All language subtitles for Dirty.Angels.2024.BluRay.1080p.DDP.5.1.x264-hallowed

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish Download
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian Download
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American) Download
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese Download
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

(rumeur urbaine)

(musique sombre)

(sonnerie de téléphone)

(paroles en pachto)

(paroles en pachto)

(musique intrigante)

(hennissement)

(vrombissement de moteur)

(paroles indistinctes)

(toc-toc!)

(aboiements)

(en pachto): Sortez-les de là !

(aboiements)

(paroles en pachto)

(musique sombre)

(aboiements)

(en français): On aurait pu croire qu'un exemple

leur suffirait pour comprendre.

Voyons si toi, tu auras plus de poids.

(gémissement)

(tintement métallique)

(paroles indistinctes)

(musique sombre)

(en pachto): Cette Américaine est venue ici

pour profaner notre terre…

et éradiquer l'islam.

Aujourd'hui, montrez-lui le sort réservé à ceux

qui osent faire affront au prophète,

béni soit son nom.

(musique de tension)

- Ramasse la pierre.

(coup de feu)

(cris de panique)

Tout de suite.

(cris entremêlés)

(vrombissements d'hélicoptères)

(coups de feu)

(cris de panique)

- Allez ! Allez ! Allez !

(coups de feu)

- Sécurisez le périmètre !

- Ramenez tout le monde à l'hélico !

- Allez, on se dépêche !

- Vas-y, je te couvre !

(coups de feu)

- Attention aux tireurs embusqués !

(cris entremêlés)

(coups de feu)

(musique d'action)

(explosion)

- Attention ! Allez, on dégage d'ici !

(vrombissement d'hélicoptère)

- Non ! Les laisse pas là ! Retournes-y !

Ne les abandonne pas !

Retournes-y, tu m'entends ?

Merde, fais demi-tour immédiatement !

Arrête !

Non.

Non !

ANGES DU CHAOS

(cris entremêlés)

(sonnerie d'école)

ÉCOLE INTERNATIONALE POUR FILLES DE QUETTA, PAKISTAN

AUJOURD'HUI

- Je suis désolée, mais le gars était vraiment pas assez grand.

- Ouais, je suis d'accord !

- Oui, on y va ! - Allez. Faut se dépêcher !

- Les filles nous attendent.

- Elles sont toutes là ! - Ouais.

- Vous voulez entendre la dernière ?

- Une autre demande en mariage ?

Tu veux juste te vanter !

(rires)

- Notre boucher est venu voir mon père

et il lui a offert mon poids en bœuf

pour que j'épouse son fils.

- Wouh ! - Wouh !

- Ça veut dire une, euh. douzaine de boulettes ?

- Oui, c'est ça ! (rires)

- Alors, il y aura du McDonald à votre réception ?

- Moi, pour un Big Mac, j'épouserais ton boucher.

(rires)

C'est pour ça que ça s'appelle un Joyeux Festin !

- Et pour des frites ? - Oh, ouais !

- Pour des frites, je suis prête à.

(coups de feu)

(cris indistincts)

(coups de feu)

- Les talibans.

- L'État islamique.

(crissement de pneus)

(paroles en pachto)

(cris)

(coups de feu)

(cris de panique)

- Dehors ! Dehors ! Sortez !

- Pas question que je les suive. Le toit !

(coups de feu)

(cris de panique)

(musique sombre)

(halètements)

(coups de feu)

(cris de panique)

(coups de feu)

(cris)

(ordres en langue étrangère)

(en pachto): Avance !

Des Américaines.

- Laquelle est la fille de cette pute de Durani ?

Laquelle d'entre vous est la fille de Camila Durani ?

Elle a trahi sa patrie, son peuple !

(cris) - Elle n'est pas ici aujourd'hui.

Elle se sentait pas-- (coup de feu)

(cris de panique)

- Ils vont sûrement monter.

- Les voitures.

Je sais conduire.

(musique trépidante)

(cris)

(coups de feu)

(respiration forte)

(en pachto): Faites vite !

(coups de feu)

(cliquetis de l'arme)

(musique intense)

(en français): Il arrive. Il arrive !

(gémissement)

- C'est toi, la fille de la pute,

qui scolarise les filles et défie le prophète.

- Les talibans peuvent lire le Coran.

Si tu es dans Daech, tu sais que votre fondateur

ne pouvait même pas lire son nom.

(rire)

- Oh.

J'en déduis que je parle à une jeune femme instruite ?

- En effet. - Bien. Je n'ai pas

à t'expliquer qu'il y a un prix à payer pour ton arrogance.

- Non !

- Vos parents sont venus se cacher ici comme des lâches.

C'est malheureux.

Vous auriez fait de bonnes épouses.

si sa mère ne vous avait pas corrompues.

- Non ! - Non !

- Non ! Lâche-moi ! Arrêtez !

Non !

Non !

(hurlement)

(télévision): Celles pour qui il subsiste une chance de salut seront épargnées.

Mais pour les filles de diplomates américains

et celles au-delà de toute rédemption.

10 millions de dollars chacune,

et la libération du cheik ai-Shimali,

un saint homme jeté en prison

par le gouvernement corrompu des talibans.

Cinq jours.

(crépitement des flammes)

(conversation indistincte)

- Ils vont nous tuer.

- Ils nous tueront pas. On vaut quelque chose.

- Contrairement à mes amies.

- C'est pas toi qui as dit qu'elles couraient

moins de risques sur le toit ?

On t'a toutes entendue. C'était vraiment une bonne idée !

- Fous-lui la paix.

OK ? C'est pas de sa faute.

- Ah non ? Demande à ses amies !

- Halle, si t'es encore en vie,

c'est parce que ton père est un ambassadeur

et ses parents sont des sous-ministres.

Mais si tu faisais autre chose que passer ton temps sur TikTok,

tu saurais que les Américains versent pas de rançon aux terroristes.

- Alors, épargne-nous tes commentaires de merde

et rends-toi compte qu'on risque toutes de se faire assassiner.

- Ou d'être offertes à des soldats de Daech.

- Quoi ?

- Regarde autour.

Ils ont enlevé une cinquantaine de filles.

Elles sont où maintenant, selon toi ?

Hum ?

(musique sombre)

(en pachto)

Va te faire foutre.

FORT IRWIN, CALIFORNIE

(ouverture de porte)

- Début de la séance à 11 h 06--

- Attendez un instant.

Capitaine, vous me cassez les pieds depuis un an,

et voilà votre chance de parler.

Mais avant de vous couvrir de ridicule

et de salir l'armée, vous avez aujourd'hui

une dernière chance de retirer votre plainte.

