All language subtitles for la.carapate.1978

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Original subtitles

It's May, joli mois de mai, girls' leaves are showin', their hair is

blowin' all over.

Cause it's May, get high on honey, throw away money, and don't

ever send away.

On s'amusait bien à Paris.

30 ans que j'attendais ça, depuis le Front Populaire.

Et on se dit, en province... 24 heures, t'exagères.

Je peux quand même pas t'emmener tous les soirs à l'Odéon. C'est pas commun d

'être en arthrite.

Et ma baloche ? Elle est en bas, dans la voiture.

Comme d'habitude, papa.

Comme d'habitude, mon grand.

Allez, là ! Attention ! Ready ? Hop !

Tu me le promets de venir me chercher.

Parce que moi, dans 24 heures, Serge, j'en aurai soupé.

Ils font chier, les buteaux. Oh, pas les petits buteaux, papa.

Ils sont gentils, les petits buteaux. Ils sont tes petits neveux. Ils font

chier aussi, les petits buteaux. Arrête, hein. Est-ce que tu peux dire comme gros

mot, alors ? Allez,

bouge pas.

Oh, y a pas de danger.

Et voilà ! Là ! Saloperie de

siège, cette mécanique qui se déglingue tout le temps ! T

'as

encore trop mangé, toi ! Attention

à tes petites jambes ! Et voilà !

Sous-titrage

MFP.

C'est parti

!

Sous-titrage ST'

501

Jean-Philippe Duroc, du barreau de Paris. Je viens voir mon client Marcel

Gollard.

Il n

'est plus dans la même cellule ? Non, L-Ouest,

quartier des condamnés à mort.

Ici aussi, à Lyon, ça... Vous entendez ? C'est un nuit-hiver qui s'écroule.

Le vôtre, on s'en passerait bien.

Comment il va, Gola ? Il est nerveux ? Mettez-moi sur place.

Il parle de moi, quelquefois ? Non.

En dormant, parfois, il dit des trucs.

Qu'est-ce qu'il dit ? Qu'est-ce qu'il dit ? Abruti, dégénéré, crétin d'avocat.

De temps en temps, il étranque son traversin.

C'est là.

Je préfère lui parler au travers du guichet.

D'accord.

Martial Golar, j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer.

Voilà.

Votre pourvoi en cassation a été rejeté, mais il nous reste le recours en

grâce. La grâce présidentielle.

Et vous savez... Avec qui j'ai rendez-vous après-demain à votre sujet ?

Le général de Gaulle.

Maître ! Maître ! Voyou ! Bandit ! Salopard ! Tu vas voir ce que ça te

coûtera ! Qu'est-ce que tu veux que ça me coûte, pauvre pomme ? Je suis

condamné à mort, on va pas me couper la tête deux fois ?

Oui tout de suite.

Merci beaucoup.

À l'intérieur, c'est du puits qui les a. Trouvez-en d'autres, nom de Dieu !

Grenade ! Basque à gaz !

Merci.

C'est ma voiture, ça !

C'est innocent, Golar, je le sais. Ne vous produisez pas comme un coupable. Je

suis votre avocat. Je vous protégerai, je vous défendrai malgré vous.

Rentrons à la prison.

J'expliquerai tout, directeur, c'est la deuxième à gauche.

Mais va ! Parce

que t'es gauchiste en plus ?

Mais ils sont fous, c'est pas vrai !

Arrêtez

! Il faut que je leur explique.

Parce que tu crois qu'ils te croiront.

Non, tu devises !

Pardonnez-moi, mademoiselle,

de me présenter dans cette tenue.

C'est pire que ce qui se parle.

C'est combien ? 100 francs.

100 francs ? Non, mais c'est beaucoup trop cher ! Mais dis donc, de quoi je me

mêle ? De quoi je me mêle ? C'est mon argent ! Non mais non, mon pâté, moi ça

fait un an que... Alors tu remontes là-dedans et tu nous fais pas chier.

Viens ! Prends le ballon, hein !

Dis, tu veux pas qu'on aille à l'hôtel ? On serait plus confortables. Non,

chérie, je suis désolé, je peux pas m'attarder. Tu montes derrière.

Allez, hop ! C'est ma voiture, ma voiture ! C

'est pas une garçonnière ! Où vous croyez-vous, hein ? Pas dans ma voiture

! Allez, roule, démarre !

C

'est eux.

Allez, demi-tour, vite !

Ici Rocheteau, suspect repéré, on leur file le train, terminé.

C'est Zik, accélère, bon dieu ! Je peux pas, je suis à fond !

C'est sûr, ils vont nous rattraper ! Non, ils nous rattraperont pas.

Dis donc toi, t'as des belles doudoules ?

Mais c'est pas vrai !

Excusez

-moi, madame.

Qu'est-ce que c'est que ce travail ?

Il faut des barrages sur une périphérie de 50 km.

Maintenant, écoutez, moi, les manifs, j'en ai ras-le-bol.

On peut quand même pas laisser le pays au mal des truands sous prétexte que les

étudiants font du vague à l'âme.

Qu'est-ce qu'on en fait ? Emballez-moi ça, nom de Dieu ! Eh, basta, roule, on y

va.

Allez ! Mais non, mais allez ! Qu'est-ce que je fais ? Bon, je me dors.

Mais je vais pas...

