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Original subtitles

Précédemment...

Vous ne devriez pas être ici.

Mais tu as un boulot.

Le dépôt de livres scolaires du Texas.

Tu ne devrais pas rester ici.

Tu devrais être chez nous.

J'ai le cancer.

Vous auriez dû m'en parler plus tôt.

Je cherche mon frère.

Tu m'as eu.

Tu réalises à quel point tu chamboules tout ?

Je l'aime. Et elle m'aime.

Et si tu te mets entre Marina et moi,

je dirai à Lee tout ce que tu as fait.

J'étais à l'hôpital.

Marina était là. Elle est en train d'accoucher.

- Quoi ? - Elle a demandé après toi.

- C'est votre frère ? - Oui, monsieur.

Bill, je suis navré.

C'est même pas mon frère !

Quelle est la cote si Rodriguez tient les dix rounds ?

Je pourrais faire quatre contre un.

Je mets 800 $ dessus.

Je sais tout.

L'homme que je suivais, je sais désormais qu'il agit seul.

- Veux-tu m'épouser ? - Rentre, et tu auras une réponse.

Combien de temps encore pour qu'il guérisse ?

Il est resté dans cet état si longtemps.

5 NOVEMBRE 1963

17 JOURS AVANT L'ASSASSINAT

Cette fois, je vais me tenir.

C'est le Président des États-Unis.

Je ne vais pas faire honte à ma copine devant lui.

Le Président l'a pris dans ses bras.

C'était une belle journée.

Jake !

Jake, chéri, ça ne va pas ?

On est en quelle année ?

Je vais chercher le docteur.

Tu es dans un sale état, fiston.

Al ?

Al ?

Tu n'es pas là.

C'est un rêve.

Je veux que ça s'arrête.

On n'a pas toujours ce qu'on veut.

Tu en es le parfait exemple.

Tu m'as beaucoup déçu.

Tu l'as presque sauvé,

mais il a fallu que tu impliques Bill.

Et maintenant, Sadie.

Tu ne penses qu'à toi.

Je me suis trompé sur ton compte.

Sadie.

Où est Sadie ?

Je suis là.

Je suis là, chéri.

Juste là.

Tout est mélangé.

Ça va aller, tu es réveillé.

Tu es conscient, puis inconscient depuis des jours.

Il y a une amélioration, pas vrai, Deke ?

J'ai déjà vu ça chez les jeunes sportifs qui se font malmener.

Il aura des troubles de la mémoire.

Je veux juste qu'il redevienne normal.

Ça peut prendre des jours comme des semaines.

Mais, Sadie,

l'essentiel, c'est qu'il ne soit plus en danger.

On devrait être reconnaissants.

Il a juste besoin de temps.

KENNEDY TUÉ

ASSASSINAT

22.11.63.

7 NOVEMBRE 1963

15 JOURS AVANT L'ASSASSINAT

Qu'est-ce que JFK ?

John Fitzgerald Kennedy. Le Président. JFK.

Et LBJ, alors ?

C'est le vice-président.

Ça fait beaucoup d'initiales.

C'est quand, ton anniversaire ?

Mon anniversaire d'ici, ou celui du voyage dans le temps ?

Tu as gardé ton sens de l'humour.

On recommence.

D'accord.

Je croyais avoir trouvé

le futur assassin du Président.

On était voisins.

Pas à Jodie, mais à Dallas.

Tu te souviens de l'adresse ?

Je travaillais avec quelqu'un. George, peut-être ?

Bill.

Tout est en vrac.

Des bouts de rien.

Les noms ne correspondent pas aux visages.

Tu vas de mieux en mieux.

Ça va te revenir.

12 NOVEMBRE 1963

10 JOURS AVANT L'ASSASSINAT

F.B.I. BUREAU DE DALLAS

AGENT SPÉCIAL JAMES P. HOSTY JR

Je veux voir l'agent Hosty, immédiatement.

Vous avez rendez-vous ?

Il a pris rendez-vous quand il est venu harceler ma femme chez moi

et en mon absence ?

Plusieurs fois.

Il a pris rendez-vous pour me suivre à la sortie de mon travail ?

Ou pour mettre ma maison sur écoute ?

