All language subtitles for full-metal-jacket.vf

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian Download
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Kiss me goodbye and write me while I'm gone

Goodbye my sweetheart, hello

Vietnam America

has heard the bugle call

C'est votre chef instructeur. A partir d'aujourd'hui, vous ne parlerez que

quand on vous parlera.

Et les premiers et derniers mots qui sortiront de votre sale gueule, ce sera

chef, tas de punaise. Est-ce que c'est bien clair ? Chef, oui, chef ! Mon cul,

je n'entends rien.

Montrez-moi que vous en avez une paire. Chef, oui, chef ! Si vous ressortez de

chez moi, les louloutes, si vous survivez à mon instruction, vous

deviendrez une arme. Vous deviendrez un prêtre de la mort, implorant la guerre.

Mais en attendant ce moment-là, vous êtes du vomi.

C'est niveau zéro de la vie sur Terre.

Vous n'êtes même pas humain, bande d'enfoirés. Vous n'êtes que du

branlement végétatif, des paquets de merde, d'amphibiens, de la chasse.

Parce que je suis une peau de vache, vous me haïrez.

Mais plus vous me haïrez, et mieux vous apprendrez.

Je suis vache, mais je suis réglo.

Aucun sectarisme racial ici.

Je n'ai rien contre les négros, ritales, youpins ou métèques.

Ici, vous n'êtes tous que des vrais connards.

Et j'ai pour consigne de balancer toutes les couilles de loups qui n'ont pas la

pointure pour servir ma chère unité.

T'as de punaises, est-ce que c'est clair ? Chef, oui, chef ! Mon cul, je n

'entends rien ! Chef, oui, chef ! Comment tu t'appelles, sac à foutre ?

Chef, je m'appelle Brown, chef ! Mon cul, à partir de maintenant, tu t

'appelles Blanche-Neige. Est-ce que ça te plaît, ce nom-là ? Chef, oui, chef !

Ben, il y a quand même un truc que tu vas pas tellement aimer, Blanche-Neige.

On te servira pas ton poulet fruit et tes pastèques quand tu viendras bouffer

à la cantine.

Chef, oui, chef ! Est-ce que c'est toi, John Wayne, ou est-ce que c'est moi ?

Qui a dit ça ? Qui est le tordu qui a dit ça ? Quelle est l'infecte petite

folle perdue, l'espèce d'enculé de communiste qui vient de signer son arme

mort ? C'est personne, hein ? C'est votre marraine de mes couilles, hein ? À

foutre, à le de foutre, vous me ferez du parcours en creux, mais la gueule

ouverte !

Putain ! Putain de nom de Dieu ! Qui c'est ce zigoto ? Un petit comique, hein

? Langage et guignol ? Je t'admire, j'adore ton honnêteté. Tu sais que je t

'aime bien ? Tu viens chez moi quand tu veux et tu baisses ma frangine ? Espèce

de sac à foutre ! J'ai noté ton nom ! Tu vas rôter du sang !

Défense de rire et défense de pleurer ! Je vais te mettre au pas, moi, je vais

te dresser ! Relève-toi ! Allez, nom de Dieu, debout ! Sors de ta connerie,

sacré bon Dieu ! Sinon, moi, je te dévisse la tête et je te chie dans le

cou ! Chef, oui, chef ! Engagé Guignol, pourquoi tu es dans ma sœur unité ?

Chef, pour tuer, chef ! Donc tu es un tueur ? Chef, oui, chef ! Fais-moi voir

ta gueule de guerrier ! Chef ! T'as une gueule de guerrier ? Ah ! Ça, c'est une

gueule de guerrier ! Là, fais-moi voir ta gueule de guerrier ! Ah !

Tu m'as pas convaincu. Fais-moi voir ta vraie gueule de guerrier ! Tu me fais

pas peur. Travaille-moi ça.

Chef, oui, chef ! Et toi, t'as quelle excuse ? Chef, excuse pour quoi, chef ?

C'est moi qui les pose, les questions de deuxième pompe. Est-ce que tu peux

comprendre ça ? Chef, oui, chef ! Eh bien, merci beaucoup, merci. Alors, je

peux donner des ordres, peut-être ? Chef, oui, chef ! Est-ce que t'es tout

perturbé ? Est-ce que t'es tout nerveux ? Chef, je suis nerveux, chef ! Et c'est

moi qui te rend nerveux ? Chef ! Chef, quoi ? Mais dis-donc, est-ce que t

'allais pas me traiter de sale con ? Chef, non, chef ! Combien tu mesures,

deuxième pompe ? Chef, un mètre soixante-quin, chef ! Un mètre soixante

-quin, jamais vu un tas de merde aussi haut que ça ! Tu m'en tuerais pas de

deux centimètres quelque part ? Chef, non, chef ! Mon cul ! Je sais bien que

ce que tu avais de mieux est coulé de la fente de ta maman chérie et fini en

flaque marron sur son matelas pourri ! T'es une vraie chure, toi ! D'ailleurs,

tu viens de quelle bled paumée, deuxième pompe ? Chef, du Texas, chef ! Ah,

férole de Dieu, Texas, y a que des taureaux et des pédés qui viennent du

Texas, mon petit cow-boy ! Vu que t'es pas très taureau sur les bords, tu

serais donc de l'autre bord ! Tu suces des nœuds ? Chef, non, chef ! Tu serais

pas pour peur de paf ? Chef, non, chef ! Parierais que t'es du genre à enfiler un

mec jusqu'au trognon sans avoir l'élémentaire politesse de lui manipuler

gentiment le petit frère. Je te préviens, jetez à l'œil ! Et toi, toi,

tes parents ont eu des enfants viables ? Chef, oui ! Ils doivent s'en mordre les

doigts, les pauvres. T'es si tocard que tu passerais pour un chef-d'oeuvre de l

'art moderne. C'est quoi ton nom, gros poussard ? Chef Léonard Laurence, chef.

Laurence, Laurence quoi ? Laurence d'Arabie ? Chef, non, chef.

Tu serais pas un petit peu royal ? Tu serais pas de sang royal ? Chef, non,

chef. T'es un suceur de noeud ? Chef, non, chef. Mon cul, je te parie que t'es

capable de pomper une balle de golf à travers un tuyau d'arrosage. Chef, non,

chef. J'ai horreur qu'on s'appelle Laurence. Y'a que les pédés et les

marins qui s'appellent Laurence. À partir de maintenant, tu t'appelles

Grosse Baleine.

Chef, oui, chef ! Tu trouves que je suis mignon, mon petit baleine ? Tu trouves

que je suis marrant ? Chef, non, chef ! Alors, tu vas m'effacer ce sourire de

bétan que t'as sur la figure ! Chef, oui, chef ! Mais surtout, tu prends ton

temps, hein, mon canard ! Chef, je m'applique, chef ! Engagé volontaire

baleine, je te file trois secondes. Tu entends exactement trois secondes pour m

'effacer ce putain de sourire de ta gueule de con où je te fais chicler les

yeux des orbites et je t'empafle le crâne ! Une, deux, trois ! Chef, je n'y

dis pas rien, chef ! Mon cul ! Un genou ! Espèce de sac à foutre ! Maintenant,

étrangle-toi ! Bon Dieu, avec ma main, tête de nœud ! Ne me

prends pas la main, enfin merde ! Quand je te dis tu t'étrangles, tu le fais. Tu

te penches et tu t'étrangles.

