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Original subtitles

Londres, Angleterre, 1940

Qu'y a-t-il, Mme James ?

Reposez-vous, ce soir. C'est long, une journ�e de 10 h.

J'ai eu une mauvaise nouvelle.

Mon Jim a �t� port� disparu.

Je suis s�re qu'on va le retrouver.

Je l'esp�re, mademoiselle.

Une tasse de th� devrait me requinquer.

Exactement, la journ�e est finie.

Un million de balles pour demain matin ?

Les filles viennent de faire une journ�e de 10 h.

Je comprends que c'est urgent.

Mais �a leur fera 14 h de travail d'affil�e.

Tr�s bien, je leur demande.

Ce n'est pas la peine.

Un million de balles pour demain.

Allez, il faut s'y mettre.

Quelles foutaises !

C'est bloqu�.

Il faut continuer � pied.

Par ici, mademoiselle.

Un million de balles ?

Pas �tonnant que le public siffle.

C'�tait maladroit.

C'est les sc�naristes qu'il faut siffler.

Il nous faut de l'authenticit�

qui soit teint�e d'optimisme.

Vous croyez que j'ignore qu'il faut de l'optimisme ?

J'ai 3 petits-fils dans l'arm�e.

Votre r�putation s'est faite sur des com�dies.

Le plus gros succ�s de l'ann�e est une de mes com�dies,

�crite par M. Buckley, ici pr�sent.

C'�tait tr�s distrayant,

mais afin de gagner l'attention et la confiance du public,

il ne suffit pas de montrer des policiers dodus

d�gringolant d'une �chelle.

Il nous faut une histoire �difiante.

Faites une commande pr�cise, M. Swain,

et je vous jure

que je vous fournirai un film pour gagner la guerre.

Qu'il remonte le moral, au moins.

Dites-nous ce que vous voulez.

C'est clair, M. Baker : de l'authenticit� et de l'optimisme.

Fonctionnaire de mes deux...

Je m'en occupe.

Je suis navr� de vous avoir fait attendre.

Bienvenue au minist�re de l'Information.

Roger Swain. Mlle Cole ?

Madame.

Parfait, prenez place.

Votre mari est militaire ?

Dans la d�fense passive.

Il a �t� r�form�. Il a fait la guerre d'Espagne.

C'est parfait. Parlons du poste.

Il nous faut un point de vue f�minin plus convaincant.

M. Buckley a �t� nomm� conseiller sp�cial.

Pas assez pour recevoir un salaire.

Il vous a recommand�e.

Sugg�r�e.

Elle ne peut pas �tre pire que vos �crivaillons.

Avez-vous �crit ceci ?

C'�tait mon cornet de frites.

J'�tais secr�taire au service de r�daction.

Les r�dacteurs ont �t� mobilis�s.

"C'est pas du b�uf, mais ne dis pas bof.

"Car il faut faire avec ce qu'on a."

Parfait.

Le salaire de base est de 3,10 �,

mais vous �tes une femme, donc disons...

2 � par semaine ?

Vous allez au cin�ma ?

Vous connaissez donc nos messages.

Ils passent entre les programmes

pour que le public ne les rate pas.

Que faire en cas de bombardement ?

Mettez-vous � couvert.

Ne fixez pas le ciel, mettez-vous � couvert sur-le-champ.

Une page de sc�nario �quivaut

� 1 min de film ou 80 m de pellicule environ.

Enfin, si les cin�astes ne la gaspillaient pas

comme du papier toilette.

� ce propos, les WC des dames, c'est la derni�re porte � gauche.

Je ne me risquerais pas dans les autres.

Je croyais que c'�tait du secr�tariat.

Je vous en prie, gardez �a pour vous.

Qu'a dit le Comit� des artistes de guerre ?

Que mon interpr�tation

�tait trop brutale et d�moralisante.

Tu es meilleur que les autres.

Les autres...

peuvent faire bouillir la marmite.

Ellis, j'ai pass� un entretien aujourd'hui...

pour un travail.

On m'a offert le poste.

Deux livres par semaine.

Perry voudrait que tu poses pour lui.

J'ai dit que j'�tais le seul � te peindre.

Tu m'inclus pour la perspective.

Non, c'est parce que je veux que tu sois l�.

Je dois aller au poste de d�fense passive.

C'est un travail de r�dactrice.

Bravo, Catrin.

S'il y a un raid a�rien, descends dans le m�tro.

T'es pas venue du pays de Galles pour le danger.

J'ai vu April, aujourd'hui.

Elle et Tony ont un code. Il peut lui raconter ce qu'il fait.

La "place du village", c'est l'Angleterre.

La "soupe � l'oignon", la France.

Ils ont un mot pour "r�giment" et pour "troupes".

Ne pourrais-tu pas faire semblant de fumer ?

Dans ce cas, il n'y aurait pas de fum�e.

Coupez !

Pourrais-je tricoter ?

�a serait bien mieux pour le personnage.

- Accessoiriste ? - Tout de suite.

Walter, je comprends l'importance de ce que nous filmons,

et sans vouloir att�nuer le message...

Ne serait-ce pas un peu plus prenant

si M. Brown �tait plus expressif ?

Par exemple, � propos du code secret,

il pourrait dire : "Pour une fois qu'April sait garder un secret."

Voyez-vous ?

Apporter une petite pointe d'humour.

- Et apr�s... - Excusez-moi.

Mais certainement.

Il y aura un carton � la fin qui dira :

"Il n'�coute pas, mais l'ennemi le pourrait."

C'est pour les femmes

que le mari n'�coute jamais.

Si vous vous mettez � r�pondre, �a ne marchera pas.

C'est moi qui ai �crit le sketch.

Je serai dans ma loge, si on a besoin de moi.

Dix minutes de pause.

On �teint.

Interdite de plateau. Qu'est-ce qui vous a pris ?

L'acteur voulait improviser.

�videmment, c'est un acteur.

C'est votre punition ?

Bonjour Mabel, comment va le b�b� ?

� merveille.

J'aimerais participer � l'effort de guerre.

Je ne sais pas quoi faire.

Es-tu habile de tes mains ?

Je pense, oui.

As-tu pens� au travail en usine ?

Et la version sans dialogues.

�a doit resservir pour les carottes.

Bonjour Mabel, comment va le b�b� ?

� merveille.

Il a un app�tit d'ogre,

n'est jamais rassasi�.

Je ne sais pas quoi faire.

- Es-tu habile... - Au jardin ?

Je pense, oui.

As-tu pens�...

Aux carottes ?

Bien, je le fais enregistrer.

Comment �a se passe ?

Les sc�naristes vous ont bien accueillie ?

Ils me trouvent superflue.

"On n'a pas besoin d'un chien pour �crire ouah, ouah."

J'ai lu votre travail. Ils n'auraient pas fait mieux.

Voulez-vous d�jeuner avec moi ?

D�tendez-vous, c'est professionnel.

J'ai une proposition � vous faire.

Quand je ne suis pas conseiller sp�cial,

je travaille pour Gabriel Baker.

Vous vous souvenez du Hongrois ?

Le producteur.

Tr�s d�sireux de produire un film qui marque les gens.

- Bonjour, Tom. - Thelma.

Dunkerque, l'�vacuation des troupes prises au pi�ge.

700 bateaux de p�che

et la Royal Navy pour rapatrier les hommes.