- Avec tout l'respect que je vous--

- Je m'en fous, de votre respect.

L'adjudant Collins s'est rendu en territoire hostile

et vous a sauvé la vie.

Un pilote et quatre rangers sont morts

au cours de cette mission, deux autres ont été blessés

et son hélicoptère a failli être abattu.

Et malgré tout, vous voulez qu'on l'accuse de lâcheté.

- Peut-être que le colonel comprendrait

s'il avait vu ses hommes être exécutés

parce que l'adjudant Collins a choisi la sécurité avant le devoir.

- La sécurité ?

- C'est vrai, capitaine.

Ç'a dû être une décision difficile à prendre.

Peut-être un peu comme celle que vous aviez prise

la semaine précédente.

Une décision qui mérite la cour martiale, selon certains.

Malgré les circonstances atténuantes.

- Oui, monsieur. - Vous êtes prête à faire face à tout ça

et à risquer la prison vous aussi ?

- Je suis prête à assumer

la responsabilité de mes actes, colonel.

Il devrait faire de même.

- Très bien.

Mais je vais attendre jusqu'à lundi.

Je n'ai pas envie de gâcher mon week-end.

Reprenons le procès-verbal.

- La séance est ajournée à 11 h 08.

- Foutez-moi le camp d'ici.

(claquement de porte)

(grognements de lutte)

(grognements de lutte)

- Abandonne.

Tape par terre, salaud !

(grognements de lutte)

- Toi, tape, sale connasse !

(soupir)

- On m'a dit que tu te faisais des amis.

Content de voir ça de mes propres yeux.

- Va chier, Travis. - Ça devrait être « va chier, monsieur »,

mais après ce que je viens de voir, j'ose pas t'affronter.

- J'ai perdu.

- Ouais, il a l'air de savourer sa victoire.

Va prendre une douche.

Je discute pas avec quelqu'un qui sent le cheval.

- Je sais pourquoi t'es là. Et tu m'empêcheras pas--

- De foutre ta carrière en l'air ?

- Je gaspillerai même pas ma salive.

Va te doucher.

Sérieusement.

(musique pesante)

- Quand ?

- Je pars pour D.C. dans une heure.

J'espère qu'ils en sauront un peu plus qu'hier soir.

Je t'ai réservé une place sur un C-5

qui part à 16 h de Wiesbaden.

De là, tu prendras un vol commercial.

- Et tout ça, c'est pas parce que les hauts gradés redoutent

que mon témoignage ternisse l'image de l'armée,

ainsi que sa précieuse réputation ?

- C'est une audience à huis clos.

Ce que tu vas leur dire sortira jamais de cette pièce, et tu le sais.

Et après, la seule tête qui va finir sur un pieu,

c'est la tienne.

- Alors t'es venu pour me sauver de moi-même.

- Je te mentirai pas, ton sort m'est complètement égal.

Pour l'instant, je m'inquiète plus pour elles.

- C'est le problème de la CIA. Envoie la Delta.

- On l'a fait. Une mission de sauvetage il y a trois jours.

Aucun survivant.

Alors, cette nouvelle mission est le seul espoir

qu'ont ces filles de survivre jusqu'à la semaine prochaine.

On se fait passer pour un groupe humanitaire international.

Il nous faut 60 % de femmes pour être crédibles.

- Il y a un tas de bons rangers.

Et crois-le ou non, bon nombre d'entre eux sont des femmes.

- International.

(rire)

- Des mercenaires du Kurd-merdistan ?

Je suis certaine que ce sont les meilleures.

- Quand tu rencontreras ces deux-là,

demande-leur combien elles en ont tué en Ukraine.

- Ah oui ? Dans quel camp ?

C'est ton choix.

Je me suis dit que tu voudrais peut-être déchaîner ta colère

sur le gars qui a décimé ton équipe.

plutôt que sur le pilote qui t'a sauvé la vie.

Ou peut-être pas.

Je sais qu'à tes yeux, la seule personne

qui devrait être punie pour ce crime

est juste en face de moi.

Cartes et passeport canadien.

J'ai mis la main sur la seule photo où t'avais pas

un doigt d'honneur devant le visage.

- Tu savais que j'allais dire oui ?

- Je te connais depuis sept ans

et je sais presque rien de toi, Jake.

Ça serait une vraie première.

(ouverture de porte)

- Jessica Rabbit ?

- Rabit. C'est un nom canadien-français très respecté.

(musique rock)

(vrombissement d'hélicoptère)

(brouhaha)

- Madame Rabbit ?

- Rabit, le T est muet. Où est la voiture ?

- Je vais prendre votre sac. - Non. La voiture.

- Ça paraîtrait mal. C'est mon travail.

Je voulais vous poser une question.

Vous avez un lien de parenté avec la célèbre, euh--

- C'est un dessin animé.

Comment je pourrais avoir un lien avec elle ?

- Mais c'est inspiré de quelqu'un ?

Alors, peut-être que votre mère avait--

- La voiture.

- D'accord.

Désolé de son mauvais état.

Les gens conduisent comme des fous au Pakistan.

(klaxons)

(démarrage de moteur)

(crissement de pneus)

(klaxons)

- Nom d'un chien !

- Je vous l'ai dit ! Ils sont fous !

(crissement de pneus)

Euh, non, non. Pas besoin.

- Je célèbre le fait d'être encore en vie.

Vous vous achèterez un beau cercueil.

- Euh, merci.

- Jessica ! Raquel.

Appelle-moi Rocky.

- Moi, c'est Jake.

Écoute. Je veux pas savoir vos noms.

Je retiendrai pas le tien,

et il est probablement aussi vrai que Jessica Rabit.

- Alors, tu veux quoi ? Des numéros ?

- Non, vos fonctions.

- Mécanicienne. Entre autres choses.

Allez, suis-moi.

- C'est ce que vous avez trouvé de plus sûr, comme endroit ?

- On n'a pas l'embarras du choix.

J'ai bien peur que le Pakistan ne soit plus un allié si accueillant.

- T'es Américaine ou Afghane ?

- Tu veux savoir si tu peux me faire confiance ?

- Je connais une Afghane à qui je fais plus confiance

qu'à bien des Américains.

- Seulement une ?

- Une qui est encore vivante.

- On a émigré après que mon père a été exécuté.

- C'est le châtiment de prédilection des talibans.

- Par la CIA. Soit il a donné des renseignements aux talibans

sous la torture, soit c'était un agent double.

- C'est quoi la réponse ?

- On le saura jamais.

J'évite les déductions hâtives.

Sinon, je pourrais déduire que t'es pas digne de confiance.

À moins que t'aies pas vraiment tué ton chef d'équipe.

- Non. C'est absolument vrai.

- Une balle ?

