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Original subtitles

Et faites vos jeux. Dans quelles mains ? On a beau dire, tout est question d

'argent. Alors, imaginons, mesdames, que vous êtes des banquières. Attention.

Un, deux, trois. Vous voyez ? Vous avez tout et nous n 'avons rien.

et vous avez les quatre vérifiés, je ne vous confierai pas de vraie pièce en or.

Celle -là ne doit valoir que quelques cents. Et si vous vous demandez où est

passé l 'autre, attention... Quelques cents l 'oreille, combien pour le reste

Tu as vu Edouard ? Non, je ne l 'ai pas vu. Super la fête, Philippe. Normal, ma

femme s 'est donnée un mal fou, elle a appelé un traiteur.

Excuse -moi. Au revoir, comment vas -tu ? Philippe, alors Edouard va prendre le

contrôle des entreprises mortes ? Je suis revenu ici pour bronzer, c 'est

Et je tournerai ? Oui, appelle -moi. Quand ? Quand tu veux.

Ah, bonjour, je suis Philippe Stocker, l 'avocat d 'Edouard Lewis.

Et où est notre invité d 'honneur ? Je ne sais pas. Il doit être par là,

probablement en train de tomber une jolie fille dans un coin.

Ça va ? J 'ai dit à ma secrétaire de te prendre la réservation.

Elle t 'a appelée ? Oui, oui, je l 'ai eue. Je parle plus à ta secrétaire que

te parle à toi.

Ah oui ? J 'ai ma vie, Edouard. Tu comprends ? C 'est une semaine

importante pour moi. J 'ai besoin que tu sois ici.

Mais pourquoi tu ne m 'as pas averti avant ? Tu crois que je suis à ta

disposition nuit et jour ? Mais non, je ne crois pas que tu sois à ma

disposition nuit et jour.

Si c 'est ce que tu veux, fais -le.

Très bien. Quand tu rentres à New York, il faut qu 'on ait une discussion.

Je crois qu 'on l 'a eue.

Parfait. Au revoir, Edouard.

Au revoir, Jessica.

Il m 'a dit qu 'il vaudrait mieux que je... Il n 'est que mon avocat, d

? Bien.

C 'est à combien, l 'ouverture du Nikai ? Je n 'en sais rien.

Tu n 'en sais rien ? C 'est OK, au Vauvert, il y a au moins une heure et

Il faut que tu me surveilles ça de près. Tu as compris ? Bien. Bonjour,

monsieur. Comment allez -vous ?

Je veux que toute l 'opération soit bouclée le plus tôt possible. Je dois

New York dimanche. Je vais au métropolitain.

Bien, monsieur.

Votre manteau, monsieur Lewis. Merci.

Edouard.

Suzanne.

Ça va ? Toutes mes condoléances pour Carter.

Je te remercie.

Tu es mariée, il paraît.

C 'est bien.

Oui, je n 'ai pas eu la force de t 'attendre.

Suzanne, dis -moi un peu.

Oui ? Quand on sortait tous les deux, est -ce que tu parlais davantage à ma

secrétaire que moi ?

Je l 'ai prise comme demoiselle d 'honneur à mon mariage.

Ton mari a bien de la veille.

Au revoir.

Magnifique, s 'en va.

T 'as un rendez -vous. Et quand vous voulez.

Magnifique, s 'en va.

Edouard, s 'en va.

Excusez -moi. S 'il vous en prie.

C 'est la voiture de monsieur Stocker ? Oui, oui, c 'est la sienne.

Edouard, mais où tu vas ? Tu as l 'écu de ta voiture.

Pourquoi ? Qu 'est -ce qu 'elle a, la limousine ? Regarde, elle est bloquée là

-bas. Daryl ne peut pas la sortir.

Donne -moi les clés, s 'il te plaît.

Écoute, je ne crois pas que tu devrais conduire. Tu es énervé. Ne prends pas ma

voiture, je vais te dépatouiller, ça. Les gars, qu 'est -ce que c 'est que ce

micmac ? Vous pouvez bouger, ces voitures ? Attends, Edouard.

Edouard, tu as l 'habitude du levier de tête, hein ? Oui. C 'est pas une boîte

automatique. Oui, oui. Écoute, bon, vas -y, mollo, ne sois pas trop brusque.

Elle est neuve, surtout... Non, écoute, Edouard ! Tu n 'arrives pas.

J 'adore mes voitures. Moi aussi. Mais tu ne sais même pas où tu vas.

Tu vas te

C 'est en bas de la colline.

Sous -titrage ST'

501

Non,

j 'ai l 'impression qu 'on ne comprend pas rien.

C 'est mon boulot.

A la fin du mois, j 'enquête les loyers et tout le monde est logé à la même

enseigne. Alors, venez -moi là.

Bienvenue à Hollywood ! Tous les gens qui débarquent à Hollywood ont un rêve !

Quel est votre rêve ?

Quel est votre rêve ? Eh, monsieur ! Eh ! C 'est quoi, votre rêve ? Mon trip.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Il n 'y a rien qui s 'est fait buter, là -bas.

Inspecteur Albertson, qu 'est -ce que vous savez sur elle ? Je vous l 'ai dit,

moi, je ne sais pas avec qui elle traînait, cette fille. Un bon geste, on

à peine de la sortir d 'une poubelle. C 'était qui, son mac ? C 'est la cove,

son mac.

Une ligne la passe.

Qu 'il pleuve, qu 'il vente, sur le trottoir, sept jours sur sept.

Elle vendrait sa carcasse pour du crack. Et toi, tu fais quoi ? Moi, je suis

cool. Ah oui, bien sûr.

Hé, hé, hé, écoutez -moi. Vous êtes photographe de presse ? Non, non, non,

sommes d 'Orlando. Oh, c 'est pas incroyable, t 'as vu ça ? J 'ai détruit

mitraille, le macchabée, maintenant.

Hey Pop, t 'as vu Kitty ? Au revoir dans la chaleur de billard.

Salut Zee.

T 'as tout claqué ?

Carlos, tu connais ma copine Viviane. Lui, c 'est Angel. Je mets tout le monde

ici. T 'as tout claqué.

Carlos avait une super dope. C 'était une petite fête. C 'est moi qui avais...

Dis -moi que je rêve. Tu as acheté de la drogue avec l 'argent du loyer. Mais ce

n 'est pas bien. J 'avais besoin d 'un petit remontant. On a besoin de pognon

pour le loyer.

Oh, du calme, chica.

Elle ne me doit plus que 200 dollars, mec. Carlos. Tu lui dois encore 200

dollars ? Ça, ça date d 'avant. C 'est vrai, oui. 200 dollars, Viviane.

Mais si tu veux bosser pour moi pour l 'aider à rembourser, on peut s

C 'est vraiment sympa de ta part, Carlos. Mais ce n 'est pas le moment.

Tu viens, Viviane. Maintenant, qu 'est -ce qu 'on fait ? Comment on va démerder

? Elle se broche, cette nana ? Non ?

Tu l 'as pris pendant que je dormais ? Non, ce n 'était pas disponible pour une

consultation. Eh, on va voir. Miam, miam.

En plus de ça, c 'est mon appartement. Enfin, il se trouve que j 'y habite

aussi.

Écoute, ça débarquait ici. Je t 'ai filé du blé, un coin au créchet et une

orientation professionnelle. Il ne me lâchait plus, il fallait que je lui file

quelque chose. J 'étais obligée, alors tu m 'agaces.

Ce n 'est pas un buffet, compagnon.

Que je ne t 'agace pas, que je ne t 'agace pas. Je viens de voir une fille

'on sortait d 'une poubelle.

Je sais.

La Marie -Stelette, mais c 'était une ruine. Elle était foutue, elle carburait

au crasse. Domi a essayé de la faire décrocher pendant des mois. Allez -vous

la mettre ! Elle est révélée avec moi, allez, cassez -vous ! Allez ! T 'as pas

envie d 'en sortir ? Sortir d 'où ça ? Où est -ce que tu veux que j 'aille ?

Regarde -moi cette saloperie.

Excusez -moi.

Hein ? Pour aller à Beverly Hills, s 'il vous plaît.

Vous y êtes.

C 'est la maison de Silver Spontane là -bas.

Merci. N 'importe quoi.

Dis donc, Rachel.

Quoi ? Ouais, tu vois les étoiles sur le trottoir, ma fille ? Ouais.

Ben, Viviane et moi, on travaille sur Bob Hope, sur les Reed Brothers, sur

Astaire, et tout le long jusqu 'à Ella Fitzgerald.

C 'est notre secteur, ça marche à l 'ancienneté, alors tu dégages de notre

? Oh, excuse -moi, je faisais une pause, c 'est tout.

Oh, puis c 'est une nouvelle.

Ouais, et ben moi, je suis une ancienne, alors tu vas faire ta pause chez Monty

Hall ou chez Esther Wilson.

Esther Williams, c 'est ta place.

Fous -moi la paix. T 'es vraiment une emmerdeuse.

Je suis vraiment une merdeuse. Ouais ? Ça t 'arrive.

C 'est parce que je meurs de faim. J 'ai cherché un truc agréable.

Eh, les filles ! Eh, salut, mon putain ! Vous voulez pas me faire ça gratis ? C

'est mon anniversaire ! C 'est un rêve ! Ça gâche pas fort, ce soir.

Ouais.

On devrait se prendre un mat', peut -être. Tu bottes assez à Carlos ? Pour

'il nous mène à la baguette, qu 'il nous tasse le pognon. Non, t 'as bien

raison. On dit qui, on dit quand, on dit combien.

Tu trouves que je ressemble à Carol Channing ? Non, j 'adore ton look, c

vachement glamour.

Tu l 'as bien choisi.

Oh là là, oh là là, vise un peu ça.

Il s 'emmerde pas, c 'est une lutte aux fruits.

Non, c 'est notre loyer.

Tu devrais aller le brancher, t 'es horrible ce soir. Tu descends pas en

de 100 dollars, appelle quand t 'as fini et fais attention.

Toi aussi.

C 'est bon, attaque. Vas -y, ma poule, travaille -le au corps.

Allez, pignole, c 'est dans la poche.

Si tu vas y arriver, la première doit être par là.

Tu cherches quelqu 'un, beau brun ? Non, je cherche Baperley Hills. Vous pouvez

m 'indiquer la direction ? Bien sûr.

Ça te fera cinq billets.

C 'est ridicule.

Ça vient de passer à dix.

