All language subtitles for 1er.Amour.2013.1080p.WEB-DL.DD5.1.H264-SUPERBAD.fr

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Original subtitles

(Vrombissement d'un moteur)

- (Femme): Ça va? - (Homme): Attention.

(Pépiements)

- C'est plus petit que sur la photo.

- C'est exactement ce qu'il nous fallait.

(Exclamations au loin)

- Pouh!

(sifflements)

(Cris et rires)

(Cris et rires du couple)

Sur le bout des doigts!

- Oh yes! Ouah!

(Rires)

Ça trop de style, ton affaire.

- (Riant): François!

- Geneviève?

(Rires de Geneviève)

- Wow !

Qu'est-ce que tu fais ici?

- Ben, on a loue' le chalet au bout du chemin.

- C'est juste à côté de chez moi!

' Voyons! ' Oui!

- Ha! Hé, ben, je te présente Marie.

- Bonjour. - Bonjour.

- Mon fils, Antoine.

- Bonjour, Antoine. - Bonjour.

- C'est ma fille, Anna.

- (François): Ça me fait plaisir.

- Enchantée. - (Marie): Bonjour.

(Rires de Geneviève)

- (Geneviève): Je suis contente de te revoir!

(Rires de François)

Hé! T'as l'air en forme.

- (François): Mais... toi aussi!

- Comme on est voisins, on va sûrement se revoir.

- Eh!

- OK, ben... à bientôt!

- Ben oui, bye.

- Salut, là.

- C'est qui?

- Geneviève Bouchard.

Hé...

Je pensais qu'elle était disparue dans la brume.

- Ça fait longtemps que tu la connais?

- Nous autres, on était ensemble à l'université.

(Rires)

Méchant numéro!

Un moment donne, elle a occupe le bureau du recteur,

parce qu'il avait fait annuler une conférence d'un militant marxiste.

Puis... Ha!

On a... Hé, c'est la police qui l'a sortie de là.

(Rires)

Puis un jour, ben, on s'est perdus de vue.

Elle était avec un acteur russe puis elle est partie avec sa troupe

jouer je sais pas trop où.

(Rires)

- On devrait l'inviter à manger.

- Ben oui. Bonne idée.

- Coco?

Tantôt, va donc dire à la voisine qu'on l'invite

pour le lunch demain avec sa fille.

- (Geneviève): Entrez.

Oh, mon beau Antoine!

Qu'est-ce que je peux faire pour toi'?

- Euh, mes parents vous invitent à dîner demain midi.

- Ah, ben, dis-leur que ça va nous faire plaisir.

- Salut, Antoine.

- Oh, attends, Antoine.

Je veux te montrer quelque chose.

Anna, va donc chercher la boîte de photos dans le shed.

- Tu viens avec moi?

(soupir)

T'as quel âge?

- Quatorze.

Dans pas longtemps.

(Gloussement)

- Puis... pourquoi tu me regardais comme ça, l'autre fois?

(Gloussement)

T'es ici pour combien de temps?

- Le reste de l'été.

- OK, ben, en tout cas, si tu t'ennuies, tu viendras me voir.

Je connais tout le monde dans le coin.

Oh! Excuse!

(Rires)

Viens.

- (Riant): Oh!

Regarde ça. Regarde la coupe de cheveux!

Hum! Oh!

♪ étais pas pire à l'époque, hein?

Hum!

Ouais, ton père puis moi, là, on a fait les 400 coups.

Il te le dira pas, mais je te le confirme.

(Petits rires)

- Hé, hé! - Salut!

Oh, le beau petit minou!

- C'est le plus beau de la gang.

(Miaulements)

Il est sevré.

- On!

Il est tellement cure!

- Ha, ha!

- Il faut que j'y aille.

- Passe quand tu veux, hein.

- Bye.

- Il y a rien que je peux faire pour...

- Non. - Oh non?

(Rires)

- Juste y goûter.

- OK.

Ha! Viens ici.

- Oh wow!

- On reçoit pas le premier ministre!

- Hé, il est beau comme ça, là!

- Petite face!

(Rires)

(Coups à la porte)

Bonjour, bonjour!

