All language subtitles for Le.Marquis.2011.fr

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Original subtitles

Bonsoir, monsieur.

D�sol�, on ferme.

- C'est pas 17 h 30 ? - Il est 17 h 30.

Je dois en changer.

On ouvre le matin � 9 h.

J'aime pas l'id�e de garder une grosse somme sur moi.

"Une grosse somme" ?

Ah, quand m�me.

Vous avez raison. On n'est jamais � l'abri d'un vol.

Oui, vous avez raison : "On n'est jamais � l'abri."

Me prends pas pour un con, d�sactive l'alarme.

Oui.

Tape le bon code, hein.

Excusez-moi. �loignez-vous un peu, je distingue mal les chiffres.

Merci.

Vitre pare-balles, notre derni�re nouveaut�.

C'�tait pas pr�vu.

En mati�re de s�curit�, on informe rarement les cambrioleurs.

Alors, l'argent... Je vais le garder.

Question bonus, on n'est pas traders, en agence.

Vous �tes en train de me voler.

Il y a de �a, oui. Je suis banquier, hein.

Ouvrez cette vitre.

Seule la police le peut. Elle sera l� d'ici 60 secondes.

J'avais le pressentiment que �a se passerait mal.

Pourquoi je m'�coute pas ?

56 secondes. Il faut pas tra�ner, l�.

- Je sais pas ce qui me retient... - De me mettre une baffe ?

C'est la vitre.

45 secondes. Si j'�tais vous, je me d�p�cherais.

40,

39, 38,

37,

36, 35,

34, 33,

32...

J�sus.

Finir un hold-up avec un exc�dent bancaire, t'as fait fort.

Je vais te rembourser, Jo.

Comment elle �tait, ton id�e ?

Je crois que j'ai dit "g�niale".

Oui. C'est �a. Et tu peux m'en rappeler les grandes lignes ?

Je t'ai demand� 100 000 euros pour app�ter le banquier.

Le principe du "S�same, ouvre-toi".

Et �a s'est plut�t referm�.

Oui.

Je dois marquer le coup. J'ai pas le choix.

C'est une question de r�putation.

Tu vas le regretter.

Tu vas finir dans une d�charge, et c'est moi qui regrette ? Curieux.

Tes 100 000 euros, je peux les multiplier par mille.

Ah ouais ?

Et comment ?

Ce mec-l�, avec le jogging ? J'y crois pas.

Te fie pas aux apparences.

C'est lui. C'est le Marquis.

- Tu sors dans 15 jours. - Comme pr�vu, non ?

C'est une bonne nouvelle. Il faut positiver.

Vu sous cet angle...

- Et la petite, elle va bien ? - Oui.

Elle te croit en voyage au Cap-d'Agde.

"Cap-d'Agde" ! T'aurais pu trouver plus classe.

Montpellier, Narbonne... Perpignan !

Il est l� pour quoi ?

- Soi-disant il braquait un boxeur. - "Soi-disant" ?

Sur le m�me palier que le boxeur, il y avait un grand bijoutier.

Non. Il a pr�f�r� tomber pour un vol minable,

pour �viter qu'on fouille plus.

Et t'es s�r � 100 % que c'est lui, le Marquis ?

On parle du roi de l'explosif,

le plus grand braqueur de tous les temps.

Je te raconte pas de conneries.

Les flics nous ont tous interrog�s.

Sinon, t'as des nouvelles de ma m�re ?

J'ai pas vu tata Nicole depuis longtemps.

J'�tais au parloir quand j'ai not� le regard insistant du mec � c�t�.

S�rement qu'on venait de lui dire qui j'�tais. Enfin, fa�on de parler.

Pour comprendre, il faut revenir il y a 6 mois.

J'�tais commercial dans la vente d'alarmes.

Je vous assure qu'avec mes alarmes,

m�me le Marquis, je dis bien le Marquis, M. Bertelou,

le plus grand des braqueurs, ne pourra pas rentrer chez vous.

Thomas... Pardon. Tu es au t�l�phone.

Tu peux passer ?

J'arrive.

Je vous rappelle. En attendant, pensez au Marquis.

Allez, � bisous... � bient�t.

Thomas ! Thomas, Thomas...

Vincent, Vincent. Qu'est-ce qu'il y a ?

Je suis ton sup�rieur hi�rarchique, mais je suis aussi ton... ami.

Ton ami, voil�.

Donc, Thomas, je vais te dire quelque chose.

Au nom de notre amiti�, je vais te demander de ne pas r�pondre.

Si c'est au nom de notre amiti�, je ne r�ponds pas.

T'es vir�.

Alors que j'ai 16 ans de bo�te ?

- Tu devais rien dire. - J'ai �t� �lu meilleur vendeur.

Tu signes, Thomas.

Encul�.

J'ai pas compris.

Je dis : o� qu'il est, l'endroit o� il faut signer ?

L�. Sous ton doigt.

Le ch�mage, �a tombait vraiment mal.

J'�tais surendett�, je m'en sortais pas.

Alors j'ai d�cid� de faire un emprunt.

J'avais vendu une alarme � un boxeur.

Le gars �tait parti pour 3 semaines � Vegas pour un combat.

J'avais gard� les cl�s de tous mes anciens clients.

Il avait toujours du liquide.

J'ai pens� que c'�tait pas grave.

Et j'allais remettre cet argent avant qu'il revienne.

Et l�, il fallait trouver le mot juste.

Vous �tes pas � Las Vegas ?

Vous avez perdu ?

J'ai pris 6 mois ferme.

La prison, c'�tait la 1re fois, pour moi.

J'ai vite compris que j'allais conna�tre des �lans de tendresse

et qu'il allait falloir se faire respecter.

J'allais pas �chapper � l'amour fou

et � cet �rotisme qu'on rencontre dans les endroits

qui ne pratiquent pas la mixit�.

Et il y a eu les... Comment �a s'appelle ?

Les "Machallow".

C'�tait la chance de ma vie.

Il fallait que j'en profite.

En prison, il faut faire le premier pas.

