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...
Bonjour, Catane !
Commissaire.
Bon retour.
Merci Lo Faro, jolies fleurs.
Ce sont mes pr�f�r�es !
Une petite question,
o� vas-tu mettre ton arme ?
On �tait � deux doigts de le coincer.
On doit d�couvrir la taupe qui a sabot� l'op�ration
et retrouver Bazooka.
Sa fuite serait due � une taupe ?
Il s'est enfui deux heures avant qu'on arrive.
Quelqu'un l'a pr�venu.
Peut-�tre quelqu'un d'ici.
Je dois repartir � Catane.
Mais je compte bien revenir.
D�s qu'on trouve o� il se cache, je t'appelle.
Cette fois, on l'aura.
Merci et bon courage.
Au revoir, commissaire.
Commissaire, j'�tais ravi de vous revoir.
Manzo, t'es devenu sentimental ou quoi ?
Viens l� !
Au boulot !
Au revoir.
Spano ?
Bonjour, commissaire, vous rentrez aujourd'hui ?
Oui, pourquoi ?
On a un corps sur le parking de l'a�roport.
- On appelle le big boss ou... - Je m'en charge.
- Je pars. - Bien.
Le big boss va �tre soulag�. Le terrain, c'est pas son truc.
- Comment il a �t� tu� ? - Je vais voir.
Alors... une balle en plein coeur.
On n'a aucun t�moin.
- Il n'a ni papier, ni t�l�phone. - J'arrive.
A tout de suite.
Tu pars d�j� ?
J'ai une enqu�te.
On aurait pu d�jeuner.
Une heure de plus ou de moins...
Tu savais que j'allais repartir. Je te l'ai dit d�s le d�but.
Vanina, enfin !
Ils sont en train d'emmener le corps.
Je suis content de te passer le relais.
Etre sur le terrain, c'est bien,
mais je pr�f�re de loin travailler dans mon bureau
avec un cigarillo et un th� glac�. Comme le dit Lao Tz�...
Lao Tseu ?
C'est �a. "Le sage, sans agir, oeuvre."
Moi, je suis le sage. Bon courage.
Je n'ai pas compris.
Bon retour !
Bonjour, commissaire.
Je remercie le ciel de votre retour.
J'ai cru que j'allais devenir fou avec l'autre casse-pied.
- Pardon. - Tu es libre de parler.
- Tu ne lui r�p�teras pas ? - On verra.
Super, vous �tes l� !
- Du calme. - Pardon.
- Tu t'es cru � l'�cole ? - Non.
Mais merci.
Allez, au boulot.
- On a les photos de l'expert ? - Une seconde, les voil�.
- Des infos sur cet homme ? - Affirmatif !
Le nom sur les papiers de la voiture est...
Esteban Torres.
- Espagnol ? - Cubain.
De nationalit� am�ricaine et italienne.
Cubain, avec la double nationalit�.
C'est exact.
Il a une maison en Suisse, et sa femme est Am�ricaine.
- Autre chose ? - Euh...
Il partait pour Malpensa.
Il a dormi � l'h�tel Malden quelques jours,
ensuite on ne sait pas.
Bravo, Nunnari !
- Les vid�os cam�ras ? - J'ai les images.
Je peux les visionner ?
Oui, vas-y.
- Je te fais confiance. - Merci.
Je veux tout savoir sur ce Torres.
Qu'est-ce qu'il faisait � Catane ?
V�rifie les fadettes et son portable.
Appelle sa femme. Spano, Nunnari,
interrogez le personnel de l'h�tel.
Vous nous avez tellement manqu� !
Je nous ai pris � manger pour f�ter mon retour.
J'ai commenc�. Je n'ai pas mang� ce matin.
C'est dangereux, �a ?
- Pour moi ? - Non, pour ma glyc�mie.
Je ne prends qu'un bout.
Des infos de l'h�tel ?
Esteban venait 2, 3 jours tous les ans,
toujours seul, pour quelques jours.
Pour affaire, apparemment.
- Et cette fois ? - Il est rest� 3 jours.
Quelqu'un a demand� � le voir ?
La directrice n'a pas su nous dire.
Interrogez les r�ceptionnistes, ils en sauront plus.
- Tu as eu sa femme ? - Oui.
Evelyn Torres, elle a pris le nom de son mari.
Elle arrivera de Gen�ve.
- Les fadettes ? - Son portable est suisse.
Donc �a va prendre plus de temps.
Les vid�os cam�ras ?
Dans le parking o� se trouvait Torres, il n'y en avait pas.
J'ai v�rifi� les autres,
on le voit arriver, seul.
Pour moi, son assassin �tait d�j� l�.
Autre chose sur Torres ?
Son m�tier reste obscur, il faisait de l'import-export.
De l'import-export ?
Je n'ai rien trouv� sur Internet.
Il �tait riche. Il avait des biens aux Etats-Unis et en Italie.
Et une maison � Catane, � Trecastagni :
� la Salita dei Saponari.
C'est o�, Trescastagni ?
Dans un coin perdu.
C'est un village sur l'Etna. J'y allais, enfant.
Pourquoi une maison sur l'Etna ?
Eh, Vanina ! J'avais peur de ne plus te revoir.
Putain, Adriano !
Tu m'embrasses avec ta blouse de l�giste.
Beurk !
Quelle chochotte ! Je viens de la changer.
Allez, viens voir ton client.
Voil�.
On a tir� depuis le si�ge passager, lui, n'a pas r�agi.
- Il connaissait son assassin. - Oui.
Ils parlaient et d'un coup, son interlocuteur
a tir�.
D'autres d�tails ?
Non, juste un tatouage.
Un hippocampe ? Qu'est-ce que �a veut dire ?
Qu'est-ce que j'en sais, moi.
C'est un hippocampe, voil� tout. Il devait aimer la mer.
Tu peux me dire si c'est un tatouage r�cent ?
Non, il date de plusieurs dizaines d'ann�es.
Il devait �tre gamin.
- Giuli. - Vanina, tu m'entends ?
Tu es o� ?
En cours de droit canon.
Tu te souviens ?
Ici, on est plut�t messe qu'ap�ritif.
Je rentre demain.
On pourrait se voir dans la soir�e ?
Je dois te parler.
J'ai une nouvelle enqu�te, mais je m'arrangerai.
- C'est � quel sujet ? - Je t'en parlerai de vive voix.
Tu as l'air s�rieuse. Qu'est-ce que tu as fait ?
Tu as d�bauch� un pr�tre ?
- Je pr�f�re qu'on en parle demain. - D'accord.
Salut !
Bonjour, Catane !
Il est fou.
Je vous ai apport� des fleurs.
Qu'est-ce que tu fous ?
Ce sont des iris.
- Lo Faro, tu fais quoi ? - Il est en slip.
