All language subtitles for Wasabi_Fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian Download
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

L'homme dont nous allons vous raconter l'histoire s'appelle Hubert.

Hubert Fiorentini.

47 ans.

92 kilos.

1 mètre 93.

C'est le genre de force tranquille qui ne ferait pas de mal à une mouche.

Sauf qu'en l'occurrence, cette femme.

Des pages.

Hubert, t'exagères ! T'aurais pu attendre d'être à la maison avant de

reconnaître une. J'entends pas ! Viens, je t

'emmène dans un endroit plus tranquille où on pourra discuter.

Où j'aille voir le squal, interroge-le, il te laisse pas embrouiller.

Bonjour Hubert.

Salut Hubert.

Salut Hubert.

Oui. M.

Fiorentini, Vanek au téléphone.

Ah, bonjour, M. Vanek. Je sais que vous êtes en mission pratiquement du matin au

soir. C'est pour ça que je ne vous tiendrai pas rigueur de mes nombreux

messages restés sans réponse.

Ah, justement, M. Vanek, je suis précisément entre deux missions, alors

soyez direct.

Vous êtes à Découvert. C'est la troisième fois ce mois-ci.

Si vous ne régularisez pas avant ce soir, je vous règle la Banque de France.

C'est assez direct ? J'arrive.

Il fait demander, monsieur.

Hubert, Hubert, qu'est-ce qui vous arrive en ce moment ? Vous êtes nerveux

? Monsieur, pas plus que d'habitude.

C'est même plutôt calme en ce moment.

Hubert, vous pouvez pas distribuer des bourpifs comme ça à tout bout de champ.

Si vous faites allusion à la jeune femme que j'ai interpellée, il s'agit en

réalité d'un homme. Mais je vous parle pas du travelo, je m'en fous du travelo.

Je parle des autres.

Des autres ? Quels autres ? Hubert, Hubert, cherchez un peu dans votre

mémoire.

Je me souviens effectivement d'un jeune homme qui faisait obstruction.

Eh bien, cherchez encore.

Ça me revient.

Effectivement, il y a eu une altercation.

Encore un effort, elle n'est pas finie l'altercation.

C'est bien un jeune près de l'escalier qui essayait de me dire quelque chose,

mais l'endroit était tellement bruyant, je n'ai rien compris à ce qu'il me

disait. Il vous disait ?

Je suis le fils du préfet ! Ah.

Ah. Ça m'a échappé. Eh ben pour lui.

Son père est en voyage, allez lui présenter vos excuses avant qu'il ne

revienne. Qu'est-ce que je vais lui dire ? Dites-lui n'importe quoi, que vous l

'avez confondu avec un grand bandit. Ça le plâtera. C'est-à-dire que j'ai le

travelo sur le feu, là, et... Hubert.

Et où on peut le trouver, le jeune homme ? À votre avis.

Bonjour. C'est moi.

Vous vous souvenez de moi ? On s'est croisés hier soir.

Non, non, ne vous inquiétez pas, je ne viens pas pour vous arrêter.

Je ne viens pas pour le... Enfin, voilà.

Je venais pour m'excuser.

Dans le noir et la fumée, je ne vous ai pas reconnu.

D'ailleurs, je ne savais pas que vous étiez le fils de... Enfin, je vous ai

pris pour un voleur.

Je veux dire, pour un grand bandit.

Vous avez la même veste que vous. Voilà.

Je suis sincèrement désolé.

À la prochaine, j'espère.

Allô ? Ah, je sens que t'es de bonne humeur, là. Je te dérange ? Oui, écoute,

Sophia, excuse-moi, mais je suis en pleine mission. Je sais, je sais. Mais

tu es toujours en pleine mission.

Non, pas le dimanche. Ah oui, mais le dimanche, je te joue au golf. Faut bien

que je me détende un peu, non ? Attends bien, c'est bon ça, je t'appelle.

Je voudrais venir te chercher après le golf pour attendre la dîner. Écoute,

Sophia, t'es gentille, mais en ce moment, j'ai pas très faim. On se

rappelle plus tard.

Il a pas faim.

Ah, ça, on m'avait jamais fait de celle-là.

On n'arrive à rien, Hubert. On a tout essayé.

Même les trucs les plus dégueulasses, tout l'excite, ce con.

Tu peux essayer ? Voilà, je t'en prie, vas-y.

Si t'as du temps à perdre.

Vous savez faire avec les femmes, commissaire ? Tout naturel. Et puis les

hommes et les femmes sont faits pour s'entendre, non ? Allez, je t'écoute,

elles sont où tes copines ? Waouh, il est beau votre stylo.

C'est un cadeau. Je ne le sors que pour les grandes occasions.

Je t'écoute.

C'est le cadeau d'une femme ? La seule que j'ai aimée.

Un jour, elle est partie.

C'est la seule chose qui m'est laissée.

Allez, Olivier, donne-moi le nom de cette banque qu'on en finisse.

Banque de l'Étoile.

Toute la bande sera là.

C'était notre dernier coup pour finir en beauté.

Quel jour ? Aujourd'hui.

Quelle heure ? Vous avez déjà une demi-heure de retard, commissaire.

On vient de toutes les unités.

Tout est sous contrôle, toujours à l'intérieur.

Vous êtes sûr que vous l'êtes toujours, non ?

Tout va bien, pas de panique, ils ont pas quitté la banque, toutes les issues

sont bloquées, je suis régulièrement en relation avec eux.

Dis-leur qu'on leur envoie quelqu'un.

Comment ça on vous envoie quelqu'un ? Mais j'ai demandé personne moi !

Alors les filles, qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Vous pouvez pas aller

au distributeur comme tout le monde ? Allez rentrez chez vous, j'ai du ménage

à faire.

Allez !

qui donne les ordres ici.

Alors arrête, stop, tu bouges pas d'un centimètre ou je lui fais péter sa tête.

Non, non, non, tu vas buter personne, y'a que moi qui suis autorisé à buter

ici.

Tenez, c'est tout ce qui reste de votre copine, alors si vous avez pas envie de

vous faire épiler à froid, je vous conseillerais de vous rendre.

Eren, je me sens pas bien.

Il va nous faire du mal, je le sens. Mais il va rien nous faire du tout, le

gros balourd.

On est bourrés de dynamite et j'ai un flingue dans la main, qu'est-ce que tu

veux qu'il fasse ? Il baratine. Ah, c'est un flingue que t'as dans la main.

C'est drôle, de loin, on dirait une machine à faire des piercings.

Ta gueule.

Ouvre ta veste. Fais voir ce que t'as comme engin à toi.

L'engin ? J'en ai vu aussi gros.

Ça va faire mal.

Vas-y, à boule.

Je préfère pas. Il y a tellement de recul, tu risques de te casser un ongle.

Arrête de te foutre de ma gueule maintenant.

Tu poses ton biberon par terre et tu mets un coup de pied dedans jusqu'à moi.

Je t'aurais prévenu.

