All language subtitles for Caravan

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian Download
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional) Download
co Corsican
hr Croatian Download
cs Czech
da Danish Download
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian Download
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish Download
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Alors, on laisse tomber son argent ?

Tu m'invite � d�ner, ch�ri ?

Avec quoi, madame ?

Oh, �a va, j'ai compris.

- C'est le moment. - Allons-y.

Au secours ! Au secours !

Comment �a va ? Mort ou vif ?

Pas terrible, hein?

Je me demande o� vous vivez...

Don Carlos de Santillane 33 Berkeley Square, Londres.

Allez debout, vous rentrez chez vous.

Bont� divine ! Que se passe t-il ?

- Dites-moi s'il habite bien ici. - Mais enfin, c'est le ma�tre!

- Parfait, je vous le laisse. - Que s'est-il pass� ?

Tout va bien, rien de grave.

- Prenez �a. - Oui.

Il s'est fait agresser dans la rue.

Voici sa montre... Son argent...

Un collier...

Je crois que c'est tout. Bon, bonne nuit.

Adi�s, se�or.

Pourriez-vous payer le chauffeur? Je n'ai pas de monnaie...

Oui bien s�r. Cours chez le docteur, vite !

Qu'y a t-il ?

Le gentleman qui vous a ramen� hier soir...

Faites-le entrer tout de suite.

Entrez, monsieur.

Mr Richard Darrell.

Ne vous levez pas. Apr�s hier soir, vous devez �tre fatigu�.

Mais sans votre aide, ma situation serait bien pire.

- Amenez-nous du sherry, Templeton. - Mais je ne voulais pas m'imposer.

En vous ramenant hier soir, j'ai oubli� un manuscrit ici.

Un oubli qui m'a apport� beaucoup de plaisir.

J'ai rarement lu un ouvrage aussi rempli de charme et d'imagination.

- Vous le pensez vraiment? - Je dis ce que je pense, Mr Darrell.

Je vous en prie, asseyez-vous.

Alors, qu'avez-vous fait de ces ruffians ?

Un coup de pied au visage pour l'un, et l'autre a fini assomm�.

Mais je n'ai aucun m�rite.

Ils �taient trop �blouis par votre collier pour me voir arriver.

Il pouvait �blouir m�me des gens plus honn�tes.

Ce collier a �t� port� par la Reine Isabelle de Castille...

... et m'a �t� confi� par son propri�taire pour une exposition de bijoux c�l�bres.

Vous �tes un homme honn�te et courageux.

J'ai appris mes principes � rude �cole...

Mais ne serait-il pas raisonnable d'avoir un garde du corps avec ce collier ?

Sans aucun doute, et en tant que n�gociant en pierres pr�cieuses...

... je vais devoir y songer.

Seriez-vous int�ress� ?

Je suis un �crivain, pas un cogneur.

Apparemment, vous �tes les deux.

Serait-il indiscret de demander comment �a vous est arriv� ?

Je doute que �a vous int�resse...

Mais je vous assure... Ca ferait plaisir � un homme solitaire.

- Mais vraiment, Monsieur... - Non non, je suis s�rieux.

Mais si �a ne vous pla�t pas, �a sera de votre faute.

Ah, se�or parle espagnol!

En fait, nous sommes presque compatriotes.

- Car ma m�re �tait espagnole. - Ah, bueno, bueno.

Mon p�re �tait un docteur de campagne qui d�pensait plus pour ses patients...

... qu'ils ne lui rapportaient.

Je dois avouer que je ne tiens pas de lui.

Jeune gar�on, je faisais les 400 coups, passant mes journ�es avec les gitans.

Ils m'ont appris � faire du cheval, � cuisiner � la gitane...

J'en ai l'eau � la bouche rien que d'y penser.

Et aussi... � me battre.

J'�tais � rude �cole...

Mais pour vivre avec ces gitans, il fallait que j'use de mes poings...

... ce que je faisais volontiers � leur d�pens.

A cette �poque, nous profitions d'un grand terrain.

Le propri�taire �tait � l'�tranger et la maison vide depuis longtemps.

Quelle mauvaise surprise de la voir � nouveau habit�e...

Nos bois bien-aim�s �taient redevenus le domaine d'un noble.

Je m'en souviendrai toujours : Alors que je pla�ais des pi�ges...

Ma nana dit que tu es pourri g�t�, et elle a bien raison.

Ecoute, n'est-ce pas quelqu'un qui siffle ?

Oui, je crois bien.

- Vas voir qui c'est. - Vas voir toi m�me.

Si tu as peur, bien s�r que je vais y aller.

Je n'ai pas peur, moi. Ce sont les terres de mon p�re.

- Jeune homme... - Qui es-tu ?

- C'est un pi�ge que tu installes ? - Bien s�r.

Tu es donc un braconneur, et je vais t'envoyer en prison !

- Je suis s�rieuse ! - Et qui es-tu, milady?

Je suis Oriana Camperdene, la Ma�tresse du manoir.

Mais c'est impossible. Ta famille est au Portugal.

La manoir est rest� vide pendant des ann�es.

Et bien il ne l'est plus. Mon p�re et moi sommes rentr�s.

Veux-tu dire que je ne pourrais plus arpenter mes bois...

Ni me baigner dans la piscine et poser mes pi�ges ??

Parfaitement ! "Tes bois"...

Si jamais tu franchis ne serait-ce que nos grilles,

Je te ferai jeter dans le dongeon...

... o� tu mourras � petit feu.

Qu'est-ce qui te fait croire que tu peux faire tout �a ?

- Je le peux ! - Il suffit pas de le dire pour que �a arrive.

- Mais �a va arriver. - Oh, va t-en.

Francis ! Au secours !

Dis-donc, toi...

Esp�ce de brute ! Esp�ce de brute !!

J'imagine que vous et Francis ne vous appr�ciez gu�re...

Son p�re est Sir Ernest Castleton, un homme tr�s riche.

Alors que Francis me prenait de haut parce que je n'avais pas d'argent,

... je le m�prisais pour n'avoir rien d'autre.

La jeune fille est-elle all�e au bout de ses menaces ?

Non, nous sommes devenus tr�s amis.

Enfin... pas exactement.

Parce que malgr� notre tr�s jeune �ge...

Je savais qu'elle serait la femme de ma vie.

Bien s�r, Francis �tait un rival tr�s amer.

Je m'amusais � prendre des risques qui l'effrayaient.

Francis n'�tait qu'un vantard, et Oriana le savait.

Un jour, Oriana le mit au d�fi de r�cup�rer un oeuf d'une falaise...

Il se d�fila, et comme un idiot, j'y suis all� � a place.

Il y avait un d�nivel� d'environ 30m.

Je n'�tais pas rassur� de savoir que Francis �tait � l'autre bout de la corde.

Bref, je r�ussis � atteindre le nid,

prit un oeuf, et m'appr�tait � remonter...

- Prends-les tous. - Non, �a suffit.

- Attends, je remonte. - Non, pas tout de suite.

Tu vois ce que j'ai dans la main?

Range ce couteau, ne fais pas l'idiot!

Je ne vais pas m'attarder. Oriana doit cesser de te voir.

Soit tu me promets que tu ne la verras plus...

Soit ce couteau pourrait... glisser.

La chute serait longue, n'est-ce pas ?

Je remonte, Francis.

Je vais te donner un le�on m�morable. L�ve les bras!

Francis, o� es-tu ?

Voici ton oeuf.

A t-il r�ussi ?

Oui, il a r�ussi.

Peu apr�s cet �pisode �difiant,

Oriana et son p�re partirent � nouveau.

Lui comme charg� d'affaires � Madrid, et elle poursuivre ses �tudes � Paris.

Apr�s mes �tudes, j'ai �t� stagiaire dans un cabinet d'avocat.

J'ai detest�. L'odeur de poussi�re, �tre enferm� toute la journ�e...

Je voulais voyager, et tenir un carnet de voyage.

Et � la mort de mon p�re, j'ai abandonn� le Droit.

Et lorsque j'ai revu Oriana, nous �tions adultes.

Mais vous devez en avoir assez...

Mais pas du tout. Vous �tes un conteur n�.

J'avais presque l'impression de voir ce que vous d�criviez.

C'est ce que les gitans me disaient. J'�tais leur conteur pr�f�r�.

Quand le g�ant avait faim, il grimpait sur un nuage noir,

Et apr�s avoir r�cup�r� la foudre naissante,

Il se rendait sur les march�s de par le monde...

Et for�ait les gens � lui donner toute leur nourriture.

Et pour boire, il vidait une barrique de vin en une seule...

Tiens. Finis l'histoire.

Oriana.

Alors? Tu m'aides � descendre?

Ca fait d�j� 2 jours que je suis l�, et tu n'es pas encore venue me voir !

J'ai d� partir � ta recherche, toi... et tes gitans.

- Je peux t'expliquer... - Je ne veux rien savoir!

Bon d'accord, Richard, explique.

J'adore te regarder quand tu expliques.

Tu sais, tu es partie 4 ans. Tu as grandi... Les gens changent.

Mais dans toutes mes lettres, je te disais que je voulais rentrer.

Je t'ai demand� des nouvelles de... notre bois.

Je t'en ai donn�, Oriana.

Tu m'as donn� des nouvelles de tout, sauf de toi... De toi et moi !

Pourquoi ? Je voulais tout savoir de ce que tu pensais, et faisais...

Et si je te manquais.

Je ne te manquais pas, Richard ?

- Si. - Alors pourquoi ne pas l'avoir dit ?

Voulais-tu que je te dise � quelle point tu es belle ?

Je peux te le dire maintenant.

Tu restes la plus belle que je connaisse.

J'imagine que beaucoup d'hommes te l'ont d�j� dit. J'imagine que...

... Francis te l'a dit � Madrid.

