Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- C'est horrible. Des milliers de gens disparaissent.
Cette affaire avec Danilo se fondra dans la masse.
Ca restera au Danemark.
- Je vais me dénoncer, Nik.
- Je vais dire à l'ambassade que je commence plus tôt.
On part tout de suite.
*- Elias. - Laura.
Prends le bateau pour Stegna. Je viens te chercher.
Adieu, Danemark !
- On doit changer la serrure.
- C'est un malentendu.
- On doit en rester là.
- Bartek. - Elias.
Salut, Laura ! Ca va ?
- Rejoins-moi à Elblag. *- J'arrive.
Si je suis pas là ce soir, rejoins ta mère.
- Cet agent va te conduire à Stegna.
- Viens avec moi.
...
- Excusez-moi.
Où on va ?
Je dois retrouver ma copine à la gare.
- Qu'est-ce qu'on fout là ?
T'as besoin de pisser ?
- Oui.
- Tu peux pas utiliser ton téléphone.
C'est pas légal que tu sois ici.
T'es un clandestin, alors pas de téléphone.
- OK.
C'est qui ?
T'es sûr que c'est vraiment un flic ou...
c'est un taré qui se prend pour un flic ?
- Il aime pas trop les réfugiés.
Mais ça va aller.
Il t'aidera si tu fais ce qu'il dit.
Il connaît les bonnes personnes.
Sois patient, d'accord ?
Je vais lui parler.
Sifflet du train
* Annonce au haut-parleur
...
- Excuse-moi, je peux utiliser ton téléphone ?
- Mon téléphone ?
OK. - Merci.
C'est le dernier train, ce soir ?
- Oui, je crois. - OK.
Tonalité
...
Merci. - De rien.
Allez, faut monter. - Ouais, on y va.
Sifflet
* Annonce au haut-parleur
...
- Elle va où ?
- Allez, vas-y !
- Arrête. - Vas-y, elle est là !
- Circulez, y a rien à voir.
- Qu'est-ce que j'ai dit ? - T'es lourd.
Rires
- Avancez.
- Salut. Tu veux mon téléphone ?
- Ca te dérange pas ? - Non.
- Bien joué, Tomek ! - Joli !
- T'es pas si nul !
- Il a pas l'air comme ça, mais c'est un tueur.
- Faut juste oser.
- T'y connais quelque chose ? - Bah oui.
Elles tombent comme des mouches.
- Montre-nous la prochaine fois. - Quand vous voulez.
- Les paris sont ouverts.
- Merci beaucoup.
Le train démarre.
Sifflet du train
Un véhicule approche.
...
- Salut, ça va ? - Ouais.
Les soldats chantent.
...
- Moi, c'est Tomek.
Je te trouve très belle.
T'as envie de discuter ?
Pas au téléphone, avec moi.
Non ?
OK.
Je te paie et tu me parles.
OK ?
- Je suis pas à vendre.
- Tu parles.
Faut que je te paie combien ?
- Je viens de dire que je suis pas à vendre.
- Y a rien qui est pas à vendre dans ce monde si le prix est bon.
Mais t'inquiète,
on n'est pas méchants, on te fera pas de mal.
On est contents de rentrer chez nous.
Et...
je te trouve très belle.
Mais t'as l'air un peu triste.
Tu as faim ?
T'as un truc à manger ? - Attends.
Tiens, voilà. Je te le file.
Mais tu m'en dois une.
- Je vais m'asseoir. - Moi aussi.
- T'es à vendre combien, toi ?
- Je t'aime bien.
T'es une femme forte.
- Allez, Tomek.
- Et t'as plus l'air aussi triste qu'avant.
On trinque ?
- Je ferais mieux de manger.
- C'est de la bonne. - Vas-y.
Pas de souci.
- OH !
- A la tienne ! Vas-y, bois.
C'est fort, attention.
Les soldats s'exclament.
- C'est trop fort.
- On chante tout le temps.
Ils t'ont pas entendu.
Taisez-vous.
A toi de chanter, maintenant.
Allez. Sois pas timide.