Alors, t'as fini de sourire ? Chef, oui, chef.

Mon cul, j'entends rien du tout.

Chef, oui, chef.

Mon cul, j'entends toujours rien.

Oui, chef ! Suffit ! Debout !

Grosse baleine, t'as vachement intérêt à te tenir à carreau et à me

chier des perles tous les matins. Sinon, ça va barder pour ton matricule.

Chef, oui, chef ! Gauche-droite, gauche-droite, gauche-droite, gauche !

Gauche-droite, gauche-droite, gauche ! Gauche-droite, gauche-droite, gauche !

Centre d'instruction du corps des Marines des États-Unis.

Huit semaines de formation pour les rouleurs de caisse et les cinglés de la

gâchette.

que moi je vais gober que tu reconnais pas ta gauche de ta droite ! Chef, non,

chef ! Alors c'est que tu l'as fait exprès ! T'as voulu faire le mariole !

Chef, non, chef ! Quel côté c'était, deuxième classe baleine ? Chef, côté

gauche, chef ! T'es sûr d'en être sûr, mon petit baleine ? Chef, oui, chef !

Quel côté c'était, deuxième classe baleine ? Chef, côté droit, chef ! Ne me

reprends pas pour un con, baleine ! Et ramasse-moi ta gapette ! Chef, oui, chef

!

Parce que c'est le seul petit minou que vous pourrez vous cogner.

Le temps de la main au panier avec la Marie-Jeanne qui a la chatte pourrie à

travers son petit slip rose de pucelle, c'est terminé.

C'est avec ça que vous tirerez votre coup. Avec cette arme d'acier et de

bois. Et en plus, il faudra lui être fidèle.

Présentez...

Il y en a beaucoup comme ça, mais lui, c'est le mien.

Mon fusil, c'est mon vrai copain.

Lui, c'est ma vie.

Il faut que je maîtrise mon fusil comme il faut que je maîtrise ma vie.

Car sans moi, mon fusil ne sert à rien.

Et sans mon fusil, je ne sers plus à rien.

Je fais feu pour mettre dans l'île.

J'ai plus de précision que mon ennemi qui essaie de m'abattre. C'est moi qui

dois l'abattre avant qu'il ne m'abatte.

Reposez, armes, exécution !

C'est le fusil qui tourne autour de la tête,

et pas la tête qui tourne autour du fusil.

de ma section de crossfit ne seront pas brevetés s'ils ne franchissent pas cet

obstacle en moins de 10 putains de petites secondes.

Passez-moi cet obstacle-là, con ! Plus vite que ça ! Aux deux suivants, allez,

au trou ! On s'active, on grimpe là-dessus ! Engagez, guignol, ce que tu

as de sueur ! Chef, oui, chef ! Alors, pousse-moi ton cri de guerre ! Aux deux

suivants, allez ! Vite ! Allez, hisse-moi tes grosses miches, grosses

baleines ! Ah, ne fatigue pas, surtout ! Ne grève surtout pas le cul pour grimper

au sommet de ce putain d'obstacle ! Mais si tu avais voulu que tu grimpes là

-haut, il t'aurait fait des jolies petites miches depuis belle lurette, pas

vrai ? Chef, oui, chef !

Lève-moi ce cul de plomb, gros de baleine ! Chef, oui, chef ! Mais nom de

Dieu, qu'est-ce qui tourne par en chez toi ? Je suis bien sûr que s'il y avait

une petite chatte au sommet de cet obstacle, tu arriverais à y monter ! Oui

ou non ? Chef, oui, chef ! T'es fait ces deux énormes chewing-gums de 80 kilos !

J'espère que tu le sais ! Chef, oui, chef ! Une pour le commandant !

Une pour la section !

On n'a pas eu son compte. Toi, grimpe, baleine.

Monte.

Monte, baleine, monte.

Mais fais-moi une baleine, rien qu'une pouce.

Tu te payes ma gueule, c'est pas possible.

Ton gros fion, tu te le montes.

Sérieusement, tu veux me faire croire que t'es pas foutu de me faire une seule

petite pompe ? Mais t'es qu'un gros paquet de merde, engagé baleine.

Allez, casse-toi, je veux plus te voir.

Toi, grimpe, blanche-neige.

Monte, crâne du vide.

comme les vieux qui baissent. Je te fais un dessin, Baleine. Allez, grappe, c'est

trop lent. Magne-toi, magne-toi.

Engagé, Baleine, tu fais ce que tu veux, mais tu ne tombes pas. Ah, putain, ça me

prendrait le cœur.

Allez, plus vite. Tu passes et tu bascules, tu passes et tu bascules.

Mors ce visqueux de gros paquet de merde ! Tu vas me foutre le camp de mon

obstacle ! Tu vas te manier de descendre de mon obstacle ! Autre haut ! Plus vite

! Sinon je t'arrache ta paire de couilles ! Pour t'empêcher de contaminer

la terre entière, je vais te motiver, moi, Engagé Baleine, à raccourcir la

bite de tous les cannibales du...

Et plein de merde glaireuse, mon p'tit baleine ! Il a fallu que tu bosses pour

ça ! Arrête-toi, active ! Plus vite ! J't'ai dit active ! Cette putain de

guerre sera finie avant qu'on débarque chez l'évier ! C'est pas vrai, mon p'tit

baleine ?

Je n

'ai

pas très bien entendu ce que tu as dit.

Chef, le deuxième classe a dit non, chef, chef.

Mais espèce de punaise, t'es vraiment décidé à me faire vomir ? Petite

saloperie de païen communiste, t'as vachement intérêt à me dire que t'aimes

la Sainte Vierge ou je détripe moi un coup de pompe, tu m'entends ? Alors dis

-le que tu l'aimes, la Sainte Vierge, dis-le, mon guignol ! Chef, négatif,

chef ! Mon petit guignol, est-ce qu'on ferait de la provocation avec moi ?

Chef, négatif, chef ! Chef, le deuxième classe pense que quelle que soit sa

réponse, ce ne sera pas la bonne. Et que le sergent instructeur sera encore plus

vache avec lui s'il retourne sa veste, chef.

Qui est ton chef de groupe, sac à foutre ? Chef, le chef de groupe du deuxième

classe est Blanche-Neige, chef.

Deuxième classe, Blanche-Neige.

Chef, deuxième classe, Blanche-Neige, présent à vos ordres, chef.

Engagé Blanche-Neige, tu es viré. L'engagé Guignol va passer chef de

groupe. Chef à vos ordres, chef.

Disparait, sac à foutre. Chef à vos ordres, chef.

Engagé Baleine.

Chef, Engagé Baleine, à vos ordres, chef ! Engagé Baleine, désormais l'Engagé

Guignol est ton nouveau chef de groupe et sera ton voisin de chambré. C'est lui

qui t'apprendra tout. Il t'apprendra même à pisser. Chef, oui, chef ! L

'Engagé Guignol est un crétin, il est ignare, mais il a les couilles. Et les

couilles, c'est tout ce qu'il faut. Bon, en piste, les louloutes.