Je vais te crever, connard !

Fallait pas me chercher. Je suis pas un baltringue !

La piti�, je connais pas.

J'avais marqu� des points. Un type comme moi

qui explose un type comme lui,

c'�tait certainement pas un tocard.

Je t'avais pr�venu,

je suis un ouf !

Mais t'es qui, toi ?

Et c'est l� que j'ai eu l'id�e.

Les mauvaises id�es, on commence par penser qu'elles sont bonnes.

Je suis le Marquis.

Mais tu gardes �a pour toi. Sinon...

"Le Marquis" ?

Rien que �a ?

T'es s�r ?

Moi aussi, �a m'a surpris. Mais il y a pas d'erreur possible.

C'est lui qu'il te faut pour Manille.

Mais il sort de taule que dans 15 jours.

15 jours, c'est trop long.

Si c'est le Marquis, on va le sortir de taule.

Si tu t'es plant�, tu sais ce que je te ferai.

Je sais.

D�sol�, mais quand m�me, pour l'exemple.

J�sus.

Vas-y, Momo, passe !

Dribble. Tu joues pas perso, merde !

- Tu connais la nouvelle ? - Quoi ?

Zonzon est sorti de l'h�pital. Il devrait arriver, l�.

Comment �a ? Tu racontes n'importe quoi.

On sort pas du coma comme �a. On pr�vient.

Enfin, c'est pas qu'on pr�vient... Mais �a arrive pas.

Apr�s ta branl�e, il va plus t'emmerder.

Oui. �a, c'est s�r.

Bouge pas ! Bouge pas !

L�che-moi !

- Viens avec moi. - Non !

Discute pas.

Bouge pas.

- Je voyais pas le Marquis comme �a. - Moi non plus.

- Tu le voyais comment ? - Plus grand. Plus petit.

Plus vieux. Plus jeune.

Mais pas comme �a.

On se fait des id�es.

Alors ?

Il �merge, l�.

C'est pas trop t�t. Vous avez un peu charg� la dose.

Excuse. On savait pas.

Vous croyiez qu'on allait faire �vader un cheval ?

Vous �tes trop cons. Cassez-vous.

�a va ?

Bof.

On est o� ?

� Manille, aux Philippines.

Allez.

Te rendors pas.

Et...

Un truc qui me chiffonne, l�.

Vous m'arr�tez si je me trompe.

Il me restait 15 jours � tirer.

J'avais l'info, oui.

- Et vous m'�vadez. - On va dire �a comme �a.

Donc, et je parle sous votre contr�le,

si je me refais prendre, je suis bon pour 2 ou 3 ans.

En France. Ici, �a peut chercher dans les 12 ou 15 ans.

"15 ans" ?

Et �a pouvait pas attendre 15 jours,

que je sorte normalement, par la grande porte ?

On pouvait pas. On a une urgence.

Thomas Gardesse, qui s'est �vad� de la prison de Fresnes,

serait le Marquis...

Maman ! Maman ! Il y a papa � la t�l�vision !

...recherch� depuis des ann�es.

Une d�claration qui semble se v�rifier.

Les propos du commandant Gilbert, d'Interpol.

�coutez.

On ne met pas en place de tels moyens pour un simple voleur.

On avait des soup�ons sur Gardesse, qui se sont av�r�s.

Il s'agit bien du Marquis. Nous ferons tout pour le retrouver.

- Merci. - S'il vous pla�t !

Culture, avec l'exposition itin�rante

sur les armures de samoura�s retrouv�es aux Philippines.

Elles partiront pour un voyage qui commencera par Washington.

Vous m'avez fait venir pour regarder la t�l� ?

Parce que l�, on fait quoi ?

On attend.

Vous vous �tes d�j� fait arr�ter ?

Oui. Et en prison, mon surnom, c'�tait Van Gogh.

Parce que vous aimez la peinture ?

Pas trop, non.

J'ai arrach� l'oreille d'un type, un jour.

Tu peux me tutoyer.

Ben l�, sur le coup, je sais pas.

OK. OK, on arrive.

Jo t'attend.

� toi de prouver que t'es le meilleur.

C'est qui, Jo ?

C'est Jo.

Et qu'est-ce qu'il fait ?

Il fait attention.

Oui.

Oui.

Deux secondes, je termine.

Tu le tues. Je veux qu'il souffre. Tu le fais souffrir et tu le tues.

Alors c'est toi !

C'est moi.

Ouais, ouais, ouais.

C'est toi, c'est toi.

C'est moi, c'est moi.

- C'est toi. - C'est moi.

- C'est toi ! - C'est moi. C'est moi.

Je te voyais pas comme �a. Comment ? Je peux pas dire.

Et toi, Quentin ?

Je le voyais plus grand. Je sais pas pourquoi.

Mais je me dis qu'il y avait pas de raison qu'il soit plus grand.

Content de te rencontrer, Marquis.

"Marquis."

Tu pr�f�res "Thomas" ?

Je sais que tu es Thomas Gardesse.

Tu penses bien qu'on a enqu�t� sur toi.

On sait que tu as une femme, une fille.

�a te va, "Thomas" ?

"Thomas", c'est tr�s bien.

En plus, c'est mon nom.

Je te pr�sente Olga, la femme de ma vie.

Bonjour.

Olga, voici Thomas, dit le Marquis.

Joli surnom. Tr�s classe, le Marquis.

C'est vrai, c'est tr�s classe.

Le Baron, c'�tait pas mal.

Oui. Le Baron, c'est bien.

Ou le Vicomte.

Oui. Le Vicomte, c'est bien.

Je pr�f�re le Baron au Vicomte. Pas toi ?

Oui. Le Baron, c'est bien.

- Quoique... - "Quoique."

On lui explique pourquoi il est l� ?

T'as raison. Olga, tu nous laisses entre nous ?

Comme tu veux.

Bon. Rentrons dans le dur.

Quentin, explique-lui.

Dans 3 jours, un fourgon blind� prot�g� par le SWAT

partira de la Manila Union Bank pour l'a�roport de Manille.