Tu mériterais que je te vire là au bord de la route. C'est ça, virez-moi, qu'est

-ce que vous attendez ? De toute façon, vous n'irez pas loin avec votre camion

volé. J'en ai rien à parler d'aller à Auxerre.

Je rentre à Paris directement, alors insiste-toi pas et fous-moi la paix avec

ton vieux. Mon père est un homme malade. Il a 76 ans, j'exige... Je le vois d

'ici, dis-donc, papa.

Bon chic, bon genre, les petites bouclettes comme ça.

Il est comme ça ? Ouais.

Une gueule de con, oui, comme tous les grands bourgeois. Mon père est ouvrier

typographe. Il a travaillé toute sa vie pour faire de moi ce que je suis.

Ah, nous y voilà, le mec parti de rien pour arriver à pas grand-chose.

Ça m'étonne pas qu'il soit de gauche. Votre gueule, Golar.

Ma vie, vous la connaissez pas. Moi, je connais la vôtre. J'ai assez planché en

étudiant votre dossier minable. Un monument d'excuses et de faux prétextes.

Le numéro larmoyant du pauvre type, né en Indochine, victime de la société.

Guerre dans les rizières, Alchérie, Hachiche, HLM. Ça fait chier, chuer,

suer. Alors arrêtez-moi.

Faut que je prévienne mon père, faut que je lui téléphone.

Dans le bureau de poste, avec ta petite robe et tes cannes de soin.

D'abord, enlève-là ta robe, elle me rappelle trop de mauvais souvenirs.

Non, j'ai froid, j'ai eu froid toute la nuit dans ce hangar. Rendez-moi mon

pantalon. Enlève-là, je te dis.

Non, mais... Ne tape pas comme ça, tu vas te faire mal. Allez, allez.

Vous êtes un type pas un fake, Polaris.

Comme tous les truands, vous êtes un lâche.

Pourquoi tu bégais ? C'est pas en train de plaider.

Où allez-vous ? Téléphonez.

Elle est chinoise.

Elle n'est pas chinoise, elle est viette.

Enfin, moitié viette.

Bon, alors, c'est quoi le numéro de son père ? 28 30, à Auxerre.

Vous me ramèneriez bien un petit café ?

Madame. Vous

pouvez téléphoner.

À Mâcon ? À Paris, après à l'enfer.

Pas trop, un quart.

Et deux cafés, s'il vous plaît.

Allô, je voudrais Médicis 41-17 à Paris, s'il vous plaît.

Téléphone ! Allô ? Oui ?

Loquitipa ?

C'est toi, Blanchet-Rondel ? Martial ? Mais où es-tu ? Je me suis tiré.

Tu t'es évadé, mais quand ?

Mais qu'est-ce qu'il fout ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Regardez, c'est le même type de véhicule que le camion

-veine volé près de Caluire.

La plaque est pleine de vous, on ne voit pas le numéro d'immatriculation.

Allons jeter un coup d'œil.

T'es enche, t'as peau, t'es sain.

Moi aussi j'ai envie de toi.

J'ai envie de te voir.

A quelle heure arrives-tu ? Si tu vas bien, je serai là ce soir.

C

'est

ça, c'est le même numéro !

Martial ! C'est pas possible ! Martial ! Martial ! Au secours ! Au secours ! Stop

! Stop Martial ! Au secours ! Qu'est-ce que c'est ? Non comment j'avais ça ?

Mais quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Si tu te barres sans moi, j'en ai rien à

foutre. Mais qui te tire avec le camion ? Oh ! Un hélicoptère ! Merde ! Un

hélicoptère ! Oh ! Un hélicoptère ! Viens ! Un hélicoptère !

Suivez ! Suivez les noms de Dieu, on va les perdre !

Hé

! Ils s'éloignent ! Viens, on se tire par là !

La chaîne ! La chaîne ! Monte ! Monte

! Allez ! Tenez, attrapez ça ! Attention, il a votre

grâce dedans ! Merde ! La grâce est tombée à l'eau, dis donc.

Allez, nom de Dieu !

Passez à moi.

C'est pas trop mouillé.

C'est ça la grâce présidentielle ? Si que si, là vous...

Mais si c'est ici...

Décret.

Le président de la République, vu la loi constitutionnelle du 4 octobre 1958,

décrète... La peine de mort est commue en salle de réclusion criminelle à

perpétuité.

Le président de la République... décide de laisser la justice suivre son cours.

Tu iras, tu iras pas, quoi.

Rayez la mention inutile. De toute façon, je suis contre la peine de mort.

Moi, je suis pour.

Vous êtes fou ? Vous avez déjà vu une exécution capitale ? Non.

Mais c'est monstrueux.

Le petit matin blême.

Le type qu'on réveille pour lui raser la nuque.

Le verre d'arôme, la cigarette.

Ouais, arrête.

C'est pas trop délicat.

Oh.

Pardon, collage.

Excusez-moi.

Vous êtes bien un truc, moi, le vrai coupable.

Le mec qui a dessoudé le comptable du supermarché. C'était vraiment pas vous ?

Je te jure.

Il y a ce type-là qui a laissé condamner un innocent à sa place.

Si je le chope, crois-moi que c'est moi qui lui fais la peau. Sans juge et sans

avocat. Bien sûr.

La loi du milieu, les règlements de comptes, la vendetta... Parfaitement, je

suis pour la peine de mort.

Pour les règlements de comptes, tous les règlements de comptes.

