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L'ANNONCIATION - MCMLXXXIV (Le Salut Des Anges)
Scénario de András Jeles basé sur "La Tragédie de l'Homme" d'Imre Madách
Le temps présent et passé
sont peut-être présents dans un temps futur
et le temps futur contenu dans le temps passé.
Si le temps est éternellement présent,
tout temps est irrécupérable.
T.S. Eliot. "Burnt Norton"
La chose qui a été, est celle qui sera
Les Ecclésiastes 1:9
L'Eden
C'est donc la vie.
Ma soeur... mon amour.
Beau tu es, mon amour. Et puissant.
Tu heurtes mon coeur.
De l'air sort de tes narines et de ta bouche.
Le Seigneur nous a donné une âme vivante.
Regarde comme ce fruit qui pend du rameau est tentant.
Je vais le cueillir pour toi.
Ne bouge pas ! Je t'ai donné le monde entier, Adam...
mais ne touche point à ces arbres.
Celui qui en mange mourra.
Un étrange commandement, mais néanmoins solennel.
Celui qui en mange...
devra mourir.
J'ai peur, mon chéri.
Comme si un oiseau tremblant était au-delà de tes os.
Le ciel s'est assombri et il est dans tes yeux.
Et je suis dans les tiens.
Je ne comprends pas la voix de cet oiseau.
Elle a cessé de chanter.
Le Seineur a permis à Adam et Eve de manger...
le fruit de tous les arbres dans l'Eden...
sauf l'arbre de la connaissance du bien et du mal.
Il est mortel de goûter ou même de toucher ce fruit.
Pourquoi as-tu si peur ?
N'es-tu pas un oiseau ?
Est-ce toi qui gazouillait ?
Lucifer était là aussi et il leur a dit:
"Le fruit de l'arbre ne te fait pas mourir, il te rend sage."
"Dieu te tient dans l'ignorance."
La Genèse est terminée mais l'homme manque encore de vie.
Je ne savais pas qu'il y en avait d'autres comme toi.
Tu ne sais rien de cette énorme latrine...
sur laquelle Dieu a créé sa demeure.
Ainsi, Eve a goûté le fruit...
et quand ses épaules ont touché l'arbre...
elle a vu la mort approcher.
Je dois mourir et le Seigneur donnera à Adam une nouvelle vie.
Je le persuaderai de nous laisser manger le fruit ensemble.
Si un de nous doit mourir, mourrons ensemble.
Mais si nous ne devons pas mourir, nous vivrons ensemble.
Si tu étais emmenée par la mort...
le Seigneur ne me consolerait jamais avec une autre femme.
Elle ne pourrait se mesurer à ta tendresse.
Et puis, on entendit la voix du Seigneur:
Adam, Adam, tu m'as oublié.
Je t'ai oublié, Tu vois, tu n'es pas seul.
Pour voir le monde dans un grain de sable.
Et un Paradis dans une fleur sauvage.
Retiens l'infinité dans la paume de ta main.
Et l'éternité en une heure.
La terre est maudite pour ton bien.
Tu en mangeras dans la douleur tous les jours de ta vie.
Rien que des épines et des chardons, et tu mangeras l'herbe des champs.
Dans la sueur de ton visage, tu mangeras le pain...
jusqu'à ce que tu retournes sur terre.
Car tu viens de là. De la poussière et tu y retourneras.
Un potier est né de la poussière et il le redeviendra.
Mais hors de la poussière, il peut faire ce qu'il veut.
AU-DELA DE L'EDEN
Cet endroit est à moi.
Au lieu du grand monde, ce terrain sera ma demeure.
Mon propre domaine.
Je le défends contre les bêtes destructrices.
Telle la mort de l'homme sage...
l'idiot meurt aussi.
Tout notre temps sur cette terre n'est rien qu'un rêve.
Un rêve.
Que ressens-tu, Adam ?
Que ressens-tu, Adam ?
Je sens que Dieu m'a éloigné de Lui.
Il m'a jeté dans la solitude, les mains vides.
Je L'ai quitté aussi.
Je L'ai quitté aussi.
Cesse de séduire mon coeur, Lucifer.
Laisse-moi tout connaître, comme tu l'as promis.
Je n'ai pas mangé de l'Arbre de Vie.