Hé les filles, vous avez vu ? Bon les filles, c'est fini de jouer. Je vais

compter jusqu'à 10, mais vous inquiétez pas, je vais compter lentement.

Vous allez pouvoir suivre.

C'est moi qui ai ton flingue, du con.

Alors il se passe quoi, 10 ? Un... Deux... Arrête tes conneries, on va tout

faire sauter, je te dis ! Trois... Et dix !

Ça m'aurait étonné que je passe plus de 10 minutes tranquille.

Hubert, Hubert ! On est dimanche, monsieur. On est dimanche, mais vous

êtes flic, Hubert. C'est donc lundi de tous les jours.

Je viens d'avoir le préfet.

J'aimerais juste savoir pourquoi, quand je vous envoie faire des excuses à son

fils, vous lui remettez une couche. Comment ça ? Je ne l'ai pas touché, je

lui ai apporté les fleurs. Écoutez, Hubert, chaque fois que ce gamin vous

croise, il passe deux heures sur le billard. Vous comprendrez que son père s

'inquiète sur vos méthodes.

Je comprends vraiment pas ce qui est arrivé.

Quoi qu'il en soit, le gamin en apporte deux mois d'immobilisation.

Et le préfet suggère que... vous en ayez autant.

Je

vois.

Hubert, tout le monde est content de vos résultats, mais vos méthodes, Hubert...

Qu'est-ce qu'elles ont, les mythes ? Elles ne sont pas légales.

On n'est pas au Far West, Hubert.

Il y a un code civil en France, c'est un manuel de police.

Et en tant que policier, vous vous devez de respecter les deux. C'est en

respectant les deux que j'ai perdu huit collègues en deux ans.

Je vais les voir souvent.

Ils apprécient les fleurs. Mais on vit pas avec les morts, Hubert.

Regardez la réalité en face.

Vous êtes complètement décalés. Vous n'avez pas d'amis, pas de femmes, pas d

'enfants. Donc pas de racines. Alors il faut vous intégrer, Hubert.

Fonder une petite famille.

Ça vous mettra du baume au cœur, vous verrez.

Allez, faites un effort, Hubert.

Vous n'aimez pas les femmes ? Si, bien sûr, mais... Vous n'avez personne, même

pas une petite amie ? Il y a une femme que j'ai aimée il y a longtemps.

Oui, bon, ça va, on la connaît l'histoire, Hubert. Vous aimiez une

femme quand vous étiez en poste au Japon, elle s'est tirée du jour au

lendemain sans prévenir, tout le monde la connaît l'histoire.

Mais ça fait 15 ans qu'elle est partie.

19. Bon, 19, très bien. Mais après 19 ans, il y a prescription.

Il faudrait peut-être passer à autre chose, non ? Allez, faites-moi plaisir,

Hubert.

Profitez de ces deux mois pour vous relaxer.

Faites un peu de shopping.

J'ai horreur du shopping.

Eh ben forcez-vous.

Achetez-vous deux, trois trucs un peu... fun, comme ils disent.

Je suis sûr qu'un beau gaillard comme vous, avec une chemise Armani et un peu

de parfum, n'allait pas rester célibataire longtemps.

C'est une mise à pied.

Non, c'est une mise en jambes, Hubert.

Oubliez un peu le flic.

Et prouvez-nous que vous êtes un homme, un vrai.

Si tu rentres pas...

Si, si.

Mais j'en profite un peu parce que c'est quand même la première fois que je te

vois avec une chemise.

Ah oui, c'est... Tous mes t-shirts sont sales.

Ah, je comprends mieux.

Qu'est-ce qu'il y a ? C'est pas rien, je vais juste enlever ton manteau.

Ah non.

Est-ce qu'il sent bon comme ça ? Poro caramel.

Non, c'est autre chose.

Il met du parfum ? C'est une vieille bouteille que j'ai trouvée au fond d'une

armoire. C'est pas celui que je t'ai offert il y a deux ans.

Ah bon ? Tu crois ? Oui, je crois.

L'appétit est revenu, on dirait. L'appétit vient en mangeant.

J'ai pas de champagne, mais j'ai du très bon chouchou.

Ça ira ? Ça ira.

Et le boulot, ça va ? Est-ce que j'ai dit de si drôle ? Je travaille pas,

Hubert.

Enfin, pas depuis que je suis veuve.

Ça fait cinq ans.

Un petit rouleau de printemps ? Un petit rouleau de printemps, oui.

Tout a été

parfait, Hubert.

Parfait. Merci, c'est rien.

C'est juste un petit dîner comme ça. Ah oui, mais c'est le premier en deux ans.

Ah bon ? Ça passe vite, hein ? Ouais.

C'est ton ex qui t'a appris à cuisiner comme ça ? Oui.

Je croyais que vous n'aviez passé que 8 mois ensemble.

Oui, mais on peut en apprendre des trucs en 8 mois, crois-moi.

Je te crois.

Tu m'appelles un taxi ? Déjà ? Tu as autre chose à me proposer ? C'est-à-dire

que je pensais que, vu qu'on se connaît un peu maintenant, tu aurais accepté de

passer la nuit ici.

Je vais rentrer à pied, ça me fera du bien. L'air est doux, ça sera parfait

pour terminer cette merveilleuse soirée.

Sophia, je comprends pas. Tu es très touchant, Hubert. Surtout quand tu fais

des efforts.

Mais tu fais pas confiance aux femmes.

C'est pas facile non plus. Dès que j'ai le dos tourné, où elles s'en vont, où

elles me poignardent. Mais j'ai pas envie de partir ni de te poignarder,

Hubert.

Juste envie de passer un petit moment à tes côtés.

C'est ça qu'on appelle l'amour.

Pas de pleurer quelqu'un qui a disparu depuis près de vingt ans.

Dix-neuf.

Dix-neuf, si tu veux.

Mais si elle t'avait vraiment aimé ta japonaise, elle serait là à tes côtés

aujourd'hui.

Elle t'aurait fait de beaux enfants.

Mais elle est partie, Hubert.

Elle t'a laissé que des souvenirs et des recettes de cuisine.

Le jour où ton cœur sera libre, fais-moi signe.

J'ai plein d'efforts, je fais pas la cuisine, mais je fais très bien l'amour.

Je te ferai de beaux enfants.

T'as l'air fatigué en ce moment.

Tu devrais prendre des vacances.

Je crois qu'il serait bon qu'on se sépare, non ? Comme pensé.

Ouais.

Monsieur Fulontini-Hubert ?

Commissaire de police à Paris 15e ? Oui, c'est moi. Connaissez-vous une femme de

nom de Miko Kobayashi ? Oui, je la connais.

Vous savez où elle est ? Oui, à la morgue.

Madame Kobayashi est décédée hier à Tokyo.

Désolé de vous apprendre cette triste nouvelle.

Je suis M.

Ishibashi, avocat. Je vais demain procéder à l'ouverture de son testament.