Il est "Sir Francis" maintenant.

Il para�t qu'il est tr�s riche.

Tu es toujours jaloux de lui, n'est-ce pas ?

Oui je suis toujours jaloux. Je suis encore tr�s d�raisonnable...

Non, laisse-le partir.

Il est comme toi : Il se d�file.

Comme tu t'es d�fil� avec moi.

- Oui, c'est vrai. - Mais pourquoi ?

Je viens de te le dire... Les gens changent et...

... je ne voulais pas savoir jusqu'� quel point.

Te souviens-tu de notre promesse, quand nous �tions jeunes, toi et moi ?

Bien s�r. Le bois me le rappelait. Je ne suis pas parti, moi.

De s'aimer... pour toujours...

Tu n'y crois plus ?

Tu sais bien que si.

Tu es revenue trop t�t, ch�rie.

Mon livre n'est pas termin�. Qu'ai-je � t'offrir ? Rien !

Tant mieux. J'ai eu une vie trop facile.

J'�tais g�t�e, totalement libre, et �a n'est jamais bon � la longue.

Je veux tout partager avec toi, Richard.

Pas seulement ton succ�s, mais ton combat pour y arriver aussi.

Je suis pr�te � tout abandonner, rien que pour �tre avec toi.

Parce que je t'aime.

Tu es la personne la plus d�sarmante...

et je t'adore.

Maintenant il nous faut des projets, des projets excitants.

D'abord, tu dois aller � Londres et terminer ton livre au plus vite.

Et dans un an, je te rejoindrai et je t'�pouserai.

Attends un peu, pas si vite !

Tu m'�pouseras quand je pourrai t'entretenir, pas avant.

Et accessoirement, quand je t'en ferai la demande.

Et si je me lasse d'attendre, et �pouse quelqu'un d'autre...?

J'en serai tr�s d�sol�.

Tu es d�testable, fier et ind�pendant...

Etonnant que l'amour d'une femme aide � surmonter tous les obstacles.

Je venais d'avoir une modeste commande d'un editeur londonien.

Nous �tions d'accord pour que je l'accepte,

... et que je continuerai � �crire s�rieusement pendant mon temps libre.

Nous pensions qu'en un an, je serais devenu assez connu...

... et assez riche pour lui offrir un foyer.

Pendant que nous parlions, nous oubli�mes le cheval d'Oriana...

Et comment son retour seul pouvait inqui�ter son p�re.

Sur le chemin du retour, Oriana s'arr�ta pour ceuillir des fleurs,

Et arriv� en premier, j'entendis Francis parler avec le p�re d'Oriana.

Vous la surveillez aussi mal que votre argent !

Est-ce votre fa�on d�licate de me rappeler mes dettes envers vous?

Pas du tout, mais je vous rappelle qu'Oriana sera la future Lady Castleton.

Vous me garantirez sa surveillance en �change de vos dettes.

Il n'en est pas question !

Jeune homme, vous surestimez vraiment votre propre importance.

Je vous dois peut-�tre de l'argent, mais je ne vous dois pas ma fille.

Elle est libre de faire ce qu'elle veut de sa vie !

Dieu merci, la voici !

Mon enfant...

Quand j'ai vu le cheval revenir seul, j'ai lanc� des recherches.

D�sol�e si je t'ai inqui�t�, papa.

- Comment allez-vous Francis? - Que les femmes sont cruelles...

Ton p�re et moi avons souffert les tourments d'Hades.

Ce fermier m�rite bien une guin�e pour t'avoir ramen�e.

Merci Francis, mais je ne t'en priverai pas.

Vos bouseux ont de bien �tranges mani�res dans le coin.

Bouseux ? Ne fais pas semblant de ne pas reconna�tre Richard.

Richard, un instant... Bont� divine, que c'est amusant.

Que deviens-tu Darrell ? Pas grand chose, � ce que je vois...

Plus que ce que je m�rite.

Si tu veux bien m'excuser...

J'ai demand� votre fille en mariage, et elle a accept�.

Doux J�sus...! En avez-vous les moyens ?

- Non. - Et bien, quelle impertinence !

Certes, mais l'amour lui a fait perdre ses esprits, et moi mon humilit�...

Nous esp�rions recevoir votre b�n�diction.

Mon gar�on, ce n'est pas vraiment une surprise, mais nous devrions...

Le d�jeuner est servi.

Bon, quoi qu'il en soit Richard, restez manger avec nous.

Et quand est pr�vu ce malheureux �v�nement ?

Dans un an. Richard va partir pour Londres faire fortune.

Dans ce cas, nous pouvons rejoindre nos victuailles sans trop d'inqui�tude.

Oui, le d�jeuner ! Allons-y, allons-y.

C'�tait il y a 11 mois, et rien n'a chang�.

J'ai bien �crit un livre, mais personne ne veut le lire.

Mes rares commandes m'ont juste permis de survivre.

Je suis aussi loin d'avoir fait fortune que l'ann�e derni�re.

Je ne suis pas d'accord, Mr Darrell.

D'ailleurs, j'esp�re bien �tre invit� au mariage dans quelques mois.

Je ne crois pas...

Je veux votre permission de faire publier ce livre.

Et entretemps, j'ai une proposition � vous faire.

Accepteriez-vous de ramener le collier � mon client � Grenade?

- Etes-vous s�rieux. - Parfaitement.

Pour vous le prouver, voici une avance sur les droits de votre livre...

Ainsi qu'un salaire tant que vous travaillez pour moi.

Visiter Grenade, voir l'espagne...

J'en ai r�v� pendant des ann�es!

La fille � gauche vient de d�voiler sa cheville, sir Francis...

Mais pas � toi, Wycroft. Ta remarque est donc d�plac�e.

Oui, certainement.

Au fait, j'ai v�rifi� les comptes ce matin...

J'y ai vu un manque de 15 guin�es.

Comme je n'ai pas pris l'argent, je pr�sume que c'est toi.

Rends l'argent, Wycroft, rends l'argent,

... ou je pourrais �tre tent� de te remettre � certaines autorit�s

... qui seraient ravies de t'enfermer l� o� tu devrais �tre.

Nous devrions aller saluer Miss Camperdene...

... et lui pr�senter nos condol�ances pour la perte de son p�re.

Celle au sourire engageant, Wycroft. Son adresse.

Oui, Sir Francis.

J'aimerais �tre porteur de meilleures nouvelles.

100� par an, pas plus...

Ton p�re, paix � son �me, n'avait pas de chance aux cartes.

Je n'ai jamais vu quelqu'un abattre de si mauvais jeux.

Ni jouer comme il le faisait.

Je ne doute pas qu'avec quelques �conomies, je survivrai.

Il ne sera plus question de survie si tu m'�pouses.

Un moment tr�s ch�re, sinon je vais perdre le fil...

Comme je te l'ai d�j� dit, il y a quelque chose chez toi...

Que je n'ai jamais vu chez une autre femme.

Et je ne me risquerai pas � prendre des engagements intenables � l'autel.

Mais pour toi, tr�s ch�re, il n'y a rien que je ne ferai pas.

Je t'aime, Oriana, et serai honor� si tu me donnais une date.

Francis, personne n'aurait pu faire autant...

... et �tre aussi bon avec moi depuis que Papa est mort.

Mais j'en aime un autre.

- Richard Darrell? - Oui.

Ca ne me regarde pas, mais de quoi vas-tu vivre ?

- De ses revenus. - Qui pour l'instant sont inexistants.

Pour l'instant, mais il reste mes 100� par an.

Ah, vraiment ? Je ne voulais pas te le dire,

mais si tu veux �pouser cet individu, je n'ai plus le choix.

En fait, il n'y aura pas 100� / mois, il y aura un d�ficit.

Tu vois, ton p�re est mort en me devant 3000�.

3,OOO� ?!

- Voici sa reconnaissance de dettes. - Fais voir.

Ecoute, ton bonheur est tout ce qui m'importe.

Si j'�tais s�r de ton bonheur avec Richard Darrell,

Je serais le premier � te souhaiter tous mes voeux du fond du coeur.

Mais je n'y crois pas. Tu es en train de g�cher ta vie.

- C'est la jalousie qui te fait dire �a. - La jalousie...!

Enfin, c'est un vulgaire aventurier...

A l'aff�t d'une femme riche qu'il prendra comme une p�che m�re!

C'est faux! Sans sa fiert�, nous serions d�j� mari�s depuis un an!

Qu'a t-il fait pour te prouver son amour? Alors que je...

Ca ne te ressemble pas de parler comme �a.

Alors que je t'offre mon coeur et ma main.

Pas exactement...

Tu viens m'annoncer que je suis ruin�e...

Et tu t'en sers pour me convaincre.

Si c'est l'impression que j'ai donn�e,

je dois la corriger au plus vite.

Francis, que fais-tu?

J'efface un d�couvert, et te fais cadeau de 100� par an.

Mr Richard Darrell.

Oriana, ta lettre a �t� retard�e, je suis venu d�s que possible.

Ma ch�rie.

Je suis tellement d�sol�.

- Bonjour, Darrell. - Comment vas-tu, Francis?

D�prim�. En tant qu'ex�cuteur testamentaire de Mr Camperdene,

j'avais la p�nible t�che d'annoncer � Oriana qu'elle est ruin�e.

- Est-ce vrai? - Je le crains.

Je ne devrais pas le dire, mais c'est une excellente nouvelle.

Tu vois, il me pr�f�re pauvre, Francis.

Mais tu n'auras pas � l'�tre. Notre chance a tourn�.

J'ai accept� une mission en Espagne, et � mon retour mon livre sera publi�.

C'est incroyable...

- Puis-je vous f�liciter? - Merci.

J'ai d�j� re�u une avance de 200 guin�es...

J'imagine que vous aimeriez �tre seuls.