La brêve période de vie me demande de me presser.
Tout ce qui vit a une vie en parties égales.
Un siècle, un jour. Ils ne font qu'un.
N'aie pas peur, tu achèveras ta destinée.
Montre'moi ma souffrance, ainsi, je la combattrai.
Montre-moi...
si ma beauté le supportera.
Qu'il en soit ainsi.
Je vais te jeter un sort.
Tu observeras le futur...
jusqu'à la fin... dans un rêve fragile.
Les feuilles naissent, l'homme naît aussi.
Le vent se débarrasse des feuilles mortes...
mais la forêt est revêtue de feuilles fraîches une fois encore...
quand le beau printemps revient.
L'humanité fait de même.
Une bourgeonne, l'autre tombe.
ATHENES
Ici et là, viens, mon cher fils.
Ton père a vogué dans son vif esquif...
pour combattre dans les pays lointains.
Là, réside une race cruelle qui menace la liberté de notre belle nation.
Viens, Cimon.
Prions les Dieux que le Paradis protège les droits de notre peuple...
et ramène notre vaillant père en sécurité.
Pourquoi ton père est-il allé si loin...
pour protéger ce peuple de lâches décrépis...
laissant sa jolie femme dans la douleur ?
Aphrodite.
Aucune nouvelle excitante concernant la guerre.
Et dans la ville, tous les hommes dorment.
Une vie ennuyeuse, qu'allons-nous faire ?
Ça ne ferait pas de mal...
qui'il y ait un peu de manifestations.
Le pays est en péril ! Le Grand Miltiades l'a trahi !
Mort au traître !
Sainte Aphrodite, entend ma prière.
Daigne accepter la fumée du sacrifice.
Je ne demande pas de lauriers pour mon Seigneur...
mais une paix intérieure afin d'accueillir son coeur vaillant.
Aphrodite.
Tout est beau, bon et droit.
Seuls les peuples considèrent une chose droite et une autre, non.
Va t-en ! Cet endroit est mien.
Si je ne parle pas, le pays sera en péril.
Il périra si tu ne parles pas. Laquais, va t-en !
Tu n'es pas un laquais, personne ne t'engagera.
Citoyens ! Dans la douleur, je lève la voix !
Pour un esprit noble, c'est une question de malheur...
de rabaisser un grand homme.
Bravo ! Orne de fleurs la bête que tu as ordonné en sacrifice !
Même si mon coeur est triste, je dois parler car j'attache...
plus de prix à la souveraineté du peuple plutôt que son Général.
Ce marchand a vendu son âme tel un charognard qui cherche de la ferraille.
Lâche, je n'envie pas ton goût !
Mort au traître !
Peuple, entend l'accusation: Miltiades a trahi son pays.
Celui qui a pris Lemnos en un coup, fait halte et attends à Paros.
Soudoyé !
Qu'il meure !
Qu'il meure !
Le peuple réclame quelle mort ?
Pour celui qui se croit au dessus de ces congénères.
Et toi, vieux Crispos... Pleures-tu pour la mort
de mon Seigneur qui t'a libéré de l'esclavage ?
De nous deux, un seul doit vivre.
J'ai 3 enfants, celui qui vote pour moi, nous soutient tous.
Mais toi, Tersites ? Et vous tous ?
Miltiades a amené tes ennemis de tes grilles.
Que peut-on faire ? C'est la voix du peuple.
Quii perdrait tout dans une défiance inconsidérée de la passion ?
Qui risquerait tout ce qu'il a dans une défiance inconsidérée...
de la passion ? Et quelle passion ?
Le verdict !
Le verdict du peuple !
La mort !
Tout est perdu ! L'ennemi est aux portes !
Impossible.
Notre victorieux général, Miltiades, les a combattu.
C'est lui, l'ennemi. Il a appris le complot ourdi contre lui.
Saisissez-vous de son épouse.
Si le mal touche notre cité, elle et son fils mourront.
Pourquoi être venu avec des hommes en armure ?
Parce que ma blessure m'interdit de remplir mon office.
Je me rends à l'autorité du peuple souverain et je viens rendre compte.
Amis vaillants, je vais prendre congé.
Je savais que les actes de mon père étaient de bons actes.
Mes bien-aimés.
Qui'il meure !
Pourquoi hésites-tu ?