Exclamations
- On veut t'entendre chanter !
Sois cool ! - OK.
- Qu'est-ce qu'elle va chanter ? - Je sais pas.
- Chante ! - Taisez-vous.
- Elle vient d'où ? - Elle est des nôtres.
Acclamations
- C'était génial !
...
- Tu as dormi ? - Un peu.
- S'il vous plaît. Laissez-le tranquille.
- C'est trop tard.
Trop tard.
Tu vas où ? Hé, où tu vas ?
Chopez-le !
On va lui montrer qu'il a rien à foutre ici.
- Il a rien fait. - Fais pas chier !
Les soldats chantent.
...
Détonations
Ils continuent de chanter.
...
- Prête ? - Prête.
- Tiens. Tiens-le comme ça.
C'est ça.
Cri de joie
Tu as tiré avec un flingue !
- Il faut serrer fort ?
- Oui. Tu veux recommencer ?
- Non, ça va aller.
Les armes, c'est pas trop mon truc.
Vaut mieux que j'en aie pas.
Je suis une putain de Bambi.
- Un baiser, c'est plus ton truc ?
- Non, vaut mieux éviter aussi.
J'ai un copain.
- Mais il est où ?
- Quelque part.
- Magnez-vous, putain !
On va lui montrer ! T'as rien à foutre là !
Vas-y, chope-le !
Respiration haletante
Cri
- Non, arrêtez !
Gémissements Arrêtez !
Cris
Arrêtez !
Gémissements
...
Laura chante.
...
...
- Salut, maman.
Maman.
Grognements
Musique douce
- Laura ?
C'est pas vrai !
Tu es là.
Tu as changé.
Il t'est arrivé quelque chose ?
- Non.
Tout va bien.
...
Sonnerie
Mathilde ?
*- Salut, Laura. J'ai eu ton message.
Salut !
- Salut.
*- Contente de te voir.
C'est ouf ce que t'as maigri.
T'es où ? - A Bucarest.
Je suis arrivée ce matin.
Contente de te voir.
- Excusez-moi. *- Moi aussi.
- Désolée, y a du bruit. *- C'est rien.
- T'es où ?
*- Je suis en Finlande ! - T'es en Finlande ?
T'as des nouvelles d'Elias ? J'arrive pas à le joindre.
J'arrête pas de l'appeler, mais rien.
*- J'arrive pas à le joindre.
- Excusez-moi, c'est mon tour.
*- Il doit pas y avoir de réseau.
Il sera là d'ici deux ou trois jours.
C'est chou qu'il vienne te rejoindre.
- Oui.
*- Et toi ? C'est comment, Bucarest ?
- Comme ça.
*- Putain, ça craint.
Vous êtes nombreux ?
- Oui. Je partage un lit avec ma mère.
Faut que je m'en trouve un avant qu'Elias arrive.
*- Dis que vous êtes mariés, vous aurez une chambre.
- Bonne idée. *- Vous allez vivre comme ça ?
- Oui.
*- Tu peux pas rester là, c'est l'horreur.
Trouve-toi autre chose. Il te faut un autre plan.
Trouve-toi un boulot.
Et bam, Elias sera là.
- Et bam ? T'es toujours aussi optimiste. Trouve un boulot...
On dirait mon père.
*- Dis pas ça.
- T'as grave un humour de vieux.
On frappe à la porte. - C'est 5 minutes !
- Merde, il faut que je te laisse.
- Du monde attend ! - Ca va, ta gueule !
*- Qu'est-ce qui se passe ?
- C'est glacé !
Faut que je me bouge. Bisous !
*- A plus ! Gros bisous.
- Tu te crois toute seule ?
C'est chacun son tour ! On n'a pas que ça à faire !
Cri
Pleurs de bébé
- Mon petit coeur... ça va aller.
Calme-toi. Chut...
Ca fait bizarre d'être là.
Pleurs Ca y est, on est arrivés.
On est arrivés.
Ca va.
- Posez-les là.
- Ca me rappelle tellement de souvenirs.
Maman venait ici, petite.