Les feux tricolores seront sous contr�le,

afin de s'assurer que le convoi ne s'arr�te pas avant sa destination.

Le fourgon sera charg� dans un avion-cargo,

qui le convoiera direction Washington.

Tu vois o� je veux en venir ?

- Tu veux voler ce fourgon. - Voil�.

Jo, il y a un truc qui me taraude.

Un type qui peut se payer un h�tel de luxe,

pourquoi il voudrait voler un fourgon ?

Parce qu'un fourgon, m�me neuf, �a co�te dans les combien ?

30 000, 40 000 euros.

Thomas, il y a un petit malentendu.

On s'int�resse � ce qu'il y a dedans.

D'accord. Je me disais aussi...

200 millions de dollars.

Un pactole qui sera incin�r� aux �tats-Unis. T'en penses quoi ?

Tu veux que j'en sois ?

T'es un marrant, toi. C'est pour �a qu'on t'a fait sortir.

Jo est dessus depuis des mois.

Voil� le probl�me.

Dernier coffre-fort de chez Fichet-Bauche.

Alliage d'acier et de mat�riaux composites.

Syst�me � sept compteurs de douze positions.

60 millions de combinaisons, avec un syst�me de brouillage.

Mais vous devez conna�tre.

Solide. Belles finitions.

Je vois pas comment tout faire p�ter sans tout se prendre sur la gueule.

J'ai refait les calculs de r�sistance et de volum�trie :

impossible.

Alors ?

On fait quoi ?

"On fait quoi ?"

"On fait... quoi ?"

"On fait quoi ?"

Vous vous rendez pas compte sur photos ?

Vous avez besoin de rep�rage, non ?

C'est imp�ratif.

Oui. Pour la volum�trie et la r�sistance, tout �a, il faut...

Moi, je peux pas d�cider comme �a sans avoir rep�r�.

Je t'avais pr�venu, Jo.

Oui.

Tr�s bien.

Je te garantis 20 %. �a te va ?

30.

OK.

�a me va.

Je te sens concentr�.

C'est normal, pour un coup comme �a.

Rentre dans la chambre.

Dans le placard, il y a de quoi te changer. Je reviens.

�a va, Olga ?

J'en peux plus. Jo me fait peur.

Tu as peur parce que c'est un mafieux et qu'il torture des gens et les tue.

- T'inqui�te pas. C'est normal. - Justement, je m'inqui�te.

Sois patiente, ma ch�rie. On va partir ensemble.

- Ah oui ? - Tu vois le type, l� ?

Non. C'est une porte.

Le type qui est rentr�, Thomas, le Marquis.

Ah oui. Il est un peu mou, non ?

Il est pas mou.

C'est vrai, il est pas mou.

On pourrait le trouver flottant.

C'est �a. Il a l'air flottant.

Il l'est pas totalement.

Non. �a se voit.

Non, �a se voit pas.

Ce type, c'est notre porte de sortie.

Pourquoi tu reparles de la porte ?

All� ?

For international, what num�ro do I compose, please?

"Num�ro."

"Num�ro."

1, 2, 3...

OK. Thank you.

Vite.

Ma ch�rie, je te r�explique. Concentre-toi.

J'ai dit � Jo de le faire sortir pour faire le coup du si�cle.

Je vais prendre beaucoup d'argent, et on nous retrouvera pas.

Mais on ira o� ?

L� o� t'as toujours r�v� de vivre. O�, d�j� ? Les Antilles ?

Oui, les Antilles.

T'es s�re ?

- La Californie. �a me revient. - Oui, la Californie.

Ou Los Angeles.

On va rester sur l'id�e de la Californie, plut�t.

Si, plut�t.

- All� ? - Ch�rie, c'est moi.

Mais tu es o� ? Pourquoi tu t'es �vad� ?

Je me suis pas �vad�. Enfin, on m'a �vad�.

Je peux pas te dire o� je suis, mais tout va bien. Ne t'inqui�te pas.

J'ai pas envie d'�tre la femme d'un criminel.

Mais t'es o� ?

J'ai une occase, l�, mais je dois faire vite.

- Je t'aime. - Mais...

Alors il est o� ?

� Manille, Philippines.

O� �a, "� Manille" ?

Je sais pas. Il a raccroch� trop vite.

Trouvez-moi un billet pour Manille et appelez-moi le Quai d'Orsay.

� tr�s bient�t.

� tr�s bient�t, Olga.

T'as pas en projet de te barrer ?

Moi ?

Non. Pourquoi je me barrerais ?

Je prends l'air, c'est tout.

Une jambe sur le balcon ?

Pourquoi pas ?

Ah non. Moi, j'aime bien, comme �a, prendre l'air

avec ma jambe sur le balcon.

Toi jamais ?

J'aimerais pas qu'il t'arrive quelque chose.

S'il y a un probl�me, c'est sur moi que �a retombe.

Imaginons...

Je sais pas, c'est une hypoth�se.

Si je fais pas ce casse, il fait quoi, Jo ?

Ben, il te...

Ah oui...

Quand m�me.

Et moi, je subirai le m�me sort.

Quentin...

Il faut que je t'avoue un truc, mais ne le prends pas mal.

Vas-y.

Je suis pas le Marquis.

Je m'attendais � tout, mais pas au rire.

Si, quand m�me.

Non. �ventuellement � un certain courroux, une certaine violence.

Chapeau. Belle r�action.

C'est pas une bonne nouvelle.

R�fl�chis bien � ce que tu vas dire.

T'es pas le Marquis ?

Ben non.

L�, t'es froiss�.

Mais t'es qui ?

Thomas Gardesse, ex-vendeur de syst�mes d'alarme.

- On t'a pris pour le Marquis. - J'ai dit que c'�tait moi.

Comment on a pu te croire ?

Les "Machallow".

C'est quoi, �a ?

Une guimauve � base de blanc d'oeuf battu en neige.

Tu nous as mis dans la merde.

Je t'ai pas demand� de me faire �vader.

On va aller expliquer �a � Jo. �a sent la tron�onneuse.