Tu ne peux marcher 2 fois dans la rivière aux flots constants.
Nous existons et pourtant, nous n'existons pas.
Ce monde est malfaisant, Miltiades.
Pourquoi ne pas avoir détruit...
ce nid de crimes ?
Ce monde est malfaisant, Miltiades.
Le temps est un enfant... qui joue aux échecs.
Un enfant-roi gouverne.
L'enfant ne doit pas voir de sang, couvrez ses yeux. Femme, éloigne-toi.
Je ne maudis pas ce peuple lâche. La faute ne repose point sur eux...
depuis que la misère les a marqué comme esclaves.
J'ai été fou de croire que de telles personnes avaient besoin de liberté.
Escaladons le gibet qui sera mon châtiment.
BYZANCE
Nous existons et pourtant, nous n'existons pas.
Je suis une libertine.
Byzance.
Confesse tes croyances.
Homoousien ou Homéousien ?
Je ne comprends pas.
Ceci, aussi, est hérétique.
Je ne comprends pas.
Ne l'admet pas, c'est une grande discussion entre nous.
Une malédiction sur la tête de celui qui doute.
Réveille-toi, Ô Seigneur !
Pour toi, nous sommes morts tout le jour.
Nous sommes des moutons prêts pour l'abattoir.
réveille-toi, pourquoi dors-tu, Ô Seigneur ?
Lève-toi, ne nous rejette pas pour l'éternité.
Je suis comme Thomas, je doute.
Je vais regarder dans les yeux de cette vision.
Je vais regarder dans les yeux de cette vision.
Nous, les Chevaliers du St Sépulcre ne trouveront pas abri dans cette ville.
Tu as de l'aurorité.
Tu as de l'autorité, aide-nous.
Mon fils, je n'ai pas le temps pour ces billeveusées.
Je dois juger des hérétiques... qui ont poussé comme...
des mauvaises herbes et même si avec le feu et l'épée...
nous les exterminons...
ils reviendront...
en plus grand nombre, envoyés par l'Enfer.
En avant ! Exterminez-les !
Détruisez les vieux, les femmes et les enfants !
"Exterminez... les femmes et les enfants."
Le péché doit être odieux pour attiser tant de sauvagerie dans l'église de l'amour.
Mon fils, l'amour n'est pas ce qui flatte la chair...
mais qui nous ramène à l'âme même...
par le tranchant de l'épée ou par le feu si besoin est...
tu le Lui as dit.
"Je ne viens pas pour envoyer la paix mais l'épée."
Ces hérétiques a la foi malfaisante proclament le Homoéousien.
Tu es la grande Babylone.
La putain sur laquelle Saint-Jean a écrit...
et qui périra de la surface de la terre.
Le dragon à 7 têtes... l'Antéchrist,
les chiens fondateurs, les imposteurs, joyeux compères du Démon.
Les violeurs, les serpents, les gloutons, et les débauchés lubriques.
La mort est un sacrifice à la gloire de Dieu.
Vos jours de péchés sont comptés.
La cause vit et brûle, d'une flamme scintillante.
Venez mes amis, la mort sera glorieuse.
Pour toi, nous sommes morts tout le jour.
Pourquoi être si silencieux ? Cela semble t-il être une tragédie ?
Prends-le comme une comédie et tu l'apprécieras.
J'ai vu la fleur bourgeonnante de notre foi.
Quel pécheur l'a détruite ?
La victoire...
se disperse.
La défaite approche et se répand sur ces hérétiques.
Vous, les Chevaliers !
Je ne sais si je dois te réveiller.
Comment un corps peut-il être si transfiguré ?
Chevalier, tu m'as sauvé, comment te remercier ?
Quelle genre de gratitude te dois-je ?
Il me semble...
avoir déjà vu ton visage. Si le Chevalier sauve la jeune
jouvencelle, il est sûr que le châtelain a sauvé sa bonne.
Mais ceux qui nous ont poursuivi n'étaient pas incovenants.
Madame, où vais-je vous mener ?
Le couvent est proche.
Ce mur lugubre va t-il aussi vous emmurer ?
Oui, mais la clé n'est pas cachée au fond de l'océan.
Dommage. Je pourrais écrire une tragédie de cette triste histoire.
Ô Madame, donnez-moi espoir.