Je dormais là-bas.
- Combien je vous dois ? - C'est joli ?
- 230 euros.
- Amalie, il te reste quelque chose ?
- Non.
- 230.
- J'ai...
J'ai que 200. C'est tout.
T'es sûre que t'as plus rien ?
Il me reste que dalle.
- J'ai 40 euros, c'est tout.
- Merci. - Laisse pas de pourboire.
Merci. - Vous voulez votre monnaie ?
- Oui, on veut la monnaie. - Oui.
On veut récupérer les 10 euros. - Bon.
- C'est super beau.
- Ca te plaît ? - Oui.
- Bonjour.
- Bonjour. - Vous avez réservé une chambre ?
- Pas pour l'instant.
Je cherche M. Boyer. - D'accord.
- Il travaille, aujourd'hui ? - Oui.
- Dites-lui qu'Amalie est là. - Très bien.
- Merci.
Regarde, Mikkel,
je m'asseyais souvent là,
avec papy et tonton Nikolaj, devant la cheminée.
C'est dingue de revoir tout ça.
- Chérie.
- M. Boyer. - Oui ?
- Je suis Amalie. Vous vous souvenez de moi ?
J'ai parlé avec votre femme, hier.
Je venais ici avec mon père l'été et pour Noël.
Je jouais avec votre fils, Raphaël.
Là-bas.
- Ah, Amalie ! Oui, pardon !
Pardon. Désolé. Amalie !
Bien sûr. Ma femme m'a parlé de la semaine prochaine.
- M. Boyer,
on a des problèmes.
On a... On a des problèmes ici.
Et...
Je me demandais si vous pourriez nous aider ?
On a besoin d'un endroit où dormir.
- Ici ? - Ce soir, si possible. Oui.
- Oh...
- Oui.
Je sais que rien n'est plus comme avant.
Les choses ont changé, mais...
On a voyagé toute la journée, on a pris le train à Paris.
On a pris un taxi depuis la gare pour venir ici.
Ca nous a coûté cher.
On a tout perdu. Vraiment tout.
- Oui, je comprends, mais...
C'est un peu soudain.
Nous n'avons pas de chambre de libre. On est complets.
Tout est pris.
Il y a beaucoup de monde, comme vous voyez.
- Vous pourriez peut-être...
- Pour le job, c'est bon.
- D'accord.
- La semaine prochaine. Vous avez un permis de travail ?
- Non.
- Oh.
- Mais vous auriez peut-être besoin d'une femme de chambre ?
Jusqu'à ce que j'aie mes papiers.
- C'est très compliqué.
Croyez-moi. Je suis vraiment désolé, mais...
je suis très pris en ce moment, on a beaucoup de clients...
- On est arrivés en France et on n'a plus rien.
Tout ça, c'est en partie de ma faute.
Mais on a même plus d'endroit où dormir.
Je sais plus quoi faire.
Amalie a toujours parlé de vous
comme quelqu'un de gentil.
C'est le souvenir qu'elle a gardé de vous.
- Notre pays n'existe plus.
- On a fait tout ce chemin pour vous voir.
On espérait que vous pourriez nous aider
à trouver un endroit
juste pour cette nuit.
S'il vous plaît.
- Je vois... Je comprends.
D'accord.
Suivez-moi.
- OK. Viens.
Musique douce
*- La présidente de la Commission
européenne a annoncé une aide financière à la Roumanie sur 3 ans
pour relever les défis posés par l'accueil des réfugiés danois.
- C'est quoi ? Du brutalisme ?
- Non, c'est des HLM.
Des appartements empilés pour loger un maximum de gens.
T'en as déjà entendu parler ?
*- Nous sommes dans une période peu prospère
où le nombre de chômeurs ne fait qu'augmenter depuis 5 ans.
Cette nouvelle main-d'oeuvre risque de saturer le marché du travail.
- Je cherche du travail.
- Y a pas de travail chez nous.
On vend pas assez.
- Je peux vous aider à vendre plus ? Je sais coudre aussi.
- Non.
