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LUNDI 15 AVRIL
Numéro 794.
Elle a pas l'air très prometteuse.
On savait que ça serait dur.
Numéro 794, merci de participer à notre étude.
On va vous soumettre une énigme.
Faites de votre mieux. D'accord ?
- Vous m'entendez ? - Parfaitement bien.
Je ferai de mon mieux.
Vous dirigez la plateforme pétrolière Kobayashi Maru,
située au milieu de l'océan.
Vous êtes réveillée en pleine nuit par l'alerte collision.
Vous entendez l'alarme. Un pétrolier se dirige vers vous.
C'est là qu'arrive le dilemme.
Choisissez-vous de couler le pétrolier ?
- Où se trouve la plateforme ? - Ce n'est pas pertinent.
Vous êtes en pleine mer, personne peut vous aider.
Ce qui compte, c'est les 25 autres personnes
avec qui vous vivez depuis un mois
et vous ignorez combien sont à bord du pétrolier.
C'est ça qui n'est pas pertinent.
Je dois connaître la localisation exacte.
Elle se fout de nous ?
Non.
Joue le jeu.
Pourquoi avez-vous besoin de ça ?
La localisation est très importante.
83 degrés, 44 minutes nord.
64 degrés, 35 minutes ouest.
- Alors ? - Je regarde le calendrier.
Le 23 janvier 2013.
- Et maintenant ? - Je me rendors.
Elle se fout de nous ?
Alors tout le monde va mourir ?
Non, personne ne va mourir.
C'est l'Arctique.
En janvier, la mer est gelée. Il avance pas très vite.
Boum !
Oui, exactement.
Boum.
Comment s'appelle-t-elle ?
Antonia Scott.
On a fini ?
On vient à peine de commencer, Antonia Scott.
REINE ROUGE
Sandra.
UNE PILULE
Tu es là ?
Oui.
J'ai cru que tu étais pas réelle.
Pas si fort.
S'il nous entend...
- il me fera du mal. - Il y a une caméra.
Je n'en peux plus.
Baisse la tête quand tu parles, il verra pas tes lèvres bouger.
Il t'a fait du mal ?
Je veux pas en parler.
Tu tiens le coup ?
Il me laisse pas dormir.
Je deviens folle.
- Tu crois qu'il va nous tuer ? - Non !
Ne dis pas ça.
Tu as vu le film Hostel ? Je veux pas qu'il me fasse ça.
- Et s'il... - Arrête, s'il te plaît.
Au moins, on est ensemble.
Oui.
Tu as raison.
On est ensemble.
- Pourquoi tu es là ? - Je sais pas.
Et j'ignore depuis quand je suis là.
J'avais besoin d'argent, mais j'aurais pas dû faire ça.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Je conduis un taxi.
J'ai proposé de transporter un colis. Ça paraissait risqué et dangereux...
- Mais il a proposé beaucoup d'argent. - Qui ?
Qui t'a proposé de l'argent ?
Posez des questions précises.
Laura a une réunion importante dans 15 minutes.
Plus important qu'un fils mort ?
Quinze minutes.
On peut pas avoir plus de temps ?
Elle ne peut pas donner plus.
Et vous ?
Je ne sais rien.
- C'est pas ce qu'elle a demandé. - Autre chose.
La moindre question inappropriée et l'entretien sera terminé. Compris ?
Cinq sur cinq.
Chérie, trouve-moi des questions appropriées
sur les enfants saignés à mort.
Désolée. Je ne peux pas t'aider, chéri.
Je vois pas quel genre de réunion
importe plus que la mort d'un enfant.
Une avec le FMI.
Non.
Ça va ?
Désolée pour toute cette agitation.
Teresa a dû vous expliquer
que notre entretien tombe au plus mal.
Vous en faites pas.
On veut juste savoir si cette photo vous parle.
C'est lui ?
On pense que oui.
Je suis désolée.
J'ai jamais vu ce tatouage.
Si vous voulez bien m'excuser...
