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Original subtitles

Précédemment...

Tu dois entrer dans ce placard. Et je te dirai tout.

- C'était quoi, ça ? - C'était 1960.

Al, pourquoi m'as-tu montré ça ?

Tu dois empêcher l'assassinat de John F. Kennedy.

Je n'avais jamais eu de 20, avant.

Écoutez, vous adorez Harry, je l'adore. Tout le monde l'adore.

Si tu fiches le bordel dans le passé,

il se vengera.

- Mon fils. - Vous ne devriez pas être ici.

Je ne peux pas faire ça.

On a une chance de changer la vie des gens.

Le jour qui a changé ma vie, c'est la nuit d'Halloween.

C'était en 1960.

Je vivais à Holden, dans le Kentucky.

La nuit où mon père a assassiné ma mère,

mon frère et ma sœur.

- Monsieur. Vous êtes perdu ? - Holden, c'est loin ?

KENNEDY TUÉ

ASSASSINAT

22.11.63.

29 octobre 1960

Où tu vas, Harry ?

Arrête, Harry.

On t'adore.

Allez, Harry.

Viens là.

Où tu vas, Harry la fiotte ?

Vas-y, Randy. Fais-le.

- Oui, Randy. - Ah, oui ?

Ne bouge pas, Harry. Ouvre la bouche.

Prenez son pantalon.

Allez.

Va le chercher, débile.

Adieu le pantalon.

À bientôt, Harry la fiotte.

Bon sang de bois, Harry.

J'ai fait comme vous avez dit.

Je suis allé dans les bois, mais ils m'ont suivi.

Tu vas devoir apprendre à te défendre.

Je pensais que Frank s'en serait chargé.

- Je peux avoir le short ? - J'ignore si je t'aide

en les gardant ici.

- Je dois aller à l'école. - Minute, papillon.

Merci.

Au revoir.

- Ça a l'air d'être un chouette gamin. - Oui.

Autre chose ?

En fait, je cherche une chambre.

Lexington est à une heure d'ici.

Ils ont de chouettes motels, des Holiday Inn, des Howard Johnson.

Plutôt une chambre à Holden.

Personne ne reste ici.

L'odeur de l'usine fait fuir même ceux qui ont besoin d'essence.

J'ai une petite affaire

à régler ici avant de repartir dans l'Est, alors, si jamais vous avez une idée...

D'accord.

Bien.

Merci.

Essayez chez les Price, Edna et Arliss, sur Fulton.

Ils louent une chambre aux types qui ont des problèmes avec leur femme.

Ce sont de bons chrétiens.

Super.

J'adore les chrétiens.

Un écrivain ?

Oui. Mon livre va parler des hommes ordinaires.

Avez-vous lu Louons maintenant les grands hommes de James Agee ?

Êtes-vous un communiste, M. Amberson ?

- Quoi ? Non. - La plupart des écrivains le sont, non ?

- Je l'ignore. Pas moi, en tout cas. - Nous sommes baptistes.

Je préfère lire le Saturday Evening Post,

et Arliss, le magazine Field & Stream.

Ce sont deux très bonnes publications.

- Combien de temps comptez-vous rester ? - Je partirai le premier.

Trois nuits.

Je devrais vous faire payer pour la semaine.

- Ça me va. - Comprenez que vous êtes chez nous.

Il y a certaines règles. Ai-je besoin de vous les énoncer ?

- Non, j'ai compris. - Si, pour ma tranquillité d'esprit.

Ni filles ni nourriture à l'étage.

- C'est très clair. - Bien.

- Trois dollars. - Entendu.

À l'avance.

KENNEDY ASSASSINÉ À DALLAS

"Ce n'était pas la journée, mais la nuit.

"La nuit qui a changé ma vie.

"La nuit où mon père a assassiné ma mère,

"mon frère et m'a fait très mal.

"Il a fait du mal à ma sœur aussi, à tel point qu'elle a fini dans le coma.

"En deux mois, elle est morte sans se réveiller.

"Elle s'appelait Ellen, et je l'aimais beaucoup.