Ô Madame, donnez-moi de l'espoir, et non de la douleur.
A l'intérieur de ces murs du couvent...
A l'intérieur de ces murs, l'espoir ne bourgeonne aucunement.
Je m'appelle Isaura. Et vous, Chevalier ?
Je suis Tancrède.
Je m'appelle Tancrède.
Si vous ne pouvez dire adieu, je ne peux échapper de la "victoire"
- avec la bonne. Je suis Isaura et vous, Chevalier ?
Je suis Tancrède.
Tancrède... Que Dieu soit avec vous.
L'interdiction de vous aimer est-elle réelle ?
Vous êtes heureux.
Vous êtes heureux mais comment pourrais-je vous oublier ?
Tancrède, je prends congé, ma force faiblit.
Dieu soit avec vous, je verrai votre visage au Paradis.
Isaura, ne partez pas. L'instant a été court, même pour un rêve.
Je chérirai ce jour.
Âme sensible, dois-je tout faire ?
La clé est dans la fenêtre...
pas au fond des océans.
Quittez ce seuil sacré.
Qui êtes-vous ?
Je me cache quand vous m'enlacez, quand vous m'embrassez.
Qu'est-ce que la réalité et qu'est-ce que le rêve ?
La lune brille.
C'est le soir.
N'avez-vous pas peur...
de regarder dans la nuit silencieuse ?
Les battements de l'amour aiment un coeur puissant.
Dans lequel l'amour nous est interdit ?
Longuement, il regarda et trembla.
Mais la vertu et la foi commandent mon coeur.
Ici, je mourrai, un saint sacrifice.
Une petite liaison d'amour ne fait aucun mal.
une tendre relation...
JRien de mal à cela, si cela reste convenable...
car les femmes ne sont pas faites que d'esprit.
Hélène, est-il encore en bas ?
Pour nous deux, le mieux serait que tu partes.
Le monde est une balle, elle se lève et tombe, roule, roule.
Sonne comme du verre et creux, bientôt, il surgira.
Comme elle brille puis décline, et se plaint si vite.
Cher fils, reste au loin, car ce jour est ton jugement.
La compétence hautaine de la science, est cachée au fond de tout homme.
Car celui qui ne daigne pas voir, elle lui sera donné spontanément.
Car celui qui ne daigne pas voir, elle lui sera donné spontanément.
Tancrède, Isaura.
Regardez...
comme votre course est folle.
PRAGUE
La lune brille. C'est le soir.
Prague.
Qui se réchauffe là-bas ?
Un hérétique, un sorcier ?
Je ne sais guère.
Un cérémonie solennelle...
en mon époque.
La cour entière... qui était présente.
Une flamme bienvenue dans une nuit froide.
Kepler, dessine mon horoscope.
J'ai fait de mauvais rêves la nuit dernière et j'ai peur.
Ainsi, il sera fait, Seigneur.
Un mot de plus.
Il règne une mauvaise rumeur à ton endroit dans la cour.
Il est dit que tu tiens de nouvelles et étranges doctrines.
Et quand ta mère croupira en prison...
accusée de cruelle sorcellerie...
tu seras soupçonné.
Ainsi, mon fils...
prends garde.
Si je ne me trompe pas, se tient ici un homme...
qui porte un signe sombre sur le visage.
Mon mari . Epargnez-lui ces soupçons.
Il est très malade.
Si j'étais ta championne, je pourrais lui jeter mon gant.
Maître, je suis heureux que l'on se rencontre.
Je désire visiter mes domaines.
Quel temps fera t-il ?
Je souhaire savoir quelle étoile a dirigé la naissance de mon fils.
Demain, je verrai tes offres.
Voici l'escalier, ainsi Madame...
A une heure de là. Là-bas, se trouve le port.
Bonne nuit, Madame.
Cher Johann, le temps passe.
Tout est dépensé.
Je dois avoir de l'argent.
Pas une seule pièce, Tu as tout.
Les dames de la cour scintillent.
J'ai honte d'apparaître à leurs côtés.
Et quand un courtier s'agenouille...
en souriant et me déclare...
reine parmi elles... je rougis pour toi,
de permettre à une reine d'apparaître dans un tel accoutrement.
Je trahis ma connaissance pour toi et compose de futiles horoscopes.