C'est un r�ve r�current. Je vais me r�veiller.
Tu ne dors pas.
Tu es � la criminelle, ce n'est pas un r�ve.
Lo Faro !
R�veille-toi !
Lo Faro.
R�veille-toi.
Envoyez une ambulance � la criminelle.
Oui.
Oh non !
Il a �t� film� en train de courir en sous-v�tement.
Regardez.
Regardez.
Vous avez vu ?
C'est partout.
Le big boss n'arr�te pas de m'appeler.
- Je ne sais pas quoi lui dire. - Je m'en occupe.
Esp�rons que �a ne prenne pas trop d'ampleur.
Alors ?
- Il est r�veill� ? - Oui, �a va.
Ils vont le garder en observation.
Il t'a donn� une explication ?
- On peut le voir ? - Non.
Il ne veut parler � personne. Il ne m'a rien dit.
Il m'a donn� ses cl�s pour que je lui prenne des affaires.
Putain, Lo Faro...
qu'est-ce qu'il lui a pris ?
T'as perdu ton portable ?
- Je ne l'ai pas entendu. - Tu te fous de moi.
Qu'est-ce qui est arriv� � Lo Faro ?
On ne sait pas. Ils le gardent en observation.
C'est la cata. On est la ris�e de tout Catane.
Les vid�os circulent partout.
Le pr�fet a appel�, les journalistes aussi.
C'est tout frais, mais �a va se tasser.
J'esp�re. Suivez-moi.
Circulez !
Le dessin est plut�t r�ussi.
- Dixit le critique d'art. - De street art.
- La femme de Torres est arriv�e ? - Oui, elle est dans ton bureau.
Mme Torres, on ne comprend pas ce que faisait votre mari.
Je n'ai jamais compris moi-m�me.
Il faisait des affaires en Italie et � Miami.
Votre mari avait des ennemis � Catane ?
Des ennemis ?
Je ne sais pas.
- Esteban... - Je vais �tre directe.
- Il a pu faire de la contrebande ? - Je l'ignore.
Je vous le jure.
Mais c'est possible.
Quels �taient vos rapports ?
Depuis quelques ann�es, �a n'allait plus tr�s bien.
On avait des vies parall�les.
Mais on s'aimait.
On s'est toujours aim�s.
Vous �tiez mari�s depuis quand ?
On s'est rencontr�s en 1989.
A Miami.
Il avait quitt� Cuba, il fuyait le r�gime castriste.
- Vous l'accompagniez � Catane ? - Non.
Il aimait passer du temps ici... Il restait jusqu'� 2 mois.
Pourquoi Catane ?
Il devait voir une femme.
Mais je ne sais pas qui c'est.
- Votre mari avait de la famille ? - Non.
On n'a jamais eu d'enfant.
Il avait un fr�re, il est mort il y a des ann�es.
Je crois qu'elle nous cache des choses.
Elle pr�f�re se taire.
C'est quand m�me bizarre.
Il quitte Cuba, devient Am�ricain,
puis Italien pour finalement s'installer en Suisse.
Et impossible de comprendre ce qu'il faisait.
Cette histoire sent mauvais.
Il a peut-�tre des liens avec la mafia.
Appelle Interpol, je veux des infos sur ce Torres.
- D'accord. - On ira voir sa maison.
Pourquoi ?
Il a pu y dormir r�cemment.
Mais d'abord, on finit �a.
Tu connais toutes les rues du coin ?
Je suis n�e ici.
La maison est propre, mais je ne vois personne.
Et alors ?
- Je ressonne ? - Non !
J'ai la solution, attendez.
J'arrive.
Un pied de biche. Pas tr�s chic, mais fonctionnel.
Spano, tu es surprenant.
Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que vous faites ?
Du calme, on est de la police.
Commissaire Guarrasi.
- La police. - Et vous �tes ?
Je m'occupe de la maison.
Filadelfo Lavi�.
Je peux vous aider ?
C'est bien la maison de M. Torres ?
Oui, c'est sa maison.
J'ai appris qu'il �tait mort.
Mais c'est bien sa maison. Il la loue comme Bed & Breakfast.
- On voudrait jeter un oeil. - Venez, entrez.
- D�sol� pour tout � l'heure. - Vous m'avez fait peur.
Il y a des jeunes filles dans la piscine.
C'est vous qui vous occupez des locations, M. Lavi� ?
Appelez-moi Filadelfo.
Non, moi, je m'occupe de la maison et du jardin.
Les touristes r�servent sur Internet.
C'est Mme Di Tommaso, l'agent immobilier qui leur remet les cl�s.
M. Torres est venu ici r�cemment ?
Non, les touristes sont l� depuis dix jours.
M. Torres vous a appel� ?
Non, j'ignorais qu'il �tait � Catane.
- Vous le connaissiez bien ? - Bien ? Non.
On n'�tait pas du m�me monde.
Il �tait Am�ricain, plein aux as.
On n'�tait pas proches.
Il ne m'appelait que pour la maison.
Vous avez �t� surpris par sa mort ?
Surpris ? Evidemment.
C'est une dr�le de mort.
- M�me si... - M�me si quoi ?
Je ne veux pas dire de mal.
D'autant qu'avec moi, il a toujours �t� correct.
Mais en tant qu'homme,
je ne l'appr�ciais pas.
Pourquoi ?
C'est dur � expliquer.
Essayez quand m�me.
Torres avait le regard d'un homme dangereux.
Il pouvait vous glacer le sang.
C'�tait le genre d'homme
avec la voiture de luxe, des v�tements de prince,
et cet air...
qu'ont ces hommes.
Vous comprenez ?
J'ai compris, oui.
- Merci. - De rien.
On y va.
Un petit saut dans la piscine ?
N'exag�re pas !
Tu as ton maillot ?
Merci.
De rien, je vous accompagne.
"Un saut dans la piscine ?" Je r�ve !
- Merci. - Au revoir.
- Merci. - Au revoir.
- Oui, Tito ? - On a un cadavre � Taormina.
Quel rapport avec nous ?
Apparemment, il y a un lien avec Torres.
Allez-y et voyez avec les �quipes sur place.
Quel est le lien ?
La victime s'appelle Roberta Geraci,
sa chambre �tait r�serv�e au nom d'Esteban Torres.
Je vois.
Envoie Adriano.
Si les deux meurtres sont li�s, c'est � lui de faire l'autopsie.
- On passe prendre Marta. - D'accord.
Paolo, comment vas-tu ?
Je n'ai plus de nouvelles
Dis-moi au moins si �a va
Capitaine Labbate.
Commissaire Guarrasi.
Des infos sur la victime ?
Roberta Geraci avait 53 ans.
N�e � Noto, elle vivait � Modica. Charg�e de communication.
- Pourquoi �tait-elle � l'h�tel ? - D'apr�s le concierge,
elle devait retrouver Esteban Torres. Elle l'attendait.