Je nous croyais aux États-Unis d'Amérique.

Le droit à la vie privée, ça vous parle ?

Inscrivez-vous.

Je vais voir si l'agent Hosty est disponible sans rendez-vous.

Il n'est pas là.

C'est ça.

Ne me prenez pas pour un idiot. Vous avez vérifié ?

Je suis désolée, pouvez-vous me redonner votre nom ?

Ne faites pas semblant de ne pas me connaître.

Lee Harvey Oswald. On me connaît bien, ici.

En quoi le F.B.I. peut-il vous aider ?

- Quel est votre nom ? - Mme Emily Baker.

J'en prends note.

"A été impolie envers un ancien marine

"qui a vaillamment servi son pays."

Le 12 novembre 1963, à 11 h,

je vous ai donné pour l'agent Hosty un document très important.

J'attends de vous que vous lui transmettiez.

Vous voulez qu'on le consigne sur papier ?

Bien.

Tu vas progresser dès que tu reviendras à Jodie.

Si Bill m'aidait, pourquoi il n'est pas là ?

Vous vous êtes disputés. Il t'a menacé.

C'est peut-être lui qui m'a tabassé.

Je ne crois pas.

Au téléphone, tu as dit qu'il était en sécurité.

Il est peut-être retourné au Kentucky.

Jeune homme.

Le docteur dit que ça vous soulagera.

Ça vous sonnera un peu.

Il veut vous revoir le 3 décembre.

Merci, Frank.

C'est Deke, fiston. Deke Simmons.

Je sais, le mari de Miz Mimi.

Pardon, je me suis trompé ?

Miz Mimi est décédée.

- Décédée ? - Oui.

Signez là et on s'en va.

Signez, et Bill sera officiellement interné.

Ça va ?

Je sais où il est.

Je sais où est Bill.

Pas de contact visuel.

Pas de mouvements brusques.

D'après le docteur, c'est votre dosage.

Pas de moqueries. Ça leur fait péter un plomb.

Que fait Bill ici ?

C'est pour ceux qui ne peuvent pas payer.

Vous n'avez pas donné de nouvelles, alors Bill a été transféré.

Il a suivi une thérapie par électrochocs

et il est très coopératif.

Pour le malentendu qui l'a amené ici,

je suis vraiment désolé.

J'étais moi-même à l'hôpital.

Je suis là, maintenant.

Le voilà.

Bonjour, Bill.

Salut.

Jake ?

Comment tu te sens ?

Plutôt bien, aujourd'hui.

Et toi ?

Je suis désolé.

Je suis désolé, Bill.

Tu es Jake, mon ami ?

Je suis ton frère.

Tu te souviens ?

Et Sadie.

Tu te souviens de Sadie ?

Salut, Bill.

Tu nous as manqués.

On mange de la gelée, aujourd'hui.

On peut se parler en privé ?

Oui, je vais chercher les papiers de décharge.

Merci.

Décharge ?

On te ramène à la maison.

À Holden, dans le Kentucky ?

Pas encore.

Bill, on m'a tabassé.

J'ai du mal à me souvenir de certaines choses.

J'ai besoin de ton aide.

Tu te souviens de ce qu'on faisait ensemble ?

Qui on suivait ?

On ne suivait personne. C'était dans ma tête, une maladie.

Non, c'était réel.

Non.

Notre mission était de sauver le Président.

Non.

Non, je...

Arrête.

Tu n'existes pas et tu n'es pas là.

Ça recommence.

J'aurai le droit à des électrochocs si je leur en parle.

Je dois me taire. Me taire.

- J'existe. - Quoi ?

On va te ramener à la maison. Ça te va ?

Les gens ne viennent pas du futur.

Sauf dans les comics.

C'est terminé, maintenant.

Les sains d'esprit ne parlent pas de ces choses-là.

Tu as raison.

Mais un évènement tragique va arriver.

Je veux l'empêcher.

Et tu es le seul dans le monde entier qui peut m'aider.

Tu dois être mon partenaire.

Être mon ami, Bill.

Si j'étais ton ami, pourquoi tu m'as fait ça ?

Voici, M. Amberson. J'ai juste besoin de votre signature.

Mme Dunhill, pourriez-vous être témoin ?