Vous auriez pu donner ce qu'il voulait au kidnappeur.
Pardon ?
- Pourquoi ne pas avoir négocié ? - J'ai pas à endurer ça.
Évitons de nous faire perdre notre temps.
Trouver l'assassin de votre fils est une perte de temps ?
C'est petit, ça.
Rien ni personne ne le ramènera.
On n'est pas contre vous. D'autres vies sont en jeu.
Il a enlevé Carla Ortiz hier.
Je la connaissais.
C'était une fille bien.
"C'était" ?
Elle est surement morte.
Mme Trueba. Cinq minutes.
Il a appelé qu'une fois.
Pas besoin de plus.
Pourquoi ça ?
Il a demandé l'impossible.
Une chose que même moi, je peux pas lui donner.
Pardon, qu'y a-t-il d'impossible pour quelqu'un comme vous ?
- Que vous a dit son père ? - Je pose les questions.
- Que voulait-il ? - Je coopère.
- L'impossible. - Il a dit qu'il a rien demandé.
Il a menti. Cette chose, je peux pas la lui donner.
Elle est plus en vie.
Vous vous trompez. On la trouvera.
Antonia !
Excusez-nous.
Antonia !
Attendez ! Ézéchiel m'a dit quelque chose.
"Les enfants devraient pas payer pour les péchés des parents."
Il paiera pour les siens, c'est promis.
- Allez. - Vous êtes armé ?
Vous arrivez à joindre les deux bouts ?
Tirez une balle dans la tête de ce monstre.
J'aimerais bien, mais je suis qu'un flic.
Dans notre monde, croyez-le ou non, nous avons des règles.
- Vous la trouverez pas en vie. - Je sais rien.
L'information de l'image est tout ce qu'on a.
Elle a un petit garçon.
Il voulait que la victime sache...
Il a été saigné.
...voie le récipient...
Le tueur...
Antonia.
Antonia.
Antonia.
Tiens bon, tiens encore un peu.
Ça va aller.
C'est fini, ça va aller.
C'est bien, oui.
Tout va bien, Antonia.
Là, voilà.
C'est bien, bravo.
Tiens bon.
Allez, tiens bon.
Viens là.
Allez.
Voilà.
Voilà, c'est bien.
Où vas-tu ?
C'est bien. C'est fini.
Trois donuts et un demi-litre de coca.
Et après c'est moi qui dois faire attention.
J'avais besoin de sucre.
Je sais pas où tu mets tout ça.
Tu as le métabolisme d'un colibri.
- Tu as parlé à Parra ? - Oui.
Je lui ai dit de pas se fier à Ortiz,
car on sait qu'Ézéchiel lui a demandé un truc impossible.
J'ai dit qu'on pouvait pas dévoiler notre source.
- Et ? - Rien. Il m'a remercié
et a dit qu'il nous transmettrait le rapport sur la voiture de Carla.
C'est pas vrai.
Bon sang, tu es forte.
Évidemment que non. Il m'a dit d'aller me faire foutre.
- Tu t'attendais à quoi ? - On a peu de marge.
Tu penses la même chose que moi.
C'est impossible que tu penses comme moi.
Tonia est de retour.
Teresa en sait plus.
- Continue. - Ses pupilles se sont dilatées.
On doit lui parler quand Laura Trueba est absente.
Bien.
Allons-y.
Peu de gens m'ont vue comme ça.
Tu vas me dire pourquoi tu as besoin de ces pilules ?
Ce sont des effets secondaires.
- Elle en rate aucune. - Trop lent. Ça suffit pas.
Baisse le taux d'oxygène de la salle.
BAISSE DE L'OXYGÈNE
- Où es-tu ? - Dans le Jardin d'Eden.
Comment tu sais ?
L'homme et la femme n'ont pas de nombril.
- Deux secondes et 17 millisecondes. - Suffit pas.
1559, 1567, 1571, 1579,
1584.
Pardon ! 1583,
1597, 1601, 1607, 1609,
1613, 1621...