Merci. Je dois retourner � Londres imm�diatement.

Laissez-moi vous y conduire. Ca sera un plaisir...

- Merci. - Dans un quart d'heure, alors.

Je vois que tu as chang� de tailleur. Mais tu t'es fait avoir...

- Merci. - Vite, raconte-moi tout.

Une mission en Espagne...?

Don Carlos a trouv� que j'�tais parfait pour ramener les diamants.

- N'est-ce pas dangereux? - Personne ne saura que je les ai sur moi.

Ch�ri, tu vas tant me manquer.

Je t'aime tellement.

Ecoute, je n'irai pas.

Je n'irai pas! Je suis un �go�ste.

Ne dis pas n'importe quoi. Bien s�r que tu dois y aller.

Imagine ce que �a repr�sente. Seulement, sois bien prudent.

Et reviens vite.

Ch�rie...

Tu ne verras pas trop Francis pendant mon absence...?

Tu sais, tu n'es pas juste avec francis.

Juste avant ton arriv�e, il s'est montr� extr�mement g�n�reux.

Papa avait perdu �3000 aux cartes contre lui,

et tout � l'heure, il a br�l� sa reconnaissance de dettes.

Donc tu vois, il n'est pas le sc�l�rat que tu imagines.

Attends, j'ai quelque chose pour toi...

Il y a une miniature � l'int�rieur...

Je l'ai fait faire par Isobet � Paris.

C'est presque aussi charmant que toi.

Tu le porteras?

- Jusqu'� ma mort. - Es-tu pr�t?

Oui, j'arrive.

Je vais devoir y aller...

Reviens vite!

Je t'aime.

Inutile de dire que je t'envie, Darrell.

- En bon perdant, je te f�licite. - Ne te fatigue pas.

Pardon?

Pourquoi ne pas avoir remis la reconnaissance de dettes aux notaires?

- Ca ne te regarde pas. - Oh, mais si.

Lorsque nous serons mari�s, nous partagerons aussi nos dettes.

Quel dommage, j'ai donc br�l� un document qui valait 3000�.

300, pour �tre pr�cis.

Avant mon d�part, je t'enverrai 100� en accompte,

et je te signerai une reconnaissance pour le reste.

Je ne comprends pas. 300?

R�cup�r� dans l'�tre.

Sans commentaire.

Donc tu ne verras plus Oriana, n'est-ce pas Francis?

C'est sur moi que tu devrais te defouler, si tu le peux.

Oui. Merci de me le rappeler.

Nous levons l'ancre dans 10mn.

En haut ou en bas ?

- Y aura t-il quelqu'un d'autre? - Oui, mais il a l'air tr�s r�serv�.

- Il ne devrait pas vous d�ranger. - En haut alors.

Ca l'�nervera peut-�tre d'avoir � grimper si haut.

Pardon. Puis-je entrer?

- Je vous en prie. - Mon nom est Meakin.

- Mr Meakin. - Moi c'est Darrell.

On m'a dit que nous partagions cette cabine.

Bien que je sois excellent marin,

avec votre permission j'aimerais me coucher maintenant.

Comme vous voudrez. Je vais aller sur le pont.

Je vous apporte votre bagage.

Que voulez-vous?

Mes excuses.

Mes excuses.

- D�sol�, je n'ai pas fait expr�s. - Pas de probl�me, Mr Darrell.

M�me heure demain?

Vous n'avez rien, j'esp�re?

Non. Je suis moi-m�me tr�s bon boxeur.

Pouvez-vous m'aider, s'il vous pla�t?

Bien s�r, avec plaisir.

Nous devrions apercevoir le Finisterre d'un moment � l'autre.

- Etes-vous d�j� all� en Espagne? - Oh, oui. Plusieurs fois.

Restez-vous longtemps � Malaga?

Juste le temps de trouver un guide et un cheval pour l'�tape suivante.

A savoir...?

- Grenade. - Ah, une ville envo�tante.

Sans les odeurs, on se croirait au paradis.

Je peux vous aider concernant le guide et le cheval.

Je ne suis pas sans influence � Malaga.

Merci, je vous suis reconnaissant.

D�tes-moi, Mr Meakin, que faites-vous exactement?

Pas facile de r�pondre � cette question.

Une foule de choses, en fait.

Certaines agr�ables, d'autres moins.

Mais un homme doit bien vivre. Enfin, certains...

On peut dire que je suis un interm�diaire...

entre les d�sirs d'autres hommes et leur concr�tisation.

On dirait que...

... que vous n'avez pas de vie � vous.

Pas exactement, mais j'ai procur� beaucoup de plaisir � d'autres.

La mer est de plus en plus bleue, vous ne trouvez pas?

Oui, n'est-ce pas?

Si vous regardez attentivement, vous verrez des poissons volants.

Vraiment?

Ca alors, vous avez raison! Regardez !

Je crains que vous ayez rat� votre chance.

Oui, je le crains, effectivement...

Y a t-il toujours autant de monde � Malaga?

C'est le jour de la fiesta, vous �tes chanceux.

Enfin, peut-�tre pas aussi chanceux que �a.

- C'est la fiesta presque tous les jours. - On va en avoir pour des heures.

Mon Dieu, nous devrions d�j� �tre avec le guide.

Je vous suis tr�s reconnaissant pour ce que vous faites...

Mais pourquoi vous donner tant de mal pour un inconnu?

Je vous ai promis de vous aider � rejoindre votre destination.

Merci. J'esp�re pouvoir en faire autant un jour.

Je n'en doute pas, Mr Darrell.

Qui est-ce?

Ca doit �tre El Ganiado, le torrero.

Je m'attendais � ce que l'Espagne soit incroyable, mais pas � ce point.

J'esp�re pouvoir y rendre justice dans mon livre.

Vous savez, Meakin, je pourrais regarder �a des heures.

Oui, mais nous devons traverser cette foule.

Maintenant que j'y pense,

il me sera peut-�tre plus simple de n�gocier si vous n'�tes pas l�.

Je propose qu'on se retrouve dan ce caf� dans la soir�e.

- A quelle heure? - 11 heures?

A tout � l'heure.

Dites � cette fille de me rejoindre plus tard.

Rosal? Je ne l'ai jamais vue s'asseoir � une table avec un homme.

Foutaises. Que fait-elle ici, alors?

Elle travaille, se�or.

Anglais?

Vous n'avez pas l'air d'un anglais.

Ma m�re �tait espagnole. Ca doit �tre pour �a.

Vos yeux sont si sombres et chauds...

Comment vous apelle votre ch�rie?

- Richard. - Donc c'est Don Ricardo?

Oui, je suppose.

Avez-vous de l'argent pour le tambourin de Rosal, se�or?

Vous l'avez m�rit�. Je n'avais encore jamais vu quelqu'un danser comme vous.

J'aime votre argent, mais je pr�f�re vos compliments.

- Vous n'�tiez jamais venu en Espagne? - Jamais.

- D'o� �tait votre m�re? Malaga? - Santander.

Et vous?

Des rochers... De sous les �toiles.

J'appartiens aux Usari, le peuple de la baie.

Ma cave est � Grenade, mais une danseuse peut aller n'importe o�.

En Angleterre, j'ai beaucoup d'amis gitans.

Maintenant que je suis � votre table, vous avez des amis gitans ici aussi.

- Du vin, Pablo. - Tout de suite, se�orita.

Jamais � la table d'un autre homme, hein?

C'est la premi�re fois, se�or!

- Ca vous pla�t que je sois � votre table? - Oui beaucoup.

La plupart des hommes ici feraient tout pour que Rosal soit � leur table.

Je n'en doute pas.

En me voyant avec vous, ils sont fous de jalousie.

Je ferais mieux de m'asseoir dos � cette colonne.

- Vous vous moquez de moi. - Pas du tout, je suis juste prudent.

- Vous ne croyez pas qu'ils soient jaloux. - Mais si. Je le suis moi-m�me.

- De qui? - Quelqu'un que vous ne connaissez pas.

- Je ne l'aime pas. - Parce que vous ne la connaissez pas.

Je ne veux pas la conna�tre.

Si vous l'aimiez un peu moins, Don Ricardo,

peut-�tre m'aimeriez-vous un peu plus...

Je ne sais pas. Je ne l'esp�re pas.

Mais vous me trouvez jolie?

Inconfortablement jolie.

C'est gentil.

Suis-je aussi jolie qu'elle?

D'une fa�on diff�rente...

De quelle fa�on ?

D'une fa�on qui pourrait faire que...

... pour une heure, peut-�tre deux...

... vous pourriez l'oublier...?

Vous �tes une femme tr�s perturbante et je refuse de r�pondre � cette question.

Ah. Voici votre ami.

On d�ne ensemble plus tard?

J'ai parl� au guide.

- Il va venir se pr�senter. - Oh, merci.

Charmante. Vous �tes int�ress�?

Si oui, je suis s�r qu'on peut s'arranger...

- "S'arranger" ? - A Malaga, tout est � vendre.

L'honn�tet�, la vertue, et m�me les vies humaines.

Mes excuses.

Juan, je prendrai ta jument, et le hongre noir de Diego.

- J'arriverai avec l'anglais apr�s l'aube. - Nous y serons.

- Mais pourquoi tuer cet homme? - Une histoire de femme...

Peu importe, tant que nous sommes pay�s.

Sortez tous, je dois me changer.

- On �tait juste en train de parler, Rosal. - Allez parler ailleurs.

Tu te souviens de la mantille que l'on a vue hier?

- Pourquoi? - Je voudrais te l'offrir.

Et la lune avec ? O� vas-tu trouver 100 pesetas?

Et bien, je suis cens� ne rien dire...

Voici notre homme, Mr Darrell.

- Votre nom? - Suiza, se�or. Un excellent guide.