Je vous propose qu'on aille voir la victime.
On vous suit.
On l'a trouv�e dans le puits.
Salut, Adriano.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je la connaissais.
Ses amis l'appelaient Boubi.
C'�tait une femme extravagante, dr�le.
Elle avait un de ces sourires.
Quelle mort atroce. La pauvre.
Je suis d�sol�e.
Les causes de la mort ?
Un coup � la t�te. Ce n'est pas r�cent.
Ca faisait au moins dix jours qu'elle �tait l�.
Elle a pu faire une chute accidentelle ?
C'est possible, j'en saurai plus apr�s l'autopsie.
Elle est rest�e ici dix jours et personne n'a rien remarqu� ?
On est loin de l'h�tel.
C'est un jardinier qui a senti une odeur venant du puits.
Je veux voir le directeur.
La directrice. Je vous accompagne.
Une seconde.
Je vous �coute, boss.
Tu as pu parler � un r�ceptionniste ?
Affirmatif !
Quelqu'un se souvient si Torres �tait avec une femme ?
La cinquantaine, brune ?
Non, rien � propos d'une femme.
Par contre, le portier m'a dit qu'un homme
avait demand� � voir Torres, mais il �tait d�j� parti.
- Tu as son nom ? - Non.
C'�tait un bel homme, entre 35 et 40 ans.
Parlez-moi de Roberta Geraci et d'Esteban Torres.
Ils avaient une relation ?
Eh bien... Oui, de toute �vidence.
Ils se retrouvaient ici,
tous les ans, � la m�me p�riode pendant deux mois.
Et cette fois ?
M. Torres avait r�serv� pour deux mois.
Mais il avait pr�venu qu'il aurait quelques jours de retard.
- Mme Geraci �tait d�j� l� ? - Oui.
Elle l'a attendu.
Mais apr�s quelques jours, elle a disparu.
Disparue comment ?
Du jour au lendemain.
Il y a 10 jours.
Une derni�re chose,
un homme entre 35 et 40 ans a-t-il demand� � voir Torres ?
Je ne saurais pas vous dire.
- Je veux voir les cam�ras. - Oui.
Suivez-moi.
Merci.
Je vous l'ai dit, on a d�j� fouill� la chambre.
Mais on n'a rien trouv�.
Je vous fais confiance, mais je pr�f�re toujours regarder.
- C'est une habitude. - Je ne suis pas vex�.
"Nous trois � Noto".
Ce sont les parents de Mme Geraci.
- Comment le savez-vous ? - J'ai v�rifi�,
je pensais devoir les pr�venir, mais...
ils sont d�c�d�s.
Manfredi.
Tu as des infos ?
Je n'ai pas vu son m�decin, mais je suis pass� au labo.
- Et alors ? - Il n'y a rien d'anormal.
Lo Faro n'a pas pris de stup�fiant.
- Qu'est-ce qui s'est pass� ? - Je l'ignore.
Son m�decin ne va pas tarder.
Nunnari, qu'est-ce qui se passe ?
- Un souci avec Lo Faro ? - Non, il se repose.
Je suis all� chez lui prendre des affaires.
Il habite dans un taudis.
- Il ne doit jamais recevoir. - Manfredi.
On t'attendait.
Je suis la sup�rieure de Lo Faro.
- Qu'est-ce qui s'est pass� ? - Il a un trouble psychiatrique.
Il est soign� depuis des ann�es.
- De quoi il souffre ? - Il a un trouble mental grave.
Son traitement est assez lourd avec des effets secondaires.
Il suffit d'un oubli, et...
Il a d� oublier de prendre ses m�dicaments.
Il travaille depuis des ann�es.
- Il n'y a rien dans son dossier. - Pourtant il est suivi ?
Oui, mais en clinique priv�e.
Il change souvent de m�decin.
- Pour le cacher. - Oui.
Il ment sur son �tat mental depuis longtemps.
Salut, Salvo.
Le m�decin vous a tout dit ?
Oui.
Je suis d�sol�e. Pardon.
Ne t'inqui�te pas, Lo Faro.
H� ! Regarde-moi.
On est avec toi.
Quand vous �tes partie � Palerme,
j'ai commenc� � me sentir perdu.
J'avais peur que vous ne reveniez pas.
Pourquoi ?
Parce que vous, commissaire,
vous m'engueulez souvent,
mais vous �tes la seule � m'avoir fait confiance.
Pour moi, c'est important.
Lo Faro.
Quand vous �tes rentr�e, j'�tais content.
Avec cette enqu�te, je voulais me montrer utile
et vous prouver que vous pouviez compter sur moi.
Et je me suis emm�l� les pinceaux,
j'ai oubli� mes m�dicaments. J'ai d�conn�, pardon.
Je suis d�sol�.
Merci.
D�sol� pour Lo Faro.
Comment il a pu cacher un tel secret ?
Il m'a fait de la peine.
Regarde-les !
Arr�tez, police !
Vous faites quoi, l� ?
Venez l� qu'on r�gle �a.
- Abrutis ! - Vanina.
C'est quoi ces mani�res ?
Tu es commissaire.
Et alors, j'ai le droit de m'�nerver.
Tu prends �a trop � coeur.
D�sol�e pour l'autopsie de ton amie.
Avec moi, �a sera bien fait.
Tu as des infos ?
Boubi avait des r�sidus de peau sous les ongles.
- Donc c'est un meurtre ? - Oui.
Tu sais si elle voyait quelqu'un ?
Une histoire s�rieuse ?
Pourquoi ? Je croyais que Torres fricotait avec la mafia.
Ca ne ressemble pas � une ex�cution de la mafia.
- Ca serait un crime passionnel ? - Peut-�tre.
Je pense � la femme de Torres. Elle aimait son mari.
Elle savait qu'il la trompait.
Mais elle �tait en Suisse.
Alibi en b�ton.
A ma connaissance,
Boubi n'avait que des liaisons.
Mais elle ne se confiait pas � moi.
Tu connais ses amis ?
Un peu. Pourquoi ?
Interroge-les.
Vois si quelqu'un peut nous en dire plus.
D'accord.
Tr�s dr�le !
Tu veux que je m'�nerve ?
Alors ?
La Suisse nous a envoy� les fadettes de Torres.
On y retrouve des appels r�guliers
avec Roberta Geraci, jusqu'au 23 juin.
Le jour de sa disparition.
Il y a deux appels avec Pina Di Tommaso, c'est qui ?
C'est l'agent immobilier qui s'occupe de sa maison.
Autre chose.
Quoi ?
Il a appel� un certain Xavier Alejandro Torres.
C'est qui, ce Xavier Torres ?
Un parent � lui.
La carte SIM de ce num�ro a �t� vendue � Catane il y a 15 jours.