"On l'aimait tous, elle n'avait que sept ans,

"mais c'était un vrai clown."

- Harry. - "Elle faisait rire tout le monde,

"même mon père, du moins s'il n'avait pas bu.

"Quand il avait bu, il était toujours en colère.

"Quand il avait bu."

Bu.

- Bonjour. - Bonjour.

Après-demain, les enfants feront la tournée des bonbons ici ?

Quelques-uns.

Je vais visiter un peu le coin.

Vous savez s'il y a un...

Chez Sammy, vous trouverez ce que vous cherchez.

C'est sur Dixie Highway.

- Chez Sammy. - Petit avertissement, l'ami.

On ne badine pas avec Edna.

Entendu.

Bonjour.

Vous buvez quoi ?

Une pression.

De la Falstaff. En bouteille.

Ça ira.

C'est calme.

C'est que le début de soirée.

- Salut. - Trente-cinq.

Vous connaissez un type du nom de Frank Dunning ?

- Qui êtes-vous ? - Jake Amberson.

- Que faites-vous à Holden ? - J'écris un livre.

- Sur Frank Dunning ? - Non.

Non, on m'a dit de le voir si je passais dans le coin.

J'ai dit un truc qui allait pas ?

Si vous voulez une table, faites vite. C'est la sortie de l'usine.

D'accord.

Gardez la monnaie.

Allez, les gars. Sans rancune, Pete. Billy ! Sers-les.

- C'est Dickie qui met sa tournée. - Sur mon compte.

Impossible. C'est pas mon rade.

- Ne me force pas à venir, Billy. - M'appelle pas Billy.

- Je t'aurai prévenu. - Billy.

- Ne passe pas derrière. - C'est ce qu'il fait.

- Tu l'as cherché. - Reste derrière le bar.

- Reste derrière le bar. - Hé !

- Allez, Billy. - Tu veux quoi ?

- Non. - T'inquiète, mon vieux.

Fais pas le con, Dickie.

Frank. C'est ma tournée. Oui.

D'accord. Un double bourbon, alors. Et que ça saute.

Ça va, mon vieux ?

- Vous allez bien ? - Oui, ça va.

Frank. Quelqu'un dit te connaître.

Qui ça ?

Jake Henderson. C'est un écrivain.

Une tournée pour tous mes amis.

Surtout notre nouvel ami, là-bas. Jake Henderson.

Frank Dunning. Bouchers Dunning.

Bonjour. Amberson. Jake Amberson.

Mince. J'ai dit Henderson ? Bon Dieu. Bill se goure tout le temps.

Désolé. Voici Calvin et Dickie.

Salut.

Enchanté.

Bill m'a dit que vous êtes écrivain, alors, vous devez être astronaute.

Il ne s'est pas trompé, là.

Même une horloge cassée a raison deux fois par jour.

- C'est sûr. - J'ai pas compris.

Tu ne... Il n'a pas compris.

Voilà les conneries auxquelles je fais face à ici à Holden.

Vous pourriez peut-être m'aider.

Éclairez-nous du monde extérieur.

Parce que j'en ai bien besoin.

- Je peux essayer. - À la bonne heure, Jakey.

Santé, les gars.

Ravi de faire votre connaissance.

"En regardant ainsi dans tes yeux

"et en voyant ainsi, comment chacun de vous

"est une créature

"qui n'avait jamais existé jusqu'ici de tout temps

"et qui n'existera jamais plus de tout temps."

- Continue, mon frère. - "Comment parler de vous comme locataires

"et fermiers et représentants de votre classe,

"des statistiques sociales dans une économie criminelle,

"ou, comme pères, épouses, fils, filles, individus,

"comme mes amis, tels que je vous connais."

Tu en dis des conneries.

- Tu en dis. - Non. C'est James Agee.

Il savait ce qu'était un vrai mec. Il savait comment nous élever.

Il voyait des types comme vous.

Les gens au bas de l'échelle qui luttent dans la boue.

Parce que c'est ça, la réalité.

Tu devrais dire ça à ma femme.