Un renseignement, ça ne se fait pas payer.

C 'est comme je veux. Moi, je ne suis pas perdée. Je sais où je suis.

10 dollars, d 'accord.

Vous avez gagné, j 'ai perdu. Vous avez la monnaie sur 20.

Pour 20, je fais la visite guidée.

Et je vous montre la maison des stars.

Oh, ça ira comme ça, je viens dessus ce talon.

Super.

Descendez la rue et tournez à droite.

Les phares.

Avec les phares, ça fait pas mal.

C 'est de la super bagnole.

Elle est un peu caractérielle.

C 'est la vôtre ? Non, non.

Volée ? Non, pas exactement.

Comment vous vous appelez ?

Comme ça vous fait plaisir.

Viviane. Je m 'appelle Viviane.

Viviane.

A quel hôtel vous êtes ? Aux régions Beverly, oui, monsieur.

Tout droit et la première à droite.

Bon sang, ces petits bijoux doivent durer comme sur des rails.

Je vous demande pardon ?

Ça ne vous éclate pas ? C 'est seulement une 4 cylindres.

Comment vous savez tout ça sur les voitures ? Ça vient d 'où ? Revue

Dans le patelin où j 'ai grandi, les mecs étaient branchés, gros américains,

mutants, gormettes.

Ils ne les payaient pas cher, ils les retaffaient et moi je regardais.

Comment ça se fait que vous vous y connaissiez si peu en voiture ? Je n 'ai

jamais eu de voiture sans chauffeur.

Et où est -ce ? C 'est le patelin pour gros américains.

Midlashville, en Géorgie.

J 'ai l 'impression que vous venez de perdre la transmission.

Et vous passez la vitesse de travers. C 'est une standard en H. Standard en H.

Comme si je savais ce que ça veut dire.

Vous avez déjà conduit une Lotus ? Non.

Vous allez commencer tout de suite.

Vous déconnez. Comme ça, vous vous enlèverez de sur mon manteau.

Bon, attachez votre ceinture.

Je vous emmène faire la balade de votre vie. Je vais vous montrer ce qu 'elle a

dans le ventre.

Vous êtes prêt ? Je suis prêt. Accrochez -vous. Ça y est. C 'est parti.

Elle a les pédales comme sur une voiture de cour, très rapprochée.

C 'est pour ça que c 'est plus facile pour une femme de la conduire.

Elles ont des petits pieds.

À part moi, je fais du 41.

On a le pied aussi long que l 'avant -bras, du coup de poignet.

Vous le saviez ? Non, je ne le savais pas.

C 'était juste pour parler.

Dites -moi quelque chose.

Ça gagne combien une fille comme vous de nos jours ? À peu près ? Je travaille

pas à moins de 100 dollars.

100 dollars la nuit ? De l 'heure.

De l 'heure ? Vous gagnez 100 dollars de l 'heure et vous avez des bottes qui

ferment avec des épingles ? C 'est une plaisanterie.

Tu plaisantes jamais avec l 'argent.

Alors on est deux.

100 dollars de l 'heure ? C 'est plutôt raide.

Non, mais ça peut venir.

Bonsoir, monsieur Lewis.

Vous aurez encore besoin de la voiture ce soir ? J 'espère que non.

Vous êtes arrivé ? Oui.

Vous allez vous débrouiller ? Oui, je vais prendre un taxi avec mes 20

Vous retournez à votre bureau ? Oui, mon bureau, c 'est ça.

En tout cas, merci pour la balade.

Salut. Au revoir.

Tu as cru ? Non, j 'ai réfléchi. Je préfère le but.

Vous savez, je pensais... Vous avez vraiment dit 100 dollars de l 'heure ?

Oui.

Eh bien, dans ce cas, si vous n 'avez pas d 'autres obligations, je serais

vraiment ravi que vous acceptiez de venir avec moi à l 'hôtel.

Et vendu.

Comment vous vous appelez ? Edouard.

Edouard, c 'est marrant, un prénom que j 'adore.

Non.

Je vais vous dire un truc, c 'est un coup du destin, Edouard, voilà ce que c

'est.

Vous voulez enfiler ça ? Pourquoi ? Parce que cet hôtel n 'est pas le genre

'établissement qui loue des chambres à l 'heure.

Ah.

Waouh !

Oh, la vache ! Ça va aller.

Suivez -moi.

Et arrêtez de gigoter.

Bonsoir, M. Lewis. Bonsoir, des métages ? Oui, M. Couture.

Pouvez -vous faire monter du champagne et des fraises, s 'il vous plaît ? Bien

sûr.

Service des tâches pour M. Lewis.

Chérie, tu ne sais pas ce qui m 'est arrivé ? J 'ai fait une maille à mon

collant.

Je ne porte jamais de collant.

Quel pied d 'enfer ! C 'est au moins une boquette pour deux, ce truc -là.

Première fois dans un ascenseur.

Fermez la bouche, ta chère.

Désolée, je n 'ai pas pu m 'en empêcher.

Appartement Terra.

L 'appartement Terra?

Oui.

A gauche.

Impressionné ? Vous rigolez, j 'espère.

Je viens souvent ici.

Ce n 'est pas vrai ce que vous m 'avez dit. Il nous descendra l 'heure. Oui,

bien sûr.

Je parie qu 'on peut voir jusqu 'à l 'océan.

Je vous crois sur parole, je n 'y vais jamais.

Pourquoi vous n 'y allez jamais ? Ça me donne le vertige.

Ah bon ? Alors pourquoi vous louez l 'appartement terrasse ? C 'est le

J 'ai cherché partout un appartement terrasse au haut de chaussée, je n 'en

pas trouvé.

Bon, maintenant que je suis montée, qu 'est -ce que vous allez faire de moi ?

Vous voulez que je vous dise, je n 'en ai pas la moindre idée.

Non.

Tout ça n 'était pas planifié.

Pourquoi ? Vous planifiez tout ? Toujours, oui.

Oui, moi aussi.

Avant de dire non, je ne fais pas de plans, moi. Je ne suis pas le genre à

des plans. Non, vous direz plutôt que je suis le style de fille à me poser là où

se posent mes fesses. Vous voyez, je vis le moment présent. C 'est moi, ça.

C 'est tout à fait moi.

Vous pourriez me payer maintenant.

Ça aiderait à briser la glace.

Ah oui, pardon.

Vous acceptez le liquide, je suppose ? Ça me va tout à fait, ouais.

Vous êtes assise sur mes faxes.

C 'est des trucs sur lesquels je m 'étais jamais assise.

C 'est mignon, très mignon.

Bon alors, les choses sérieuses.

Prenez -en un. J 'en ai un rouge, j 'en ai un vert, j 'en ai un jaune, j 'ai

plus de violet.

Mais il m 'en reste encore un en forme de Louis d 'or. La capote des chants qui

ont la seule, la vraie, celle qui laisse rien passer.

Qu 'est -ce que vous en dites ? Un éventail de sécurité.

J 'aime la sécurité.

Voilà, on va mettre celui -là. Vous savez...

On pourrait discuter un petit peu, d 'accord ?

Discuter ?

Ouais, ça me va.

Edouard, êtes -vous à Los Angeles pour affaires ou pour le plaisir ? Pour

affaires, je crois.

Pour affaires, vous croyez.

Bon, laissez -moi deviner.

Vous devez être avocat.

Avocat ? Qu 'est -ce qui vous fait croire ça ? Vous dégagez quelque chose

malin et d 'inutile.

Vous avez dû rencontrer des tas d 'avocats.

J 'ai rencontré des tas de tout.

C 'est quoi ça ? Le champagne.

Je vais peut -être pouvoir me rendre utile.

J 'ai compris, c 'est...

Où désirez -vous que je le mette ? Où désirez -vous qu 'on le mette ? Là -bas,

sur le bar.

Je vous en prie. Ce sera porté sur votre note, monsieur Lewis.

Merci.

Qu 'est -ce que vous regardez ? Qu 'est -ce qu 'il regarde ? Ah oui.

Tenez. Merci beaucoup.

Merci beaucoup.

Bonne soirée.

Il faut boire. Bravo.

J 'ai foiré ce coup -là.

Quel imbécile je fais. Pas grave.

Ça vous ennuie si j 'enlève mes bottes ? Pas du tout.

Alors, vous avez une femme ? Une copine ? J 'ai les deux.

Où elles sont ? Elles font les boussiques ensemble.

Mon ex -femme est à Long Island, dans mon ex -maison, avec mon ex -chien.

Et voilà.

Mon ex -copine, Jessica, est à New York.

Elle est délénage de mon appartement au moment où nous parlons.

Tenez, prenez une fraise.

Pourquoi ? Ça fait ressortir le goût du champagne.

Ah, des mots.

Vous ne buvez pas ? Non.

Écoutez, c 'est pas que je sois contre toute cette scène de séduction, mais je

vous file un tuyau.

Je suis déçue, alors, comme je travaille au compteur, il faudrait peut -être s

'affoler. J 'ai l 'impression que chez vous, les problèmes de temps, c 'est une

obsession. On ferait mieux de liquider ça tout de suite.

Bravo, on commence.

Combien pour toute la nuit ? La nuit ?

C 'est au -dessus de vos moyens.

Tite pour voir.

300 dollars.

Adjugé.

Merci. Maintenant, on peut se détendre.

J 'en ai pour une minute. Ce champagne m 'a rendu pompette.

Je n 'ai pas entendu. Qu 'est -ce que vous avez dit ? Je lui ai dit que je

revenais dans une minute.

Qu 'est -ce que vous avez dans la main ? Qu 'est -ce que vous cachez ?

Rien ? Pas du tout ? Bon, écoutez, je ne veux pas voir de

drogue ici.

Je ne veux pas de ça. Alors prenez vos affaires. Je ne me drogue pas, figurez

-vous. J 'ai arrêté d 'en prendre quand j 'avais 14 ans. Qu 'est -ce que c 'est

? C 'est du fil dentaire.

Oui, alors ? J 'avais des petites graines de fraises entre les dents.

Il faut faire attention à ses gencives.

Je suis désolé.

Je vous en prie, continuez.

Merci.

Vous allez regarder ? Non, je m 'en vais.

Vous savez, ça n 'arrive pas souvent que quelqu 'un me surprenne.

Vous avez de la veine.

Moi, la plupart des gens me servent vassement.

Vous regardez ? Je m 'en vais.

Oui,

tu as peut -être raison.