- Une pierre.

Grosse comme une balle de baseball.

- J'étais arrêt-court à Baltimore.

T'es lanceuse ?

- On sait jamais quand un talent peut nous servir.

- Je suis sûre qu'il le méritait.

- C'était la dernière chose qu'il méritait.

Et je présume que t'as partagé ce détail

avec le reste de l'équipe ?

- Non.

C'est elles qui me l'ont dit.

(ouverture de sac)

- Travis atterrit à quelle heure ?

- C'est la chaise de Rocky.

- Et je parie qu'elle est assez grande

pour s'en trouver une autre.

Travis ?

- Il est en vol.

- C'est lequel, notre Wi-Fi ?

- Celui qui s'appelle Réseau Secret Sécurisé.

(rire)

- Je crois pas qu'on ait le temps pour le sarcasme.

- Tu sais lire l'arabe ?

« Soleil 743 ».

- C'est toi qui t'occupes des technologies, c'est ça ?

- Hum-hum. Cher, comme la chanteuse.

- Elle veut pas de nom. Juste la fonction.

- Ma foi, ce que t'es charmante ! Appelle-moi Geek.

Elle, c'est Rachel. La spécialiste des armes.

- Shooter ! - Shooter !

- Tuk, tuk, tuk ! - Piou, piou, piou !

- « Shooter », ça me va.

- Tu t'es déjà mise à dos Theresa.

L'experte en explosifs.

C'était pas une très bonne idée.

- Appelle-moi La Bombe. - Excellent !

- J'ai toujours rêvé qu'on m'appelle comme ça.

- C'est vrai que t'es une bombe.

- Oh, et elle, c'est notre aide-soignante.

- Salut, j'étais justement en réunion avec le médecin.

- En réunion, c'est ça.

- Avoue que t'es jalouse.

- Franchement ! Pas du tout.

Je suis sûre que le lien étroit que vous avez formé

pendant les, quoi, sept dernières heures

était professionnel et productif.

- Salut. Jane. - Elle veut juste ta fonction !

- Moi qui croyais qu'on serait amies.

- Il y a pas plus sociable que toi.

(rires)

- Et lui, c'est Docteur Mike.

On l'appelle toutes docteur Mike,

c'est le seul qu'on appelle par son vrai nom.

- Mike.

- Jake. - Non.

On va t'appeler Rabbit.

Parce que les lapins sont bons pour fuir.

Voyez-vous, Rabbit s'est échappé d'un enfer

en abandonnant son équipe, qui s'est ensuite fait exécuter.

Tout ça après avoir tué son chef d'équipe.

Pas vrai, Rabbit ?

Écoute, ne le prends pas mal, Rabbit.

Docteur Mike nous aime pas lui non plus.

On se sert de lui pour passer la frontière, c'est tout.

- J'attendais depuis un mois l'autorisation

d'apporter des fournitures médicales à Khost.

Dès que j'ai accepté de vous aider,

je l'ai eue comme par magie.

- Khost, tout près de la frontière ?

- Les talibans nous permettent pas d'aller plus loin.

- C'est aussi là qu'ils détiennent le cheik.

On n'a pas eu la chance de le faire sortir de prison.

- C'était ça, le plan ?

- C'était pas notre meilleur.

- Que des Américaines. Sauf elle.

Alors c'est qui au juste ?

- Badia Durani.

Sa mère était la ministre afghane de l'Education.

On la rencontre ce matin.

- On la rencontre ?

- C'est la faute de Travis.

- Merveilleux. Même sa mère sait qu'on est là.

Alors, on traverse la frontière, et après ?

- On dépose les médicaments,

puis on a un problème avec le moteur.

- Il faudra deux jours pour avoir la pièce. Peut-être trois.

- On peut pas transporter d'armes.

On doit présumer qu'ils vont fouiller le camion.

- La cache d'armes de Travis a intérêt à être là.

- Quais.

- Nos fausses identités sont crédibles ?

- Ce sont les noms de vrais employés.

- Il y a six femmes et deux hommes.

- Mets-moi dans la colonne de ces messieurs.

Je mets pas de foutue burga.

(petit rire)

- Où est le café Internet le plus proche ?

(rumeur urbaine)

(paroles en pachto)

(tonalité d'appel)

(en pachto): Qu'est-ce que vous voulez ?

Whoa, whoa…

C'est comme ça que tu salues une vieille amie ?

(en français): À qui je parle ?

- Tu parles en français donc tu es seule.

- Dis-moi que t'appelles des États-Unis.

- Awina, il faut que tu m'aides.

- Je suis talibpane et loyale à mon pays.

- Et les seuls qui détestent l'État islamique

plus que les Américains sont les talibans.

J'ai besoin de savoir où sont les otages américaines.

- As-tu perdu la tête ? Comment je le saurais ?

(bips)

- Tu sais très bien comment.

- Je sais pas où elles sont. Personne ne le sait.

- Tu as 12 heures pour le découvrir.

- Ne viens pas ici. Et je n'irai pas te voir.

- C'est faux, et tu le sais. On se rejoint tu sais où.

(bips)

Quoi ?

- T'arrives ici avant moi

et tu trouves quand même le moyen d'être en retard ?

- Où ça ?

(rumeur urbaine)

- Si c'est plus sérieux que ça, allez voir un médecin.

S'il y a un risque d'en mourir--

- Doc, vous nous donnez une seconde ?

- D'accord.

- Merci.

Je t'ai commandé un thé vert.

Il paraît que tu t'es fait plein d'autres amis.

- Les amis meurent.

Et c'est pas ce que j'ai vu jusqu'à maintenant

qui va me rassurer.

Alors, on y va, on retrouve les filles à partir

de données satellites plus qu'incertaines,

et si jamais on les trouve,

on ressort en tirant sur tout ce qui bouge.

- Bah, c'est un peu plus raffiné que ça.

- Ouais. On dit que t'as des armes dans une cache ?

- On n'est jamais trop prudents.

- T'es sûr qu'elle est toujours là ?

Ils se sont montrés plutôt doués pour trouver nos affaires.

- Sous un plancher de métal que j'ai soudé.

- Elle est déjà là.

- À combien de personnes t'as révélé ton plan ultrasecret ?

- À personne. C'est elle qui nous a trouvés.

- Merveilleux.

- Madame la ministre.

- Ex-ministre. Camila.

- Vous nous pardonnerez de ne pas nous présenter.

- Je sais pourquoi vous êtes là. C'est tout ce qui compte.

- Asseyez-vous.

Je suis curieux d'entendre comment vous l'avez su.

- J'aimerais pouvoir vous le dire.

- Un café ? - Je ne reste pas longtemps.

