All language subtitles for Why.Dont.You.Just.Die.2018.MULTi.1080p.BluRay.x264.AC3-EXTREME

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Original subtitles

"Il a perdu la vie avant de savoir qui avait gagné..." Flann O'Brien

Un, deux, trois, la mort ne m'aura pas...

C'est pour quoi ?

Qu'est-ce que vous voulez ?

Je m'appelle Matveï...

Quoi ?

Je suis le copain d'Olya !

Et alors ?

Elle m'a dit de passer. Elle a dû oublier de vous prévenir.

Ta gueule !

Olya n'est pas là.

Elle doit être en retard.

Bonjour, jeune homme.

C'est Matveï, le copain d'Olya.

Enchantée. Je suis Natasha, la maman d'Olya.

Où est-elle ?

Elle est en retard.

Elle aurait dû me prévenir. Je dois partir à la campagne.

Quelle étourdie ! Heureusement, je suis encore là.

Ne restez pas là, entrez donc.

Thé ou café ?

Café.

Mauvaise réponse. Le café prend des plombes.

Asseyez-vous.

Vous ne vous en séparez jamais ?

Un ami me l'a demandé.

Depuis quand connaissez-vous Olya, Matveï ?

Elle vous a dit que j'étais dans la police ?

Je suis lieutenant.

C'est peut-être par déformation professionnelle,

mais j'ai tendance à cuisiner les amis de ma fille.

Même si...

j'imagine que tous les pères font ça.

Parlez-moi de cet ami en mal de marteau.

Vous avez le même âge ?

Je dirais dans les 25 ans.

Il a 25 ans et toujours pas de marteau ?

Eh bien, c'est...

C'est un fou d'informatique.

Un fou d'informatique ? Allons, Matveï, regardez autour de vous.

Tout le monde l'est de nos jours, d'une manière ou d'une autre.

Parlons de vous.

À en juger par vos mains et ce marteau,

vous n'êtes pas informaticien.

Quoi qu'un homme fasse, il doit le faire sérieusement, non ?

Vous êtes amoureux d'elle ?

Oui.

Ça te plaît de la tringler ?

Pardon ?

Je t'ai demandé

si tu aimais tringler ma fille.

Mais...

qu'est-ce que vous avez ?

Relax, Matveï. Je plaisantais.

Que fait ce marteau ici ?

C'est pour un ami. Natasha, va dans la chambre.

Je vous laisse.

Assieds-toi.

Assis, j'ai dit !

Andreï, que se passe-t-il ?

File dans la chambre.

Du sucre ?

Dans ton café ?

Ne bouge pas, j'apporte ça.

Pas un geste !

Retourne-toi.

Qu'est-ce que tu fous chez moi ?

Je répète : qu'est-ce que tu fous chez moi ?

Casse-toi !

WHY DON'T YOU JUST DIE!

Qu'est-ce que tu fais ?

Arrête.

Je veux que tu tues un homme pour moi.

Tu ferais ça ?

Dis pas de bêtises.

Je veux que tu tues mon père.

Pourquoi ?

Il m'a violée.

Ton père ?

Figure-toi...

que certains aiment culbuter leur propre fille.

C'était quand ?

J'avais 12 ans.

Qu'est-ce que ça change ?

Tous les jours...

au cours de ces 15 dernières années...

alors qu'il profitait de la vie...

qu'il s'empiffrait, dormait, baisait ma mère,

ou d'autres...

j'ai pas arrêté d'y penser.

De le sentir en moi...

à chaque frôlement,

à chaque regard.

Il n'arrête pas de grossir en moi...

comme une tumeur maligne

qui empoisonne ma chair.

Ça ne peut plus durer.

Il doit disparaître.

Tu vas m'aider, n'est-ce pas ?

Ce que tu peux être conne !

Brûle tout.

Merde.

En gros, c'est très simple.

Il y a ce putain de petit crochet

qui vient s'encastrer

dans la dentelure.

Si on essaie d'ouvrir, pas moyen.

Il faut s'armer de patience

et d'une fourchette.

Mais ça peut être galère parce que c'est vachement dur à plier.

Voilà pourquoi on a recours à une méthode plus standard :

celle de l'épingle à cheveux.