- Et le ménage ?
- Je le fais tout seul.
- Ah, OK. Merci quand même.
Ca va aller. - Quoi ?
- Ca va aller. J'essaie ici.
Je m'appelle Laura. Je cherche du travail.
- T'as un permis de travail ? - Euh...
Non, pas encore.
Je pourrais aider à mettre les articles sur les étagères ?
Ou passer le balai ?
Non, je veux pas acheter.
Je vais sonner. - On n'a pas les moyens.
- Je veux voir.
Sonnette
- Tu crois qu'il y a Internet ?
Soupir
*- Bonjour ?
- Bonjour.
On pourrait visiter l'appartement à louer ?
- Là, c'est la salle de bains.
Il y a aussi des toilettes séparées.
- C'est la cuisine ? - Oui.
Il y a même le gaz pour faire de bonnes choses à manger.
- Super.
- Par ici, c'est le salon.
La fenêtre donne sur le parc. On respire le bon air.
- Tu pourrais écrire là.
- Tu sais t'y prendre.
- Une, deux, trois pièces,
c'est 1 500 lei ou pour vous...
ça fait 300 euros.
Plus...
trois mois
de caution à donner en avance. - D'accord.
On va y réfléchir. - Oui, merci.
Les cloches sonnent.
- Je crois que c'est celle-là.
C'est une église luthérienne.
- On rentre ? - Oui.
- Vos pensées et inquiétudes sont partagées par tous
dans cette église. Gardez espoir.
- Je vous remercie.
On espère qu'il viendra.
Vous êtes quelqu'un de bon.
- Et tu lui as parlé d'Elias ?
- Je suis très inquiète, il le comprend.
Il trouve notre situation très injuste.
Et il faut rester fortes même si Elias...
même si Elias était mort.
Il a proposé de nous donner à manger
et il nous invite à rejoindre sa congrégation.
- Elias va venir.
Il est pas mort.
- Merci beaucoup.
Viens, ma chérie.
Nous reviendrons. Au revoir.
Chant religieux mélancolique
...
Je me demande ce que le monde va devenir.
- Je sais pas. Il paraît que ça va s'arranger.
- Dans 40 ans, c'est ce que j'ai lu.
Et c'est pas sûr. On verra bien.
On est coincées là. T'as pas de nouvelles d'Elias.
Tu vois ni ton frère ni ton père,
on n'a pas un rond. On a que dalle.
Alors...
- Non, mais on est là.
Toutes les deux. - Ouais.
- On est pas quelque part au fond de la mer.
Tu touches un peu d'argent chaque mois
et tu as un lit.
On est privilégiées. - Arrête, je sais.
Mais j'ai quand même le droit de me plaindre un peu.
Soupir
- Mais...
on doit gagner de l'argent.
- Oui. - Il faut que je trouve du travail.
Tu pourrais appeler le rédac chef avec qui tu bossais ?
- Bertrand ? - Bertrand.
- Bertrand.
- Oui. - Je sais pas.
- Tu pourrais lui proposer un article pour la semaine prochaine.
Vous êtes amis, non ?
Tu le connais bien ?
- Oui. On se connaît bien.
Quand je vivais à Bruxelles, on...
On se connaît très bien.
Elle rit.
Il était tellement beau ! - Maman.
- J'ai pas le droit de dire ça ? - Je veux pas savoir.
- Je vais l'appeler.
Je vais le faire.
Je te jure. C'était un bon coup en plus.
- Maman !
Rires Arrête, maman, sérieux.
Sonnerie
... - Oui. C'est Nikolaj.
*- C'est Graham, de l'ambassade. - Bonsoir.
*- Vous êtes au Royaume-Uni ? - Oui, on est là.
On est passés par le tunnel.
Notre maison n'est pas encore disponible.
On est arrivés plus tôt, alors on vit dans nos valises.
*- Vous pouvez commencer ?
- Oui.
*- On croule sous les dossiers. C'est bien que vous soyez déjà là.
On a une mission pour vous.
Vous êtes attendu au poste de police.
C'est pour accompagner un Danois sans papiers.
