d'autres.

Comme ça, votre réaction face au directeur était spontanée.

- Ca vous arrangerait que j'accepte ?

- Bien sûr.

Mais c'est à vous de voir si vous en avez envie.

Il s'agit de faire ce que vous avez fait en Iran, mais à Bakou.

C'était chouette, l'Iran ? - J'ai adoré.

- Là, c'est la même chose.

- Je peux réfléchir un peu ? Ca m'engage beaucoup.

- Evidemment.

Le directeur de l'institut de sismologie

me propose un CDD de 6 mois à Bakou.

Snoopy me demande d'accepter.

Je pense que c'était le premier objectif,

me faire entrer dans l'institut.

Il n'était pas prévu que je parte longtemps, je demande instructions.

- Qui a choisi le nom de code ?

- C'est moi.

- Snoopy.

Vous prenez le Mossad pour des rigolos ?

- Pas du tout.

- Il était question d'une opération courte, ponctuelle.

Vous envisagez de laisser un agent à l'étranger pour manipuler le Mossad.

- Snoopy.

- Le Mossad, réputé pour la formation de ses agents.

L'avis du bureau Israël ?

Votre Phénomène, il va falloir qu'elle soit solide.

- Elle l'est.

J'espère. Le Mossad n'a aucun état d'âme

pour faire disparaître des gens.

- Phénomène est leur agent.

- Tant qu'ils ignorent qu'elle travaille pour nous.

S'ils l'apprennent et qu'elle en sait trop, ce sera tendu.

- Merci.

Elle est solide ?

- Oui.

- Il y a peu, elle se cachait pour éviter une mission.

- Henri Duflot l'a drivée. Il l'a laissée repartir.

Il lui a demandé de repartir.

- C'est bon ?

- C'est bon.

- Maman ?

Oui, et toi ?

Ca se passe bien, oui.

Je vais rester un peu plus longtemps que prévu.

On m'a proposé du boulot bien payé.

Je sais, mais c'est une super opportunité.

J'en sais pas plus. Je les vois demain. Je t'expliquerai.

Je te rappelle demain.

Je t'aime.

Sifflement strident

Il gémit.

Les poules caquettent.

Il tousse.

- Salam Aleykoum.

- Salam Aleykoum.

*- Sûrement un plan pourri, mais il est antipathique.

Et un gars qui veut me la faire à l'envers essaie d'être gentil.

- Donc ?

*- Je suis cette piste quand même.

- Vous avez d'autres pistes ?

H oui.

- Je peux en savoir plus ? *- Je vous rappelle.

- Prévenez-moi quand il rappelle.

- Ca vous rappelle l'Indochine ?

- Vous vous foutez de ma gueule ? J'avais trois ans.

- Je plaisante.

- C'est nos martyrs.

Il y en a dans tous les villages.

Mon mari.

Le commandant Devrim nous attend.

- Vous avez le cadeau pour lui ?

Très bien.

Ordres des soldats

Commandant.

- Tu n'as rien pour moi?

Tu arrives de Paris et rien ?

Pas de petit cadeau ?

Une boule qu'on agite et ça fait de la neige ?

Rien du tout? - Si.

J'ai plein d'instructions.

- Je t'écoute.

- Trouve des vêtements pour que mon chef passe pour un chef sunnite

de la tribu des Shammar.

Toi, tes cousins et les deux gars de chez nous,

il faut vous habiller comme cette tribu.

- Pourquoi ?

- Parce que.

- Chez les sunnites, il n'y a pas de femme combattante.

- Alors habille-toi en homme.

- On accompagne ton chef au point B.

Ensuite, il va tout seul au point C.

- Oui.

- Si quelque chose arrive à ton chef,

ça va être mauvais pour mes cousins et pour moi aussi.

Mais on le fera.

Sans poser de questions.

- C'est pas tout.

J'ai besoin de faire passer un message à Daech à Jarabulus.

- OK.