Chef, à vos ordres, chef !

La

culasse. La culasse se loge dans la chambre.

Ça c'est le levier d'armement.

Et ça c'est la tige guide.

Et le gauche va sur le droit.

Le droit va sur le gauche.

Le gauche sur le droit.

Le droit sur le gauche.

Passe ta jambe gauche par-dessus.

Là, c'est bien.

C'est ça.

Et maintenant, tu ramènes l'autre par-dessus.

Et c'est dans la poche.

T'es prêt ?

Passe-la par-dessus.

C'est bien.

Redescend là.

Ouais.

Et voilà.

Félicitations, Léonard.

J'y ai arrivé.

Tu replies bien ensemble la couverture et le bras.

Fais un rabat de 10 cm.

OK ? C'est vu ? Allez, à toi.

Épaules droites.

Droite !

Sortez !

C'est votre instinct de tueur

qui doit être dans votre équipement si vous tenez à survivre au combat.

Votre fusil n'est qu'un outil.

C'est un cœur d'acier qui tue.

Si votre instinct de tueur n'est pas pur et dur, vous hésiterez à la

minute de vérité.

Vous ne tuerez pas.

Vous deviendrez des marines morts et, alors là, vous serez dans un monde

merdique. Parce que les marines n'ont pas le droit de mourir sans permission.

Compris, tête punaise ? Chef, oui, chef !

C'est ta cantine. Chef, j'en sais rien, chef.

Mon petit baleine, s'il y a vraiment une chose en ce bas monde que je déteste, c

'est une cantine qui n'est pas cannassée. Tu peux le savoir, non ?

Chef, oui, chef.

S'il n'y avait pas d'épines d'ours comme toi, il n'y aurait pas autant de voleurs

en ce monde, vu ou non ? Chef, non, chef.

Descends-t'en.

Bon, alors, voyons voir s'il n'y a rien qui manque.

Qu'est-ce que c'est que ça ? Qu'est-ce que c'est que cette saloperie ? C'est

quoi ça, mon petit balèze ? Chef, un beignet fourré, chef ! Un beignet fourré

? Chef, oui, chef ! Et d'où tu sors ça ? Chef, je l'ai repris sur mon plateau,

chef ! Est-ce qu'on a le droit de bouffer dans les chambres, balèze ?

Chef, non, chef ! Est-ce que toi, t'as le droit de te goiffer avec un beignet

fourré ? Chef, non ! Non, chef ! Et pourquoi, mon petit baleine ? Chef,

parce que j'ai des kilos en trop, chef ! Parce que tu es un gros tas de graisse

dépectant, mon petit baleine ! Chef, oui, chef ! Alors pourquoi t'as planqué

un beignet fourré dans ta cantine, mon petit baleine ? Chef, parce que j'avais

trop faim, chef ! Parce que t'avais trop faim.

L'engagé baleine s'est déshonoré lui-même et toute la section en même

temps.

J'ai voulu lui donner un coup de main, mais j'ai fait fiasco.

Et j'ai fait fiasco parce que vous, vous ne m'aidez pas.

Vous autres, vous n'avez pas donné à Baleine la véritable motivation.

Alors, à partir de maintenant, chaque fois que mon petit Baleine fera le con,

moi, c'est pas lui que je punirai.

Je vous punirai tous autant que vous êtes. Et autant vous l'annoncez, les

loups.

On me déteste maintenant, hein ? Même toi.

Non, personne ne te déteste, Léonard.

Mais à force de faire des bêtises, tu vas nous mettre tous dans le pétrin.

Je fais rien comme il faut.

Alors, faut qu'on m'aide.

Mais j'essaie de t'aider.

Je fais tout ce que je peux, tu le sais.

Allez, rentre ta chemise.

Vas-y ! T

'inquiète pas, c'est qu'un mauvais rêve, gras du bide.

fait pousser ? Le sang, le sang, le sang ! C'est quoi notre métier,

mesdemoiselles ? Tuer, tuer, tuer ! Je n'entends rien ! Tuer, tuer, tuer

! Mon cul ! J'entends toujours rien ! Tuer, tuer, tuer ! Est-ce que l'un

d'entre vous sait qui est Charles Whitman ? Alors, t'as de peu, on ne sait

pas.

Engagez, cow-boy ! Chef !

Whitman, c'est celui qui a flingué plein de gens du haut d'une tour dans le

Texas, chef.

Affirmatif, Charles Whitman a tué 12 personnes en se planquant en haut d'une

tour d'observation de 28 étages à l'Université du Texas.

Il a fait feu sur tout ce qui bougeait à 400 mètres à la ronde.

Est-ce que l'un d'entre vous sait qui était Lee Harvey Oswald ? Engagé Blanche

-Neige. Chef, il a tué Kennedy, chef.

Exactement, et sa cible était à combien de mètres ? Chef, vachement loin, parce

qu'il l'a buté de la bibliothèque, chef.

à 80 mètres. Oui, il était à 80 mètres et il tirait sur une cible mouvante.

Oswald a tiré trois fois avec un vieux carcano italien à verrou, le tout en six

secondes. Deux coups au but, dont un logé en pleine tête.

Est-ce qu'il y en a un parmi vous qui sait où ces types ont appris à tirer ?

Engagez Guignol ! Chef ! Dans les marines, chef ! Dans les marines !

Oui, nom de Dieu !

Voilà des types qui ont montré ce que ça fait un marine motivé et son flingue. Et

avant que vous me quittiez, mes louloutes, vous serez tous capables de

faire la même chose.

va vous dire comment notre monde libre l'emportera sur le communisme avec l

'aide de Dieu.

Improvisionnons son paradis en âme fraîche.

Dieu existait avant que les marines soient là.

Vous pouvez donc donner votre cœur à Jésus, mais votre cul, lui, appartient à

votre unité.

Alors, les loulous, c'est clair ? Chef, oui, chef ! Je n'entends rien ! Chef,

oui, chef !

bien brossé, tout est

nickel, impeccable,

pour que ça coulisse parfaitement.

action soit vraiment belle.

Sans bavure, Charlène.

Léonard parle à son fusil.

Ouais.

Je crois pas qu'il tiendra le coup plus longtemps.

Je crois qu'il est bon pour la neuro.

Ça ne m'étonne pas.

Je carrerai bien mon os à moelle dans ta frangine.

Qu'est-ce que tu veux en échange ?

Tu proposes quoi ?

Eh bien ça, mon petit baleine, cette fois, on a enfin trouvé quelque chose

que tu fais bien.

Chef, oui, chef.

Rappelle-moi la consigne 6.

Chef, la consigne 6 de l'engagé est de recevoir, d'exécuter et de passer à la

sentinelle de relève.

Toutes les consignes.

Chef, le deuxième classe ne se... Chef, l'engagé a fait ses classes, mais il ne

sait pas, chef. Pauvre sac à foudre, face à terre, tout de suite, et fais-moi

en 25.

Chef, à vos ordres, chef.

dans le mouvement que tu viens d'exécuter.

Chef, quatre phases, chef.

