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Original subtitles

Précédemment...

C'était quoi, ce bordel ?

C'était le 21 octobre 1960.

Al, pourquoi m'as-tu montré ça ?

J'ignore si Oswald était vraiment le coupable.

- Qui est-ce ? - Le général Walker.

Il se présente comme gouverneur du Texas.

On a essayé de tuer cet homme.

Exactement la même marque que l'arme qui a tué Kennedy.

Oswald a tiré sur Walker ?

George de Mohrenschildt.

Si Oswald avait un exécuteur, c'était lui.

Un expatrié russe.

Peut-être un informateur travaillant pour la Russie.

C'était le 26 octobre.

Il y a une chose que tu dois vraiment voir.

Lee Harvey Oswald.

Le passé ne veut pas être changé.

Il résiste ?

Des choses se produisaient.

- J'oublie tout quand je lis. - Tant qu'il y aura des hommes.

- Sadie Clayton. - Jake Amberson.

Des choses aléatoires et violentes.

Tu n'iras nulle part.

Frank était marié à ma grande sœur, Clara.

Il l'a tuée il y a 12 ans.

Ça a marché.

Hé. C'est quoi, ça ?

1er novembre 1960

Comment ça se fait que tu as un journal de 1963 ?

Tu disais savoir des trucs.

Tu savais ce qui allait se passer et tu as tué Frank Dunning.

Et j'ai découvert ça ?

Je t'emmène chez les flics.

Génial. Ils nous arrêteront tous les deux.

Des clous.

Tu étais dans la maison. Tu es complice.

Je n'ai rien fait.

Et c'est quoi, ça ?

J'ai tout lu.

Les matchs de base-ball de 1962 et 63.

Des histoires pas encore arrivées.

Je suis là pour empêcher l'assassinat du Président.

Quelqu'un va tuer Ike ?

Non, le Président Kennedy.

Tu viens de quelle époque ?

2016.

KENNEDY TUÉ

ASSASSINAT

22.11.63.

Un type va tuer le Président dans trois ans.

Pourquoi ne pas le tuer maintenant ?

Oswald est en Russie, en ce moment.

Que fout-il en Russie ?

Il a fui le pays. Il revient en 1962. C'est...

c'est compliqué.

Prouve-moi que tu es du futur.

Dis un truc qui va arriver. Que je peux vérifier.

Je ne peux pas.

Je ne sais pas... Qu'est-ce que je peux te dire d'autre ?

Regarde dans ce livre.

Ces combats en 1962, ce sont les vainqueurs ?

Oui.

Si ce que tu dis est vrai, tu pourrais sauver quelqu'un d'autre ?

Quoi ?

Ma sœur, Clara.

Que Frank Dunning a tuée.

Si tu peux aller à d'autres époques, ramène-la.

Je ne peux remonter qu'en 1960.

Ça marche comme ça, désolé.

Pas grave.

Conduis-moi à Dallas, et je te donnerai cent billets.

Cent ? Dollars ?

Oui, emmène-moi là-bas, dépose-moi et oublie que tu m'as croisé.

Je pourrais te piquer ce fric.

J'imagine. Tu as l'arme.

Entendu.

Je veux bien te déposer.

Mais je garde ça sous la main.

Comme l'a dit Churchill :

KENNEDY TUÉ À DALLAS

"Si, du présent, on conteste le passé,

"on risque de perdre le futur.

"Le monde change, les vieilles habitudes ne sont pas vôtres."

Qu'est-ce que...

- Je t'ai tué ! - Lâche-moi !

Je t'ai tué !

Je...

- M'approche plus ! - Désolé.

D'accord ?

Ne me touche plus !

Pose cette arme... J'ai fait un cauchemar. Je...

Je donnerais n'importe quoi pour un mini bar.

Un quoi ?

Oublie.

Désolé, j'ai paniqué.

Ça va aller.

Si je sais faire une chose, c'est encaisser les raclées.

Mon père s'en est assuré.

On ne s'arrête plus avant Dallas.

C'est ici. Le Dealey Plaza.