Tu lui diras pas. Tu risques aussi gros que moi.

Et t'as une liaison avec sa femme.

T'es dingue ! Une liaison avec la femme de Jo ?

Et t'es m�me amoureux.

Attends.

Tu m'appuies sur la glotte.

T'es d��u, hein ?

- Bof. - Je vois bien. On va pas se mentir.

Oui, "d��u", un peu.

Disons une certaine aigreur.

Apr�s, je devais me retirer.

- O� �a ? - � Los Angeles.

Euh, non. En Californie.

- On est foutus. - Mais non.

Il faut pas parler comme �a. Il faut positiver.

On n'est pas foutus, t'inqui�te pas. On va s'�vader.

Ah ouais ? T'as un plan ?

Il faut aller au plus simple. 1. On ouvre cette porte.

2) On prend l'ascenseur. 3) On part.

D'accord. Vas-y.

1...

La porte. Donc l�, je sors.

Salut. Je voulais m'assurer que vous �tiez l�. Tr�s bien.

Bonne soir�e.

2. Il faut qu'on trouve autre chose.

J'ai peut-�tre une id�e.

Je peux pas. Je te dis que je ne peux pas.

Saute. Il y a pas 3 m.

Je suis bloqu�. Tu comprends, �a ? Vertige.

Je suis pas un tueur.

Le rapport avec le vertige ?

Je mets le rapport o� je veux.

Olga ! C'est tr�s bien...

D�sol�.

- Sorry. - Let's decontracting.

We're not here for anything bad.

We are "echapping" from the villain.

Qu'est-ce qu'on fait ?

Heureusement, j'ai r�ussi � te rattraper.

Tu croyais que je dormais.

On n'a pas �t� gentils ?

- Pourquoi tu voulais te casser ? - Parce que...

Parce que t'as l'habitude de bosser tout seul, hein ?

Oui. Oui.

Tu voulais te garder le coup pour toi tout seul.

Oui. Oui.

Et t'empiffrer les 200 millions

de dollars comme un gourmand.

Oui. Oui.

Voil�. Il a parl�.

Une vraie pipelette.

T'as jou� au con, Marquis.

Mais t'as de la chance.

J'ai appris une grande nouvelle : je vais �tre papa.

Je peux pas buter un mec un jour comme aujourd'hui.

Mais un faux pas, et t'es mort.

J'ai frapp� un peu fort, mais c'�tait pour faire vrai.

Ah oui. J'ai trouv� que �a faisait vrai.

Plus, �a aurait fait mal, tu vois.

C'est s�r, on va mourir.

Arr�te de te plaindre.

Je me plains si je veux.

Je verrai plus ma famille. Tu t'en fous, t'as pas d'enfant.

Pas encore. Mais a priori, c'est pour bient�t.

De quoi tu parles ?

L'enfant de Jo, il est de toi ?

Oui.

Pour l'instant, l'enfant de moi, il est de Jo.

Donc Jo pense qu'il est de lui.

Ben oui.

- Et si Jo apprenait que... - Olga et moi ?

Ben, il me...

Oui.

C'est mieux qu'il soit de toi.

T'es beaucoup plus joli gar�on que Jo.

C'est vrai, t'as des beaux yeux...

T'es plut�t bien charpent�, pour ton �ge.

Ce qui d�tonne, c'est tes mains.

T'as les mains tr�s fines, tr�s f�minines.

Tu peux pas arr�ter un peu, non ?

J'essaie de meubler en attendant de mourir.

T'as une belle peau, en plus.

H� ! T'es attendu � l'infirmerie.

Je vous l'ai dit, c'est pour un casse aux Philippines.

Moi, j'en sais pas plus.

Le mec a fracass� Zonzon et il m'a dit qu'il �tait le Marquis.

Non. C'est impossible. C'est nous qui escortons le convoi.

Les d�guisements, c'est indispensable ?

Les d�guisements, c'est indispensable.

Les pilotes europ�ens, il y a pas plus discret, en Asie.

Vous commencez par quoi ?

Visiter tous les points par o� passeront les billets.

Oui, tous les points.

- L'a�roport de Manille. - Oui. Voil�.

L'Union Bank.

Le trajet entre le centre et l'a�roport. Tout, quoi.

Oui. Voil�. Tout, quoi.

Et lui, c'est qui ?

C'est J�sus.

- Il parle ni fran�ais, ni anglais. - Il parle quoi ?

Il parle rien.

Le hangar des douanes est l�-bas.

Les saisies.

Le fret en attente

et les bagages perdus.

Cet entrep�t, c'est par l� que les bagages transitent.

L'avion viendra se garer directement

en bout de piste, l�-bas.

L�-bas.

C'est impossible de l'approcher.

Le fourgon arrivera par l�-bas et ira dans la soute de l'avion.

L�-bas.

T'as vu ce que tu voulais ?

Non. Il lui en faut plus.

Vous deux, vous restez l�.

Le Marquis et moi, on va s'impr�gner de l'endroit.

Quentin, tu me fais signe, s'il joue au con.

Le but de la manoeuvre est de mettre 500 m � ces deux cons.

OK. C'est compris.

Tu pourrais te tenir plus droit, avoir l'air sympa. Tu peux ?

C'est important pour un steward, d'avoir l'air sympa.

Attends.

Vas-y, fais-moi un sourire.

D'accord. Laisse tomber. Fais la gueule, c'est mieux.

Je crois, oui. On y va ?

Tu vois l'ascenseur ? On le prend. Quand on sort, on se tire.

OK.

Envie de toi, envie de toi...

Non. C'est le titre de la chanson.

Commandant Ropel. Je repars sur Hong Kong. Et vous ?

Kirk. Capitaine Kirk.

Non. Je plaisante.

Commandant Kirk.

Et lui, c'est M. Spock.

H� non. C'est mon steward.

Vous assurez quel vol ?

Manille-Paris. En remplacement de...

- De Jousseaume ? - Exactement.

En remplacement de Jousseaume.

- Oui. Mais Jousseaume... - Probl�me intestinal.