Pourquoi faut-il toujours examiner la chambre de tir ? Chef, l'engagé doit

être absolument sûr de ne pas remettre à l'officier d'inspection une arme

approvisionnée, chef.

C'est quoi la consigne 5 ? Chef, la numéro 5 n'autorise l'engagé à quitter

ma faction qu'une fois effectivement relevé, chef.

Quel est le nom de cette arme, engagé Baleine ? Chef, l'arme de l'engagé s

'appelle Charlène, chef.

Mon petit Baleine t'a ressuscité dans la peau d'un craque. Je vais peut-être me

permettre de te prendre comme tireur dans ma chère unité. Chef, oui, chef.

Le brevet n'est plus qu'à quelques jours.

Et les recrues de la section 3092 en vol.

Ils sont prêts à bouffer leurs tripes et à en redemander.

Les instructeurs sont fiers de nous voir nous épanouir sans eux.

Le corps des Marines ne veut pas de robots.

Le corps des Marines veut des tueurs.

Le corps des Marines veut former des hommes indestructibles.

Des hommes sans peur.

Messieurs, aujourd'hui, vous n'êtes plus un tas de punaises.

Aujourd'hui, vous êtes des marines.

Vous faites partie d'une fraternité.

Dorénavant, et jusqu'au jour de votre mort, où que vous soyez, tout

marine est votre frère.

La plupart d'entre vous ira au Vietnam.

Certains d'entre vous n'en reviendront pas.

Mais rappelez-vous toujours ceci, les marines meurent.

C'est pour ça qu'on est là.

Mais le corps des marines vit à jamais.

Ce qui veut dire que vous, vous vivrez à jamais.

Pequette, troisième d'infanterie.

Fromage. Chef. Oui, chef.

Troisième d'infanterie.

Adam. Chef. Oui, chef.

Dans le 18e génie, tu vas faire du déminage.

Cowboy. Chef. Oui, chef.

Troisième d'infanterie.

Taylor. Chef. Oui, chef. Toujours troisième d'infanterie.

Guignol. Chef. Oui, chef.

Dans la 4212e unité militaire de presse. C'est pas vrai. Tu te fous de moi,

Guignol. Tu joues les Mickey Spillane.

Me dis pas que tu te prends pour un de ces journalistes. Chef, j'ai fait pas

mal d'articles à la faculté, chef ! Nom de Dieu de merde ! T'es pas un écrivain,

t'es un tueur ! Un tueur, oui, chef ! Grosse baleine ! Grosse baleine ! Chef,

oui, chef ! Alors, t'oublies ton putain de nom ? Troisième d'infanterie, t'es

breveté. Perkins ! Chef, oui, chef !

Notre dernière nuit à Paris Island.

Et on me colle de garde.

Salut, Guignol.

Est-ce que c'est des

vraies balles, ça ?

7,62 millimètres.

Balles chemisées métal.

Bernard, si jamais Hartmann se pointe ici et nous cueille,

on va se retrouver dans un monde merdique.

J'y suis déjà, moi, dans un monde

merdique.

Épaule gauche, gauche ! Épaule droite, droite !

Improvisionnée, chargée !

Il y en a beaucoup comme ça, mais lui, c'est le mien ! Mon fusil, c'est mon

vrai copain ! Lui, c'est ma fille ! Retournez vos piétés ! Qu'est-ce que c

'est que ce cirque à la con ? Mes sacrés bordels de dieu, bande de vœux, qu'est

-ce que vous foutez là ? Dans mes chiottes ! Pourquoi Baleine n'est pas

couchée dans son pieu après l'extinction des feux ? Pourquoi l'engagé Baleine se

balade avec son flingue ? Pourquoi toi, tu ne le recouches pas tout de suite,

Baleine, à coup de pompe dans le trâne ? Chef, il est du devoir de... l'engager d

'informer son sergent instructeur que l'engagé Baleine a un fusil M14

approvisionné, chargé. Chef !

Alors

là, écoute-moi bien, mon petit Baleine.

Et de toutes tes oreilles, je veux cette arme. Et je la veux

immédiatement.

Tu me reposes ce fusil sur sa crosse à tes pieds et tu recules de trois pas.

Dans quel cas il te manque plus de fusibles, tête de bœuf ? C'est un moment

et ton papa qui t'ont pas assez couvé quand t'étais qu'un petit merdeux !

Relax, Leonard.

On se calme, mec.

Amen.

Sous-titrage Société Radio-Canada

Hey, baby ! Tu as copine Vietnam ? Pas là, pas pour l'instant.

Moi, baby, moi aussi envie.

Moi aussi envie.

Moi aimais toi longtemps.

Toi, pampin ? Ouais, nous peut-être pampin.

Combien ? 15 dollars.

15 dollars pour moi et le copain ? Non, chaque...

5 dollars chacun.

Moi, sucette, sucette.

Moi, mets-toi très beaucoup.

5 dollars, c'est tout ce que ma mère me permet d'y mettre.

Ok, 10 dollars chaque.

Et qu'est-ce qu'on a pour 10 dollars ? Tu as tout quoi tu veux.

Tout quoi je veux ? Tout quoi.

Bon alors, mon vieux, tu claques un peu de fric, fruit de ton labeur ? Deux

secondes.

Tu sais, la moitié de ces putes bridées, c'est des officiers du Vietcong.

Et l'autre moitié, c'est des tubards.

Alors surtout, tu baisses que celle qui tousse.

Tu sais ce qui me fait vraiment chier au Vietnam ? Quoi ?

En principe, on veut les aider, mais ils nous pissent à l'arrêt dès qu'ils en ont

l'occasion.

Et là, tu vois, ça coince.

T'excites pas trop, Afterman. C'est que du business.

J'en ai marre de Da Nang. Je peux aller sur le terrain au feu.

J'ai débarqué il va y avoir trois mois et tout ce que je mitraille, c'est des

poignées de main et des remises de médailles.

Tu devrais sûrement descendre d'entrée de cieux et ce serait encore de ma

faute. Ces photos, une môme de la maternelle l'effraie.

Je veux aller là où ça cadarde.

Je voudrais bien me servir de mon flingue.

Si tu te fais tuer, ta mère va me retrouver quand je serai redevenu un

civil. Et là, elle va me foutre une raclée d'enfer.

Absolument négatif, frère Flormin.

Attention, aujourd'hui on fait court et ciblé, ok ?

L'un voit-il du nouveau ? Il paraît que le cessez-le-feu du Tête ne sera pas

observé.

C'est l'arrière qui fait sa parano.

Les renseignements disent que les Viettes vont lancer une opération coup

de poing pendant les vacances du Tête. Mais c'est le même refrain toutes les

années. Il en est quand même fortement question.

Franchement, je m'en lèverai pas la nuit.

Leur tête, disons que c'est notre fête nationale, plus Noël et le premier de l

'an, tout ça mélangé.

Alors les bridés vietnamiens du nord et du sud vont frapper sur leur gong, faire

leur salamalek et aller sur les tombes de leurs morts.

On y va.

Anne-Margret et sa course sont attendues dans une semaine. Je veux que quelqu'un

soit là à la descente d'avion et la suive de près de deux ou trois jours.

Afterman, tu t'y colles.

Oui, mon lieutenant.

