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Précédemment...
Si je vois Oswald tirer sur Walker
- et qu'il est seul... - Tue-le, ça sauvera Kennedy.
Tu pourrais sauver quelqu'un d'autre ? Ma sœur, Clara.
Si tu peux aller à d'autres époques, ramène-la.
Je ne peux remonter qu'en 1960.
Ça marche comme ça, désolé.
C'est plus simple d'être au-dessous d'eux.
Ils ignorent toujours qui on est.
Ça doit rester ainsi.
Les gens voudront savoir que je défends une cause.
Prêt ?
George est l'arme, Lee est la balle.
La C.I.A. appuie sur la gâchette.
Que fait-on ?
Je suis là, car j'aime tout chez toi.
Tu es merveilleuse.
On n'a pas été présentés.
Je suis le mari de Sadie.
Vous devriez signer les papiers du divorce.
Et retourner dans votre cave.
Vous êtes faits l'un pour l'autre.
Jake, tu es là ?
- Sadie. - Qui es-tu ?
8 AVRIL 1963
Sadie.
Sadie.
Sadie, s'il te plaît...
Sadie, hé...
- Tu vas bien ? Sadie... - Ne me touche pas !
- Sadie, s'il te plaît. - Ne me touche pas.
Sadie, on peut rentrer et parler ?
Je n'irai nulle part avec toi, lâche-moi !
Ce n'est pas ce que tu...
C'était un enregistrement que j'ai entendu, au sous-sol ?
C'était quoi ?
Du théâtre, d'accord, ce sont des acteurs, des Russes...
Tu ne dis que des mensonges !
Regarde-moi et répète-le.
Tu ne peux pas.
- Peut-être... - Je veux juste que tu sois honnête.
Je ne peux pas te le dire pour te protéger !
Je n'ai pas besoin que tu me protèges.
Ça m'écœure que tu me regardes et que tu me mentes.
Ne t'approche pas de moi !
- Sadie... - Ne t'approche pas de moi, Jake !
JE T'AIME - SADIE
KENNEDY TUÉ
ASSASSINAT
22.11.63.
Calypso offre la vie éternelle à Ulysse, mais il refuse.
Pourquoi croit-on qu'il choisisse de rester mortel ?
Bien, posez vos livres.
Oubliez l'Odyssée.
Imaginez que vous remontez le temps.
Vous remontez le temps
et vous pouvez changer une chose,
une chose pour modifier l'histoire,
que feriez-vous ?
- Comment on remonte le temps ? - Peu importe.
Vous avez une machine. Boum, vous y êtes. Que faites-vous ?
Mais vous parlez d'un voyage dans le temps qui utilise l'énergie électromagnétique
ou la magie...
Glenn, peu importe, d'accord ?
Le principal, c'est que vous y êtes.
Je cherche quelque chose qui aidera l'humanité, le monde.
- Que feriez-vous ? - Tuer Hitler.
Tuer Hitler, d'accord.
Non, tuer Saddam Hussein.
Tuer Hussein plutôt qu'Hitler ? T'es fou.
Si on remontait en 1930, Hitler rencontre Staline, on les tue.
Ils ne se sont jamais rencontrés.
D'accord, beaucoup de meurtres.
Ou alors, on tue Homère
pour ne pas avoir à lire ce livre.
Oui, tuons Homère !
Oui, ça serait facile. Il est aveugle.
Bon sang, Jake.
Tu vas dans un bordel de Dallas,
puis tu as de quoi enregistrer une ordure de Russe.
Je me fiche de ta version des faits.
Le contrat que tu as signé a une clause morale.
Tu n'es pas l'homme que je croyais.
Je suis viré ?
Ça te sera plus simple de retrouver un travail si tu démissionnes.
Deke.
Je suis le même homme qui a passé cette porte
chaque jour pendant deux ans.
J'ai réussi à faire monter Mike Coslaw sur scène.
Jim LaDue a réussi à apprendre un poème.