On la plie

et on essaie d'actionner cette saloperie de petit crochet de merde.

On tripatouille...

Victoire.

À nous la putain de liberté !

Minute papillon !

On a affaire à une de ces merdes dernier cri

venues d'outre-Atlantique.

C'est du matos importé.

Ces enfoirés ont inventé la double serrure,

avec une autre petite pièce.

Regardez comment c'est fichu.

Quand j'enfonce ce bitoniau,

ça bloque tout.

Plus moyen de tripatouiller cette saloperie de petit crochet.

C'est cuit.

Et donc, si on a affaire

à ce genre de gourmette à la con,

on est foutus, mon frère.

Nos rêves de liberté, on les oublie.

Matos importé

Matveï...

c'est ton vrai nom ?

Qui tu es ?

Qu'est-ce que tu fous là ? Comment tu sais que j'ai une fille ?

Quelqu'un t'envoie ?

Qui ?

Dis-moi qui t'envoie !

Tu vas me répondre, oui ?

Écoute.

Tu me laisses pas le choix.

Approchez.

Je vais vous le dire.

Très bien, Matveï.

Essayons encore une fois.

Réfléchis bien.

Je t'offre

une chance de t'en tirer à bon compte.

Je te promets de te laisser partir en un seul morceau.

Je te connais pas.

Je t'ai jamais vu.

Et je te reverrai plus, à condition...

que tu me dises tout.

Ça marche ?

Dis-moi

ce que t'es venu foutre chez moi.

Faut jamais...

toucher les enfants.

Quoi ?

Faut jamais

abuser

des enfants.

Quels enfants ? C'est quoi, ces conneries ?

C'est un jeu ?

C'est un putain de jeu, c'est ça ?

Très bien.

On va jouer, toi et moi.

Fous-moi le camp !

Alors, t'as réfléchi ?

Non.

Attendez...

Tu vas me dire pourquoi t'es venu me faire chier ?

Tu l'as tué ?

Dieu merci.

Il m'a accusé

d'avoir abusé d'Olya, quand elle était petite.

Il est venu pour la venger.

Mais tu ne l'as pas...

ou bien, tu l'as...

Non.

Bien sûr que non ! T'es dingue ou quoi ?

Je pige pas.

Je pensais...

que c'était à cause du boulot, d'une injustice.

Beaucoup veulent ma peau.

Mais ça, c'est complètement absurde.

Est-ce que tu as...

parlé à Olya ?

Pour lui dire quoi ?

Laisse-le partir.

Arrête, avant qu'il ne soit trop tard.

Ça va pas, la tête ? Je relâcherais cette enflure ?

Appelle tes gars.

Qu'ils le mettent en prison.

Sa guibole est une passoire. Je vais leur dire quoi ?

Et le fric...

Putain !

D'accord.

J'appelle Evgenich, il va m'aider.

Fais pas le con.

Éloigne ta grognasse.

Je l'ai jamais touchée.

Je n'ai jamais touché ma fille.

J'allais te relâcher. Natasha peut te le dire.

On va discuter de tout ça avec Olya

et tirer les choses au clair.

Je suis désolé. Désolé pour ta jambe, OK ?

Tu m'as foutu les jetons.

Un flic, ça a beaucoup d'ennemis.

Tu voulais pas répondre.

Je paierai pour les soins.

T'as vu, j'ai de l'argent.

De l'argent...

Je t'en donnerai en plus.

Pour le dérangement, si on peut dire.

T'es...

Apparemment, t'es de la famille.

Et la justice ?

Moi aussi, je veux la justice.

Je l'ai jamais touchée, il faut me croire !

Appelle-la.

Natasha, apporte le téléphone.

Va le chercher, je te dis.

Mets le haut-parleur.

Allô, Olya ?

Papa ?

Olya, écoute-moi.

Ton ami est ici.

La situation est un peu tendue.

Tu peux clarifier un point pour nous ?

Quel ami ?

Matveï !

Je connais pas de Matveï.

Comment ça ? Un grand avec les cheveux courts.

Je connais personne comme ça.

Tout va bien ?

Je te rappellerai.

Voilà pour la justice.