C'est là que l'assassinat aura lieu.

Près de 2 000 livres écrits sur le sujet, et personne n'est sûr de rien.

C'est le dépôt de livres.

C'est de là que va tirer Lee Harvey Oswald.

C'est peut-être lui, le tireur.

C'est peut-être un tireur d'élite de la C.I.A. avec l'arme de Lee.

Ou alors, un autre tireur là-bas.

Peut-être envoyé par la Russie.

Ou alors un autre tireur... j'ignore où.

Triangulation.

Et tu crois pouvoir le découvrir ?

Peut-être.

J'en sais plus que les gens de cette époque.

Tu ne sais pas tout ?

Pas tout.

C'est ce qui me fait peur.

J'ai jamais vraiment cru à cette connerie de Camelot.

Je marchais dans la rue.

J'étais gamin.

On se regardait une seconde, puis on...

on détournait le regard.

Des gens pleuraient.

D'autres se sont arrêtés au milieu du trottoir.

Car on le savait tous.

Une chose s'était brisée en nous tous,

qui ne pourrait jamais être réparée.

On prétend qu'Oswald a essayé de tuer quelqu'un d'autre avant Kennedy

avec la même arme.

- Je vais le suivre... - Attends.

Quelqu'un d'autre ?

Un politicien, le général Walker.

Si je vois Oswald essayer de faire ça,

je pourrai prouver qu'il ne fait pas partir d'un complot.

Un complot ?

Avec qui ?

Les gens qui tirent les ficelles.

Peut-être le...

Si je vois Oswald tirer sur Walker

- et qu'il est seul... - Tue-le, ça sauvera Kennedy.

D'accord.

Cent dollars.

Je veux le sauver aussi.

Non. Écoute...

- Bill. Rentre chez toi. - Où ça ?

Dans le Kentucky ?

J'ai plus rien là-bas.

C'est là où vivaient ma sœur et son bébé.

Tu pourrais avoir besoin de l'aide de quelqu'un.

Je t'ai écouté. Je t'ai cru.

Et puis merde.

Bill !

Si tu veux m'aider, c'est possible.

Ah oui ?

Oui.

Allons sauver JFK, associé.

Oui !

Jodie. Pourquoi ici ?

Parce que c'est entre Dallas et Fort Worth.

Et Oswald va vivre dans ces deux villes.

On s'installe ici, et quand Oswald rentrera de Russie,

on pourra aller dans l'appartement de Fort Worth.

On peut parier sur des matchs aussi.

Il nous faut un boulot.

LYCÉE DE JODIE PATRIE DES LIONS

J'ai étudié à Amherst grâce à ma bourse militaire

et j'ai enseigné partout.

J'aime voir le pays pour lequel je me suis battu.

Pourquoi un poste à Jodie

et pas à Dallas ?

PROVISEUR SIMMONS

Je n'ai pas apprécié la ville.

C'est vrai que c'est un trou à rats.

En voyant votre annonce, j'ai compris que je préférais les petites villes.

La discipline.

Vous en avez ?

Beaucoup de remplaçants

ignorent comment se faire obéir des enfants.

Ils les envoient dans mon bureau

comme si j'avais que ça à faire.

Je n'ai eu aucun problème.

Problème ?

Oh, là, là.

Vous avez des références ?

Oui, monsieur.

Vous avez lu L'Attrape-cœurs ?

Oui, monsieur.

On devrait l'avoir à la bibliothèque ?

Oui.

Il y a de la prostitution dans ce livre, entre autres choses.

Eh bien, proviseur Simmons,

nous sommes la terre de la liberté et la patrie des braves.

On peut y faire face.

Appelez-moi Deke.

- Comme tous mes professeurs. - Entendu.

Oui, merci, Deke.

Miz Mimi !

Oui, M. Simmons.

M. Amberson a bien répondu à votre question littéraire.

Mais bien sûr, ce livre de Salinger ne sera jamais à la bibliothèque.

Il gèlera en enfer avant que ça arrive.

Réglez la paperasse avec M. Amberson pour demain.