Non, je comprends tout à fait, mais j 'ai besoin de toutes les quotations des

actions morses.

J 'ai celle de Londres, mais j 'ai besoin de celle de Tokyo.

Il faut que tu puisses me les donner si je t 'appelle.

Je te remercie beaucoup.

Je me suis fait un petit pique -nique moquette. Vous êtes sûr que vous ne

rien boire ? Je m 'éclate dans la vie, ça se voit, non ?

Je

n 'avais jamais vu cet épisode.

Rires.

Qu 'est -ce que vous aimez ? Qu 'est -ce que vous faites ? Je fais tout.

Mais je n 'embrasse pas sur la bouche.

Bien sûr que Jim Morse va se battre. Ça faut s 'y

attendre. C 'est lui qui dirige l 'entreprise depuis un sacré bout de

ne va pas renoncer à avoir son nom sur le papier à lettres.

Il veut avoir un tête -à -tête avec toi.

Ça va, moi je n 'irai pas. Je m 'en doute, mais prends rendez -vous pour ce

soir, à dîner. Arrange -moi ça.

Edouard, Edouard, écoute, c 'est vraiment pas une bonne idée de le voir

plus de le voir seul.

C 'est un vieux grincheux. Si jamais tu dis un mot de travers, il nous colle un

procès. Oh, tu sais, on n 'est jamais à l 'abri de voir les choses mal tournées.

C 'est ça qui me plaît dans ce boulot.

Je voulais te dire, Phil, pour ta voiture.

Oh non, qu 'est -ce qu 'il y a ? Elle vire comme sur des rails.

Quoi ? Qu 'est -ce que tu veux dire ? Edouard, Edouard ! Salut.

Ah, bonjour.

Rouge.

Je préfère.

Vous ne m 'avez pas réveillée, vous devez avoir beaucoup de boulot. Je sors

la baignoire dans une minute.

Il n 'y a rien qui presse.

Vous avez faim, sûrement ? Vous ne voulez pas manger quelque chose ? J 'ai

liberté de commander tout ce qu 'il y avait sur le menu. Je ne savais pas ce

vous ferait plaisir.

Ça va ? Vous avez bien

dormi ? Oui, trop bien.

J 'ai oublié où j 'étais.

C 'est le métier qui veut ça ? Oui.

Vous avez dormi ? Oui, un peu, sur le canapé.

J 'étais censé travailler hier soir.

Vous ne dormez pas, vous ne touchez pas à la drogue, vous ne buvez pas d

'alcool, vous ne mangez trois fois rien.

Qu 'est -ce que vous faites, Edouard ? Un truc que je sais, c 'est que vous n

'êtes pas avocat.

C 'est vrai.

Il y a quatre autres chaises ici.

Vous faites quoi, alors ? J 'achète des entreprises.

Quel genre d 'entreprise ? J 'achète des entreprises qui ont des difficultés d

'ordre financier.

Vous devez les avoir pour une bouchée de pain, alors.

Eh bien, l 'entreprise que j 'achète cette semaine va me coûter la bouchée de

pain d 'un milliard.

Un milliard de dollars ? Oui.

La vache ! Vous devez être super intelligent.

Je n 'existe qu 'en première.

Vous êtes allé jusqu 'en quelle classe ? Aussi loin qu 'on peut aller.

Vos parents doivent être vachement fiers.

Mais vous n 'avez pas vraiment un milliard de dollars à vous ? Non, il y

une partie qui vient des banques et des investisseurs.

Ce n 'est pas toujours évident.

Et vous ne fabriquez rien du tout ? Non. Vous ne construisez rien ? Non. Et qu

'est -ce que vous faites des entreprises une fois que vous les avez ? Je les

revends. Je vais le faire.

Vous les vendez ? Ce n 'est pas exactement ça.

Je ne vends pas toute l 'entreprise. Je la fractionne en petits morceaux et

ensuite je les revends. Ça rapporte beaucoup plus.

Oui, c 'est un peu comme quand on voile des voitures et qu 'on revend les pièces

détachées.

En quelque sorte.

Mais c 'est légal.

Voilà, là c 'est parfait.

Pas mal.

Pas mal du tout. Vous avez appris à faire ça.

Je me suis envoyée toute la classe le jour de la distribution des prix.

J 'avais un grand -père, il est adorable.

Il mettait une cravate le dimanche.

Ça vous embête si je fais une brasse dans votre baignoire avant d 'y aller ?

du tout, mais restez là où vous avez pied.

Allô ? Edouard, Téphile, écoute, je sors de chez Morse. Je voulais que tu saches

que c 'est bon pour ce soir.

Ah, excellent.

Il amène son petit -fils. Il le fend pour prendre la relève, je ne sais pas.

Oui, c 'est un jeune homme très motivé qui s 'appelle David.

Il joue au polo.

Écoute, je te l 'ai déjà dit, j 'aime pas que tu y ailles tout seul.

Je pense que ce serait beaucoup mieux si tu y allais avec une copine.

Ça fait moins d 'idées d 'affaires.

Edouard, tu as entendu ce que je dis ? Oui, oui, je suis là.

Femme de ménage qui chante.

Écoute, Edouard, je connais des nananas sympas.

Non, aucune.

En plus de ça, j 'en ai déjà une.

Écoute, renseigne -toi au maximum sur les intentions de mort.

J 'arrive immédiatement.

Vous n 'aimez pas après ? Je l 'aime plus que ma vie.

Ça vous arrive de me trapper ? Viviane, j 'ai une proposition de travail à vous

faire.

Qu 'est -ce que vous voulez ? Je reste ici jusqu 'à dimanche. J 'aimerais que

vous passiez la semaine avec moi.

Sérieux ? Oui.

J 'aimerais vous engager comme employé.

Accepteriez -vous de passer la semaine avec moi ? Je vous paierai pour être à

disposition nuit et jour.

J 'adorerais être à votre disposition nuit et jour, mais vous êtes très riche,

les garçons. Vous pourriez avoir les filles à l 'oeil.

Je veux une professionnelle.

Je ne suis pas satisfait de celles qui font ça en amateur.

Et vous voulez du 24 heures pour 24 ? Ça va vous coûter cher.

Ça y est, c 'est reparti.

Très bien, allons -y.

Bon, à peu près, ça va chercher dans les combien ? Six nuits complètes, avec les

jours.

Quatre mille.

Six nuits à trois cents, ça fait dix -huit cents dollars.

Vous oubliez qu 'il y a les jours.

Alors, deux mille. Trois mille.

Adjugé.

Oh, la vache ! Viviane ?

Viviane, ça veut dire oui ? Oui.

Oui.

Oui.

Je me ressente presque toute la journée.

Achetez -vous des vêtements.

Vous devriez vous mettre au traveleur sec.

Il se peut que nous sortions le soir. Il faudra vous habiller.

Et comment ? Quelque chose de pas trop voyant. On s 'est mis.

C 'est que la flic, vous voyez.

Un gare.

Et les gants.

D 'autres questions ? Je peux vous appeler Eddie ? Pas si vous voulez que

réponde. J 'étais prête à rester pour 2000.

J 'étais prête à payer 4.

Au revoir, ce soir.

Beaubrin, je vais tellement vous bichonner que vous n 'aurez plus jamais

de me laisser repartir.

C 'est trois mille, pour six jours.

Et ensuite, je vous laisserai repartir.

Mais pour l 'instant, je suis là.

Je n 'ai pas arrêté de te téléphoner. Où tu étais hier soir ? Maman ? C 'est

Viv.

Ah, salut. J 'ai une partouze au té -té. Ma vieille, ouvre bien tes oreilles. Le

gars, la lotus.

Je suis à son hôtel, dans sa chambre à Beverly Hills, à la parterrasse. Rien

la salle de bain, c 'est plus grand que le Blue Banana.

Je suis obligée d 'écouter ça.

Quitte, il m 'a demandé de rester toute la semaine. Et tu sais combien elle me

file ? Devine, tu ne trouveras jamais.

3 000 dollars.

Pour une semaine ? Je te le jure. Et aussi du fric pour acheter des fringues.

Il y a un mec qui pâche. Je te laisse 3 000. Bravo.

Il est tendu.

Non.

Moche. Joli garçon.

Et qu 'est -ce qu 'il a qui cloche ? Rien du tout. Il t 'a déjà filé l

À la fin de la semaine.

Ah ben voilà, c 'est ça le truc qui cloche. Il m 'a déjà filé les 300 pour

soir. Et quitte.

Je vais te laisser du fric à la réception. Tu passeras le prendre.

Je suis au Réjean de Beverly Wilshire.

Note -le.

Payet, tu l 'as écrit ? Crée -le.

Réje... Beverly... Will.

Encore un petit truc.

Où je peux aller pour m 'acheter des fringues ? Des trucs classe, c 'est le

paie. Ah, ben, vers l 'île ? Ouais.

C 'est rodé au drap, Yves, ma poule.

Ah, si, grattier.

Excusez -moi, qu 'est -ce que vous voulez dire ? Ah.

Salut. Oui, madame, je peux vous aider ? Oui, je voudrais laisser ça pour Tite

de Luca. Elle viendra le prendre.

Elle n 'ouvre pas ? Oh, non, madame. Je comprends.

Merci beaucoup.

Merci beaucoup.

Oui.

Madame Wilson, vous connaissez cette dame ? Sous -titrage FR ?

Vous cherchez quelque chose de précis ? Non, enfin, ouais.

Quelque chose de classique.

Oui.

Vous avez des jolis trucs.

Merci. Combien ça vaut ? Je ne pense pas que ça vous dirait.

Oh, mais je n 'ai pas demandé si ça m 'irait, j 'ai demandé combien ça valait.

Combien vaut ceci, Marie ? C 'est absolument hors de prix. C 'est

hors de prix.

Écoutez, je suis venue dépenser de l 'argent.

que nous n 'ayons rien pour vous.

Il semble que vous vous soyez trompé de magasin.

Veuillez vous en aller.

Excusez -moi, mademoiselle, je peux vous aider ? Je suis dans ma chambre.

Vous avez une clé ? J 'ai oublié de m 'affirmer la carte.

Je suis au dernier étage.

Vous êtes une cliente ? Je suis avec un ami.

Et qui est ce monsieur ? Edouard.

Edouard. Edouard.

Edouard...

Lui, il me connaît.

Denis.

Oui. Denis, vous venez de terminer votre service de nuit.

Oui, monsieur. Connaissez -vous cette jeune personne ? Elle est avec M.