Dégage.

- S'il te plaît... - Dégage, putain !

Arrête de chialer !

Evgenich.

Chérie...

Je peux pas te parler, c'est pas le moment.

Je peux te rappeler ?

Quoi encore ?

Bien sûr que je t'aime.

Très fort.

Tu es toute ma vie.

Sans toi, je ne suis rien.

Ne dis pas des horreurs pareilles.

Ne dis pas ça.

On va trouver l'argent.

Oui, je vais le trouver. Tu verras.

Désolé, ma chérie, je dois te laisser.

À ce soir.

Je t'adore.

Bisou.

Tu pouvais pas te retenir ?

Elle est belle.

C'est pas mon genre.

Elle ressemble à mon Olya.

Allume, j'ai mal au crâne.

Je n'ai pas trouvé la lumière.

Tu parles d'un fin limier !

De toute façon,

on a trouvé un cutter.

Il l'a sûrement découpée avec ça.

Tu plaisantes ?

On a un sachet de coke

et des comprimés pour que la fête soit plus folle,

une corde et un bâillon imbibés de sang,

des biffetons de 1 000 roubles...

90 000 roubles au total.

Et les clés d'un coupé sport Infiniti.

Putain de jeunesse dorée.

Tu peux l'embarquer.

Nous, on va attendre le légiste.

Donne. Je vais prendre quelques photos.

J'ai déjà tout photographié.

Donne, je te dis.

Je te le rendrai, bordel !

C'est ma chance.

C'est-à-dire ?

J'ai besoin d'argent.

C'est urgent.

L'opération coûte une fortune.

De quoi tu parles ?

C'est un gosse de riche.

On fait raquer ses parents contre un non-lieu.

T'as vu la gueule de ton non-lieu ?

Je trouverai un moyen.

Il a découpé une gamine avec un cutter.

Il n'y a rien à trouver.

Disons que c'était un coup monté.

Un individu a versé un sédatif dans leur vin

et pendant qu'ils roupillaient, il a découpé la fille.

Personne n'y croira.

Allez ! Ça va marcher.

Il suffit de graisser quelques pattes. On l'a déjà fait.

C'est vrai, mais c'était différent.

Là, c'est une boucherie.

Ce n'est pas pour moi que je fais ça.

C'est pour Klava.

On a tout de suite vu que c'était un bon gars.

Qu'il s'était juste un peu égaré.

On veut vous aider.

Mais c'est un cas difficile,

on ne peut rien garantir.

Vous déposez la somme dans une consigne à la gare.

Si ça marche et qu'il est relâché, on récupère l'argent.

Mais n'oubliez pas

que si le casier est vide à sa libération,

vous et votre fils aurez de sérieux problèmes.

Allez, on y va.

Je tiens à te remercier.

Pour quoi ?

Merci d'être là

et d'avoir accepté de m'aider.

Cet argent, c'est...

notre dernier...

notre dernier espoir.

Sa santé s'est beaucoup détériorée.

Ça suffit. Reprends-toi.

Et arrête. Tu ferais pareil pour moi.

Hier soir...

elle m'a même pas reconnu. Tu te rends compte ?

J'étais là devant elle, et pourtant...

elle...

Reprends tes esprits. Moi, je vais chercher l'argent.

Et l'argent ?

Le casier était vide.

Quoi ?

Il n'y avait rien dans le casier.

Les ordures ! Les salauds !

Les raclures !

Les fumiers !

Les enflures !

Arrête de couiner ! C'est assez dur comme ça.

Andreï...

ce que tu as fait

à sa jambe...

ça relève de la psychiatrie.

Natasha, tu pourrais me faire un thé ?

Un thé ?

Sans sucre.

Sans sucre.

Alors ?

C'est qui ?

Tu le sais ?

Je sais pas ce qui est le pire.

Qu'elle sache vraiment pas qui il est...

ou qu'elle...

Si c'est pas un de ses amis, c'est qui ?

Et toi...

tu ne l'as vraiment jamais tripotée ?

T'es dingue ou quoi ?

C'est ma fille, bordel ! Je l'ai jamais touchée !

Vous êtes tous devenus fous ?

Calme-toi.

J'essaie de comprendre.