Je cache ce que mon âme a deviné.
Tout cela afin de te plaire.
Mais le trésor de l'empereur est vide...
les dûs arrivent doucement, vois ça pae toi-même.
Ce que je gagnerai demain, je te le donnerai.
Tu me reproches mes sacrifices, ne t'ai-je rien donné ?
Moi, fille noble, j'impose mon avenir à ton rang incertain.
Tu ne t'es pas élevé à cause de moi ?
Femme, je t'ai aimé infiniment.
Si je me séparais de toi, je pourrais trouver la paix...
et tu serais plus heureuse.
Nous sommes liés par la loi, la coutume et l'église.
Nous devons les supporter jusqu'à ce que la tombe nous absolve.
Johann, je ne voulais point te causer de tort...
mais vois que la cour est une merveille...
les dames sont si fières et hautaines.
Aucun ressentiment entre nous.
Bonne nuit.
Hé, Famulus !
N'oublie pas l'argent demain.
Vous avez appelé, Maître ?
Il faut prévoir un horoscope et la prophécie de la météo.
Préparez-les.
Tout doit briller car qui paierait pour connaître la vérité ?
Cela ne doit pas être capillo-tracté.
Je suis peut-être incapable d'une telle prophécie.
Chaque bébé est un Messie.
Une étoile en devenir pour la famille...
qui avec le temps, devient l'habituel impertinent.
J'ai attendu si longtemps, toi Ô cruelle.
Quel sacrifice est trop grand pour toi ?
La rigueur d'une nuit froide ? Oui, je trompe un gentil mari.
Toi, la cruelle, la cruelle !
Je ne peux comprendre.
Hé, Famulus !
Apporte du vin, j'ai froid.
Le monde est glacé.
Je dois allumer mon âme.
A cette époque chétive, il faut devenir enthousiaste.
C'est la nuit.
Y aura t-il un âge...
pour confronter le fardeau du passé...
sans reculer des grands moyens...
sans crainte de prononcer un mot secret ?
Le monde est une époustouflante avalanche...
qui avance sur son dangereux destin...
tout en semant celui qui l'a prononcé.
J'entends l'hymne...
de l'époque à venir.
J'ai trouvé le mot...
qui fait de cette vieille terre une jeune terre.
Egalité.
Fraternité.
Liberté.
PARIS
Egalité.
Fraternité.
Liberté.
Qu'il meure...
puisqu'il n'avoue pas !
11 armées défendent nos frontières.
Incessamment, note vaillante jeunesse...
recharge les rangs de nos héros assassinés.
Qui a dit que cette foile sanglante décimera la nation ?
Qui a dit que cette foile sanglante
décimera...
Folie. Qui parle de ça ?
Moi !
Et même si nos mains doivent être trempées de sang...
laissez les autres nous traiter de monstres.
Je m'en moque ! Car notre pays sera grand et libre.
Donne-nous des armes et un chef !
Pieds nus et en haillons, vous gagnerez tout avec les baïonnettes.
Vous vaincrez ! Le peuple est invincible !
Pieds nus et en haillons, vous vaincrez ! Le peuple est invincible !
Un...
de nos généraux...
a payé...
de son sang.
En tête de nos soldats, il s'est permis d'être vaincu.
Traître !
Bien parlé.
Un homme qui a le trésor sacré du peuple à sa charge...
et qui ne peut vaincre le monde...
est un traître.
Citoyens, mettez-moi à sa place. J'effacerai...
cette disgrâce.
Nous existons et pourtant, nous n'existons pas.
Votre confiance, mon ami, mérite d'être louée.
Pourtant, vous devez convaincre au combat.
Cela mérite des louanges.
Une fois encore, je vous le demande, citoyen.
Patience, vous atteindrez votre but.
Je vois que vous n'avez pas foi en moi.
Vous apprendrez...
à avoir plus de respect pour moi, citoyen.
Je suis désolé pour lui. Il mérite d'être tué par l'ennemi.
Portez son corps.
La vie, la mort, le passé et le présent...
rien que des marionnettes.
Et si leurs fils...
sont cassés...
il ne reste que des chiffons sans vie.
Nous amenons à nouveau des aristocrates.
Hautains, bien habillés, preuves de leur culpabilité.