Savez-vous à quel endroit ma fille est détenue ?

- On a de bons renseignements.

- Meilleurs que la dernière fois ?

- Madame, sur la foi de ces renseignements,

on va mettre des vies en jeu.

Alors on va faire notre foutu max

pour être sûrs qu'ils sont bons.

- Je vous en suis reconnaissante.

Mais s'il s'avérait que votre foutu max n'était pas suffisant,

je voudrais que vous apportiez la rançon qu'ils demandent.

- 70 millions de dollars.

- 10 millions.

- Alors, juste pour votre fille ?

- Je devrais les avoir d'ici demain.

- Vous savez qu'on ne peut pas faire ça.

- Je vous offre l'option, en cas de nécessité.

Pour éviter que ma fille se fasse publiquement décapiter.

- Mais seulement la vôtre.

- La mienne sera la première.

Ils donneront la fille afghane en spectacle

pour convaincre les Américains

de payer secrètement pour leurs otages.

Comme ils l'ont fait plusieurs fois.

Je vous demande d'y songer.

Je vais vous aider à passer la frontière,

où vous êtes le plus à risque d'être démasqués.

- Pas forcément.

- Mon vieil ami Bashir est superviseur au poste frontalier.

Il vous aidera.

- Comment on le repère ? - Ne le cherchez pas.

Ça attirerait l'attention. Il surveillera votre arrivée.

Qu'Allah vous protège.

- Merci.

- Je vous en supplie, ramenez-moi ma fille.

- On fera tout en notre pouvoir.

(musique pesante)

- Madame Rabbit ! Bonjour !

Je suis content de vous voir !

- Travis, dis-moi que c'est une blague.

- Montez avec moi, madame Rabbit.

- Abbas ! Pas question !

- Accroche-toi bien.

Oh, et merci pour le nom.

- Il faut bien que je m'amuse un peu !

(raclement de gorge)

Excuse-moi.

- Madame Rabbit ! Allez, montez ! Je vais vous aider.

- Rabit. Le T est muet.

- Oui, je sais.

Comme le lapin. Je m'appelle Malik.

- Démarre, Malek.

- Malik.

(démarrage de moteur)

(musique entraînante)

(klaxons)

(vrombissements de moteurs)

POSTE FRONTALIER DE LA PASSE DE KHYBER

- Hé, madame Rabbit !

(en pachto): Hé, mon ami.

Appelle-moi encore comme ça, et je te coupe les couilles.

(en français): Sais-tu quand est-ce que notre contact est de service ?

On en a pour des heures.

- Aucune idée. On n'a pas le choix d'attendre.

- Patron !

Je le répare. Pas de soucis !

- Abbas ! Abbas !

(vrombissements de moteurs)

- Merci. - Pas de soucis.

Abbas va y voir.

Mauvais chauffeur, bon mécanicien.

- Heureuse de l'entendre.

- Vous aimez la musique ?

- Oui, j'aime la musique.

- Les talibans et Daech l'interdisent.

C'est pour ça que je les déteste.

- Seulement à cause de la musique ?

- Vous aimez The Doors ?

- J'aime The Doors.

- Steppenwolf ?

- Tes connaissances musicales sont surprenantes, Malek.

- Malik.

- Malik.

- Ça, c'est grâce à mon frère.

Il joue dans un groupe de reprises.

- Ton frère, Abbas joue dans un groupe de musique ?

- Sa chanson préférée ? Steppenwolf, Born To Be Wild.

- C'est une bonne chanson.

- Mauvais chauffeur, bon chanteur.

- Tu l'aimes, ton frère, non ?

- Il m'a sauvé. Plusieurs fois.

Je lui dois absolument tout.

Je sens que vous Me comprenez.

- C'est vrai.

(sifflement)

- Qu'est-ce que je disais ?

(vrombissement de moteur)

Bon mécanicien.

- Et chanteur.

- Très bon chanteur.

Mauvais chauffeur.

(klaxons)

- Restez où vous êtes !

- Assalamu alaykum ! Assalamu alaykum !

- Dans le camion ! - Qu'est-ce que vous faites ici ?

- Non ! Retournez vous mettre en file !

(cris entremêlés)

- Non, arrêtez ! - Vous ne m'écoutez pas !

- Arrêtez, ce sont des médicaments !

- OK, ouvrez le coffre ! Allez, videz-le ! Ouvrez !

- Non, s'il vous plaît, arrêtez !

- Allez, allez !

(fracas)

(paroles en pachto)

- C'est des fournitures médicales ! Ne les cassez pas !

Arrêtez ! C'est des médicaments !

C'est pour soigner les malades !

Vous voulez tuer votre propre peuple ?

- Poussez-vous ! Allez-vous-en !

- C'est pour aider votre peuple ! Ils vont mourir à cause de vous !

- Ce sont des médicaments, merde !

(paroles en pachto)

- Doc, laisse-les faire. - Te mêle pas de ça !

T'es pas revenue ici depuis quoi ? 20 ans ?

Tu crois que les talibans méprisent les femmes,

mais qu'ils tolèrent les… les travestis ?

- Je suis pas une trav-- - Alors, fous-moi la paix !

Arrêtez ! S'il vous plaît ! Lisez ! « Antibiotiques. »

- Des drogues pour empoisonner notre peuple !

- Des antibiotiques, espèce de moldu !

- Moldu ? - Qu'est-ce que vous venez de dire ?

Vous m'avez traité de quoi ? - Je vous ai traité de moldu.

Vous brisez des choses qui-- - Un moldu est un homme très respecté.

- Il croit même pas aux sorciers.

- Non mais, lisez l'étiquette !

- Tu veux bien la fermer ?

Ou tu cherches à plus jamais baiser ?

- Je suis sûr que vous cachez des armes.

- Non, il n'y a pas d'armes. Juste des médicaments !

- On leur dit qu'on vient pour détruire Daech ?

Au moins, on sera dans le même camp.

- Il vaut mieux que tu gardes ça pour toi.

(en pachto): Tu veux bien me dire ce que tu fous ?

- Je cherche des armes.

- Ce chargement a été approuvé par le haut commandement.

- Monsieur, on n'a reçu aucune communication.

- Depuis quand tu reçois des communications ?

Tu ne sais même pas lire !

Remets les boîtes dans le camion.

Si tu casses une seule autre bouteille,

ta tête va y passer !

(paroles en pachto)

(en français): Toutes mes excuses.

Vous pouvez poursuivre votre chemin.

- Bashir ?

Merci pour votre bienveillance.

- En cas d'extrême urgence, appelez ce numéro.

Mais je ne peux rien promettre.

- Espérons qu'on n'en ait pas besoin.

- Puisse Allah être avec vous.