À mi-temps en attendant le départ en retraite

de cet idiot de Phil Bateman.

Oui, M. Simmons.

J'ai un peu manqué de tact, n'est-ce pas ?

Oui, M. Simmons.

Bien.

Soyez prudent avec Miz Mimi.

Merci.

M. Amberson, quelle est votre adresse ?

Je ne me suis pas encore installé de façon permanente.

Notre professeur de physique loue une maison.

Je peux vous le présenter.

Oui, ce serait super.

Bien, James Dean.

J'ai un boulot. À ton tour.

Allons fêter ton boulot à Dallas.

Dallas ? Fêtons ça ici.

Allez.

J'ai vécu toute ma vie dans une bourgade.

Je t'aime !

Je t'aime.

Tu me tues.

Magnifique !

Elle est belle !

Vous allez bien ?

Vous passez du bon temps ?

Oui, désolé. Mon...

mon petit frère s'amuse un peu trop.

J'adore voir des gens s'amuser.

- C'est mon bar. - C'est chouette.

- Vous allez voter pour Kennedy ? - Hé.

Ne parlons pas politique ici, hein ?

Vous avez un problème avec Kennedy ?

Non.

C'est un grand homme.

On ne peut plus d'accord. Il va changer ce pays.

Jack Ruby.

- Jack Ruby ? - Oui, il y a un problème ?

On dirait que vous avez vu un fantôme.

Vous savez qui d'autre est un grand homme ?

Lui.

Les petits frères, hein ?

Ils vénèrent leurs frères.

Non, pas moi. Je peux pas blairer mes frères.

Il veut faire de grandes choses.

- Il faut qu'on y aille. - Il va faire de grandes choses.

Il va empêcher des choses graves.

Viens, Bill. Tais-toi !

Il vient du futur.

Bordel.

Salut, ma beauté.

STATION SERVICE FANNIN

Tenez. Merci.

On se réveille.

Debout.

Quelle est l'histoire ?

- Quelle histoire ? - La nôtre.

Comment se connaît-on ?

- On est frères. - Et ?

Tu es né dans le Maine, puis on a déménagé dans le Kentucky.

Tu es allé à la fac dans l'Est, où tu as perdu ton accent.

Et ?

Nos parents sont morts, on a vendu la ferme.

Ne t'écarte jamais de cette histoire.

T'as failli tout foutre en l'air, hier soir.

Désolé.

Vraiment désolé.

Merde.

Tu dois me conduire à l'école.

- Je dois aller travailler. - D'accord.

Puis-je vous aider, M. Coslaw ?

Bobbi Jill peut changer d'horaire en économie ménagère ?

Mike parle à ta place ?

- Oui, madame. - Miz Mimi, une tasse de café ?

Non, monsieur.

Non, merci, M. Amberson.

FÊTE DES ANCIENS ÉLÈVES 1960

SAINT-VALENTIN 1961

BAL DE PROMO 1961

FÉLICITATIONS À LA PROMOTION 1962

Il est impuissant.

Fortunato l'a emmuré,

brique après brique.

M. AMBERSON - ANGLAIS

Edgar Allan Poe t'a piégé.

Personne ne t'entendra crier, personne ne trouvera ton corps.

Tu assistes à ça, mais tu ne peux rien y faire.

Comment vas-tu te sortir de là ?

Je dois lire tout ça ?

Si je fais bien mon boulot, tu en auras envie.

LYCÉE DE JODIE "PATRIE DES LIONS"

Test.

Un, deux, trois.

C'est bon !

- M. Amberson ? - Bobbi Jill, bonjour.

Miz Mimi voulait vous parler.

- Salut, Coach. - Amberson.

Chouette, hein ?

Miz Mimi, bonjour.

M. Amberson, très bien.

Tant qu'il y aura des hommes.

C'est original.

M. Amberson, voici Mlle Dunhill.

On s'est déjà rencontrés.

- Ah bon ? - Oui, à Dallas, il y a deux ans.

- J'avais oublié mon sac. - Oui.