Des nobles. Venez discuter avec moi.
Je ne sais pourquoi mon coeur est attiré vers vous.
Je vous sauverai.
Non, Danton, vous trahirez votre pays si nous sommes coupables.
Sinon, nous rejettons la vaine clémence.
Qui parle ainsi à Danton ?
- Je suis un Marquis. - Ne savez-vous pas...
qu'il n'y a pas de rang entre les citoyens ?
Je ne savais pas que mon souverain avait annulé les titres de noblesse.
Si vous nous épargnez, vous trahissez votre pays.
Si nous ne sommes pas coupables, nous rejettons la vaine clémence.
Même la guillotine a des oreilles ici.
Pourquoi se précipiter sauvagement vers la mort ?
Estimez-vous que ce haut privilège vous convienne, gens du peuple ?
Alors, vous me défiez.
Je vais vous défier.
Je vous sauverai, en dépit de vous-même.
Emmenez-les dans mes quartiers. Et sous bonne garde.
Sois fort, frère.
Dieu te sauve, ma soeur.
Voici une tête pas pire que celle de Roland.
Pas de mots si amers dans ces si tendres lèvres.
Les prêtres ne se sont pas moqués de la bête couronnée vers son sacrifice.
Vous savez...
que je suis moi-même le sacrifice.
J'attends le moment où mon tour viendra.
Dans ce bain de sang, je suis tourmenté par la solitude...
je me perds en conjecture sur le fait de tomber amoureux.
Dans ce monde affreux, tu espères encore l'amour ?
Les souverains ont aussi un coeur qui bat, pourquoi pas l'amour ?
N'es-tu pas une femme ? Et moi, un homme ?
Nous ne pourrons jamais nous comprendre.
Personne n'a jamais vu fondre le coeur de Danton.
Regarde, celui qui est fouetté par le destin...
se pose sur le gibet, embrasé pour une jeune fille...
et les larmes brûlent ses yeux.
Je te donne cette bague pour le bien de la nation.
Un coquin l'a pressé dans mes mains...
quand ma lame était près de la gorge du coquin.
Il nous prenait pour des voleurs.
Tu vis encore ?
Comme la vie est douce, qu'il est doux de vivre.
Suis ton frère, fillette.
C'est la fin.
Destin, qui peut te vaincre ?
Regarde la tête du comploteur.
Il t'aurait tué. De ma main, il est mort.
Je réclame ma récompense.
Grand homme, passe la nuit avec moi.
C'est doux, c'est beau.
Tu es un homme et je suis une jeune femme.
Mon admiration me mène vers toi.
Cette illusion est intolérable.
Pourtant, quelle merveilleuse rerssemblance.
Que murmures-tu à toi-même ?
Mes nuits vont se raréfier...
avec encore tous ces traîtres en liberté.
Nommez les traîtres !
Comment le peut-il ? Il est leur chef.
Saint-Just, comment oses-tu m'accuser ?
Ne connais-tu pas ma force ?
Ta force était le peuple.
Mais le peuple te connait et il va ratifier
la sentence de la Convention.
Je n'accepte aucun autre juge que le peuple.
Le peuple est mon ami.
J'en suis certain.
Le peuple souverain sera maintenant ton juge..
Je te condamne, traître, au tribunal du peuple.
Tu as mal utilisé les sommes d'argent de l'état.
Tu as montré de la sympathie envers les aristocrates.
Tu as cherché à régner tel un tyran.
Saint-Just, attention à mes paroles.
Une fausse accusation.
Pourquoi le laisser parler ? Sa langue est celle du serpent.
Arrêtez-le au nom de la liberté.
Il n'y aura aucune décapitation cette fois.
LONDRES
Il n'y aura aucune décapitation cette fois
Nous les méchants garçons ne somme-nous que des mouches...
pour les Dieux.
Ils nous tuent pour leur sport.
Ils nous tuent pour leur sport.
Pourquoi prendre cette bonne place ?
Mauvaise graine.
Seul un homme usé par la vie et qui se pend, se donne en spectacle.
Il est fou.
'Juste au moment de la peste où les hommes dirigent les aveugles.
Que mes doux yeux soit bénis.
Ils saignent.
Achète-moi de douces violettes.
Achète-moi de douces violettes.