Bill.

Ne sois pas triste.

Vous règlerez les frais occasionnés, je suppose.

- Bien sûr. - Bien.

Le règlement se fait au rez-de-chaussée près de l'intendance.

Le guichetier était malade, mais il a dû revenir.

Bill !

Mon Dieu.

14 NOVEMBRE 1963 8 JOURS AVANT L'ASSASSINAT

"Seigneur, Tu as été pour nous un refuge de génération en génération.

"Avant que les montagnes soient nées, avant que Tu aies créé la terre

"et le monde,

"d'éternité en éternité,

"Tu es Dieu.

"Tu fais retourner les hommes à la poussière et Tu leur dis :

"Fils d'Adam, retournez à la terre !

"Car mille ans sont à Tes yeux

"comme la journée d'hier : elle passe

"comme le quart de la nuit.

"Tu les emportes, semblables à un rêve qui, le matin, passe comme l'herbe."

15 NOVEMBRE 1963

7 JOURS AVANT L'ASSASSINAT

16 NOVEMBRE 1963

6 JOURS AVANT L'ASSASSINAT

LYCÉE DE JODIE "BASTION DES LIONS"

ENVOYÉ "AU BUREAU"

Deke, un café ?

Non, merci.

Jake, on devrait aller se balader.

ALLEZ, L'ÉQUIPE ! DANSE LE LINDYHOP !

J'ai mal à la tête.

On dirait qu'il ne veut pas être aidé.

Il a peut-être peur.

Je vous entends.

Un homme qui n'a plus de but est un homme terrifié.

Quand je le pousse, il s'énerve.

Il est épuisé, et je suis frustrée.

Il va se cacher, éluder,

faire tout ce qu'il peut pour ne pas admettre qu'il est perdu.

Mais tu es son seul espoir.

N'abandonne pas.

17 novembre 1963

5 JOURS AVANT L'ASSASSINAT

Regarde.

Le Président vient au Texas le 22. C'est dans trois jours.

Il va à San Antonio, Fort Worth et Dallas.

D'après toi, ça arrive en novembre.

On est à la moitié du mois. Ces villes te disent quelque chose ?

Ça a un rapport avec les Russes ?

Dans l'enregistrement,

un homme et une femme parlaient russe.

Je ne m'en souviens pas.

Et la nuit où tu m'as appelée ?

Tu as dit que tu avais compris, que tu savais quoi faire.

Jake.

Hé, Jake.

Allez.

Tu crois que ça me plaît d'avoir oublié ?

Je pourrais peut-être mieux réfléchir

si tu me laissais un peu d'air.

Je te laisse tranquille.

Tu en veux ?

Reste sur le canapé toute ta vie.

Prends-les tous.

- Je suis désolé. - Je m'en fiche.

Je ne vais pas te laisser oublier la raison de ta venue.

Ces cachets ne t'aident pas. Un homme va être assassiné.

Tu es le seul à pouvoir l'empêcher.

D'accord.

J'ai besoin de ton aide.

Redis-moi notre conversation téléphonique.

Mot pour mot.

Je ne peux pas m'empêcher d'être inquiète.

Je suis adulte, mère.

Tu es mon petit.

C'est le F.B.I. Ils ne devraient pas...

Ne commence pas.

Tu n'aurais pas dû les déranger.

Je veux te montrer un truc.

Regarde, juste là.

Pourquoi tu gardes mon bulletin du CE1 ?

Pour ne pas oublier.

Regarde l'appréciation de l'instituteur.

"Lee est un amour en classe.

"Il fait preuve d'un grand potentiel dans chaque cours."

Du potentiel.

Tout le monde sait ça de toi, Lee.

Je le sais mieux que personne.

Je veux que tu sois heureux.

Tu le sais, pas vrai ?

Ce petit garçon avait un sourire.

Parfois, je pleure la nuit,

car je veux retrouver ce petit

aux mains sales,

avec sa dent manquante.

Où est-il ?

Toujours là.

C'est vrai.

18 novembre 1963

4 JOURS AVANT L'ASSASSINAT

LA TOURNÉE DE JFK DÉBUTE AU TEXAS !