Comme c'est amusant.

Oui.

Mlle Dunhill est notre nouvelle bibliothécaire.

- Super. - Je lisais et

j'ai oublié mon sac, et il me l'a gentiment ramené.

Je suis ravi que votre mari ne vous ait pas tuée.

Pas de mari.

Vous aviez une bague et

- vous avez plaisanté... - Pas de mari.

M. Amberson,

deux professeurs devaient chaperonner le bal, ce mardi.

Mme Squillace a mal à la gorge, et la mère de M. Martin est malade.

Encore.

Mlle Dunhill a accepté,

mais elle n'y arrivera pas seule.

- Vous nous aidez ? - Ce mardi ?

- Je détesterais dire non. - Alors, acceptez.

- J'ai déjà un engagement. - Des clous.

Désolé du langage, Mlle Dunhill.

Non, j'allais le dire.

On a bien fait de vous engager.

Repoussez votre engagement.

Et puis d'accord.

Venez avec moi, je vais vous donner un jeu de clés.

Vous me remercierez plus tard.

Fort Worth sera ton port d'attache.

J'y resterai occasionnellement.

L'important, c'est de surveiller Oswald.

Ce quartier sent la merde.

Dieu merci, Oswald n'y vivra que six mois.

Viens.

Bien.

C'est un quartier métissé ?

Oui. Qu'est-ce que ça peut faire ?

Je n'ai rien contre les nègres.

C'est Dieu qui les a mis à leur place, pas moi.

Vous nous accordez une minute ?

Discutez-en entre vous.

C'est là qu'ils vont emménager.

Oswald arrive dans quelques jours.

On va vivre ici six mois ?

Alors, qu'en dites-vous ?

Un appart pareil sera vite loué.

D'accord. On le prend.

Allez-vous-en.

Je ne peux pas vous aider.

Miz Mimi ?

- M. Amberson. - Ça va ?

Je suis en panne sèche.

J'ai fait 12 pâtés de maisons jusqu'ici.

J'ai expliqué mon problème à ce monsieur.

Il m'a informé que je ne pouvais pas acheter d'essence ici.

Attendez.

Excusez-moi !

- Vous désirez ? - De l'essence.

Je vous fais le plein.

Non, dans un jerrican.

Non.

Je ne crois pas.

Vous plaisantez ?

Négro-ville est à moins de 2 km d'ici.

Qu'elle achète de l'essence là-bas, où est sa place.

Qu'est-ce que vous... Hé !

Reposez ça, c'est mon...

Et si tu fermais ta grande gueule ?

D'accord.

Désolé pour mon langage.

J'ai tout l'équipement.

Sergent Pete va l'amener.

Ferme ton claque-merde, Rafael !

C'est lui qui fait l'homme.

- Hé. - Enfoiré de chicano !

La ferme ! Dans la voiture.

Monte dans la voiture.

C'est un type à problèmes.

Il faut s'occuper de types comme ça.

Il faut qu'on reste discrets.

Pigé ?

VOL 835 DÉPART : 19 h 45 À L'HEURE

- Lee. - Maman.

Mon chéri. Je ne pensais jamais plus te revoir de ma vie.

Je croyais que tu resterais dans ce pays perdu.

- Tu as bonne mine. - Laisse-moi dire bonjour à Bobby.

- Dis bonjour à ton frère. - Ça va ?

Content de te voir.

- Bonjour. - Bonjour.

- Elle parle anglais ? - Un petit peu.

Où sont les journalistes ?

Quels journalistes ?

Pour le retour à la patrie du seul Marine américain qui a fui.

Ne dis pas des choses pareilles.

C'est inutile. Donne-moi la main.

On va rentrer à la maison

en tant que famille et on va manger du poulet frit.

On va manger du chou...

Lee est rentré.

Il vit chez sa mère une semaine.

Il faut mettre son appart sur écoute, ce soir.

Il faut découvrir quand Oswald parlera du général Walker

et à qui il en parle.

Relie ça à cette radio.

Et après... Oui. Vissez-le. Oui.