- C'est possible ? - Oui.

- Vous avez un agent là-bas ?

- Tu as tes secrets, j'ai les miens.

Ton message passera.

- Attends.

- De très bons macarons.

Très réputés à Paris.

Il y a 10 parfums.

- Merci, chef.

- On est sûrs qu'une lettre, c'est crédible ?

- Oui.

- Ca fait un peu moyenâgeux.

- Daech, c'est le syncrétisme entre le Moyen âge et la technologie.

Lis.

- Au nom d'Allah, que la paix et le salut soient sur Son messager.

Je suis le Cheikh Hamidi al-Daham al-Hadi,

chef de la tribu des Shammar.

Nous voulons combattre dans les sentiers d'Allah et vivre heureux.

Je réclame protection contre allégeance

au Calife Abu Bakr Al-Baghdadi.

Rendez-vous demain sur la rive orientale dans la ferme en ruines.

Que la paix d'Allah soit sur vous ainsi que Sa miséricorde.

- Alors ?

- Oui, c'est bien.

- C'est très "Game Of Thrones".

- C'est les initiales à rajouter. Ce sceau authentifiera le document.

- OK.

Grésillements

- Allô ?

La petite fille parle en syrien.

- Bonjour, mademoiselle.

Je suis Jamal Brahim, chef de la sécurité.

Je vais vous expliquer des choses et poser des questions.

- D'accord.

- J'ai des papiers à vous faire signer. Votre passeport?

J'en ferai une photocopie. - Bien sûr.

- Très bien.

Vous allez être amenée à manipuler des données confidentielles.

Ne sortez aucun document du centre.

Ne communiquez aucun renseignement, même ce qui paraît anodin.

- Oui, bien sûr.

- Vous devrez vous soumettre au polygraphe.

Un détecteur de mensonges.

- C'est une blague ? - Non.

C'est une formalité obligatoire.

- Excusez-moi, mais c'est ridicule.

- C'est comme remplir un questionnaire.

C'est fréquent dans les entretiens.

- Non, non, non.

Je suis désolée, mais je ne peux pas travailler dans la défiance.

C'est pas ma culture.

En France, jamais on ferait ça à un chercheur étranger.

Non, non.

Vous m'excuserez auprès de M. le directeur.

- Alors ? - Faut qu'elle y retourne.

- Il y a 3 jours, on était des rigolos avec cette opération.

Et on l'envoie au casse-pipe ?

- La donne a changé.

- En quoi ?

- On a une idée de ce que veulent les Israéliens avec l'institut.

- Les pays de la mer caspienne prônent la coopération sismologique.

Ouzbékistan, Kazakhstan, Turkménistan.

Et surtout, l'Iran.

- Cette opération du Mossad viserait l'Iran ?

- Ce serait logique.

Qu'est-ce qui les chiffonne sur l'Iran ?

La reprise du programme nucléaire.

Ou sa poursuite, le Mossad pense qu'ils n'ont pas abandonné.

- Le rapport avec la sismologie ?

- Il peut y avoir un réseau de veille sismique entre ces pays.

A Bakou, on aurait la possibilité d'accéder aux capteurs iraniens.

Dont ceux qui sont proches des centrales.

- Quel serait le rôle de Phénomène ?

Recruter quelqu'un à l'institut de Bakou ?

Donner des renseignements sur ce réseau ?

- Si j'étais le Mossad,

et c'est pas parce que je m'appelle Ellenstein que je le dis,

j'utiliserais un cheval de Troie pour introduire un virus.

- Vous dites ça pour quoi?

- La conférence initiale.

Le pot de miel. "Internet et sismologie".

- Ah oui.

- C'est une attaque informatique contre l'Iran

avec ce réseau de capteurs sismiques qui relie l'Azerbaïdjan à l'Iran.

On est au courant grâce à Phénomène.

- Et ce serait bien d'en savoir plus.

- Elle accepte le détecteur de mensonges ?

- Oui. - On la briefe.