Ou à celle de Frank parce que c'est lui qui dort sur mon canapé.

Pas pour longtemps.

Oui. Frank, je sais que c'est dur.

- J'ai divorcé. - Oui. Ce n'est pas mon cas.

Oui. Pas encore.

Et si tu fermais ta grande gueule, Dickie ?

Je dis juste

que peut-être, parfois, il vaut mieux

s'éloigner de ses problèmes.

Je n'ai pas de problèmes.

En fait,

j'ai pas pigé la moitié de ce que tu as dit.

Mais j'imagine que tout écrivain a besoin d'un super premier chapitre. Pas vrai ?

- Entièrement d'accord. Oui. - Oui.

Je vais t'offrir le tien. Viens.

- Où va-t-on ? - Tu verras.

- Tu aimes Slim Whitman ? - Oui.

Oui ? C'est pas trop ta tasse de thé, c'est ça ?

- Ça va. - James Agee n'aimerait pas.

- Je n'ai pas voulu... - Bill m'a dit que tu me connaissais.

Comment ? Parce que je n'avais jamais vu ta trogne.

Non. Je n'ai pas dit que je te connaissais.

Un type à Lexington m'a dit que si je passais dans le coin,

- je devrais te parler. - Quel type ?

- Son nom ? - J'ai oublié.

Il ressemblait à quoi ? D'où me connaît-il ?

Sûrement de l'armée.

Il est petit et tout sec, un rigolo.

Oui. C'est forcément Woody Nelson.

- Je crois bien. - Oui.

De quoi parle ton livre, Jakey ? Tu en as déjà écrit ?

- Non, c'est mon premier. - De quoi ça parle ?

Une histoire de fantômes.

- Une histoire de fantômes. - Oui.

C'est quoi, le titre ?

Halloween-ville.

- Halloween-ville. - Quelque chose comme ça.

- C'est débile. - Bouclez-la.

Vous croyez pouvoir écrire un livre comme Jakey ?

On y est. Ça va être sympa.

BRISTER ET FILS

Qu'est-ce qu'on fait là ?

On va s'amuser un peu. Tu aimes t'amuser, pas vrai, Jakey ?

- Bien sûr. - Frank.

Clayton.

Vous n'êtes pas censés être là la nuit.

J'ai un ami de passage.

Je veux lui montrer d'où vient son hamburger.

Tu pourrais faire une petite pause clope. Disons, 30 minutes ?

- Il m'en faut deux. - Garde le paquet.

Merci. Par ici.

Ma famille est dans la viande depuis trois générations.

Mon grand-père,

il voyageait de ferme en ferme,

pour abattre ce que les gens avaient. Dans leur jardin.

On fait pas plus frais que ça. En fait,

c'est lui qui m'a appris à manier un couteau.

Viens, Jakey.

Et mon paternel ?

Il a bossé dans ce putain de bâtiment toute sa vie.

On a toujours eu à manger.

- C'était un type bien. - Oui. Maman l'aimait.

Bref, depuis l'existence des abattoirs,

le pire boulot possible qu'on puisse se coltiner,

c'est de bosser au stockage des peaux.

Ce sont les mouches qui rendent les mecs fous.

Personne n'a jamais pu tenir plus d'un mois ou deux.

La chaleur et le sel sont une chose, mais les mouches dans les oreilles

- qui s'y installent... - Sérieusement ?

Oui. Parfois, elles pondent des œufs.

Bienvenue là où on abat les bêtes.

C'est ici que tout se passe.

- Allez en chercher une. - Quoi ? Une vache ?

Quand mon père bossait ici,

on l'appelait "le Bambino". Comme Babe Ruth ?

Il faisait ça en un coup.

Quand je bossais là ça n'a jamais été aussi facile.

Mais j'ai eu le temps de m'entraîner.

Allez. Rentre !

Vas-y.

- C'est parti. - N'aie pas peur. Allez.

Allez.

Je ne veux pas...

Après, c'est son tour.

- C'est lui, le prochain. - Merde.

C'est amusant, pas vrai ?