Comme ça. Bien.

- On dirait le général Walker. - Oui.

... des traîtres pareils.

Vous êtes fan ?

J'étais sous ses ordres pendant la Guerre.

Je l'adore.

Qu'est-ce qu'on a ?

Surveillance à activation vocale, ça vient du Japon.

Pointez-le vers l'extérieur

et vous entendrez tout ce qu'ils disent.

Venez voir.

Microphones sans fil.

Ces joujoux sont géniaux.

Longue portée, courte portée.

On les place derrière des tableaux.

Alimentés grâce à un émetteur que j'ai connecté ici.

Comme si les anciens locataires avaient laissé leur vieille radio.

- Bien reçu ? - Oui.

Et voilà.

Quelle honte que les Japs nous aient devancés en électronique.

On les a atomisés, et ils deviennent les premiers.

Mais on va les redépasser.

Dieu bénisse le Texas.

Dieu le bénisse.

Hé.

Vous allez au meeting dans une semaine ?

- Du général Walker ? - Je peux vous le présenter.

Il reçoit des anciens combattants une fois par mois.

Et on hablo de la crise en Amérique.

Peut-être. Ça a l'air intéressant.

Bonne chance avec les micros chez votre femme.

- Vous aurez votre divorce. - D'accord.

- Salut, Bill. - Salut, sergent.

Je retourne à Jodie, ce soir.

Je rentrerai à 22 h.

Comment ça se passe ?

J'ai fait un coup de filet.

On peut fumer ce qu'on confisque ?

Oui, mais on a de plus gros problèmes.

C'est Jim LaDue, le quarterback.

Danny Parsich et Phillip Gardener.

Des cerveaux criminels.

Allons les arrêter.

Jim La !

Ça va ?

- Vous avez quelque chose pour moi ? - Non.

Donnez tout à la dame.

Tous, allez.

Allez vous amuser, maintenant, d'accord ?

D'accord.

On devrait inspecter ce punch.

Prenez deux gobelets.

Allons-y.

On aura du mal à savoir ce qu'il contient.

Gin ou vodka ?

Je suis sûr que c'est un mélange subtil...

Ne jugeons pas hâtivement.

Désolé d'avoir parlé de votre mari.

Je fais une cible facile, c'est rien.

Les gens du Texas n'accueillent pas les divorcées à bras ouverts.

Dans le Maine, non plus. J'en suis parti pour ça.

Vous êtes divorcé.

C'est différent pour les hommes.

Santé.

Tant qu'il y aura des hommes et des femmes aussi.

- Amen. - Amen.

Ils ont eu la main lourde. Oui.

Vous êtes du Maine ?

Oui.

C'est trop beau.

J'ai rendu visite à mes cousins. Ils sont de Lisbon.

- Je viens de là-bas. - Arrêtez.

Je suis sérieux.

J'ai bu le meilleur milk-shake de ma vie à Lisbon.

Vous y étiez quand ?

Il y a deux ans.

On s'est ratés, alors.

Aux ratés.

Aux ratés.

Salut !

Venez.

La frousse ?

Et un morceau de l'époque

où nos chaperons M. Amberson et Mlle Dunhill étaient jeunes !

La frousse, hein ?

Comment savez-vous faire ça ?

Mon ex-femme m'a fait prendre des cours.

On forme une bonne équipe.

Eh bien...

- Oui. - Oui.

Mieux vaut se remettre à chaperonner.

D'accord. Oui.

Écoutez... j'ai une urgence.

- Une urgence ? - Oui. Je dois partir.

Je reviens dans une heure. Deux, maxi.

- O.K. ? - Vous partez ?

Oui. Je reviendrai. D'accord ?

Je reviendrai.

Tu es sûr qu'ils ne seront pas là ?

Ils sont chez sa mère en ce moment.

C'est quoi, ça ?

- Ce sont eux ! - Ils sont chez sa mère ?

Viens.

Enfin seuls.

Ça te plaît ?

Éteins ça.

- C'était bien, hein ? - C'était bien, papa.