Des jumelles ont emprunt� le bateau de papa

pour ramener des soldats.

- Id�al pour le minist�re. - Authenticit� et optimisme.

Assez contradictoire,

mais tr�s prometteur.

Le Minist�re aimerait que quelqu'un rencontre les jumelles.

Moi ?

Sauf si votre artiste s'y oppose.

Comment l'avez-vous connu ?

Il �tait � Ebbw Vale pour peindre l'aci�rie.

Je vois. Il est plus �g� ?

- 50 ans ? - Non !

60 ans !

Un aristo, alors, qui d'autre a les moyens ?

- On l'a d�sh�rit�. - � cause de vous ?

De ses opinions.

Qu'en dites-vous ?

Un jour � la mer, et si �a devient un film,

un bon boulot � la cl�.

Pour �crire la parlote.

- La parlote ? - Des femmes.

Les dialogues f�minins.

Bonjour,

je cherche Rose et Lily Starling.

On ne doit pas parler aux journalistes.

Je suis envoy�e par le minist�re de l'Information.

Le d�partement cin�ma.

Le cin�ma ?

Vous �tes all�es jusqu'� Dunkerque.

On en avait l'intention,

mais le moteur a cal� au large.

Une bielle.

On �tait coinc�es.

Mais l'article dit que vous avez ramen� des soldats.

Un remorqueur qui rentrait nous a tract�es.

Des soldats � son bord sont mont�s avec nous.

On nous a vus accoster

et �a a fini dans le journal.

Ils ont tout compris de travers.

Papa a dit qu'on nous ridiculiserait,

de ne rien dire aux journaux.

Or, vous �tes pas le journal, mais le cin�ma.

Lily a une question.

Vous connaissez Robert Donat ?

L'acteur c�l�bre ?

Non, malheureusement.

Papa !

Venez vite. Venez voir la cuisine.

C'est pas lui.

C'est bon, Lily.

Il n'aime pas les �trangers.

Comme beaucoup d'autres choses.

Et vous avez pris son bateau ?

Vous aviez pas peur ?

Le barda d'un des soldats

a fait un dr�le de bruit, on a sursaut�.

C'�tait un chien.

Et un Fran�ais a essay� d'embrasser Lily.

Peur de la r�action de votre p�re ?

Il avait une bouteille.

On pensait rentrer avant son r�veil.

Et en plus, Eric �tait � Dunkerque.

Eric ?

Le second de papa.

Il nous a offert des photographies pour notre anniversaire.

On est n�es le m�me jour.

Robert Donat dans Les Trente-neuf marches.

Et John Cl�ments dans Les Quatre plumes blanches.

Vous le connaissez ?

Non plus.

Celles-ci sont � maman.

On ignore qui il est.

Lui, je l'ai...

�a va �tre un film ?

Probablement pas.

Salet� de moteur, hein ?

Allez, un verre.

Mon p�re va me tuer.

- Un baiser, alors. - Non, merci.

Je serai au front demain.

Ceux qui s'abritent sur la gauche !

Les voyageurs, avancez !

Les voyageurs sur la droite !

Catrin ?

J'�tais coinc�e.

Dans l'abri de Baker St.

J'ignorais si tu �tais en s�curit�.

Comme moi pour toi.

Tu es dans un dr�le d'�tat.

Une tasse de th� et �a ira.

L'eau est coup�e.

Catrin...

il faut rentrer � Ebbw Vale.

Ellis...

Il y a la plus grosse aci�rie d'Europe.

Je serai plus en danger l�-bas.

Il n'y a pas que les raids.

Je n'ai plus les moyens de vivre ici.

Ni ailleurs.

J'ai un salaire.

Seul, je pourrais loger chez Perry et continuer � peindre.

Tu n'as pas � m'entretenir. J'ai un salaire.

Ton mari doit t'offrir un toit.

Ne fais pas de moi une enquiquineuse.

M. Cole ?

C'est Alf, le voisin.

Je ne suis ni la guerre ni le comit�, je t'adoucis la vie.

Mme Cole ?

Les sauveteurs veulent savoir combien ils sont dans la cave du 12.

� leur arriv�e � Dunkerque,

les jumelles ont fait comme les autres bateaux,

elles ont transport� les hommes de la plage aux gros bateaux.

Sous les tirs et les bombardements.

Mais elles n'en ont pas parl�.

Ce qui semble les avoir marqu�es,

ce sont des d�tails.

De petits d�tails authentiques.

Le soldat avec un chien dans son barda.

Le Fran�ais qui a tent� d'embrasser Lily.

J'aimerais pouvoir vous d�montrer leur courage.

Leur p�re est une brute, je crois, qui boit.

Elles en ont peur, mais ont pris son bateau,

Le Nancy.

Le Nancy Starling, le nom de leur m�re.

Vous avez mis dans le mille.

Dans le mille.

De l'authenticit�,

de l'optimisme,

et un chien.

La mobilisation a d� �claircir vos rangs.

Je vous laisse donc utiliser nos forces.

Mme Cole,

Mlle Moore...

Que ce film soit en salle pendant qu'il nous reste du public.

Bien jou�.

J'ai le travail ?

Pourquoi pas ?

Des jumelles, �a fait double de parlotte.

D�tach�e aux Productions Baker, anonymement, au m�me salaire.

- Il me faut plus. - Un bureau ?

Plus que le salaire du minist�re.

J'en parlerai � Baker.

Leslie Banks a presque mon �ge

et il continue � jouer les jeunes premiers amoureux.

Non, Cerb�re, il y a du verre.

Si tu t'int�ressais � tes clients comme � cet animal,

tu serais un impr�sario valable.

Pour les Spitfires...

Ambrose Hilliard, L'Homme � l'�tincelle.

J'exag�re, mais faites-le pour moi,

faites l'inspecteur Chamforth.

"On a fait une erreur. Toute b�te et facile � manquer.

"J'ai d'ailleurs failli la rater."

Pour les Spitfires, Sammy.

Dans ma poche.

Quand nous reverrons-vous au cin�ma, M. Hilliard ?

Bonne question.

Il para�t que Baker Films a un projet sur Dunkerque.

Vous serez install�e ici.

- Ils veulent un titre. - On n'a pas commenc�.

Les ext�rieurs.

La distribution aussi ?

Pourquoi pas ?

Un bateau, une plage, des jumelles, point.

Le Devon.

Dunkerque.

Allez faire les rep�rages vous-m�me.

C'est une taupe.

Ne lui dites rien, c'est compris ?

Sinon, chaque fonctionnaire voudra donner son avis.

Votre bureau. Vous connaissez Parfitt.

Cosc�nariste, bienvenue.

Alors ?

Qu'en dis-tu ?

Le p�re laisse � d�sirer.

Le marin avin�, c'est pas mal.

Si c'�tait un oncle, tonton Frank ?

Il cuvait dans la cale, �merge � Dunkerque,

d�couvre les stukas.

Il amuse et se fait tuer dans l'acte 3.

Vie comique, mort tragique.

Le public est en larmes.

Le second en France, c'est le petit ami.

- De Rose ou de Lily ? - Peu importe.

Des deux ?

Comment sont-elles ?

Timides, renferm�es. Lily en a dit tr�s peu.

- Une taiseuse, une bavarde. - Deux taiseuses.