Vas-y, Shakespeare.

On n'utilise pas de pistolets ?

- Si, les mauviettes. - C'est vrai.

Une balle spéciale leur grille la cervelle proprement.

Mais on voulait voir si tu étais l'un des nôtres.

Tu sais, ceux qui "luttent dans la boue".

Vas-y.

Montre-nous, Yankee.

Ça va te plaire. Tu vas adorer.

Juste entre les yeux, Jakey.

Achève-le.

Ça t'aiderait peut-être de penser à ta salope d'ex-femme.

Bon Dieu, c'est pas vrai !

Bon.

- C'est parti. - Frank !

Certains hommes n'ont pas ce qu'il faut. Hein, les gars ?

- Désolée de vous déranger. - Je n'ai pas d'argent.

Non. Je ne vends rien.

Vous avez gagné quelque chose.

Doris Dunning, c'est ça ?

- Oui. - Oui ? Super.

Je suis J. Epping.

Du groupe Howard Johnson.

Je viens vous livrer votre prix.

- On a gagné quelque chose ? - Chut, Harry.

Bien sûr.

Désolé, votre fils est malade.

Tout à coup, il a l'air d'aller mieux.

Il a bien raison, car ce n'est pas tous les jours

que sa famille remporte un week-end tous frais payés

au restaurant Howard Johnson avec

des entrées pour le festival d'Halloween de Lexington.

C'est demain, Halloween.

- C'est quoi, l'embrouille ? - Y en a pas.

Vous devez remplir notre enquête. En détails.

- On cherche à s'améliorer. - Il y a 28 parfums de glace.

Je l'ai vu à la télé.

C'est vrai, petit.

J'ignore ce qu'on a fait pour mériter ça.

Parfois, le sort vous réserve de belles surprises.

Ça me plaît bien.

Vous serez combien ?

- Moi et trois enfants. - Un adulte et trois enfants ?

- Pas d'autre adulte ? - Non, que moi.

Super.

Il paraît qu'il y a un concours de costume à l'entrée,

- si ça t'intéresse. - Je serai Buffalo Bob.

C'est chouette. Profitez bien de votre visite.

Ne t'en fais pas, les choses vont s'arranger, Harry.

Et la campagne de Nixon connaît un tournant intéressant

alors que le magazine Time a demandé au Président Eisenhower un exemple d'idée

de Nixon qu'il avait adoptée dans le processus de prise de décision.

La réponse du Président a été...

Donnez-moi une semaine que je réfléchisse. Je ne me souviens pas.

Lors de cette même conférence de presse, le Président a déclaré...

Mme Price. Merci pour ce repas. C'est très bon.

Ravi que ça vous plaise.

J'ai suivi la recette de la conserve.

Arliss, qu'en penses-tu ?

On dirait de la soupe à la crème de champignon.

Le paprika est censé donner un goût de plat hongrois.

C'est ce qu'on met dans le goulache.

De la soupe.

Il est difficile.

Le Président Eisenhower a dû partir.

Je revoterais pour Ike s'il se représentait.

Arliss a fait la Seconde Guerre mondiale.

Comme tout le monde. C'est trois fois rien.

Ce n'est pas rien.

Arliss a reçu l'étoile de bronze pour son courage.

J'ai dit pareil. Je voulais l'encadrer

et l'afficher, mais il refuse.

Vous vous êtes battu ?

Oui.

En Corée. À deux reprises.

Ah bon ? Quelle unité ?

MASH, 4077e.

Un peu de café ?

- Oui. - Bien.

- Oui. - Merci.

Alors, on connaît la vérité.

Laquelle ?

Qu'un héros de guerre, ça n'existe pas.

Oui.

Parfois,

on doit faire des choses terribles pour rendre le monde meilleur.

C'est de l'héroïsme, non ?

Je vous parle de l'étoile de bronze ?

Bien sûr.

C'était en Sicile,

dans toute cette pagaille.

Avec deux types, on a été séparés de notre escouade,

on s'est retrouvés derrière des rochers.

Les nazis nous foutaient une raclée.