Du Yeats, bon sang.
Ça ne compte pas ?
C'est pour ça que je t'ai laissé parler si longtemps.
Je croyais qu'on était amis.
On l'était.
Et j'aurais aimé que les choses soient différentes.
D'accord.
Je dois aller ailleurs.
Alors, vas-y.
Miz Mimi a préparé tes papiers de résiliation.
Il a dit que j'avais un papier à signer.
Oui.
Pardon, je pensais l'avoir. Je ne retrouve plus les bons papiers.
Ce n'est rien. Vous me les enverrez, Miz Mimi.
Au revoir.
C'est peut-être mieux ainsi.
Non. Je ne crois pas.
Merci.
Tu as vu Oswald tirer sur Walker ?
Non...
J'ai tenu jusqu'au 3 décembre 1962.
Si j'avais vu Oswald tirer,
tout seul,
de mes propres yeux,
je l'aurais éliminé en sachant que ça aurait changé les choses.
On y est. La maison du général Walker.
Demain, quelqu'un va lui tirer dessus.
On doit juste voir si Lee était là seul.
George ne lui a pas dit de le faire pour la C.I.A. ?
Oui, mais j'ai l'impression que Lee n'est qu'un naïf pris dans un complot.
J'ai l'impression que ce n'est qu'un fou solitaire.
On verra ça demain soir, s'il vient seul avec cette arme.
Pourquoi les drapeaux sont à l'envers ?
Tu as été au meeting.
Walker est un sociopathe.
Un socio quoi ?
Il est fou.
C'est mal si j'aimerais que Lee le bute ?
Viens.
D'accord.
Donc, demain soir à 21 h, ça se passe mal.
Il y a un office qui se termine à cette heure-là.
Juste ici.
Je pense que Lee a prévu ça pour disparaître dans la foule.
D'accord ?
21 h, Walker est là à son bureau.
Selon l'histoire, la balle traverse cette fenêtre.
C'est un coup assez simple.
Oui, sauf que Lee se loupe.
Walker reçoit un éclat dans le bras, c'est tout.
Donc, si tu veux tuer quelqu'un par cette fenêtre, où te mettrais-tu ?
Par ici.
Oui, demain, on doit donc trouver un endroit
où on peut observer sans être vu.
Mais même si Oswald est ici seul
pour tuer le général Walker,
en quoi ça prouve qu'il va tuer Kennedy dans six mois ?
Parce qu'il se sert de la même arme
et des mêmes balles qui éclatent la tête de Kennedy !
Mais le général Walker détestait JFK, non ?
Pourquoi Lee essaierait-il de les tuer ?
Je ne sais pas, Bill.
Pourquoi il tire importe peu.
Ce qui est important, c'est s'il tire.
- Jake. - Viens. Partons.
Tu dois arrêter de parler russe à la petite. Honnêtement.
Tiens.
Junie n'a pas besoin que d'autres enfants pensent
qu'elle vient d'un pays qui veut nous tuer.
Mais Lee veut que June parle les deux.
Elle apprendra le russe plus grande, si elle veut.
Bill.
- Pour l'instant, elle doit apprendre... - Viens par ici.
Elle est coriace.
Marguerite ne renonce jamais.
Tu as vérifié la roue de secours sur les deux voitures ?
Et les bougies d'allumage ?
Les bougies ?
Bill, on va affronter le passé.
Tout peut arriver demain. Et ça arrivera.
On doit se préparer.
Il faut donc tout vérifier !
Les piles dans les torches, une batterie de rechange,
des outils si un pneu crève. Tout.
Des couches ?
Fais-moi confiance.
Tout va bien, d'accord ? On est parés.
D'accord.
Après-demain, que se passera-t-il ?
Eh bien,
je pense que je tue Oswald et tous ceux impliqués,
en espérant ne pas me faire arrêter.
Tu n'as pas trop parlé de ce que tu vas faire.