- Vous connaissez la route pour Grenade? - Au caillou pr�s.

- Et les chevaux. - Tout est pr�t.

Quand voulez-vous partir?

- A 6 heures? - 5 heures, �a serait mieux.

- A cause de la chaleur du soleil. - Bien. Asseyez-vous. Un autre verre!

Tu es fou. Tu as plus de chances de finir garott� qu'avec 100 pesetas.

A part pr�ter un cheval, je ne prends aucun risque.

- Et je serai pay� d'avance. - Par qui?

- Suiza, le guide. - Cette homme!

Je serai pr�t.

Merci pour tout. Je me l�ve t�t, je crois que je vais me coucher.

Faites de beaux r�ves.

Se�or, je dois vous parler.

Certainement pas! Vous �tes une mauvaise fille...

Inutile d'essayer vos stratag�mes avec moi.

Se�or, �coutez. Vous �tes un ami de Don Ricardo?

Asseyez-vous. Si mon clan sait que je vous parle, ils...

Alors?

- Il est en danger. - En danger?

Je vais m'en occupper, tr�s ch�re, ne vous tracassez plus.

Une modeste r�compense pour votre acte de courage et de g�n�rosit�.

J'esp�re...

J'esp�re sinc�rement que nous nous reverrons.

Mes excuses...

Voici le cheval comme convenu. O� est l'argent?

Vois �a avec l'anglais.

Voici l'argent. O� sont les hommes qui vont s'en charger?

L�ve la t�te quand tu parles � un gentleman. Mani�res de cochon!

- A gauche, non? - A droite, se�or.

- J'aurai jur� que c'�tait par l�. - C'est plus court � droite.

Et plus populaire on dirait...

Des chevaux sont pass�s par l� il y a moins d'une heure.

Le se�or remarque tout.

Je t'ai amen� quelque chose.

- Qu'est-ce que c'est? - Devine.

Je n'ai m�me pas envie d'essayer.

C'est pour toi.

C'est joli.

- Comment l'as-tu eu? - Je l'ai achet� pour 75 pesetas.

Avec l'argent que m'a donn� l'anglais.

- Quel anglais? - Le maigre en noir.

Je ne t'avais pas dit que c'est lui qui nous payait?

Non, tu ne me l'avais pas dit.

Va faire un feu. Nous allons manger en l'honneur de ma mantille.

Vite, vite!

- J'ai besoin d'un cheval maintenant. - Ah oui? Pas le mien, en tout cas.

Reviens! Reviens!

C'est l�?

Oui. De l�-haut, l'un de nous pourra voir l'anglais approcher.

Je m'en charge.

J'adore une bonne bagarre, mais je ne dois pas �tre vu.

Heureusement qu'on est moins d�licats...

Pourquoi croyez-vous que je vous paie?

Vite, il ne doit pas �tre bien loin !

- Quelqu'un m'appelle? - Un renard, se�or.

Les montagnes sont pleines de renards.

Bonjour, se�ores. Si vous �tiez en file indienne, nous pourrions passer.

Je vois.

Ca va se g�ter, n'est-ce pas?

Attention! Il a un...

Ces v�tements valent le coup.

- O� est Alonso? - Au fond du ravin.

- Est-il mort? - A votre avis, avec une balle dans la t�te?

Le m�daillon et la bourse, donnez-les moi.

L'argent d'abord!

Voici votre argent.

Il s'est bien d�fendu.

Tant mieux. On n'a plus qu'� partager en 2 parts.

- Qui c'�tait? - Je ne veux pas le savoir.

- Dans sa ceinture, hein? - Oui, Sir Francis.

- Extraordinaire. - Ca doit avoir beaucoup de valeur.

Ce que je trouve extraordinaire, c'est que tu sois revenu avec.

- Je vous suis d�vou�. - Taratata...

J'ai bien remarqu� que vous m'avez fait surveiller tout du long.

- Tu t'en es rendu compte? - Ca m'a bless�, Sir Francis.

- Un cr�ature si r�voltante. - Allons allons, un bien grand mot...

- Ce bandeau sur l'oeil... - Certes, le bandeau est un peu...

Qu'est-ce qui t'a pris de ramener un objet vol� chez moi?

Tu devais juste m'en d�barrasser, pas te comporter comme un vulgaire brigand.

- Comment oses-tu? - Mais je pouvais difficilement le jeter!

Par ailleurs, je me disais que vous aimeriez voir cette babiole...

... orner la gorge p�le de Miss Oriana.

Je vous sais g�n�reux avec les jolies filles, Sir Francis.

''Jolies filles?'' Comment oses-tu, petit rat?

Comment oses-tu mettre Oriana et les autres dans le m�me sac?

Elle leur est aussi �loign�e que la lune l'est de la terre.

Elle est unique. Une cr�ature de feu et de beaut�.

Une princesse parmi les femmes, et tu oses...

Effectivement, Sir Francis. Mille pardons!

J'ai fait preuve d'une monstrueuse faute de go�t.

Enferme cette satan�e chose dans mon coffre.

As-tu suivi mes instructions concernant le m�daillon?

Oui, Sir Francis. Miss Oriana devrait le recevoir par courrier demain.

Je l'ai retir� avant de trancher la gorge de Mr Darrell.

- Tu lui as tranch� la gorge? - Oui, Sir Francis.

De gauche � droite. Et je l'ai pouss� dans le ravin.

- Ca a �t� tr�s d�sagr�able. - J'imagine.

- Tu es un dangereux personnage... - Je t�che de vous donner satisfaction.

Et Dieu merci, c'est le cas.

Mais tu n'avais pas � ramener ces diamants.

Car personne ne te surveillait, Wycroft...

Avec ou sans bandeau sur l'oeil.

Tu as �t� plus pr�s que jamais de la fortune, mon gar�on.

Je trouve que c'est diaboliquement dr�le!

Se�orita, ce pendentif m'a �t� donn� par un homme

qui m'a suppli� de vous le remettre avec son dernier souffle.

Il est mort avec votre nom sur ses l�vres.

Je ne sais pas ce qu'il est devenu apr�s �a,

car si j'avais inform� la police de sa mort,

j'aurais pu �tre suspect� de l'avoir caus�e.

C'est aussi pour �a que je sous-sign�, avec mes sinc�res condol�ances,

Anonyme.

Toutes mes condol�ances, Oriana.

Quelle terrible histoire.

Quels sont tes projets?

- Je n'en ai pas. - Je comprends.

Mais tu dois regarder la r�alit� en face.

Tu es seule maintenant, sans protection ni argent...

Que vas-tu faire?

Quelle importance?

Maintenant que j'ai perdu Richard, j'ai tout perdu.

Donc quelqu'un doit s'occupper de toi.

T'aider � construire un monde nouveau.

Vivre ou mourir m'est �gal.

Maintenant peut-�tre, mais le temps att�nue les pires douleurs.

Je n'ai pas la pr�tention de remplacer Richard dans ton coeur...

Mon coeur est mort, Francis.

Mais ce que je veux par dessus tout, c'est t'aider,

t'offrir la protection de mon nom...

et de mon amour.

Et t�che de comprendre ceci, Oriana :

Je ne demande rien en retour, tant que tu ne voudras pas l'offrir.

Francis, tu as... toujours �t� si bon avec moi.

- Mais... - Non, ne r�ponds pas maintenant.

Mais je te pr�viens,

Je ne cesserai pas de plaider ma cause avec toute l'insistance possible.

Maintenant, laisse-moi te raccompagner, ma ch�re.

R�veille-toi, mon Ricardo. C'est l'heure de ton bouillon.

- R�veille-toi.

Hello, Rosal.

Tu te souviens que je suis Rosal?

Allez, prends-en un peu.

La fi�vre est tomb�e, mon amour.

Tu vas pouvoir dormir tranquillement.

Tu te sens mieux?

Mais je ne peux toujours pas me souvenir...

- Que s'est-il pass�? - Tu as �t� bless�.

L� o� tes cheveux sont devenus blancs.

Je t'ai ramen� � la vie.

Tu ne te souviens de rien?

Rien � part que tu es Rosal.

O� suis-je? Depuis quand suis-je ici?

Depuis longtemps. Je t'ai amen� ici.

C'est ma grotte pr�s de Grenade.

Le trajet �tait long.

Qui suis-je?

D'o� viens-je?

O� allais-je?

Je ne me souviens plus.

Je ne me souviens plus de rien.

- M�me pas de mon nom! - Ricardo.

C'est ton nom. Ricardo.

N'y pense pas.

Essaie de dormir.

Pourquoi es-tu si bonne avec moi?

Je t'aime.

Nous nous aimons.

Vraiment?

Je ne me souviens plus.

Mais je ne pensais pas �tre amoureux de toi.

Si, si tu l'es.

Essaie de dormir.

Dors.

Du calme!

J'aime beaucoup.

Et tu t'es servi de mon couteau de chasse.

Regarde ce que je te ram�ne.

Tu vas aimer, mon amour.

Tu vas �tre content de moi. Tu vas ressembler � un vrai gitan.

C'est formidable. O� as-tu trouv� tout �a?

Je les ai achet�s � la m�re d'un homme qui n'en a plus besoin.

Il a perdu un combat au couteau la nuit derni�re.

Mais il ne les portait pas. Ce sont ses plus beaux.

Il y a quelques courants d'air...

- Comment me trouves-tu? - Beau, comme un matador.

Essaie-les tous. Je veux voir.

Je ne pourrai jamais te remercier...

- Bient�t, quand j'irai mieux... - Non, ne dis rien.

Je t'aime. Je veux tout te donner.

- Et tu m'aimes. - En fait, Rosal...

Bient�t, tu m'aimeras.

Tu verras.

Rosal, c'est pr�t!

Rosal, le petit d�jeuner...

Je suis l�, et je t'aime!