Mon ami, Fuzzy Bracowicz,

a pris une balle dans la tête, juste au-dessus de l'œil droit.

Une partie de son cuir chevelu a fini sur moi.

Et quoi que je fasse, je...

je n'ai pas pu l'enlever.

Un autre type, Ernie Calvert...

Il s'est foulé la cheville en se mettant à l'abri, il était...

il était incapable de se battre.

Une fois la nuit tombée, bizarrement, ils ont arrêté.

J'ai pris Ernie sur mon dos, et on s'est enfuis.

On s'est retrouvés à la rivière.

Je nous croyais sortis d'affaire.

C'est là que je l'ai vu.

Un gamin allemand.

Il n'avait pas plus de 17 ans.

Endormi sur la rive.

S'était-il éloigné de son unité ? Je l'ignore.

J'aurais pu poursuivre ma route.

Le laisser là.

Mais je n'arrêtais pas de penser qu'il avait descendu Fuzzy.

Après coup, on se dit toujours qu'on avait une bonne raison.

Bref, j'ai posé Ernie et j'ai traîné le gamin au bord de l'eau.

Il dormait comme une souche.

Il ne s'est réveillé

que quand j'ai plongé sa tête dans l'eau.

Puis il a ouvert les yeux.

Mais c'est étrange, il...

il ne s'est pas débattu.

Il a levé les yeux,

à travers la boue et la vase,

le teint couleur tripes de poisson.

Il a ouvert la bouche et

dit quelque chose avant de mourir.

En allemand, je...

J'ignore quoi. Je ne parle pas schleu.

Au bout d'un petit moment,

je l'ai poussé dans la rivière, le courant l'a emporté.

Ernie sur le dos, je suis allé dans les bois.

Une heure plus tard, on a retrouvé notre division.

Le lendemain, mon supérieur est venu me dire qu'il allait me nommer...

pour l'étoile de bronze.

La dernière chose à dire quand on tue quelqu'un,

c'est que c'est courageux.

J'y vais.

Edna.

Quel plaisir de vous voir !

M. Dunning.

Je cherche un ami à moi qui m'a dit qu'il était ici ?

M. Amberson ne m'a pas dit qu'il attendait des invités.

Oui, je passais dans le coin.

Je suis comme ça.

Comme quoi, exactement ?

C'est bon, Mme Price.

Jakey !

Comment va, mon pote ?

J'ai l'impression qu'on est partis du mauvais pied, hier soir.

- C'est rien. - Non.

J'aimerais me rattraper.

Viens, mon vieux.

Ce sera amusant.

D'accord.

Bien.

Edna, au plaisir.

Vous croyez que j'ignore ce que vous fabriquez. Mais je sais.

Ne le recrache pas.

Je l'ai fait ce matin.

J'espère que tu as lavé la baignoire avant.

C'est ça qui me plaît chez toi, tu es drôle.

C'est important, le sens de l'humour.

C'est vrai.

On n'est pas tous des ploucs, ici.

Certains ont des qualités, des valeurs.

Je l'ai toujours pensé.

- C'est gentil. Tu aimes les steaks ? - Oui.

J'ai quelque chose pour toi.

BOUCHERS DUNNING

Ma fierté et ma joie.

La meilleure boucherie du comté.

Ce magasin m'a permis de lâcher l'abattoir.

Je n'ai jamais regretté.

C'est chouette.

Oui.

Tu sais ce qui me plaît le plus ?

Quoi donc ?

C'est chez moi, ce sont mes règles.

Ce sont les règles qui font tourner l'univers, pas vrai ?

- Je crois. - Oui.

Tu comprends donc comment marche ce monde.

Quand les règles sont enfreintes, il y a un prix à payer, pas vrai ?

Sans ça, ce serait l'anarchie.

- Bien sûr. - Oui.

Il y a un prix à payer pour tout arranger.

Tu peux venir.

Allez !

- Frank. - Ne sois pas timide.

Allez.

Frank, s'il te plaît.

Montre-lui.

Montre-lui.