Et comme vous êtes la seule personne citée au registre, je souhaiterais votre

présence.

Elle m'a mis sur son testament ? Oui, tout le long. Mais comme vous avez

quitté le Japon, cela n'a pas été facile de vous retrouver.

Demain, 15h, ça veut combien ? Demain ? Mais je suis à Paris, là. Vous avez un

départ de Paris à 17h. Et un autre à 20h30.

Je vous ai fait une réservation sur les deux vols. Un privé nous vous attendra

au comptoir de l'embarquement.

Écoutez, je ne peux pas partir comme ça. Il faut que j'en parle à mon chef, d

'abord. J'ai parlé à votre chef, déjà.

Monsieur Squall, c'est ça ? Oui.

Il est d'accord pour vous laisser partir.

Il a même dit que vous pouviez prendre tout le temps que vous voulez.

Écoutez, je vais réfléchir. Il faudrait vous dépêcher de réfléchir, Monsieur

Florentini. Quelle différence maintenant ? Il n'y a pas le feu. Ah si,

précisément. Car selon ses désirs, elle sera incinérée demain. Je pensais que

vous aimeriez la voir avant qu'elle ne disparaisse définitivement.

J'arrive.

Vous êtes ici pour le travail et pour le plaisir, ni l'un ni l'autre.

Monsieur, vous arrivez d'où, s'il vous plaît ? De l'avion.

Vous devez être français pour avoir le sens de l'humour aussi développé.

Pardon ? D'où venait-il votre avion ? Si vous levez la tête, vous verrez sur

votre panneau d'affichage qu'il n'y a qu'un seul avion qui vient de se poser

en provenance de Paris.

Maintenant, si vous préférez baisser la tête, vous verrez une étiquette sur mon

bagage marquée CDG, abréviation pour Charles de Gaulle Paris.

Vous voyez, j'ai non seulement le sens de l'humour, mais j'ai aussi le sens de

l'observation.

Moi aussi, j'ai le sens de l'observation.

Vous allez voir.

Ouvrez votre sac.

Dépêchez-vous, je suis pressé.

Oh là, il n'y a pas de feu.

Où est-il ? Il est là, dans la bulle au 17.

Vous ne lui avez pas fait de mal, j'espère ? On n'est pas des voyous,

monsieur Morris.

Pas ça, je ne l'ai pas vu depuis 15 ans.

Si vous me l'abimez, je ne perds pas le recul.

Attendez une seconde.

Qu'est-ce que je suis nerveux.

Une vraie pucelle.

Vous trouvez comment ? Je suis présentable ?

Momo ? Tu m'as reconnu ? Hubert, c'est formidable ! Oh, Hubert ! Hubert !

Hubert ! Oh, Hubert ! Oh, Hubert ! Laisse-moi te regarder.

Toujours en pleine forme.

Il est à peine arrivé déjà dans la mer. Écoute, si ça t'ennuie pas, j'aimerais

mieux qu'on soit dehors pour ce genre de diffusion.

T'as raison, lui, on se casse.

C'est bon, c'est un collègue à moi, un ancien DRG. Enfin, lui était déjà

capitaine, moi j'étais qu'un jeune con.

On était dans les commandos spéciaux en place au Japon dans les années 80 pour

surveiller les Russes. La merde qu'on a foutu, je vous raconte pas.

Oui, bah si ça raconte pas et si tu pouvais même la fermer 5 minutes, ça m

'arrangerait.

Je suis vraiment désolé pour cet incident, mais votre employé m'a manqué

de respect, je l'ai simplement corrigé un peu hâtivement, il est vrai.

Je vous prie d'accepter mes excuses.

Je connais votre réputation, commissaire Filantini.

Que venez-vous faire à Tokyo ? Vous êtes en mission ? Non, en vacances, mais

rassurez-vous, ça sera pas long. Pas s'assurer avec lui, il n'y a jamais rien

qui dure très très longtemps.

Respect. Respect.

Respect.

T'as 15 ans ! T

'as

toujours la même voiture ? Bah oui, elle marche bien.

On cherche pas une équipe qui gagne.

Qu'est-ce que tu peux pas ? Rien, je suis rangé, Momo, fini les commandos. Je

suis commissaire de quartier maintenant, j'ai une petite vie pépère.

Je fais mon boulot, je rentre chez moi, c'est tout. C'est ça, fous-toi de ma

gueule. Je vais me faire croire que tu t'es mis au tricot aussi.

Presque. Je me suis mis au golf et le pire, c'est que j'aime ça.

Eh ben mon pauvre vieux, il était temps que tu reviennes.

C'est quoi le programme ? Un bateau à couler, une centrale à déboulonner.

Tu te rappelles la caserne ? On a fait sauter l'arsenal et qu'on s'était gouré

de bâtiments. Oh cette crise ! Je suis venu pour affaires personnelles, Moumou.

Ah.

T'as revu cette petite japonaise, là ? Comment elle s'appelait déjà ? Miko.

Miko ! Attendez, t'es un gros, un vrai caniche.

Elle est morte hier, au moment où... Je suis venu pour l'incinération.

Excuse-moi, je pouvais pas savoir.

Je sais. Par contre, comment t'as su que j'arrivais ? Parce que je suis toujours

au RG.

Je te dépose ? Tiens, voilà l'adresse.

Shinjuku. Ah, c'est le quartier chaud. Il y a 10 putes au met...

Attends, t'es pas venu dans ça.

C'est parti !

Ah,

monsieur Ferlandini, je suppose.

Vous supposez bien.

Oh, c'est pas difficile.

Vous ressemblez exactement au portrait que madame Kobayashi a fait de vous,

avec 20 ans de plus, évidemment.

19. Ah oui, 19.

Vous avez raison d'en préciser.

Mais nous ne perdons pas de temps. Asseyez-vous, je vous en prie. Merci.

Madame Kobayashi vous a identifié comme son légataire universel et vous a légué

tout ce qu'elle possède, qui, pour des raisons pratiques, a été regroupé dans

ce carton.

Si vous voulez bien signer, ce reçu est l'acceptation testamentaire.

Vous n'y étiez pas à l'époque.

Mais ce que je préfère, c'est la photo de vous en militaire.

Là où tout a commencé, là où tout finira.

Est-ce qu'elle aurait fait part de souhaits et de volonté que je puisse

exaucer ? Oui, une seule.

Vous occupez de sa fille jusqu'à sa majorité.

Sa fille ? Oui.

Quel âge a-t-elle ? Dix avant et demi, pour être précis.

Vous voulez dire que sa mère... Vous voulez dire que je serai... Que sa

mère... Enfin... Mais comment ? Comment s'appelle-t-elle ?

Oui. Elle s'appelle Yuri.

Elle va beaucoup vous plaire. Vous verrez.

Attendez ! Qu'est-ce que vous faites là ? Je vais vous la présenter.

Vous voulez dire que la fille est... Oui, dans la pièce à côté.