Lewis. M. Lewis.

C 'est ça.

Edouard Lewis.

Merci, Denis. Toutes les vitances allaient arriver hier soir.

Merci.

Oh non, mais quoi encore ? Quoi ? Quoi ? Non, non, il n 'y a rien. Suivez -moi,

j 'ai deux mots à vous dire. Ça va, je viens. Merci, Denis, merci.

Et comment vous appelez -vous ? Comme vous voudrez.

Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi.

Viviane. Merci.

Viviane. Bon.

Mlle Viviane, les choses qui se passent dans les autres hôtels n 'ont pas cours

origin Beverly Wilshire.

Cependant, M.

Lewis n 'est pas tout à fait un client comme les autres et nous considérons nos

clients privilégiés un peu comme des amis.

En tant que client, nous attendons de M. Lewis qu 'il nous signale s 'il a des

invités. En tant qu 'ami, nous passerons l 'éponge là -dessus.

Donc, je présume que vous êtes une... parente.

C 'est ce que je pensais.

Donc, vous devez être sa... Nièce ? Oui, bien sûr.

Naturellement, une fois que M. Lewis sera parti, je ne veux plus vous voir

cet hôtel.

Je présume que vous n 'avez pas d 'autre oncle ici.

Bon. Comme ça, les choses sont claires entre nous. Je vous encourage également

vous habiller de façon plus convenable. Ce sera tout, mademoiselle. Non, ce n

'est pas tout. Je voulais m 'habiller, figurez -vous. J 'ai voulu acheter une

robe dans Rodeo Drive aujourd 'hui.

Et les bandeuses ont refusé de me servir.

J 'ai tout cet argent maintenant et je n 'ai pas de robe.

Je ne compte pas sur vous pour me donner un coup de main. Mais j 'ai tout ça. Il

faut que je m 'achète une robe pour le dîner de ce soir.

Et personne ne veut rien me vendre.

Oh non, si vous appelez les flics, alors... Ouais, c 'est ça, appelez -les,

'est génial. Dites -leur bonjour de ma part.

La boutique d 'âme.

Bridget, s 'il vous plaît.

Allô, oui, Bridget, ici Bernard Thompson, le directeur du Réjean de

Merci.

Oui, oui, j 'aurais aimé que vous me rendiez un petit service.

Je vous envoie une jeune personne qui s 'appelle Viviane.

Je vous la recommande.

C 'est la nièce d 'un de nos meilleurs clients.

Voici le joyau de la couronne morte.

Un site industriel de premier choix à ce val entre le port de Long Beach et Los

Angeles. Les possibilités immobilières sont infinies. On rase quasiment tout le

chantier.

Il vient de me confirmer une info à l 'instant.

Edouard, on a des nouvelles fraîches de mort. Dan, tu arrêtes la projection, s

'il te plaît.

Parlez. Le père Morse va sans doute décrocher un marché de 350 millions de

dollars de construction navale pour la marine nationale.

Un marché pour la marine... Oh non, c 'est pas vrai, ça, ça me tue. Je croyais

que tu avais dit qu 'il était hors combat sur ce coup -là.

Oui, c 'est ce que je croyais. Si c 'est vrai, au risque de le sentir passer,

ses actions vont creuser le plachon. Mais non, tu déconnes, Sherlock.

Il vaut peut -être mieux qu 'on ait eu l 'information maintenant.

Comme ça, on a le temps de retirer nos billes.

Retirer nos billes ? Tu peux t 'asseoir dessus. On a mille heures de travail sur

ce truc -là.

Personne ne se retire de quoi que ce soit. Philippe, je crois qu 'il n 'a pas

tort. Philippe, il a demandé silence.

Qui connaît tant la commission d 'attribution des budgets ? Le sénateur

Parfait, le sénateur Adams. Il faut trouver où il est.

La marine ne va pas dépenser 350 millions de dollars sans avoir le feu

la commission d 'attribution.

Je ne comprends rien de ce qui se passe aujourd 'hui, monsieur.

C 'est pour ça que je t 'ai engagé. Pour que tu aies les yeux de terre à ma

place. Je se lance au bureau.

Bob, vous m 'apportez le rapport géologique ? Tout de suite, merci.

Edouard, tout est prêt pour la réunion de ce soir ? Oui, je l 'ai noté.

Mais qui c 'est cette fille avec qui tu y vas ? Une fille, c 'est tout.

Oui, oui, Edouard, elle a tout à fait.

Bon dimanche.

Oui, j 'ai fait la commission.

Ne vous inquiétez pas, madame René, je vous appelle dès que je le reçois.

Merci. Bonne journée.

Vous êtes sûrement Viviane. Je m 'appelle Bridget. Oui, bonjour.

Barney dit que vous me conseillerez bien.

Il est tellement charmant.

Qu 'est -ce que vous comptez faire à Los Angeles ? On doit aller dîner. Ne s

'assoyez pas là.

Vous allez sortir, dîner ? Bon, il vous faudra une robe de cocktail, alors.

Suivez -moi.

Je suis sûre que nous allons trouver quelque chose qui plaira beaucoup à

oncle. Vous faites un caron, c 'est ça ? Oui.

Comment vous le savez ? C 'est mon travail.

Bridget, ce n 'est pas vraiment mon oncle. Il ne le sent jamais.

Excusez -moi, monsieur.

J 'ai une robe, veillez.

Eh bien, j 'avais osé espérer que vous l 'apportiez. Oh non, je n 'avais pas

envie de la froisser. J 'ai aussi des chaussures. Vous voulez les voir ? Non,

ne sera pas nécessaire. Je suis sûr qu 'elles doivent être jolies. Oui, écoutez

-moi, je ne voulais pas vous déranger, mais Bridget a été super. Je tenais à

vous dire merci.

Vous êtes cool.

C 'est un plaisir, mademoiselle.

Je vous interdis de répondre au téléphone.

Alors, pourquoi vous me téléphonez ? Vous avez acheté des vêtements ? J 'ai

robe de cocktail.

C 'est bien.

Rendez -vous dans l 'entrée, en bas, à 8h moins le quart.

Vous ne montez pas me chercher ? Ce n 'est pas un rencard, c 'est

Et où vous comptez m 'emmener ? Je vous emmène dans un restaurant appelé le

Voltaire. C 'est très chic.

Ça marche.

Rendez -vous dans l 'entrée, mais uniquement parce que vous me payez pour

Je vous remercie infiniment.

Rappelez -la -moi, s 'il vous plaît.

Monsieur Stockett voudrait vous voir. Depuis que je suis en pleine

téléphonique.

Allô ? Je vous ai interdit de répondre au téléphone.

Alors, arrêtez de me téléphoner.

Barnet.

Ça n 'allait pas ? Non, non, non.

J 'ai un petit problème.

Bien. Une dernière fois la serviette. La serviette.

qu 'on pose délicatement sur ses genoux. Bien.

Pas les coudes sur la table.

Tenez -vous droite.

Fourchette à poisson, fourchette à salade, fourchette à viande.

Celle pour la salade, je l 'ai bien en tête.

Le reste est découvert, je mélange un peu les pédales. Bon, alors si vous vous

embrouillez, comptez les dents.

Quatre dents, fourchette à viande.

Souvent, les fourchettes à salade n 'ont que trois dents. Mais il arrive que...

Pardon, monsieur Lewis, je suis monsieur Thompson, le directeur de l 'autre.

Excusez -moi, je voudrais passer un coup de fil. Oui, monsieur, j 'ai un message

pour vous. De la part de qui ? De la part de votre nièce.

Ma quoi ? La jeune femme qui est avec vous dans votre chambre.

Nous savons, vous et moi, qu 'elle n 'est pas ma nièce.

Bien entendu. Pour une simple raison, c 'est que je suis fils unique.

Oui, bien sûr.

Quel est le message ? Elle vous attend dans le salon.

Étonnante jeune femme, Mlle Viviane.

Étonnante. Bonne soirée, monsieur.

Merci, monsieur.

Thompson, je suis le directeur de l 'hôtel.

Vous êtes stupide.

Vous êtes pardonné.

Nous allons dîner.

Allez -y, monsieur. Vos invités sont là.

Arrêtez de gigoter.

C 'est ici.

Monsieur Morse ?

Oui, monsieur Lewis, je suis Jim Moss, et ce garçon dynamique, c 'est mon petit

-fils David.

Oui, pour le côté dynamique, je ne sais pas, mais petit -fils, c 'est sûr. Je

suis ravi de faire votre connaissance. Je vous présente une amie, Viviane

Warren. Bonsoir.

Enchantée de vous connaître. Et David.

Bonsoir.

Rassignons -nous.

Je vais aux toilettes des dames.

C 'est en haut, à droite.

Excusez -moi.

Je commande pour vous ? Oui.

Vous serez gentil, je vous remercie.

Entendu.

Monsieur Lewis, mon grand -père estime que les hommes qui ont créé une

entreprise devraient décider de son avenir. Oui, la palade.

Cela ne servit à la fin du repas.

C 'était la seule fourchette que je connaissais.

Disons les choses autrement, si vous voulez.

Entre vos déclarations publiques et les rumeurs qui circulent sur le sujet, nous

avons du mal à cerner vos véritables intentions.

Écoutez -vous, je ne sais pas, mais moi je n 'ai jamais été capable de savoir

laquelle servait à quoi.

Il fut un temps où mon grand -père construisait des bateaux grands comme

villes. Ce sont des hommes comme lui qui ont fait ce pays.

Qui a commandé ça ? C 'est monsieur, madame. Bon appétit.

Ce sont des escargots. C 'est leur spécialité.

C 'est délicieux, essayez.

David ? Monsieur Lewis, si vous prenez le contrôle de la facilité, cela m

'étonnerait que vous le fassiez, mais si c 'était le cas, que comptez -vous en

faire ? Je vais diviser en plusieurs branches les ventes.

Vous imaginez que je ne suis pas transporté d 'aise à l 'idée que vous...

liquider 40 années de mon travail dans votre vente à la criée.

Au prix où je paie les actions, monsieur Morse, vous allez être un homme

extrêmement riche. Je n 'ai pas besoin d 'être plus riche que je suis. Ce que je

veux, c 'est diriger mes chantiers.

Ça dérape, ce saleté.

Ça arrive tout le temps.

J 'ai eu le plaisir de rencontrer votre père. Comment s 'appelle -t -il déjà ?

Carter. Ah oui, Carter. Carter Lewis.