Je n'ai peut-être pas trop envie d'y penser.
Donc...
On en reparlera plus tard.
Si on s'en sort bien, ce qui est possible, je retourne dans le Maine,
je passerai par le terrier, sortirai de l'autre côté,
voir à quoi ressemblent les États-Unis en 2016.
J'espère que ça ira mieux.
Et moi ?
Je viens avec toi ?
Je te laisse le livre d'Al.
Tu peux faire les autres paris et acheter une maison.
Que se passe-t-il si tu te fais attraper, demain ?
On ne se fera pas attraper.
Je vais remplir ça.
D'accord, donc si George débarque...
Je suis George, tu restes avec Lee.
Oui, d'accord, tiens,
prends ça, jusqu'à ce que j'arrive, d'accord ?
Je dois retourner à Jodie.
Je veux nettoyer la maison.
Jake Amberson, l'enseignant, doit être effacé.
Et Sadie ?
J'ai bêtement cru que je pouvais être avec elle.
Je suis venu dans le passé pour une raison, non ?
- Oui. - D'accord.
C'est le jour J.
BIENVENUE À JODIE
- Allô ? - Bonjour, Jake. Tu sais qui c'est ?
Johnny.
J'ai beaucoup réfléchi à ce que tu m'as dit
et j'aimerais continuer notre petite conversation.
Pourquoi ne viens-tu pas ?
Où es-tu ?
Jake...
Tu connais l'adresse. Tu as fait trembler le lit plusieurs fois, ici.
Jake, ne viens pas !
Johnny.
Johnny.
Johnny !
Allô ?
Tu seras seul. Je ne peux pas venir.
Quoi ? Jake ?
Bill, oublie le plan. Je ne viens pas chez Walker.
Tu devras faire ça tout seul.
De quoi tu parles ?
Jake ?
Jake ?
On est là.
Le voilà ! Tu as fait vite !
Viens, assieds-toi.
D'accord. Arrête, s'il te plaît.
On peut tous s'en aller, on ne dira rien.
On peut s'arranger.
Jake, c'est moi qui vais parler aujourd'hui, d'accord ?
Tu parleras quand je te poserai une question.
Ça me paraît juste, non ?
Non.
Tes mains sur les genoux, oui, comme une dame.
Oui. Tu es curieux de voir à quoi elle ressemble ?
Bon sang.
Bon sang !
Jake. Je ne t'ai pas posé de question.
Elle ne va plus être très jolie.
Tu as déjà été marié, Jake ?
- Oui. - Ah oui ?
Donc, tu le sais.
Le mariage, c'est une histoire de compromis.
Oui, c'est ce qui rend une relation saine.
Donc, quand Sadie est partie,
je pensais qu'elle avait juste besoin de temps pour réfléchir.
Mais quand je l'ai retrouvée,
j'ai remarqué quelque chose de différent.
Elle s'était souillée.
C'est ça. Le sale petit oiseau.
Mais les taches peuvent se nettoyer. Pas vrai ?
C'est ce que je me disais.
Jusqu'à ce que tu me dises ce qu'elle t'a dit.
Des détails personnels qui devraient rester entre un mari et sa femme.
Tu lui as donc fait ça.
Tu as fait ça !
M. Jacob Amberson, enfoiré !
Tu as transformé ma femme en petite pute souillée !
Tu as planté ton engin dans son trou !
S'il te plaît, non ! On n'a pas couché ensemble.
Si tu me mens, Jake,
je ne vais pas te laisser parler du tout !
Je ne...
Je vous entendais jacasser, couiner
comme des cochons !
Est-ce que tu l'aimes ?
Oui.
- Alors embrasse-la. - Quoi ?
Mets ta langue dans sa bouche de pute, enfoiré !
- Embrasse-la ! - D'accord. Très bien.
Prépare-toi.
Je peux juste lui panser le visage ?
Non.
Non, ne t'inquiète pas pour ça. On a presque terminé.