J'ai sorti de prison ce matin.

Dans sa prison ? Ne vous inquiétez pas.

Rien de bien méchant. Elle a fait une petite crise d'honneur en apprenant l

'amour de sa mère. Elle a un peu bu et elle a assommé quelques policiers.

Policiers ? Oui, mais elle vous l'a content ça elle-même.

Attendez. Attendez.

Attendez. Vous m'apprenez que je suis le père d'une fille de 19 ans que je ne

connais pas et qui sort de prison alors. J'ai une bonne faculté d'adaptation.

Mais vous allez me donner une minute pour réfléchir là, ok ?

D'abord, comment vous savez que c'est ma fille ? Voici son excès de naissance.

Comme vous pouvez le constater, votre nom est inscrit dans la case réservée au

père.

Votre compagne le confirme aussi dans son testament et vous présente comme le

seul homme de sa vie.

On va aller partir.

À ça, elle ne le dit pas.

Vous l'avez dit que j'étais peut-être son père ? Ah non.

Tu voulais blesser le plaisir de lui annoncer vous-même. Tu parles d'un

plaisir. Je reviens de Paris après 19 ans.

Bonjour, c'est papa.

Mettez-moi à sa place. Eh bien, de perdre sa mère, ça lui ferait sûrement

plaisir de retrouver son père. Oui, mais sa mère, elle a peut-être rencontré un

homme juste après moi, quoi.

Qui pourrait être son père ? À quelques mois près, qui s'en souvient maintenant

? Vous pouvez toujours faire un test d'ADN. Vous en aurez le carnet.

Mais, depuis que j'ai vu, ça ne fait aucun doute qu'elle est votre fille.

Et dans la pièce à côté ? Oui.

Ne dites rien pour l'instant.

Son père, tout ça... Entendu.

Parce que je ne voudrais pas la traumatiser davantage.

Oui. Ils sont fragiles à cet âge-là.

C'est vrai.

Mais si souvent ils prétendent le contraire.

Tout à fait.

Bon, vous ouvrez cette porte ?

Qu'est-ce qu'elle a dit là

?

Et comment

il

s'appelle Buffon ?

Bonjour, je m'appelle Hyper.

Yumi, je te conseille d'être polie, sinon je te ramène la police.

Je m'en fous des flics. Il me faut un pape arc et je lui... Vous n'aurez pas

quelque chose à boire ? Sake ? Ça ira.

Je ne sais pas ce que ça veut dire. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Je suis

là, je suis là, je suis là.

Je suis là, je suis là.

Si vous êtes un ami de ma mère, pourquoi elle ne m'a jamais parlé de vous ? Si tu

parles français, c'est peut-être que ta mère avait des amis français, non ? Elle

travaillait à l'ambassade de France.

Moi aussi.

C'est là qu'on s'est rencontrés.

Pourquoi vous êtes là ? Il me suffit d'en tenir là, car ta mère a désigné

comme son regardé universel. C'est donc lui qui ne s'occupe pas de toi jusqu'à

ta majorité. C'est-à-dire dans... Dans deux jours.

C'est bien, je ne vais pas vous supporter longtemps.

Yumi ! C'est pas une façon de parler à son...

Son tuteur.

C'est la dernière volonté de ta mère.

Et s'il a désigné M. Hubert et mis en lui toute sa confiance, c'est que ta

mère devait l'estimer énormément, même si elle ne t'a jamais parlé de lui.

Alors, je pense que si ta mère avait à ce point confiance en lui, tu peux toi

aussi lui faire confiance.

Au moins pendant deux.

Deux jours.

Tenez.

On va voir maman.

On va y aller à pied, c'est pas long. Tu veux pas plutôt prendre un taxi ? Je

suis fragile à ce moment.

Ils veulent pas me ventraquer.

Ah, d'accord. Très bien.

Ah putain, il s'emmerde pas le lieu. Je peux te poser une question sans te

contrarier ? Non ! Pendant deux jours, c'est moi qui pose les questions.

Ah bon, très bien.

Ah, bonjour, bonjour.

Ah, je tiens.

Allez.

Hé, t'as pas perdu la main, hein ? Je te laisse cinq minutes et tu t'es déjà

levée de petite. C'est la fille de Miko, abrutie. A priori, c'est la mienne

aussi. Elle est bien gaulée. Quoi ? Enfin, je ne savais pas que vous aviez

des enfants aussi bien gaulés. Moi non plus, figure-toi. Alors tu nous suis à

distance et tu la fermes.

Putain, on est pas dans la merde.

Même dans les pires situations, ta mère a su garder son petit sourire.

Tu as le même sourire que ta mère.

Ça fait combien de temps que vous n'avez pas vu maman ? 19 ans.

Je vais vous laisser un peu tous les deux.

Depuis le temps...

Vous devez avoir beaucoup de choses à vous dire.

Pourquoi tu m'as rien dit ? Pourquoi ?

Je vais m'occuper d'Anne puisque c'est ton souhait.

Puisque c'est tout ce qu'il me reste de toi.

Attendez, attendez.

Qu'est-ce que vous faites ?

Rien, des formations professionnelles.

Vous êtes docteur ? Oui, c'est ça, je suis docteur.

Est-ce que tu sais de quoi elle est morte ? Oui.

Tu m'as remis un dossier médical, un certificat de décès ? Oui, il est à la

maison.

C'est quoi votre spécialité ? Chirurgie.

Esthétique. Ah, ça tombe bien ! Vous allez pouvoir me conseiller.

Je voudrais confier mon nez.

Regardez, j'ai un gros nez. C'est pas terrible pour une jeune fille de mon âge

d'avoir un gros nez.

Je trouve très bien ton nez. Il est horrible.

C'est comme le nez de mon bâtard de père.

Les bâtards ? Je veux dire, tu connais ton père ? Non.

Et heureusement pour lui, sinon il serait déjà mort.

Est-ce qu'il a fait pour mériter autant de haine ? Il a séduit ma mère et après

il l'a violée. Non.

Si.

Non. Si, mais demain, je suis majeure et je me prostituera jusqu'à ce qu'il ait

tous les accords du pays à ses torses.

Je ne me sens pas bien, il faut que je m'assoie.

Vous voulez encore du saké ?

Non, un petit chat, c'est bon.

Jumi, je te présente Maurice Dimomo, un ami de longue date qui vit à Tokyo.

Ah, c'est fou ce que vous ressemblez. Non, non.

Ah, votre mère.

Vous connaissez maman ? Non, pas du tout. Allez, on y va.

Tu lui as dit que t'étais flic ? T'es fou, elle supporte pas les flics. Si je

lui dis, elle disparaît dans la seconde. J'ai déjà perdu la mère, j'ai pas l

'intention de perdre la fille.

Attends, elle est grande, là.

Elle est capable de comprendre. Quel que soit ton métier, son père, c'est son

père. Mais elle sait même pas que je suis son père.

Heureusement, sinon elle m'aurait déjà poignardé. C'est galère, ça.