Je pensais que ce serait un peu plus joli.

Tu veux du joli ?

J'en ai, du joli.

Ce n'est pas juste.

Non.

Lee.

Viens là.

- Je t'aime. - Je t'aime, Marina.

Viens.

Silence.

Qui est là, putain ?

Vous me cherchez ?

Venez m'affronter !

C'est ça !

Cours, enculé !

Si tu reviens, je te cloue la gueule au mur !

Je suis désolé. Je ne voulais pas crier...

Des araignées !

On se rapproche d'Oswald.

C'est le passé qui résiste.

On aurait dit des araignées.

Sales voleurs de merde !

Vous n'avez pas le droit de venir là !

Ils croient pouvoir venir dans ma maison !

- Sa voix l'a activé. - On a réussi !

- Ça marche ! - Écoute.

Il nous faut un maximum de cassettes.

S'il parle du général Walker, il faut qu'on l'entende.

Marina, je ne suis pas d'humeur !

Laisse-moi tranquille, d'accord ?

Lee !

Sadie. Merde.

Bonne journée.

Sadie. Bonjour.

Je suis navré.

Pour quoi ?

Pour être parti.

Vous êtes parti ?

- J'ignorais que ça me prendrait... - Oui, votre urgence.

Ça arrive.

Oui. Je suis désolé.

D'accord.

Bonjour, Coach.

Vous avez laissé Mlle Dunhill toute seule à la soirée.

Pour une urgence.

C'est très décevant.

Miz Mimi, je suis navré.

Les excuses sont comme les pissenlits, M. Amberson.

Elles sont belles et germent vite,

mais elles manquent de matière.

Je t'ai dit de ne pas fumer dans la maison.

On a un bébé, Marina.

Je vais bosser toute la journée,

- et à mon retour, j'aimerais... - Tu es mal luné.

- Qu'as-tu fait, toi ? - J'ai changé des couches.

J'avais peu de temps avec ton papa avant qu'il soit pris...

Je bosse toute la journée, et à mon retour, j'aimerais...

Ça ne mène nulle part. Il ne fait que se plaindre.

Réconforte-la. Porte-la.

Fais-le, toi !

Où est mon livre ?

- On lui manque ? - Non, l'autre.

Les deux sont sur la table.

- J'ai pas les moyens pour mieux, maman. - Mon Dieu.

Je ne suis pas une garce.

- Maman. - Je ne lui ai pas dit ça.

Qu'as-tu dit ?

Qu'elle commence...

Pauvre Marina, je compatis pour elle.

Bon sang.

L'autre soir, ils n'ont fait que parler de sa robe.

Elle s'habille bien.

Pas comme une nonne, mais bien.

La mère de Lee devrait être contente que son mari ait une jolie femme.

Je te le dis, chaque...

Surprise. Le comité d'accueil est là.

Mon Dieu.

Qu'y a-t-il ?

C'est George.

Il est de la C.I.A.

- Tu déconnes ! - Non, c'est George De Mohrenschildt.

Je l'ai vu à Dallas il y a deux ans.

Il faut savoir si s'en prendre à Walker est l'idée de George ou celle de Lee.

C'est peut-être là que tout commence.

D'accord, mais n'oublions pas Marina.

Vont-ils parler de Walker ?

Si c'est le cas, on saura que Lee n'agissait pas seul.

La langue anglaise reste populaire dans ce pays.

Maman.

Que fait-on s'ils continuent à parler russe ?

Merde !

On aurait pu passer ces deux ans

à apprendre le russe !

Je ne pourrais pas.

On va marcher ?

On les suit ?

Non, ils nous verraient.

Il nous faut un dictionnaire russe-anglais.

Ça nous donnera une base.

Ça existe ?

Oui, il y en a peut-être un à la bibliothèque, je peux y aller.

Ils vont revenir. Reste là.

Assure-toi de tout enregistrer !

Bill. J'ai le dictionnaire.

Bill ?

Bill ! Hé !

Bill !

Bill ! Hé.

Ça va ?

Que s'est-il passé ?