KENNEDY ARRIVE DEMAIN, LE 21 NOVEMBRE

19 NOVEMBRE 1963

3 JOURS AVANT L'ASSASSINAT

Après, on tape dans les mains et on tape du pied.

On retape dans les mains.

- En boucle. - D'accord.

- Tu vas y arriver ? - Oui.

- C'est bon. - Oui.

Sois moins raide.

Je dansais déjà avant ta naissance.

Plie les genoux.

- Comme ça. - D'accord.

- Ne te blesse pas. - C'est bon.

Hé, mon poulet.

Fiston, venez danser.

Le Madison.

Madison.

Madison.

Je crois que je vivais sur Madison Street.

20 NOVEMBRE 1963

2 JOURS AVANT L'ASSASSINAT

Ce quartier te dit quelque chose ?

- Je crois. - Allons-y.

On va frapper et sonner partout,

jusqu'à ce que quelqu'un te reconnaisse.

Sonner partout.

J'aurai dû garder un cachet.

Tu avais l'air sûr pour Madison Street.

Je le croyais.

Attends.

C'est familier.

- Ah oui ? - Frappons à cette porte.

D'accord.

Les agents de recouvrement ont interdiction de suivre les gens.

On n'en est pas, promis.

Mon ami cherche l'endroit où il vivait avant.

Il est muet ?

Il ne se souvient pas. Il sort de l'hôpital.

Vraiment ?

Vous faites la paire.

Je crois que c'est là.

- Peut-on entrer ? - Sûrement pas.

- Pourquoi pas ? - Parce que.

Vous ne pouvez pas entrer chez moi

comme si vous étiez encore chez vous.

C'est ridicule.

Allez au diable.

Tu veux essayer l'étage ?

- Bonjour. - Où vous étiez ?

Vous le connaissez ?

Jake, il te connaît.

On était voisins.

- Il vivait où ? - Ici.

- En bas ? - Bon sang.

Quand m'avez-vous vu pour la dernière fois ?

Le mois dernier. Votre frère et vous avez disparu.

Le propriétaire n'était pas content.

Je croyais que vous aviez trouvé un coin plus sympa.

On peut entrer ?

Je ne veux pas m'imposer, mais ça nous aiderait beaucoup.

Juste une minute.

La police l'a trouvé roué de coups et inconscient.

Comme ça, au milieu de la route.

Il a oublié beaucoup de choses.

J'ai pensé qu'en trouvant où il habitait,

ça lui reviendrait.

C'est triste.

Où est votre frère ?

Il est reparti dans le Kentucky.

Un type marrant.

Auriez-vous le numéro de votre propriétaire ?

Je me dis

qu'il a peut-être gardé les affaires de Jake.

C'est un micro. Un putain de micro, une écoute.

Un putain de micro !

Je te l'avais dit, le F.B.I. me suit.

Ou je vous tuerai !

Lee Harvey Oswald. J'aurais tué cet enfoiré.

C'est ce que j'attends de toi.

Avec les propriétaires, il faut connaître ses droits,

et ce n'est pas le cas de tout le monde.

- Puis-je avoir de l'eau ? - Bien sûr.

C'est dans la cuisine ?

Servez-vous.

Vous vivez ici depuis longtemps ?

On dirait depuis une éternité.

Un an, peut-être deux.

Ma femme, Marina, déteste cet endroit.

Où il est ?

Papa est là.

Qu'elle est mignonne ! On ne l'a pas réveillée, j'espère.

Elle est toujours un peu difficile après une sieste.

Vous devriez y aller.

Ça va ?

La journée a été longue, c'est tout.

Mais on avance, non ?

Oui, c'est vrai.

Alors, tu suivais quelqu'un du coin.

Peut-être en face ?

Peut-être.

On reviendra demain parler aux voisins.

Sadie.

Je n'aurais pas été si loin sans toi.

Tu as pris soin de moi.

Tu as été persévérante.

Merci.

On va le retrouver.

Je l'espère.

J'ai besoin de m'allonger un peu.

De prendre une aspirine.

D'accord.

Je t'appellerai quand ce sera prêt.

D'accord.

Je serai juste là.

Menteur.

Quoi ?

J'accepte beaucoup de choses, mais je ne tolère pas le mensonge.

D'accord, j'ai menti.