Ah ! Il est peut-�tre encore sur place.
On a tent� d'appeler Xavier Torres, mais son portable semble �teint.
D'apr�s les informations d'Interpol,
Xavier Torres est mort.
Pas de casier, mais des liens avec la mafia.
On avait raison.
Il a travaill� pour eux jusqu'� la fin des ann�es 80,
affili� au clan de Frank Cristallo.
- Sa femme ne nous a rien dit. - Et pourtant...
Evelyn porte le nom de son mari, mais son nom de jeune fille est...
Cristallo.
- Non ! - Evelyn Cristallo.
La fille de son boss ?
Oui, c'est pr�cis�ment ce mariage
qui a d�termin� son avenir.
On fait quoi ?
On va retourner voir Evelyn. Elle s'est bien foutue de nous.
Des infos sur Xavier Torres ?
Il est en Sicile depuis le 18 juin. Il est arriv� de Miami.
- C'est le neveu d'Esteban. - Son neveu ?
Je t'explique.
Esteban avait un fr�re jumeau, qui s'appelait Juan.
Voil� sa photo : Juan Torres.
Xavier est son fils.
N� � Cuba en 1983, il rejoint les Etats-Unis
alors qu'il a 20 ans. Il vit de petites combines.
Interpol m'a envoy� une photo assez nette.
Voil�.
Je t'envoie la photo.
- Montre-la au portier de l'h�tel. - Pourquoi ?
C'est s�rement lui qui a demand� � voir Torres.
Evelyn a dit que le jumeau de son mari �tait mort.
Oui, de cause naturelle aux Etats-Unis.
Boss, Lo Faro est l�.
Nunnari, on est en r�union.
Tito, tu exag�res !
On "�tait" en r�union. On a fini.
Comment tu vas ?
Je suis venu rapporter ceci.
Ne t'inqui�te pas. La priorit�,
c'est que tu te reposes et que tu reviennes.
J'ai �t� film�.
- La honte ! - Salvo,
il n'y a pas de quoi avoir honte.
Tu as vu les commentaires ?
"Il est pas mal", "Il est bien gaul�".
Tu as des parents qui peuvent te loger ?
- Ne reste pas seul. - Je ne suis pas d'ici.
Rassurez-vous, �a va aller.
Tu peux venir chez moi. J'ai une chambre de libre.
Je ne veux pas d�ranger.
Je vais rester chez moi, faire des jeux vid�o.
Dans mon monde.
Je peux jouer avec toi et d�couvrir ton monde.
Lo Faro !
Accepte la proposition de Nunnari.
Tu es fragile et la solitude n'aide pas.
Jamais.
D'accord.
- Allez. - Merci.
Merci.
Vanina, je peux te parler.
Viens.
Pour Lo Faro... j'ai bien peur que...
qu'une simple suspension ne soit pas suffisante.
- Comment �a ? - Eh bien...
Je vais devoir lancer une proc�dure.
Une commission m�dicale devra �tudier son cas et d�cider...
s'il peut continuer de travailler ou pas.
Tu es s�rieux ? Pourquoi tu fais �a ?
Il n'a jamais eu de probl�me. Il n'a eu qu'une crise.
Le probl�me, c'est qu'il a menti sur son �tat mental.
Il a couru en sous-v�tements, il n'a tir� sur personne.
Les gens ont vu un policier en sous-v�tements dans la rue.
Tu ne peux pas faire �a.
On est une �quipe. Tu ne peux pas le virer.
Ne le prends pas personnellement.
Je ne peux pas garder un policier qui, un jour,
- peut perdre la t�te. - Tito !
On a tous des probl�mes.
J'en ai eu, moi aussi.
Plus jeune, et tu le sais.
Ce n'est pas pareil, aujourd'hui tu es fiable. Lui, il est malade.
D�sol�, je n'ai pas le choix.
Je risque mon poste et vous aussi.
A toi de voir.
Mais si la commission le d�clare inapte,
on fera ce qu'il faut pour l'aider.
On ne va pas l'abandonner.
Viens, Marta, on a du boulot.
Mon p�re et mon mari sont des hommes d'affaires.
Moi, je ne m'en suis jamais m�l�e.
Que voulez-vous me faire croire ?
Que vous �tes une femme d�vou�e qui attend gentiment son mari.
Qu'est-ce que vous en savez ?
Je n'ai pas choisi ma famille,
ni de tomber amoureuse d'Esteban.
La ma�tresse d'Esteban a �t� tu�e, elle aussi.
- Vous aimiez votre mari. - Qu'est-ce que vous insinuez ?
J'�tais � Gen�ve.
Evidemment.
Une femme comme vous n'a pas besoin de se salir les mains.
Elle engage quelqu'un.
"Une femme comme moi", comme vous dites,
aurait engag� quelqu'un de comp�tent.
Il y a des ann�es, quand on s'est install�s en Suisse,
j'ai cru qu'avec le temps, Esteban arr�terait ses trafics,
qu'on aurait une nouvelle vie.
Je vous le jure. Je veux que vous trouviez son assassin.
Je suis s�re que sa mort n'a rien � voir avec son travail.
Vous avez parl� � votre famille ?
Ca a forc�ment un lien avec la femme qu'il voyait en Sicile.
C'est le neveu d'Esteban. Le fils de son fr�re Juan.
- Vous l'avez d�j� vu ? - Non.
Jamais.
Il ne me parlait jamais de Cuba.
Il avait tir� un trait sur son pass�.
On doit tout faire pour aider Lo Faro.
On va tous faire un t�moignage �crit en sa faveur
qu'on enverra � la commission.
Marta et Nunnari, je compte sur vous pour lui parler.
Il faut qu'il nous raconte son histoire.
Plus nos t�moignages seront pr�cis, plus on pourra l'aider.
- On ira le voir ce soir. - Tenez-moi au courant.
- Du nouveau sur Xavier Torres ? - Plut�t, oui.
- Je t'�coute. - J'ai vu le portier de l'h�tel,
il a reconnu le type sur la photo.
C'est le neveu de Torres qui a demand� � le voir.
Et �a n'est pas tout.
On a re�u les fadettes de Roberta Gerarci.
Devinez � qui elle a t�l�phon� ?
- Xavier Torres. - Elle aussi ?
Etonnant, non ?
Toutes les pistes nous m�nent � Xavier.
Je veux les donn�es GPS de son portable.
Vous croyez que c'est lui ?
Il �tait � Catane il y a deux semaines.
Et c'est l� que sont morts son oncle Esteban et Mme Geraci.
Paolo, tu ne me r�ponds pas.
Qu'est-ce qui se passe ? Ne sois pas b�te, r�ponds-moi.
- Je peux ? - Commissaire Patan�.
- Je vous d�range ? - Non. Ca va ?
Ca va. Je vous ai apport� ceci.