Au fond, ce n 'est pas le salaud que tout le monde raconte. Non, dans ce

domaine, j 'ai l 'exclusivité.

Il en éprouve de la fierté ? Sans doute.

Ça ne doit plus tellement le gêner. Il n 'est plus de ce monde.

J 'ignorais, je suis vraiment la vraie.

Non, moi aussi.

Monsieur Morse, vous avez souhaité me rencontrer.

Que puis -je faire pour vous ? Laissez mon entreprise tranquille. C 'est

impossible, je détiens 10 millions d 'actions.

Je vous rachète vos parts.

Vous n 'avez pas l 'argent ? Nous l 'aurons. Nous attendons un contrat pour

construction de Détroyer. Il n 'y aura pas de contrat.

Le contrat est dans les oubliettes de la commission du budget et ne risque pas d

'en sortir.

Et comment vous avez réussi à magouiller ça ? Qu 'est -ce que vous avez ? Vous

avez un homme politique véreux dans votre manche ? Arrête, arrête, arrête.

-toi, calme -toi, David.

Monsieur Lewis ne fait pas de cadeaux à l 'adversaire. Oui, c 'est vrai.

Je crois que j 'en ai assez entendu. Tigane, j 'étais ravi de faire votre

connaissance. Pardon, grand -père, il faut que j 'aille prendre l 'air.

Monsieur Lewis.

Je vais peut -être rejoindre mon petit fils.

Bon appétit à tous les deux, je suis sûr que c 'est délicieux.

Bonne chance, mademoiselle.

Faites attention, Lewis, je vais vous réduire en miettes.

J 'attends de voir ça, monsieur.

Edouard ? Vous avez dit que vous ne veniez jamais dehors.

Là, je ne suis qu 'à moitié dehors.

Vous n 'avez pas dit grand -chose dans la voiture.

Vous pensez au dîner ? J 'étais nulle, on aurait dit une débile.

Enfin, les affaires, c 'était bon, j 'ai l 'impression. Pas vrai ? Ah, il est

mal barré.

Vous voulez son entreprise, et lui, il n 'a pas envie de la lâcher.

Merci pour la synthèse.

Le problème, c 'est que je crois que vous aimez bien M. Morf.

Ce que j 'aimerais, c 'est que vous descendiez de ce rebord. Vous me rendez

nerveux, je vous en prie, descendez. Ça vous rend nerveux ?

Et si jamais je me pensais un peu comme ça, est -ce que vous vous précipiteriez

pour me sauver ? Viviane, je ne plaisante pas. Je ne regarde pas.

Que c 'est haut, regardez, je me lâche sur les mains. Bon, d 'accord, pardon.

Ça veut dire que je l 'aime bien ou non, ça n 'a rien à voir. Ça ne rentre pas

en ligne de compte.

Je n 'ai pas le droit de laisser mes sentiments s 'impliquer dans ma vie

professionnelle.

Je sais, oui.

C 'est toujours ce que tu es en train de me dire.

Quand c 'est un truc de boulot, les sentiments, je les vire. Je n 'embrasse

à cause de ça, c 'est trop personnel.

C 'est comme vous dites, on ne s 'implique pas. On reste de marbre.

Quand je suis avec un client, je fais ça comme un robot, sans réfléchir.

Enfin, je veux dire... Sauf avec vous.

Bien sûr, sauf avec moi.

Vous et moi, nous sommes tellement semblables.

Nous baisons tous les deux les gens pour de l 'argent.

C 'est triste pour votre père, je suis désolée.

Quand est -ce qu 'il est mort ? Il y a un mois.

Il vous ment beaucoup ? Ça faisait 14 ans et demi qu 'on ne se dressait plus

parole.

Il n 'était pas là quand il est mort.

Vous n 'avez pas envie d 'en parler ? Non.

Bon, vous savez quoi ? Moi, j 'ai une idée.

On va se regarder des vieux films toute la nuit.

On s 'affale et on se légume devant la télé.

On se légume ? Oui, comme des légumes immobiles. On s 'étale comme des radis.

Vous savez quoi ? J 'en reviens.

On fera les radis demain.

Où est -ce que vous allez ? Je descends un petit moment.

Je suis l 'appart du dernier. Dites le gars qui habite ici, M. Lewis.

Vous ne l 'auriez pas aperçu ?

Merci, merci beaucoup.

Je ne savais pas que vous jouiez du piano.

Je ne joue que pour les inconnus.

Je m 'ennuie un peu toute seule dans les cendres.

Monsieur,

pourriez -vous nous laisser s 'il vous plaît ?

Dites -moi, les gens font toujours

ce que vous leur dites de faire ?

On dirait que oui.

Debout, c 'est l 'heure du shopping.

Alors, si vous avez le moindre problème pour utiliser cette carte, faites

appeler l 'hôtel, d 'accord ? Encore des courses ?

Je m 'étonnais que vous n 'achetiez pas plus de vêtements.

C 'est pas aussi drôle que je m 'imaginais. Pourquoi ? Elles ont été

avec moi.

Méchantes avec vous ?

Tout le monde a les yeux rivés sur moi.

C 'est pas vous qui le regardent, c 'est moi.

Non, les magasins, ils sont pas sympas avec les gens, j 'aime pas ça.

Les magasins ne sont jamais sympas avec les gens, ils sont sympas avec les

cartes de crédit.

Très bien.

Arrêtez du goûter.

Jetez votre chewing -gum.

Oh, pas mes yeux.

Oui, je suis monsieur Hollister, directeur de la boutique. Vous êtes

Lewis. Vous voyez cette jeune femme ?

Oui ? Dans votre boutique, y a -t -il des choses aussi belles que mademoiselle

Oh, oui.

Oh, non.

Non, non. Enfin, nous avons assez de belles choses ici pour que mademoiselle

puisse trouver son bonheur. C 'est ce que je voulais dire, bien sûr. Et d

'ailleurs, vous êtes sûrement mon invité pour cela. Excusez -moi, vous savez ce

qu 'il va nous falloir ? Il va nous falloir quelques personnes en plus pour

servir. Je vais vous dire pourquoi.

Nous allons dépenser une somme d 'argent absolument indécente.

Alors, il va nous falloir beaucoup plus de gens pour nous tirer les pompes. Nous

adorons ça, vous comprenez ? Si je puis me permettre, vous êtes dans la boutique

idéale pour ça, monsieur Lewis.

Tout ce que vous trouvez là -dedans, on peut vous le faire. On commence les

réjouissances. Marie -Pattre, Marie -Kate, Marie -Français, ça va, voyons

Apportez -moi tout ça.

Marie -Kate, il faut que vous... Pardon, monsieur.

Juste un détail.

Intéressant à quel point la somme que vous voulez dépenser est simplement

gênante ou véritablement scandaleuse ? Véritablement scandaleuse.

Monsieur Lewis, alors, comment ça se passe ? Pas mal, on dirait. Je crois qu

va nous falloir davantage de cirage.

Très bien, monsieur, vous... Vous êtes bel homme, et en plus, vous avez le

pouvoir. Je me suis aperçu à la minute où vous êtes entré que vous étiez un

homme qui compte. Monsieur ? Pas moi. Elle ? Oh, pardon.

Je suis désolé.

Alors, mesdames, on s 'en sort ? Ah, Édouard, Édouard, mais où est -ce que tu

? Tout le monde ne parle que de ça.

Morse va faire monter les enchères. Il veut nous contrer ? C 'est un dur à

cuire, le vieux.

Il sait que le contrat...

J 'en sais rien. Je crois qu 'il ouvre le capital à ses employés.

Il lui faut quand même un garant s 'il veut emprunter.

Trouve qui c 'est. Je serai au bureau dans une heure. Ouais, d 'accord, ça

roule. Continuez toute seule.

J 'ai du travail qui m 'attend. C 'est très joli.

Elle a ma carte.

Nous l 'aiderons à s 'en servir, monsieur.

Cette cravate ferait beaucoup à Eva. La cravate ? Enlevez -la.

Donnez -lui la cravate. Ça lui fait très plaisir de le faire. Donnez -lui la

cravate. Ça va le faire plaisir.

Vous vous souvenez de moi ? Je suis confus. Je suis venue chez vous hier.

avez repusé de me servir.

Vous travaillez à la commission, je crois ? Oui.

Bien fait ! C 'est bête. Grosse erreur. J 'ai des courses à faire, je vous

laisse.

C 'est cet après -midi, les gars. Bonjour, monsieur. Jack, arrange -moi ça

Blair. Blair, 14h, 14h30, c 'est bon.

Tu n 'étais pas trompé, Sir Morse. Il a hypothéqué tout ce qui lui appartient

jusqu 'à sa petite culotte pour garantir l 'emprunt à la banque. Et pas n

'importe quelle banque. La paix mouche très bien.

Alors, comme il va de soi que pour ton banquier, tu passes avant notre ami,

monsieur Morse, tu n 'as qu 'à téléphoner à la banque.

Edouard, excuse -moi de te dire ça, mais qu 'est -ce qu 'il y a qui ne va pas ?

Qu 'est -ce que tu as cette semaine ? Tu veux donner à Morse une occasion de s

'en sortir ? Tu sais ce que j 'adorais quand j 'étais gamin, Philippe ?

Quoi ? Les mécanos.

Les boîtes de Lego, les jeux de construction.

Moi, c 'était le Monopoly. Tu sais, Madison Park Avenue. Mais où tu veux en

venir ? Nous ne sommes pas des bâtisseurs, Philippe. Nous ne fabriquons

On fait de l 'argent.

On travaille depuis un an sur cette affaire. Tu m 'as dit que c 'est ce que

voulais. Je te l 'amène sur un plateau.

Mort, c 'est à terre, sans défense.

C 'est l 'heure de la mise à mort. Qu 'on en finisse.

Appelle la banque.

La journée, c 'est bien parti.

Jolie cravate.

Je l 'ai achetée pour vous.

Ma mère était professeure de musique.

Elle a épousé mon père qui venait d 'une famille extrêmement aisée.

Ensuite, il a divorcé de ma mère pour vivre avec une autre femme.

Il a emporté tout son argent.

Ensuite, elle est morte.

J 'étais fou de rage contre lui.

Ça m 'a coûté 10 000 dollars de psychanalyste pour arriver à dire j

de rage contre lui.

Je le dis bien maintenant, non ? Je leur dis, je suis fou de rage contre lui.

Bonjour, je m 'appelle M. Lewis et je suis fou de rage contre mon père.