J'allais partir, mais je voulais te protéger.

Le prochain qui me dit ça, je lui casse les dents.

Ce que je m'apprête à faire, c'est dangereux.

Tu vas faire quoi ?

Ce soir, je vais tuer Lee Harvey Oswald.

C'était lui.

Lui ?

Avec le bébé ?

Oui.

Tu es sûr ?

Certain.

Je me souviens de tout.

C'est revenu quand on était là-bas.

Si Lee va vraiment tuer JFK,

on est obligés.

Non.

J'ai perdu Bill, je ne veux pas te perdre.

Tu ne peux pas m'en empêcher ! Je suis impliquée.

Sans moi, tu ne te serais pas souvenu d'Oswald.

Il ne s'agit pas que de toi, mais de moi aussi.

D'après les fichiers d'Al, Lee garde son fusil chez Ruth Paine.

Sans fusil, il ne peut pas tuer Kennedy.

Allons le chercher.

Je ne veux pas en parler.

Je voulais juste...

Les bébés dorment à côté.

J'ai promis à Ruth que tu ne viendrais pas la nuit.

Je voulais que ça redevienne comme avant.

Tu te souviens de nos nuits à Minsk ?

Tu sais de quoi je me souviens ?

Du pain rassis et de mes mains froides.

Je parle...

Je parle de nous.

Je veux une nouvelle vie, pas l'ancienne.

Pas de Minsk, pas d'appartements sales.

Pas de gifles ou de brutalité.

J'ai dit que j'étais désolé.

Et moi, je t'ai dit au revoir.

Je t'aime.

Je mérite mieux.

J'aurai mieux, car ma vie

est bien meilleure maintenant.

Voilà le résultat.

- J'y vais. - Non.

Je sais quoi faire.

Tu crois ça, mais tu te trompes sans cesse.

Pardon, madame.

Je suis un ami de Lee Harvey Oswald.

Il est là ?

Marina habite ici, c'est ça ?

Qui êtes-vous ?

Pardon, je suis Jake Amberson.

Vous étiez à son anniversaire.

Oui, je travaille avec lui au dépôt.

Il m'a dit de le retrouver ici,

car il a quelque chose pour moi.

Il est très tard.

Marina est là ? Je pourrais lui parler ?

Sûrement pas.

Attendez.

Désolée de vous déranger, madame.

Je sais qu'il est tard.

Vous alliez vous coucher.

J'ai honte, mais c'est de ma faute.

Lee a récupéré un colis pour moi, il y a deux semaines.

Il a dit à Jake qu'il lui donnerait, mais il a oublié.

C'est pour ça qu'on est là à cette heure.

Lee n'habite pas ici.

Leur couple va mal.

Marina dort, ainsi que les bébés.

Désolée.

Il a dit que le colis serait dans le garage.

Ça ressemble à quoi ? À un carton ?

Non.

Ce serait plutôt emballé dans du papier.

C'est...

Je dirais...

Peut-être long, comme ça.

Bon sang.

Il n'est pas là.

Il a dû le prendre.

Prendre quoi ?

Des tringles à rideaux.

22 NOVEMBRE 1963 00 H 30

12 HEURES AVANT L'ASSASSINAT

On va se garer là, cette nuit.

Et atteindre que Lee arrive le matin ?

Oui.

Si tu le tues, on va t'arrêter.

Je vais le plaquer par terre, et tu appelleras la police.

Je dirai que je l'ai entendu menacer JFK.

Voilà.

Ça ne sera pas facile.

Le passé va se défendre le plus possible.

- Pardon, M. l'agent... - Ne vous fatiguez pas.

Vous n'êtes pas les premiers.

Vous adorez Kennedy.

Votre maman connaît le petit frère de Jackie.

Ou un truc du genre.

Je dois évacuer les rues, alors du vent.

Ce n'est pas illégal de regarder.

- Monsieur. - J'ai compris.

On reviendra à la première heure.

On pourrait rester au motel.

C'est plus sûr de rester tout près du Dealey Plaza.

Je ne veux pas prendre de risques.

Tu crois que c'est sûr ?

Le flic ne nous embêtera pas ici.

Ça te manque ?

Quoi ?

Le futur.