Tiens, bois un verre.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est de la javel Westover.
La meilleure javel qui existe.
Et je le sais, car je la vends au litre.
À chaque porte où je frappe, elle se referme
avec un client heureux, une bouteille de cette javel à la main.
Aucune tache n'y résiste,
le blanc est ravivé comme s'il était neuf.
Non. Même plus ravivé encore.
Rien n'y résiste.
Tu vas voir, tiens.
Tiens, bois une gorgée.
- Je ne boirai pas ça. - Si.
Bien sûr que si, enfoiré.
Tu vas boire le verre entier.
Sinon, Sadie meurt.
Pardon, Johnny. C'était un accident.
Non ! Tu sais que j'aime les choses.
- Tu as fait exprès... - Johnny, non.
Johnny, je t'en prie.
Non ! Assieds-toi, Jake !
Il y a des gens méchants dans ce monde.
Des gens qui séduisent la femme de quelqu'un.
Il faut bien faire quelque chose.
J'ai une moralité différente, d'une autre époque.
Personne ne comprend ce que j'ai à faire pour le bien de tous.
Il n'y a rien de drôle.
Bien sûr que si.
Tout ça parce que je lui ai raconté tes sales petits secrets.
Je ne lui ai même pas dit pour ta grand-mère.
Elle aimait te laver, pas vrai ?
Elle te lavait bien.
Sadie...
Quel âge tu avais, 12 ans ?
- Non... Tu... - Non, 13 ans ?
Ils l'ont emmenée à cause de toi, Johnny !
- Non. - Si !
Ils l'ont emmenée car...
Non ! Ferme-la.
- Si, Johnny ! - Ferme-la !
Ferme ta sale bouche !
Pardon de te déranger.
Lee dort.
Je sais. Enfin, je m'en doutais.
Bill, non. Je ne peux pas.
Bien sûr que si.
Allez.
Prends-la.
Ça ne va pas te tuer.
Que t'est-il arrivé ?
J'ai essayé de faire une tarte.
Ma sœur Clara me faisait des tartes aux fraises quand j'étais petit.
J'en mangeais tellement que j'étais malade.
Tu as donc une sœur ici au Texas ?
Non. Elle est morte.
Je suis désolée.
Elle te manque ?
Oui.
Marina.
Pourquoi tu ne le plies pas ?
Qui es-tu ?
J'habite en dessous.
On est voisins.
Je ne voulais pas vous déranger.
Je suis juste monté pour savoir si vous aviez de la glace.
Notre congélateur est cassé.
Eh bien...
À bientôt.
J'espère ne pas vous avoir réveillé. Je ne...
Si vous dormiez.
Vous avez déjà lu Karl Marx ?
Je ne pense pas. Non.
L'ÉCONOMIE D'APRÈS MARX ÉDITÉ PAR ROBERT FREEDMAN
Lisez-le, et on en parlera.
C'est bien ?
Ça dit la vérité.
Merde.
Jake, sois très prudent.
M. Amberson !
Mike, Bobbi Jill.
Mlle Dunhill a gagné la tombola de printemps !
On lui a apporté son lot.
Que faites-vous ici ?
Eh bien, je...
Je répare juste son évier.
Je peux aider ! Mon père est plombier.
Non. C'est bon. Je m'en occupe.
Elle ne se sent pas bien, alors vous devriez partir
et laisser le panier ici.
Appelez la police. Partez !
Tu pourrais la verrouiller ?
Si j'entends les sirènes parce que t'as dit à ces jeunes d'appeler la police,
je lui coupe le nez devant toi.
Non.
Alors,
tant mieux, pas vrai ?
On peut... On pourrait terminer ça ?
C'est très simple, Jake.
Soit tu bois le verre entier,
soit Sadie prend une balle dans la tête.
Comment m'assurer que tu ne la tues pas une fois que j'ai bu ?
Parce que c'est ma femme.
D'après les vœux, dans la maladie comme dans la santé.