Tu n'y es pas rest�e longtemps.

Tu en aurais fait autant. Cette eau de montagne est glac�e.

D�p�che-toi. Le petit d�jeuner est pr�t.

- Tu es plein de qualit�s. - Il n'a pas l'air bon.

Dans ce cas, je vais le refaire.

Les hommes sont tous les m�mes.

Je ne ram�ne pas des provisions pour que tu les g�che.

Stop! Ne bouge plus!

- Pourquoi, qu'y a t-il?

Des sables mouvants! La mort est tout autour de toi!

Que dois-je faire?

Le tas d'herbe � ta gauche!

Maintenant reste sur l'herbe!

Viens vers moi!

Attention, ne glisse pas!

Je ne peux rien faire sans toi, n'est-ce pas?

Pourquoi me faire tant de frayeurs?

Tu n'as plus � avoir peur.

Tu m'as embrass�e.

Je me demande pourquoi je ne l'ai pas fait plus t�t.

Peut-�tre viens-tu juste de d�couvrir que tu m'aimes...

Ces petis mots ont-ils tant d'importance pour toi?

C'est la seule chose qui compte.

Tu m'aimes vraiment, n'est-ce pas?

Oui, Rosal.

Je t'aime.

Plus que n'importe qui au monde?

Mon monde, c'est toi.

Ch�re Lady Castleton, Richard Darrell aurait voulu

que vous soyez la premi�re a recevoir une copie de son livre.

Veuillez l'accepter comme un modeste cadeau de mariage.

Votre serviteur, Carlos de Santillane y Miraflores.

Que se passe t-il, Celestine?

Sir Francis! On m'avait dit qu'aucune femme n'�tait en s�ret� ici.

Mais si t�t apr�s son mariage...!

Retourne en bas, Celestine.

- Francis, est-ce vrai...? - Et pourquoi pas?

Mais inutile d'en faire toute une histoire.

Les belles l�vres sont faites pour embrasser.

Une v�rit� qu'il te reste � apprendre.

Que dois-je en conclure?

Un peu de concurrence suffit � r�veiller une femme, tr�s ch�re.

Tu aimes agir � ta fa�on. Jusqu'� maintenant, tu as donn� le "la",

et il f�t horriblement faux.

Et entre nous, je sugg�re que nous passions � un air plus enjou�...

Et je sugg�re que tu te souviennes de tes mots lors de nos fian�ailles.

Et que tu as r�p�t�s une douzaine de fois.

L'histoire ancienne m'ennuie un peu...

Tu disais que tu me donnerais du temps, que tu serais doux...

Mais depuis le mariage, tu es un autre homme.

Pendant la lune de miel, tu n'acceptais aucun refus.

Et depuis que nous sommes ici, et que je me suis refus�e,

tu te venges en m'humiliant! Comme tout � l'heure!

Tu n'as tenu aucune de tes promesses!

Oui j'en conviens, j'en ai oubli� quelques unes.

Celles que tout homme fait pour obtenir la femme qu'il d�sire.

Mais tu n�tais pas na�ve au point de les croire?

- Quelle idiote j'ai �t�! Idiote!

Peut-�tre, mais je n'aimerais pas avoir � te rappeler que...

j'ai investi 3000� dont j'attends encore les dividendes.

Tu es insupportable!

- Peut-�tre... - Laisse-moi!

Il serait vain de pr�tendre que ton comportement me pla�t,

... mais je sais que tu te montreras d�vou�e lors de notre soir�e du 4.

Avec le tout-Londres invit� pour c�l�brer mon �pouse...

- J'aimerais qu'ils te croient heureuse. - "Heureuse" !

Donc m�dite bien tout cela avant que ma patience ne s'�puise...

Ce qui est dangereusement proche...

L'heure tourne, tr�s ch�re.

Je me ferai l'honneur de t'appeler un peu plus tard.

Quand tu auras bien r�fl�chi � ce que je t'ai dit.

D'ici l�...

Oriana, ouvre la porte!

Ouvre la porte ou tu vas le regretter!

Tr�s bien ma ch�re...

Il va falloir que je trouve un moyen de t'inculquer tes devoirs conjugaux.

Bonne nuit.

C'est moi ou la lune que tu embrasses, Ricardo?

Bient�t, elle brillera ici, d�lavant toutes les couleurs.

Tout � l'heure encore, il faisait sombre.

Seul le feu savait que nous �tions l�.

Ecoute, Rosal.

On entend presque les ombres bouger.

Quand tu �tais malade, je r�vais de cette nuit.

Je pouvais �tre ici en sachant que tu m'aimais.

Maintenant mon r�ve est r�alit�, mon amour.

Il est tard.

Tr�s tard. Nous devrions dormir.

Sais-tu ce que je veux plus que tout au monde?

Non, quoi?

Un verre. Avons-nous du vin?

Tu m�riterais de te prendre une bouteille sur la t�te.

Il fait plus frais ici.

C'est incroyable de ne rien savoir sur soi-m�me, de n'�tre personne.

Je sais que je suis Ricardo, mais en fait, je ne sais rien.

Tu sais que je t'aime, Ricardo.

Ricardo? Je n'ai pas l'impression d'�tre un Ricardo.

Quel genre d'homme �tais-je? Quel �tait mon m�tier?

Vais-je d�pendre de toi toute ma vie?

- Ca serait si terrible? - Non, mais �a ne serait pas juste.

Et voil�. Comment ai-je appris ce qui est juste et ce qui ne l'est pas?

Parfois je sens que je deviens un peu fou.

Je crois que c'est �a: Je suis un peu fou.

Arr�te de parler, et embrasse-moi.

Parfois j'ai l'impression que �a va me revenir.

J'ai juste besoin d'un mot, d'un regard, d'un geste...

Tu te souviendras de tout un jour.

Oui mais quand? A 80 ans, quand il sera trop tard?

Trop tard?

J'ai l'impression d'avoir laiss� quelque chose d'inachev�.

Ca me hante.

Je sais. Je t'ai vu te battre.

Je voulais t'aider, mais je ne pouvais rien faire.

Mais tu vas mieux maintenant.

- Tu as cess� de l'appeler. - Qui?

Au d�but, tu l'appelait tout le temps.

Ca me rendait jalouse.

Mais apr�s ce soir, je n'ai plus � �tre jalouse.

Je n'ai plus � m'inqui�ter d'Oriana.

Non non, tu m'appartiens. Tu m'aimes.

Tu m'as dit que tu m'aimais.

Idiote, quelle idiote d'avoir prononc� son nom!

C'est le pass�.

Je veux que tu oublies, que tu continues d'oublier.

Je n'avais besoin que d'un nom...

Tu ne dois pas t'en souvenir. Oublie tout le monde sauf moi!

Rosal, la vie ne peut pas s'arr�ter �ternellement.

Pendant des mois, tu as cru que ce serait possible, et qu'on resterait ici.

Je ne pensais qu� mon amour pour toi.

Mais maintenant tu ne m'aimes pas.

Ce n'est pas une question d'amour, mais de responsabilit�.

Un homme doit faire son travail. Je dois faire le mien.

Beaucoup de monde d�pend de moi. Je ne peux pas les laisser.

Tu ne le voudrais pas toi-m�me.

"Du monde"... Tu veux dire Oriana.

- Ca m'est �gal si tu la laisses. - Mais il n'y a pas qu'elle.

R�flechis, Rosal. Ils vont me prendre pour un voleur.

Don Carlos me fait confiance. Je dois le revoir au plus vite.

- Ricardo, dis-moi que tu m'aimes. - Ca ne sert � rien, Rosal.

Je dois y aller.

Ils vont te tuer!

Me tuer?

Il y a plusieurs moi � Grenade, quand tu �tais malade...

J'ai vu des annonces dans la ville. Des annonces de la police!

Ta t�te est mise � prix.

Je ne peux pas te laisser partir! Je ne le peux pas!

Tout ira bien. Ils ne m'auront pas, je te le promets.

Ca me donne une raison de plus de voir Don Carlos.

- Et s'il t'arrive quelque chose? - Rien ne m'arrivera. J'ai trop � faire.

Je vais y aller.

Rosal, approche.

Quoi qu'il arrive, je reviendrai.

Tu dois me croire. Je reviendrai.

Je te le promets.

- Le journal, se�or? - Non merci. Attendez...

- Le English Times? - Si, se�or.

- Et il n'a que 3 semaines! - Si, se�or.

C'est bien la maison de Don Carlos?

Si, se�or. C'est la maison de Don Carlos.

- Il n'y a personne? - No, se�or.

Le majordome est parti au march�.

Il m'a dit hier soir que Don Carlos serait de retour dans 2 ou 3 semaines.

Pourrais-je avoir du vin et de quoi �crire?

- De quoi �crire? - Ce avec quoi on �crit des lettres.

De quoi �crire. Bien.

Aqu'i esta, se�or, de quoi �crire.

Avis de mariage : Francis Castleton et Oriana Camperdene.

Approchez.

Rangez �a et amenez-moi du cognac.

- Du cognac, se�or? - Oui, du cognac.

Approchez.

Je voudrais que vous me postiez cette lettre.

C'est tr�s important, tr�s important.

Sans tarder, se�or.

- N'oubliez pas. - No, se�or.

Qu'est-il arriv�? As-tu vu Don Carlos?

Non. Il ne sera pas l� avant la fin du mois.

- Tu vas attendre ici avec moi? - Tu veux toujours?

Tu sais bien que oui.

Aujourd'hui, je peux douter de tout.

- Mais je t'ai dit que je t'aimais. - Ca t'a fait une belle jambe.

Nous �tions ensemble. Me suis-je plains, Ricardo?

C'est bien le probl�me. Tes valeurs devraient �tre r�ajust�es.

Tu perds ton temps avec moi, Rosal.