- Allô, allô! Tiens.

- Merci.

- Merci de l'invitation. - Ça fait plaisir.

- (Geneviève): Allô, Antoine.

Salut!

- (François): Bienvenue.

T'es belle! - Merci!

- Salut, Anna.

- On va aller prendre l'apéro dehors.

Il fait tellement beau!

- Ben oui, bonne idée.

(soupir)

- J'utilise pas du paprika, j'utilise du...

- Il veut pas dire l'ingrédient secret.

- Oui, du "françoika"!

(Rires)

♪ ai ma recette secrète et ça repose sur le mystère.

- Parlant de mystère,

pourquoi vous êtes pas restés en Europe?

C'est étouffant, ici.

- Écoute, on a fait 3 villes depuis 2 ans

pour le travail de Marie.

- Ça doit être passionnant, le métier de reporter.

- Oh oui. C'est sûr, c'est passionnant.

- Mais Antoine a besoin d'un peu de stabilité, alors... Hein?

Un vrai petit cancre!

- Tut! Dis pas ça! - Ben, je le taquine.

- Il a un peu de rattrapage a faire, mais ça va aller.

En fait, moi, je serais restée, mais...

François recommence à enseigner cet automne.

Puis il veut finir son livre. Ça fait 2 ans qu'il travaille là-dessus.

- Dis-moi pas que tu veux encore écrire, toi?

- Ah, je le savais!

- Il nous emmerdait déjà avec ça à l'époque.

(Rires)

- Mais en fait, c'est pour ça qu'on est venus passer l'été ici.

Moi, je suis certaine qu'il va le finir, son roman.

- Ben oui.

- Plus ça change, plus c'est pareil!

- Tu sais que Stendhal a rien écrit de bon avant 50 ans?

- Voilà.

- Ah, les profs de littérature! Tous des écrivains frustrés!

- Ah oui? Puis les comédiennes frustrées.

Hein, ça devient quoi, ça?

- Ha! Je sais pas!

- Puis toi, Anna, qu'est-ce que tu fais dans la vie?

- Je commence le cégep l'automne prochain.

- (François): Dans quel programme?

- Ans et lettres. - C'est vrai?

- Elle vous le dira pas, mais elle a du talent pour écrire.

- C'est beau, maman!

- Elle a gagné le premier prix... - Maman!

- Tu as gagné le premier prix

d'un concours national de nouvelles l'an passé.

- Bravo! - Ben oui, bravo!

Hé, c'est pas rien, là.

C'est tellement rare aujourd'hui, les jeunes qui écrivent bien.

T'as de quoi être fière.

Tu sais, là, le cégep, tu vas voir,

ça va être les plus belles années de ta vie.

Tu vas découvrir plein de choses, des auteurs fascinants.

Dis-moi donc...

c'est qui ton auteur préféré?

- Je sais pas...

Je dirais Tolstoï'.

Mais j'ai pas tout lu, juste ses nouvelles.

- C'est magnifique.

Mais tu l'as vraiment bien réussie!

- Je le sais.

C'est une espèce en voie d'extinction.

- (François): As-tu lu Anna Karénine?

- Non, pas encore. - Ben, tu devrais.

Moi, personnellement, c'est son plus grand roman.

À chaque année, j'essaie de le mettre au programme,

au moins en partie,

mais je me pogne toujours avec la direction.

Pourtant, c'est...

"Mais quelle que soit l'horreur du meurtrier devant sa victime,

"il ne lui faut pas moins cacher le cadavre,

"le couper en morceaux, profiter du crime commis.

"Alors, avec une rage frénétique,

"il se jette sur ce cadavre pour le mettre en pièces.

"C'est ainsi que Vronski couvrait de baisers

"le visage et les épaules d'Anna.

"Elle lui donnait la main et ne bougeait point.

"Cette main qui lui appartenait pour toujours

"était celle de son complice.

"Il tomba à ses genoux,

"cherchant à voir ces traits

"qu'elle lui dérobait sans dire un mot.

"Et soudain, Anna se leva et le repousse.

"Son visage était d'autant plus pitoyable

"qu'il n'avait rien perdu de sa beauté."