- D'accord.
*- Je vous envoie les détails. A plus tard.
- Quoi ?
- C'est la première fois que je vais chez les flics à l'étranger.
- Je t'accompagne, t'inquiète.
Ca va, Nik. Il va rien nous arriver.
Je suis là.
Et je te promets qu'il va rien nous arriver.
C'est ce qu'on a décidé.
OK ? - Oui.
Soupir
- Bonjour. Passeports, s'il vous plaît.
- Oui.
Tenez.
- Merci.
C'est bon, vous pouvez y aller.
- Merci.
- Tu es stressé ?
- On a quand même tué quelqu'un.
Bonjour. Nikolaj Engberg de l'ambassade du Danemark,
bureau de l'immigration. On vient chercher M. Johansen.
- Redites-moi votre nom.
- Nikolaj Engberg.
C'est mon époux.
Henrik Aksel Beenfeldt.
- Passeports.
- Qu'y a-t-il ?
- Je sais pas du tout.
Je sais pas si c'était une bonne idée.
- On va garder vos passeports.
Si vous avez des sacs, laissez-les là.
Passez, s'il vous plaît.
Allez-y.
Merci.
Bips
Mettez-vous là. - Oui.
- Tournez-vous et donnez votre manteau à mon collègue.
- Levez les mains.
- Qu'est-ce qui fait sonner ? J'ai rien. J'ai pas de ceinture.
- Ne bougez pas, s'il vous plaît.
- T'inquiète, ça arrive.
- Bon. Par ici.
Suivez-moi, s'il vous plaît.
Vous pouvez vous asseoir.
- Tu crois qu'ils vont nous interroger ?
- Oui. Je crois.
- Alors quoi, ça y est ? Tout est fini ?
- J'en sais rien.
OK.
L'important, c'est qu'on reste soudés.
- Oui.
Oui.
La porte s'ouvre.
- On a trouvé
ce jeune homme il y a quelques jours.
Il faisait peine à voir.
Pas vrai ?
C'est pas un grand bavard.
Il a dormi chez George et sa femme
ces trois derniers jours. Il voulait pas retourner à l'école.
- Vous le confiez pas aux services sociaux ?
- Ils sont assez débordés comme ça.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Il vient d'intégrer la Liverpool FC Academy,
mais il veut rejoindre sa mère.
Elle est à Bucarest.
- Vous n'avez pas son autorisation ?
- Non.
C'est pour ça qu'on a besoin de vous.
- Oui.
Ils sont super déçus, là-bas.
C'est le meilleur joueur de son groupe d'âge.
- On lui a dit de nous montrer,
il a juste dribblé un peu.
Et il est vraiment super doué.
Hein ? C'est un gros gâchis, Lucas.
Tu gagnerais une fortune en devenant pro.
Mais ils gardent que les gamins vraiment motivés.
- Salut, Lucas.
Moi, c'est Nikolaj. Lui, c'est Henrik.
On va t'aider à trouver ta maman si c'est ce que tu veux.
Je lui ai trouvé une chambre.
Soupir
On a stressé pour rien.
Ca va ? - Oui.
- Il faut que je passe des coups de fil pour lui.
- Alors, Lucas,
tu as fugué en pleine nuit sans argent ?
- Oui.
- T'es pas très bavard.
T'as envie d'autre chose ?
OK.
Tu sais,
quand j'avais ton âge,
il y avait aussi un tas de gens qui décidaient à ma place.
Mon père et mon frère m'ont forcé à aller en pension
et à faire du sport.
J'arrivais pas trop à suivre.
Mais mon frère était doué.
Il était impressionnant. Il l'est toujours.
Moi, j'aimais rester à la maison avec ma mère et lire
en buvant du chocolat chaud.
C'était ça, mon truc.
- Pourquoi t'aides pas ton frère ?
- Quoi ?
Comment ça ?
Pourquoi j'aiderais mon frère ?
- Bon, Lucas, écoute...
j'ai parlé avec l'ambassade et l'académie.
Ils veulent bien que tu partes.