C'est le seul moyen de faire tenir les gens tranquilles. Car regarde ce qui se

passe actuellement, ces petits cons, sur leur barricade. Moi, je leur enverrai l

'écharpe, vous verrez que...

Vous savez ce que vous êtes, Golar ? Non. Un fachon. Un petit para-facho qui

a raté sa vocation. Ah ouais ? C'était quoi ta vocation ? Tête flic ! L

'hélicoptère ! Descends ! Plante-toi ! Sautes ! Sautes ! Sautes !

Mais où est l'hélicoptère ? Hein ? L'hélicoptère ! Quel

hélicoptère ? Je me suis trompé, non ? Marc, un flic, c'est con. Un flic, ça se

gourre.

Aidez-moi ! Ça va nous rigoler complètement !

J'ai trouvé des fringues.

Je peux pas continuer à te trimballer le quai comme un travelo en oeil.

Quoi j'ai l'air, moi ? Tends un peu, voir.

Croyez pas que je vais me mettre ça sur le dos, hein ? C'est dégoûtant, on sait

même pas qui l'a porté. Allez ! Aïe ! Voilà,

c'est quand même autre chose.

C'est marrant, tu me rappelles quelqu'un, je sais pas qui.

Vous

avez

pas faim, vous ? On va peut-être aller acheter quelque chose à manger à la

ferme, là-bas.

Pourquoi tu veux toujours acheter des trucs quand il n'y a qu'à les piquer,

toi ? Allez, amène-toi.

Piquer tout le temps !

Non, tu n'es pas fou, non ? Arrête ! Ça fait dix minutes

que je t'observe.

J'en peux plus.

Arrête, Gustave, va rentrer d'une minute à l'autre.

Oui.

Qu'est-ce que vous faites ? T'occupe.

Y a quelqu'un ?

Laro, déshabille-toi.

On va pas voler. C'est pas toi qui vole, c'est moi.

Tiens, je te rentre mon costard, je pense qu'il est là.

Passe-moi mon portefeuille, je vais laisser de l'argent sur la terre.

j'ai décidé que la Sorbonne serait librement rouverte à partir de

lundi. À partir de lundi également, la cour d'appel pourra,

conformément à la loi, statuer sur les demandes de libération des étudiants

condamnés. En rendant la Sorbonne à sa destination, nous la rendons

aussi à sa vocation.

qui est l'étude, dans la discipline librement consentie, et, il le faut

aussi, dans la concertation pour la rénovation de notre université.

Et nous la poursuivrons avec tous les intéressés, maîtres et étudiants.

On est toujours sans nouvelles de Jean-Philippe Duroc, l'avocat gauchiste

qui, je vous le rappelle, a fait valer son client Martial Goulard.

un dangereux repris de justice condamné à la peine capitale.

Tous deux sont activement recherchés. Par ailleurs, l'état de santé du gardien

sauvagement attaqué par Duroc est toujours... Marguerite ! À Paris, ce

matin, nouvelle réunion, avenue Cléber. Je ne retrouve plus ma moto.

Tu l'as laissée. Là-bas, contre le mur ? Quelqu'un me l'a fauchée, c'est pas

possible.

C'est Gustave ! Va-t'en vite ! Va te cacher !

Vietnam Calais de projet à l'heure où commence la négociation de Paris.

Moi ? Non, c'est moi le cocu ! Tu me trompes, traîné ! Tout le monde le sait,

village ! Tout le monde le lit que je suis cocu ! Que tu couches avec le

Jeannot ! Qui le dit ? Ta mère, tes soeurs, tes petites amies ? Lâche-moi !

D'abord, qu'est-ce que tu fous en robe de chambre à ce gosserie ? Je te prépare

ton déjeuner après avoir traité tes vaches, fait le ménage, donné à manger à

tes poules ! Il est là ! Je m'en suis su, je le sens, je le sais ! Qui ? Le

Jeannot !

Si je l'attrape, je le crève.

Bien sûr, il est là.

Il est dans l'armoire.

Je l'ai caché quand je t'ai entendu arriver.

Ouvre ! Non, ça va.

Qu'est-ce que t'attends pour ouvrir ?

Salaud !

Salope ! Tu vois bien que c'est pas le jeune homme ! Qui c'est, cet ordure ? Je

le connais pas, je te jure ! C'est la première fois !

Mais regarde la tête, tu crois que je te tromperai avec un type pareil ? C'est

vrai, regardez, je lève ma main droite et je dis, je le jure, je suis maître du

roc, avocat au baron de Paris.

Voici ma robe, mon fusil, ne durez pas, je vous en conjure. C'est l'avocat qui

vous parle, récapitulons les faits, voulez-vous ?

Faut

pas t'énerver mon pote.

Faut surtout jamais revenir à la maison sans pas venir bobonne.

SALUT !

Qu'est-ce qui se passe ? Regarde la jauge, on va tomber en panne.

Il faut trouver une station-service.

Elles sont toutes fermées. On en a passé plusieurs pendant qu'ils dormaient.

De toute façon, on n'a plus d'argent.

Comment plus d'argent ? Il est au portefeuille ou où il est ? Il est resté

entre Falzard et la ferme.

Remarque, on en trouvera une d'ouverte de station-service.

Je pourrais toujours braquer le pompiste.

Écoutez-moi, volard.

Oui, maître ? Vous êtes un mauvais voleur, un maladroit et un faux jeton.