Afin de les mettre dans les mains de l'enfant mort.
Le plus beau des bijoux pour ma sombre chevelure.
Venez Messieurs, achetez-moi des violettes.
L'impertinente créature rivalise avec nous.
Seule une perle inestimable sied à un cou si svelte.
La puce a eu la 1ère station, l'étoile et le nom d'un prêtre.
Viens, voilà ce que je cherche depuis longtemps.
Soyons à l'aise et prenons notre plaisir.
Tout est beau, bon et droit.
Maîtres, hier est terminé, bien fini.
Le Roi de Coeur est perdu.
Demain ne viendra jamais.
Le Seigneur...
Le Seigneur donne à manger aux oiseaux.
Où est l'as de carreau ?
Tout est vanité, a dit la bible.
La puce a eu la 1ère station,
une étoile et le nom d'un prêtre.
Les machines sont diaboliques, ôtent le pain de la bouche des ouvriers.
Ne faites pas attention, tant qu'il y a à boire.
Avec un petit esprit et une grande gueule, ils tournent...
en cercles serrés, tels les chats qui poursuivent leur queue.
C'est une sortie ou une entrée ?
Et qu'est-ce que la mort ?
Par les blessures sacrées du Christ, donnez l'aumône aux souffrants...
cher Monsieur.
Elle vient de l'église. Comme c'est bien !
Je vole vers vous avec plaisir !
Ainsi parle un pivert qui trouve à becqueter...
et d'un oeil avide remarque la pitance et trouve que c'est la meilleure.
2 pièves pour votre avenir. Habakuk, va vous parler de votre destin.
Viens par ici, ma beauté.
Ne le croyez pas, c'est truqué et sa marchandise est rance.
Par ici, ma beauté.
Nous les méchants garçons ne somme-nous que des mouches...
pour les Dieux..
Ils nous tuent pour leurs sports.
Donne-moi ce bras.
Il y a une falaise...
dont la tête cintrée reste confinée dans les profondeurs.
Cette fille savait certaines choses.
Quand Adam l'appelait sa chérie.
Eve savait que c'était la fin de ces baisers.
Arthur, tu es bon de te souvenir de moi.
Pourquoi ne t'avons-nous pas vu depuis si longtemps ?
Laisse-moi t'accompagner.
Tu risques d'être blessée dans cette bousculade.
Toi, tu me bouscules.
Crois-tu que ma fille peut être courtisée par n'importe qui ?
J'ai toujours rêvé d'elle.
Rêve autant que tu veux.
Autant que tu veux.
Rêve ce rêve dans le rêve d'une fille.
Rêve de Eve.
Alloë. Hallo, Eve, Evoë.
Merveille de la terre, douce jeune fille.
Montre ta blanche main.
Montre-moi les cadeaux du destin.
Comment le destin fait-il tournoyer ton bonheur ?
J'ai un beau fiancé, très proche.
De beaux enfants, la santé et la richesse.
Partez ou j'appelle la police !
Laissez-le, il n'a rien fait de mal.
Que je ne sois jamais sauvé si je dis un mensonge.
Il brûle d'amour pour toi.
Tu vas être une dame, richement logée.
Et tu iras au bal et au théâtre.
Tu pourras m'acheter une coiffe.
Il y avait un rat dans la cave.
Un gros, gros rat.
Il avait une bedaine sous la poitrine.
Comme le Docteur Luther.
Le cuisinier a mis du poison.
Et il en fut ainsi oppressé.
Comme si...
il avait de l'amour dans son estomac.
Comme s'il avait de l'amour dans son estomac
Toutes ces béatifications s'offrent d'elles-mêmes
Je me ferai belle à 17H00. Je porterai ma robe en dentelle.
Revoyons le 1er péché, ainsi écrit dans la Bible.
Tu m'achèteras peut-être une coiffe...
ces béatifications qui s'offrent d'elles-mêmes
Le sort magique d"une femme est surpassé par ton embellissement.
Il se trouve que j'ai un bijou rare.
C'est joli, adorable.
Tous vont m'envier.
Que je ne vois plus ce coeur.
Je vais le jeter si tu n'aimes pas.
Puis, Ferko est venu, Luciferko, rusé avec son pommier.
Et le Diable sur terre a crié:
"Adam veut Eve et Eve veut une pomme. Eve a un figuier"
Je vais le jeter si tu n'aimes pas.