Tu me rapportes du cliché qui cogne. Sois pas trop gonflé, mais je veux voir

de la fourrure et de la moitié en matinale. Bien, mon lieutenant.

Diplomate entrei. Les marines du génie donnent un coup de main pour rebâtir

Dong Phuc et les alentours. Chili, quand on déplace des Vietnamiens, ce sont des

évacués. Si eux nous demandent de les évacuer, ce sont des réfugiés. C'est

noté, mon lieutenant.

Après lecture, tract, désertion, soldat nord-vietnamien. Un jeune nord

-vietnamien de l'armée régulière s'est rendu compte que son camp ne gagnerait

pas la guerre déserte après avoir lu un tract sur l'opération américaine. Porte

ouverte, extra, Dave.

Et pourquoi dire nord-vietnamien de l'armée régulière ? Y en a-t-il une

irrégulière ?

Dis plutôt ça date de l'armée nord-vietnamienne.

J'arrange ça, mon lieutenant.

Le Lawrence Webb Show passe à la télé dans 15 jours. Dave fait un demi

-feuillet là-dessus. Le service presse télé filera de la doc.

Entendu. Pas pendant le déjeuner. Les marines en mission de recherche

-destruction n'aiment pas voir leur repas interrompu par le Vietcong.

Recherche-destruction.

On a un mémo envoyé par la MAF à ce sujet.

À l'avenir, la place de recherche-destruction employait les mots

balayage-nettoyage. Balayage-nettoyage. Vu ? C'est vu.

Très accrocheur.

Guignol, où est ta matière ? Ma quoi ? Les tuer, Guignol, les tuer. Avec leur

puissance de feu, nos gars ont bien dû faire un tableau.

Je n'ai rien vu.

Je te l'ai expliqué, on publie deux types d'articles dans notre journal.

Les gus qui sur leur sol de pé au bridé du sud brossent à dents et déodorant,

gagnez le cœur et l'esprit, ok ? Et les combats avec un tableau de chasse à la

clé, gagnez la guerre.

T'as bien dû voir un peu de sang, des traces par terre.

Il pleuvait, mon lieutenant.

Voilà pourquoi le bon Dieu a créé la loi des probabilités.

Écris-moi ça et que ça finisse bien. Disons, un tué.

Tu mets que c'est un sapeur ou un officier au choix.

C'est à vous de voir.

Les gens aiment bien qu'on leur parle de gradés morts.

Ok, un officier. Qu'est-ce que vous diriez d'un général ? Guignol, tu veux

peut-être que les gus ne sentent pas bien dans leur peau ?

Je te précise, au cas où tu l'ignores, qu'elle est pas particulièrement

populaire, cette guerre. Alors notre job, c'est d'apporter les infos que la

presse civile occulte avec c'est pourquoi on est au Vietnam.

Mon lieutenant, vous pourriez peut-être aller faire une opération vous-même.

Je suis certain que vous trouveriez plus que moi du sang et des morts.

Guignol, le casse-pipe, j'ai déjà donné.

Sans un enthousiasme excessif.

Des tas de bestioles est bien trop dangereux.

Il se trouve que ma présente affectation me va comme un gant.

À l'arrière, avec les cantinières.

Le Tête, l'année du singe.

Le nouvel an lunaire vietnamien.

Dans leur bidonville, les bridés tirent des feux d'artifice pour fêter ça.

Je me fais chier, mais je me fais chier, les mecs.

Le combat, il faut que j'y retourne.

J'ai pas entendu aboyer un flingue depuis des semaines.

Guignol, c'est le dur des durs. Il se taperait les crottes de nez d'un mort,

ce salaud.

Et il en redemanderait.

Écoute voir, bonhomme.

Une journée où le sang ne coule pas, c'est une journée sans soleil.

Putain, le con.

Guignol pense que le piège se cache entre les cuisses de la vieille Mama

San. Il n'a jamais fait du merdier.

C'est très dur d'en parler, mon vieux. C'est comme Hastings. Ah, tu ne l'as pas

fait, l'opération Hastings, pauvre mec. Tu n'étais même pas au Vietnam.

Bouffe ta mère des crèves, espèce d'hispano-américain. Sale petit planqué.

J'ai fait Hastings, moi. J'étais dans le merdier avec les velus.

Faut surtout pas écouter le pipeau de Peba, Crafterman.

Il y a des fois où il croit que c'est lui, John Wayne.

Écoute-le, l'autre guignol, là.

Il y connaît Titi.

Que dalle.

Ça se voit qu'il a pas fait le merdier, il en a pas le regard.

Le regard ? Le regard à l'horizon.

Un marine a ça quand il a fait du merdier un peu trop longtemps.

C'est comme... C'est comme s'il avait vu plus loin.

Moi, j'ai ça.

Tous ceux qui ont été au feu ont ça.

Et tu l'auras, toi aussi.

Ah bon ? Dis donc, payback.

Comment on empêche cinq noirs de violer une petite caille blanche ? Je t'encule,

Stark. On leur jette un ballon de basket.

Ça se rapproche. On chiote.

Ça part de chez nous.

Ça part pas de chez nous. Ça, ça part pas de chez nous. Qu'est-ce que je viens

de te dire ? Oh putain, ça plaisante plus.

J'espère que c'est que de la gascu.

Je ne suis pas très mûr pour ce merdier.

Amen.

L'ennemi d'une inqualifiable traîtrise a tiré profit du cessez-le-feu du

tête pour lancer une offensive dans tout le pays.

Pour l'instant, nous nous en sommes pas trop mal tirés, mais nous sommes l

'exception, paraît-il.

Le Vietcong, en frappant des objectifs militaires majeurs au Vietnam, a frappé

fort. À Saigon !

Les locaux de notre ambassade ont été pris d'assaut par des vagues de

commandos suicides.

Khe Sanh s'attend également à être prise d'assaut.

D'autre part, on apprend qu'une division nord-vietnamienne a occupé toute une

partie de la ville de Hue au sud de la rivière des Parfums.

Au plan stratégique, le Vietcong a coupé le Vietnam en deux.

Résultat, la presse civile fait dans son froc.

Et même le grand Cronkite va déclarer que la guerre est d'ores et déjà

ingagnable.

En d'autres termes, il s'agit d'un très gros sandwich à la merde et chacun devra

s'en taper une bouchée.

Mon lieutenant, est-ce que ça veut dire qu'Anne Margret ne viendrait pas ?

Guignol, tu vas filer

directement à Poubaille.

Le capitaine Januari attend tout son petit monde.

À vos ordres.

Autre chose, tu vas m'enlever cette espèce de badge.

T'auras l'air de quoi si tu te fais tuer avec ton symbole de paix.

Mon lieutenant, permission d'aller avec Guignol ? Permission accordée. Merci,

mon lieutenant.

Mon lieutenant, permission de ne pas emmener Rafterman avec moi ? Encore là,

toi ? File, Guignol, file, dépêche-toi et emmène Rafterman avec toi.

T'en es responsable mon vieux.

Ce qui bouge pas, c'est du biet ! Mais c'est du biet discipliné, nuance ! Hé

les gars, vous devriez faire un papier sur moi, croyez pas ? Pourquoi il

faudrait qu'on fasse un papier sur toi ? Parce que je suis le plus fort ! Non,

sérieux, je mérite ce papier ! Je me suis fait à moi tout seul 157 bridés

tous...