Moi, j 'aurais été folle de rage pour les 10 000 dollars.

Mon père était le président de la troisième entreprise dont j 'ai pris le

contrôle.

Je l 'ai acheté et je l 'ai revendu morceau par morceau.

Et le psy, qu 'est -ce qu 'il a dit ?

Que j 'étais guéri.

Comme ça, du coup, vous étiez quitte. Vous deviez vous sentir mieux.

Est -ce que je vous ai dit que de ma hanche à la pointe de mon orteil, ma

mesure un mètre dix ? Ce qui fait que vous avez environ deux mètres vingt de

traitement intensif qui vous enveloppe d 'affection et vous soigne pour la

modique somme de trois mille dollars.

Oui.

... ... ...

... ... ... ... ...

Ne gigotez pas et souriez.

Un peu de temps d 'intercepté. L 'arbitre siffle la peau.

Oui, c 'est Gwen et Gretchen, les peu recommandables sœurs Olson, qui sont

passées maîtres dans l 'art du mariage, qui rapportent. Oh, Edouard.

Je reviens tout de suite, restez là.

Ah, bonjour. Alors, c 'est vous, le parfum du mois ? C 'est rien, elle est

aimée. Edouard a le célibataire le plus convoité. On rêve toutes de lui passer

la corde au cou. Moi, c 'est pas une histoire des cordes, je m 'en sers

uniquement pour le sexe.

C 'est pourquoi, au juste, ce qu 'on est venu ici ? Les affaires.

Mondanité d 'affaires ? Exact.

La troisième tente, mesdames et messieurs. Faut qu 'on s 'adjane.

Excuse -moi. Edouard ! Edouard ! Par ici.

Phil ! Content de te voir. Moi aussi, je veux te présenter une amie, Viviane

Ward. Bonjour, Philippe Stocker.

Viviane, voici ma femme, Elisabeth.

C 'est toujours un plaisir de rencontrer une complète d 'Edouard.

Oh, mon Dieu, c 'est Kate Whitley ! Kate ! C 'est moi, Elisabeth, et tu es

moelleuse.

C 'est une reine de l 'aérobic.

Ça vous donne des bleus.

Je vais aller vous chercher à boire. Tenez, Viviane, vous n 'avez qu 'à

commencer avec ça. Je reviens. Au fait, tu sais que le sénateur Adams est ici ?

C 'est moi qui l 'ai invité.

C 'est pour des petits détails comme ça que je t 'aimerais toujours.

Un modèle de franchise, qui c 'est ? C 'est mon avocat. Pas mal.

Ta femme ferait vivre un iceberg en te payant dessus.

On fera un essai tout à l 'heure.

Ce sont vos amis, tous ces gens ? Je passe du temps avec eux.

Ça ne m 'étonne pas, alors.

Qu 'est -ce qui ne vous étonne pas ? Ça ne m 'étonne pas que vous soyez venu me

chercher.

Je vais maintenant demander l 'aide des spectateurs, car nous allons avoir

besoin de vous pour replacer les modes sur le terrain.

Vous pouvez y aller.

Allez, allez, messieurs, dames. Vous l 'avez entendu, j 'ai dîné les modes.

C 'est une des plus anciennes traditions, mesdames et messieurs, aussi

que le jeu du polo libéral.

Les rois et les reines j 'ai dîné eux aussi.

Elle est sympa, cette fille.

Où est -ce que tu l 'as trouvé ? 3615, code Petit Ami.

Oh, je vois.

Un seul petit conseil.

Évitez les bottes qui fument.

Oui.

Non, tout ça fait partie du polo.

Après, vous vous faites cirer les chaussures par un membre du club. Je

avoir de quoi les faire briller dans ma voiture.

Merci.

Viviane, salut.

David Morse.

David ! Comment allez -vous ? Ça va bien. Je pensais bien que c 'était vous.

'adore votre chapeau.

Il est nouveau.

Ah oui ? Il est joli.

Je peux vous présenter mon chemin ? Mais Edouard m 'attend, je ne voudrais

pas... Il est juste là, venez. D 'accord, une petite seconde alors.

Je ne savais pas que vous jouiez aujourd 'hui.

Je cherchais mon chemin, je suis tombé sur elle. Tu l 'as croisé dans la rue, c

'est tout super.

Mais dis -moi, qu 'est -ce qu 'elle fait ? Elle travaille ou quoi ?

Elle est dans le commerce.

C 'est génial. Mais qu 'est -ce qu 'elle vend ? Pourquoi tu veux le savoir ?

Si tu veux m 'écouter une minute, ça fait longtemps qu 'on travaille

Et là, je te trouve changée cette semaine. C 'est comme ta cravate.

Je me demande si ce changement ne vient pas de cette fille. Surtout quand je la

vois en grande discussion avec David Morse.

Je lui ai présenté l 'autre soir au dîner.

Et les voilà les meilleurs amis du monde. C 'est vrai, on ne sait pas d 'où

sort et elle discute avec le mec qui a l 'entreprise que tu veux acheter. C 'est

pratique pour elle. Tu es sûr que cette fille n 'a pas lié connaissance avec toi

pour t 'extirper des renseignements qu 'elle vend à mort ? Ça arrive, l

'espionnage industriel, ça existe.

Écoute -moi, ce n 'est pas une espionne, c 'est une pute.

C 'est une pute.

Je l 'ai ramassée sur Hollywood Boulevard avec ta voiture.

Edouard, tu es le seul milliardaire que je connaisse qui pousse le vice jusqu 'à

se taper des putes en sol, tu sais.

Edouard ! Je regrette de te l 'avoir dit.

Sénateur ! Sénateur Adams, je suis ravi que vous ayez pu venir. Merci. Le

renseignement que je vous ai donné vous a été utile. Oui, beaucoup, merci.

Il n 'y a pas eu de changement depuis. C 'est toujours aux oubliettes.

Alors, vous vous amusez bien ? Oui, beaucoup, c 'est génial.

Ça doit pas mal vous changer d 'Hollywood de le voir, non ? Edouard a

vendu la mèche.

Faites -moi confiance, je suis une tombe.

Je ne sais pas, peut -être que vous et moi, on pourrait passer un moment

ensemble après le départ d 'Edouard.

Oui, c 'est une idée.

Ça peut se faire.

Il faudra qu 'on fasse ça, on ne sait qu 'à tout.

Et nous sommes dans la quatrième porte.

Ça va ? Bien.

Bien ? Oh, c 'est génial. Ça fait sept fois que j 'ai le droit à un bien depuis

le match. Je peux entendre un autre mot, s 'il vous plaît ?

Connard ! Envoie -la à un autre.

Alors, j 'ai mes mieux biens.

Vous savez, je vais vous dire un truc.

Pourquoi vous m 'avez fait mettre sur mon 31 ? Parce que c 'est ce qu 'il y

allait pour ce genre d 'endroit.

Non. Ce que je veux vous dire, c 'est que si vous dites à tout le monde que je

fais le tapin, alors pourquoi vous ne mettez pas y aller avec mes fringues ? C

'est pas ce que j 'ai fait. C 'est vrai. Comme ça, quand un plouc du genre de

votre stocké vient m 'aborder, je sais quoi faire. Je suis prête.

Je suis désolé. Je suis vraiment très en colère contre stocké d 'avoir dit ça et

d 'avoir fait ça.

Mais t 'es mon avocat.

Et je le connais depuis dix ans.

Vous croyez -t -il que vous étiez une sorte d 'espionne ? Il est un peu

Vous vous prenez pour mon marque ? Vous croyez que vous allez me passer comme ça

à vos amis ? Je ne suis pas un jouet.

Mais non, mais non, vous n 'êtes pas à mon jeu, vous n 'êtes pas à mon jeu, je

le sais. Guyliane, Guyliane, je vous parle. Venez ici.

Ça m 'ennuie de vous le faire remarquer, mais vous êtes une pute. C 'est la

vérité et vous êtes mon employé. Je ne vous appartiens pas, c 'est moi qui

décide. Je dis qui, je dis quand, je décide tout. Je refuse de passer trois

jours à me disputer avec vous. J 'ai dit que j 'étais désolé et je le pensais.

Un point, c 'est tout.

Je me mords les doigts de vous avoir rencontré.

Et d 'être monté dans votre bagnole à la faute ! Comme si vous aviez une cour d

'admirateur pendue à vos pieds.

Je n 'ai jamais eu l 'impression d 'être de la merde. Maintenant, c 'est fait et

c 'est grâce à vous.

Excusez -moi, mais ça me paraît plutôt difficile à croire.

Où est -ce que vous allez ? Je veux mon argent et je veux m 'en aller.

Je suis désolé.

Je n 'étais pas prêt à répondre aux questions qu 'on me poserait sur nous.

C 'était très méchant et idiot.

Et je ne le pensais pas.

Je ne veux pas que vous partiez.

Pourquoi ? Je vous ai vu discuter avec David Morse.

Je n 'ai pas aimé.

Vous descendez.

Oui, c 'est du mal.

Oui.

Refaites un mi -temps.

Le premier garçon dont j 'ai été amoureuse, c 'était un vrai nullard.

Le deuxième, c 'était pire.

Ma mère me surnommait l 'aimant aminable. S 'il y avait un minable dans

de 100 kilomètres, j 'étais immédiatement attirée par lui.

C 'est comme ça que j 'ai choisi, en suivant le minable numéro 3.

Je me suis retrouvée là, sans amis, sans fric, sans minable.

Et alors, vous avez choisi cette profession.

J 'ai travaillé dans des fast -food les premiers temps.

J 'ai garé des voitures dans des parkings.

Ça ne me payait pas le loyer. Rentrer chez mes parents, j 'avais trop honte.

Et un jour, j 'ai rencontré Keith.

Elle faisait le tapin. Elle entendait, c 'était génial.

Alors, je me suis lancée.

La première fois, j 'étais en larmes.

Mais ensuite, j 'ai eu mes clients réguliers.

Vous savez, on ne fait pas par vocation.

Ce n 'est pas à ça qu 'on rêve quand on est enfant.

Je n 'ai pas envie de lui parler maintenant.

Demain, peut -être.

Où allez -vous ? Il a signé ? Non, il a dit qu 'il fallait qu 'il parte.

Edouard, tu ne vas pas se sauver comme ça. C 'est trop important. Pas de

panique, Philippe.

Morse ne va pas se sauver. Je reviendrai demain matin.

Vous enverrez les billets à l 'hôtel ? Oui, monsieur.