Si tout ce qu'il a dit est vrai

et s'il connaît vraiment Olya...

Et quand je vois sa jambe,

je doute qu'il ait menti.

Alors...

pourquoi elle aurait raconté...

que tu l'as...

si c'est jamais arrivé ?

Mais c'est le cas. Je l'ai jamais touchée !

Je te crois.

Mais dans ce cas...

de quoi il s'agit ?

J'en sais foutre rien.

Peut-être qu'elle savait

qu'il était le genre de crapule qui...

accepterait de te tuer.

Pourquoi elle aurait fait ça ?

À toi de me le dire. C'est ta fille.

Merci beaucoup.

Mettons-le dans la salle de bains, en attendant.

Natasha, va t'allonger et repose-toi un peu.

On va s'en occuper, d'accord ?

- Vas-y. - D'accord.

Aide-moi.

Disons-lui de venir.

Quoi ?

Appelons Olya pour qu'elle le voie

et observons sa réaction.

Tu veux montrer à ta fille le cadavre que tu as salement amoché

de celui qui, très probablement,

était son petit ami ?

Il faut que je sache.

Parce que si c'est elle qui est derrière tout ça...

Elle arrive.

Aide-moi à le sortir d'ici.

LES ANNÉES 2000

Il revient à lui.

- Ça va ? - Ouais.

J'ai combien de doigts ?

À ton tour.

- T'as pas les couilles. - C'est ce qu'on va voir.

Il rigole !

Tope là !

Arrêt cardiaque 12 minutes

Arrêt cardiaque 17 minutes

Attends !

Il respire.

Meilleur papa du monde

T'as vu quelque chose ?

Il y a quelque chose après la mort ?

Oui, il y a quelque chose.

Il y a quelque chose.

Je sais plus quoi.

Andreï, t'entends ça.

Mon cul !

L'écoute pas, c'est un tordu.

Pourquoi tu lui donnes à boire ? Il est mort.

T'étais OK pour attendre Olya. Calme-toi.

On voit que c'est pas toi qu'il a cogné avec un marteau.

C'est fini, les conneries !

Arrête.

T'étais censé m'aider, moi. Pas lui !

J'aide tout le monde.

Si t'avais appelé les flics au lieu de te la jouer gestapo,

on n'aurait pas ce problème sur les bras.

- Il pouvait pas appeler les flics. - Quoi ?

C'est des conneries.

Pourquoi tu dis ça ?

J'ai vu l'argent.

Ferme ta sale petite gueule ou je t'enterre !

Andreï !

Pourquoi t'écoutes ce connard ?

Andreï, ferme-la !

Ferme-la.

Quel argent ?

Dans l'armoire.

D'où vient ce fric ?

D'où vient ce fric ?

Tu le sais très bien.

Tu sais très bien d'où il vient.

Andreï, comment tu as pu ?

On aurait pu l'opérer.

Ma femme...

Klava serait encore en vie.

Elle serait morte, même avec dix fois plus de blé.

S'il te plaît...

Elle était condamnée et tu le sais.

Et puis, elle t'empoisonnait la vie.

Regarde-toi,

t'es devenu une lavette à cause d'elle.

J'étais pas loin de l'étrangler moi-même

pour que t'arrêtes de pleurnicher.

Je t'ai libéré.

Regarde.

Regarde tout ce pognon.

La moitié est à toi et rien qu'à toi.

Fini, les gouttes, les pilules, les opérations, les gémissements.

Fini, la souffrance !

À toi les bonnes bouffes

et les putes de luxe.

Tout ça rien que pour toi.

T'aurais pas dû faire ça, Andreï.

Allons, ouvre les yeux !

Tu me remercieras un jour.

Ma femme est morte à cause de toi.

Non, à cause du cancer.

Baisse ton flingue, bordel.

Olya chérie.

Pardonne-moi.

Maman.

J'aurai donc vu de mon vivant

ma propre mort.

J'ai rêvé de ma femme la nuit dernière.

C'est la première fois depuis l'enterrement.

Evgenich !

Ma sublime Klava...

Sublime.

Elle portait la robe blanche de notre mariage, tu te souviens ?

J'ai fondu en larmes.