Sergent, on veut aller dans le merdier.

Croitement, 25ème. Le 25ème poutral, merci sergent.

Mon lieutenant, on cherche la première section, compagnie H du 25e. J'ai un

frérot là-bas, Cowboy. C'est du 11e, vous ? Non, on est reporter pour Stars

and Stripes.

Stars and Stripes ? Oui, mon lieutenant.

Je suis le chef de section de ton pote.

Cowboy est juste devant, il est en tête de zone.

Ah, on peut rester dans votre roue ? Sans problème, bienvenue, vieux.

Au fait, je me présente, Chinovski, Walter John Chinovski.

Mais mes gars m'appellent le roi débuteur.

Je jouais dans l'équipe de foot de Notre-Dame. Notre-Dame ? Bravo ! Tu vas

en faire une célébrité de cow-boy ? Pas de danger, mon lieutenant.

Si c'est un papier que t'es venu chercher ici, c'est ton jour de chance.

On est en alerte maxi, ce coup-ci on attend vraiment la purée.

Ça c'est poutral, et vous croyez qu'on est à la hauteur ? L'ennemi est terré

profond, la compagnie H fait un quadrillage serré de ses trives.

Rue par rue, maison par maison.

Les Vietcongs se démerdent sacrément bien, faut dire.

Mais malgré tout, notre tableau de chasse se respecte. Mon lieutenant, le

bruit court que les Yedkongs exécutent des taffes bridées non communistes.

Oui, affirmatif.

J'ai vu quelques morts à un demi-kilomètre, là, de ce côté du canal

Foucan. Et vous pouvez me montrer où ?

Les morts étaient recouverts de chaud.

Les morts ne savent qu'une chose.

Il vaut mieux être vivant.

Excusez-moi.

Bonjour, mon lieutenant.

Bonjour. Pour moi, il y en a 20. C'est un bilan officiel, mon lieutenant.

À quelle unité appartenez-vous ? Nous sommes reporters pour Stars and Stripes.

Ah bon ? Je suis le sergent Guignol et ce photographe, c'est Rafterman.

Lieutenant Cliffs, je suis de Hartford, Connecticut.

Vous avez le bilan, mon lieutenant ? Pour nous, 20.

Et vous savez ce qui s'est passé ? Il semble que l'ennemi est arrivé avec une

liste de bridés civils, des administratifs, des policiers, officiers

sud-viétnamiens, instituteurs.

Ils sont allés chez des gens poliments et leur ont demandé de se présenter le

lendemain pour la rééducation politique.

Ils ont fusillé tous ceux qui sont venus.

Et certains enterrés vivants.

Marine ! Mon colonel.

Marine, c'est quoi ce badge que vous avez là ? Un symbole de paix, mon

colonel. D'où sortez-vous ça ? Je ne me souviens pas, mon colonel.

Sur votre casque, quelle est cette inscription ? Né pour tuer, mon colonel.

Alors, né pour tuer sur votre casque et symbole de paix sur la poitrine. Ça veut

dire quoi exactement ? C'est une blague ou quoi ? Non, mon colonel. Vous voulez

vous en venir avec ça ?

Je ne sais rien, mon colonel. Vous n'en savez pas lourd, hein ? Non, mon

colonel. Rebranchez vos neurones et mettez-vous en phase, ou je vous

préviens que ça va chier. Oui, mon colonel.

Répondez à ma question, ou je vous fais tâter du conseil de discipline.

Disons que pour moi, c'est quelque chose comme la dualité de l'homme, mon

colonel. La quoi ? La dualité de l'homme, le truc de Carl Jung, mon

colonel.

De quel côté êtes-vous, fils ? De notre côté, mon colonel.

Vous n'aimez pas votre pays ? Si, mon colonel. Alors je vous conseille de vous

remotiver au paquet, à fond, pour la victoire et la gloire de nos armes. Oui,

mon colonel.

J'ai jamais demandé qu'une chose à mes marines, c'est d'obéir à mes ordres,

comme à la parole de Dieu.

Nous aiderons le peuple vietnamien, parce qu'au fond de tout biette, nous

savons qu'un Américain est prêt à se réveiller.

Fils dans ce monde, on joue serré.

Gardons tous notre sang-froid en attendant que tombe la folie du

pacifisme. À vos ordres, mon colonel.

On cherche la première section, compagnie H, 25e. Ça va, derrière.

1, 2, 1, 2, 3, 4.

Première section ? Ouais, par là.

Salut, Zorro.

Putain d'odieux.

Sacré vieil fripouille. C'est le guignol.

Alors, quoi de neuf ? Merde, moi qui espérais ne jamais te revoir, petit

fumier.

Quoi de neuf, ma vieille ? Oh, tu sais, j'attends qu'on me renvoie au pays de l

'oncle Sam.

Rentrer au pays ? Mais pour quoi faire ?

Ici ou chez nous, même chose, pareil.

Tu t'en es fait ? Que ta frangine ? Mieux vaut ma frangine que ma mère, bien

que ma mère soit pas mal.

Hé, les couillus, écoutez-moi.

Ça, c'est mon pote Guignol de Paris Island.

Et ça, c'est... Rafterman.

Rafterman. Il travaille pour Stars and Stripes. Vous serez des célébrités. Ah

ouais ? On est la section des couillus.

Pour au décor, pour au décoeur.

On les perce au FM et on les truce de plomb.

T'es photographe ? Correspondant de guerre, je couvre les combats.

Et t'en as vu beaucoup, des combats ? Ouais,

j'en ai vu quelques-uns.

À la télé ? T'es un petit comique.

Ben, on m'appelle Guignol.

Rigole, Guignol, parce que...

Je vais te faire un joli trou de balle tout neuf.

D'accord, bonhomme.

Mais il faudra commencer par te taper toutes les pistaches qu'il y a dans mon

caca.

Pour causer, tu causes.

Et pour oser, tu oses.

On verra peut-être pas ce que je vais te dire, mais au feu, Brutépest, c'est un

mec super.

Je dirais même un gentleman.

Ouais, il est bien que sous une pluie de grenades, à vie.

Oui, t'as raison.

Assez-toi, viens le bleu.

Hé, Bamboula, heureusement que t'as une petite santé.

Ouais, ma brudasse.

Hé, photographe !

Tu veux prendre une bonne photo ? Viens voir.

Prends ça.

Ça, c'est mon frangin.

C

'est

lui qu'on fête.

C'est l'invité d'honneur.

Aujourd'hui, c'est son anniversaire.

Bon anniversaire, Brisé.

Je ne l'oublierai jamais, ce jour-là.

Le jour où j'ai débarqué à Hué, où je me suis battu contre un million d'ennemis

vietcons.

Je les aime, ces enfoirés de petits cons. C'est vrai, je vous jure.

L'ennemi, il ne faut pas croire, il est aussi coriace que l'instructeur Niakwe.

On vit de grands moments, les mecs, croyez-moi.

On est les joyeux géants verts parcourant la terre avec des flingues.