Qu'y a-t-il ?
Ça fait 73 heures et 11 minutes que j'ai pas dormi.
Bien. Continue.
1613, 1619,
1621, 1637...
Elle s'arrête au même endroit. On doit dépasser cette limite.
J'ai pas promis de miracle.
Vous avez dit que ce médicament améliorerait ses facultés intellectuelles.
Personne n'est plus intelligent qu'elle.
Pourquoi je vous paie autant ?
On stimule l'hypothalamus pour qu'il produise plus d'histamines.
C'est comme être toujours en état d'alerte.
Elle a besoin de clarté, de concentration.
Vous êtes prêt à risquer des effets secondaires ?
On n'a rien sans rien.
Tu regardes quoi ?
Cruella d'Enfer s'en va.
Sois discret, Jon.
Je suis un spécialiste des filatures.
- On m'appelait "Giza Itzala." - L'ombre humaine ?
Trouve-toi un scooter !
On est arrivés.
Attends.
Intéressant.
Peut-être que le taxi écoutait un truc pourri.
Ou il faisait que parler.
La perds pas, Giza Itzala.
Y a plus qu'à attendre.
Les kidnappeurs font peur à la famille pour qu'ils appellent pas la police.
Ils leur font croire qu'ils les contrôlent mais c'est pas le cas.
Tous les kidnappeurs font des erreurs, M. Ortiz.
Je l'ai dit : il a pas rappelé et il a rien demandé.
Très bien.
Et à part douter de moi, vous avez du neuf ?
Vous avez trouvé la voiture de Carla. Vous avez appris quelque chose ?
Il semblerait que le kidnappeur ait utilisé l'extincteur
pour briser la fenêtre.
Votre fille s'est défendue en l'aspergeant de bombe lacrymo.
Elle a couru pieds nus jusqu'au club équestre et a disparu.
Et ? Vous avez trouvé...
- une trace d'elle ? - Il fera une erreur.
"faire une erreur."
Je vous aime bien. Vous êtes un professionnel.
J'ai vu que votre unité est une des meilleures.
C'est vrai.
Je sais aussi combien vous gagnez.
Un homme aussi talentueux devrait être mieux payé.
Je peux vous soutenir, Parra. Vous et votre unité.
Donnez-moi une raison de le faire.
Sauvez ma fille, s'il vous plaît.
"J'aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente."
Je t'ai déjà dit : on ne fume pas, ici.
- On a un problème. - Démarre.
- Ça n'a aucun sens. - Non.
Si ta mère te vois fumer, elle t'en colle une.
Je...
Faible... Père...
Faible.
FAIBLE
...serai faible.
Faible.
Si la chair est faible, il faut la punir froidement.
Sans perdre son calme.
Avec détermination.
- Il y avait un type dans ta cellule. - Quoi ?
Avant ton arrivée.
Il avait peur et il criait beaucoup.
Mais ça doit pas t'effrayer de l'apprendre.
Tu es plus forte que moi.
Comment es-tu ?
Comment ça ?
Blonde, brune ?
Brune.
Tu es jolie ?
Je dois être horrible, là.
Il m'a coupé les cheveux.
Comment est ton père ?
Pourquoi tu me demandes ça ?
Eh bien...
Depuis que je suis là, j'ai beaucoup pensé à...
Eh bien...
Je suis orpheline.
Quand j'étais petite,
je me sentais en sécurité près de lui.
Je pensais qu'il me protégerait, quoi qu'il arrive.
Il est de nouveau là.
Non.
Non, s'il vous plaît !
Non !
Laissez-moi ! S'il vous plaît !
Non ! Arrêtez !
Non !
Arrêtez !
Te mets pas en pyjama. J'ai invité le père Iñaki à dîner.
C'est délicieux !
Merci.
Je me demande si ces kokotxas ne sont pas un péché, Maritxu.
Dites pas de bêtises, mon père.
Je n'en veux plus. Merci, maman.
- Je vous ressers, mon père ? - Oui.
