All language subtitles for nosferatu.the.vampyre.english.version.(1979).fre

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Original subtitles

NOSFERATU, FANTÔME DE LA NUIT

Lucy...

Calme-toi.

Je vois des choses horribles !

J'ai peur.

Tu as simplement fait un cauchemar.

Jonathan, tu manges trop vite. C'est mauvais pour toi.

Cela m'inquiète.

Bonjour !

Harker, approchez !

Oui, M. Renfield ?

J'ai une mission pour vous.

Je ne peux la confier à personne d'autre.

C'est très aimable de votre part.

Le comte Dracula...

m'a envoyé une lettre de Transylvanie.

Il veut acheter une maison dans notre ville.

Bien sûr, vous aurez à faire un long voyage.

Où est-ce ?

Au-delà des Carpates, non ?

Mais en échange vous toucherez une généreuse commission.

J'achèterai une plus belle maison pour Lucy.

Elle mérite mieux que la nôtre.

Mais ne croyez pas que ce sera facile.

Cela vous prendra du temps

et vous coûtera beaucoup de sueur.

Et peut-être aussi...

quelques gouttes de sang.

Quitter la ville quelques temps me fera du bien.

M'éloigner de ces canaux

qui reviennent éternellement à leur point de départ.

La Transylvanie.

C'est ici, au-delà des forêts.

Un endroit merveilleux,

un peu lugubre, mais passionnant.

Le comte veut acheter une belle demeure ancienne.

J'ai pensé à cette grande maison, près de chez vous.

Mais elle est en ruines et inhabitée depuis des années !

Je suis sûr qu'il l'aménagera confortablement.

Nous la lui proposerons.

- Vous partez de suite ! - Aujourd'hui ?

Absolument. J'ai tous les papiers.

Il ne faut pas le faire attendre.

Très bien. Puisqu'il le faut, je partirai aujourd'hui.

Je suis prêt.

Aujourd'hui ?

Tout de suite ?

Pour un château dans les Carpates.

C'est une région étrange, où il y a encore des loups

et des gens qui croient aux fantômes.

Jonathan, n'y va pas.

- J'ai un pressentiment. - C'est ridicule !

Tu t'exposes à un danger. N'y va pas !

Des loups, des bandits et des fantômes...

Ne pars pas comme ça. Je ne le permettrai pas.

Avant, allons au moins au bord de la mer.

Nous aimions tant cela.

Lucy, je ne sais pas.

Par moments, je suis si aveugle.

Jonathan, il faut que je te le dise,

même si tu penses que c'est insensé,

et le signe d'un cœur faible et vulnérable.

Je ressens comme une force,

une peur intérieure, sans nom...

et mortelle.

Lucy est ce que j'ai de plus cher. Prenez soin d'elle.

Bien sûr.

Mina, traite-la comme une sœur.

Entrez, monsieur !

Mon dîner ! Je dois être au château ce soir !

- Quel château ? - Celui du comte Dracula !

Vous êtes vraiment obligé d'y aller ?

Oui, pourquoi ?

À minuit, de mauvais esprits hantent cet endroit.

Des gens disparaissent.

Allons, ce sont des superstitions.

Vous ne trouverez aucune calèche pour vous y conduire.

Et votre cheval a besoin de soins.

Je trouverai un autre cheval.

N'allez pas là-bas, monsieur.

Certains Tziganes...

se sont déjà aventurés de l'autre côté.

Ils savent.

Il vous dit de ne pas y aller.

En chemin, il y a un précipice qui engloutit les imprudents.

Il y a également des à-pics vertigineux.

Au col de Borgo, dit-il,

la lumière se scinde soudainement.

La terre s'élève vers le ciel,

avant de retomber vers l'inconnu.

Les Tziganes croient que le château n'existe pas,

sinon dans l'imagination des hommes.

C'est une ruine, dit-il, un château fantôme.

Le voyageur qui entrera

au pays des fantômes s'y perdra,

sans espoir de retour.

C'est pour moi ?

"Vampires..."

Voyons cela.

"Vampires et goules.

"Corps dévorant leur propre chair.

"Incubes et succubes.

"Morts-vivants pourchassant l'étranger la nuit.

"Loups-garous... L'art de traire une hache..."

Voilà qui est amusant : "Traire une hache de son sang

"fait frissonner les humains, et claquer leurs dents.

"La Transylvanie... Nosferatu, le mort vivant.

"La malédiction durera jusqu'à la fin des temps.