Braquer un pompiste ?

Vous connaissez même pas votre métier, vous avez été minable à la ferme.

Arrête de pleurer sur ton pognon.

Tu voulais dédommager le cocu, ben voilà, c'est fait.

Je veux descendre.

Je peux plus vous supporter, je peux plus vous voir, je peux plus vous

regarder. Ne tâchez pas, tu vas descendre tout de suite. Tiens, ça y

est, on est en rade. Mais qu'est-ce qu'on va faire ? Ça.

Parfait. Il est fou, ce type !

Viens voir un peu par là.

Approche.

Je crois que j'ai un plan.

Vous avez

vraiment une

idée ? Tu me prends pour un gugus ?

Le petit calmeur. Ah non, non, non, pas sur mon caleçon.

Bon, tu sais jouer la comédie ? Je suis avocat.

Oui, c'est vrai, oui.

J'en sais quelque chose.

Tu me permets que je vais essayer ? Pousse-toi parce que t'es dégueulasse.

Amène-toi.

Hein ? Quoi de talongère ?

Ils sont quoi ? Allonge-toi, tout court.

Vas-y, la tête en arrière.

La bouche ouverte, c'est plus spectaculaire.

Bon, tu fais une grimace.

T'as rien de plus dramatique ? Euh... Bon,

ça ira.

Je t'explique.

En te voyant, un mec va s'arrêter.

Il va descendre de bagnole, il va venir vers toi.

Toi, tu bouges pas, tu fais le mort.

Et je retiens ma respiration ? Voilà.

Il va se pencher sur toi, pour écouter si ton cœur bat.

Moi, j'arrive par derrière et je... Et vous lui tapez sur l'épaule en lui

demandant gentiment de nous emmener en voiture.

Voilà, t'as tout compris.

C'est drôle.

Mais vous me jurez que vous lui faites pas mal. Tu rigoles, moi je ferais pas

de mal à une mouche. C'est ça qui m'inquiète.

Bon,

t

'as

compris, tu boutes pas.

Ok. Bon, moi je me planque dans le fossé.

Fais une friture !

en danger ! Article 63 du code pénal ! Saligaud ! Égoïste ! Non mais y'a plus

de civisme dans ce pays ! Ils te laisseraient crever comme un chat au

bord de la route ! Vous avez relevé son numéro, Golar ? Voilà une honte ! Allons

-y ! La tête ! La grimace ! Qu'est-ce que c'est ça ?

Dites-moi, Golard, si je m'étalais au milieu de la route ? T'es malade, ils

seraient capables de t'achever.

C'est sûrement un routier.

Le brancard, vite ! Allez.

Allez, c'est sérieux.

Ne le remuez pas.

Allez, doucement.

Voilà. Allez-y, mollo.

Je meurs de peur.

Retournons à Paris, Jacques. J'ai un pressentiment. Calmez-vous, Gisèle.

Les Samsonais sont passés sans problème hier soir. Ils m'ont appelé ce matin de

jeunesse. Avec ce qu'ils emportaient, ils ne risquaient pas grand-chose.

Deux fours en bran.

Et un picasso vert.

Et le caviar.

Vous n'avez pas pris de caviar ? J'ai pris des homards et du foie gras.

Je déteste le foie gras. Et les crustacés me donnent de l'urticaire.

Toujours le même égoïsme.

Voyons, Gisèle, à la guerre comme à la guerre. C'est la révolution.

Ne l'oubliez pas.

Fauchon est quand même ouvert.

Si ça arrive à la frontière suisse, nous sommes bons comme la Romaine. Ce n'est

pas la frontière suisse qui est dangereuse, c'est la frontière

française. Parce que les Suisses veulent l'or des Français, et les Français ne

veulent pas que leur or passe en Suisse.

Branchez le grille-pain sur la lume cigabe. Ça m'apprendra à vous laisser

fixer tout seul 50 lingots d'or. Vous n'êtes pas fichus de remettre un plomb.

J'allais peut-être demander au maître d'hôtel de m'aider.

C'est mal foutu.

Jacques ! Quoi donc ? La banquette, on sent parfaitement qu'il y a des billets

dedans.

Forcément, 200 briques, c'est dur.

Oh non, sans rien.

Jacques, mes bijoux, sentis-les, étaient là sur le siège avant. Du calme, je les

ai mis par terre.

Arrêtez de me dire du calme, c'est agaçant à la fin.

Qui me harcèle depuis trois semaines avec sa révolution ? Qui a fermé son

usine de peur de la paix occupée ? Qui a peur des ouvriers, des syndicats, de la

gauche, de la droite et du centre ? Je n'ai pas peur, madame, je n'ai peur de

personne. Et vous savez pourquoi ?

J'ai acheté tout le monde. Pas les douaniers.

Non, pas les douaniers.

Les douaniers, non.

On a entendu.

On leur donne ça, ils veulent ça.

Ils cèderont tout.

Ils cèderont tout.

Mais en France, c'est foutu.

En France, c'est foutu.

Mange ta pâté, loulou.

Et vous aussi, Gisèle, mangez.

Bon, arrêtez.

Avec votre manie d'être bronzé, vous allez vous rider avant l'âge.

C'est pas cette année que nous pourrons aller à Cannes.

Mais qu'est-ce qu'il y a ? Gisèle ! Au voleur !

Arrêtez ! Au voleur !

Au voleur !