- Wow! !

- Et voilà.

- C'est beau!

- Mais c'est toi qui aurais dû être acteur, pas moi!

- Ben, je le sais, je le sais!

- Mais dis pas ça!

- Il est pas trop tard, tu sais.

(Rires)

Envoye donc une autre petite shot.

(Rires)

C'est le sang de la terre. - Oh oui!

- Est-ce que tu vis seule, Geneviève?

- Hum...

Oh oui, je n'ai plus envie d'être l'esclave de personne.

(Petits rires)

- Pourquoi l'esclave?

- On!

Pourquoi l'esclave?

La question qui tue.

Mon beau Antoine...

le sentiment amoureux entre 2 personnes,

ça dure max 3 ans,

puis après ça, tu commences à le détester!

- Ben là, il faut pas exagérer.

- Ben, c'est ça qui pousse le monde à se tirer une balle ou à s'entraîner.

- (François): Voyons donc!

- Mais regarde les nouvelles! Ils montrent juste ça à la TV.

- Tu radotes toujours la même chose.

C'est pas parce que t'es incapable d'aimer que tout le monde est comme toi.

- Il faut que j'aille à la salle de bains.

Woup! Wô! - Attention, Geneviève!

(Rires)

Ça va?

- J'ai failli tomber en bas de ma chaise!

- Maman? On va y aller.

Je suis vraiment désolée. - Il y a pas de problème.

- Ben non, c'est correct.

- Viens. - Mais non, c'est correct!

Merci infiniment de nous avoir invitées.

C'était vraiment chouette. - Viens, maman!

- Ça fait plaisir.

- Et toi, ton ingrédient secret,

je vais le trouver, mon petit tabarouette!

- Je te mets au défi!

(Rires de François et Geneviève)

- Elle est complètement sautée.

- Moi, je la trouve toujours aussi divertissante!

(Rires)

- En tout cas, sa fille est vraiment charmante.

Ça va?

- Ouais.

(Piaillements)

- (Marie): Antoine? Où tu vas?

- Regarder un film avec Anna.

(Coups à la porte)

(Musique techno)

- T'arrives juste au bon moment.

(Des garçons parlent, indistinct)

- Anna, elle invite toujours n'importe qui!

(Rires des garçons)

- Non, merci.

(Rires des garçons)

- Fais-moi confiance, ça va te faire du bien.

Allez.

- Elle est où, ta mère?

- Elle m'a laissé la maison, là.

Come on, là!

- C'est quoi, ça?

- Le bonheur en poudre.

Allez.

(Musique techno)

- Relaxe, man. Respire.

- (Anna): Attention, il y a une marche!

(Rires)

- (Garçon): Hé, man, pousse pas!

A r; right!

Ça va? - (Anna): Oui.

- Ostie, il fait chaud!

- (Anna): Fuck! Je suis trop gelée.

(Rires)

- Ah ben, let's go!

(Exclamations)

- Hé, hé, hé, les amoureux!

- Hé!

(Rires des autres)

Excuse-moi, hein, pour l'autre fois.

Ma mère est wack.

Toi, tes parents, ils s'entendent bien?

Genre, est-ce qu'ils s'aiment?

- Je pense que oui.

- Penses-tu que ma mère puis ton père ont déjà été amoureux?

- Je sais pas.

- En tout cas, ils ont l'air de bien s'entendre.

Puis ton père a l'air bien.

Moi, le mien est parti quand j'avais 2 ans.

(soupir)

Des fois, je me dis que...

il est prisonnier quelque part, qu'il va venir me délivrer.

Dans le fond, c'est probablement juste un ostie de lâche.

Je t'aime ben, toi. T'es cure.

(Choeur en langue étrangère)

- Antoine, il est 5h00 du matin!

- On a regardé tous les Star Wars.

♪ ai pas vu le temps passer.

(soupir)

(Pépiements)

(Petits rires)

- Hé, boy... C'est dur à matin!

- Hum.

Elle est où, maman?

- Elle est partie en ville.

T'es chanceux.

Elle va avoir eu le temps de se calmer.

- Hum, hum.

- Tiens.