Les types qu'on a butés ici aujourd'hui, c'est pas demain la veille qu'on en

verra d'aussi bien.

Quand faudra qu'on rempile dans le civil, ça va nous manquer de plus avoir

des cibles de choix.

Delta 6 Alpha, ici Murphy, à vous.

Delta 6 Alpha, ici Murphy, à vous.

Delta 6 ? Delta 6, on est pris sous un tir qui part du village.

Ils ont eu le lieutenant.

On marque un arrêt pour faire des recours aux abords. Terminé.

Attention les couillus, maintenant écoutez bien ! Nous on... On inspecte

les deux axes qui partent d'ici et on monte sur le village. Le troisième

groupe, prenez par là.

Premier et deuxième, dans ma roue, on se prend l'autre axe, ok ? Ok, ok.

Allez, on fonce, on y va !

...

... ... ... ...

Est-ce que c'est toi John Wayne ? Ou est-ce que c'est moi ?

Tourne les caméras, ici, Vietnam ! Le film ! Hé, c'est guignol ! Fais John

Wayne, moi, je fais le cheval ! Le fou de rock, il fera l'Europe ! Moi, je

ferai Anne-Margret ! Moi, très bien, vous dépêchez, faire un vison furieux !

Dis-moi, le général Custer ! Mais qui fera l'Indien ? Hé, les bridés font très

bien les Indiens !

C'est le retour au pays.

Semper fi.

On est des velus, mon lieutenant.

Bulez, les frérots.

Plutôt vous que moi.

En tout cas, ils sont morts pour une bonne cause.

Ah oui ? Quelle cause ? La liberté.

Tire la chasse sur ton pois chiche, le bleu.

Tu crois que c'est pour la liberté qu'on bute du viet ? C'est un carnage.

S'il faut que je me fasse péter les valseuses pour un mot, ce sera pour

Crack Boom U.

Dur pour Branlette quand même.

Il était à deux doigts du retour pour raison médicale.

Qu'est-ce qu'il avait ce type ? Il en était à dix Branlette par jour.

Sans déconner, quand on te dit dix, c'est au moins dix.

La semaine dernière, ils l'ont envoyé à Danang voir le psychiatre de la marine.

Le con, il a commencé à s'astiquer dans la salle d'attente.

Direct en euro.

Il attendait juste que ses papiers de sortie soient visés.

Ouais. Oui.

C'est parti.

Ça tourne.

Ville de Huet, interview, Bobino 34.

Euh... C'est...

Vous voyez, c'est quand même la grande ville. Alors on monte à l'assaut avec

les chars. Il faut passer dans les rues. Alors on nous envoie ouvrir la marche.

Comme ça, ils sont sûrs qu'il n'y a aucun... aucun vietnamien avec des B

-40 pour faire péter tout ce qui passe. On fait le ménage et les chars y

rentrent. Après, ils font tout péter, quoi.

Une fois à huit villes, je veux dire.

Là, c'est la vraie guerre. Enfin, c'est comme...

Enfin, c'est comme ça que je l'imaginais, comme ça que je... C'est l

'idée que je m'en faisais, vous voyez ? Euh... Là, t'as l'ennemi, tu le tues.

Ben, je crois pas que la question se pose pour moi. On est les meilleurs.

Ils me font bien marrer avec leur aéromobile.

Parce que quand il y a une vraie merde, sur qui on compte ? Sur nous, les

marines avec nos machines à massacrer.

Si je crois que l'Amérique a sa place au Vietnam, ben, je sais rien. Moi, j'ai ma

place au Vietnam.

Ça, je sais.

Je peux reprendre les mots de Johnson ? Vas-y.

Je refuse d'envoyer des garçons américains à 16 000 kilomètres de chez

eux pour faire un job que les garçons asiatiques devraient faire eux-mêmes.

Moi, vous voyez, je crois que le Sud-Vietnam ne veut pas la faire, cette

guerre-là. Enfin, c'est vrai, je crois qu'ils... disons qu'ils... qu'ils nous

ont pris notre liberté et puis qu'ils l'ont donnée au Vietcong. Ils en veulent

pas, quoi.

Je préfère la vie à la liberté, enfin, je crois. Trop d'enfoirés.

Ben, moi, je me bats contre des mecs vachement, vachement forts. Et puis, je

sais pas... Ça me dit pas grand-chose.

Ces mecs qui viennent et qui seraient, paraît-il, dans notre camp.

J'arrête pas de les voir se planquer comme des rats.

Je sais pas moi, on se fait tuer pour ces Vietnamiens, ils sont même pas

reconnaissables.

Pour eux c'est une vaste blague.

Vous voulez que je vous dise, c'est pas les bons Viet qu'on aligne.

Ben ça dépend de la situation, je sais pas moi, moi je suis là pour faire des

photos. Mais si ça chie trop, croyez-moi, je sauterai sur mon flingue.

Ce que moi je pense de notre engagement dans le conflit, je pense qu'on va

gagner.

Je déteste le Vietnam.

Il n'y a pas un cheval du nord au sud. Il n'y a pas un cheval au Vietnam.

Quelque part, ce n'est pas normal, ça.

Ben, s'ils envoyaient plus de gars, je ne dis pas, des bombes pour pilonner le

nord, ça se peut qu'ils déposent des armes.

Je voulais voir l'exotisme du Vietnam, qui est le joyau du sud-est asiatique.

Je voulais parler à des gens intéressants, enrichissants de par leur

culture ancestrale, et les tuer.

Je voulais être le premier petit gars de mon immeuble à avoir un mort certifié.

Je suis un petit écolier, moi aussi.

Qu'est-ce que tu as là, chef ? Tu veux Bézette, premier choix ? Alors, il n'y

en a pas qui veulent Bézette, premier choix ? J'ai une envie de fourrer, il n

'y a même pas une branleuse en coin. Moi, je veux Sucette.

Sucette, Bézette fume cigarette par le minou, elle donne quoi tu veux,

longtemps. Tout quoi nous, on veut, génial.

Combien ça coûte, chef ? 15 dollars, chacun.

Beaucoup, beaucoup.

Cinq dollars chacun.

Trop peu. Elle très bien faire. Bon, bon, longtemps.

Dix dollars.

Cinq dollars.

Non. Dix dollars.

Nous, on t'échange des fusils vietnamiens. Tout neuf, première main.

Simplement, je t'ai partagé.

Ok, cinq dollars. Donne à moi.

Ok, ok.

Allez,

viens, que je te vente. Je ne peux pas.

Pourquoi tu ne peux pas? C'est trop gros.

Tu ne peux pas.

Qu'est-ce qui ne va pas, chef ? Elle dit pas bonbon avec toi.

Oh, mais on se fout de moi, là ? Elle dit que frère noir trop beaucoup, trop

beaucoup. Et ça veut dire quoi, ça ? Je crois que ce qu'il veut dire, c'est que

vous, les blacks, vous avez un trop gros mastar.

Trop beaucoup, trop beaucoup.

Ah, les cons.

Cette petite bridée, je suis tranquille, elle vous engloutit une bite d'amarrage

comme un rien.

Elle dit trop beaucoup, trop trop beaucoup.

Excusez-moi, madame.