Et le boulot ?
Comme le vôtre : confessions et suppôts de Satan.
Jon !
Vous croyez aux péchés ?
Tu es inquiet pour tes péchés ?
Je m'inquiète de pas pouvoir pécher autant que je voudrais.
Ne l'écoutez pas. Il aime plaisanter.
Vous connaissez la citation :
"Le fils ne portera pas l'iniquité de son père."
"Et le père ne portera pas l'iniquité de son fils."
- Ézéchiel 18. - Wouah !
Vous deviez être l'intello du séminaire.
Non, mais...
Ça m'intéresse. Cette phrase a-t-elle un sens ?
Le langage des prophètes est souvent au sens figuré...
Vous foutez pas de moi, mon père.
Pour moi, ça veut dire
qu'un péché n'est pas un héritage qu'on se passe de père en fils,
car Dieu nous pardonne à tous.
Ça m'avance pas beaucoup plus.
Les péchés que les gens comme moi vous confessent, c'est une chose.
Vous avez jamais entendu un truc qui vous a fait penser...
"Dieu te pardonnera peut-être, mais pas moi ?"
Je t'aime, maman.
Qu'est-ce qui te prend ?
Tu es brillante.
Que se passe-t-il ?
J'arrivais pas à dormir.
Moi non plus.
J'imagine.
On voit pas la même chose, tu sais ?
Bien sûr que si.
On voit un ciel rempli d'étoiles. Quelle belle nuit.
Oui, mais tu vois quelque chose de beau,
de poétique, mais moi, je vois autre chose.
Je vois des données.
Ça doit être nul d'être dans ta tête.
Non.
Pour moi, tout a un langage.
Le monde est un message à déchiffrer.
Je pense qu'Ézéchiel nous envoie un message
dans une langue que j'ignore encore.
J'ai dîné avec un prêtre qui...
Ma mère a fait des kokotxas qui...
- Viens-en au fait. - Oui, pardon.
On a parlé de la citation des péchés des parents.
Je pense qu'Ézéchiel essaie de nous dire que...
Antonia ?
Antonia.
Les enfants paient toujours pour les péchés des parents.
Toujours.
Ézéchiel fait du mal aux enfants pour punir les parents.
Continue.
Ils nous ont tous menti.
Tous.
Ramón et Laura...
Il est évident que Ramón Ortiz et Laura Trueba avaient peur.
Mais ils ont pas peur d'Ézéchiel.
- C'est ma fille ! - Ils ont peur de nous.
Ma fille ! J'ai pas à endurer ça.
Évitons de nous faire perdre notre temps.
Une peur plus grande que le désir de sauver leur proche.
On a tous des secrets, mais certains sont inavouables.
C'est ça que veut Ézéchiel.
Des aveux de culpabilité.
- Une déclaration publique. - Oui.
C'est ce que je venais te dire.
On va bien dormir, ce soir.
Repose-toi.
Toi aussi.
Jon.
Oui ?
Tu as risqué ta vie, hier.
La voiture aurait pu nous percuter.
J'y avais pas pensé. Sinon, je l'aurais pas fait.
C'est pas vrai.
Tu te souviens du premier jour, le dilemme du pétrolier ?
Personne avait jamais répondu comme toi.
Maman dit que je suis bizarre.
Ça suffit.
D'accord.
Bonne nuit, Antonia.
Vu la distance entre le coude et le poignet,
et la proportion par rapport à la voiture,
je dirais qu'Ézéchiel mesure environ 1,75 m.
On le tient.
On peut aller un peu plus loin.
Vu l'état de sa peau, il a environ 50 ans.
Maintenant, on le tient.
On a des nouvelles de la photo ?
On l'a envoyée à tous les tatoueurs d'Espagne.
- On n'a aucune nouvelle. - Ça peut pas être pire.
Regardez ça.
Ça peut être pire.
Bonjour, patron.
Vous pouvez nous laisser une minute, docteure ?
Bien sûr. C'est juste mon labo.