Il existe des méthodes pour le faire mentir.

- On va pas s'en charger.

. Snoopy ?

- Oui.

- On n'a pas beaucoup de temps. Commençons.

- OK.

- Vous avez eu peur, là-bas ? - Non, j'ai été surprise.

- Bip!

Premier conseil,

ne répondre que par oui ou non.

Dites seulement ce qui est nécessaire.

Je repose la question : Vous avez eu peur ?

- Non. - Bip !

- Quoi ? Comment vous pouvez le savoir ?

- Deuxième conseil. Ne mentez pas quand c'est inutile.

Vous avez forcément eu peur.

C'est normal d'avoir peur. Même de paniquer.

C'est une protection contre le danger. Vous vous protégiez.

C'est le contraire qui serait anormal.

- Comme j'ai une peur une fois, j'ai peur d'avoir peur une 2e fois.

De paniquer pour rien et d'échouer.

- Classique. Alors deux solutions.

Vous vous faites psychanalyser, ça prendra 3 ans minimum.

Et on laisse tout tomber.

Ou on opte pour une solution plus technique.

- Essayons la technique.

- Le polygraphe ne mesure pas la vérité ou le mensonge.

C'est pas Dieu.

Il mesure les réactions extérieures de votre peur.

Scientifiquement parlant, on dit votre réaction au stress.

- Je vois pas en quoi ça doit me rassurer.

- On ne peut pas contrôler la peur, on peut en contrôler les symptômes.

Je vous demande de ne pas montrer que vous avez peur.

C'est différent.

Pour ça, il existe des techniques.

L'appareil enregistre votre réaction physique

qui se traduit par vos palpitations cardiaques et votre transpiration.

L'interrogateur va poser deux types de questions.

Les questions pertinentes comme :

"Travaillez-vous pour un service secret?"

Et les questions de contrôle, comme :

"Avez-vous déjà triché ?"

Ce sont en général des questions auxquelles tout le monde répond oui,

mais en étant mal à l'aise de répondre honnêtement.

Ils compareront vos réactions aux questions pertinentes

avec celles aux questions de contrôle.

- Je comprends.

- Quand on vous posera une question de contrôle, avez-vous déjà triché ?

Votre réponse physiologique va dévier de la normale,

parce que la réponse qui est oui, est un peu gênante.

Pour les questions pertinentes, êtes-vous une espionne ?

Elle va dévier aussi, vous répondrez non

et c'est un mensonge.

Le but, c'est qu'elle dévie moins que pour les questions de contrôle.

Elles ne seront pas prises en compte.

Comment faire ça ?

Il suffit d'exagérer votre réaction aux questions de contrôle.

Votre réaction aux questions pertinentes paraîtra faible.

C'est relatif.

- En changeant ma respiration à une question de contrôle,

je pourrai mentir sans être prise.

- Exact. Et on va s'entraîner pour ça.

Tout vient de là.

C'est comme le yoga.

Retenez votre respiration juste après avoir expiré.

Vous le faites de 5 à 15 secondes.

Vous revenez au rythme de votre respiration normale

avant la prochaine question.

- T'en penses quoi ?

- 50 % de chance que ce soit un traquenard.

- OK.

On prend les grenades et on montre qu'on fait tout sauter si ça craint.

On sort.

*- Reçu.

- Entendu.

- Ca me rappelle Bamako. - Je ne me souviens pas.

- Une femme t'avait jeté un sort. En disant que tu pourrais plus baiser.

- Je ne vois pas.

- Tu ne bandais plus. On est allés voir un marabout.

On avait peur que les hommes du marabout nous attendent.

On y est allés à la grenade.

- Je me rappelle pas du tout.

- Surtout la partie où tu pouvais pas bander.

- Surtout celle-là, oui.

- OK.

- Le Russe se serait enfui avec Paul Lefebvre ?

*- C'est ce qu'il m'a dit. Le Russe était recherché.