Merci. Où est -ce que tu t 'en vas ? J 'ai rendez -vous.

Avec la pute ! Fais attention, Philippe.

Ça va ? Je suis bien ? Il manque quelque chose.

Ah bon ? En tout cas, on ne fera plus rien entrer dans cette robe. Vous

trouverez peut -être votre bonheur dans cet écran.

Surtout, ne vous emballez pas.

On me l 'a prêté pour la soirée.

Il n 'hésite pas à vous prêter ça, la bijouterie de l 'hôtel. Je suis un de

leurs meilleurs clients, évidemment.

Si vous deviez le payer, combien ça coûterait ? Un quart de million.

Un quart de million de dollars ?

Alors, où est -ce qu 'on va ?

C 'est une surprise.

Si j 'oublie de vous le dire tout à l 'heure, j 'ai vraiment passé une très

bonne soirée.

Vous arrêtez du côté, vous êtes très belle et très grande.

Ils nous

attendent.

Le ciel est dégagé jusqu 'à San Francisco et nous devrions arriver dans

minutes.

Elle ne commence jamais à l 'air. Je comprends.

Trop grave, monsieur.

Merci.

Voulez -vous des jumelles ? Bonjour.

Madame,

madame, quelle joie de vous rencontrer.

Monsieur, m 'étonnez -vous ? Je crois que ça va être très bien. Venez, il faut

que vous voyiez ça.

Ne vous en faites pas, j 'ai déjà vu.

Pourquoi vous prenez des places en hauteur si vous avez le vertige ? Ce

meilleurs.

Autre chose, monsieur ? Non, merci.

Voici vos jumelles. Passez une bonne soirée.

Donc, vous disiez que c 'est en italien ? Mais alors, comment je vais savoir ce

qu 'ils disent ? Mais c 'est cassé. Il ne marche pas, celui -là. Non, non, ils

ne sont pas cassés. Regardez.

Faites -moi confiance, vous comprendrez tout. La musique parle d 'elle -même.

Il y a une fanfare ?

La première fois que quelqu 'un voit un opéra, très souvent il réagit d 'une

façon très forte, ou il adore, ou il déteste.

S 'il adore, il adorera toujours, dans le cas contraire.

Peut -être qu 'il apprendra à l 'apprécier, mais ça ne deviendra jamais

véritable passion.

Qu 'est -ce que vous pensez de cette opéra ? Très chère.

C 'était génial. J 'ai failli faire pipi dans ma culotte.

Quoi ? Elle a dit qu 'elle a trouvé ça plus joli que dans tout ça.

Au revoir.

Au revoir.

Au revoir.

Je bouge la reine. J 'aime bien la reine. Vous ne pouvez pas aller là.

Si vous voulez, on finira demain.

Il était très tard et j 'ai une journée chargée.

J 'ai vu une idée. Demain, vous n 'allez pas travailler. Vous passez la journée

à rien faire.

Moi, ne pas travailler ? Oui.

Je suis patron de l 'entreprise.

Le rapport d 'activité que vous avez demandé. Et M. Lewis a appelé.

Qu 'est -ce qu 'il a dit ? Qu 'il passait la journée à ne rien faire.

La journée à ne rien faire ? C 'est ce qu 'il a dit.

Je meurs de faim. Il y a un gars qui vend des snapdogs.

Vous avez du blé sur vous ? Oui, j 'ai du blé. Je ne sais pas si c 'est qu 'un

snapdog, mais j 'ai du blé.

On prend le cabaret de thé et puis on va aller squatter un arbre par là.

On va quoi ? Squatter un arbre.

Bon, lisez -moi les deux premières pages.

Très bien.

C 'est avec elle.

C 'est avec la relâche. C 'est mon acteur, déjà.

Il existe sur ce monde.

Il disparaît.

À quoi tu penses, assis tout seul dans ton coin ? Tu sais que ce soir, c 'est

notre dernière nuit ensemble.

Et ensuite, tu seras débarrassé de moi.

C 'est vrai que tu m 'as donné du fil à retordre.

Mon affaire est pas trop convaincue, mais je reprends pour nous.

J 'aimerais beaucoup te revoir.

Me revoir ? Oui.

Veuillez vraiment.

Je t 'ai trouvé un appartement. Tu auras une voiture.

Tu auras à ta disposition une très longue liste de magasins prêts à tirer

pompes dès que tu voudras. Tout est arrangé.

Et ensuite ? Tu me déposeras mon enveloppe sur la table de nuit entre

avions ? Non, ce ne sera pas vraiment comme ça.

Et ce serait comment ? Pour commencer, tu ne serais plus sur le trottoir.

C 'est un détail géographique.

Viviane, qu 'est -ce que tu veux ? Tu veux de ta commande, Renaud ? Non, c

'est rien.

Quand j 'étais petite fille, maman m 'enfermait à double tour dans le grenier

quand j 'étais vilaine, ce qui arrivait assez souvent.

Et donc, pourquoi ? Je m 'imaginais que j 'étais une princesse emprisonnée dans

une tour par une méchante reine.

Un chevalier arrivait sur son cheval blanc avec ses couleurs flottant au

il tirait son sabre au clair et prenait la tour d 'assaut.

Je lui faisais des signes, il agrappait les escaliers pour monter à la tour et

il me délivrait.

Mais jamais une seule fois.

Le chevalier de mon rêve est arrivé et il m 'a dit, tu vas voir ma poule, je

vais t 'installer une petite garçonnière.

Je viens de raccrocher avec James Morse. Écoute ça. Il veut te rencontrer

aujourd 'hui. À quel sujet ? Il n 'a pas voulu le dire.

Edouard, il ne peut plus nous échapper. Il a les couilles sur le billon. On le

tient bien.

Écoute, s 'il est vraiment en train de s 'effondrer, je veux qu 'il nous aide. C

'est par cet après -midi.

Non, ça ne va pas. S 'il s 'effondre vraiment, je ne veux pas attendre cet

-midi. Que Morse me retrouve en ville ce matin. Au revoir.

C 'est tout ce dont je suis capable pour l 'instant.

C 'est un grand pas en avant pour moi.

Je sais, oui.

C 'est une proposition en or pour une fille comme moi.

Je ne t 'ai jamais traité comme une prostituée.

Oui, un instant.

Allô, ici Bernard Thompson, mademoiselle Viviane.

Voudriez -vous venir à la réception ? Il y a une personne qui désire vous

parler. Elle dit s 'appeler mademoiselle de... Je vais lui parler.

Passez -la, moi, je vais lui parler.

Salut, ma poule. Tu ne voudrais pas descendre ? Ce flic de mes fesses peut m

'empêcher de monter.

OK. Si je l 'ai remise.

Elle arrive.

Parfait. Monsieur Thompson.

Oui ? Le laveur de vitres ne peut plus redescendre du toit.

C 'est samedi.

Attendez, s 'il vous plaît.

Surveillez -la.

Oui, monsieur.

C 'est 50 pépés. Pour 75, mémé peut mater.

Je t 'ai appelée, je ne sais pas combien de fois.

Ouais, j 'étais au Banana, on m 'a dit que tu me cherchais partout. Tu devais

venir prendre l 'argent à la réception de l 'hôtel. Carlos voulait me coincer.

Si tu étais venue mardi prendre l 'argent, t 'aurais pas eu à te cacher.

J 'étais débordée, qu 'est -ce que tu veux, j 'ai ma vie. Nino s 'est fait

abasser, il a fallu aller le voir à l 'hôpital. Rachel s 'était embarquée, c

'était le merdier. Enfin, maintenant j 'ai le pognon. Merci, Diane, j 'ai eu

chaud au mich.

Carlos va pouvoir me les lâcher. C 'est justement hier qu 'il parlait de toi.

Il se ferait péter la durite si il te voyait saper comme ça.

Je t 'ai pas embrassé tout à l 'heure parce que j 'avais peur de te frotter.

Tu es magnifique.

T 'en as ? Non, je préfère à l 'onglet. Tiens, c 'est toi.

T 'es pas mal, un peu pomponné.

Tu vas faire tâche sur le boulevard, saper comme ça. Oh, c 'est pas que tu te

fondais dans le paysage avant. Merci.

C 'est facile de se pomponner quand on a l 'argent. Ouais.

Alors, il s 'en va quand ? Demain.

T 'as le droit d 'emporter les fringues ? Oui.

Il m 'a demandé si je voulais qu 'on se revoit.

Mais j 'ai réfléchi et finalement c 'est non. C 'est une semaine comme les

autres.

T 'as réfléchi, c 'est non.

Oui.

Oh non.

Quoi ? Ce petit air pristounet, je connais. Oh non, qu 'est -ce que tu...

tombée amoureuse de lui. Non, quitte s 'il te plaît.

Tu es tombée amoureuse de ce type. Est -ce que tu l 'as embrassé sur la bouche

Oui, oui. Tu l 'as embrassé sur la bouche ? Tu es amoureuse de lui ? Tu l

embrassé sur la bouche ? Je t 'avais avertie, non ? Je ne suis pas idiote.

Je ne suis pas amoureuse de lui.

Je... l 'aime bien.

Tu l 'aimes bien ? Oui.

Tu l 'aimes bien ? Bien.

Normal, ce n 'est pas un minable. Il est riche, il est classe.

Et il va me briser le cœur, c 'est ça ? Non, ça, ce n 'est pas sûr. Tu n 'en

fais rien. C 'est lui qui veut te revoir, non ? Vous pourriez qu 'il s

Prendre une baraque, tous les deux. Vous acheter des diamants. Un cheval, je ne

sais pas. C 'est vrai.

Ça arrive des fois, ça marche.

Quand est -ce que c 'est arrivé, Kit ? Quand est -ce que ça a marché vraiment ?

Dis -moi, à ton avis, pour qui ça a marché ? Celle de la poubelle, Rassel ?

c 'est un cas particulier. Elle se tiamait au crac.

Je veux juste savoir pour qui ça marche.

Donne -moi un exemple d 'une fille qu 'on connaît pour qui ça a marché. Tu

un exemple ? Tu veux un exemple ? Tu veux que je te file le nom d 'une fille

Comme ça, tu veux un nom ? Oh, galère.

Trouver un nom, elle croit que c 'est simple.

Cette salope de tendrillon.

M.

Morse, vous avez dit ce matin que vous souhaitiez parler à M. Lewis.