Et elle sait que Miku, c'est sa mère ? Momo, il y a des fois, t'es vraiment

con, tu sais. Mais évidemment qu'elle sait qui est sa mère.

Ok, allez.

Dans ton histoire, elle se complique toutes les 5 minutes. C'est normal que

tu me perdes un peu ?

Elle dit qu'elle a déjà vu votre saleté quelque part, mais elle se souvient

plus. Tant mieux.

Enfin, je veux dire, tant pis, c'est pas grave. Le dossier médical.

Ouais, je l'ai mis par là.

Moumou, tu m'attends dans la voiture.

T'es sûr ? Oui. Je peux aller pisser ? Non.

Je vais me faire un dessus et... Ouais.

Elle est jolie ta chambre. Je voulais changer le papier sur le mur.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Pourquoi pas, on pourrait mettre des animaux de

la forêt, des biches, des... Pourquoi pas des lapins pendant que vous y êtes ?

Non, non, non, non.

Je pensais plutôt à une photo géante d'un champignon nucléaire avec plein de

petits personnages tout autour qui dansent de la techno.

Oui, oui, c'est pas mal de l'objet, il faut voir.

Et la chambre de ta mère, elle est comment ? Maman habite en ville.

Elle ne venait que le week-end.

Vous aimez la musique ? Ah oui, beaucoup.

Après

peut

-être, plus tard.

Le dossier. Oui.

Tenez. Le voilà. Merci.

Ça disait quoi comme métier ? Je ne sais pas.

Maman a toujours été très mystérieuse. Ça, c'est le moins qu'on puisse dire.

Qu'est-ce que vous cherchez dans ce dossier ? Rien.

Juste la routine.

Si vous voulez que les deux jours qu'on doit passer ensemble se passent bien, il

vaudrait mieux que vous arrêtiez de me prendre pour une imbécile.

Vous avez récupéré la terre qu'elle avait sur les ongles et des cristaux qu

'elle avait sur le nez. Écoute, il y a dans ce dossier des éléments étranges.

Alors dans la médecine, tant qu'on n'a pas de preuves, on ne peut rien

affirmer. Comme dans la police.

Comme dans la police.

Je vais faire des analyses et dès que je suis sûr de quelque chose, je te

promets, tu seras la première informée. Ça marche comme ça ? Ça marche.

Vous êtes malade, vous, hein ? Je sais.

Ça vous dirait de m'aider à retouber mon père ? Avec plaisir.

Tu viens juste de perdre ta mère, tu veux pas attendre un peu avant de tuer

ton père ? De toute façon, il doit être loin à la clé.

Dis-moi, qu'est-ce qui t'a raconté cette histoire de viol ? Maman. On fait...

Enfin, je veux dire, il va fort.

Tu penses vraiment que ta mère était le genre de femme à se faire violer sans

rien dire ? Peut-être pour te

protéger ou pour protéger lui ? Peut

-être qu'il n'est pas si méchant que ça.

Elle est pas terrible, ce papier.

On va l'acheter un autre.

Maintenant ! On va

s'en aller, on y va !

Tiens,

donne-moi ton numéro de téléphone et analyse-moi ça.

C'est quoi ? Si je le savais, je te demanderais pas d'analyser. Ok, pour

demain, c'est bon ? T'as une heure.

Putain, je suis content qu'il soit revenu, lui.

Je veux que tu mettes un peu d'argent sur ton compte pour t'attendre, tais

-toi. Tu es riche ? Non, mais j'ai un banquier qui m'adore. Je vais te faire

un virement chaque semaine et tu pourras le retirer quand tu veux.

C'est marrant, c'est exactement ce que faisait maman.

Oui, c'est marrant, ça.

Oui, 1000 francs, tous les vendredis, mais dans deux jours, tu pourras tout

dépenser. Vu ce qu'il y a dans le carton, à mon avis, il n'y a pas grand

-chose sur le compte.

Je vous invite.

Dis-lui que j'aimerais bien savoir combien il reste sur le compte et qu

'après je ferai un virement de France.

Je parle de français, monsieur.

Ah, parfait.

Ah, arrête.

Qu'est-ce que c'est ? Signature électronique.

Bonjour, monsieur.

Bonjour, monsieur.

Vous êtes un ? Ah oui, bien sûr.

Vous êtes un moi ? Monsieur.

Merci. Il y a combien le yen ? Le compte est en dollars, monsieur.

Ah.

Ça vaut très bien vérifier parce que à mon avis, il y a une erreur.

Ah, effectivement.

Je comprends votre surprise.

Il n'y a là que le compte principal.

Les intérêts sont sur un compte séparé.

Vous voulez que je vous le sorte ? Allez-y, ouvrons un lit.

Toujours en dollars, je suppose.

Toujours en dollars.

Vous voulez que j'additionne les deux comptes ? Mais non, c'est pas la peine.

C'est tombé.

Bon, à peu près.

Alors, ça va ? Qu'y a-t-il ? Il y a de quoi tenir.

Des érifères à un virement de combien, monsieur ? Virement ?

Deux mille.

Dollar ? Franc.

Franc.

Merci, monsieur.

Je n'oublierai jamais ce que vous faites pour moi. Mais c'est pas grand chose.

C'est énorme de visiter un vrai père peu que moi. Non, mais je pense que ton

père, ton vrai père, dans la même situation, aurait fait la même chose que

moi. Oui, mais il n'est pas là.

Et moi, j'ai beaucoup de chance de vous avoir rencontré.

Signature ? Et maintenant, surfing !

Vas-y doucement quand même.

T'inquiète pas, je ne dépense jamais plus que ce que je fais.

C'est un bon principe.

200 millions de dollars.

C'est bien, hein ? C'est bien.

Tu veux me prêter ton téléphone, une seconde ?

Momo, qu'est-ce que ça donne, les analyses ? À la terre, ça va être un peu

plus long.

Par contre, les cristaux, c'est fait.

Ferro-mercurique de potassium, plus couramment appelé... Cyanure.

Est-ce que tu penses qu'on peut soigner un cancer du foie avec du cyanure ? Oui,

oui, non, c'est toi le docteur. Alors, toi qui es dans la police, dis-moi.

Cyanure sous le nez, rapport médical trafiqué de A à Z, main abîmée de quelqu

'un qui a lutté jusqu'au bout.

T'en conclus quoi ? J'en conclus qu'elle n'est pas morte toute seule. Et celui

qui a maquillé le meurtre ne s'attendait pas à tomber sur le commissaire

Ferranti. On passe à un alerte rouge niveau 1.

Yes ! Prends-moi une suite à l'hôtel impérial, on s'y retrouve dans une

heure. J'en mène un peu de matos ? Amène tout ce que tu peux trouver.

Putain, c'est dimanche.

Attends, qu'est-ce qui se passe ? Rien, mais tu sens bonne pour la semaine. Tu

veux pas plutôt essayer un petit gilet ou un pull ?