Ca se mange ?
Pas vraiment.
- Des livres ? - Oui. Sur Cuba.
- Sur Cuba ? - Oui
Vous savez pour l'enqu�te ?
Spano est venu prendre un caf� chez moi l'autre jour,
il m'a parl� de ce Cubain qui a �t� tu�.
Pourquoi ces livres ?
Pourquoi ? Je ne sais pas vous, mais moi,
je ne sais rien de Cuba.
- Moi non plus. - Vous savez,
si on veut conna�tre la victime, commissaire,
on doit faire ce qu'on appelait � l'�poque,
le portrait culturel de la victime.
- Vous voyez ? - Oui.
Merci, c'est une bonne id�e.
J'esp�re que �a aidera.
- Au revoir. - Merci d'�tre pass�.
Je vous tiens au courant.
Enfin, la voil� !
Bon retour.
Il faut faire des pieds et des mains pour te voir, Vanina.
Salut, allez viens.
A peine rentr�e, on me confie une enqu�te difficile.
- Ce sont celles que tu pr�f�res. - Oui.
Alors ?
- De quoi tu voulais me parler ? - D'abord, je veux un c�lin.
Viens-l� !
- Alors ? - Non, rien. Euh...
- Il se trouve que... - Vanina ?
T'es l� ?
Adriano !
Surprise !
J'ai apport� de quoi manger comme je viens � l'improviste.
Viens. Tu es chez toi, ici.
Merci. Giuli, tu es l� !
D�sol� de m'incruster.
Luca me manque.
Mais le journal veut qu'il reste encore au Burkina Faso.
Tant pis.
Dis-moi Adriano, qu'est-ce qui t'arrive ?
C'est la mort de Boubi.
C'�tait la premi�re fois que j'autopsiais une amie.
- C'est dur. - Oui, j'imagine.
- Tu as pu parler � ses amis ? - Oui.
A Pina Di Tommaso.
- Di Tommaso ? - Oui.
- L'agent immobilier de Torres ? - Oui.
- Elle a dit quelque chose ? - Non. Elle �tait tendue.
- Je l'appellerai demain. - D'accord.
- Je vais � la cuisine, tu viens ? - Oui.
Rien. Je suis contente de te voir.
- Et ? - On en parlera un autre jour.
- On est entre amis, profitons-en. - Oui.
Super. Allez, viens.
Pour toi, Salvo.
Tu dois reprendre des forces.
Merci, madame.
Pour toi, ma jolie Marta,
des p�tes avec une sauce � base de saucisses
et du foie de poulet. Tu vas te r�galer.
De la bonne viande.
Maman, Marta ne mange pas de viande.
Regarde-les ! C'est une blague.
Je t'ai fait un rago�t avec des poivrons
- et des aubergines. - Merci, je pr�f�re.
Donne ton assiette.
- Comme �a ? - Oui.
Marta, tu es la plus jolie fille que mon fils ait jamais invit�e.
Ah, c'est un joli compliment.
C'est vrai.
La v�rit�, c'est que tu es la seule.
Non, c'est pas vrai.
- Il y a eu Rosalia. - Rosalia ?
Rosalia ? Mais tu avais 8 ans.
Et demi.
Huit ans et demi.
Ca te plait ?
C'est tr�s bon.
Tu as de la famille � qui on pourrait parler ?
Non, mes parents sont morts, je suis seul.
Tu n'as pas d'autre famille ?
Non.
Salvo,
pour notre lettre, on a besoin que quelqu'un nous parle de toi,
de ton pass�.
Un vieil ami, par exemple.
Je n'ai pas d'ami.
Un colocataire, alors ?
- J'ai du mal � cr�er des liens. - Ca n'est pas grave.
Changeons du sujet.
Comment a commenc� ta...
pathologie ?
Marta, je suis d�sol�, je suis fatigu�.
- C'est important. - Je sais.
Mais j'ai pris mes m�dicaments, je dois m'allonger.
- D�sol�. - T'inqui�te.
Mimmo,
il y a un souci.
Il ne veut ou ne peut pas nous aider.
On doit y aller en douceur.
- Quoi de neuf, Agatino ? - C'est toujours la fin du monde.
- Je peux vous offrir le caf� ? - Non, pas besoin.
Bonne journ�e, commissaire.
Salut, Palerme !
Salut.
Je viens prendre des nouvelles de Lo Faro ?
Ca a l'air d'aller.
Tu as des infos ?
J'ai parl� avec son m�decin.
J'ai parl� de lui comme si c'�tait mon fr�re.
Il fera un rapport aussi favorable que possible.
Super.
D'apr�s lui, il y a peu de chance qu'il reprenne son poste.
Il est s�r ?
Ces commissions r�int�grent rarement les gens � leur poste.
A ta place, je ne me ferais pas d'illusion.
Merci quand m�me.
Ce pauvre Lo Faro !
C'est quoi son crime, courir en slip avec des fleurs ?
C'est un geste � priori insens�, qui a un impact sur l'inconscient,
qui t'oblige � tout changer.
Pourquoi il aurait fait �a ?
Tu ne comprends pas ?
C'est un appel � l'aide.
C'�tait un gar�on seul qui mentait au monde.
Aujourd'hui, vous �tes l� pour l'aider.
Pour �tre honn�te, m�me moi,
si au lieu de te draguer, j'avais couru vers toi
en slip avec un bouquet de fleurs...
Ou d�guis� en lapin rose.
Tu aurais succomb�.
Un lapin rose ?
C'est mieux qu'en slip.
Tu trouves ?
Palerme,
Palerme.
Commissaire, on a les r�sultats.
D'apr�s le GPS, � l'heure de la mort de son oncle,
Xavier �tait � l'a�roport.
Et il �tait � Taormina le jour de la mort
de Mme Gerarci.
C'est lui ! Il les a tu�s tous les deux.
Il faut le trouver.
Etendez les recherches � la r�gion.
Tito...
Boss, si je peux me permettre,
j'ai un besoin urgent.
- Il a une dent contre moi ? - Ca t'�tonne ?
Bref.
Interpol t'a donn� plus d'infos sur Xavier Torres ?
Ce ne sont pas mes potes. Non !
Vous avez rendez-vous avec Pina Di Tommaso.
- L'agent immobilier de Torres ? - Oui, et l'amie de Geraci.
J'y vais. On se voit apr�s.
Marta !
Tu ne me parles plus ?
L'enqu�te me prend tout mon temps.
C'est vrai...
que tu as �t� d�ner chez le soldat, hier soir ?
Oui, c'�tait une tr�s belle soir�e.
Ah oui, rien que �a ?
Enfin quelqu'un qui ne pense pas qu'� sa r�putation.
Boubi m'a pr�sent� Torres.
Il voulait quelqu'un sur place pour g�rer sa maison.