M. Lewis est là et vous écoute.

J 'ai reconsidéré ma position quant à votre proposition d 'achat. À une

condition. Ce n 'est pas tant que je m 'inquiète pour moi, mais c 'est plutôt

pour les gens qui travaillent pour moi.

Pas de problème.

Nous vous ferons le nécessaire.

Bon, maintenant, si nous pouvions nous concentrer sur les contrats qui sont

devant nous.

Reportons -nous à la... Excusez -moi, je désirerais parler à M.

Morse, la seule.

Merci.

Monsieur, vous avez entendu le patron ? S 'il vous plaît, attendez dehors.

Toi aussi, Philippe.

Mais qu 'est -ce que tu me chantes ? J 'ai dit que j 'aimerais parler à M.

Morse, la seule.

Oui, reste -lui.

S 'il te plaît.

Si tu as besoin de moi, je suis dehors.

D 'accord.

C

'est

mieux comme ça ? C 'est très bien.

Une tasse de café ? Non.

Bien.

Monsieur Morse ?

Je ne m 'intéresse plus à votre entreprise de la même manière.

Et maintenant, qu 'est -ce que vous convoitez, monsieur Lewis ? Je n 'ai

'intention d 'acheter votre entreprise, ni de la démanteler.

Et je ne tiens pas à ce qu 'un autre le fasse.

Or, elle est toujours extrêmement vulnérable.

Je me retrouve sur un terrain qui m 'est fort peu familier.

J 'aimerais vous aider.

Pourquoi ?

Monsieur Morse, je crois que nous pourrions faire quelque chose de

de votre entreprise.

Et les contrats avec la Marine Nationale ? Ils ne sont pas opérés.

À journée, tout au plus.

J 'ai un peu bluffé. Vous êtes doué. C 'est mon métier. Je vous remercie.

Les détails pourront se régler sans nous.

C 'est plutôt dur à dire sans paraître trop condescendant, mais je suis fier de

vous.

Je crois qu 'on peut laisser entrer Léon de cuir.

Continuons cette conversation.

Entrez, messieurs.

Asseyez -vous.

Édouard, s 'il te plaît, qu 'est -ce que c 'est que cette histoire ? À toi de

jouer, Phil.

Termine.

Ils ne sont pas saignés ? Ils ne sont pas saignés, mais quelqu 'un pourrait me

dire ce qui se passe, bordel.

Monsieur Léon, c 'est moi. Allons construire des bateaux ensemble.

de bons gros bateaux robustes.

Je crois que je vais me balader un peu à pied. Ne vous éloignez pas, je reviens.

D 'accord, monsieur.

Tiens, tiens, on se retrouve.

J 'aimerais voir Edouard.

Il n 'est pas ici. Je croyais qu 'il était avec vous.

Non.

Edouard n 'est pas le moins du monde avec moi.

Non, Edouard est avec moi.

Quand ? Je dirais plutôt quand. Quand Edouard est avec moi ? Ne bougiez pas

affaire d 'un milliard.

Le problème, c 'est...

Le problème, c 'est que c 'est vous qui êtes avec Edouard.

Ça ne vous dérange pas si je me serre ? Non.

Non, merci.

Tant pis.

Je vais attendre.

Edouard ne devrait plus tarder maintenant.

Il sera bientôt à la maison.

Vous savez, ce n 'est pas une maison.

Ici, c 'est une chambre d 'hôtel.

Et vous n 'êtes pas...

Vous êtes une pute.

Et une botte, peut -être. Vous devez être un super coup qui fait.

Peut -être que si je vous tire, j 'en aurais plus rien à foutre de paumer des

millions de dollars.

Parce que... Autant être vraiment sincère avec vous au moment où je vous

Moi, je m 'en fous pas du tout. Mais pas du tout. En ce moment, je l 'ai

vraiment très mauvaise. Vous voyez ? Là, tout de suite, je flippe comme un

malade.

Alors, si je vous baisais un coup...

que je vous emmène à l 'opéra, je serais peut -être un mec heureux.

Lâchez -moi ! Lâchez -moi !

Lâchez -moi ! Lâchez -moi ! Lâchez -moi ! Lâchez -moi ! Lâchez

-moi ! Lâchez -moi !

Lâchez

-moi !

Je crois que tu m 'as pété le nez.

Va t 'en tout de suite. Mais qu 'est -ce qui te prend ? Ne déconne pas, Edouard.

Ça fait les dix ans de ma vie. Je me suis débrouillé quand j 'ai un homme

toi.

Arrête un peu d 'éconnerie.

Tu dis n 'importe quoi.

Ce que tu aimes, c 'est la mise à mort. Ce n 'est pas moi.

Tu fais de toi un homme riche à millions. On te fait en faire ce que tu

faire. Maintenant, dehors !

Les mecs cognent toujours. Les femmes ont plein sur la joue. Ça fait un mal.

a l 'impression qu 'on a l 'œil qui va exploser.

Comment ça se fait ? On vous met en rang dans la cour du lycée et on vous

apprend à le faire ? Tous les hommes ne

cognent pas.

J 'ai su ce que tu avais fait pour Morse.

Un choix professionnel.

Un bon choix.

C 'était une bonne sensation.

Je crois que ça va aller.

Il faut que j 'y aille.

J 'ai vu que tu as fait tes valises.

Pourquoi tu pars maintenant ? Edouard, il y aura toujours quelqu 'un, y

compris dans tes amis, qui se conduira avec moi comme Stocker, croyant qu 'il a

tous les droits.

Tu vas faire quoi ? Casser la gueule à tout le monde ? Ce n 'est pas pour ça

tu pars.

Tu m 'as fait une proposition très sympa.

Et il y a encore quelques mois, je l 'ai acceptée. Mais maintenant, tout a

changé. C 'est toi qui as tout changé. On ne peut pas faire marche arrière.

Je veux plus.

Je sais ce que ça veut dire en vouloir plus.

C 'est moi qui ai inventé le concept.

La question est où on place la barre.

Je veux vivre un conte de fées.

J 'ai un don particulier pour les rapports humains impossibles.

Merci.

De rien.

Si tu as besoin de quelque chose, du fil dentaire ou n 'importe quoi, tu me

téléphones.

C 'était très agréable.

Pour nous aussi.

Tu veux que j 'appelle la chasseur ? Non, je n 'y arrive.

Je ne peux pas faire ça.

Reste avec moi cette nuit.

Pas parce que je t 'appelle, mais parce que tu veux.

Je peux pas ?

Je

crois que tu as beaucoup de dos particuliers, Edouard.

Ce n 'est pas moi, monsieur. Non, non, non, je n 'ai pas dit ça.

Appelez la maintenance et dites -leur de s 'en occuper. Il faut déléguer les

pouces. Monsieur Barnet.

Mademoiselle Viviane.

Merci.

Je voulais vous dire au revoir. Dans ce cas, j 'en conclue que vous n

'accompagnez pas monsieur Lewis à New York.

Voyons, Barnet, vous et moi, on a les pieds sur terre, la plupart du temps.

Avez -vous un moyen de locomotion ? Je vais appeler un taxi.

Non, si vous permettez.

Daryl. Oui, monsieur.

Veuillez conduire mademoiselle Viviane où il lui plaira d 'aller. Oui.

Ça m 'a fait plaisir de vous connaître. J 'espère que vous viendrez nous rendre

de petites visites.

C 'était cool.

C 'est tout, monsieur ? Oui, je vous attends dans le hall, monsieur.

Merci.

On a l 'air de deux débiles.

San Francisco, c 'est rien d 'extraordinaire, tu sais.

Le climat est horrible, il y a du brouillard, on ne sait jamais s 'il ne

pleuvoir. Je mettrais depuis le verre.

Qu 'est -ce que tu vas faire là -bas ? Je vais trouver un boulot, je reprendrai

mes études.

Tu sais, il y a des trucs où je suis forte, c 'est vrai, j 'avais des notes

trop dégueulasses.

Ouais, je m 'en suis aperçue, t 'es assez calée.

T 'es sûre que tu veux pas venir avec moi ? Et abandonner tout ça, non, mais

plaisantes.

Approche.

Waouh ! Hé, qu 'est -ce que c 'est ? C 'est... C 'est une partie de la bourse d

'études Édouard Lewis.

Nous pensons que vous avez des dons assez prometteurs de Lucas.

Tu crois ? Tu crois que je suis prometteuse ? Oui.

Mais laisse jamais personne te dire le contraire.

D 'accord.

Et attention à toi.

Oh non, non, c 'est trop. Non, je ne peux pas, c 'est à pas faire.

Il est à quelle heure ton bus ? Dans une heure.

Bon, je m 'en vais tout de suite parce que ça me rend malade les adieux. Alors,

viens gaffe.

M. Lewis ? Vous n 'avez pas de message pour moi ? Non, j 'ai bien peur que non.

Je vais à l 'aéroport, j 'ai besoin d 'une voiture.

Bien sûr, Darry vous conduira où il vous plaira d 'aller.

Darry, faites amener la voiture devant l 'hôtel. Oui, merci Darry.

Une dernière chose. Est -ce possible de remettre ceci chez Fred de ma part ?

Oui, bien entendu.

Permettez que... Oui, je vous en prie.

Ça ne doit pas être facile de se défaisir d 'une chose aussi magnifique.

Vous savez, Daryl a aussi reconduit Mlle Viviane à son domicile hier.

Le nécessaire sera fait.

Merci, M. Thompson.

Ils n 'ont pas annoncé de retard sur votre vol, monsieur.

Vous arriverez à l 'heure à nuire.

Je vais être obligée de se demander un peu plus qu 'à Viviane pour le loyer

parce que je vais prendre des cours de manucure et je ne serai pas là très

souvent, tu vois. Non, parce que tu ne peux pas lever des mecs toute la vie à

perpétuité. Il faut avoir un but dans la vie. Tu as un but, toi ? J 'ai toujours

voulu être dans Olivier -Marie. Super ! Et voilà.

Bon,

est -ce que tu as beaucoup de choses à déménager ? Non, Carlos a foutu le feu à

mes affaires quand je lui ai dit que je m 'en allais.

Je monte !

Quand il a grimpé dans la tour et qu 'il l 'a délivré.

Elle le délivre aussi, ils partent.

Bienvenue à Hollywood.

C 'est quoi votre rêve ? Tout le monde vient ici. Ici, c 'est Hollywood, le

des rêves.

Certains rêves se réalisent, d 'autres pas.

Merci. Merci.

Merci.

C 'est comme ça.

Sous -titrage ST'

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