- Et avec vous.

(vrombissements de moteurs)

- Tu cherchais une insulte, et t'as sorti Harry Potter.

T'es fabuleux.

(vrombissements de moteurs)

(musique lancinante)

(pépiements)

- Une prison.

- Ouais. Ça en a tout l'air.

- Pas n'importe laquelle. Celle du cheik ai-Shimali.

- C'est donc là qu'il est détenu.

- Ne passez pas go.

- Le Monopoly, Malik !

- Abbas me bat toujours. Il triche.

Je triche aussi, mais il le fait mieux que moi.

- Une autre bonne raison de l'admirer.

(ouverture de porte)

(en pachto): Un bon présage ?

- Ils ne sont jamais bons.

Je pense que ma mère était une cynique.

Merci.

(ordre en pachto)

(fermeture de porte)

- Je. je ferai tout ce que vous voulez.

- Alors, prenez un café.

- Quoi ? - Asseyez-vous.

Personne n'a répondu à notre demande de rançon pour vous et vos amies.

À part les Américains qui essaient de nous tuer, bien sûr.

(rire)

Mais, jusqu'ici, ils ont eu de très mauvaises surprises.

- C'était pas ma faute. - Non, non, non.

Rien de tout ça n'est votre faute, je sais.

Allez, buvez.

J'ai décidé de faire preuve de bonne foi.

Je vous laisse donc partir.

- Qu'est-ce que vous dites ?

- Je vous rends votre liberté.

- Moi ? - Ça vous surprend ?

C'est normal.

Vu la façon dont vos médias parlent de nous.

- Vous avez jeté mes amies du toit de l'école !

- Oui, c'était absolument cruel.

Mais vous savez, on défend une cause

et on croit très fortement en notre cause.

Les Américains croient en la leur.

Et ils ont tué des milliers d'entre nous.

Nos familles, nos enfants…

Ils nous bombardent avec leurs drones…

depuis bien avant votre naissance.

Ma famille a été tuée.

- J'avais deux filles.

Et une femme.

Je ne veux pas perdre mon temps

à essayer de vous convaincre, non.

Je le propose à quelqu'un d'autre ?

- Non ! Non. Non. J'accepte.

- Merveilleux.

(musique sombre)

Je veux que vous apportiez cette note au poste de police.

- Vous voulez dire aux talibans ?

- Oui.

Dites-moi…

Est-ce que je peux vous confier cette tâche ?

- Oui. Je le ferai.

- Merci beaucoup.

Finissez votre café.

- Ça va aller.

- Je vous comprends. Il est beaucoup trop amer.

(rire)

(grondement de moteur)

(musique douce)

(brouhaha)

(résistance du moteur)

(paroles en pachto)

- Ils veulent qu'on parte tous dans l'autre camion

dès qu'il sera déchargé.

- Ça augure mal. - Non. Abbas va régler ça.

- C'est réglé.

- Tu es sûr que c'est réglé ?

- Oui. Je les ai payés. C'est qu'un numéro.

- Tout un numéro. - Quais.

Vous voyez le véhicule là ?

Le Humbee.

- Je vois le Humvee.

- Ah oui, le Humby. Le hangar où il va.

C'est là qu'ils gardent l'artillerie lourde.

- Le dépôt d'armes.

- Oui. Les armes, les bombes. tout ce qui fait boum.

- Merci, Abbas. On s'en occupe.

- Pas de problème. N'importe quand. Malik ?

- Tout ce qui fait boum.

(rire)

(musique entraînante)

- Rachel, Theresa, foulards.

On va chercher des jouets.

- C'est La Bombe.

- De quoi tu parles ?

- Mon nom. - Shooter.

(rumeur urbaine)

(rumeur urbaine)

(gémissements)

- Si tu pointes une arme sur moi, t'as intérêt à tirer.

- La prochaine fois.

Tu sais que tu es folle d'être revenue.

- Et toi, t'es folle d'être encore là.

- Je me bats pour mon pays.

- Oui, mais pas très bien.

Où est-ce qu'elles sont ?

(musique de tension)

(aboiements au loin)

- Merde !

- Alors, c'est là-dessous ? - Merde !

- Je croyais qu'un satellite le surveillait.

- J'imagine que tous les toits se ressemblent, vus de l'espace.

- En orbite. - Quoi ?

- Les satellites sont en orbite, pas dans l'espace.

- Alors, ça explique tout.

- Merde !

(vrombissement de moteur)

(rumeur urbaine)

- J'ai trouvé une moto.

- Tu l'as volée ?

- Empruntée.

- Empruntée ?

- T'aurais dû voler un bulldozer.

- Je t'ai acheté ça. Au marché noir. 50 dollars.

- Une vraie beauté.

(sirènes)

(musique de tension)

- Vas-y !

(♪♪)

- Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous faites ici ?

- On m'a dit de vous remettre ceci.

- « Ça vous apprendra à trahir votre foi et votre cause. »

(explosion)

(cris entremêlés)

- Mais qu'est-ce qu'il se passe ?

- Environ cinq kilos de C-4.

- Daech. La terre entière semble ignorer

qu'on est en pleine guerre civile.

- Malik ! Malik !

Malik va s'informer.

- Madame Rabbit, vous allez bien ?

Je vais voir ce qui se passe.

(fermeture de porte)

- Doc, tu peux nous laisser ?

- J'ai l'habitude.

- OK. Commençons par le plus facile.

D'après les données satellites, les otages sont là.

- Et on fait confiance aux données satellites ?

- Une ferme à 20 kilomètres au sud.

Confirmée par deux sources. - Elles se trompent.

Les filles sont dans une fabrique de tabac abandonnée.

Voici les coordonnées.

- De qui tu tiens ça ?

- Ma source est une sage-femme.

Il y a un petit groupe ici, et elles sont bavardes.

Une des femmes d'Amir a accouché il y a deux jours.

- Et ta source était là ?

- Non, pas elle.

Mais son amie a dit que les Américaines étaient là.

- Quoi, dans le jardin à faire du yoga ?

- Dans une cage.

L'une d'elles était blessée au bras.

Et la sage-femme a dû soigner la plaie.

- Est-ce que tu fais confiance à ta source ?

- C'est une talibane. Je lui ai sauvé la vie.

L'État islamique s'approchait. Je l'ai sortie de là.

Ils l'auraient décapitée sur place pour nous avoir aidés.

- T'en as pas fait autant pour ton unité

qui s'est fait massacrer. - Ça suffit.

On arrête ça tout de suite.

On doit travailler en équipe, ou on est morts.

Tu crois ce qu'elle dit ?

- Oui.

Tes infos sont un piège.

Elle est prête à venir avec nous.