- Pas pour nos dialogues. - Quel �ge ?

- 30 ans. - G�nial.

Les vieilles filles de Margate.

Southend.

21 ans. Lily est gentille,

Rose, d�lur�e. C'est son petit ami.

"Mon amour,

"je ne pouvais mourir sans avoir revu

"le bleu de tes yeux."

Je vous l'offre.

Comment s'appelle son petit ami ?

Eric Lumb.

Vous entendez ce bruit ?

Il vient des 200 femmes qui trouvent qu'�ric

est un pr�nom affreusement m�diocre.

- Un nom de h�ros ? - John.

- Banal. - Johnnie.

Il doit s'en sortir.

- Bless�. - Il prend des risques.

Un sauvetage.

"Gare, Johnnie,

"un tireur isol� !"

Il sauve son sup�rieur.

Un camarade ?

Il sauve le chien.

Mais c'est faux.

Pas dans la r�alit�.

C'est du cin�ma, Mme Cole.

La vie sans les passages barbants.

Ne confondez pas les faits et la v�rit�,

et ne les laissez pas g�cher l'histoire.

Nous savons d�sormais comment �a commence :

avec Johnnie en France.

- Et �a finit... - Par le retour.

Et on sait qu'entre les deux, il y a un chien,

Dunkerque,

une panne de moteur et la mort de l'oncle.

Il ne nous reste plus qu'� remplir les blancs.

Je te l'ach�te.

C'est un acompte.

Appelle �a un loyer si tu veux,

mais je ne quitterai pas Londres.

J'ai mal dormi.

Buckley, Parfitt,

au minist�re des Transports de la guerre.

Ils ont eu vent de votre sc�nario, semble-t-il.

La panne du Nancy Starling

les inqui�te car elle pourrait

jeter un doute sur la qualit� du mat�riel britannique.

C'est elle.

Sale taupe du minist�re.

Et si ce n'�tait pas le moteur, mais l'h�lice ?

Un d�bris la bloque.

Frank plonge la d�gager, prend une balle,

et les filles finissent le travail.

Pas les filles.

Johnnie !

- Il y a de l'�cho ? - Pourquoi lui ?

- C'est un h�ros. - Et alors ?

- Il faut qu'il le montre. - Il s'appelle Johnnie.

Vous cherchez la dispute ?

Johnnie ne peut pas plonger, il est gri�vement bless�.

Une entaille virile sur le biceps.

Sa bile ne va pas s'�chapper par le derri�re.

C'est l'histoire de Rose et Lily et elles ne font rien.

- Elles partent. - Et Johnnie les ram�ne.

Ce sont des filles,

elles soupirent pour le h�ros !

En voiture.

Et si cette vip�re p�n�tre dans le bureau,

vous �tes vir�e.

Je reconna�trai l'odeur de sa mousse � raser.

Autre chose ?

Utilisez votre �nergie f�minine pour ranger !

Vous d�placez les meubles ?

"Les anges des mers, par-del� les flots.

"En duo vers Dunkerque, en trio,

"Au sein de Dunkerque,

"des seins � Dunkerque."

Il y a une balle avec son nom, quelque part.

Pourquoi n'est-il pas mobilis� ?

Parfitt est trop �g�, mais Buckley...

Baker les a persuad�s qu'il serait plus utile au combat en �crivant.

�a ne durera pas.

Il finira en uniforme comme tout fils � sa m�re.

S'il a bien eu une m�re.

Parfitt l'a peut-�tre trouv� dans un pub,

engendr� spontan�ment par la sciure.

Vous savez, beaucoup d'hommes craignent

qu'on ne retourne pas dans nos cases apr�s la guerre.

�a les rend belliqueux.

Quelque chose a chang�.

J'ai rang�.

Comment �tait la r�union ?

Ils ont accept� nos modifications.

- Qu'est-ce ? - Votre d�jeuner.

Les filles peuvent ramener le bateau.

M�me prendre la t�te de la flotte, je m'en fiche.

Mais Johnnie d�gage l'h�lice.

T'es en retard.

J'ai command� pour toi.

Navr�,

on a du monde, des amis polonais.

�a va tr�s mal en Europe.

Tout n'est pas rose ici non plus.

Il n'y a plus de bon serveur depuis que l'Italie est en guerre.

On les a rafl�s comme ennemis d'�tat.

Sauf Gepetto dans le coin,

qui est s�rement un espion.

Cerb�re !

C'est du cadavre de mouton.

Cerb�re ne peut pas se contenter de miettes.

Sophie va lui faire du fromage de t�te.

Petit veinard.

Ta s�ur pourrait peut-�tre aussi me nourrir,

� moins que tu ne m'aies trouv� un r�le.

Et le synopsis du film sur Dunkerque,

tu l'as lu ?

C'est mieux que je ne pensais.

L'endurance de Johnnie face � la machine de guerre allemande.

J'aime beaucoup le sauvetage du chien.

"Viens, mon chien, viens..."

Pas toi, Cerb�re.

Mais �a d�pend de l'actrice qui jouera Rose.

L'oncle Frank ?

"L'homme est une �pave".

Sammy...

"La soixantaine, il para�t plus" !

Les personnages �g�s ont leur int�r�t.

La pond�ration, l'exp�rience,

la maturit�.

On a tous notre r�le � jouer.

Pas celui-l�, il meurt avant la fin de l'acte 3.

M. Smith.

M. Hilliard.

Toi, moi, le cin�ma, on participe tous � l'effort de guerre.

La guerre...

Saloperie de guerre !

Elle se taille la part du lion,

il ne nous reste que des miettes rances !

Pardon d'avoir tard�, Marylebone Road �tait d�fonc�e.

Personne ne m'a dit qu'il y avait une r�union.

Non, on pr�f�re rester discrets.

Il semblerait...

qu'une personne travaillant pour M. Swain

a entendu dire que les jumelles n'�taient pas � Dunkerque.

Leur moteur aurait l�ch�

dans les eaux territoriales britanniques.

C'est vraiment tr�s dommage.

Le premier jet �tait tr�s prometteur.

Elles ont donc menti.

Qu'est-ce que �a peut faire ?

�a fait que ce n'est pas vrai.

En v�rit�, elles ont vol� le bateau d'un butor

pour faire 80 km en mer

en pleine guerre.

- Sans y arriver. - � cause d'une panne.

Mais c'est une v�rit� qu'on omettra pour pr�server le moral.

Nous choisissons notre v�rit�.

En disant que c'est une histoire vraie ?

Ne le dites pas.

Vous �tes cens� faire de la propagande, apr�s tout !

700 bateaux sont all�s � Dunkerque,

338 000 hommes en sont revenus.

Ce n'est pas une histoire vraie,

mais cent histoires vraies, mille !

338 000.

Dunkerque, le plus gros repli militaire de l'histoire, ou...

le miracle qui a raviv� le feu sacr�.

Tr�s bien, continuez.

Ma voiture m'attend.

Vous ne le regretterez pas.

Merci, M. Swain.

Buckley !

Je me fiche que vous mentiez,

mais pas � nous.

On n'avait plus d'argent.

Ellis voulait me renvoyer au pays.

Le Blitz vous aurait manqu� ?

Pardon.

Parfitt sera rassur� au moins.

Sa femme, Mary,

elle est infirme.