Non. Écoute, Frank.

Frank, c'est... Ce n'est pas ce que tu crois.

Ah non ?

J'ai bien l'impression que t'essaies de baiser ma femme.

D'accord. C'est bien ça.

Mais elle l'ignorait, d'accord ?

Elle n'a rien à voir avec ça...

Frank, s'il te plaît.

Gagnant du concours.

Tu peux me croire,

elle n'en vaut pas la peine. Lève-toi.

D'accord.

Si j'étais toi, je monterais dans ta bagnole jaune de fiotte

et je quitterais la ville sans jamais me retourner.

Doris.

Je...

je suis désolé.

ARTICLES DE SPORT NOUS VENDONS DES ARMES

Hé ! Accordez-moi une minute.

C'est fermé.

Vous y gagnerez.

Du liquide, d'accord ?

J'ai besoin d'une arme. Une petite arme.

Je veux ce pistolet.

C'est ça.

Que comptez-vous en faire ?

Tirer sur des conserves.

Ce serait gâcher 20 $.

Vingt dollars...

Et quarante ?

- Non. - Non ?

Je ne crois pas.

Un homme avec ce comportement

qui veut acheter une arme en pleine nuit.

Ça n'augure rien de bon.

Vous refusez ?

Bon sang.

Bordel.

J'ai besoin de cette arme.

Bon sang, petit !

Quoi ?

Je vous charrie !

Je vous vendrai cinq armes. Venez.

Ça va être ta fête d'Halloween, Frank Dunning.

Je viens pour toi.

AI, j'ai une question.

C'est quoi, cette histoire de passé,

qui ne veut pas être changé

et qui résiste, comment sais-tu ça ?

Ça se sent.

La première fois que je suis entré dans le terrier du lapin...

j'ai lu un article au sujet d'une fille à Lisbon

qui est devenue infirme

à cause d'un accident de chasse.

J'ai alors pensé :

"Ça ne nuira à personne.

"Je vais essayer d'empêcher cela."

Et à chaque fois que j'ai essayé,

il se passait un truc.

Un pneu à plat, un petit accrochage

ou un arbuste sur la route.

J'ai oublié le nombre de tentatives.

Je sais que ça a l'air étrange,

ça fait mystique ou ce genre de conneries.

Mais des choses se produisaient.

Des choses aléatoires

et d'autres pas du tout aléatoires. Violentes.

Tu es sûr ? Ne crois-tu pas qu'on interprète les choses ?

Écoute,

je n'avais pas le cancer avant de faire ces voyages.

Tu me dis que le passé t'a donné le cancer ?

Je peux juste te dire

que j'ai fait un check-up complet le mois précédant mon dernier voyage.

Et tout allait bien.

Le passé.

Tu crois qu'une intoxication alimentaire

ou une petite grippe m'arrêtera ?

T'en as après moi ?

Pas aujourd'hui.

COUCHES POUR ADULTES

D'accord.

Bien.

PHARMACIE

Est-ce que vous avez... du Gatorade ?

Gate... Pardon, quoi ?

Non, laissez tomber.

Ça, ça ira.

Ça ne va pas très fort ?

Oui. En effet.

Mangez des aliments blancs.

- Quoi ? - Bananes, pain, riz.

D'accord, faites vite,

ou je risque de devoir en enfiler une ici même.

- S'il vous plaît. Merci. - Très bien.

Merci.

TRAITEMENT DIARRHÉES

Il est entré par la porte,

j'étais dans ma chambre,

et alors,

j'ai entendu ma mère dire :

"Sors d'ici avec ce truc,

"tu n'es pas censé être là."

L'instant d'après, elle hurlait.

Puis ils ont tous hurlé.

Farce ou friandise !

Farce ou friandise !

Vite, il fait déjà nuit. Il faut y aller.

Doucement, je dois aider Ellen à enfiler son costume d'abord.

Je peux prendre Tugga, et vous nous rattraperez.

Ellen, ma chérie, aide ton frère avec son costume.

Vite, on part dans cinq minutes.