On a retrouvé son corps près de Tall Afar.

- Mais pas l'otage français ? *- Non, juste le Russe.

Ils se sont peut-être séparés là.

Peut-être qu'il a réussi à leur échapper.

- OK.

Il y a trois fermes possibles dans la région de Tall Afar.

On vous envoie les coordonnées.

*- OK, on part à deux voitures.

Y a des coupeurs de route. On visitera les trois fermes.

- OK, on attend de vos nouvelles. *- Je rappelle.

Merci.

Merde.

Cris

- Alors, tu croyais que tu pouvais te barrer ?

On quitte pas le Cham.

On meurt au Cham.

Cri

- Soyez précis.

*- Je pense qu'il se cachait dans la 2e ferme.

Il a été balancé.

Les barbus sont arrivés avant nous.

- Ils l'ont repris ? *- Oui.

- Merci. *- Quand vous voulez.

- Bonjour, Mlle Loiseau. - Bonjour.

- Merci d'avoir changé d'avis.

Je m'excuse, j'ai été un peu brusque.

- Je suis désolée d'avoir réagi comme ça. Je suis pas habituée.

- Je comprends. Vous verrez, ce n'est qu'une formalité.

Votre prénom est Marina ? - Oui.

- Vous êtes née à Bayonne ? - Oui.

- Vous avez grandi à Bayonne ? - Oui.

- Vous parlez farsi ? - Oui.

- Je résume. Quand il vous posera des questions gênantes,

vous allez exagérer votre nervosité,

de telle sorte que quand il posera les questions dangereuses,

celles auxquelles vous mentirez, vos réactions paraîtront moins fortes.

- Avez-vous déjà menti à votre patron ?

Sifflement

- Madame Loiseau.

Je reprends ma question.

- Avez-vous déjà menti à votre patron ?

- Réponds !

- Oui. C'était parce que...

- Par oui ou par non.

- Oui.

- Avez-vous déjà manipulé des données sensibles ?

- Oui.

- En avez-vous emporté chez vous ?

- Alors que c'était formellement interdit.

- Non.

- Vous êtes sismologue ?

- Oui.

- Avez-vous acheté votre diplôme ? - Non.

- Etes-vous une espionne ?

- Non.

- Vous êtes américaine ?

- Non.

- Vous travaillez pour une nation étrangère ?

- Non.

- Tu te couches tard.

- Tu t'inquiètes pour moi?

- Pour mon chef.

C'est toi qui le protèges.

Tu dois être en forme demain.

- Voilà.

- Bonne nuit. - Attends.

Tu t'inquiètes jamais pour moi?

- Si, quelquefois.

- Pourquoi ?

- Parce que t'es très utile à ton pays...

Et au mien.

Parce que je t'aime bien.

Je vais...

- Tu ne veux pas m'embrasser ?

S'il te plaît.

- Je ne peux pas.

- Pourquoi ?

- Je n'ai pas le droit.

- Ca m'énerve.

Je voudrais être comme les Françaises.

Manger des macarons en robe, être mystérieuse.

- T'es mieux que beaucoup de Françaises.

- C'est vrai ?

- On a les autres ?

- Oui.

- Bien.

- OK, c'est bon.

- A tout à l'heure.

- Ca va vous prendre combien de temps ?

- Je ne sais pas, le temps qu'il faut.

- Plus de 4 heures, ce serait risqué. Daech a des patrouilles.

On pourrait les croiser.

- C'est noté.

- Ca va aller ?

- C'est beau, non ?

- C'est quoi ?

- Un IMSI-Catcher.

Ca repère tous les téléphones portables dans un rayon d'un km.

J'envoie les données à Paris et ils tracent les puces GPS.

- L'IMSI-Catcher est allumé.

Si des barbus approchent avec leur portable, on le verra.

- Avec 13 minutes de délai.

- Avec 13 minutes de délai. Faut pas être superstitieux.

Sous-titrage TITRAFILM

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