Il supporte pas la bouffe ici. Si on peut dire.

Parce que les oreilles de porc et le ma�s confit...

On devrait y aller.

Maintenant, tu cours.

- Mais qu'est-ce que tu fous ? - Je cours. Mais � mon rythme.

Vous faites quoi ?

Vous, on aurait dit que vous vous barriez.

Ah, d'accord. On court, c'est qu'on s'�vade.

On mange une carotte, on est un lapin. Un peu basique.

Non. On bosse, nous, les gars.

42 secondes.

Trop long.

Il faut trouver une autre solution.

Il faut...

Il faut voir le trajet du fourgon.

Oui.

Quoi ?

- Il faut en profiter pour se barrer. - Ici, oublie. Je le sens pas.

On pique le bus.

Deux pilotes dans un bus comme �a ? T'as autre chose, comme id�e ?

- Quand c'est moi, c'est jamais bien. - Ils sont � 10 m derri�re nous.

On va trouver.

Une histoire de chronom�trage pour se replier. J'ai pas compris.

Oui. Il m'a dit : "Si on court, c'est qu'on s'�vade.

"De m�me que si on mange une carotte, c'est qu'on est un lapin."

J'ose plus rien lui dire, moi.

Hein ?

L�, je situe pas trop ce qu'ils font.

Fais semblant de chercher. T'es cens� �tre un g�nie.

Il fait quoi, l� ?

L� ?

�a me semble �vident, non ?

Ben non.

Il...

Il calcule le p�rim�tre.

Il fait 3 pas d'un c�t� et 8 de l'autre. C'est pas un rectangle ?

Si. Un rectangle, effectivement.

C'est le principe du rectangle dans la surface p�rim�trique.

Et...

- "Et" ? - Et...

Quand... Quand on observe, on peut �tre observ�.

Tu te replies dans le rectangle int�rieur

de la surface p�rim�trique et tu t'en tires.

T'as compris ?

Ouais, ouais. Ouais.

Si t'as pas compris, je te r�explique.

- T'as compris ? - Oui.

Non.

C'est pas bon, ici.

Avec le souffle de l'explosion, gros danger. Je le sens pas.

Il faut qu'on aille � la banque.

Voil� la banque, le gros morceau.

Oui. M�me le tr�s gros morceau.

Vous restez l�. Le Marquis et moi, on y va.

Je vais avec le Marquis, tu restes avec J�sus.

Thomas.

- Essaie pas de partir sans moi. - Non.

S�r ? Si tu te barres, je suis mort.

- Je me barre pas. - On y va ?

Non.

Next, please.

Mais je sais toujours pas ce qu'on fait l�.

Jo a tout pr�vu. Si on attaque la banque, on passe par les �gouts.

Calcul de la volum�trie.

J'ai jamais attaqu� une banque sans calculer la volum�trie.

Oui. Je comprends.

Va t'asseoir, je m'en occupe.

Thank you.

Next, please.

Thank you. Next, please.

- Il s'est barr�. - Quoi ?

Il en a profit� pour filer.

Il a pas pu faire �a. Il a trop de classe.

Il me disait que ce coup l'excitait. Il va pas abandonner.

Non.

D�connez pas. J'y suis pour rien, s'il s'est barr�.

D�connez pas, les mecs.

D�connez pas.

Non, les mecs !

Vous alliez partir sans moi ?

- Merci. - De quoi ?

T'aurais pu te barrer, mais non. M�me si tu y as pens�.

J'y ai pas pens� une seconde.

Si, un peu.

Je pouvais pas te laisser l�.

M�me si tu y as pens�, je te remercie.

Tu peux arr�ter ?

�a me fait un petit vent frais.

Demain, tu dois expliquer � Jo comment tu feras le casse.

Je vais lui dire que je choisis la banque.

Ah ! Voil�, c'est r�gl� ! Pourquoi je m'inqui�te, aussi ?

On rentre, et tu fais sauter la porte blind�e.

O� t'en es de tes connaissances en mati�re d'explosifs ?

T'as raison. On est morts.

� moins que...

"� moins que..." ?

Je crois que j'ai un plan.

Mais c'est compl�tement con.

- �a marchera pas. - On le fait pas, ce casse.

L'int�r�t, c'est qu'on se retrouve seuls,

et on va s'�vader.

Mais Jo va sentir le coup fourr�.

Sauf si t'es convaincant.

Je me d�merde bien depuis le d�but, il y a pas de raison.

Quand tu pr�sentes le plan, on doit sentir le gars s�r de lui.

Il faut que t'y croies aussi.

Montre-moi.

Joue-moi le dur.

- Tu fais quoi, l� ? - De Niro.

D'accord. Laisse tomber De Niro. Un vrai dur, �a fait pas de grimaces.

Regarde-moi.

Je vais te menacer sans m�me bouger un cil.

- T'es pr�t ? - Oui, je suis pr�t.

Si tu d�gages pas imm�diatement, je te d�coupe � la tron�onneuse.

Ah, c'est impressionnant.

T'as rien boug�, l�. Tu m'as fait flipper.

Voil�. Tu vois ?

Vas-y. � toi, maintenant. Fais-moi peur.

Vas-y.

Attention, je veux rien voir bouger.

Si tu d�gages pas imm�diatement, je te d�coupe � la tron�onneuse.

L�, on a l'impression que tu vas m'inviter � danser un slow.

Prends ton temps.

Oui, oui.

Il faut que �a se stabilise.

Quand tu veux.

Si tu d�gages pas imm�diatement, je te d�coupe � la tron�onneuse.

Voil� ! �a, c'est pas mal.

Celle-l�, je l'ai bien sentie.

Autant la premi�re, c'�tait moyen. L�, je suis � donf, l�.

J'insulte sans bouger rien.

Oui. T'emballe pas non plus.

Encul�.

D'accord. C'est bon.

Fils de pute.

C'est bon, je t'ai dit.

Trou du cul.

Quand je dis "C'est bon", c'est bon.

Sac � merde.

Arr�te ou je t'�clate la gueule.