"La malédiction du vampire Nosferatu."

Cocher, me conduirez-vous au col de Borgo ? Je paierai bien.

Aucun chemin ne mène au col de Borgo.

Mais c'est juste là.

- Il me faut votre calèche ! - Je n'ai pas de calèche.

Puis-je au moins avoir un de vos chevaux au double du prix ?

Désolé, monsieur.

Vous voyez bien que je n'ai pas de chevaux.

Soit, j'irai à pied.

Comte Dracula ?

Vous êtes M. Harker ?

Je vous attendais. Bienvenue en mon château.

Merci.

Entrez.

La nuit est froide. Vous devez être fatigué et affamé.

Voici les documents.

Je vous ai apporté le plan de votre maison.

Cela vous intéressera certainement.

Servez-vous, je vous en prie.

Je vous en prie.

Vous devrez malheureusement souper seul.

Minuit approche, je ne mange plus rien à cette heure-là.

Mes serviteurs ne sont pas disponibles en ce moment.

Aussi, permettez-moi...

de veiller moi-même à votre confort.

Écoutez.

Écoutez.

Les enfants de la nuit jouent leur musique.

Ah, jeune homme,

vous êtes comme ces villageois,

incapables de pénétrer l'âme d'un chasseur.

C'est un vieux couteau, peut-être sale...

Vous risquez un empoisonnement du sang.

Permettez-moi, c'est le plus vieux des remèdes.

Ce n'est qu'une petite entaille, n'en parlons plus.

Vous savez...

Ce n'est que pour votre bien.

Asseyons-nous un moment.

Le jour ne se lèvera que dans plusieurs heures.

Et en journée, je suis toujours absent.

Lucy, mon amour.

Il n'y a pas de poste, ici. Mais je vais tenir un journal

pour te confier mes pensées et mes sentiments.

Hier soir, après un voyage éprouvant,

j'ai atteint ma destination :

le château du comte Dracula.

J'ai fait des cauchemars, j'espère que ça passera.

Le château est si étrange que je me demande si je ne rêve pas.

Tout a l'air si irréel.

Je n'accorde plus d'importance au soleil

ni aux fontaines scintillantes qui enthousiasment la jeunesse.

J'aime les ténèbres et les ombres

où je peux être seul avec mes pensées.

Je descends d'une lignée ancienne.

Le temps est un abîme,

aussi profond que mille nuits.

Les siècles vont et viennent.

C'est terrible de ne pouvoir vieillir.

La mort n'est pas le pire, il y a plus atroce que cela.

Imaginez-vous, traversant les siècles

et revivant chaque jour les mêmes futilités !

Je suis heureux que vous m'ayez trouvé

une grande et vieille demeure,

à deux pas de chez vous, je crois ?

Oui, elle est au coin de la rue.

Montrez-moi le contrat.

Quel cou admirable !

C'est ma femme, Lucy.

Votre main est si froide.

Les papiers, le contrat ! Je signe de suite.

Mais nous n'avons pas fixé le prix.

C'est sans importance. J'accepte vos conditions.

Ici.

Combien de temps a duré votre voyage depuis Wismar ?

Quatre semaines.

Ah, oui...

Par voie terrestre, ça prend du temps.

"Le vampire Nosferatu est issu de la semence de Balial.

"Il se nourrit du sang des hommes.

"Damné à jamais, il habite les cavernes, les tombes

"et les cercueils emplis de la terre des cimetières,

"où la mort noire a prélevé sa moisson :

"la peste."

Jonathan !

Elle a eu un accès de fièvre.

Appelez-moi, en cas de besoin.

Mais je crois que ce n'est pas bien grave.

Mon Dieu, il part pour Wismar !

Lucy est en danger.

Il faut que je sorte d'ici !

C'est étrange... mais les papiers sont en règle.

Voyons cela.

"De Varna à Wismar : humus pour expériences botaniques."

Ouvrez-en un ! J'aimerais m'en assurer.

Celui-là !

Mère Supérieure,

retenez les cercueils noirs ici !

- Le malade d'hier a une attaque. - Lequel ?

Celui qui a mordu la vache. On l'a isolé.

J'arrive.

Le sang, c'est la vie.

Le sang, c'est la vie.

Il a déjà fait ça ?

Oui, il y a quelques heures. La même crise.

Il préfère les mouches à notre nourriture.

- Le sang, c'est la vie. - Donnez-moi ça !