Ça veut tout dire pour moi.

- OK.

On va avoir besoin d'armes.

- Et la cache ?

- C'est un sujet tabou.

(sirènes)

- Abbas, on attaque le dépôt d'armes.

- Je suis prêt, patron. Très bonne idée.

- T'es sérieux ?

- Faut faire avec ce qu'on a.

Rocky, on peut pas prendre le véhicule de l'ONG.

Il faudrait que t'en voles un.

- Alors, on attaque la base avec des cocktails Molotov

et un fusil de la Première Guerre mondiale.

(fracas)

(explosion)

(vrombissement de moteur)

(musique de tension)

(explosion)

(cris en pachto)

(vrombissements de moteurs)

(coups de feu)

(crissement de pneus)

(♪♪)

(en pachto): Des munitions ! Il nous faut des munitions !

Vite ! Des munitions ! Beaucoup de munitions !

(gémissements)

- Shooter, Rocky, le guet… Abbas, le Humvee.

Les autres, prenez le plus d'armes possible.

(démarrage de moteur)

(musique de tension)

(crissement de pneus)

- Allez, bougez, bougez !

- Les talibans !

(musique trépidante)

(vrombissements de moteurs)

(coups de feu)

(explosion)

- Ouais !

(coups de feu)

- Arrête ! Fais demi-tour !

- Je peux pas. - On l'abandonne pas !

Allez, fais demi-tour, Malik !

- Désolé.

- Tu sais bien ce qu'ils vont faire avec son corps.

Si c'était Abbas, tu le laisserais là-bas ?

Hein ?

(cris entremêlés)

(cris, coups de feu)

(musique d'action)

(coups de feu)

(cri)

(cri)

(gémissements)

- Finis la mission.

- Va chier. Tu vas t'en sortir.

(bips)

(vrombissement de moteur)

(explosion)

(vrombissements de moteurs)

(musique sombre)

- J'appelle ce numéro dans deux minutes.

Je veux que tu localises l'appel.

- Tu veux me dire ce qui t'a pris ?

- On laisse aucun homme derrière.

- Non, tu les fais mourir.

Tu veux te racheter pour ce que t'as fait à ton unité ?

Évite de le faire à nos dépens.

- Pour l'instant, ils savent pas qui on est.

Mais s'ils trouvent un Américain avec les cartes du docteur,

on aura aucune porte de sortie.

- Hé, je suis connectée, on est en ligne.

- C'est pour ça que tu l'as fait ?

- Non.

- Allô ?

- On a besoin de votre aide.

- La moitié de la ville est en flammes.

La police vous recherche.

- Nous ? - Je ne sais pas trop.

Certains disent que c'était Daech.

- Ça l'était pas.

- Ça n'a plus d'importance. Ils vont vous trouver.

Je ne peux pas vous aider.

- Bashir, attendez. Écoutez-moi.

- Quoi ?

- On se voit bientôt. - Comment ça ?

- On est proches. Huit kilomètres.

- Dans ce véhicule ? On fera même pas un kilomètre.

- Geek. En route.

(musique de tension)

(vrombissement de moteur au loin)

- Vous ne pouvez pas rester ici. Allez-vous-en.

- On n'a pas le choix.

Parce qu'on a des morts à enterrer.

(soupir)

(gémissements d'effort)

(halètements)

(grognements)

- Madame Rabbit.

Madame Rabbit !

Il est assez profond.

(cri de corbeau)

(soupir)

(ouverture de porte)

(voix au loin)

- Vous l'avez appelée ?

- Évidemment.

- Comment vous êtes entrée au pays ?

- Il m'a dit que deux de vos hommes sont morts.

Je suis vraiment désolée.

Aux nouvelles, on dit que c'était une attaque de Daech.

Comme au poste de police.

On y a retrouvé une des étudiantes.

Du moins, son uniforme et…

ce qu'il restait d'elle.

Elle était blanche.

Je me suis trompée au sujet de la première victime.

Mais je ne pense pas me tromper au sujet de la deuxième.

10 millions.

- Travis vous a dit qu'on ne pouvait pas faire ça.

- Travis est mort, qui est le nouveau chef ?

Donc c'est à vous de décider.

- Des billets de 1000?

- Des billets de 1000 dollars ?

Je savais pas qu'y en avait autant en circulation.

Qui vous a fourni 10 millions en billets de 1000 ?

- Personne.

Ils sont faux.

- Vous voulez qu'on paie la rançon avec des faux billets ?

- C'est tout ce que j'ai pu avoir. Ils n'en sauront rien.

- Elle l'a vu en moins d'une minute.

- Amir n'est pas Américain. Ça vous donne un peu de temps.

- Tout ça est de plus en plus fou !

- Votre sauvetage a échoué.

Quel choix il vous reste ? Sauvez une fille.

Les États-Unis paieront pour les autres.

- Et vous pourrez fuir le pays.

C'est pour ça que vous êtes venues ici,

pour vous échapper n'est-ce pas ?

Avant de partir, faites une bonne action.

- Est-ce qu'on a un moyen de fuir ?

- J'ai un numéro pour qu'on soit évacuées.

Un hélico tout près de la frontière.

- Alors, appelle.

- Mettez vos téléphones sur la table.

Si c'était de fausses nouvelles,

ils vont tenter de nous localiser.

Je vais éteindre le mien.

Oubliez pas de détruire toutes les cartes Sim.

- Va chier !

(en pachto): Cette femme a du caractère.

Ça force l'admiration.

Sors.

Je peux me défendre tout seul.

(en français): Tu admires les femmes ?

C'est pour ça que tu les pousses du haut des toits ?

Où est Halle ?

- J'ai promis de la libérer.

Et je l'ai fait.

- Vraiment ?

Il parait qu'on va bouger.

Les Américains sont en route, c'est ça ?

- Les gardiens aiment commérer.

Si j'avais peur des Américains,

je ne ferais pas de toi ma future épouse.

- Moi, t'épouser ?

- On attend seulement que l'imam arrive.

- Tu es complètement malade.

- J'ai décidé que je voulais une femme forte

pour mettre au monde de futurs guerriers.

Parce que les femmes faibles produisent des enfants faibles.

- J'aimerais mieux mourir que d'être mariée à toi.

- C'est exactement le choix qui s'offre à toi.

Mais…

en te mariant avec moi.

tu vas sauver la vie de tes amies.

- Tu vas les libérer ? - Non.

Elles vont devenir les épouses de mes meilleurs guerriers.

Ils méritent une récompense.

C'est mieux que d'être vendues comme esclaves,

où elles seront traitées bien différemment.

Je ne t'épouserai pas sans ton consentement.

(grincement)

(sifflement)

- Il y a une voiture qui approche !