Tu devrais apprendre � reconna�tre ce qui vaut d'�tre conserv�...

... et ce qui devrait �tre jet�.

Je crois que tu es un peu sao�l.

Je suis plus qu'un peu sao�l, Rosal.

Assieds-toi et repose toi.

- Je vais t'amener de l'eau du lac. - Non, ne me laisse pas.

- J'en ai pour une minute. - Non, viens t'asseoir.

Dis-moi Rosal, que d�sires-tu plus que tout au monde?

Toi.

Et c'est tout?

Tu es s�re?

Et bien tu m'auras.

Marions-nous, Rosal.

Pourquoi pas?

Pourquoi pas...?

Moi, Paco, le roi de tous les gitans,

vous d�clare, toi Ricardo, et toi Rosal,

unis par les liens du mariage.

Je suis si heureuse, mon amour.

C'est �a, Cumbermere. Lord Ripon � ma droite, Sir Jocelyn � ma gauche.

Vous avez joliment arrang� les fleurs.

C'est le travail de Mme Meadows, Madame la Comtesse.

Je n'ai jamais su arranger les fleurs.

C'est curieux d'ailleurs, mon p�re ayant �t� dans les pompes fun�bres.

- Madame? - Qu'y a t-il M. Wycroft?

Sir Francis. Un emp�chement professionnel...

Il ne va pas pouvoir �tre pr�sent au d�ner.

Mais c'est absurde. Comment vais-je expliquer son absence aux invit�s?

Avec son tact habituel, Sir Francis a d�j� inform� tout le monde...

... que le d�ner �tait annul�.

- Cumbermere, vous pouvez d�barrasser. - Oui, milady.

S'il vous pla�t. Permettez-moi de parler.

Sir Francis, r�alisant votre d�ception,

a pr�vu une compagnie f�minine � la place.

Une compagnie f�minine?

Je crois qu'elles sont d�j� arriv�es, milady.

- Regarde ce que tu as fait. - Que se passe t-il ?

Silence! C'est pas parce que tu es une... qu'il faut te comporter comme telle.

Par ici les filles, je connais le chemin!

Regardez! Des p�ches Hothouse! Elles valent un shilling pi�ce!

- Qu'est-ce que c'est que ces mani�res? - Qu'est-ce qui te prend?

Que dois-je faire, milady?

Servez-leur un verre de sherry, Cumbermere.

- Mais... - Ce sont nos invit�es.

- Voulez-vous un verre de sherry? - Du p�tillant pour moi.

Que du sherry? Et pas de porto?

On sert le porto plut�t apr�s le repas.

Et le bourgogne au petit d�jeuner ?

Il y a � boire et � manger, mais o� sont les hommes?

- Oui, o� sont les hommes? - Oui, o� sont les hommes?

Je suis d�sol�e, je crains qu'il n'y en aura pas.

Il va falloir s'en passer.

- Et d'o� venez-vous? - J'ai toujours �t� l�.

- Vous n'�tes pas des n�tres. - Je suis n�anmoins invit�e.

- C'est ce que vous d�tes. - On n'aime pas les inconnus.

Et beaucoup l'ont appris � leur d�pens.

Allez les filles, on la d�coiffe. Dessapez-la!

Mesdemoiselles! Un peu de tenue!

C'est Lady Castleton.

Je suis capable de me pr�senter toute seule, Cumbermere.

- Servez le d�ner tout de suite. - Oui, milady.

D�sol�e de ne pas m'avoir pr�sent�e plus t�t. Asseyez-vous, je vous en prie.

Nous n'en ferons rien.

C'est bien vrai, vous �tes Lady Castleton?

Bien s�r, sinon je ne l'aurai pas dit.

Certes. Je ne vois pas pourquoi quiconque s'en vanterait.

- Je vous en prie... - Une autre question.

Saviez-vous que nous �tions invit�es ce soir?

Non, c'�tait... une surprise.

Vous vous en �tes sortie comme une vraie lady.

On conna�t Sir Francis Castleton, et c'est un animal. Y a pas d'autre mot.

Beaucoup d'homme sont des animaux, mais c'est le pire.

Allez les filles, on s'en va.

Et si certaines d'entre vous ont vol� quelque chose, vous le reposez.

Sinon je vous arrache les yeux.

Et j'esp�re que vous me croirez :

Si on avait su, on ne serait pas venues.

Vous �tes tr�s gentille. Merci.

Gentille? Moi?

N'importe quoi. Je ne suis qu'un vieux tromblon.

Ni plus ni moins. Allez les filles!

D�sol�e... Et je vous rends votre cuill�re.

- Vous pouvez la garder. - Je ne me rabaisserai pas.

Je vous rends celle-ci aussi.

Puis-je me permettre un conseil, ch�rie?

Oui bien s�r.

A votre place, je ne resterais pas dans cette maison une minute de plus.

Enti�rement d'accord.

Cet homme est vraiment pourri.

- Il arrive! - Cachez-vous!

On va la lui donner, sa soir�e. Il va voir ce qu'il va voir!

- O� vas-tu? - Je te quitte.

- Retourne dans ta chambre! - Laisse-moi passer!

Si tu penses t'en aller, tu te trompes. Lourdement!

Je devais te donner une le�on. La premi�re n'a pas �t� un succ�s.

La Loi me permet de te punir, et c'est ce que je vais faire.

- Tu n'oseras pas. - Vraiment?

Apr�s �a, tu seras plus tol�rante et g�n�reuse � mon �gard.

Je te hais.

Tant mieux. Si l'amour ne peut briser la glace, on va essayer la haine.

- J'aime cette flamme dans tes yeux. - Madame, une lettre.

Donnez-la moi et sortez!

- Mais Monsieur... - Sortez.

Madame, c'est pour vous. C'est l'�criture de M. Richard !

Donc il est vivant. Donne-la moi, Francis, donne-la moi.

Mes f�licitations, en esp�rant sinc�rement

que vous serez aussi fid�le � votre mari qu'� moi.

Votre confiance et votre amour ont aussi peu de valeur

que vous n'en avez, Lady Castleton, pour moi.

Je suis confiant dans ma capacit� � vous oublier

aussi facilement que vous avez �limin� celui qui fut votre amant d�vou�.

La voici tr�s ch�re, je t'en prie.

Il est peut-�tre vivant pour toi, mais pour lui, tu es aussi morte...

...qu'un poisson farci.

Quelle exp�rience �puisante. J'ai besoin d'un verre.

Mais je m'en voudrais de te d�cevoir.

Tu noteras que cette fois, c'est moi qui ai la cl�.

Tu es vivant.

Vivant!

Qui est l�? Je n'aime pas �tre d�rang� � une heure si tardive.

Tu feras une exception pour moi, j'esp�re...

Oh, Sir Francis, pardonnez-moi!

Il est facile de pardonner � un serviteur d�vou�.

Merci, Sir Francis. Votre opinion m'est tr�s ch�re.

Wycroft, souvenez-vous du cas de Mr Darrell.

Est-ce n�cessaire, Sir Francis?

Si je me souviens bien, il a �t� abattu par un des gitans.

Tout � fait. La balle lui a transperc� le cr�ne.

Et ensuite, pour �tre s�r, tu l'as achev�...

- Oui, Sir Francis. -Avec un couteau.

Avec un rasoir, Sir Francis, un rasoir.

Lui tranchant la gorge de droite � gauche?

De gauche � droite, Sir Francis.

Sale b�tard menteur!

Comment expliques-tu qu'il arrive encore � �crire � ma femme?

Ben voyons! Wycroft!

Comme je vous l'ai dit, quand Richard a disparu avec les diamants,

J'ai tout de suite pens� qu'on l'avait vol� et tu�.

Dieu merci ce n'est pas le cas.

Vous allez m'aider � le trouver. Je vous en prie, se�or.

Ca sera difficile, ma ch�re. Il se cache s�rement.

Mais je ne comprends pas. Il n'a pas vol� le collier.

Vous ne croyez pas �a quand m�me?

Bien s�r que non, mais la police, si.

Mon client m'a envoy� ceci. Ils ont d� avertir les forces de l'ordre.

Il est impensable que l'on puisse oser croire...

Vous partez pour l'Espagne. Emmenez-moi avec vous, se�or.

Vous savez ce que �a implique... Vous �tes une femme mari�e.

Vous sacrifiriez tout.

Une heure avec Richard vaut tout ce que je pourai perdre.

Est-ce bien raisonnable? La lettre contenait plus de haine que d'amour.

Ce type de haine, c'est de l'amour.

Il a besoin de moi, je le sais.

Ces sales routes espagnoles... Et arr�te de gigoter.

J'�tais juste en train de voir si en voyageant par la terre

on arriverait avant ou apr�s la Comtesse.

Tu me feras le plaisir de la garder en dehors de ton sale esprit.

A moins que son bateau n'ait coul�, elle est � Grenade depuis 3 jours.

- Je me demande si c'est vrai. - Bien s�r que c'est vrai.

Que mon esprit est sale, je veux dire.

- Alors? - J'ai �chou�.

Mon client refuse mon argent.

Seul le retour du collier le convaincra de retirer sa plainte.

Mais qu'allons-nous faire?

Un homme vous demande, se�or. Il refuse de donner son nom.

Il a dit qu'il "cherchait son chemin dans les bois".

- Je ne sais pas ce qu'il voulait dire. - Demande-lui de nous rejoindre.

Oh, puis-je...?

J'ai des choses � faire...

... qui me prendront une heure. Au moins.

"Un chemin dans les bois"

Don Carlos vous attend dans le jardin, se�or.

- Ch�rie! - J'�tais s�re que tout allait bien.

Je savais qu'on se retrouverait. Je t'aime tellement.

Mais pas assez pour refuser un titre et tous ses avantages.