Et Klava...

m'a serré tout contre elle...

contre sa poitrine.

Et je me suis senti apaisé.

Ne parle pas.

Tu ne devrais pas parler.

Ils l'ont porté tête nue sur la civière.

Hey no nonny ! Nonny hey nonny !

Et sur son tombeau il a plu bien des larmes.

Adieu, mon tourtereau !

Non ! Il est mort.

Va à ton lit de mort.

Il ne reviendra jamais.

Oh ! Je meurs.

Oleg te cherchait.

Ne te justifie pas.

Je suis prête.

Tu as une heure de retard.

La pièce a commencé tard. Je viendrai plus tôt demain.

Tu ne travailles plus ici.

Pourquoi ?

Parce que tu es virée.

Enlève ça et va-t'en.

Pour un retard ?

D'abord, ce n'est pas le premier,

et tu le sais très bien.

Ensuite...

tu sais pas travailler en équipe.

Oleg, s'il te plaît.

J'ai vraiment besoin de ce boulot.

Avec le théâtre, je ne trouverai rien d'autre.

Et c'est pas ça qui va me faire vivre.

Je ne dors que 4 heures par nuit.

Tu fais partie de l'équipe...

et on travaille bien ensemble.

J'ai pas raison ?

Je ferai des efforts. Je rattraperai mes heures.

S'il te plaît, Oleg chéri,

aide-moi.

Je t'en supplie.

Tu peux m'en faire ?

Tu sais, des branlettes.

C'est-à-dire qu'avant, c'est Oksana qui m'en faisait,

mais depuis qu'elle sort avec le barman...

je n'ai plus osé lui demander.

Tu as besoin d'aide.

Ce serait un échange de services.

Et peut-être même...

que tu auras un petit bonus...

sur ta prochaine fiche de paie.

Qu'est-ce que tu fais là ?

- Où est maman ? - Je sais pas.

Elle est à la maison de campagne la plupart du temps.

Tu m'écoutes ?

Qu'attends-tu de moi ?

Que tu m'aides.

Pourquoi je t'aiderais ?

Peut-être parce que t'es mon père.

Tu as presque 30 ans.

J'ai juste besoin de quoi rester à flot.

Trouve-toi un boulot.

J'ai déjà un boulot.

Sauf que ça paie pas.

Je prends une douche. Ferme derrière toi.

- Tu le connais ? - Laisse-la !

Pour la dernière fois, tu le connais ?

C'est ta fille.

La ferme !

Ou je lui explose la tête.

Oui, je le connais. Je le connais !

C'était pour le fric ?

Tu as vu le fric et tu l'as envoyé me buter.

C'était pour le fric ?

Oui.

Elle tuerait son propre père pour des bouts de papier.

Regarde, maman,

quelle adorable petite on a élevée.

Comment peux-tu te regarder dans la glace ?

Ne me fixe pas comme ça.

Oui, j'avais besoin de l'argent.

Et non, il ne m'a jamais violée. Mais ça change rien.

Il a quand même bousillé ma vie.

C'est faux, petite salope !

Je t'ai presque jamais vu à jeun.

Tu nous frappais.

Je rêve de te trucider depuis mes 5 ans.

Enfin réunis en famille !

Mes chéris, mes amours...

Andreï, mon chéri,

s'il te plaît, offre du thé à nos invités,

pendant que je vais me changer.

Je me sens un peu...

Juste un peu...

Je crois qu'on a des biscuits quelque part.

Tu sais où ils sont ?

Maman...

À cause de toi,

j'ai tué

mon ami.

Mon seul ami.

On était amis depuis l'enfance.

Tu es ma fille, après tout.

Mais lui, il va bien falloir le...

Oui, bien sûr.

Va tenir compagnie à ta mère. Je dois nettoyer ici.

Olya.

Tu me refais ce coup-là ou tu parles du pognon

et j'oublierai que j'ai une fille.

D'accord, papa.

Oh, non !

Maman !

Merde !

Bouge pas.

Papa !

Qu'est-ce que tu fous ?

Papa !

Dépêche-toi.

Maman...

Elle respire plus.

Elle respire plus.

Elle a laissé un mot.

Mais non.