Il paye une infirmi�re le jour, mais il s'occupe d'elle la nuit.

Vos exigences salariales

lui ont fait craindre une situation similaire.

Avec un mari bless� � la guerre d'Espagne.

Dois-je...

Voulez-vous que je revienne demain ?

� quoi servirait de vous perdre ?

Qui d'autre pourrait bien �crire la parlote ?

Vous faites du bon travail, Mme Cole.

Vous �crivez bien.

Bonjour, Catrin.

Ellis ?

J'ai crois� Perry et Conroy, ils �taient l� ?

J'ai re�u une commande,

peindre les d�g�ts en province,

pour une exposition � Londres.

� la National Gallery.

Il y a des trains, le dimanche ?

Il faudra que je sois � Londres le lundi.

- De quoi parles-tu ? - Si je viens te voir.

Mais tu seras avec moi, nigaude.

Oui, �videmment.

Quand le sc�nario sera termin�.

Tu peux t'arr�ter, maintenant.

Je ne veux pas arr�ter.

Ce serait leur faire faux bond.

Bien s�r.

Je pars lundi,

je serai de retour pour l'exposition.

�a ne sera pas si long.

�a ne sera pas tr�s long.

Je viendrai te voir souvent.

Tr�s bien.

Plus de veau.

J'ai command� des escalopes milanaises

et de la semoule au lait.

M. Ambrose Hilliard ?

Je suis Sophie Smith,

la s�ur de Sammy.

Son bureau...

il travaillait tard, il a �t� bombard� hier soir.

On m'a demand� de l'identifier.

J'en suis incapable.

Monsieur Hilliard ?

Je crains qu'on ait fait erreur, mon petit.

J'ai failli le rater.

Sammy Smith, voyez-vous,

a deux doigts manquants � la main gauche.

Pardon. Nous faisons de notre mieux...

pour reconstituer les corps.

Pour la famille.

Est-ce bien lui ?

Est-ce votre ami ?

Mon impr�sario.

C'est bien lui.

Vous pouvez rester ici si vous voulez.

C'est tr�s calme.

On vous trouvera de la place.

� Mme Cole Bonnes F�tes

Meilleurs v�ux de Lily et Rose Starling

PS : Nous esp�rons que le film avance.

Bonne ann�e, M. Hilliard.

Sammy prenait le veau. Vous me le conseillez ?

Ce n'est pas du veau dans le sens d'avant-guerre.

Maintenant que Sam...

Mon fr�re n'est plus l�, je dois me trouver un travail.

J'ai des responsabilit�s, des charges.

J'ai d�cid� de reprendre l'agence.

Il me semble que Sammy vous avait parl�

du film de Baker sur Dunkerque.

Le r�le de l'oncle alcoolique.

Vous savez...

quand j'en parlais avec mon fr�re,

je lui disais : "Qu'as-tu � perdre

"en �tant franc, Sammy ?

"Explique-lui qu'il a 63 ans, pas 36,

"et que son moment de gloire en Chamfort..."

"Chamforth",

inspecteur Chamforth !

Calmez-vous, M. Hilliard.

Je suis parfaitement calme.

C'est une col�re ma�tris�e, m�tin�e d'un d�tachement glacial.

C'est une des nombreuses

�motions subtiles qu'un bon acteur peut exprimer.

Trois semaines en ext�rieurs dans le Devon,

puis 3 autres en studio � Londres.

Il n'y a actuellement que 9 films en pr�-production.

Sans rien pour vous dans les autres.

J'esp�re avoir certaines des qualit�s de mon fr�re.

Cependant, je ne suis pas sentimentale comme lui.

Je ne garderai pas les clients peu rentables.

Du veau.

Deux, s'il vous pla�t.

De la semoule en dessert ?

Tr�s bon choix.

Dunkerque

Le bateau pour la France

Johnnie touch� par un stuka.

Mort de l'oncle Frank !

Supprimez la moiti�.

Laquelle ?

La moiti� inutile.

Vous avez une mine atroce.

Je vais bien.

Je pr�f�rais quand c'�tait toutes les nuits.

Ne connaissant pas les joies du mariage...

Les bombardements.

Je pensais que c'�tait les longs voyages en province.

Pas vraiment.

C'est compliqu�, vous savez.

Avec les trains.

Qu'est-ce que c'est ?

La France, tonton Frank.

C'est Hitler !

Quoi encore ?

M. Swain veut vous voir.

On met les touches finales.

- Tous. - Oh non !

Ne vous en faites pas pour �a.

S�rement un amiral qui conteste notre m�t�o.

Je ne vous ai pas dit,

c'est au minist�re de la Guerre.

"Notre bande,

"notre joyeuse petite bande,

"notre bande de fr�res.

"Car celui qui versera son sang avec moi deviendra mon fr�re,

"et les gentilshommes anglais � pr�sent couch�s

"se croiront maudits d'avoir �t� absents.

"Ils se sentiront bien falots

"en �coutant parler quiconque aura combattu avec nous

"le jour de la Saint-Cr�pin."

La puissance de l'art dramatique.

L'Am�rique...

est fermement oppos�e � toute implication militaire

dans une guerre qui est pour eux europ�enne.

Vous savez certainement

combien de gens vont au cin�ma chaque semaine dans notre pays.

Trente millions.

En Am�rique, on se rapproche des 90 millions.

M. Churchill

croit fermement que les films,

et le v�tre en particulier,

sont une occasion remarquable

de plaider notre cause aupr�s du public am�ricain.

L'Am�rique nous croit d�j� vaincus.

Montrez-lui que nous continuons le combat.

Elle croit ce pays domin� par une �lite de classe sup�rieure.

Montrez-lui une facette du pays

dans laquelle les gens ordinaires sont les h�ros.

Mais ce qui est crucial,

c'est que votre film

se concentre principalement

sur l'exp�rience f�minine.

Afin de montrer � vos s�urs am�ricaines

que c'est une bataille que leurs fils,

leurs �poux et leurs fr�res

devraient livrer.

Pour int�resser l'Am�rique, donnons-lui quelqu'un � �couter.

Un personnage avec qui s'identifier.

- Un Am�ricain ? - Exactement.

De pr�f�rence, une vedette avec des attaches britanniques,

comme Cary Grant ou Errol Flynn.

Mais la guerre n'attend pas les disponibilit�s hollywoodiennes.

Du reste...

nous pensons avoir mieux.

Carl Lundbeck,

un jeune Am�ricain

d'origine norv�gienne.

Avant la guerre, il pilotait un avion d'�pandage

dans le Michigan.

Apr�s l'invasion de la Norv�ge,

Carl est venu en Angleterre rejoindre la RAF.

Et il s'y sent comme chez lui.

Les saumons ne sont pas seuls

� craindre de croiser le capitaine Lundbeck.

Il a d�j� abattu 24 avions allemands.

Et la Grande-Bretagne est reconnaissante.

Un v�ritable h�ros.

De quoi inspirer tous les autres Am�ricains.

Et comme on dit dans votre milieu :

la cam�ra l'adore.

Encore plus s'il �tait en Technicolor.

En couleur ?

�a devrait pouvoir s'arranger.

Il n'y avait pas d'Am�ricains � Dunkerque.

Quel p�dant.

Faites votre valise pour le Devon, Mme Cole.