L�, je suis dedans. Je suis � donf.

Je suis le Marquis en train de pr�senter son plan.

Connard.

Ta gueule, je t'ai dit.

Ta gueule.

Ferme-la ou je te bute.

Jo vous attend.

Pardon ?

Jo vous attend.

"Jo vous attend, monsieur le Marquis."

OK ?

Vas-y, r�p�te.

Jo vous attend, monsieur le Marquis.

Tu vois ? C'est pas difficile, bonhomme.

Allez, barre-toi.

On arrive.

Toi aussi, Nounours.

L�ve ton cul.

Calme-toi, avec moi.

- N'oublie pas le pilote am�ricain. - Non, je l'oublie pas.

� chaque fois qu'on r�p�te, tu l'oublies.

- Je l'ai pas oubli�. - Si.

- Mais non. - Si, tu l'as oubli�.

Je l'ai pas mentionn�.

J'ai oubli� mes lunettes.

Pousse-toi, Nounours.

C'est bon.

On t'�coute, Marquis.

Alors voil�.

Regarde, Jo, je plonge.

Plus tard. Je suis occup�, l�.

Et pense au b�b�. Va t'allonger.

- Vas-y. - Alors voil�.

Je vais plonger. Tu veux pas regarder ?

Tout � l'heure. Et mets bien les mains devant.

Tu pourrais pas demander � ta femme d'aller plonger ailleurs ?

Tu parles de ma femme, l�.

Je parle d'un plan qui va nous rendre milliardaires.

Alors c'est le milliard ou le plongeon.

Je vais replonger. Tu veux pas regarder ?

Olga, laisse-nous. Remonte.

Mais je vous laisse ou je remonte ?

Tu nous laisses et tu remontes.

Ah.

Alors voil�.

Quentin et moi,

on prend une camionnette. On va dans un entrep�t.

Dedans, il y a rien.

Ce qui est int�ressant est � c�t�.

C'est toi qui conduiras.

Tu conduis le camion.

Ici, c'est au Klaxon.

On arrive, on se gare, on rentre dans le 1er entrep�t.

On va � un endroit o� on creuse un trou avec des pelles.

On creuse un trou. On creuse un tunnel,

qui va nous permettre d'aller

jusqu'au coffre de la banque. L�, il nous faut des chalumeaux.

Nous, on passe � travers le mur.

Une fois qu'on... Je me suis tromp�. C'est dans ce sens qu'il faut aller.

Si on va dans l'autre sens, on reste dans le m�me entrep�t.

Les gars vont venir chercher la camionnette. Pas la n�tre.

Mais nous, on ne bouge pas. Pas un bruit.

Les mecs prennent leur camion, vont � l'a�roport.

Jusque-l�, personne n'a rien vu.

Ils vont jusqu'� l'a�roport, tranquille.

Ils signent leurs petits papiers, tout le tralala. Ils rentrent.

L�... Et c'est l� que le plan est fabuleux.

Qu'y a-t-il � c�t� ?

Le camion o� il y a le pognon.

On ouvre la porte du camion, on descend, on pose l'explosif.

Ensuite...

�a explose.

Pendant ce temps, en Am�rique,

il y a un pilote am�ricain

qui, sans se douter de rien, prend son petit caf�.

Il tombe, parce qu'on a vers� dedans du poison, en fait.

Il va �tre remplac� par un autre,

un pilote complice.

Donc nous, on prend l'argent qui est dans le camion,

on d�marre et on part avec le pognon.

Voil�.

Alors ?

Qu'est-ce que t'en penses ?

Venant d'un autre que toi, j'en aurais conclu que ce plan est...

Comment dire ? Quelqu'un peut m'aider ?

Compl�tement con ?

Oui, c'est �a. Un plan "compl�tement con".

Mais comme �a vient de toi, j'en arrive � croire que c'est...

faisable.

Alex et Bruno,

filez avec le Marquis pour les d�tails techniques.

Ah. Une derni�re chose, Jo.

Tu peux neutraliser le pilote am�ricain ?

Non. Parce que souvent, on dit, et puis apr�s...

Si tu peux pas, �a fout tout en l'air.

Viens. On va r�gler les derniers d�tails techniques.

Pour le pilote am�ricain, je serai intransigeant.

Nitro.

C4.

Semtex.

D�tonateur � percussion,

d�tonateur �lectronique, minuteur.

T�l�phone d�tonateur.

�a, c'est quoi ?

C'est un sandwich.

Tr�s bien.

Au poulet.

Oui. �a va, Nounours. J'ai compris.

Je crois que tu vas prendre celui-l�.

- Ah oui ? - Oui. C'est un de tes pr�f�r�s.

Inutile que je te conseille de le prendre, �a tombe sous le sens.

Ben oui. Alors je prends celui-l�.

Oui.

C'est tout ?

Pour faire sauter un nid de taupes, �a irait, mais l�...

Alex, tu parles au Marquis, l�.

Il sait tr�s bien que �a suffit pas.

- Oui, je sais tr�s bien. - Oui.

C'est pourquoi tu vas prendre �a,

�a,

et �a aussi.

Hein, Marquis ?

Attends, �a va. Je sais.

Je prends mon temps, je...

Je m�ris ma r�flexion.

C'est quand m�me moi, le sp�cialiste.

- Non ? - Oui. C'est toi.

Je vais prendre �a.

�a.

�a aussi.

Et un peu de �a.

Vous �tes s�r ?

C'est peut-�tre un petit peu gourmand, �a.

�coute, Quentin, c'est moi, le sp�cialiste.

Et l�, on parle s�rieux. OK ?

On est d'accord que ce pain de plastic

que le Marquis tient, un faux mouvement et on explose tous.

Oui. �a, on le sait tous.

Oui. Mais soyons clairs. Le moindre faux mouvement,

et on finit tous en bouillie, �clat�s partout,

l'estomac par-ci, l'intestin par-l�, et le reste � droite, � gauche.

C'est si puissant qu'il y aurait plus d'entrep�t.

Je pr�f�re demander, comme je suis pas un sp�cialiste.