Il faut prévenir la

police ! Mais on ne peut pas ! On ne peut pas prévenir la police ! S'ils

trouvent la voiture, ils trouveront l'or. S'ils trouvent l'or, ils

trouveront l'argent. Tout ce que je n'ai pas déclaré aux impôts.

depuis dix ans.

Et l'amende, vous savez de combien elle sera, l'amende ? Griffe-moi le montant

de ce que j'ai volé.

Je veux dire, ce qu'on nous a volé. Heureusement que vous avez gardé mes

bijoux. Du courage.

Venez, Gisèle.

Rentrons à Venue Fauche.

Non !

Astou,

essayez de contacter Dijon, l'hôpital.

Dites qu'au passage, on va leur déposer un grand blessé.

Bien.

Allô, allô, passez-moi Dijon, s'il vous plaît.

Tenez, Chauvin, voilà la pharmacie.

Dites, faudrait lui faire une transfusion, brigadier. Il se vide comme

un poulet.

Ça tâche, hein ?

Passe

-moi quelque chose de chic qu'il y a avec la bigogne.

Une seconde.

Gravate Hermès.

Pullover Christian Dior.

Seilland, hein ? Chaussures Weston, rien que des mustes.

Qu'est-ce que ça veut dire, muste ? Muste, en anglais, doit.

Ce qu'on doit porter, ce qui est chic dans le coup.

Par exemple, une Rolls, c'est muste.

Saint-Tropez, c'est muste.

Meuget, c'est muste. J'ai compris.

Frelle, c'est pas muste. Non, c'est pas muste.

La santé... Remarque, quelquefois, la santé, c'est muste.

Oh, dis donc, des chaussures en croco. Oh la vache, passe-les-moi. Oh non,

monsieur, on ne porte pas de crocodile en 1968.

Ah ouais ? C'est pas russe, ça fait Mac ? Parfaitement, Mac des années 30.

Vous avez vraiment des goûts de nouveau-riches. Oh non, j'ai seulement

des goûts d'anciens pour vous.

Dis donc, t'es chic avec ça.

Tu manques pas de classe.

Vous trouvez ? Ah ouais.

T'es marié, toi ? Non.

T'as bien une louloute.

Une quoi ? Une nana et une gonzesse.

Ah, vous voulez dire une fiancée ? Ouais.

Non, vous savez, je vis avec mon père.

Attends, non, je t'habite encore chez tes parents. Non, il est veuf, alors je

suis venu habiter avec lui.

Mais avant, je vivais avec une fille, hein.

Une fille comme ça, hein.

Une orpheline.

Ah ouais ? Et alors ? Alors, je me suis dit, c'est idéal, elle a pas de père,

moi j'en ai un.

Et puis, elle n'a pas voulu du tien ? Non.

Dommage.

Remarque, je vais te dire un truc.

Les orphelines, si on n'en a pas deux, c'est tristouille.

Il y en a pour des millions ! Trois manteaux de Dior, six tailleurs Chanel,

mes robes du soir de chez Givenchy !

Ils ne meurent pas, au moins.

Si, elles meurent tout le monde.

Sauf nous.

Gisèle, regardez ! La Roche ! Au secours !

Pourquoi ? À vous, foutez-nous la paix ! Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Pas ça, malheureuse ! Pourquoi ? The cops.

What ? The flics.

Notez le numéro de la voiture ! Je le connais ! C'est ma voiture !

On

récupère papa et on s'en va.

Non !

Je t'attends, dépêche. Non, venez, je vous présenterai sous un faux nom.

Mais non, on est pressé, t'as vu l'heure qu'il est ? Justement, si je vais seul,

ils vont vouloir me retenir à dîner. Venez, Martial, faites-moi ce plaisir.

D'accord.

Vous allez voir, ils sont très longs.

Je dirais que vous êtes un collègue du baron.

Du baron.

Les barons.

Très drôle.

C'est toi, Jean-Philippe ? Oui, papa.

C'est papa.

Rallume. Mon

Jean-Philippe.

Mais qu'est-ce que tu fais là ? Mon foutu à la porte.

Qui, une buto ? Qui tu veux que ce soit ? Mais depuis combien de temps t'es là ?

Depuis le journal télévisé de midi.

Condamné à mort, c'est échappé. C'est lui.

Salut, petit gars.

Mais enfin, je comprends pas qu'est-ce qui s'est passé.

Tu crois pas que je vais laisser attaquer mon fils comme ça, non ? Il est

coincé. Dans la merde, ils t'ont traîné.

Il est coincé.

Deux connards, avec des enfants cons, un passé con, un avenir con.

Il me plaît bien, ton vieux. Toi, t'as pas dû être poli non plus. Quand on a

parlé de toi à la télé, ils t'ont insulté.

Alors je leur ai dit, on insulte pas un homme qui a rendez-vous demain avec le

général de Gaulle. Alors tu sais pas ce qu'ils ont fait.

Ils ont insulté de gros. Mais t'as jamais été pour de gros. Ils sont jetés

sur moi, ils ont soulevé ma chaise, puis ils m'ont déposé là. Et sans rien me

donner à bouffer.

Mon gîte.

Je m'en fous de toute façon, c'est de la merde.

Ils sont sympas tes cousins.

Qu'est-ce que vous faites ? Mon sol ! C'est sûrement le vieux, il a

faim. Il veut pas sonner, il a pas le bras assez long. Je l'ai assis loin de

la sonnette pour pas qu'il nous emmerde.