Il y a une chose que tu as hâte de retrouver ?

Mes baskets.

C'est vraiment plus confortable.

Des "baskets" ?

Des tennis.

Dans le futur, elles sont géniales.

De bien meilleure qualité.

Et tes amis, ta famille ?

Non. Je devrais.

Mais non.

Ma famille et mes amis sont ici.

J'adore Elvis.

Que voulez-vous ? Pourquoi vous me suivez ?

Pour faire une bonne action.

Je n'y comprends rien. Vous voulez m'arrêter ?

Je ne veux pas que ça se reproduise.

Quoi, l'assassinat ?

Je suis là pour tenter de l'arrêter.

J'ai tourné le dos une minute à peine.

J'entendais le grincement de sa bicyclette.

Elle n'était pas près de la piscine.

Il n'y a pas eu de "plouf".

Aucun bruit.

J'ai remarqué que le grincement s'était arrêté.

Elle n'avait que quatre ans.

Je reviens encore et encore, mais jamais à temps.

J'y suis, en ce moment.

Je la vois.

Il y a toujours un obstacle.

J'ai essayé plusieurs combinaisons.

Parfois, j'essaie de courir vers sa mère.

Parfois, j'appelle la police bien avant.

Je reste regarder.

Je ne tourne jamais le dos, mais pourtant.

Aucun moyen de l'arrêter.

Je ne peux arrêter le passé.

Elle est dans l'eau et elle se noie.

Elle est morte.

Mais je ne peux pas m'en empêcher.

Je dois essayer.

Alors, j'y retourne,

encore

et encore.

C'est une boucle, un piège, car je ne peux pas regarder

ma fille mourir sans rien faire.

Je ne peux pas.

Je dois regarder.

Combien de fois ?

Elle se noie toujours.

C'est différent.

Rentrez, Jake.

Rentrez chez vous.

Je peux le faire.

Je peux.

Je dois le faire.

Je suis désolé.

Je ne voulais pas m'endormir alors que tu parlais.

Ça va ?

Non.

Sadie.

Et si on laissait l'Histoire se faire ?

Et si on partait ?

On pourrait tout oublier.

Acheter une maison à Jodie, avec une grande cour.

Assez grande pour une balançoire et une cabane dans les arbres.

Tu pourrais gérer la bibliothèque du lycée,

et je serais le vieux prof grognon.

On surveillerait tous les bals.

On aurait quatre enfants.

On porterait des pulls assortis comme les vieux.

Toi et moi.

Qu'en dis-tu ?

Impossible.

Tu as une mission.

Et c'est devenu la mienne aussi.

22 NOVEMBRE 1963 8 H 30

4 HEURES AVANT L'ASSASSINAT

C'est déjà le matin ?

Il faut y aller.

On n'a plus d'essence ?

Ça y est, le passé nous repousse.

Ce n'est pas la batterie ?

Chérie, il faut qu'on y aille.

Allez.

Vite.

Tu as un peu dormi ?

Lee.

Lee, peut-être...

que tu pourrais passer la journée avec nous.

On pourrait aller au zoo.

J'ai du travail.

On pourrait parler, maintenant.

Pas de Minsk.

Mais de...

nous.

Moi.

Toi.

Reste.

Allez, Lee.

Je dois y aller.

J'ai dit à Buell de venir me chercher.

Lee.

Embrasse les filles pour moi.

Cherches-en une pas verrouillée.

Merde !

Pour moi, on ne fermait pas les portes dans les années 60.

Mon père gardait ses clés derrière le pare-soleil.

Jackpot. Allez, viens.

Mince ! Je vais la démarrer.

Bill m'a montré comment faire.

22 NOVEMBRE 1963 9 H

3 H 30 AVANT L'ASSASSINAT

J'ai travaillé sur les quais, aujourd'hui.

Ah bon ?

Mais Maynard nous a autorisés à voir le grand évènement.

De quoi tu parles ?

Tu vis dans une grotte, ou quoi ?

Le Président va passer par là.

Tu sais que je suis marxiste, non ?

Tu vas travailler quand tout le monde prendra une pause ?

Sûrement.

Dire que tu vas louper le cortège.

Traduction : Christelle Lebeaupin

French

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