Il habitait trop loin.
Vous avez appel� Torres deux fois,
pourquoi ?
Parce qu'il avait chang� d'avis.
A quel sujet ?
La gestion de sa maison.
Il avait d�cid� de ne plus la louer,
il pr�f�rait la vendre.
- Pourquoi ? - Il ne me l'a pas dit.
Il avait d�j� un acheteur.
Mais �a n'a pas abouti. C'est tout.
Pourquoi vous pr�f�riez qu'on se voie ici ?
Commissaire, je ne sais pas dans quoi Boubi s'est embarqu�e,
mais je ne veux pas y �tre m�l�e. Il y a un tueur en libert�.
Je vous �coute.
Boubi �tait tr�s amoureuse de Torres.
Mais ?
Mais elle aimait s'amuser.
Elle s'offrait les services d'hommes plus jeunes.
- Des escorts. - Et alors ?
Il y a quelques mois, je suis partie � Miami avec elle.
Un soir, elle a rencontr� un gigolo qu'elle avait rencontr� � Cuba.
Un Cubain ?
Oui, un bel homme.
Il parlait m�me italien.
Quel est le rapport ?
D'apr�s moi, Boubi...
l'a revu avant de mourir.
Comment �a ?
Il y a 2 semaines, elle m'a appel�e de Taormina.
Elle devait retrouver Torres,
mais il l'a plant�e. Par chance, ce jour-l�,
son escort cubain �tait en Sicile.
Elle l'a appel� pour s'amuser un peu.
C'est lui ?
Oui, c'est lui.
Aucun doute, c'est lui.
Mme Torres ?
Commissaire.
On cherche Xavier, le neveu d'Esteban.
Vous seule pouvez nous aider.
Pourquoi ? C'est lui, l'assassin ?
C'est ridicule.
Pourquoi ? Dites-moi ce que vous savez.
Esteban m'a dit que son neveu �tait aux Etats-Unis.
Mais il n'avait aucun contact avec lui.
- Vous �tes s�re ? - Oui.
Ils ne se sont jamais vus, ni m�me appel�s.
Pourquoi ?
Juan, son fr�re jumeau �tait mari� � Carmen,
une fervente castriste.
Esteban avait fui son pays.
Pour Carmen, c'�tait un tra�tre.
Elle a oblig� son fils � ne jamais le contacter.
Comment Juan est-il mort ?
C'�tait avant que je rencontre mon mari.
Esteban �tait aux Etats-Unis.
Juan est venu le voir.
Mais il est mort d'un an�vrisme au cours de son s�jour.
Reprenons toutes les informations.
Tout commence avec Mme Geraci, dite Boubi.
Avec une amie, elle part � Miami.
Elle retrouve un escort qu'elle connaissait.
- Xavier Torres. - Oui.
C'est lui.
Xavier apprend que sa cliente
fr�quente son oncle.
Un oncle qu'il n'a jamais connu, c'est �a ?
Tout � fait.
Le voil�.
Boubi lui r�v�le
qu'elle va le rejoindre � Taormina.
Xavier prend donc un vol pour la Sicile.
L�, il d�cide de tuer Boubi Geraci,
- et son oncle. - Mais pourquoi ?
Pourquoi tuer un oncle qu'il n'a jamais connu ?
Personnellement, je ne comprends rien.
- On est deux. - Trois !
On doit le trouver et l'interroger.
C'est s�r.
- Des nouvelles de Spano ? - Il est � Scordia.
L� o� a v�cu Lo Faro, mais il n'a pas appel�.
Commissaire, je rentre.
Un souci ?
Tu as des infos ?
Oui.
J'ai parl� � un coll�gue, � Scordia.
Elle m'a parl� du p�re de Lo Faro.
C'�tait un salaud.
Il frappait sa femme quotidiennement.
Un jour, il l'a frapp�e si fort qu'elle est morte devant son fils.
Il avait douze ans.
C'�tait un gamin.
Quand la police est arriv�e, il tenait sa m�re dans ses bras.
Il a d� vivre un enfer.
Et aujourd'hui, il risque de perdre la seule chose qui lui reste.
Lo Faro, il faut qu'on parle.
Tu peux rester l� !
Vous savez d�j� tout.
Vous ne comprenez pas.
Tu te trompes.
Je suis bien plac�e pour te comprendre.
D�sol�, c'est vrai.
Je vois encore mon p�re d�foncer ma m�re.
Ce jour-l�, elle ne s'est pas relev�e.
J'ai commenc� � trembler.
Je ne voulais plus parler.
J'ai �t� plac� en institut.
Tout ce que je voulais, c'est que ce salaud aille en prison.
Mais il �tait malin.
Il s'est enfui avant le proc�s.
Et ensuite ?
On l'a retrouv� ?
Au fond de moi,
j'avais la rage.
Ma m�re �tait morte et on l'avait jet�e comme un d�chet.
Personne n'a pens� � ma m�re, � part moi.
C'est pour �a que je voulais �tre policier.
Mais j'�tais un peu instable,
j'ai d� me faire soigner.
Et qui a pris soin de toi ?
Des familles d'accueil, jusqu'� mes 18 ans.
L�, j'ai compris que je n'int�grerai jamais la police.
Mais je n'ai rien l�ch�.
- Comment tu as fait ? - J'ai attendu.
- Ah oui ? - J'ai arr�t� le traitement.
J'ai pass� le concours et je l'ai eu.
Je pensais vraiment pouvoir tout contr�ler.
J'ai repris mes m�dicaments, j'ai fait du sport.
J'ai tenu dix ans.
Pas juste un an, mais dix !
Tu as l'air intelligent.
Pourquoi tu faisais toujours l'idiot ?
Toutes ces vid�os d�biles sur les r�seaux sociaux ?
Il y a des ann�es, j'�tais � l'h�pital.
Dans le lit � c�t�, il y avait ce gars, Nicolas.
Il regardait un truc d�bile � la t�l�vision,
et il �tait mort de rire.
Alors, je lui dis : "Nicola,
"pourquoi tu ris � ces b�tises ?"
Il me regarde, s�rieux,
il me r�pond :
"Les b�tises, c'est pr�cieux.
"Elles te vident la t�te.
"Elles te font tout oublier.
"Elles t'�vitent de pleurer, de hurler."
- Et �a marche ? - Oui.
Ca a march� pour moi.
Je vais tout faire pour t'aider.
Mais tu dois te pr�parer au pire.
Sache qu'on ne te l�che pas.
Tu n'es plus seul.
Merci.
On va se calmer sur les c�lins.
Paolo, appelle-moi, je m'inqui�te.
Je n'ai pas de nouvelle. Je m'inqui�te avec cette taupe.
Envoie-moi un message et je te laisse tranquille.
Mais bien s�r.
Pourquoi je n'y ai pas pens� ?