Un grad� dragon

Un grad� dragon d�grade un dragon grad�

Un grad� dragon

J'ai presque termin�.

Non, vous avez termin�.

Si j'entends encore une fois parler de putain de dragon,

j'en trouve un et je vous l'enfonce dans le cul.

En biais.

Pardon.

De l'argile dans vos cheveux.

De l'argile ?

J'aimerais vous faire des sourcils broussailleux, hirsutes.

Hirsutes ?

C'est �a.

Je pr�f�re dire 4 mots justes plut�t que 50 pages de foutaises.

Tu incarnes Rose...

Non, c'est moi.

Je joue Lily.

J'avais pas lu de sc�nario aussi bon depuis des lustres.

- Pas vous ? - Eh bien...

Wyndham Best, j'incarne Johnnie.

Le soldat.

Ou le h�ros si vous pr�f�rez.

Qui avons-nous ici ?

Alex, je peux me joindre � toi ?

Un documentariste pour l'authenticit�,

�a sent les miettes rances.

Buckley, cachez-moi, vite.

Quoi ?

L'oncle Frank, M. Hilliard.

C'�tait pr�vu.

Oui, mais pas moi.

Tout va bien ?

Elle �vite Hilliard. Une malencontreuse exp�rience.

- Charnelle ? - Quoi ? Non !

�a ? Ne vous en faites pas pour �a.

C'est un acteur.

Si vous n'�tes pas critique, n'avez pas couch� avec ou les deux,

ils vous oublient.

Mesdames, messieurs,

j'ai le privil�ge de vous pr�senter

un jeune homme � qui nous devons tous beaucoup.

Nous le rendrons bient�t � la RAF

pour une tout autre mission.

Mais d'ici l�, il est notre Am�ricain.

Monsieur Carl Lundbeck.

Alex Frayle, r�alisateur.

Enchant�.

Wyndham Best, Johnnie.

Carl Lundbeck, pilote.

- M. Hilliard ? - Si j'ai le bon...

M. Ambrose Hilliard.

Monsieur,

j'ai vu tous les films de l'inspecteur Chamforth.

Je les ai m�me vus plusieurs fois.

"Voyez-vous, on a fait une erreur."

"Toute b�te et facile � manquer."

Je dois c�bler ma m�re.

Notre arme secr�te.

�crivez son r�le. Pas d'excuses

et pas de notes de bar.

Dieu b�nisse l'Am�rique.

Il est tr�s beau gar�on.

Allons donc...

Que fait donc un Am�ricain � Dunkerque ?

Plut�t, que ne fait-il pas ?

La guerre.

- Donc, il est quoi ? - Cur� ?

- Il nous faut un h�ros. - Je ne sais pas...

�crivain, journaliste ?

Journaliste.

Chevronn�, un yankee blagueur

qui sait piloter un bateau, de fa�on h�ro�que.

Ne volez pas l'action de Rose et Lily.

Je ne vais pas non plus refaire toute la structure.

Et bien s�r, le paradoxe,

c'est qu'on a un r�alisateur de documentaires.

Il ne voudra pas de texte,

mais des filets de p�che et des gosses qui jouent.

Et si ce qui rendait l'Am�ricain h�ro�que

�tait ce qu'il ne faisait pas ?

Il est amoureux de Rose, mais il la laisse � Johnnie.

Il se sacrifie, c'est noble.

Seulement s'il a ses chances.

Peut-�tre.

Il lui pla�t peut-�tre,

parce qu'il est du genre � la laisser d�gager l'h�lice.

Il faut lui trouver un nom.

Joe.

Rien qu'un nom de famille.

- Buckley. - C'est d�j� pris.

Votre nom de jeune fille ?

Catherine Pugh.

- "Catherine" ? - Catrin, �a fait plus gallois.

C'�tait son id�e.

"Un joli nom gallois pour une jolie Galloise."

Vous auriez mis le hol� � quoi ? "Cardiff Cole" ?

"Caerphilly Cole" ?

"Mine de charbon Cole."

Mes frites !

Tr�s bien. Catherine Pugh, suivez-moi.

Allez.

Brannigan, Johnnie, en place.

Non, non merci.

Silence.

Silence, s'il vous pla�t.

Je claquerai des doigts pour le coup de feu.

Tout doucement.

Comprenez le com�dien,

je veux r�agir au coup de feu l�-haut,

et pas au claquement en bas.

On pourrait tirer l�-haut ?

D'accord.

On fait la prise.

Moteur son.

�a tourne.

Moteur.

Film sur Dunkerque,

sc�ne 17, 1re prise.

Bonne chance, capitaine Lundbeck.

Action !

Viens, mon chien.

Viens !

Allez.

Gare, Johnnie, il y a un tireur isol�

avec une Karabiner 98 Kurz. On n'a pas fait mieux depuis...

la Winchester 73 !

Je suis navr�, j'ai perdu le fil.

Coupez.

Seigneur.

23 prises.

On a arr�t� faute de pellicule.

Le minist�re et le distributeur le veulent.

Et personne ne lui a fait passer d'essai ?

Peut-on le remplacer ?

Le film doit plaider notre cause aupr�s des Am�ricains.

Il est indispensable.

Si on le garde, le film fera un four et la cause nationale avec.

C'est un gar�on courageux.

Serions-nous aussi courageux ?

M. Baker ne va pas bien ?

Il a perdu un de ses petits-fils.

�cras� par un tramway pendant sa permission.

�a doit �tre tellement pire quand �a ne sert � rien.

Le pauvre.

�a ne sert jamais � rien.

Pourquoi aime-t-on le cin�ma ?

Parce que l'histoire a une structure,

une forme, un but, un sens.

Quand �a tourne mal, c'est parce que c'est calcul�,

c'est pour une bonne raison.

Contrairement � la vie.

Vous ne croyez pas � grand-chose.

Je croyais que ce serait un bon film.

Comment �tes-vous devenu sc�nariste ?

Gr�ce � Parfitt.

Il �crivait des com�dies pour Baker.

Je le voyais au pub et lui vendais des gags pour un penny.

Phyl vous croit n� dans un pub.

J'y ai pass� plein de temps �tant gamin.

Mon p�re �tait soldat pendant la derni�re guerre.

Voyez-vous, les hommes qu'on envoie � la guerre

ne reviennent pas tous.

Certains reviennent en h�ros,

et d'autres en brutes ivrognes.

Je pr�f�rais l'�viter.

- En allant au pub. - Ou voir un film.

Je pr�f�rais voir un film.

De temps en temps, on a besoin d'en faire un bien,

qui justifie que le spectateur y consacre 1 h 30 de sa vie.

Je croyais vraiment � celui-l�.

Maudits Yankees.

�a passerait si on n'avait qu'� le regarder.

On r�duit son texte au minimum et on ajoute un commentaire.

"Je n'�tais pas l� au d�but de l'histoire.

"Tout a commenc� dans un village de p�cheurs

"d'Angleterre."

Oui, le bafouillage, c'est authentique.

- Mais il ne sait pas jouer. - Non, vraiment pas.

Mais Hilliard, si.

Il n'aura qu'� le piloter.

Le guider pas � pas, quitte � mimer

pour qu'il comprenne bien.

Messieurs, j'ai peur qu'il y ait un malentendu.

Je suis com�dien.

Une vocation souvent brocard�e, mais c'est la mienne.