Il veut peut-être faire des excuses.

Tu le connais pas, c'est une tête de lard.

Je vais quand même lui donner un peu de soupe.

Avec une équipe à moitié renouvelée, la France a retrouvé l'enthousiasme et la

fraîcheur... Elle est maintenant capable de gagner le tournoi des cinq nations et

si elle bat le pays de Galles à Cardiff, elle remportera pour la première fois...

Mais... Qu'est-ce que... C'est évadé !

Si quelqu'un doit tout casser ici, c'est à moi de le faire.

Qu'est-ce qu'il se passe ? D'un western avec des millions.

Ça a l'air bien, c'est sur quelle chaîne ? La 2.

Mais dépêchez-vous, je l'ai l'impression que c'est bientôt la fin.

Il faut que la violence s'arrête immédiatement. Sous la table, vous voyez

pas que tout le monde meurt ? Sous la table, plutôt !

Martial, l'essence, regarde ! Hé, hé, hé ! Dont tu es tué ?

Oh, fileton ! Allez ! Jean

-Philippe, tu viendras t'amuser avec nous ? Allez, fonce ! Oui, oui !

C'est comme un sabot, Finrald.

Les pompes sont fermées. De toute façon, on n'a plus d'argent.

L'argent, c'est pas un problème. Je peux toujours... Oui, je sais, braquable en

piste. Vous croyez pas que ça suffit, vos conneries ? Quoi ? Vous me titoyez

plus, maître ? Vous me faites beaucoup de peine.

Ta gueule ! Vous discutez pas, les enfants.

J'ai mon argent de poche.

Et la gare, elle est là.

lancé par le personnel de la SNCF, nous sommes au regret d'informer les

voyageurs que le train 1017 à destination de Paris demeura en gare d

'Auxerre jusqu'à la reprise du travail.

Gisèle ! Gisèle ! Qu'est-ce qu'il y a encore ? Les salopards ! Ils se sont mis

en grève. Tous les passagers sont priés de descendre.

Ça, c'est le bunker ! Je vous l'ai dit que ce pays était foutu.

Foutu ! C'est un pays foutu !

Moi, les enfants, j'ai plus d'or, je suis un tec. Bon, allez, on va se faire

rembourser les billets.

Vite ! Ah, mais il est lourd, lui ! Oh, passe-le-moi ! On couche ici, demain

matin à la première heure, nous allons à la banque, nous avons droit à 500 francs

chacun, je ferai une voiture, et à midi, nous sommes à Paris.

500 francs chacun, je deviens folle ! Quand je pense aux 200 millions qu'il y

a dans cette voiture... Pardon.

Allez-y, madame.

Merci, monsieur. Vous en prie.

Pardon.

Vous en prie. Après vous.

Non, je t'en ferai.

Alors ? Oui, ben voilà.

Bon,

il y a quelqu'un ? Hé,

les fainéants, là ! Qu'est-ce que c'est que ce rafu ? Vous n'avez pas entendu ?

C'est la grève.

Oui, mais nous, il faut nous rembourser. On vient de prendre nos billets. Et

puis, j'ai rendez-vous demain matin avec le général.

Récrivez au siège, on vous remboursera.

Tiens, ton vieux.

Vous allez nous rembourser, mon patin, non ?

Nous, on n'en a rien à foutre de tes grèves de cons.

Ce qu'on veut, c'est notre fric.

Arrête ! Les grèves, c'est légal.

Allez, tire-toi.

Tu t'en foutras, moi, de la légalité.

Bon, mais qu'est-ce qu'on fait ? Moi, je vois qu'une solution.

On couche dans la rolle, c'est demain.

Demain, quoi ? Demain, mes enfants, il fera jour, non ? Donne-moi la pogne.

La pogne ?

Ne traînez pas, la banque vient d'ouvrir.

Dans un état, c'est pas fermé l'œil de la nuit.

Vous ne pouvez pas faire la queue, comme tout le monde.

Nous ne sommes pas tout le monde.

Pour dévaliser une banque.

Si c'est pour dévaliser une banque, je te le prête.

Tiens, tu me le rapportes.

Tu me prêtes le tien aussi ? Oui, monsieur.

Superbe, Léon.

Si c'est vous qui le dites.

80, 90 et 100 qui font 1000.

Merci, monsieur.

Allons-y.

Les mains en l'air, personne ne bouge !

C'est temps, le doc ! Toi, le caissier, tu sors de ton aquarium.

Toi, tu mets ça là.

Allez ! Allez ! C'est bien.

Tout le monde à plat ventre.

Allez ! Vous aussi, les petits loups.

Et toi, qu'est-ce que t'as là-dedans, ma mère ? J'ai dit à plat ventre.

Hé, ta bergère.

Oui, monsieur.

Eh bien ?

Antoine

? Hé ! Où est Martial ?

Allez, maille, maille, maille ! Poule ! Fonce, fonce ! C'est illégal ce que tu

viens de faire, mon pote. T'es mon complice, maintenant.

Discute pas, fourre-toi là-dessous, allez ! Cache-toi !

Papa...

Vous avez vu la jauge ? On va tomber en panne d'une minute à l'autre.

Je vais ! Va tout droit, tu verras bien.

C'était votre voiture, cette Rolls ? Non, non, c'était pas notre voiture. C

'était une voiture, une belle voiture.