C'est qu'une feuille blanche.

Au sec...

Olya, va voir qui c'est.

Olya.

Olya, bordel de merde !

Olya.

Pas un bruit.

Du calme ! Du calme !

Du calme, c'est bientôt fini.

Bonjour.

Bonjour, mademoiselle. Vous avez été longue à ouvrir.

Vraiment ?

Je ne vous avais pas entendus.

Pas étonnant que les voisins se plaignent du bruit.

Je suis vraiment désolée.

Ça doit être à cause de la télé.

Est-ce que ça va ?

- Mademoiselle ? - Oui.

Vous êtes seule ?

Oui.

Mais j'ai deux fenêtres ouvertes.

Ça fait un courant d'air.

C'est votre appartement ?

Non.

C'est celui de mes parents.

Ils sont à la campagne.

Vos papiers, s'il vous plaît.

Mais...

Attends.

Votre visage m'était familier.

Olya Likhovskaya ?

Seriez-vous par hasard la fille d'Andreï ?

Oui.

Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt ?

Pour nous, c'est un héros.

Je suppose que je n'ai pas osé.

Je viens d'avoir mes règles.

Vous tombez mal.

Pardon de vous avoir dérangée.

C'est moi qui m'excuse.

L'appel venait de l'appartement n° 8.

Vraiment ?

Les salauds.

Dites bonjour à votre père. Faites-lui nos amitiés.

Je n'y manquerai pas.

Au revoir.

D'où lui vient cette résistance ?

Tu vas faire quoi ?

Voilà le topo.

Natasha me trompait avec Evgenich.

Pendant que j'étais à la campagne, elle l'a invité ici.

Il est venu, mais pas seul. Avec ce type.

Ils se sont soûlés et engueulés. Ça a dégénéré en baston.

Evgenich a poignardé l'autre et lui a ravagé la guibole,

mais cet enfoiré l'a fumé avec le fusil de chasse

avant de venir crever sur le canap'.

Et maman ?

Elle s'est pris un coup dans la bagarre.

Je vais la positionner contre un angle de meuble.

C'est pas très crédible.

Et puis, les flics m'ont vue.

T'inquiète, il y aura pas d'enquête.

Pourquoi ?

J'ai pas passé ma vie dans la police pour rien.

Il serait temps de crever pour de bon.

Pause clope ?

D'accord.

T'en as rien à foutre, que maman soit morte ?

J'ai pas encore réalisé.

Pour ton ami, t'as réalisé tout de suite.

Fumier.

M'emmerde pas. C'est toi qui as déclenché ce merdier.

Non, c'est toi et ta putain de cupidité.

Malgré tes efforts pour bousiller mon enfance...

je savais au moins distinguer...

le blanc du noir.

Le bien du mal.

Quand je faisais une saloperie...

je le savais tout de suite.

Et j'en avais honte.

Et puis...

le temps passe...

On fait un compromis, puis un autre...

Et un matin, on n'a plus honte de faire des saloperies.

C'est devenu un mode de vie.

C'est surprenant...

comme tout ce qui est dégueulasse peut être justifié.

Ça devient acceptable.

Les gens s'adaptent.

Mais toi, tu es le pire de tous.

Quand tu étais petite,

tu étais plutôt bête.

Je vois qu'avec l'âge, ça s'est pas arrangé.

T'es pas encore refroidi, toi ?

Je ne voulais pas que ça finisse comme ça.

Je meurs.

Oui.

Je suis désolée.

C'est pas grave.

La mort ne m'aura pas.

Un film de Kirill Sokolov

Produit par Sofiko Kiknavelidze

Aleksandr Kuznetsov

Vitaliy Khaev

Evgeniya Kregzhde

Mikhail Gorevoy

Elena Shevchenko

Directeur de la photographie : Dmitriy Ulyukaev

Conception de la production : Viktor Zudin

Costumes : Natalya Belousova

Maquillage : Natalya Fyodorova

Son : Aleksandr Kopeykin

Musique : Vadim QP - Sergey Solovyov

Producteur exécutif : Elena Bykova

Montage : Kirill Sokolov

Adaptation : Eric Bigot

Sous-titrage : HIVENTY

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