Je vais pas le prendre, celui-l�.

C'est toi, le sp�cialiste.

Tu nous pr�pares tout, comme �a, le Marquis n'a plus qu'� le poser.

Tu nous pr�pares tout, comme �a, le Marquis n'a plus qu'� le poser.

Enfin, je n'ai plus qu'� le poser.

Allez, viens.

Je serai intransigeant sur le pilote am�ricain.

Je vais prendre �a.

�a.

Tendu ?

Bof. La routine.

Bon. Alors il y a plus qu'�.

Marquis, je peux te voir ?

Il est pas l�, Nounours ?

J'aime pas comment il a regard� ma femme.

Tue-le.

Je lui ai fait avoir un malaise.

Depuis le d�but, il y a un truc qui me chiffonne.

� un moment, vous serez seuls avec le pognon, toi et Tasseau.

Tasseau, c'est un de tes gars. Il est s�r.

Et il sera toujours avec moi.

Oui, bien s�r.

Je me suis pr�vu une garantie suppl�mentaire.

Fais pas cette t�te-l�. Elle �tait ravie, ta fille, de prendre l'avion.

Ta femme, d�sol�, mais on a d� la b�illonner.

Qu'est-ce qu'elle peut causer !

Mais on lui a pas fait de mal. Enfin, pour le moment.

Tu comprends ?

Allez, c'est bon. D�gage.

Qu'est-ce que t'as ?

- Un petit probl�me. - C'est quoi ?

Ils rel�cheront ma femme et ma fille quand on aura termin�.

"Termin�" ? On n'�tait pas cens�s le faire, ce casse.

J'ai pas le choix.

Mais mon plan est bidon. On devait s'�vader avant.

Ils tiennent ma femme et ma fille. On va le faire, ce coup.

T'es pas fait pour ce business.

T'es VRP, pas gangster. Alors ce casse, tu oublies.

�coute, j'�tais tr�s content de te rencontrer. Si, vraiment.

Mais tout a une fin.

Alors tu vas le faire ?

J'ai pas le choix.

C'est ma femme et ma fille contre l'argent.

Je vais faire le casse.

T'es trop con.

Je suis peut-�tre con, mais j'ai une famille. Et j'y tiens.

D�gage. Moi aussi, je vais avoir une famille.

Merci.

Bon. �a va, �a fait 10 fois.

Sans moi, t'as aucune chance. Avec moi non plus.

T'as un bon fond.

Bon. 1. On perce le mur. 2. On s'infiltre.

3. On pique les billets. 4. On part.

OK.

Merci.

- �a va nous prendre la nuit. - T'as autre chose � faire ?

Non. Je demande.

Putain, ils arrivent.

Casser la banque, c'�tait impossible.

Mais pas entrer dans l'entrep�t d'une soci�t� de transport.

� moins que...

L'exposition itin�rante sur les armures de samoura�s

quittera demain les Philippines par avion.

Le principe du cheval de Troie, c'�tait �a, le plan de Tasseau.

Let's go!

Oui ?

Un homme pr�tend que votre Marquis serait dans le hall de l'a�roport.

Il porterait un chapeau noir.

C'est qui ?

Il veut pas le dire mais pr�tend conna�tre le Marquis.

Dites-lui de m'en donner plus.

Vous pouvez m'en dire plus ?

Il sait que le Marquis n'a pas vol� 3 mais 4 tableaux � Moscou.

Personne n'�tait au courant de �a.

Passez-le-moi.

Il a raccroch�.

Sir.

Sors-moi de l�. J'�touffe.

Quentin !

Hou, Quentin, j'�touffe !

�a gratte �norm�ment.

Quentin !

Merci.

Quentin !

Tu m'aides pas ?

On enl�ve nos armures ?

Non. On va les garder.

OK.

Thomas !

- C'�tait quoi, ce coup de fil ? - La providence.

Je sens qu'il y a un truc bizarre.

Arr�te de stresser.

Je stresse pas, mais je trouve �a trop facile.

Toujours le verre � moiti� vide.

On en parlera plus tard. Je suis occup�.

- T'es s�r des doses ? - Tais-toi.

Je te demande si t'es s�r des doses.

- Je crois. - "Je crois", c'est pas une r�ponse.

Si les doses sont bonnes, on devrait rien sentir, m'a dit Alex.

Putain, pourquoi tu me touches le bras ?

Pour parler des doses.

Tu fais une fixette.

Si Alex a eu la main lourde, le fourgon explose, et nous...

Oui. Je sais, on explose aussi.

Ah bon. C'est bon, si tu sais.

Vas-y, c'est quand tu veux.

Ah, bravo. Pour rien sentir, on n'a rien senti. J'essaie.

C'est moi, le sp�cialiste.

- Rien du tout. Donne. - �a va marcher.

- Laisse-moi essayer. - Attends.

Bizarre, j'ai pas appuy�.

T'as d� appuyer, puisque �a a march�.

- Eh ben non. - Eh ben si.

Je sais quand m�me quand j'appuie.

- T'as eu une absence. - Pas quand je braque 200 millions.

T'as jamais braqu� 200 millions. T'as eu une absence.

Non, j'ai pas eu d'absence.

Viens, on y va.

- J'ai jamais vu autant d'argent. - Et de valises.

� terre !

Que faites-vous ici ?

On vient � un mariage.

Mais qu'est-ce qu'on vous a fait ?

Je poursuis un voleur.

Juste parmi nous ?

Personne � l'horizon !

T'es s�r ? C'est pas normal, �a.

Ben viens voir.

C'est trop facile, tout �a.

Tu vois les choses en noir. On a la chance avec nous.

C'est trop facile.

Je te dis qu'on a la chance avec nous.

- C'est trop facile. - Tu vois les choses en noir.

- Ferme la porte. - Tu vois tout en noir.

Je te dis que c'est trop facile.

Attends. Laisse-moi faire.

Salut.

Il commen�ait � me gonfler, Kung Fu Panda. J'�tais � deux doigts.

C'est le genre de truc que j'aurais aim� conduire.