Le figuier est resté et Lucifer s'est enfuit. Eve a pleuré.
Adam a demandé à Eve ce qui n'allait pas. Rien, dit-elle.
Une pendaison !
Une pendaison !
Une pendaison ! Chanceux que nous sommes d'y assister !
Allons-y aussi. La vue de cela m'excite.
Il est temps pour moi de porter ces bijoux éclatants.
Allons-y, la vue de cela m'excite.
Aumône pour les miséreux, gentils messieurs
Seigneur Dieu !
Par les blessures sacrées du Christ,
je déposerai mes fleurs sur son autel.
Aumône pour les miséreux.
Tu ne t'ennuies pas ?
Par les blessures sacrées du Christ.
Ne sois pas insouciante, tu auras de riches trésors.
Ils doivent être là. Ils m'ont payé avec des fausses pièces !
Adam, partons. Il n'est pas sain de chercher le plaisir ici.
Un landau et un cercueil ne font qu'un.
Le cercueil finit le jour où le landau commence.
Si la tombe affamée commence à bailler,
le corps se lèvera à l'aube demain.
L'angelus sonne.
Ton travail est fini ? Repose-toi.
Ils sont ressuscités par le carillon.
Recommence ta grande oeuvre vitale.
Mes fleurs vendues, bientôt fleuriront de fraîches violettes sur ma tombe.
Se demandant ce que sera leur destinée.
Elles ferment les yeux, pour ne pas voir.
La semaine se termine, le labeur et le stress.
Je vais me reposer de cette fatigue.
Je me suis réveillé de mon rêve dans la douleur, reviens vite, rêve.
La passion meurt, le visage vieillit et les traits tirés.
En bas, ce sera monotone et froid ?
Chacun pensera que l'autre est sage.
Nous ne voyons la vérité qu'avec des yeux écarquillés.
Nous, enfants...
avons obéi à notre mère, la Mort.
Comme dans notre foyer, nous avons la paix éternelle.
Notre repos réside dans l'immortalité.
Et nous nous...
amusons...
éternellement.
Ai-je rêvé ou est-ce que je rêve maintenant ?
Je me tiens sur la falaise... en bas, c'est l'abîme.
Un simple saut...
et la comédie sera finie.
Finie, finie.
Quel discours stupide !
Adam, pourquoi t'es-tu esquivé ?
J'ai peur de toi.
Pourquoi n'as-tu pas dormi ?
Ce sera plus dur maintenant.
Si tu écoutais, ce serait plus facile.
Je vais être la mère de ton enfant, Adam.
Seigneur, tu as conquis. Je m'agenouille dans la poussière.
Lève-moi ou frappe-moi. Je dénude ma poitrine.
Lève-toi, Adam.
Ne saute plus en bas.
Car je te restaure ma grâce.
Une idylle familiale est en perspective.
Je ferais mieux de partir.
Lucifer, je dois te dire de rester.
Seigneur, des visions de peur me tourmentent.
Je ne connais pas leur vérité. Dis-moi quel destin m'attend.
N'ai-je que cette petite période ? Vais-je progresser...
ou rester comme le bétail dans le cercle du tapis roulant ?
Vais-je progresser....
ou rester comme le bétail dans le cercle du tapis roulant ?
Une bête ne doit jamais briser le cercle sur lequel elle marche.
Eclaire-moi car cette incertitude...
est l'enfer.
Pourquoi me suis-je efforcé d'aboutir à la grandeur de l'homme...
qui est moulé dans le soleil et la poussière...
dans la connaissance, un pigmée, dans la cécité, un géant ?
Choisir le bien et le mal fut une révélation.
Et savoir que la miséricorde de Dieu nous protège, nous les enfants.
Mon coeur connait la signification du chant.
Je soupçonne aussi son sens: qu'il soit mon guide.
Mais à la fin... si je pouvais seulement l'oublier.
Lutte, lutte.
Aie foi et confiance.
Aie foi et confiance.
Lutte, lutte. Aie foi et confiance.
Réalisé par Andras Jeles.
Photographie de Sandor Kardos.
Décors et costumes de Atilla Kovacs.
Musique de Istvan Martha
Trad: Uncle Jack 2020 !
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