Allez, relevez-vous, Gisèle.

Lâchez-la. Relevez-vous, Gisèle.

Mais ne pleurez pas, voyons.

Venez, venez, j'ai une idée. Allez, venez.

Ne partez pas, j'ai besoin de votre témoignage. On revient tout de suite.

Ça va, petit gars ? Oh là, ça va bien.

Ça va très, très, très, très bien, alors.

Je vais te dire un truc, ça peut pas aller mieux, même.

Ah oui, ça va.

Vite, mademoiselle, 302, 20, 20 en PCB, s'il vous plaît.

Vite, vite, il y a trois personnes avant vous.

Je vous en prie, mademoiselle, c'est une voiture. Ils vont sortir de la zone où

nous pouvons les joindre.

Bon, au cabinet.

Merci, mademoiselle, merci.

On paie d'avance.

100 sacs, 50 litres d'essence. Si c'est toi le requin, t'as du pot de pas

prendre ma main dans la gueule. Bon, ben, si vous êtes pas contents... C'est

le même prix, je sais, oui.

Tiens, lève-la dans sa pognon, bouffe.

Magne-toi le train.

Je compte les gouttes.

Allô ? On vous demande en PCV d'Auxerre.

En PCV ? Oui.

Qui ça peut bien être ? Si c'est des buteaux, te leur dis merde.

J'accepte.

Allô ? Allô ? Ici Jacques Paniveau. C'est bien aux voleurs de ma voiture que

j'ai l'honneur de parler.

Non, c'est son avocat à l'appareil.

Vous avez entendu ? Il dit qu'il est avocat. Nous n'avons fait qu'emprunter

votre voiture, monsieur, à cause des CRS et du coulis de tomates.

Mais dès que j'aurai vu le général de Gaulle, nous avons rendez-vous à 11h. C

'est un fou. J'irai à la police leur remettre votre voiture.

Justement, il ne faut pas aller à la police.

Pourquoi ? Enfin, maître, vous savez comme moi qu'un bon arrangement vaut

mieux qu'un mauvais procès.

Cette rolle, c'est une pièce de collection.

Nous y sommes, ma femme et moi, sentimentalement attachés.

Pour nous, c'est plus qu'une voiture.

C'est un symbole.

Ça y est, tu peux y aller.

Oui ? A qui tu téléphones ? C'est le propriétaire de la voiture.

Oh, pense-le-moi.

Vas-y, démarre, bombe.

Allô ? Alors voilà, je vous propose de vous racheter ma voiture.

Combien ? 10 millions.

Enfin, je veux dire, 100 000 nouveaux francs. Je suis pas du tout d'accord,

moi. Ta gueule ! Qu'est-ce que vous dites ? Non, alors oui, je suis désolé,

mais... On m'a déjà offert ça pour les pièces détachées.

Si vous voulez récupérer votre teint de boue, je vous le vends pour 20 briques.

Mon billet de 500 balles. Mais je ne les ai pas ! Mais si ! On les aura ! On les

a ! Enfin, oui, je veux dire, on les aura ! Bon, alors vous m'appelez dans

votre voiture à midi. Je serai quelque part dans Paris.

Hé, hé, hé, pas de blague, hein. Sinon, moi, je fais compresser votre pièce de

collection et je la vends à un amateur d'art.

Salut. Tiens, raccroche.

Vous trouvez pas ça bizarre, vous ? C'est un mec qui veut racheter sa

bagnole ? Bah, bizarre ou pas, 20 briques, c'est exactement ce qu'il me

faut. Ah non, non ! Ça, non ! Bah quoi, quoi ? On peut plus vendre sa voiture,

maintenant, maître ?

C'est bon.

Je vous dépose et je file à l'Elysée.

Ah, pas question.

Quoi, quoi, pas question ? J'attends un coup de fil important. C'est mon bureau,

cette bagnole.

Tant que je l'ai pas eu, je décolle pas de lait. C'est ça. Je vais aller

demander ta grâce, mon général.

Le condamné à mort attend dehors, dans la Rolls. Si c'est oui, rentre en

prison. Si c'est non, il se tire.

Et à côté de lui, c'était Antibone. Je suis en retard, il ne m'a pas attendu.

Cache-toi là-dessous, il ne faut pas qu'il te voie.

Eh ben, je veux le voir, moi.

Je veux voir ça.

On suit jusqu'à Colombay, nous offre le café.

Allez, t'es fou, arrête.

Laisse-moi !

C'est vous que je cherchais, mon général.

Jean-Philippe Duroc, avocat à la cour. Vous m'avez accordé une audience à 11

heures.

Il s'agit de Martial Golar.

Il est général, mon innocent ! Je veux dire, il est innocent, mon général ! Né

en Indochine ! Il est victime de la société ! Il est

parti

!

Dis-le-moi ! Dis-le-moi !

Oui, c'est moi. J'ai les fonds.

200 000 francs. 20 millions en sien.

En coupure de 500, comme vous avez dit.

OK.

Descendez devant chez vous avec le fric. Et quelle adresse ? 44 Avenue Foch.

Vous êtes blond, brun, gros, maigre ? C'est moi qui descendrai.

C'est ma femme qui descendra.

Elle est bien, ta bonne femme, ou elle est tarte ? Elle n'est pas tarte.

J'aurai ma veste de zibline. Vous la reconnaîtrez, elle aura sa veste de

zibline. OK.