Je te préviens, on fait tous les étages.

Sous-titrage ST'

501

Fiorentini Hubert, vous devez avoir une réservation à mon nom.

Tout à fait, monsieur.

Bienvenue à l'impérial.

Merci.

Excusez-moi de vous poser cette question, mais est-ce que mademoiselle

est majeure ? C'est ma fille.

Papa ! Excusez ma maladresse, monsieur.

Mettez tout ça dans la chambre.

Merci.

C'était bien joué le coup de la fille.

J'avais pas vraiment le choix.

Il est quand même pas bien malin. Parce qu'on ne se ressemble pas du tout.

Apprenez un peu.

Tu veux boire quelque chose ? Non, merci.

Un petit saké ?

Plus tard peut-être. Tu ne veux pas essayer tout ce qu'on a acheté ? Tu veux

que je te fasse un petit défilé ? C'est ça, fais-moi un petit défilé.

J'ai fait du shopping ! Oh, tu vas être content ! J'ai pris que des trucs que t

'aimes.

Tu vois.

Lance-roquette, sol-air, un détecteur de chaleur, 400 grammes l'engin, j'en ai

pris deux.

Mini-missile, d'ailleurs comprimé. Ça tire à 50 mètres et ça t'arrache un

arbre.

Efficace à tomber.

Dis-moi, t'es sûr que c'est ta fille ? Je suis assez nu.

Tu ressembles pas tellement, quoi.

Au mot.

À part le nez.

Bazooka miniature fabriquée en Corée. Ça t'arrête un cher à 100 mètres.

Rien d'un peu plus discret, un truc qu'on peut porter en ville. Ah non mais

pour la ville, j'ai du discret, du léger.

C'est du classique, 357 Magnum.

Le petit Uzi dernier modèle, 50 coups en rafale.

J'ai du russe, sur lequel tu peux monter du gaz boutarde.

Momo ? J'ai de l'argentin, avec balentier et meute, et puis j'ai

pris quelques grenades en appoint.

Je vais prendre celui-là.

Je l'aurais pas. Tu veux pas quelques grenades en soupape ? Non, non, pas pour

l'instant.

Pour rester discret.

Je ne veux pas affoler la petite.

Qu'est-ce qui se passe au juste ? J'en sais rien pour être franc. La femme que

j'aime me quitte en me laissant un vague mot d'excuse et 19 ans plus tard, elle

se fait assassiner, me laisse une fille à 200 millions de dollars.

200 millions de dollars ? C'est ce que la petite a sur son compte en banque.

Enfin, pour l'instant, parce qu'à la vitesse à laquelle elle dépense, dans

trois jours, il va pas rester grand-chose. Ah, quand même, 200

millions de dollars.

Ouais, et depuis ce matin, on a des idiots à lunettes qui nous suivent

partout. Je ne serais pas étonné que ce soit l'argent qui les intéresse. Je

comprends, 200 millions de dollars ? Là où tout a commencé, là où tout finira.

Miko ne m'a pas mis sur son testament par hasard.

Je devais avoir besoin d'aide, j'en suis sûr.

Quelqu'un ou quelque chose devait l'en empêcher.

Alors elle m'a laissé des indices.

Des indices et 200 millions de dollars ? Bon, t'as fini que les 200 millions de

dollars, c'est pas les tiens, alors t'oublies.

Est-ce que t'as un moyen d'avoir accès au dossier personnel de Miko ? Ça ne

doit pas être très compliqué, j'ai un copain au marché japonais.

Remonter dans son passé si on veut comprendre comment tout ça est arrivé.

Je suis prête.

Prête à quoi ? Je sors ce soir.

Tu vas pas sortir comme ça. Enfin, je veux dire, les nuits sont fraîches. Il

faut te mettre quelque chose, un anorak ou... Ou un ciré jaune. Je vais pas à la

pêche. Je vais danser.

De toute façon, j'ai tout le temps je... J'étais en salle de ma mère.

C'est vrai, je me rappelle sa mère.

Mais tu n'as pas peur le soir ? Les rues ne sont pas très sûres, pas vrai ? Ah ça

c'est vrai, ça viole à chaque coin de rue. Quoi ? Non, je ne viens pas tous

les soirs, mais... Quitte à mourir un jour, autant que ce soit en faisant la

fête. Et puis si t'as peur, t'as qu'à venir avec moi.

Comme ça, tu pourras jouer les papas.

T'as l'air d'adorer ça.

Pour les grenades.

C'est normal qu'il y ait autant de cheveux dans une boîte de nuit.

Non, non, t'es gentil, c'est pas vraiment mon âge. Et puis, t'as un petit

peu mal au genou.

Allez, pour nous faire plaisir.

Moi, j'ai pas mal qu'au genou, j'ai mal partout.

Qu'est-ce qu'il dit ? Il est où ce jeu ?

Là-bas.

Allons-y.

C'est con, je suis en train de gagner là.

Qu'est-ce qu'il prend là ? Je t'expliquerai.

Non,

non, vas-y mon gars, je vois d'abord comment ça marche.

Oh, ok.

Si ça t'ennuie pas, on prend la revanche un autre jour.

Il y a une sortie de secours ? Au fond !

Je suis content qu'il soit revenu.

Je suis désolé, je voulais pas gâcher ta soirée.

Qui êtes-vous ? Je ne suis pas docteur. Ah ça, merci.

Je me suis aperçue toute seule.

Qui êtes-vous pour tuer les gens comme ça ? Et d'abord, c'était qui ces hommes

? Et pourquoi ils avaient des armes aussi ?

T'as compris ce qu'elle a dit, là ? Ah,

là, elle me

rappelle quelqu'un, là.

Oh putain, je passe pas mes pieds en bagnole, moi. Ok.

Je suis venu ici à la demande de ta mère.

Ta mère n'avait confiance en personne.

Même si on ne s'était pas vus depuis très longtemps, je crois qu'elle avait

confiance en moi.

Elle m'a fait venir parce qu'elle avait quelque chose à me dire, un secret.

Quelqu'un l'a fait tuer avant.

Quel est le temps de le partager ? Maintenant, il y a ces hommes en noir

qui nous suivent partout depuis ce matin. Et à mon avis, c'est après toi qu

'ils en ont.

Appareil moi ? Mais j'ai rien fait.

Pourquoi le monde voudra à moi ? C'est bien ce que je me demande.

Tu m'as bien dit qu'elle dormait en ville pendant la semaine.

Elle m'a emmenée une seule fois il y a deux ans.

Elle avait oublié quelque chose d'important chez elle.

On y est allé, mais elle ne m'a pas laissé rentrer.

Je suis arrachée sur le palier.

Et quand j'ai insisté en lui disant que je voulais voir où elle vivait, elle m'a

mis une claque.

C'est la seule fois où elle ne m'a pas fait.

Tu te souviens de la grâce ?

Elle a toujours été zen comme ça, ta mère ? Elle était plutôt retenue.