BUREAU DU MENTOR
Laura Trueba m'a remonté les bretelles.
- Ne l'embêtez plus. - L'embêter ?
On essaie d'attraper l'assassin de son fils.
Teresa Robles n'est pas un suspect.
Cette femme change de taxi à mi-chemin.
- Vous trouvez pas ça suspect ? - Inspecteur.
C'est le bras droit de Laura Trueba.
C'est normal qu'elle ait peur et qu'elle veuille protéger sa famille.
Tu savais que le patron a un patron ?
Laura n'a qu'à passer un appel
pour qu'un officiel de Bruxelles nous retire nos financements.
C'était une mauvaise idée de t'associer à Gutiérrez.
- Ça va mieux ? - Tu t'en soucies vraiment ?
L'entraînement repousse tes limites.
Pourquoi moi ?
À cause du pétrolier à la dérive.
Personne n'a répondu comme toi.
Les intellectuels sont condamnés à la solitude.
Depuis toute petite, tu es habituée à devoir survivre.
Sans attirer l'attention.
Je me trompe ?
Je te montrerai une autre façon.
- Laquelle ? - L'inverse.
Tu y es presque.
Cet objectif que tu veux atteindre t'échappe.
Tu ignores pourquoi.
Tu peux y arriver, mais faut le vouloir.
Tu le veux ?
Tu n'es pas seule, Scott.
Tu veux être notre Reine ?
J'aime pas les aiguilles.
On n'a rien sans rien.
Non, s'il te plaît.
À quoi tu ressemblais avant ta naissance ?
6899, 6907, 6911, 6917,
6947, 6949...
On a enfin le miracle que j'avais demandé.
7069, 7079,
7103, 7109...
7121, 7127, 7129...
On doit régler ça.
Au secours !
Non !
À l'aide !
Aidez-moi ! Non !
Allez-vous-en ! Non !
Guzmán, mon petit Guzmán.
On dit que tu as un nouvel ami
qui intéresse les affaires internes.
Tu comptais pas me le dire ?
Pas aujourd'hui, Lejarreta. Tu vois pas que je fais les comptes ?
T'es toujours en train de faire ça.
C'est vraiment le cas ?
Je n'ai pas de secret.
Si mon ex beau-père l'apprend, il m'enlève ma pension.
Parlons sérieusement.
Dis-moi tout ce que tu sais sur Ramón Ortiz.
Ajoute quelqu'un à la liste.
Quelle liste ?
La liste de ceux qui nous mentent.
Tu es avec moi ou avec lui ?
Tu offenses le policier, l'homosexuel et le Bilbayen.
Je sais ce qu'on va faire.
Je trouverai un moyen.
C'est quoi, ces gardes du corps ?
Bonjour, messieurs.
J'aimerais parler à M. Ortiz.
- Serait-ce possible ? - Non.
Bingo !
Excusez-moi. Où allez-vous ?
Mademoiselle ! S'il vous plaît ! Il n'y a pas d'issue.
Ohé, s'il vous plaît !
Mademoiselle ?
La police ? Une inconnue est entrée dans le restaurant...
Envoyez quelqu'un.
La longueur de ton pantalon, ça va, mais le tien est trop long.
- La cravate est bien. La tienne aussi. - On a un problème à la porte. Venez.
Alerte la police.
Que faites-vous ici ?
J'ai pas beaucoup de temps. Votre fille non plus.
Ils m'ont dit de pas vous parler.
Je sais, mais vous devriez pas écouter l'inspecteur Parra.
Vous dites que l'unité anti-enlèvement
ne sait pas ce qu'elle fait ?
Écoutez-moi...
Désolée.
Vous n'avez pas tout dit à la police.
Je dois savoir ce qu'Ézéchiel vous a demandé.
S'il vous plaît.
On est collègues.
- Je ne serai pas long. - N'entre pas.
Lâchez-la !
- Jon ! - Lâchez-la !
Allez, Jon. Fais-nous ton cinéma.