Ils sont très déçus,
mais ils ont compris que tu te plaisais pas ici.
Ils ont accepté de payer ton billet retour
et on peut t'accompagner à Douvres.
De là, tu prendras un ferry.
Quand t'arriveras à Calais,
tu seras pris en charge par la Croix-Rouge.
Ils te donneront un billet de car pour Vienne.
Puis tu prendras un autre car jusqu'à Bucarest.
- Je veux aller dans ma chambre.
- OK. Tu veux pas manger ?
- Je veux monter. - C'est à cause de moi ?
Il m'a regardé et il est devenu bizarre.
Tu vois des choses, Lucas ?
- Quoi ?
- Ca concerne mon frère ?
C'est ça ?
Lucas ?
Tu lui as parlé de mon frère ? - Non.
- Il voit des choses. Comment il saurait ?
- Non, calme-toi. - Il a parlé de lui.
- Henrik. - T'as vu des choses.
Chut. Lucas ?
- Henrik, arrête.
Tu lui fais peur. - Regarde-moi.
Tu vois quelque chose ?
- Laisse tomber. - Tu vois quelque chose ?
- Tu vois ce que j'ai fait. C'est ça ?
- Calme-toi, il voit rien du tout.
- C'est écrit sur nos têtes !
- Baisse d'un ton !
- Qu'est-ce qu'on a fait, putain ?
- Calme-toi !
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
C'est évident, ce gosse l'a vu.
Ca saute aux yeux.
- On va monter, viens. Suis-moi.
On va laisser Henrik se calmer.
...
- Nik. Réveille-toi.
- Quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je dois aller voir mon frère.
Après, j'irai me dénoncer.
- Arrête, tu vas pas recommencer avec ça.
Ce gosse, il a rien vu du tout. C'est n'importe quoi.
Qu'est-ce que tu fais ?
- Je vais te laisser un peu d'argent.
Dis-moi combien il te faut.
Après, j'y vais.
- Arrête. Je veux pas d'argent.
J'ai traversé tout ça
avec toi.
Tu t'en souviens ?
Je t'ai défendu contre eux.
- On a trompé tout le monde.
C'est ce qu'il voit, ce garçon.
Nik...
Merde, Nik...
Nik, je t'aime.
Je veux que tu le saches.
Mais je dois m'en aller.
Sanglots
Qu'est-ce que tu fais ? - Désolé.
- Qu'est-ce qui te prend ?
- J'ai tout fait pour toi ! Tout !
J'ai tout fait pour toi !
J'ai tout fait pour toi.
Tu peux pas me quitter.
Tu peux pas me quitter...
Tu peux pas.
Tu peux pas me quitter... - Chut...
- Arrête, putain. Sanglots
Qu'est-ce qui te prend ? ...
Chut... Oui, voilà.
Voilà.
Chut...
C'est ça.
Sanglots Chut...
Du calme.
Musique mélancolique
...
- Salut.
On devait pas partir ?
- Salut.
- Il est passé où, l'autre ?
- Il vient pas, et...
Tu as tes affaires ? - Tout est à côté.
- D'accord.
Tu veux toujours retrouver ta mère ?
Le bus est à côté. Il y a plusieurs changements.
Non, on va prendre un taxi. J'ai de l'argent.
Prends mon téléphone. Tiens.
Tu vas appeler ta mère et la prévenir. Elle sera contente.
Si quelqu'un nous manque, on peut rien y faire.
Je dois te le demander. Tu es sûr de vouloir partir ?
Bucarest, c'est pas...
C'est pas très... C'est pourri en ce moment.
Ici, au moins, t'aurais ta chance.
Tu pourrais devenir footballeur pro.
Bips de l'ascenseur
Je pourrais t'aider si tu veux.
Réfléchis pendant le petit-déj.
*- D'après l'agence de prévention des catastrophes,
le fournisseur d'énergie scandinave, en charge des parcs éoliens,
a démarré le chantier à Falster.
Ce lancement intervient plus tôt
en raison de la soudaine montée des eaux.