Mais pas ce point.

Donc on est passé avant.

Mais pourquoi ils ont enlevé tout l'immeuble ? Ils cherchent quelque

chose.

Ils ne connaissent pas ta mère.

Ne jamais placer un objet dans un objet qui peut se déplacer.

Je ne comprends pas.

Tu vas comprendre.

Je ne comprends toujours rien.

Comment ça peut être que ma mère a laissé un carnet dans le mur ? On a eu

la même éducation.

Dis-moi, qu'est-ce que c'est que ça ? C

'est des noms et des chiffres.

Je commence à y voir un peu plus clair.

Et moi, de moi à moi, je perds ma mère qui me laisse un homme, qui tue tout le

monde et fait des taux dans le mur.

Yumi, écoute.

Fais-moi confiance.

Le cauchemar va bientôt s'arrêter.

Allez, tiens.

Viens, on y va.

Au moins, ce que si ils ont laissé l'immeuble.

Qu'est-ce qu'ils cherchaient ? Rien, probablement. Ça

ressemble plutôt à une manœuvre d'intimidation.

On va pas tarder à nous contacter.

Qu'est-ce qu'on fait alors ? On s'en va ? Non, on s'assied et on attend.

Au moins, ils ont pas fait de teuf.

De quoi ? Des trous.

Des trous ? Des trous.

Non, terre.

Comme tigre.

Et après, c'est OU comme le loup. Le loup.

Voilà.

Voilà.

Vas-y, respire.

Allô ? Bienvenue au Japon.

Merci. Je m'appelle Kazuhiro Takanoa, mais mon nom ne doit pas vous dire grand

-chose. Rien du tout.

J'aimerais beaucoup...

Vous rencontrez M.

Fiorentini si vous avez 5 minutes.

Avec plaisir.

Je vous ai laissé dire que vous aimez le golf.

Effectivement, ça me détend.

Moi aussi.

Vous avez une petite partie.

Mes hommes sont en bas. Ils vont vous copier.

Très bien.

Trop ? C'est bien.

Qu'est-ce qui se passe ? Je vais mettre une partie de golf.

Tu vas jouer au golf dans un moment pareil ? Il n'y a rien de mieux que le

golf pour réfléchir. Et puis au golf, il y a des trous.

Laisse tomber.

Vous pouvez leur dire de faire la chambre, s'il vous plaît.

Bien, monsieur.

Hubert ! Hubert ! Hubert ! Hubert !

Tu es sûr ou quoi ? J'ai tout ce que tu voulais.

Momo, on s'est fait accrocher. Ils nous attendent à l'entrée.

Vu. J'ai le dossier de Miko et l'analyse de la terre qu'il avait sous les ongles.

Tiens. Prends ça et ne nous perds pas.

Tu vas nous suivre à distance. Si ça tourne mal, tu interviens.

Tu perds !

Oh là là, mais qu'est-ce que c'est que cette position ? Ça va pas du tout, ça.

Et vos jambes, là ? On dirait un canard, on n'est pas à la plage.

Et les bras, montez-les, les bras.

Et voilà.

Vous allez rester sur PlayStation, mon vieux. Marquez comme ça, vous risquez

pas d'user vos balles.

On m'a dit que vous étiez très fort.

Moi, au moins, je touche la balle.

Tellement faux que vous êtes dangereux.

N'exagérons rien.

J'aimerais avoir une petite démonstration.

Pourquoi revenir au Japon après tant d'années, monsieur Fiorentini ?

Vous n'avez pas assez de mauvais souvenirs ? Avec le temps, les souvenirs

sont toujours bons.

Ne serait-ce pas plutôt l'appât du gang qui vous a attiré au Japon ? Je ne vois

pas de quoi vous voulez parler.

Je parle des 200 millions de dollars que vous avez découverts sur le compte en

banque de votre fille.

Papa ? Salah ! Tu n'es qu'un salementant

du TR ! Yumi, calme-toi, Yumi.

Calme-toi, Amy, calme-toi.

J'ai essayé de te le dire 20 fois, mais tu avais tellement de haine contre ton

père. Salope, tu nous as abandonné moi et ma mère.

Je n'ai pas abandonné ta mère, jamais.

Elle a disparu du jour au lendemain sans rien me dire.

Quant à toi, j'ai appris ton existence hier, chez l'avocat.

Et puis si j'avais su plus tôt que j'avais une fille aussi formidable que

toi, j'aurais remué ciel et terre pour vous retrouver, toi et ta mère.

Rien de tout ça ne serait arrivé.

Très bien.

Mais avant de vous laisser profiter pleinement de vos retrouvailles, j

'aimerais récupérer mon argent. Personne ne peut retirer l'argent de ce compte,

même pas elle. Il est bloqué jusqu'à ce qu'elle soit majeure.

Ce qui le fait, nous verra attendre.

À 10 heures, la banque sera ouverte.

Et votre fille aura 20 ans.

Félicitations.

Attendez.

Ce coup-là n'est pas facile à faire, mais quand on le réussit, on s'en relève

pas.

Personne ne bouge ! Armée française ! Merde.

Hubert, ça va ? Laisse tomber, je les ai neutralisés, t'as 20 secondes de retard.

Oh merde.

Quoi ? La grenade.

Quoi la grenade ? Je l'ai dégoupillée.

Les balaises de Grenade.

Ah non, non, ça c'est la caisse de Grenade que j'ai laissée dans le coffre.

Alors, qu'est-ce que t'as trouvé ? Miko a quitté le ministère il y a 19 ans pour

cause de maternité et n'est jamais revenu. Et son dossier a disparu.

Mais au même moment, un dossier apparaît au ministère de la Défense et classé top

secret.

J'ai rien pu sortir, sauf... des photos.

T'es sûr que t'es pas gouré de dossiers ? Y a que des photos de mariage.

Regarde, le marié là.

C'est le fils d'un des plus grands yakuza de la région Nord.

Takanawa. Tile de zèbre.

Costume. Cicatrice, il a sur la gueule.

Tu le connais ? On a joué au golf ensemble.

Après ? Cinquième rang à gauche.

Miko ? Miko ! Au milieu de tous les truands de la ville. J'arrive pas à le

croire, elle si droite, si intègre. Attends, c'est pas fini.

Miko fait partie de la mafia.

Pourtant, Miko reçoit en toute intimité, il y a moins d'un mois, les mains même

du ministre.

Le grand insigne du mérite.

Un agent double.

Un agent double.

Elle quitte le ministère pour une mission secrète.

Infiltrer les Yakuza pour mieux les détruire de l'intérieur.

Mais pour ce faire, elle a besoin de se couper avec son passé. Elle me quitte

pour servir son pays.

J'en connais qui en aurait fait autant.

Probablement.

La suite est simple.

Elle fait du bon travail.

Elle fait tomber quelques têtes avant de se faire découvrir.