Lâchez-la, putain !
- Je vous ai dit de la lâcher ! - Calmez-vous.
- C'est bon. - Qu'est-ce que vous foutez là ?
- Écoutez-moi. - Non !
C'est vous qui allez m'écouter !
Le kidnappeur veut pas d'argent.
Il veut un aveu public. On doit en savoir plus.
Tirez-vous ou vous passerez la nuit en taule.
Inutile de nous faire la guerre.
On est du même côté.
Du même côté, pédé ?
Moi, du côté d'une balance ?
Bon sang !
Tu sais ce qui vient de se passer, le gros ?
Un pédé t'a foutu une râclée.
Ta carrière est finie.
Ça te va, comme ça ?
Ça me va toujours, ça.
- Vous pouvez m'apporter un couteau ? - Oui.
Cette gifle pourrait nous coûter cher.
Et comment !
Que veux-tu dire ?
- Et voilà. - Merci.
Tu sais quoi ?
Il l'a bien cherché.
Prouve-moi que tu es humaine
et dis-moi que ça faisait plaisir à voir.
Tu vas pas me le demander ?
Non.
J'en suis pas une.
Mais parfois, quand on veut pouvoir dormir en paix,
il y a des choses qu'on peut pas couvrir.
J'ai demandé un transfert à Madrid.
C'était mieux pour tout le monde que la "balance" s'en aille.
J'ai pas demandé, Jon.
Je pourrais te redemander pourquoi tu prends ces pilules.
Quand je stresse, la chimie de mon cerveau se déséquilibre.
Comme si je m'emballais.
Ces pilules me calment.
Elles m'abrutissent.
C'est pas plus mal.
Sandra.
Sandra.
Tu es là ?
Pourquoi tu me réponds pas ?
- Il t'a fait du mal ? - Il m'a dit qui tu es.
Pourquoi tu me l'as pas dit ?
Peu importe qui je suis.
- Ce qui importe, c'est qu'on soit... - Pareilles ?
T'allais dire "pareilles" ?
Écoute. On doit se serrer les coudes, d'accord ?
Ce type me viole.
Toi, il te touche pas. Tu me suis ?
Ne me dis pas qu'on est pareilles. On l'est pas. Ni ici, ni en dehors.
Ne dis pas ça.
Ton père finira par payer ce qu'il demandera
et tu seras libérée.
Moi, je serai morte,
au fond d'une citerne. Personne se soucie de moi.
Moi, je me soucie de toi !
Ne dis pas de bêtises.
Salope.
La dernière fois que j'étais là, tu faisais de la méditation ou du yoga.
Un truc comme ça.
C'était pas de la zumba.
Un truc comme ça.
Quoi ? Je suis pas jolie ?
Si, tu es...
jolie, mais tu pourrais l'être encore plus.
Je peux ?
Allons-y.
Tu es fatigué.
Y a de quoi, après la journée qu'on a eue. T'es pas fatiguée ?
Il m'en faut plus.
C'est l'avantage d'être un Terminator.
Tu devrais rentrer.
Et tu devrais apprendre à fermer la porte.
Pour ta sécurité.
Va-t'en, vraiment.
- Tu es sûre ? - Oui.
Il y a plein de taxis.
Regarde !
Antonia...
- J'ai un truc à te dire. - Je sais, pour Bilbao.
Tu as fait ce qu'il fallait.
MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR ANALYSES FACIALES
Pardon, c'est pas le bon chemin.
J'avais hâte de vous rencontrer, Ézéchiel.
Que voulez-vous ?
Ça n'a pas d'importance.
Vous aimez les énigmes.
J'en ai une pour vous.
À quoi vous ressembliez avant votre naissance ?
Vous allez me tuer ?
Tu n'as toujours pas compris.
"Nous voyons maintenant à travers un miroir,
"en énigme,
"mais alors nous verrons face à face."
D'APRÈS "REINE ROUGE"
Sous-titres : Mélody Riesterer
Direction artistique Pascale Llorens
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