Au secours !

Silence ! J'entends des voiles qui claquent.

Toujours aucune lettre.

Ne vous inquiétez pas, Lucy.

Dans les Carpates, la poste est lente.

Quelque chose est arrivé à Jonathan. Je le sais.

Courage, Lucy, le Seigneur entend nos prières.

Dieu est bien loin dans les moments de détresse.

Vous êtes malade, vous ne pouvez pas voyager.

Je dois arriver à Wismar avant les cercueils.

Le médecin passera demain. Attendez de le voir.

Lucy est en danger, je dois la sauver.

Les cercueils...

Le mal est en marche.

Une malédiction semble peser sur le bateau.

Depuis que nous avons quitté la Mer Caspienne,

quatre matelots et un mousse

sont tombés malades et sont morts.

Un matelot et le cuisinier ont disparu.

Une rumeur, selon laquelle un étranger se trouverait à bord,

a terrifié tout l'équipage.

Nous avons fouillé, il n'y avait que des rats.

Nous tentons de maintenir le cap au nord-ouest.

Vent soutenu. Douze nœuds.

M. Renfield, vous avez envoyé mon mari en Transylvanie.

Je suis sans nouvelles depuis des semaines

et je me fais du souci.

J'aimerais m'y rendre moi-même.

Restez ici. Le maître arrive.

Qui arrive ? Expliquez-nous.

Le maître des rats.

L'armée est affamée, et forte de 400 000 têtes.

La peste !

"En Transylvanie, à Varna, la peste est apparue."

Le maître est arrivé.

Le maître est arrivé.

Posez une planche !

Nous devons inspecter le bateau.

Détachez-le.

Personne à bord

et peu de fret.

Les cales sont infestées de rats.

Mais voici le journal de bord.

C'est véritablement un mystère.

Messieurs, avec un peu de chance,

le journal de bord nous éclairera.

"Varna, 6 juin.

"5 matelots, 2 mousses, le cuisinier et moi.

"Levons l'ancre vers les Dardanelles."

"Cap à l'ouest. Un 3e homme est mort de fièvre aujourd'hui.

"La nuit dernière, le 2e mousse a disparu sans laisser de traces."

"20 juin. Cap au nord,

"mer forte, quatorze nœuds vers golfe de Gascogne.

"L'inquiétude grandit à bord.

"Seuls survivants : le 1er mousse et moi.

"Des rats partout... Serait-ce la peste ?"

La peste !

Rentrez chez vous calmement ! Fermez portes et fenêtres !

Allons, messieurs...

Nous vous ramenons cet homme

il semble être d'ici.

Lucy !

Jonathan !

Qui est cette femme ?

Amenons-le à l'intérieur.

Il s'agit sans doute d'une forte fièvre cérébrale.

Le soleil me fait mal.

Docteur Van Helsing,

pensez-vous que nous sommes devenus fous

et qu'un jour nous nous réveillerons en camisole ?

Pardonnez-moi cette arrivée un peu cavalière.

Je suis le comte Dracula.

Jonathan parle de vous dans son journal.

Son séjour chez vous l'a anéanti.

- Il ne mourra pas. - Si.

La mort est toute-puissante.

À la fin, nous lui appartenons tous.

Les étoiles vagabondent dans une totale confusion.

Le temps passe, aveugle.

Les fleuves coulent, ignares de leur cours.

Seule la mort est cruellement certaine.

La mort est cruelle pour les ignorants.

Mais la mort n'est pas tout.

Ne pas pouvoir mourir est plus cruel encore.

Comme j'aimerais partager l'amour

qui existe entre vous et Jonathan.

Rien au monde,

même pas Dieu, ne pourra altérer cet amour.

Même si Jonathan ne me reconnaît plus depuis son retour.

Je pourrais tout changer.

Venez à moi et soyez mon alliée.

Cela sauverait votre mari et moi-même.

L'absence d'amour

est la plus ignoble des souffrances.

Le salut ne peut venir que de nous.

Soyez certain que même l'impensable

ne me fera pas reculer.

Bonne nuit.

Arrête-toi !

Au secours !

"Nosferatu, le mort-vivant.

"Il boit le sang de ses victimes

"et en fait des fantômes de la nuit.

"Il est une ombre sans reflet.

"De nuit, il franchit les murs et les portes.

"Il est la chauve-souris pénétrant dans la chambre à coucher.

"Il est le loup noir poursuivant les fuyards.