- Nello. - Commissaire.
- Paolo est l� ? - Oui.
Je vous ouvre.
Daniele, j'ouvre � la commissaire.
- Bonsoir, commissaire. - Bonsoir.
Pourquoi tu ne r�ponds pas � mes appels ?
J'avais de bonnes raisons.
J'avais besoin de m'isoler, j'ai le droit, non ?
Droit � quoi ?
- Tu savais que je paniquerais. - Qu'est-ce que tu veux ?
Dis-moi !
J'ai fait exactement ce que tu m'as fait.
Arr�te tes conneries !
On a failli avoir Bazooka, il va forc�ment r�agir.
Il y a une taupe dans ton �quipe, tu es en danger.
Et alors ?
Comment �a ?
Je connais les risques.
Je risque de finir comme ton p�re.
C'est pour �a que tu es partie, non ?
Qu'est-ce que tu attends de moi ?
Voil� � quoi on est en r�duit.
A se mentir.
A cacher ce qu'on �prouve l'un pour l'autre.
Tu dois repartir.
Apr�s un petit-d�jeuner en terrasse,
comme avant.
Merci pour ta visite surprise.
Avec plaisir.
Tu vas encore t'enfuir ?
Paolo, ne commence pas.
D'accord, j'ai compris.
J'ai encore une question.
Ton probl�me, c'est Palerme, ou moi ?
Quoi ?
Si je ne vivais pas ici,
si je ne faisais pas ce m�tier,
tu fuirais ?
Ne me demande pas �a.
Je me renseignais, c'est tout.
J'essayais de...
Attention,
mollo sur les g�teaux � l'aire d'autoroute.
Tu r�ves ! Je ne viens � Palerme que pour �a.
D�sol�, la carte ne passe pas.
Je viens de prendre de l'essence.
Vous n'avez pas de liquide ?
Non, je n'ai rien.
C'est pas vrai !
Des infos sur la victime ?
Roberta Geraci, 53 ans, n�e � Noto
elle vivait � Modica.
Ce sont ses parents.
Bonjour, boss.
Mme Geraci est n�e � Noto, mais elle vivait � Modica, c'est �a ?
Oui, et alors ?
Elle a peut-�tre une maison de famille � Noto,
celle de ses parents.
- Tu peux v�rifier ? - Oui, je regarde.
Voyons voir...
Vous avez raison.
On l'a fouill�e ?
Je v�rifie.
J'�crivais ma lettre pour Lo Faro.
- Bravo Spano. - Attendez,
l'�criture, ce n'est pas trop mon truc.
Je ne suis pas Dante.
Ne t'inqui�te pas, l'important, c'est ton t�moignage.
Merci boss.
J'y suis.
Eh merde !
On n'a fouill� que la maison de Modica.
Ecoute-moi,
Xavier Torres pourrait se cacher l�-bas,
dans la maison de Noto.
Il est l� ! Bloquez les sorties !
Il est l� !
Ne bougez plus ! Restez tranquille.
Doucement !
Ne bougez pas !
- Allez vous faire foutre ! - Vous aussi.
En voiture, je veux lui parler.
Du calme !
Bravo, Nunnari.
Tr�s belle prise.
On enqu�te sur la mort de Roberta Geraci et d'Esteban Torres.
Je n'ai tu� personne.
Boubi est tomb�e seule dans ce puits ?
On a des preuves.
C'�tait un accident.
On se disputait, c'est tout.
Elle �tait furax.
Elle m'a frapp�, je l'ai pouss�e, elle est tomb�e.
Pourquoi cette dispute ?
Vous connaissez mon m�tier ?
- On parlait d'argent. - Menteur !
Boubi avait l'habitude des escorts, elle avait les moyens.
Alors ?
Allez vous faire voir.
Et votre oncle Esteban ?
Vous n'avez jamais eu de contact avec lui ?
C'est exact.
Pourquoi �tre venue � Catane et le chercher partout ?
J'avais chang� d'avis.
Vous �tes notre principal suspect.
Boubi est venue en vacances � Miami.
On s'est revus.
J'ai compris qu'elle fr�quentait mon oncle.
Alors,
j'y ai vu une occasion.
Je ne l'ai pas tu�.
- Je le jure. - Vous faisiez quoi � l'a�roport ?
Votre portable a born� l�-bas.
Je voulais lui parler.
De quoi ? Vous avez parl� ?
- Non. - Pourquoi ?
Pourquoi ?
Il �tait d�j� mort.
C'est vrai.
Vous devez me croire.
D�sol�.
- Tu as une seconde ? - Non.
On termine notre lettre pour Lo Faro.
La commission se r�unit demain.
Pourquoi tu insistes ? C'est inutile.
Vos lettres ne servent � rien. La commission n'en tiendra pas compte.
Mais je pourrai me regarder en face.
Finalement, c'est toi qui as gagn� la guerre.
Quelle guerre ?
- Vous n'y �tes pour rien. - Ah bon ?
Non.
Vous, vous �tes le big boss.
Vous ne pouvez pas vous mettre � la place de Lo Faro.
Moi, je le comprends.
C'est une question de hi�rarchie ?
Non, �a n'a rien � voir avec �a.
Vous savez pourquoi je m'habille en militaire ?
Non.
Quand j'�tais petit...
on se moquait de moi.
Alors je m'enfermais chez moi, je regardais la t�l�.
Vous savez ce que je regardais ?
Rambo.
J'adorais Rambo.
Il �tait invincible. Je r�vais d'�tre lui.
Je sais que r�ver d'�tre Rambo,
c'est ridicule.
Mais si �a peut aider � avancer...
c'est d�j� �a.
- Tenez, le rapport. - Merci.
Vous lisez les livres de Patan� ?
- Pourquoi, tu ne lis jamais ? - Non.
Je suis un homme d'action.
Un hippocampe ?
Ca veut dire quoi ?
Qu'est-ce que j'en sais ?
C'est un hippocampe.
Peut-�tre qu'il aimait la mer.
Eh merde !
Quoi ?
Regarde.
Regarde �a.
C'est le tatouage de Torres.
Oui.
Et alors ?
L'auteur de ce livre peut nous aider.
- All�. - Professeur Marchiani ?
- Qui est � l'appareil ? - Commissaire Guarrasi,
de la criminelle de Catane. J'ai une question � vous poser ?
La criminelle ? Allez-y.
Dans votre dernier livre,
j'ai vu une photo d'un Cubain avec un tatouage sur le bras.
Un dessin d'hippocampe.
Je me souviens de ce tatouage.
Il a �t� fait � Cuba en 1986.
C'�tait � la mode � l'�poque.
C'�tait � l'occasion du Mondial de baseball � la Havane.
C'est la mascotte de l'�quipe cubaine.