(musique de suspense)

- T'as invité quelqu'un ?

(claquement de portière)

- Bonjour.

Je suis une talibane.

Ravie de vous rencontrer.

- Les talibans croient que c'est Daech.

Vous n'avez pas laissé de témoin.

Mais Amir sait que ce n'est pas Daech.

Mon amie dit qu'ils vont déplacer les filles.

Elle ne sait pas où. - Merveilleux.

Pas de chef, pas d'armes et pas de cible.

- En fait, on a quelques armes.

- Ils croient que Daech a pris les armes pour attaquer la prison.

Ils vont transférer le cheik.

- Quand ? - Bientôt.

- Où ça ?

- Dans la seule prison à sécurité maximale.

Construite par les Américains.

- C'était quoi déjà, votre plan le plus stupide ?

- Il était impossible à battre. - C'était quoi ? Dites-moi !

- Sortir le cheik de prison pour faire un échange.

- Amir veut de l'argent et le cheik Al Shimali.

On a les billets. Il nous manque le cheik.

Et après, Amir va venir à nous.

- J'ai toujours aimé ce plan.

- Il sera étroitement gardé.

- Ouais. Donne-moi ton téléphone.

- Je suis pas assez bête pour l'apporter.

- Brûlez toutes vos fausses cartes.

Si on se fait prendre,

on admet qu'on est des soldates américaines.

Ce sera pas plaisant, mais on finira par être échangées.

Compris ?

- Ton unité.

Ils vous ont pas échangés.

- Non.

Mais ça reste notre meilleure option.

(signal d'ouverture de porte)

(musique lancinante)

(démarrage de moteur)

- Comment elles sauront ?

- En nous voyant.

- Elles ont intérêt à se tenir prêtes.

(vrombissements)

(cris entremêlés)

- Elles approchent !

(musique d'action)

(vrombissement)

(klaxon)

(crissement de pneus)

(cri de douleur)

(déflagration)

(fracas)

(cris)

(coups de feu)

(coups de feu)

(musique trépidante)

(cris au loin)

(grognement de douleur)

(coups de feu)

(gémissements d'effort)

- Va dans la voiture. - Quoi ?

- Vas-y !

- Je suis désolée, Rocky. Je suis désolée.

(grognement de douleur)

- Dis-leur que t'es une soldate américaine.

- J'en suis une. - Ouais, c'est ce que tu es !

Dis-leur.

(cris au loin)

(coups de feu)

- Allez, recule !

Ouvrez la portière !

Allez, monte !

(coups de feu)

(crissement de pneus)

Abbas.

(paroles en pachto)

Abbas ! Abbas !

Abbas.

(pleurs)

Ce qu'il faisait le moins bien, c'est ce qu'il aimait le plus.

- Chanter ?

- Non.

Il chantait bien,

mais il adorait conduire.

- Ça, c'est vrai.

- Pour vous, la liberté, c'est l'Amérique.

Pour lui, c'était juste de conduire.

(souffle du vent)

- T'as envie d'en parler ?

- De quoi ?

Pas vraiment.

Quand on est jeune, on établit très vite qu'il y a une…

une ligne qu'on refuse de franchir.

Des choses qu'on ferait, d'autres qu'on ferait jamais.

Tu te retrouves dans la merde.

La ligne vacille.

Plus les choses empirent, plus elle bouge.

Jamais je mangerai un chat.

Jusqu'à ce que tu meures de faim, et qu'on te serve

le chaton que tu flattais il y a une minute.

Mais la ligne est là.

Noire, épaisse et droite, elle est toujours là.

Puis tu te retrouves dans une situation d'horreur

où la ligne…

disparaît, s'efface.

Et tous les choix sont…

inconcevables.

Frank, notre chef d'équipe…

c'est grâce à lui qu'on a tenu pendant des mois dans ce trou.

Tout le monde l'adorait.

Il s'apprêtait à connaître une mort brutale. Atroce.

Ses os allaient être pulvérisés

sous le poids des pierres lancées par sa propre unité.

On était debout en rond.

On a tous refusé.

Alors Amir a tranché la gorge d'une villageoise.

Il l'a laissée se vider de son sang sur la terre battue.

On a quand même refusé.

Il a fait la même chose à un enfant.

J'étais capitaine en second.

C'était à moi d'agir.

Alors j'ai pris une belle grosse pierre ronde.

Je l'ai pesée dans ma main.

Et Frank m'a regardée dans les yeux.

Il m'a fait un petit sourire complice.

Il m'avait vue lancer

quand on jouait au baseball à la base.

Il a tourné la tête pour que sa tempe soit vers moi.

J'ai pris mon élan pour effectuer le lancer

le plus rapide de toute ma vie.

J'ai entendu son crâne craquer.

Une pierre et il était mort.

Quand on fait une chose comme celle-là,

on ne retrouve plus jamais la ligne.

Et son sourire me tourmente.

toutes les nuits.

Je m'étais juré de ne plus abandonner personne.

- Elle est à la télé !

(paroles en pachto)

- Il dit quoi ?

- Il dit que c'est une abomination,

ni homme ni femme.

- Va chier !

(paroles en pachto)

- Il dit quoi ?

- Qu'elle est avec Daech.

- Ils nous ont vus ? - Ils nous ont vus.

- Parce que seul Daech accepterait

une telle dégénérée dans ses rangs.

- Sale pourriture ! - Allez, Rocky.

Exprime-toi en français.

- Elle et ses pairs ont tué un grand nombre

de vaillants soldats talibans.

- Dis-leur.

(paroles en pachto)

- Il lui demande si elle a quelque chose à dire pour sa défense.

- J'en doute. - Elle va le dire.

- Elle va dire qu'elle est Américaine.

Elle me l'a promis. - Elle nous trahira pas.

- On est démasqués. Ils sont au courant

que c'est nous, et Rocky le sait.

- Elle dira rien.

- S'il te plaît, Rocky !

(cris en pachto)

(paroles en pachto)

- Maintenant, elle rend gloire à Allah et à sa bonté.

- Allez. En français !

(musique sombre)

Non !

(bip!)

(gémissements)

- Elle est morte ? - Évanouie.

- J'y comprends rien !

- Tu lui as sauvé la vie !

- Je me suis trompée sur son compte.

Elle nous a trahit à l'époque, et elle nous trahis encore.

- Quoi ?

Merde ! Elle leur dit tout depuis le début.

- On a combien de temps avant qu'ils arrivent ?

- Quelques minutes.

- Donne-moi le téléphone.

Démarrez les voitures. Apporte-moi l'argent.

- C'est dans la voiture. - Apporte le sac. Laisse-le ici.