- Rafael. - Quoi ?

Il est venu avec des types, ils ont piqué le matos.

Rafael ?

Merde !

T'aurais pas dû le laisser nous traiter d'homos.

- F.B.I. ! Mains en l'air ! - Notre matos ?

Merde !

C'est inutilisable ! On va devoir tout recommencer.

- Vous êtes pas du F.B.I., jotos ! - Ah oui ?

Tu as mis en péril une enquête fédérale !

Tout ça était remplaçable !

Tu veux que je te fasse chier ?

- Que je te surveille ? - Hé.

Quoi ?

Bordel. Allez.

Debout, tu vas nous aider à tout déplacer.

D'accord.

Allons-y !

Je vais vous aider.

Ce n'est rien.

J'ai l'habitude de me débrouiller seule.

Bon. Écoutez,

je peux vous faire de vraies excuses

pour l'autre soir au bal ?

J'ignorais que ce serait si dur pour vous de finir la soirée seule et...

J'ai été con.

Et je ne voulais pas partir.

J'ai commis une erreur.

Si je peux faire quoi que ce soit,

j'aimerais me racheter.

D'accord.

J'ai aimé danser avec vous.

Moi aussi.

Emmenez-moi dîner ce week-end.

Absolument.

Samedi.

Samedi, ça me va.

Passez me prendre à 18 h ?

J'y serai.

Nous n'avons pas de temps à perdre, vous ne croyez pas ?

Et Jake,

ne me refaites plus jamais ça.

Vous m'avez laissée seule avec 200 gamins, c'était gênant.

J'ai failli me casser le dos à ranger toutes ces chaises.

Vous comprenez ?

Oui, madame.

Tant mieux.

Oswald a dit qu'il serait là.

Oui. Il l'a dit à Marina.

Les valeurs pour lesquelles nos pères sont morts,

nos grands-pères ont souffert,

tous les idéaux que représentent les Sœurs de l'héritage sudiste,

sont piétinés par les Kennedy !

- Oui. - Oh, oui.

John et son petit frère, Bobby,

ne se rendent pas compte

que l'impôt de capitation préserve la culture sudiste.

Désormais, je peux parler librement.

Je peux librement dénoncer le mouvement des droits civiques

- comme le complot communiste qu'il est ! - Oswald.

Il est avec George.

Ou l'inverse.

- Maintenant, les Kennedy... - Alors,

est-ce que la C.I.A. veut éliminer le général ?

- Je ne sais pas. - Va-t-on les arrêter ?

M'accompagnerez-vous dans le Mississippi pour les arrêter ?

Pourquoi George l'amène-t-il ici ?

L'heure est à l'action.

Il l'appâte.

Il l'excite.

... poussés trop loin par la Cour suprême de l'Antéchrist !

Levez-vous ! C'est maintenant ou jamais !

Joli discours, général !

Ravi que vous soyez là.

C'est intéressant.

- Très intéressant. - Je peux vous présenter.

- Non, on doit partir. - Quoi ?

- Oui, merci. - Bien.

- Salut, Bill. - Viens, Bill.

Général Walker.

Général Walker.

Vous savez ce qu'est un fasciste ?

- Monsieur ! Reculez ! - Je demandais...

Avez-vous jamais lu un livre d'histoire ?

Hitler serait fier de vous.

Arrêtez !

Reculez !

- Et restez-y ! - Bouge pas !

Sale enfant de putain raciste !

C'était comme ça à Munich !

Dégagez-le d'ici !

C'était comme ça à Berlin, putain !

D'accord.

Reculez, je vous ai dit !

Allez, dégage !

Vous aimez le général, hein ?

Vous croyez que c'est un type bien ?

Vous croyez que ce fasciste a quelque chose à dire ?

Moi, j'ai quelque chose à dire !

J'ai quelque chose à dire !

Réveillez-vous !

Bon, restez par terre !

Réveillez-vous, enfoirés de fascistes !

Réveillez-vous !

Ou je vous tuerai ! Je vous buterai !

Traduction : Luc Kenoufi

French

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