Elle a le temps de vider le compte en banque du zèbre pour l'affaiblir un peu

plus et de me laisser des indices pour que je puisse finir son travail.

Fais attention, c'est super fort ça.

Cependant, j'ai l'impression qu'il y a un élément qui manque.

Lequel ? Je ne sais pas.

Pourquoi elle a attendu 19 ans pour me dire que j'avais une fille ? Je ne sais

pas.

Peut-être qu'elle ne voulait pas te m'aider à ses affaires. Et quand elle s

'est aperçue qu'elle ne pouvait plus la protéger, elle t'a appelé pour que tu la

protèges à sa place.

La protéger ? C'est ça, la protéger contre elle-même. Elle connaît sa fille.

Elle sait qu'avec elle, 200 millions vont faire un feu de paille.

Dis-moi, comment ça s'appelle ce truc-là ? Wasabi.

Ah, c'est bon.

Très bon.

Très très bon.

La terre qu'elle avait sous les ongles, elle provient d'où ?

Ouais.

Ce sera, ce sera.

Giotto ! Giotto, c'est sûr ! C'est là que Miko et moi, nous nous sommes

déclarés notre amour. C'est là que tout a commencé, que tout finira.

Viens, on y va.

Dépêche-toi, il faut qu'on soit de retour à Tokyo avant 10h.

Mon tendre Hubert, j'ai sacrifié ma vie pour mon pays et je le regrette aujourd

'hui. J'aurais aimé passer toutes ces années à tes côtés, même si quelque part

ce fut le cas, car tu ne m'as jamais vraiment quitté. Tu es resté dans mon

cœur et tu le resteras pour toujours.

Rends bien soin de notre fille. Elle est merveilleuse, mais un peu dépensière.

Voilà le numéro de code qui permet de contrôler ses dépenses. Il devrait

maintenant y avoir assez d'argent pour que toi et notre fille viviez heureux et

à l'abri. C'est bien sûr un faible dédommagement.

Mais j'espère que notre fille saura te faire oublier tous ses mauvais

souvenirs. Mais avec le temps, tous les souvenirs ne sont-ils pas bons ? T

'attendre est dévoué, Miko.

Il te reste quelques collègues de l'époque ? À part ceux qui sont morts,

ils sont tous en ville.

On va avoir besoin d'eux.

Bonjour, c'est pour un dépôt ou un retrait ? Un retrait. En liquide ou par

virement ? Virement.

Virement. Alors vous allez voir, c'est très simple.

À gauche, vous mettez le numéro de compte à vider, et à droite, celui à

remplir.

C'est bon, vous allez y arriver.

Oui.

Comme on le sait, je suis d'accord.

Lausanne, Lausanne. C'est la Suisse, ça, non ? Oui, c'est la Suisse. C'est

magnifique. Allez, dépêchez-vous un peu, nous sommes pressés.

Tout de suite, monsieur, tout de suite.

Voilà ! Alors, combien désirez-vous transférer ? Tout.

L'ensemble des deux comptes ? Oui.

L'ensemble des deux comptes. Elle va pouvoir s'en payer des putes avec tout

ça. Comment ? Je veux dire, il y a de quoi s'amuser avec tout ça. 200 millions

de dollars, ça va.

Tenez.

Vous avez bien 20 ans ? Oui, depuis ce matin.

C'est parfait.

Elle peut signer.

Bon anniversaire, Youbu.

Ça suffit maintenant ! Donne-moi mon reçu.

Ah non, les reçus... Les reçus, c'est moi qui les donne.

Ouais, les reçus, c'est lui.

Moi, je ferais vous, je ferais pas ça.

Dites à votre ami de baisser son âme, ou vous ne sortirez pas vivant de cette

banque. Vous non plus, vous ne sortirez pas vivant de cette banque.

Bien joué, monsieur Fiorentini. Je perds. Et pour gagner, il faut savoir

perdre. Votre prix sera le mien.

Je crains que vous n'ayez pas les moyens.

Les 200 millions que vous espériez toucher sont maintenant sur mon compte.

On voulait les 200 millions de dollars.

Yumi, viens.

Vous avez vu ce que je savais faire avec une balle de golf. Je vous laisse

imaginer ce que je peux faire avec une balle de 45.

Dites à vos hommes de jeter leurs armes.

Ça y est, c'est fini.

Viens.

Mais

attendez-moi !

C'est pas possible.

La cannavoie dit le zèbre, ça vous dit quelque chose ? Oui, bien sûr.

Vous le trouverez allongé à l'intérieur.

Il a essayé de dévaliser la banque avec quelques-uns de ses hommes. Je les ai

dissuadés.

Quand est-ce que vos vacances se terminent, M. Frantini ? Qu'on puisse

ranger le pays.

Allez-y, c'est tout cassé.

Oui ?

Excusez-moi.

Monsieur Fiorentini n'est plus à découvert. Eh ben c'est pas trop tôt.

200 millions d'euros ?

Vous en faites pas un peu trop, là ? J'ai pas besoin de toute cette

protection. Mais c'est pas vous qu'on protège, c'est les gens tout debout.

Ça me fait plaisir que tu aies passé quelques jours chez nous. La prochaine

fois, c'est toi qui viennes. Si on s'amuse autant, avec plaisir.

Tiens.

Qu'est-ce que c'est ? C'est du wasabi.

T'avais l'air des messages, je pensais que... Le matin, sur les tartines, au

petit-déjeuner.

C'est gentil, Mou. Merci.

Tu prends bien soin d'elle, hein ? Tu peux compter sur moi.

Pourquoi quand je viens de retrouver mon père, il faut déjà que je pleure sans

départ ? Il y a deux jours tu voulais me tuer et maintenant tu veux plus me

laisser partir.

C'est comme ça les adores.

Ça change tout le temps de la vie.

Et ça pleure pour rien.

Tiens, moi aussi j'ai un petit cadeau pour toi.

J'ai pas eu le temps de vraiment faire du shopping en femme.

C'est celui de ta mère. Je l'ai gardé pendant 20 ans. Je pense que maintenant,

c'est à toi de le garder.

Un mois.

Un mois seulement.

Écoute, tu finis ton année scolaire, je te trouve du papier atomique pour te

faire une jolie chambre et ça y est.

Ça va être vraiment le plus long de ma vie.

Sous-titrage ST'

501

C'est bon, vous pouvez passer. Bon voyage.

Merci.

Monsieur, un journal français, un peu de champagne ? Non, merci. Par contre, ce

qui me ferait plaisir, c'est qu'on ne dérange pas jusqu'à l'arrivée à Paris.

Entendu, monsieur.

Votre attention, s'il vous plaît.

À qui appartiennent ces deux valises ? Oh, non.

Sous-titrage

Société Radio-Canada

Sous-titrage ST'

501

Sous-titrage MFP.

Sous-titrage ST' 501

Sous-titrage

MFP.

C'est

magnifique.

Sous-titrage

MFP.

Sous-titrage ST' 501

Sous-titrage ST' 501

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.