Je suis d�sol� de resurgir dans ta vie. Ca doit �tre tr�s g�nant...

C'est cruellement injuste. Je ne l'ai �pous� que parce que je te croyais mort.

Une croyance bien pratique, en l'absence de toute preuve.

- Mais j'avais une preuve. - De qui?

De toi. On m'a dit qu'il avait �t� r�cup�r� sur ton cadavre.

Le pendentif que je t'avais offert.

Mon cadavre?

On m'a dit qu'on t'avait retrouv� mourant.

Et que tu voulais qu'il me soit renvoy�.

J'ai �t� vol� et bless�. Amn�sique pendant des mois.

Je ne comprends toujours pas pourquoi tu as �pous� Francis si vite.

Je ne sais pas.

Il avait l'air doux et gentil, et mon sort m'indiff�rait.

En quelque sorte, je crois que je suis morte aussi.

Et ta lettre est arriv�e.

Elle m'a ramen�e � la vie, et maintenant aussi � toi.

Un tr�s beau geste, ma ch�re.

Une r�compense id�ale pour la gentillesse et la douceur de Francis.

Comment oses-tu?

Que tu sois mort ou vif, je l'aurais quitt�.

Il a chang� juste apr�s le mariage.

Il est devenu mauvais, Richard, mauvais.

Parfois, il avait l'air presque fou. C'�tait un cauchemar.

Mais maintenant nous sommes r�unis � nouveau.

- Pas pour longtemps. - Pour toujours.

J'ai pr�venu Francis que je voulais te rejoindre, et lui ai demand� le divorce.

Pourquoi ris-tu?

Arr�te de rire!

Oriana, tu dois savoir que les choses se passent rarement comme pr�vues.

Petite fille, tu prenais ton air fier,

ton air si charmant, et te vantais de pouvoir me jeter en prison.

mais c'est moi qui te jetais dans l'�tang.

Et le garnement crasseux que tu m�prisais devint ton meilleur ami.

Puis, en grandissant, nous sommes tomb�s amoureux.

Nous devions nous marier.

Mais tu as �pous� quelqu'un d'autre, Oriana,

et parce que ce mariage est un �chec, tu reviens vers moi.

Oui. Oui, c'est vrai.

Mais le bonheur ne va pas que dans un sens, Oriana,

Tu ne l'as pas encore r�alis�.

Pourquoi me dis-tu tout �a?

Est-ce parce que... tu ne m'aimes plus?

Non, ch�rie, non.

Mais tu vois, je me suis mari� aussi.

Mari�?

A une gitane.

Et pourquoi pas? Moi aussi, j'avais perdu la personne que je voulais.

Rosal m'a sauv� la vie quand j'�tais bless�. Je lui suis redevable.

Et tu as os� me faire la le�on!

Tu as os� me faire des reproches!

Tu as cru que je pouvais l'�pouser en pensant que tu �tais encore en vie!

- Mais que devais-je penser? - Apparemment, tu n'as pas beaucoup pens�.

Bien s�r que tu �tais bless�, mais tu n'as pas essay� d'en savoir plus.

Tu aurais d� savoir que j'aurais tout donn� pour toi.

Donc c'est simple. Aucun de nous deux n'avait foi en l'autre.

On a tous les deux �pous� quelqu'un d'autre.

C'�tait peut-�tre la meilleure chose qui puisse nous arriver.

Il ne reste plus rien � ajouter, n'est-ce pas?

Sauf... au revoir.

Ch�rie, pardonne-moi. Je suis d�sol�.

- Pourquoi cet imb�cile s'est-il arr�t�? - Je vais demander, Sir Francis.

Son Excellence demande pourquoi vous vous �tes arr�t� b�tement?

Son Excellence voulait voir le ch�teau de Don Carlos. Nous y sommes.

- Il a dit... - J'ai entendu.

Et bien, Oriana s'est choisi un charmant petit nid d'amour.

- Est-ce une sorte de taverne? - Je crois que...

Emm�ne les bagages dans le repaire � cafards qu'ils appellent "auberge"...

Et retrouve-moi ici.

A l'auberge.

- Le se�or desire? - Votre meilleure bouteille.

Et servez-la contre le vent, sinon vos �paules vont t�ter de ma canne.

Contre le vent, tr�s bien.

Et bien... Ca alors...

Alors, Wycroft?

Le lit est mou, Sir Francis, et le sol � peu pr�s propre.

Je propose que...

Bont� divine !

Que lui arrive t-il, � ta bont� divine?

Va chercher la police. Je vais occupper notre ami en attendant.

Bonjour, Darrell.

Je vois que tu as chang� de tailleur.

Tr�s joli, si je puis me permettre. Ca te va bien.

Que fais-tu ici?

Je tente de r�cup�rer ce que j'ai perdu. Au fait, comment va t-elle?

Plus belle que jamais.

Mais elle est malheureuse, Francis. Tr�s malheureuse.

Sait-elle que tu es ici?

Pas encore. Mais elle sera plus heureuse d�s qu'elle l'apprendra.

J'en doute fort.

Mon Dieu... A t-elle une si mauvaise image de moi?

Mon attitude n'a pas �t� exemplaire, mais �tre provoqu� ne me r�ussit pas.

Tu prendras bien un verre de vin...

De la piquette bien s�r, mais il n'y a rien d'autre.

C'est tr�s gentil de ta part, mais...

aussi �trange que cela puisse para�tre, je ne bois pas avec n'importe qui.

Tu vois, tout allait bien tant que tu �tais mort.

Mais apr�s avoir eu le mauvais go�t de revenir,

tu es devenu comme un chien dans un jeu de quilles.

J'avais oubli� � quel point ma mort te serait agr�able.

Il n'y a jamais eu trop d'amour entre nous.

Ca serait bien indigne, m�me de toi.

J'avoue avoir fait de mon mieux pour qu'elle t'oublie.

Mais j'ai un doute...

Tu as toujours eu l'habitude de faire ex�cuter le sale travail par d'autres.

- Ce n'est pas vraiment un dialogue! - Ne change pas de sujet.

Si je pouvais trouver le lien...

Mais enfin, le pr�sent est plus important que le pass�.

Le pendentif. Bien s�r. Le pendentif.

Personne d'autre ne savait que je penserais � lui renvoyer.

- Mais qui a bien pu me le prendre? - Je trouve ces divagations aga�antes.

Quelqu'un qui savait que je partais pour Grenade.

Admettons un instant qu'Oriana t'aime vraiment...

Combien de temps crois-tu que �a durera?

Meakin!

En tant que mon �pouse, elle profite d'une position unique...

Meakin! Voil� le lien.

Qu'est-ce que c'est que ces sornettes sur des liens et des pendentifs?

Es-tu sao�l, ou juste fou?

Tes �nigmes ne m'amusent pas.

Pas idiot de profiter de l'Espagne pour te d�barrasser d'un rival.

Je ne peux pas imaginer meilleur endroit.

Francis, pi�ge � rats, vas-tu te d�filer?

Police! Police!

Attrapez-le, imb�ciles! Attrapez-le!

Abattez-le!

Bont� divine.

Tu vois ma ch�re, j'ai un sens de la propri�t� tr�s pouss�.

Et apr�s avoir pein� pour obtenir quelque chose,

m�me s'il s'agit de camelote, j'ai une curieuse tendance � m'y accrocher.

- Une attitude qu'il va falloir perdre. - Pas si s�r, tr�s ch�re.

J'ignore jusqu'o� est all�e ton aventure,

mais je ne peux croire qu'une ch�rie g�t�e comme toi

puisse se contenter de l'amour d'une racaille de bas �tage.

On ne le saura jamais. Je ne te quitterai pas pour Richard ou quiconque d'autre.

Je te quitte, tout simplement.

Je crains de ne pas te suivre...

Je vais donc te dire quelque chose que tu devrais trouver amusant.

Parce que je t'ai �pous�, Richard a �pous� quelqu'un d'autre : Une gitane.

Va t-en. Va t-en!

Tr�s bien ma ch�re.

Mais je retourne bient�t en Angleterre.

Et...

Ca m'ennuie de te rappeler que tu n'as pas d'argent...

Mais �a peut t'aider � choisir entre m'accompagner en �pouse fid�le,

ou rester en Espagne et gagner ta vie d'une fa�on pour laquelle...

comme j'ai eu le regret de le d�couvrir, tu n'as aucun talent.

- Bonne journ�e � vous deux. - Pedro.

Ricardo, o� �tais-tu?

- Je m'inqui�tais. - J'�tais � Grenade.

Quoi? Mais pourquoi?

- J'ai r�-essay� de voir Don Carlos. - L'as-tu vu?

La police m'a reconnu et m'a fait fuir.

Je n'aime pas te voir malheureux, mon amour.

Si ton innocence �tait prouv�e, tu serais heureux � nouveau?

"Si"...

Je danse ce soir au Baile Castilla. Tu viendras me chercher?

Et aggraver mes probl�mes avec la police?

Je ne crois pas que tu auras encore des probl�mes, mon amour.

Tr�s bien Rosal. J'irai te chercher.

Je t'aime, Ricardo.

Je vais te rendre heureux.

Et maintenant la police a reconnu mon mari, se�or.

Vous devez l'aider.

Comment puis-je aider sans conna�tre les coupables?

Je vais vous donner leurs noms.

Mais s'ils l'apprennent, il en va de ma vie...

Et elle m'est devenue pr�cieuse depuis que Ricardo en fait partie.

Je vous promets de ne pas r�v�ler mes sources.

J'ai confiance. Mais je dois faire vite, je danse ce soir en ville.

L'attaque a �t� faite par des membres de ma tribu: Les Usaris.

- Comment le savez-vous? - Tout a �t� planifi� dans ma loge.

- Mais vous n'�tiez pas impliqu�e? - J'aime Ricardo, se�or.