"Abandonnez tout espoir, vous qu'il a choisi d'approcher."

"Et pourtant, bien qu'il soit un être contre nature,

"le vampire est soumis à quelques lois naturelles.

"Un signe de croix l'effarouche.

"Une hostie consacrée lui coupe toute retraite.

"Si une femme au cœur pur lui fait oublier le chant du coq,

"la première lumière du jour lui sera fatale."

Quels sont vos ordres, maître ?

Va vers le nord, jusqu'à Riga.

L'armée des rats et la mort noire t'accompagnent.

Que votre volonté soit faite. Amen !

La peste ! La peste !

- Que faites-vous ? - Je vais au conseil municipal.

Il n'existe plus.

- Je dois voir le maire. - Il est mort. Fuyez !

Je connais la raison de tout ce malheur.

Je connais la raison de tout cela !

Pourquoi ne m'écoutez-vous pas ?

Je connais la raison.

Mon enfant, c'est le produit de ton imagination.

Mais vous avez lu le journal de Jonathan.

Vous avez vu ce qui lui est arrivé.

De jour en jour, la situation empire :

la peste, les rats...

Et ce livre sur les vampires !

Ce livre explique tout.

En ces temps éclairés, la science réfute

de telles superstitions.

Je suis certaine que tout cela existe.

Je crois en ce que je vois.

La foi, la foi...

Oui, la foi, docteur Van Helsing.

La foi permet à l'homme

de croire en des choses dont il sait qu'elles n'existent pas.

Aidez-moi à anéantir le monstre.

Les cercueils ont été acheminés par bateau.

Trouvons où il se cache et détruisons-le.

Recherchons-les, dès cette nuit !

Mon enfant, vous avez besoin de repos.

L'histoire de votre mari vous a épuisée.

Non, il faut agir cette nuit !

Il faut étudier cela scientifiquement.

Non, docteur, dès cette nuit !

Ne perdons pas de temps !

Le paysan sait que toute chose a son propre rythme.

Il ne déterre pas le blé pour vérifier s'il pousse.

Seul l'enfant qui joue au paysan fait cela.

Je devrai donc agir seule.

Dans ce cas...

Mère Supérieure, mon médicament...

Madame, où ai-je fait votre connaissance ?

Mon Dieu, pardonnez-moi !

- Approchez ! - C'est notre dernier dîner.

Nous avons tous la peste. Profitons du temps qui reste.

Madame Lucy !

Madame Lucy, un malheur est arrivé !

Venez chez les Schrader !

Lucy, calmez-vous !

Approchez sans crainte, ce n'est pas la peste.

Mon Dieu, qu'est-il arrivé ?

Nous n'en savons rien.

Schrader a trouvé Mina morte, ce matin.

Nous l'avons fait hospitaliser.

Nous ne comprenons pas.

Nous allons examiner la chose scientifiquement.

Sans a priori ni superstition.

Nous sommes sûrs qu'il ne s'agit pas de la peste.

Maintenant, je sais ce qu'il me reste à faire.

"Une hostie consacrée effarouche le vampire."

"Si une femme au cœur pur lui fait oublier le chant du coq,

"la première lumière du jour lui sera fatale."

Je sais tout à présent.

Si seulement je l'avais écoutée plus tôt !

Un pieu et un marteau !

Il faut que je détruise ce monstre.

Arrêtez !

Ne faites pas cela.

Au secours !

Van Helsing ! Attrapez-le !

C'est lui !

Arrêtez-le ! Il a tué le comte.

Avez-vous fait cela ?

Avec ce pieu ?

- J'avais une raison pour cela. - Le tribunal en jugera.

Vous êtes en état d'arrestation, docteur Van Helsing.

- Arrêtez cet homme ! - Vous me demandez de l'arrêter ?

- Je n'ai jamais fait ça. - Alertez la police !

Elle n'existe plus.

- Alors conduisez-le en prison. - Il n'y a plus de gardiens.

Arrêtez-le vous-même. Vous êtes employé municipal.

Comment faire ? Je n'ai pas d'armes.

- Allez ! - Sans armes ?

Arrêtez cet homme !

Où voulez-vous me conduire ?

Je ne sais pas. En prison, je suppose.

Qu'est-ce vous attendez ? Allez chercher un balai.

Regardez : il y a de la poussière partout.

Mettez les scellés pour l'enquête policière.

Et amenez-moi mon cheval.

J'ai beaucoup à faire... à présent.

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