Dans la richesse comme dans la pauvreté.
Jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Tu bois ça, et elle vivra.
Fais-le !
Sauve-la, Jake !
Et pas de triche !
Bois.
J'ai essayé d'être gentil.
Petites merdes.
Je vous entends.
Je vous sens.
Le ventre contre terre, comme de la vermine.
Sadie ? Ma chérie, tu vas bien ? Sadie ?
Elle a perdu beaucoup de sang.
Sadie, tu m'entends ? Tu vas t'en sortir.
- Vous la perfusez pas ? - S'il vous plaît.
Les infirmières feront ça à l'hôpital.
À l'hôpital ? Il faut le faire maintenant.
- Vous n'êtes pas ambulancier ? - Quoi ?
Écoutez...
- Parlez-moi ! - Je ferme de l'intérieur.
- Où l'emmenez-vous ? - Allez à l'hôpital Parkland. À Dallas.
Parkland. Bien sûr.
Jake Amberson ?
Adjoint Stephens. On doit parler.
Je suis occupé. Je dois aller à l'hôpital.
Il y a un mort à l'intérieur.
Je sais, je l'ai tué.
Légitime défense.
Il allait la tuer, et moi avec.
Peu importe, il va me falloir votre déposition.
Pas maintenant. Je dois rester avec elle !
Vous devez me dire ce qui s'est passé.
Mince, Stephens ! C'est vous ?
J'ai l'impression que c'était hier
que vous aviez fait cette passe difficile contre les Panthers.
M. Simmons, je suis en plein interrogatoire.
Jake enseigne à mon école.
Je dois l'interroger ! C'est une scène de meurtre.
Alors allez résoudre ce maudit meurtre !
Je pars avec Jake à l'hôpital.
Vous nous retrouvez là-bas ? Vous lui poserez vos questions.
Ne quittez pas l'hôpital.
Laisse-moi te poser une question.
Tu as tué ce fils de pute ?
Oui.
Bien.
Lee ?
Lee ?
- Quoi ? - Où vas-tu ?
À la bibliothèque.
ADMISSIONS URGENTES
Vous êtes là pour Mlle Sadie Dunhill ?
Oui. Elle va bien ?
Je suis le Dr Jones. Elle est en chirurgie.
Pour longtemps ?
La plaie était très profonde, elle a perdu beaucoup de sang.
Ça pourrait prendre la nuit.
D'accord. Mais elle va s'en sortir ?
C'est au-delà de l'esthétique.
Son état est critique.
Je ne peux rien promettre.
Mais nos meilleurs chirurgiens s'en occupent.
- On veut tous donner notre sang. - Oui.
Tous ceux qui veulent donner leur sang, suivez-moi.
Maintenant. Allons-y !
Si j'ai bien compris, Mlle Dunhill a mis fin à votre relation ?
Oui.
Une dispute devant votre maison. Il y a quelques jours ?
Vous avez vu son visage ?
Il doit y avoir des empreintes sur le couteau.
- Enfin, bon sang ! - Écoutez,
je veux juste la vérité.
Vous me la donnez directement.
On peut résoudre tout ça.
On s'est disputés,
et elle a rompu
parce que je lui cachais des choses.
Voilà la vérité.
Elle était ouverte et me faisait confiance.
Et je ne pouvais pas faire ça.
Je ne la mérite pas.
Et l'autre taré est arrivé, l'a coupée
et a essayé de nous tuer tous les deux.
La vérité, oui, j'étais ravi de lui défoncer le crâne.
Il le méritait.
Vous pouvez mettre ça dans vos notes.
Pas besoin.
Je prierai pour Mlle Dunhill.
Tout se passe à 21 h.
Il y a un office qui se termine à cette heure-là.
Où es-tu, Lee ?
Clara ?
Clara !
Clara !
Clara !
Clara !
Clara !
Clara !
- Vous étiez ma sœur. - Pardon ?