- Qu'est-ce qu'on fait d'eux ? - On les laisse là.

- Tu vas leur donner tout-- - Va à la voiture

et fais ce que je te dis !

(vrombissements de moteurs)

(musique de tension)

(en pachto): J'ai essayé de les retenir.

- Ça va, les talibans vont se charger d'eux.

Cheik ai-Shimali, je vais vous aider à vous lever.

- Merci.

Ils avaient l'intention de me tuer.

- Fais monter le cheik dans la voiture.

(musique de tension)

- Pourquoi est-ce que vous m'aidez ?

Ils disent que je suis votre chef spirituel.

(rire)

On ne s'est jamais rencontrés.

- Mais vous connaissiez mes parents.

Vous les avez mariés.

- Vraiment ?

- Absolument.

(rires)

(vrombissements de moteurs)

(en français): OK. Allons-y.

- Où ça ?

- Chercher mon téléphone.

- Je te le localise tout de suite.

- Il est où ? - Caché sous les billets.

Allons-y avant qu'ils se mettent à les compter.

(paroles en pachto)

(en pachto): Vous pouvez vous laver ici.

- Merci.

Vos parents, comment s'appellent-ils ?

- Ma mère et mon père ?

- Oui.

- Afhak et Mohamed Wasiq.

Ils ne sont plus des nôtres, malheureusement.

- J'en suis vraiment désolé.

- Ils ont parlé de vous, avant de mourir.

- De moi ? - Oui.

J'avais hâte de vous rencontrer.

J'ai choisi une épouse.

(petit rire)

Ah. J'en serais honoré !

(musique de tension)

(craquement de branche)

(♪♪)

(gémissement d'effort)

(en français): Ça sent le diesel à plein nez.

On a quoi, comme matériel ?

- Des armes, des balles, mais pas de corde.

- J'en ai dans le coffre.

Je ne sais pas si elle est assez solide.

- Armes de poing, grenades, couteaux, explosifs.

Aucun fusil. Sauf pour Shooter.

- C'est l'heure de faire ton choix.

(musique de tension)

- Merde.

(grondement de moteur)

(paroles en pachto)

(cri en pachto)

(musique de tension)

(paroles en pachto)

(en pachto): Laisse-moi t'aider.

(respirations fortes)

- Pourquoi faites-vous cela ?

- Si Allah ne me donne pas de réponse,

j'essaie de la trouver dans mon café.

- Une réponse à propos de votre mariage ?

- Non.

À propos de vous.

(halètements)

(vrombissement d'hélicoptère)

(en français): Tu es magnifique.

C'est ton choix.

(paroles en pachto)

- Il y a trois étages.

Les filles sont enfermées au deuxième.

Il y en a six. Il en manque une.

La fille de Durani.

Et j'ai pas vu Amir.

Il est peut-être à l'étage du dessous.

(en pachto): Ils implorent Allah, leur Seigneur:

« Si tu nous donnes un enfant,

nous t'en serons infiniment reconnaissants. »

- Merci.

On n'a pas besoin de la cérémonie entière.

Dites simplement qu'on est mariés.

- Pardon ?

- Mon père était religieux.

Les talibans sont pieux.

pourtant, ils font des pactes avec des diables.

J'aime mon pays plus que j'aime Allah.

Dites simplement qu'on est mariés.

- Vous êtes mariés.

- Merci.

Maintenant, pour avoir dénoncé mes parents…

- Non !

- À cause de vous,

ils ont été exécutés par les talibans.

C'est pourquoi j'ai juré de vous tuer

de mes propres mains !

- Non !

(craquement)

(bip!)

(paroles en pachto)

(musique de tension)

- Ce sont des faux.

Et ça, c'était dans le sac.

(en français): C'est le tien ?

- Euh non, le sien.

- Les billets sont faux,

et tu les as menés jusqu'à nous.

(coup de feu)

Toi, fais ton devoir de femme, nettoie le sang.

(paroles en pachto)

(bip!)

(en pachto): Amenez toutes les femmes

dans la cuisine sur-le-champ !

(ordres en pachto)

(gémissements)

En rang !

En rang !

Dépêche-toi !

Eh, toi ! Avec les autres !

(cognement)

Montrez-nous votre visage.

(musique de tension)

(en français): Va te faire foutre.

(bip!)

(explosion)

(coups de feu)

(cris)

- Debout ! - Allez !

- Debout ! - Allez, allez, debout !

(halètements)

- Badia Durani ?

- Oui.

- Aide-les à sortir d'ici.

Emmène-les à l'ascenseur.

- Toi, où tu vas ? - Chercher Jane. M'attendez pas !

- Vite, venez !

- Venez ! - Par ici, les filles !

- Allez, dépêchez-vous ! - Venez !

Vers l'ascenseur ! Allez, montez, vite !

- Baissez-vous ! - Allez-y.

- Baissez-vous ! - Qu'est-ce qui se passe ?

- Chut !

(gémissements)

(cri d'attaque)

(en pachto): Ça fait plaisir de te revoir.

(cri d'attaque)

(coups de feu)

(tintement métallique)

(cri de douleur)

(cri d'attaque)

(coups de feu)

(explosion)

(grognements de lutte)

(déflagrations)

(halètements)

(gémissements de peur)

(musique d'action)

(grognements de lutte)

(en français): Hé, ça va ?

(cris au loin)

(résistance du moteur)

- Merde !

(coups de feu)

(grognements de lutte)

(cri de douleur)

(gémissements)

(cri de rage)

(en pachto): Démon.

(musique de suspense)

(coups de feu)

(coups de feu)

(cri)

(explosion)

(en français): Oh non !

(musique d'action)

- Fous le camp d'ici.

- Va chier ! - Laisse-moi, ça va aller.

- Tu plaisantes ?

- Jake ! Jake !

(résistance du moteur)

Ça va aller.

On est venues pour elles, pas vrai ?

Finis la mission.

Ça va aller.

(démarrage de moteur)

(crissement de pneus)

(musique d'action)

(vrombissement d'hélicoptère)

- La voie est libre ! Allez-y !

- Vite ! - À l'hélicoptère !

- Il y a des blessés !

- Allez-y. Vite, vite, vite !

- Vite, vite, vite ! - Viens ici ! Monte !

- Venez ! Dépêchez-vous !

- Montez !

- C'est bon, sergent ! Je vous couvre !

- Allez, monte !

- Tu y vas ?

- Non j'y vais pas.

- Moi non plus.

(musique émouvante)

(crissement de pneus)

- Tu veux me dire ce que tu fous ?

- La musique d'Abbas.

(musique rock)

(vrombissement de moteur)

(vrombissement d'hélicoptère)

(♪♪)

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.