(Rires)

Ça fait que tu vas faire quoi, là?

Tu vas aller te recoucher?

- (Bâillant): Non.

- Ho! Ho! "Non", dit-il en bâillant.

Tu t'es fait recevoir, hein?

Ça pas passé inaperçu,

si tu pensais qu'on s'en rendrait pas compte...

(Petits rires)

Puis'?

Ben, raconte-moi un peu, quand même.

Qu'est-ce que t'as fait hier soir?

Ça va rester entre nous, là.

- Ben... il y avait un genre de party.

- OK.

- Puis après, on est allés se baigner

sur une plage un peu plus loin.

- Regarde-moi donc, toi.

Qui était là au party'?

- Des amis d'Anna.

- OK.

(Gloussement)

- Elle était super belle.

(Rires)

- Allô, François! Allô, Antoine!

- Salut!

- Hé, François, viens donc prendre un café.

♪ aimerais ça avoir ton opinion

sur une pièce que je viens de recevoir, là.

Je sais pas trop quoi en penser, c'est assez "fucké".

- Euh, OK, OK. Je vais être là dans cinq.

- OK!

(Vrombissement approchant)

- Voyons, c'est qui, ce grand innocent-là?

Je le retiens, moi!

- Bonjour, monsieur.

- Salut.

- Salut. Hum...

Ben, si jamais vous avez besoin de tondre votre gazon,

c'est moi qui m'occupe de ça dans le coin.

- OK, OK.

Tu charges combien?

- Quarante.

Mais... OK!

Pour vous, je pourrais le faire pour trente.

- OK.

Passe dans quelques jours.

- Parfait. OK.

Salut, Antoine.

(Sifflement)

(Démarrage)

- Tu le connais?

- C'est le chum à Anna.

- T'iras rhabiller, toi.

Bon. Hein?

(Efforts)

Frappe. Regarde ça si c'est dur! Ah!

Envoye, vas-y. Frappe, frappe, frappe!

Encore!

(Conversation indistincte)

(Miaulement)

- (Garçon): Qu'est-ce qui se passe?

Qu'est-ce que j'ai fait?

Parle-moi, câlisse!

- Ç'a rien à voir avec toi.

- C'est qui?

Hé!

- Ah, fuck you! C'est pas à toi!

(Cri du garçon)

- Salut.

- Allô.

- Où est-ce que t'étais?

- Nulle pari.

- Tu vas où?

- Chez moi.

- Salut, maman.

- Allô.

' Ça va?

- Je t'ai acheté un cadeau.

Où est papa?

- Il est parti se promener.

(soupir)

- Ouah!

(Rires)

Hé, ça fait une demi-heure que je nage. Je suis affamé.

Avez-vous pris quelque chose?

- Ça tombe bien! Regarde-moi ça.

- Ah! Ouach, il est ben laid!

Ouah!Ah non, moi, je mange pas ça!

- Oh, attends! C'est Antoine qui l'a sorti.

- C'est vrai? - Il est super beau!

- Oh! Il est magnifique. Hé, bravo!

- Il est beau, ton poisson, Antoine.

- Ah!

(Rires)

' Non!

(cris)

Attends. Non, non, non!

- Échappe-le pas. Ben, remettez-le à l'eau.

' Non!

- Viens ici. Pouah!

(Rires)

- OK, excuse-moi, excuse-moi. Non, non...

(Rires)

Ah! Non!

- Antoine? Viens ici.

Je te donne un vingt si t'arrives le premier à l'île.

0K'?

- OK!

- OK, let's go!

Antoine?

Pas sûr que ce soit l'idée du siècle, là.

Si ta mère te pogne, tu vas te faire engueuler.

Fais-toi pas mal.

- OK, je descends.

- Regarde, la preuve.

- "La fraîcheur de l'air du matin

"semblait augmenter encore l'éclat d'un teint...

"que l'agitation de la nuit...

"que l'agitation de la nuit

"ne rendait que plus sensible à toutes les impressions."

On continuera une autre fois.

Tu me le promets?

(Stridulations)

(Voix d'Anna, indistinct)

- (Anna): Mais t'avais promis de me traverser!