Les derniers résidents devront quitter les lieux rapidement.
...
- Peter. Cri
- Quoi ? Je vais te buter !
- Du calme, c'est moi.
Calme-toi. J'ai cru que t'étais mort.
- Qu'est-ce que tu fous là ? Ca te plairait que je sois mort.
- Peter...
J'ai tout vendu, tu sais ?
J'ai de l'argent, là. On va payer tes dettes.
- Ferme ta gueule. Ferme ta grande gueule.
- J'ai un truc à te demander. - T'as pas intérêt !
- Tu te souviens du fils de Danilo, Aron ?
- Non. Enfin, je me souviens de Danilo.
- C'est l'alliance de son fils.
Je l'ai tué, Peter.
- Quoi ?
- Oui.
Je lui ai tiré dessus.
Par erreur.
- OK.
- Et j'aimerais que tu lui dises...
que tu le dises à son père.
Je veux qu'il l'apprenne
par quelqu'un de la famille, quelqu'un qu'il connaît.
Tu lui donneras de l'argent
pour qu'il rachète son ancienne ferme.
S'il veut enterrer son fils, je lui dirai où trouver le corps.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Bah...
- Et ça va ?
- Je sais pas trop.
Je meurs de faim.
- Je sais pas où tu pourrais aller te rendre.
Il reste peut-être un poste d'ouvert.
Du poivre ? - Oui, merci.
- Les services juridiques ont été transférés à Goteborg.
Pour ton cas de conscience,
va falloir qu'on se démerde, toi et moi.
Tu vas frapper à la porte d'une prison ?
Elles sont toutes fermées.
C'est même pas possible.
Je sais. On prend la voiture aujourd'hui ou demain.
On se barre d'ici.
Et on va en Norvège ensemble.
Il y a un endroit pour nous, là-bas, un endroit bien.
On pourrait vivre et je verrais mes enfants.
- Vivre ensemble, nous deux ? - Oui.
Pour un nouveau départ.
Pourquoi t'as fait ça ?
- Ca, c'est ce que tu me faisais tous les matins.
Comment je l'ai vécu, tu crois ?
T'as détruit ma vie, Peter.
Vivre ensemble ? Non, mais ça va pas ?
- Oui, mais...
on était petits, je savais pas...
Enfin...
- Oui.
Désolé.
- C'est moi qui suis désolé.
Je suis désolé.
Musique mélancolique
...
Je crois que tu ferais mieux d'aller retrouver ton copain.
Ca marche bien, vous deux, non ?
Ce serait sûrement mieux.
Tu dois te faire à l'idée que t'as tué un homme.
Hein ?
Tu vas devoir apprendre à vivre avec.
...
- Tenez.
Je peux vous donner ça.
Ca fait un mois, pas trois.
Je vous donnerai le reste plus tard. - Trois mois.
- Oui, mais je vais travailler dur. J'ai un job.
Si vous attendez un peu, je donnerai le reste.
D'accord ?
- D'accord. - Génial.
Merci beaucoup. Merci.
Voilà.
Mathilde dit qu'ils ont signalé sa disparition.
J'ai écrit à tous nos potes du lycée.
Il a aussi de la famille en Pologne.
Il est peut-être là-bas.
Mais...
pourquoi il donnerait pas de nouvelles ?
- Je suis sûre qu'il va le faire.
En tout cas, je l'espère très fort.
Discussions mêlées
- C'est pour la 8 !
Laura ! Laura ! Laura !
Laura, tu peux t'occuper de cette table ?
- Bien sûr.
- Plein de clients ont pas été servis. Réveille-toi.
- Tiens, ton argent.
Je te paierai tous les soirs. - OK.
- Bon travail. - Merci.
- A nous. - A nos retrouvailles.
L'homme entonne "Deschide Usa, Crestine".
...
Tout le monde chante.
...
- Laura ? C'est pour toi. - Non, merci.
- C'est pour toi. - J'en veux pas.
...
Notification d'envoi
...
Cris de joie
Musique douce
...
Sous-titrage TITRAFILM
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.