Ce que je propose là, jolie sœur jaune, c'est un magnifique spécimen d

'authentique serpent noir d'Alabama. Mais ça n'a rien de trop beaucoup.

Ok, ok,

ok,

ok,

ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok,

ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok,

ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok,

ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok,

ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok, ok,

ok, ok, ok, ok,

Je serais sympa, pas de prélude !

La cellule renseignement nous a signalé que pendant la nuit, le Vietcong a

évacué notre zone et s'est positionné sur l'autre rive de la rivière des

Parfums. Notre groupe est envoyé en patrouille pour confirmation.

Allons-y, en avant et à couvert ! Exécution !

Merde

!

Il

s'en tira pas.

1ère section Alpha, ici Cowboy.

1ère section Alpha, ici Cowboy.

1ère section à vous.

Morphy, ici Cowboy.

Crazy est touché.

Objet piégé.

Bien reçu, compris.

Une minute.

C'est le sous-offre le plus ancien. Prends le commandement et continue la

patrouille.

Contact radio prochain point contrôle, à vous.

Bien reçu.

Terminé.

Je passe chef de groupe.

Il te suivrait n'importe où, sac à foutre.

On y va.

Il est mort.

Qu'est-ce qui se passe ? Je crois bien qu'au dernier point contrôle, on s'est

gouré d'azimuts.

Tiens, comment tu vois ça ? Je crois qu'on est là,

alors qu'on devrait être là.

On est là ? Ouais.

Et on devrait être là ? Ouais, ouais, c'est ça.

Qu'est-ce que t'en penses ? Je crois qu'on devrait changer de direction.

Ok.

On change de direction.

Qu'est-ce qui se passe ? On change de direction.

On est paumé alors.

Guignol, tu vas fermer ton claque-merde.

Ok, écoutez-moi.

Vous m'entendez ? Oui.

Bon, on change de direction.

Maintenant, on prend par là.

Black Bull va aller en éclaireur et nous trouver un passage.

Bien pris ? Bien pris.

Black Bull, ouvre la danse.

Et c'est pour Blanchette la gâchette !

Arrêtez ! Est-ce que quelqu'un a vu un tyran ?

C'est le sergent Murphy.

Ici Cowboy, à vous.

Ici Murphy.

Quelle est votre position actuelle, à vous ? Murphy, un tireur nous allume. Il

met le paquet.

Black Bull est au tas. Notre position par rapport au point 4, 500 mètres plein

nord. Mais possibilité de grosse poche de résistance dans le bâtiment droit

devant nous.

Demande appui blindé immédiat, à vous.

Reçu, compris.

Je vais voir ce que je peux faire, à vous.

Reçu.

Terminé. Ne t'éloigne pas. Bien pris.

Ok, écoutez-moi. Je crois qu'on est tombé dans une embuscade et je crois qu

'il y a peut-être de l'ennemi musclé dans les bâtiments qui sont là-bas.

J'ai demandé un appui blindé. On se tient peinard en attendant, mais quand

même on ouvre l'œil. S'ils se mettent à canarder, faudra se replier au trop.

Il s'en est déjà pris trois, Cowboy, ça peut plus attendre !

Passe-moi cette putain de radio ! Murph,

ici Carboy, à vous.

Ici Murphy, à vous.

Murph, ça merde vachement, j'ai deux types au temps où on en est avec ce

putain de char, à vous.

Je regrette, Cowboy.

Pas de peau pour l'instant, y'a pas de char.

Je vous recontacte, à vous.

Reçu, terminé.

Ok, écoutez.

On n'a plus le temps d'attendre le char.

Je crois qu'ils vont nous tomber dessus. Et après, on n'aura plus le temps de se

replier. Alors, on y va.

Préparez-vous à faire mouvement.

On va se replier.

Pas si vite, là.

Attendez, attendez, on se replie pas, ça, non. Il n'y a qu'un seul mec qui

fout la merde en face.

Boucle là, bon Dieu.

C'est moi qui commande. Et j'ai dit qu'on allait se replier. Ah oui ? Et qu

'est-ce qu'on fait du docteur et de Black Bull ? Je sais, c'est dégueulasse

de faire ça, mais faut comprendre qu'il n'y a plus d'autre solution.

Bah en tout cas, on laisse pas le Doc et Black Bull où ils sont.

Le Toubib et Black Bull sont foutus, tu le sais bien. En cul ! Les mecs, on y va

! Faut qu'on ramène les copains ! Allez, on les ramène, on y va ! Tu restes là,

la brute, et tu décroches les tannants ! Je t'en cul, cow-boy

! Je vous en cul tous, tas de cons ! Oh, Dieu de merde !

Où il est le tireur ? Doc ? Où il est, salopard

?

Je l'ai !

Vous venez avec moi, on va voir ça.

Les autres, vous ne bougez pas et vous nous couvrez.

On reviendra peut-être à toute pompe.

J'y vais avec toi.

Moi aussi, je viens.

D'accord.

Vous êtes prêts ?

Il faut pâtiment noir au coin, en haut.

Don Lon, passe-moi la radio.

Murphy, ici Cowboy, à vous.

Le salaud ! Il m'a eu ! T'es ma

petite crotte préférée.

Tiens le cou, vieux, tiens le cou.

Je tiendrai.

Tu tiendras.

Je tiendrai. Tu tiendras, vieux.

Va falloir qu'il pèse, fumier.

Allons-y.

OK.

Gaffe au trou, là.

Fumigène.

Guignol ? Ouais ! Alors ?

On a eu le tireur !

J

'ai sauvé la vie de Guignol ! Je l'ai eu, la salope ! Je l'ai triché sur place

!

Je suis la bête ! Je suis pas le bourreau des coeurs ! Je suis pas le

bourreau des coeurs !

Qu

'est

-ce

qu'elle dit ?

Elle prie.

Fini le boum-boum pour la baby-san.

On peut plus rien faire pour elle.

C'est de la viande froide.

Allez.

Foutons le camp d'ici.

Qu'est-ce qu'on fait d'elle ? On l'emmerde.

Qu'elle crève.

On ne

peut

pas la laisser ici.

Eh, sale con.

Cowboy est plus là.

Tu te retrouves sans copain.

C'est moi qui commande maintenant.

Et je te dis que la viette, elle fera de la bouffe pour les rats.

Ne crois pas que j'essaye de commander à ta place.

Je te répète qu'on ne peut pas la laisser ici.

Si tu veux la buter, vas-y.

Bute-la.

T'es un dur mec.

Putain, un sacré dur.

On a assez gravé nos noms dans les pages de l'histoire pour aujourd'hui.

On fonce vers la rivière des parfums pour y passer la nuit.

Mes pensées dérivent vers des seins durs, des rêves érotiques, vers Marie

-Jeanne de la chatte naze et la grande foutrerie du retour.

Je suis si heureux d'être vivant.

Entier. Et presque au bout.

Je vis dans un monde merdique, ça oui.

Mais je suis vivant.

Et je n'ai pas peur.

...

I see a red door and I want it painted black No

colors anymore, I want them to turn black I see the

girls go by dressed in their summer clothes I have to turn my

head until my darkness goes I see a line of cars and

they're all painted black

Sous-titrage ST'

501

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.