- (Garçon): Je m'excuse, mon père est à la pêche.

- Allô, Antoine.

- Je pensais que tu m'aimais plus que ça.

Toi, là, tu peux pas avoir un ostie de moteur qui fonctionne?

- Si t'es pas contente, tu peux aller vivre ailleurs.

- Il y a jamais rien qui marche, ici.

- (Geneviève): Bon...

- J'ai eu une idée et il fallait que ça sorte.

♪ ai écrit, j'ai écrit sans arrêt.

- Hé qu'on a bien fait de venir!

- Mets-en.

- Est-ce qu'on peut donner un lift à Anna?

- Allô, ma belle!

- Je veux vraiment pas vous déranger. Il faut que j'aille chercher

des livres en ville et le bateau de ma mère est en panne.

- Ben non, ça va nous faire plaisir.

Je vais en profiter pour faire les courses.

- Je viens avec vous.

- Euh... non.

Tu m'as promis, Antoine.

- Come on! - Je suis désolée.

Une promesse, c'est une promesse.

C'est quoi, le complément d'objet direct?

- Le bonheur.

(soupir)

- OK. Lui avait rendu quoi? L'aisance nécessaire.

C'est ça, le complément d'objet direct.

Puis il est placé après le verbe avoir.

Donc, ça s'accorde pas. Tu comprends?

- Oui.

- T'es sûr?

- Oui.

_ "Ou-Lu"

- J'ai fini pour aujourd'hui, madame.

- Tu dois avoir soif.

- Ouais.

- Viens boire quelque chose, je vais te régler ça.

- À plus, Antoine.

(Rires approchant)

- Allô!

Je te cherchais.

Merci pour le lift. T'es tellement gentil.

- Salut. Puis, tu vas le réchapper?

- Hé, viens donc prendre une bière.

Il fait tellement chaud.

(Dégonflement)

- Salut.

- Salut.

- Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi'?

- Ben, mon pneu est dégonfle'.

As-tu une pompe?

- Il est crevé.

Je dois avoir une chambre à air qui fitte quelque pan.

(Vrombissement)

- T'habites ici depuis longtemps?

- Quelques années.

- Est-ce que tu vis seul?

- Hum, hum.

- T'as pas de blonde?

- Pas vraiment, non.

- Merci.

(Coups de feu et sirènes à la télévision)

(Coup sur la fenêtre)

(Pas qui approchent)

(Rires de François)

(Forte respiration)

(Petits gémissements)

(sanglots)

- Antoine?

Es-tu correct?

(Antoine court)

- (François): Mon Dieu, la faculté en a parlé pendant des mois.

Hé, pardon!

(Rires de François et Geneviève)

- (Geneviève): Ma faculté a oublié, moi!

- Mais où est-ce que t'étais?

- Salut, Antoine.

- Hé, ça va, mon homme?

- Par appétit de tout?

- Oui, mais c'est quand ça me... Oh, excuse.

- Non, c'est pas grave.

- Mais dis-moi donc, je trouve que t'es... je sais pas.

T'es spécialement en forme. As-tu...

- Tu sais, la pièce, là? - Oui'?

- J'ai eu le rôle.

- Oh, wow!

- Oh, c'est formidable! De quoi ça parle?

- C'est l'histoire d'une femme qui tue son mari

puis qui le sert à bouffer à ses enfants.

- Pour vrai'?

- C'est charmant!

(Rires)

Et aussi très à la mode.

Savais-tu que le nombre de divorces

a dépassé celui des mariages en Occident?

- Oh, je trouve ça triste.

- Pourquoi?

- Ben, je sais pas...

Il me semble qu'il y a certaines institutions qui sont sacrées.

Ça vaut la peine de les conserver.

- Les Incas coupaient la tête de leurs ennemis

pour offrir leur sang aux dieux.

Ça aussi, c'était sacré!

(Rires)

Puis toi, ton père, là...

hein, il couchait avec tout ce qui bougeait

puis il était à l'église tous les dimanches.

- Hé,t'écoutes pas ça, mon homme.

Mon père, c'était pas un exemple!