Et la voiture, demandez-lui ! Aidez la voiture, vous l'amenez avec vous la

voiture ? Viens accrocher.

Hé, tu ! Tu vas pas partir ! Juste au moment où Jean-Philippe... Allez, salut

Marcel. C'est ici que nos routes se séparent.

J'ai été heureux de te connaître, t'es chouette.

Fais la bise à ton gamin pour moi.

Parti ? Où, où, où il est parti ? Avenue Foch, piquer l'argent.

Oh le, oh le, oh le salaud ! Oh non, non, tu peux pas l'empêcher ! Oh le

salaud, faut l'empêcher ! Oh la vache ! Oh non, non !

Gisèle !

Je vous surveille !

Combien ? 20 millions.

20 millions ? Dis donc, tu t'es pas regardé, patate ? C

'était lui ?

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Si, on le retrouvera.

Les barricades, qu'est-ce qu'elle fout sur les barricades ?

Arrête-moi ton truc !

Merci.

Pas moyen d'être tranquille.

Il est certain que la disparition du chef de l'État a visiblement échauffé

les esprits dans tout le quartier latin, l'agitation croateur en...

T'as la grâce ? Dermis d'attendre ! On t'a pas les montres, non ? T'as

pas peur de nous, non, pépé ? Je les connais pas, les enfants ! Elles vont du

pognon, cette bagnole ! C'est une pièce de collection ! C'est toi, la pièce de

collection ! Capitalie, fumier ! Dégueulasse ! Écrasez, les mecs ! Je

suis au SMIC ! Moi aussi ! J'ouvre la retraite des vieux ! Des vieux cons !

C'est le papa de son avocat.

Avocats, j'ai un client de l'autre côté. Un client ? Dis-leur, c'est peut-être

pas le moment.

Non, mais c'est juste pour lui annoncer sa grâce.

Excusez-moi, messieurs, un petit instant, s'il vous plaît.

Aïe ! Je suis d'instant...

Ici Christian Brincourt, en direct depuis le carrefour Mabillon à l'angle

de la rue Dufour.

Les manifestants agissent maintenant selon une stratégie très élaborée.

Lorsque les forces de l'ordre avancent, et c'est le cas actuellement, puisque

ceci se passe en direct devant nous, les étudiants, les manifestants, donc,

reculent et se regroupent derrière les barricades pour attaquer à nous.

Christian, ce mec, c'est pas l'avocat gauchiste ? Il se passe un événement

absolument inattendu. On vient de retrouver Maître Duroc, Maître Jean

-Philippe Duroc, recherché par toutes les polices de France. Venez avec moi,

venez avec moi ici.

Dis-donc là-haut, prends l'image au RTF.

Y a pas un avis de recherche contre ce type ? C'est pas lui qui s'est fait la

malle avec Godard.

Oui, c'est bien lui.

Je contacte Rocheteau, il est en patrouille.

J'appelle T.O.

657.

Allô, ici T.O.

657. Dis donc, Rocheteau, ton client du rock, il fait le mariole sur les

barricades. Où ça ? Carrefour Mabillon, angle de la rue du Four.

Terminé ? Allez, on prend.

Où tu l'as laissé la moto ? J'ai planté la barre.

Pardon, jeune homme.

Le carrefour Mabillon, s'il vous plaît. La barre m'est fait gonfler de la

volaille et ça cogne. Merci.

Venez, Gisèle.

Descendez-là, toi.

Papa, j'ai de l'arthrite. C'est une petite voiture qui te faut, pas une

grosse.

Viens, mon grand, viens vite !

La

rolle, c'est pour être pognon au moins d'eux ! Toi,

viens,

tiens-moi ça une seconde !

« Tu trouves ça juste, toi ? » « Quoi ? Vous se poignez au kibble ? » « Oh non.

Que mon fils, un honnête homme, aille en prison.

Et que toi, tu sois en liberté.

»

Vous l'avez arrêté ? Vous voulez rire ? Non, je me rends.

Je lui me rends, monsieur.

Vous permettez ? Attention, je vous avertis.

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

Monsieur le juge, le gardien, c'est moi qui l'ai assommé.

Notez Graffier, s'il vous plaît. C'est faux ! Ne mentez pas, Golard.

J'ai obtenu votre grâce.

Vous serez libre dans 30 ans.

Je vous en prie, Duroc, calmez-vous. Monsieur le bataillier, je vous fais

juge.

Monsieur le juge, inscrit depuis 10 ans au barreau de Paris, je n'ai jamais

commis la moindre... Attends, j'ai pas fini.

J'ai aussi attaqué une banque, fauché une Rolls, un camion de tomates, la

voiture de Maître Duroc, que j'ai contraint à me suivre sous la menace.

Donc, mon confrère Maître Duroc n'est pour rien dans toute cette affaire.

Je vous dis qu'il m'a servi d'otage.

Goulard, pourquoi faites-vous ça ? Bon, greffier, je peux signer ton truc

?

Ouais,

ça m'a l'air correct.

Je peux vous emprunter votre stylo, monsieur le juge ? Pardon.

Merci.

Je signe Martial Goulard, sain

de corps et d'esprit.

Parce que je ne suis pas fou, monsieur le juge.

Et je vous le prouve.

Lâchez-moi ! Lâchez-moi !

Sous-titrage

Société

Radio-Canada

Sous-titrage ST'

501

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