Notre m�tier est d'imiter la vie,

et on s'imagine donc que n'importe qui en est capable.

Vous venez de d�couvrir que c'est faux et j'en suis...

sinc�rement d�sol�.

Je suis com�dien.

Je connais seulement mon m�tier.

Enseigner, guider, mimer

n'en font pas partie.

Je suis vraiment navr�...

de vous d�cevoir.

M. Hilliard.

Vous avez raison.

En tout.

Il s'agit de respect

pour l'art et pour les artistes.

Et en fait, nous avons eu tort

de faire de Frank un personnage comique.

C'est un ivrogne

et un clown, mais aussi tous ceux

dont les fils sont partis faire une guerre

et les petits-fils, la suivante.

Si nous nous mettions au service de cette v�rit�

avec un oncle Frank digne de votre temps et de votre talent,

pourriez-vous consacrer de ce temps et de ce talent

� aider M. Lundbeck...

et le film ?

Je ne crois pas qu'on ait �t� pr�sent�s.

Je suis Catrin Cole, une des sc�naristes.

Catrin,

� nous deux, nous ferons pleurer le public.

Je vais manquer le vernissage d'Ellis.

Je m'occupe du t�l�gramme.

C'est la moindre des choses.

"Le temps et le talent", c'est tr�s bon.

Vous y aviez r�fl�chi ?

L'exposition ne dure que deux semaines.

Vous serez � Londres avant la fin.

Diable !

Tiens !

Merci.

Johnnie Lumb du Kent en Angleterre, et toi ?

Brannigan, fabriqu� aux USA, pas pour l'exportation.

- Tu fais quoi ici ? - J'essaye de rentrer.

�a bloque l'h�lice. Il faudrait...

couper ce qui g�ne.

D�p�che-toi, tonton Frank.

Frank !

Tonton Frank ?

J'ai perdu le couteau.

William...

Archie.

Mes gar�ons.

�a fait si longtemps

que vous �tes partis.

Il fallait me pr�venir que vous �tiez en France.

Je serais venu vous chercher.

J'aurais pu

vous ramener tous les deux

� la maison.

Vous �tes sensass en ce moment.

Bonne nuit, Buckley.

Un grad� dragon...

Un grad� dragon d�grade.

Nous y voil�,

� Dunkerque.

Sapristi !

Tant de monde. On ne tiendra...

Madame Cole !

On ne tiendra jamais tous.

O� est-elle ?

Merci.

Coupez.

Faites sortir M. Hilliard de Dunkerque.

Trouvez Mme Cole.

Billet, carte de rationnement, permis de voyager.

M. Hilliard ne s'apercevra de rien.

Ce n'est pas lui, c'est Ellis qui m'inqui�te.

J'ai rat� son vernissage et je rentre au dernier moment.

C'est ridicule. Votre mari a beaucoup de chance.

Il le sait s�rement.

Ce n'est pas mon mari.

Ni celui d'une autre, mais...

Nous ne sommes pas mari�s.

J'ai achet� l'alliance au Prisunic.

Je vois.

J'�tais assez amoureuse pour le suivre, mais trop sage

pour ne pas y mettre les formes.

- Derri�re vous. - Vous devriez venir.

Hilliard vous cherche pour parler de la mort de l'oncle Frank.

- Qu'en dites-vous ? - Trop long.

Mais � part �a...

Il est � l'agonie,

et il prend Brannigan et Johnnie pour ses fils disparus au front.

"�a fait si longtemps que vous �tes partis."

Franchement.

Malgr� tout, il faudrait

en savoir un peu plus sur son histoire.

Navr�e, M. Hilliard, mais Mme Cole a un train � prendre.

Elle doit partir.

Une affaire priv�e.

- Elle sera rentr�e ce soir ? - Allons au maquillage.

M. Hilliard sera tr�s f�ch�.

On dira que c'est � cause du train.

Le vieux cabotin se contentera de moi.

En place !

Silence pour la prise !

Ne marchez pas sur une bombe.

Le r�alisateur veut vous parler.

Il veut annuler mon essayage du costume de chien ?

Il a pas dit pour quoi.

Dis que tu m'as pas trouv�.

Mais je vous ai trouv�.

Certainement pas.

Tu es...

ext�nu�.

Tu t'appuies au bastingage.

Johnnie est touch� et blotti dans tes bras.

Non, merci.

Tu l�ves les yeux

et tu vois avancer vers toi sur le pont

une vision de r�ve.

Et tu dis :

"Doucement, le gosse est salement amoch�.

"Il a pas arr�t� de parler d'une certaine Nancy.

"Je suppose que c'est vous."

Action.

Doucement,

le gosse est salement amoch�.

Il a pas arr�t� de parler d'une certaine Nancy.

Je suppose que c'est vous.

Et elle r�pond...

Je suis Rose, voici Nancy... Le Nancy.

Et tu r�torques...

"Rose..."

Vous savez...

Avec 20 ans de moins et d'autres penchants,

on pourrait presque �tre tent�e.

Catrin !

Ne me force pas � courir.

Elles seront toujours comme �a.

Plus jeunes,

en admiration devant toi,

comme moi.

Arr�te, Catrin, tu avais le choix.

Tu ne m'as pas choisi.

Je reviendrai chercher mes affaires.

Bont� divine, c'est ton appartement.

C'est toi qui payes le loyer.

Je pars pour Manchester, demain.

L'exposition part en tourn�e.

C'est un succ�s ?

En effet.

Tant mieux.

J'ai eu tort dans le 1er tableau,

de te peindre t'�loignant.

Je ne sais pas, Ellis.

Tu as peut-�tre eu tort de me peindre si petite.

Votre billet, madame.

Bon voyage.

Pour les veuves de guerre.

Dunkerque est en bo�te.

Emball�.

Trop jeunes.

- Le total des deux. - Deux fois trop jeune.

Un verre ?

Bravo.

- � vous. - Non.

Vous en mourez d'envie.

Tr�s bien.

"Wild Mountain Thyme" en r� b�mol.

Voil�.

Comment �tait Londres ?

Calme.

Pas de bombardement depuis mardi.

Je parlais de l'exposition.

Elle a beaucoup de succ�s.

Et votre artiste ?

Lui aussi.

Mais vous n'�tes pas rest�e.

Je vous aurais couverte, vous savez.

J'ai pens� � ce qu'a dit M. Hilliard sur la n�cessit�

d'en savoir plus sur Frank.

Menteuse.

Une lune � bombardements.

Quelqu'un va prendre.

Plus que quelques jours dans le Devon,

ensuite, Londres pour le tournage en studio.

Et apr�s ?

De retour � la propagande et aux carottes ?

J'en sais rien.

Swain parle d'un autre film.

Sur la d�fense passive.

Il y aura de la parlote.

J'en sais rien.

Tenez.

Je vous trouverai un vrai bureau.

Je vous �pouserai.

Quoi ?

Je suis d�j� mari�e.

C'est faux.

C'�tait priv�.

C'�tait une conversation priv�e.

Vous avez achet� l'alliance au Prisunic.

Quand �a s'est g�t�, il a voulu vous renvoyer

et c'est lui qui est d��u !

C'est un bel imb�cile,

mais pas autant que vous.

Il a chang� votre nom, enfin !

Et l'amour propre, bordel ?

Comment osez-vous ?