Je croyais que vous étiez ma sœur.
Je suis désolée.
La chose la plus dur quand on vit dans le passé,
c'est que tout ce qu'on dit aux autres est un mensonge.
C'est possible d'oublier qui on est vraiment.
Et on veut communiquer,
créer des liens.
J'ai fait cette erreur.
En s'attachant trop,
on oublie pourquoi on est venu.
Général Walker, ralentissez. S'il vous plaît.
Si je pouvais juste regarder votre bras.
Si c'est une blessure par balle...
Ralentissez pour que je prenne un fauteuil roulant.
Pas besoin. Ce n'est qu'un éclat de balle !
- Monsieur. - Dites-leur que ça va.
Il n'en a pas besoin.
Mais laissez-les vérifier.
Bien, qu'ils fassent vite.
Allô ?
Salut, j'ai vu Walker,
il est à l'hôpital.
Que s'est-il passé ?
Où étais-tu ?
Bill, que s'est-il passé chez Walker ?
Lee était là ? Qu'as-tu vu ?
Je l'ai loupé.
Tu l'as loupé ?
Je n'ai jamais vu Lee là-bas.
J'ai tout loupé.
J'ai vu ma sœur.
Personne n'a jamais trouvé le corps de Clara.
Et j'espérais qu'elle soit toujours en vie.
Même si je savais que c'était faux.
J'ai vu Clara.
Elle était là et elle est a disparu.
Puis j'ai entendu un fusil.
J'ai merdé, Jake. Je suis désolé.
Je suis désolé.
M. Amberson. L'infirmière est venue vous voir ?
Non.
Je voulais vous dire que j'étais vraiment désolé.
Pardon ? Quoi, pourquoi ?
Je pensais qu'on pouvait faire bien plus.
Non ! S'il vous plaît. Non.
Personne dans cet hôpital, moi compris,
n'avait vu de blessure au visage aussi grave.
Je ne comprends pas.
Que s'est-il passé ? Trop de sang perdu ?
On n'a pas la technologie adéquate.
Sadie est morte car vous n'aviez pas la technologie ?
Bon sang ! Non, elle est vivante.
- Quoi ? - Non ! C'est sa cicatrice.
Je parle de la cicatrice sur son visage.
Elle est sérieuse, les dommages sont permanents.
Mais elle n'est pas morte !
M. Amberson, elle s'en sortira.
Hé, tu es en vie.
Tu es en vie.
Pardon.
Je ne veux pas te faire mal.
Pardon.
Si je ressemble à ce que je ressens, je dois être affreuse.
Tu n'as jamais été aussi belle.
Tu m'as sauvé la vie.
Non.
Tu as sauvé la mienne.
Je ne peux pas faire ça sans toi.
Faire quoi ?
Je t'ai menti.
Et je ne le referai pas.
Je dois te dire quelque chose.
Je sais. Je crois que je sais.
Laisse-moi juste te le dire.
Je viens du futur.
Je suis né en 1978.
Ne me fais pas rire.
Tu ne plaisantes pas ?
Tu viens du futur ?
Je ne pensais pas que tu me dirais ça.
Tu es vraiment enseignant en anglais ?
Oui.
D'où viens-tu réellement ?
De Lisbon, dans le Maine.
Cette partie-là est vraie.
D'où viens-tu ?
J'ai grandi dans l'est du Texas.
À quelle école as-tu été ?
Vanderbilt.
Toi ?
Bates.
Je t'aime.
Ce n'est pas trop tôt pour ça ? On vient juste de se rencontrer.
Je suis content de te connaître.
Ce n'est pas trop tôt pour moi.
Je t'aime aussi.
Et tu as toujours su que tu voulais être libraire ?
J'aime juste les livres.
Lequel préfères-tu ?
Laisse-moi deviner.
Tant qu'il y aura des hommes.
Non, c'est trop sophistiqué pour moi.
Traduction : Audrey Plaza
French
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