- Tu sais, on a vraiment traversé des moments difficiles,

moi et François.

Mais on s'est toujours aimés.

- Je me sens pas bien.

- Veux-tu un verre d'eau? - Non, merci.

- Mais qu'est-ce qu'elle a?

- Je sais pas.

Elle est insupportable, ces temps-ci.

- Un peu comme sa mère au même âge, hein, dans le temps?

(Rires)

- Ben voyons!

- Je suis fatigué.

(Pas qui approchent)

- Ça arrive, des fois, d'aimer quelqu'un qui t'aime pas.

Moi, quand j'avais 16 ans,

je suis tombée folle amoureuse du grand frère de ma meilleure amie.

Mais je pensais à lui tout le temps.

Je ne dormais plus.

Mais il a jamais voulu de moi!

Quand il s'est marié,

ça m'a pris des semaines à m'en remettre.

Mais tu sais quoi?

Quelques années après, j'ai rencontré ton père.

C'est la plus belle chose qui me soit jamais arrivée.

Oh... Ça va aller.

Chut...

Ça va aller.

(Stridulations)

(Téléphone)

- (François): Allô?

Ben voyons!

Ben non, je peux pas.

(soupir de François)

Ben non.

Mais voyons, voyons! Calme-toi, là.

Non, non, non, non.

Regarde, calme-toi, calme-toi, calme-toi.

Calme-toi.

Parce que je peux pas, là.

Non.

Parce que c'est ma femme!

Je l'aime.

(Fermeture de porte)

Qu'est-ce qui se passe?

- (Anna): T'es dégueulasse!

- Anna, voyons, qu'est-ce que tu fais là?

(Cris indistincts d'Anna)

Arrête, on va t'entendre!

- Comme ça,je suis la plus belle chose qui te soit arrivée, hein?

- On va t'entendre!

- Je m'en crisse!

Aah! T'es un ostie de trou de cul!

- Il y a du monde! Arrête, s'il te plaît.

Ça reste entre toi et moi. Aah!

- Maudit Grosseur!

- Qu'est-ce qui se passe?

- Je sais pas.

Les voisins, ils s'engueulent.

- Qu'est-ce que tu fais là, toi?

Antoine, t'es rendu fou!

Comment il est monté là, lui?

- J'ai pas faim.

- Euh, Marie? Marie...

Tu sais...

ce que t'as vu aujourd'hui,

il faut pas que tu t'en fasses plus que ça.

Anna...

Anna est pas très heureuse.

Et il faut toujours qu'elle attire l'attention.

Elle a des problèmes et un moment donné, ben...

(soupir)

...il faut être ferme avec elle pour qu'elle comprenne.

Il faut aller jusque-là, des fois, pour que la personne comprenne.

Je sais que Ça l'air ridicule.

- Est-ce que t'aimes maman?

- Ben oui, je l'aime.

Je l'aime plus que tout.

- (Criant): Pourquoi tu couches avec elle?

- Chut! Voyons!

Chut!

- Pourquoi? Pourquoi tu couches avec elle?

- Arrête! Chut! Arrête!

(Sanglotant): Je...

Je veux pas que ta mère nous quitte.

Chut...

(Conversation indistincte)

- Tu couches avec Anna?!

- Voyons donc! C'est quoi, ça? Qui t'a dit ça?

- Elle l'a dit à tout le monde!

- Ben, voyons donc, c'est n'importe quoi!

Tu vas pas la croire, quand même! Marie!

Arrête, s'il te plaît! Voyons donc!

Elle est folle.

Elle dit n'importe quoi, elle est névrosée!

Elle est comme sa mère!

- T'es dégueulasse!!!

- Mais c'est pas vrai!

- Puis tu vas la traiter de folle en plus!

- Mais je te le dis que c'est pas vrai!

- T'es dégueulasse!

- OK, calme-toi, s'il te plaît.

(Pleurs)

- Anna!

Anna!

Anna!

- Laisse-moi tranquille!

Arrête! - Arrête!

- Lâche-moi!

(Toux)

(Toux)

(sanglots)

(Pas qui approchent)

(Piaillements)

Sous-titrage: CNST, Montréal

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