J'ai voulu le pr�venir quand j'ai vu que l'attaque �tait pay�e...

par l'anglais qui se pr�tendait son ami.

L'anglais? Quel anglais?

Celui qui a pris le collier, se�or.

Mais qui �tait-ce? Son nom?

Je l'ignore. Il est arriv� avec Ricardo en bateau.

Un petit et m�chant homme, aux �paules tombantes et aux yeux de fouine.

Si c'est vrai, �a explique tout.

- Je pense qu'elle dit vrai, Oriana. - Veuillez nous laisser seules.

Oriana! Donc c'est vous qu'il est venu voir, pas le se�or!

- C'est votre amant. - Oui, je l'aime.

- Je l'aime aussi! - Donc nous l'aimons toutes les deux.

Chez les Usaris, quand 2 femmes aiment un homme, elles se battent... � mort!

Si l'une de nous mourrait, en quoi cela aiderait Richard et sa t�te mise � prix?

Vous seule pouvez l'innocenter.

Pour que vous partiez avec lui?

Je jure de ne pas m�me essayer.

Mais si vous l'aimez comme je l'aime, vous le ferez pour lui.

"L'aimer". Que savez-vous de l'amour, avec vos froides mani�res d'anglaise?

Une grande demeure comme une prison le coupant du soleil.

Vous ne le connaissez pas, mais moi si.

La lumi�re dans ses yeux, le feu sur ses l�vres...

La force de ses bras...

Il est � moi! Je l'aime!

Vous l'aimez? Vous ne savez pas ce que �a veut dire.

Vous voulez qu'il g�che sa vie comme un ermite.

C'est un �crivain. Il doit �tre libre, libre de voyager!

Pas rester terr� dans un rocher comme du gibier.

Mais il est � moi, et je le garderai.

Pour �a, il faut l'innocenter.

Et si vous refusez, je vous le reprendrai.

Que voulez-vous que je fasse?

Revenez ici demain matin � 10h.

- Peut-�tre. - Ce n'est pas assez.

C'est tout ce que j'ai � dire, que �a vous plaise ou non.

Vous devez vous prendre pour une sainte.

Vous promettez de le laisser partir

pour qu'il devienne un grand �crivain et glorifier votre nom du matin au soir!

Mais vous oubliez qu'il ne vous appartient pas.

C'est moi, et pas vous, qui peut le laisser partir.

Il m'appartient.

La paella est-elle bonne, Sir Francis?

Infecte. Le riz est sale, et ce volatile a d� mourir de la peste

juste avant sa cuisson dans de l'huile de moteur.

Dans ce cas, je me r�jouis de ne pas avoir �t� invit�.

- Lady Castleton, votre Excellence. - Faites-la entrer.

Et bien, vous �tes vite revenue � la raison.

J'esp�rais vous faire revenir � la v�tre.

Bonsoir, Wycroft, vous devez aimer l'Espagne pour venir si souvent.

- Cette conversation a l'air priv�e... - Elle ne l'est pas.

D�tes-nous ce qui est arriv� au collier que Richard transportait.

Un collier? Je ne comprends pas.

Tais-toi. Ma ch�re, tu n'es pas venue ici pour tourner autour du pot.

Si tu as quelque chose � dire, dis-le.

Tu m'as propos� de choisir entre revenir avec toi et crever de faim.

Je propose une alternative, et �a te concerne, Wycroft:

Moisir dans une ge�le espagnole ou rendre le collier vol� � Richard.

- Tu d�lires, ma ch�re? - J'ai tous les faits et un t�moin.

- Un t�moin? - Oui. Rosal.

La danseuse pr�sente quand Wycroft a tent� de faire tuer Richard.

Je n'ai jamais entendu une telle histoire � dormir debout.

Tr�s bien. Prends-le sur ce ton si tu veux.

Mais je veux que Richard soit innocent�

et la restitution du collier est la seule solution.

A supposer que tu dis vrai, ce qui n'est pas le cas...

Aucune des ces 2 perspectives n'est tr�s attirante.

D'un c�t�, nous allons en prison,

et de l'autre, nous perdons un objet de grande valeur.

Ne peux-tu trouver un lot de consolation, tr�s ch�re...?

Si, je le peux.

Si tu fais ce que je demande, je resterai ton �pouse en Angleterre.

Je t'attendrai chez Don Carlos demain matin � 10h.

- J'imagine que cette fille existe vraiment. - Oui, Sir Francis. Rosal.

Il me semble donc qu'il serait bon qu'elle n'existe plus.

Tout ce qui vit doit mourir, comme dit le po�te, mon cher Wycroft.

Un passage de la nature � l'�ternit�.

Vas dire au serveur de ramener une autre bouteille.

Le plus t�t sera le mieux, Wycroft.

Mais, Sir Francis, cette arme moderne...

Taratata. Le plus t�t sera le mieux, Wycroft.

- Bon, me voici Rosal. - Et me voil�!

- Mais qu'est-ce que... - L�che-moi! L�che-moi!

Menteur! Tra�tre!

Avant de me tuer, pourrais-tu me dire pourquoi?

Je te pr�f�re mort plut�t que te partager avec une autre femme.

- Ca se comprend. - Rends-moi mon couteau!

Non. Tu es plus belle sans.

J'en ai fini avec toi. Je connais la v�rit�.

Tu es all� chez Don Carlos soi-disant pour sauver ton honneur,

mais en fait c'�tait pour la voir!

Comment sais-tu qu'Oriana est en Espagne?

J'ai �t� assez idiote de t'aimer au point d'aller chez Don Carlos

pour trahir les miens en pensant te prot�ger.

Vas-tu nier que tu y est all� pour la voir?

Je ne nie pas l'avoir vue, mais je croyais qu'elle �tait en Angleterre.

Menteur!

J'ai aim� Oriana depuis toujours.

Nous devions nous marier.

Quand elle a appris que j'�tais mort, elle en a �pous� un autre.

Quand l'as-tu appris?

Le jour o� je suis all� � Grenade pour voir Don Carlos.

Le jour o� tu m'as demand�e en mariage?

J'ai fait une bonne affaire.

Je suis d�sol�, Rosal.

Mais � partir de maintenant, je respecterai mon engagement.

Je te promets que je ne la reverrai plus.

Et je devrais t'en �tre reconnaissante?

Non, mais sache n�anmoins que je le pense.

Quel bel avenir, vivre avec un homme qui en aime une autre.

D�p�che-toi, Rosal, on t'attend.

J'aimerais �tre morte.

Ils confirment qu'une Rosal danse au Baile Castilla.

Quelle idiote j'ai �t� d'avoir donn� son nom � Francis!

- J'esp�re que nous y serons � temps. - D�tes-lui de se d�p�cher.

Alors, quelle est ta nouvelle excuse?

Elle n'�tait pas seule. Il va falloir attendre.

- J'avais raison, Francis. - Que veux-tu dire?

Touche-moi, et je t'empale!

Je te pr�viens!

J'ai attendu ce moment, Francis.

Va chercher la police, Rosal.

- Ne bougez plus! - Qu'est-ce que �a signifie?

Descends, toi!

Ne sois pas triste, mon amour.

Il n'y aura personne pour prendre soin de toi.

On a �t� un peu heureux...

N'est-ce pas?

Richard, ils ont enlev� Oriana.

Pas question Milady. Vous avez trop de valeur.

Avec vous comme otage, nous sommes en s�curit�.

Il est intelligent, Sir Francis. Tr�s intelligent.

J'aimerais qu'il conduise plus prudemment.

C'est de la folie.

Allez moins vite!

Moins vite!

Sir Francis, m'entendez-vous?

Allez moins vite!

Lady Castleton, parlez-lui.

Il vous �coutera. Il vous aime. Depuis toujours.

Dites-lui d'�tre prudent, je vous en prie. Vous devez le lui dire!

Ecoutez-moi, fou furieux. Ecoutez-moi !

Vous ne pouvez pas. Je refuse!

J'ai toujours �t� � vos ordres. Mais vous ne me tuerez pas!

Vous ne nous tueriez pas, Sir Francis!

On est en s�curit� maintenant. On ne nous rattrappera pas.

En plus on a la Comtesse en otage, �a suffit Sir Francis.

Pensez � tout ce que j'ai fait pour vous, toutes vos basses besognes!

J'ai risqu� ma vie pour vous, maintenant je veux vivre!

Sale pleutre, sale porc!

Je vous ai toujours d�test�!

Arr�tez, vous m'entendez? Arr�tez!

Oriana, reviens, maudite!

Je te dis de revenir...

ou Dieu m'est t�moin, je t'abats!

Crois-tu vraiment que je vais te laisser partir?

Oriana! O� es-tu?

Merci pour la r�ponse, Francis. Je monte.

Allez viens, Richard. Il me reste 4 coups, tous pour toi!

Tu en as d�j� g�ch� deux.

Reste o� tu es!

Ca ne m'�tonne pas de toi, Francis. Esp�ce de porc.

Ne monte pas, Richard, je t'en supplie.

Ne t'en fais pas. Il a rat� l'occasion de me tuer il y a des ann�es,

quand il n'a pas coup� la corde.

C'est mieux, Francis. Bien mieux.

- Ne bouge pas!. - Pas mieux pour toi...

- C'�tait ton dernier coup. - Comment �a?

Tu avais oubli� le coup qui a tu� Rosal, n'est-ce pas?

Et maintenant, Francis...

Reviens, imb�cile!

Richard, tu es bless�!

Non, je vais bien...

Je suis s�re que tu n'as rien �crit de la journ�e.

Et bien tu te trompes. J'ai termin�.

Il ne me reste plus que quelques mots.

Quels sont ces quelques mots?

Je... t'aime...

Et en plus, c'est vrai.

Sous-titres : Jean-Marie Marbach

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.