- Prends ta carabine... - Prends ta carabine...

- ... si tu veux. - ... si tu veux.

- Pas une vraie arme. - Pas une vraie arme.

... pour faire semblant. Buffalo Bob serait d'accord.

C'est la dernière chose qu'elle m'a dite.

Je suis content que ça ait été une parole gentille,

car elle était très stricte.

Allons-y, mon chéri. Halloween n'a lieu qu'une fois.

Tu n'iras nulle part.

- Que fais-tu ? - Je te retourne la question.

J'essaie de les aider.

T'es le chien de garde de Frank ?

Rien du tout. Je déteste ce salopard.

D'accord. Moi aussi, écoute-moi.

Tu dois m'écouter.

Frank Dunning va venir ici

pour tuer Doris et les enfants à 20 h.

Ils vont mourir à 20 h, j'essaie de l'en empêcher !

Il te l'a dit ?

Non. C'est compliqué.

- Il a tué ma sœur. - Quoi ?

Frank était marié à ma grande sœur, Clara.

Il l'a tuée il y a 12 ans et l'a enterrée quelque part.

Elle et le bébé.

Personne ne me croit, je n'étais qu'un gamin,

- mais c'est la vérité. - Je te crois. Écoute-moi,

il va remettre ça.

Il va remettre ça.

Tu veux l'en empêcher ?

On ne peut pas aller le tuer.

Parfois, si. Et là, c'est le cas.

Tu ignores ce qui va se passer.

- Si ! - Comment ?

- Je sais... - Tu disais le connaître,

mais je ne te crois pas.

Comment sais-tu qu'il va tuer Doris ?

Je viens du futur.

Je connais Harry Dunning dans le futur.

Alors, c'est ça. Tu es complètement givré.

D'accord.

- Recule ! - D'accord.

- D'accord. - Recule.

D'accord, voyageur dans le temps.

Si tu veux tuer Frank ? Libre à toi.

Je ne t'en empêcherai pas.

Mais il y a un truc qui cloche dans ton histoire.

Quoi ?

C'est 20 h 05.

Quoi ?

J'ai peut-être tout changé,

grâce à ma présence.

- Non. - Sors ce truc d'ici !

Il est passé par-derrière.

Non !

Cheyenne.

Avec Clint Walker dans le rôle de Cheyenne.

Non. Tu me fais mal.

Harry ?

Hé.

Ça va ?

Oui ? Bien, Harry, écoute-moi.

Promets-moi que quoi qu'il arrive,

tu ne sortiras pas d'ici.

D'accord.

- Frank, va-t'en ! - Reste là.

Lâche-moi !

Non !

Frank !

Tu n'as rien à faire là.

Fuyez !

Ne bouge pas. Reviens. Reviens ici.

Harry ! Donne-moi ce marteau !

Fuis, Harry !

Donne-moi ce putain de marteau !

Harry, donne-moi ce putain de marteau !

Donne-moi ce...

Donne-moi ce putain de marteau !

Viens ici ! Harry !

Donne-moi ce putain de marteau, sale petit...

Bill, aide-moi !

Tout va bien.

N'allez pas dans la chambre.

Tout va bien ici ?

Où est Doris ?

Quelqu'un a entendu des coups de feu.

C'est du vrai sang ?

M. Amberson.

Mme Price.

Vous avez fini la tournée des bonbons ?

Je veux partir.

Je vais devoir appeler le shérif.

Non, je vous en prie.

Peu importe ce que vous pensez, je n'ai rien fait de mal.

Dieu sait quel fond vous avez, M. Amberson.

Ce sera à Lui d'en juger.

J'espère que vous y êtes préparé.

Doris,

Tugga,

Ellen.

Ils sont encore en vie.

Ils sont encore en vie.

Ils sont encore en vie.

Doris, Tugga, Ellen.

Ça a marché.

Ça a marché.

Hé.

C'est quoi, ça ?

KENNEDY ASSASSINÉ À DALLAS

JOHNSON DEVIENT PRÉSIDENT

Montez.

Traduction : Luc Kenoufi

French

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