Vous ignorez ce que c'est.

- Je sais que vous m�ritez mieux. - Vous ?

Vous �tes mieux ?

Je vous trouve sensass.

Je pense...

que vous �tes une brute ivrogne.

Viens l�.

Vous parliez du capitaine Lundbeck.

Il avait ordre de faire le film.

"Pour favoriser le recrutement d'Am�ricains dans la RAF."

Il veut reprendre le manche.

- Du th�, monsieur ? - Merci.

Trois pence.

Tant qu'on vous paye,

je n'ai pas d'objection � votre enseignement.

Me payer ?

Mais certainement.

Je vais en parler � M. Baker.

Y a-t-il un autre sujet

que je devrais aborder ?

Votre loge vous convient ?

Vos besoins sont satisfaits ?

Sammy m'a dit que vous n'aimez pas aller

dans les m�mes WC que l'�quipe.

En particulier avec les �clairagistes.

Il ne faut pas se plaindre. On se pr�occupe de mon confort.

Et quant � mon travail,

l'oncle Frank semble plut�t plaire aux gens.

Je suis impatient d'avoir votre avis.

Ne te l�che pas les roustons !

C'est d�go�tant.

Il faut parfois �tre ferme.

Je t'ai manqu� ?

Ton blouson est rest� dans la cabine.

Il a gard� tr�s longtemps ton odeur.

Et un jour, j'y suis entr�e,

et �a ne sentait plus que la pipe de tonton.

Je comprendrais...

si c'�tait plus pareil.

J'aurais pu �tre � sa place.

Je ne t'en voudrais pas.

Brannigan est un type � part.

Moi, je n'ai rien de sp�cial.

Je suis un type ordinaire.

"Ordinaire."

Mon ordinaire jusqu'� la fin de ma vie.

Bravo !

C'est du sacr� bon travail !

En couleur, le film sera magnifique.

Les dents de l'Am�ricain sont vraies ?

Si �a continue sur cette lanc�e,

ce film fera un triomphe !

Nous avons n�anmoins un sujet d'inqui�tude.

Le m�mo ?

�a vient des distributeurs am�ricains.

J'aimerais que vous assimiliez ce qui est dit

sans d�rision, Buckley.

"Le public am�ricain aime �tre �poustoufl�.

"Les d�tonations, les chocs, les voitures

"avec des pneus qui crissent.

"Dans les histoires d'amour aussi.

"Votre sens de la litote est pour lui

"un manque de tonus."

Les Am�ricains trouvent que la fin actuelle

est trop nuanc�e, trop...

sobre.

C'est un appel aux armes.

Leur souci vient de ce qu'on pourrait appeler cr�ment

le triangle amoureux.

On ne peut pas sugg�rer au public britannique

qu'elle pr�f�re l'Am�ricain.

Les dents.

Dents ou pas, ce qu'il nous faut � tous,

c'est une fin morale et heureuse de l'intrigue amoureuse.

Mme Cole pourrait peut-�tre travailler

avec Hilliard sur le plateau

pendant que Buckley et moi r��crivons la fin au bureau.

Le studio va vous plaire.

- �a vous changera. - Parfait.

Parfait.

Tourne la t�te.

Non, profil gauche face cam�ra, le bon profil.

S'il vous pla�t, il nous faut le stuka.

Johnnie est touch� !

La lumi�re ?

D�gagez, on doit placer le projo.

Qui veut du th� ?

C'�tait tr�s convaincant, non ?

Tr�s.

Est-ce que c'est des petits cakes ?

Ils demandent quand vous aurez fini.

C'est tr�s bien parti.

Vous r�p�tez que vous allez l'envoyer...

C'est presque pr�t.

Tenez-moi au courant.

- Au revoir, Parfitt. - Mme Cole.

Attention � vos t�tes !

Cigarette ?

Je n'ai jamais trouv� les hommes int�ressants,

mais je n'aime pas vous voir vous languir.

Je ne me languis pas.

Je me suis habitu�e � vivre sans Ellis.

Pas d'Ellis.

Pardonnez-moi,

seulement...

pendant le tournage dans le Devon, vous �tiez toujours si...

s�millante.

Je suis peut-�tre d'humeur �motive.

Ma logeuse s'est fait tuer hier.

J'ai entendu les pleurs de son mari...

toute la nuit.

La vie est si fragile, il est dommage de la laisser passer.

Je me demandais,

� la page 76, je dis...

Ils sont inquiets.

� propos de la fin.

Vous faites la taupe ?

C'est �a ?

Puis-je ?

Pardon.

- Je ne voulais pas... - Laissez.

C'est pas la peine.

Qu'en pensez-vous ?

Ce n'est pas tr�s bon.

Pas vraiment...

du Buckley.

Ce n'est pas votre faute.

Vraiment pas.

Rentrez chez vous, Mme Cole.

Ext�rieur, quai de gare.

La lune est pleine, le ciel, d�gag�.

Un homme est assis sur le rivage,

apr�s une querelle.

Une femme s'�loigne.

Soudain, elle fait demi-tour.

Je ne le pensais pas.

D'ailleurs,

tu m'as dit bien pire.

C'�tait une d�claration.

"Un bel imb�cile", c'�tait tr�s bon.

Tu y avais r�fl�chi ?

Tu cherches la dispute, Mme Cole ?

Ce que j'essaye de dire, c'est que...

si tout �a devait s'arr�ter,

les altercations, les quolibets, les insultes et les bisbilles,

�a me manquerait.

M�me si j'�tais morte,

�a me manquerait.

Des dialogues � la Catrin Cole.

Encore et encore.

Supprime la moiti�.

- Quelle moiti� ? - La moiti� inutile.

Tr�s bien.

Tu me manquerais.

Plus que je ne peux le dire.

Mme Cole ?

Faites attention.

Mme Cole...

- Je vous croyais l�-dessous. - J'�tais au bureau.

Je n'ai plus de v�tements.

Demandez � la costumi�re. Elle est un peu bougonne,

la vo�te du studio 4 a saut�, cette nuit.

Les uniformes de Panzerdivision sont fichus.

Cette nuit a �t� la pire, para�t-il.

Il ne reste plus rien de Wimbledon.

On n'a ni accessoiriste, ni �clairagiste ni machino,

il va falloir improviser.

C'est un peu branlant. Il faut fixer �a.

�a va mal se terminer, croyez-moi.

Peut-on allumer au dernier moment ?

Pardon, M. Hilliard. C'est lourd.

- Encore ? - Allez-y.

Cet homme prend un bain quand il tombe � l'eau.

On change.

On passe de la sc�ne du SOS

� Johnnie qui d�gage l'h�lice.

D�p�che-toi, Rex. On t'attend.

Oui, j'arrive.

Attention !

Attention aux c�bles.

Je vous croyais au bureau.

J'y �tais.

J'ai lu votre fin.

Vous avez mis dans le mille.

Vous y �tiez presque.

Loin de l�.

Je n'arrive � rien derni�rement.

J'ai lu l'autre sc�ne.

Qu'en pensez-vous ?

La fin est ouverte.

On n'est pas s�r de la suite.

J'avais aussi mes doutes.

Des miettes.

Je dois parler � Mme Cole.

Mme Cole !

Quelqu'un sait o� est Mme Cole ?

- Cachons-nous. - O� �a ?