Vas-y, conduis-le.

Non. Mais j'aurais aim� le conduire.

Et merde.

- C'est le parking du personnel ? - Oui.

- Elle est comment, la voiture ? - Un Vito rouge.

On a r�ussi, Quentin. On a r�ussi.

Pas si foireux, ton plan.

Je maintiens que c'�tait un peu trop facile.

Tire pas la gueule pour �a.

Non. C'�tait pas pour �a.

Quentin m'avait cach� un d�tail. Jo avait pr�vu autre chose.

- Attends. - Tu appelles �a un d�tail ?

Mais je voulais pas te tourmenter.

�a m'aurait g�ch� la f�te.

Et merde ! Et ma femme et ma fille ?

Ils peuvent pas les rel�cher.

Si t'as une solution, je t'�coute.

� moins...

Que ?

- Une id�e ? - Comment tu sais ?

T'as dit "� moins que".

C'est vrai. Il va falloir que tu sois le Marquis.

Et qu'on r�cup�re le t�l�phone de quelqu'un � Interpol.

- J'ai. - T'as quoi ?

Une id�e.

- C'est Thomas. - Oui ?

Tu vas m'�couter et tu vas pas me r�pondre.

Tu couchais avec une fille de la pr�fecture de police.

- Attends. - Aide-moi au nom de notre amiti�.

- Mais... - Sinon, j'appelle ta femme.

D'accord.

�coutez, je ne sais pas comment vous le dire,

je ne sais plus comment vous le dire,

c'est tr�s important.

Je vous assure.

Je...

Mais je vous dis que c'est super important, merde !

- All� ? - Commandant, Quentin Tasseau.

On s'est crois�s lors du hold-up de la BNP de Besan�on en 2003.

Je me souviens tr�s bien, oui.

J'ai une bonne surprise, mais il faut faire vite.

Je vous �coute.

Bravo.

Les m�dias ne parlent que de vous.

Tu parles philippin ?

Fa�on de parler.

On a dit ma femme et ma fille.

Pas avant que j'aie vu le pognon.

Excellent.

Excellent.

Vous avez bien boss�, les gars.

Marquis, tu m�rites ta r�putation.

C'est quoi, cette merde ? � quoi tu joues ?

Enl�ve-moi �a.

Tu veux tous nous faire p�ter ?

Tu parles de quoi ?

De ce kilo d'explosifs dans le sac.

Si tu le secoues, on retrouve ton intestin partout.

Et des restes.

Hein, Alex ?

T'as pas fait �a ?

Putain, t'as pas fait �a ?

Rangez vos armes et rends les otages.

Toi, t'es mort.

Tu vas pas tout faire p�ter avec ta femme et ta fille.

Tu m'aurais jamais laiss� repartir.

Tu sais de quoi je suis capable. Alors fais vite.

Lib�rez-les.

Allez, va t'asseoir.

Ce dispositif a une port�e de 5 km.

Prie pour que j'aie pas une crampe.

On va avoir une bonne discussion en rentrant.

Quentin.

Tu oublies rien ?

Olga, le moment est mal choisi pour une d�claration, mais voil�.

T'es diff�rente, mais je t'aime.

Je veux voir grandir ce b�b�, alors pars avec nous.

Mais qu'est-ce qui lui prend ?

Si tu dois prendre une d�cision personnelle, c'est maintenant.

C'est moi ou c'est Jo ?

C'est Jo.

Mais non ! Non. Pas cette fois.

Je ne suis plus amoureuse de toi. Tu me fais trop peur.

Et puis le b�b�, il est pas de toi.

Je m'en vais, Jo.

Il faut que je vous dise.

�a fait quelques ann�es que je vous suis,

et je crois que j'ai fait le tour.

J'ai besoin d'un nouveau d�part professionnel,

faire autre chose.

- Vous voyez ? - Oui, oui.

Bon. Ben, bonne chance, patron.

Je suis pas s�r de pouvoir d�samorcer cette bombe.

Et je vous cache pas que c'est tr�s risqu�.

Alors je pr�f�re vous laisser dans la merde, l�.

En tout cas, merci et bonne continuation.

All� ?

Tu m'avais accord� 20 %, c'est �a ? Ben, c'est moi qui te les accorde.

Regarde dans le sac. T'as rien � craindre.

Au fait... je suis pas le Marquis.

Rendez-vous !

Enfoir� !

Trop facile. Tout �a, c'�tait trop facile.

D�tends-toi, mon petit Quentin.

T'as ta femme, t'es riche, t'es � la retraite. Profite.

Je sais pas.

Tout notre fric est au m�me endroit.

Trois syst�mes d'alarme, des rondes al�atoires,

un coffre Fichet en acier monobloc...

T'as raison, il faut que je me d�tende.

Le pouvoir d'achat, c'est se payer le coffre le plus s�curis�.

T'as raison, c'est utile. Surtout avec tous ces voleurs.

C'est bon, d'�tre du c�t� des riches.

On �tait aussi de la partie.

Alors on vous laisse 60 secondes, et la police sera l�.

Plus que 50 secondes.

45.

Tu vois, ce type. C'�tait peut-�tre le Marquis.

- Je le vois pas comme �a. - Tu le vois comment ?

Plus grand, plus petit, mais pas comme �a.

C'est une bonne id�e, d'avoir fait installer cette vitre.

T'as eu l'id�e comment ?

Je sais plus du tout comment �a m'est venu.

Comme �a.

En tout cas, c'�tait une bonne id�e.

Et voil� le gros morceau.

- Si tu te barres, je suis mort. - Oui.

J'ai compris.

Tu le fais super bien.

Tout d'un coup, je me dis...

2. Il faut trouver autre chose.

"Jo vous attend, monsieur le Marquis."

OK ? Vas-y, r�p�te.

- Non. T'es mal barr�. - Merde !

"Jo vous attend..."

- Tu vas m'arracher l'oreille. - Je le tenais...

Tu oublies pas le pilote am�ricain.

Adaptation : Emmanuelle Steffan pour Eclair Group

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