Je ne sais pas, je ne viens jamais ici.

Le r�al veut supprimer la r�plique de Frank.

Il dit que �a rompt l'intensit� la sc�ne.

M. Hilliard d�fend l'int�grit� de l'histoire,

et jouera ce vous avez �crit

ou rien du tout.

- Personne n'a dormi... - C'est bon.

J'arrive.

Laissez-moi r�gler �a.

Hilliard ne vous l�chera plus.

Et c'est ce que je compte faire.

Attention au projo, il est branlant.

Ne vous appuyez pas.

Ne bougez pas.

Attendez que la lumi�re revienne.

Ne bougez pas !

Reculez, vous tous !

L'aube est proche.

Johnnie a essay� de r�parer le moteur,

mais il est tr�s faible.

Et nous savons qu'avec le soleil,

les stukas reviendront.

Personne n'a envie d'�tre ici,

mais il y a un trou dans le film.

On n'a personne pour r�parer le bateau,

et on n'a plus Tom Buckley.

- Refaisons des sc�nes. - Avec qui ?

Ambrose Hilliard a toujours son pl�tre.

Wyndham Best est � l'�tranger

et Carl Lundbeck a rejoint la RAF.

Et si un Fran�ais les d�pannait ?

De cette fa�on, il nous rend la pareille.

Ce n'est pas le bon message pour le moral.

On pourrait passer sur les visages des soldats,

sans montrer qui...

Vous faites du bon travail, Mme Cole.

Ils n'auraient pas fait mieux.

Vous �tes sensass en ce moment.

Rose pourrait le faire.

Rose pourrait d�gager l'h�lice.

Cerb�re,

assis.

Des rugelach

avec notre lait de poule.

De quoi vous requinquer pour la soir�e d'avant-premi�re.

Figurez-vous que j'ai re�u

plusieurs propositions cette semaine.

Comme c'est charmant.

Je ne parle pas d'avances � mon �gard,

mais des questions au sujet de votre disponibilit�.

Si vous voulez bien lire cela et me donner votre avis.

D'apr�s le m�decin, vous sortez dans quelques jours.

Vous ne me semblez pas en �tat de rester seul.

Je sugg�re donc de pr�parer une chambre pour vous chez moi.

Des soins adapt�s seraient tr�s b�n�fiques...

� votre carri�re.

Vous �tes encore tr�s bel homme.

Mais votre physique ne gagne pas � �tre d�charn�.

Je pense qu'on peut arranger cela,

ensemble.

Merci, M. Hilliard.

Par ici.

Jeunes femmes.

Merci beaucoup.

Peu importe la longueur de mon texte.

Je pr�f�re dire 4 mots justes plut�t que 50 pages de foutaises.

C'est tr�s r�ussi.

Est-ce que vous �tes...

F�licitations.

- Bonsoir. - Vous �tes tr�s �l�gante.

Et Mme Cole ?

Elle va venir ?

J'ai essay�.

Mlle Pugh ?

Votre oncle est l�.

Pardonnez-moi,

"oncle" me semblait plus convenable pour votre logeuse.

Et pourtant, tout le monde me reconna�t.

Elle d�sapprouve le cin�ma.

Trop impie.

Charmant.

Elle vient de Rose et Lily.

Les vraies Rose et Lily.

Elles se sont engag�es.

Rose a dit que si elle r�parait une h�lice au cin�ma,

elle pouvait apprendre dans la vie.

Elles sont m�caniciennes � pr�sent.

Baker pr�pare un nouveau film.

Sur la d�fense passive.

Il m'a offert un r�le, celui que je veux.

Et je me disais...

un cambrioleur fra�chement retrait�,

pas tout � fait repenti.

Un tr�s bon sauveteur, il conna�t toutes les issues.

Mais avec le mauvais sc�nariste...

Donc, je me demandais

si vous consacreriez votre temps et votre talent...

J'ai arr�t�.

Navr�e, je ne peux pas.

Vous allez avoir du savon dans les yeux.

Tenez.

C'est � mon impr�sario.

Nous deux, on a notre chance,

parce que les jeunes hommes sont partis...

ou morts.

Mais tourner le dos � cette chance,

m�me quand on a subi une immense perte...

N'est-ce pas permettre � la mort de triompher de la vie ?

L'avez-vous vu ?

Notre film ?

Vous devriez.

Il est tr�s bien.

J'y suis...

vraiment tr�s bon.

Et vous aussi.

Appel � tous les petits bateaux.

Que ceux en �tat se signalent

aupr�s de la capitainerie.

C'est pour Dunkerque.

Lily, c'est pour les rapatrier.

Alors, ils auront besoin de tous les bateaux.

Le Nancy !

Viens, mon chien.

Viens !

Gare, Johnnie, il y a un tireur isol�.

Je ne vais pas le laisser tuer ce chien !

Qu'est-ce que c'est ?

La France, tonton Frank.

Dunkerque.

Sapristi !

Tant de monde.

On ne tiendra jamais tous.

Hitler ?

Pour qui il se prend, ce cochon ?

Johnnie...

Doucement,

le gosse est salement amoch�.

Il a pas arr�t� de parler d'une certaine Nancy.

Je suppose que c'est vous.

Je suis Rose,

on est sur Le Nancy.

�a bloque l'h�lice.

Il faudrait...

couper ce qui g�ne.

Imagine que t'es Errol Flynn. Il r�ussit toujours.

C'est d�gag�.

On avance.

Allez, ma beaut�.

Je vous ai pas remerci�, M. Brannigan,

d'avoir ramen� Johnnie.

Pas "monsieur".

Chez moi, on m'appelle Gene.

Merci, Gene.

Dites-moi une chose,

dans une autre existence,

vous auriez pu me choisir ?

Peut-�tre.

Mais vous parlez d'un monde sans Johnnie.

Et je n'aurais pas voulu y vivre.

Avez-vous d�j� su que vous vouliez une chose,

instantan�ment et plus que tout,

en sachant que c'�tait sans espoir ?

�a m'est arriv�.

Et �a vous an�antit

ou �a vous donne le feu sacr� pour toujours.

Je n'�tais pas l� au d�but de l'histoire

mais je ne partirai pas avant la fin,

parce que je sais qu'il faut qu'elle soit belle.

Le genre de fin pour laquelle on se bat.

Mademoiselle ?

Vous voulez le revoir avec moi ?

Vous rirez encore plus la deuxi�me fois.

Je l'ai vu 5 fois.

C'est notre film, n'est-ce pas ?

Et nos filles.

Merci, mais je dois retourner travailler.

C'est quoi, votre travail ?

La d�fense passive.

- Ils demandent le synopsis. - D�j� ?

Et comment sont les personnages,

� part le cambrioleur d'Hilliard.

Trois filles dissemblables.

� savoir ?

Religieuse, danseuse, catcheuse.

�a vous apprendra � insister.

- Des hommes ? - Sinon, o� serait l'amour ?

Entre elles ?

On a des titres.

Sous les bombes, Feu roulant...

Ils veulent un aspect f�minin.

Un Casque pour Tallulah.

- Des Filles comme �a. - Ou Comme vous.

Des Filles comme nous ?

- Il vous faut une fin. - On y travaille.

Que �a finisse bien.

C'est promis.

Adaptation : Brigitte Bressolier

Sous-titrage : Vdm

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