Il se trouve que j'ai un tatouage identique
sur le bras d'une victime de meurtre.
Un Cubain.
Mais qui s'est install� aux Etats Unis en 1982.
Vous �tes s�re de la date ?
Oui, un instant.
Je v�rifie.
Oui, il a bien quitt� Cuba en 1982. Il n'y est plus retourn�.
C'est impossible. Il n'y a aucun tatouage de ce genre
avant 1986.
Le tatouage n'a �t� fait qu'� Cuba en 1986.
Il ont chang� de mascotte juste apr�s.
- Je vous remercie. - De rien.
Comment il a eu ce tatouage ?
Il y a une explication.
Incroyable, mais c'est la seule possible.
Je vais vous raconter une histoire.
Il y a des ann�es, votre p�re Juan, rest� � Cuba par amour,
va voir son fr�re aux Etats-Unis.
Pendant son s�jour, Esteban d�c�de.
Oui, c'est bien Esteban qui meurt d'an�vrisme.
Juan veut appeler les secours, mais renonce.
C'est peut-�tre sa seule chance de quitter Cuba.
M�me si �a implique d'abandonner sa femme, et vous,
son fils.
Il prend ses papiers et appelle les secours.
Juan prend l'identit� d'Esteban et refait sa vie...
alors que sa femme et son fils
le croient mort.
Jusqu'� ce qu'un jour, gr�ce � Boubi Geraci,
vous d�couvrez que votre oncle est en fait votre p�re.
C'est pour �a que vous venez en Sicile.
Que voulez-vous ?
La v�rit� !
C'est la seule chose qui peut vous aider.
Nous dire la v�rit�.
Tout est vrai.
Quand j'ai vu Boubi � Miami, je savais qu'elle voyait mon oncle.
Elle m'a montr� une photo.
Gr�ce au tatouage, j'ai su que c'�tait mon p�re.
Pourquoi vous vous �tes disput�s avec Boubi ?
Je lui ai dit qu'Esteban �tait mon p�re,
et que je voulais le voir.
Elle s'est �nerv�e,
elle voulait que je reparte.
- Elle m'a frapp�. - Pourquoi ?
Elle avait peur de le perdre ?
Pas uniquement.
Il �tait dangereux.
Parlez-moi de votre p�re.
On s'est vus une premi�re fois � Catane.
J'ai dit que j'�tais son fils.
Il m'a regard� avec d�go�t.
J'�tais un risque � �liminer.
Alors, je suis all� le voir � l'a�roport.
Pour refuser son argent.
Quel argent ?
Apr�s notre premi�re rencontre, il m'a appel�.
Il voulait r�gler le probl�me.
Il voulait vendre sa maison, la Salita dei Saponari,
pour me payer.
A condition que je disparaisse de sa vie.
Il disait avoir accept� une offre pour la maison.
Que c'�tait bon.
Vous lui avez dit que vous ne vouliez rien qui vienne de lui.
Oui.
Sa voiture �tait dans le parking.
Je me suis approch� de la porti�re, il �tait d�j� mort.
Alors ?
J'ai besoin de r�fl�chir.
- Me Recupero. - Mme Guarrasi.
- Je vous cherchais. - Bonjour.
Comment �a va ?
- Bien, merci. - Et M. Amalfitano?
Ca va, je crois.
J'ai une question indiscr�te.
Vous �tes � nouveau ensemble ?
Oui, mais c'est compliqu�.
Alors, je dois vous pr�venir.
Nina, d�sol�,
- je suis d�bord�. - Je n'ai qu'une question.
Tu as postul� � Catane ?
Oui.
Vanina !
Giuli ?
- Coucou. - D�sol�e,
je n'ai plus de batterie.
Et je voulais te parler.
D�sol�e de ne pas t'avoir rappel�e.
Ces derniers jours, c'est la folie.
Je t'�coute.
Je suis enceinte.
Quoi ? Tu rigoles ?
Merde, tu es s�rieuse.
Tu le sais depuis quand ?
Depuis une semaine.
C'est arriv� quand ?
A Rome.
A Rome ?
Tu n'as pas vu uniquement des cur�s ?
C'est un cur� ?
- Non. - Un s�minariste ?
Non plus.
C'est Luca.
Luca ?
Comment �a ?
Tu devais �viter de le voir.
C'est lui qui m'a appel�e, d'accord ?
Il �tait stress�,
il �tait inquiet, il avait besoin de parler.
Je n'ai pas su lui dire non.
On a �t� d�ner.
Il m'a invit�e � son h�tel.
On a parl�.
- Et la suite... - Il le sait ?
Non, pour le moment, je ne pr�f�re pas.
Putain, Giuli !
Vous ne pouviez pas r�fl�chir.
Il est en couple depuis 10 ans.
- Tu ne m'aides pas. - Et Adriano, alors ?
Vous risquez de lui g�cher la vie.
Et ma vie, alors ?
- Giuli ! - Va te faire foutre.
Pour moi, Xavier dit la v�rit�.
Oui, il a accidentellement tu� Geraci.
Mais il n'a pas tu� son p�re.
J'y ai cru mais c'est peut-�tre un bon acteur.
Ca ne colle pas.
Xavier a dit que Torres avait vendu sa maison,
la Salita dei Saponari.
- Qu'il avait accept� une offre. - Et ?
L'agent immobilier m'a dit que l'offre �tait tomb�e � l'eau.
Torres aura chang� d'avis sans la pr�venir ?
Je vais lui demander.
La commission se r�unit pour Lo Faro.
Oui, et je serai l�.
M�me si on ne peut pas entrer, je veux qu'on soit tous l�.
Pour le soutenir.
A plus.
- Bonjour. - Bonjour.
J'ai des questions sur la vente de la Salita dei Saponari.
La vente ?
Allez-y.
Vous avez dit qu'elle avait �t� annul�e, or j'ai un t�moin qui dit
que Torres avait accept� une offre.
Que c'�tait sign�.
Je n'y suis pour rien. Torres s'est d�brouill� seul.
Qui vous a dit que tout �tait annul� ?
Apr�s la mort de Torres, j'ai re�u un mail
disant qu'elle n'�tait plus � vendre,
et que je pouvais continuer � la louer.
Qui a envoy� ce mail ?
Sa femme, Evelyn Cristallo.
Elle vous avait d�j� contact�e ?
Non, c'�tait la premi�re fois.
Je peux le voir ?
Oui.
Ecoutez,
pr�parons-nous au pire. Ca se complique.
- C'est mort ? - Comment a r�agi la commission ?
Ce n'est pas encore fini, mais...
�a s'annonce mal.
Ils ont lu nos t�moignages ?
Oui, ils les ont lus, malheureusement,
ils s'appuient sur des faits scientifiques.
J'ai essay�,
mais ils m'ont fait comprendre que vous ne pouviez pas entrer.
D�sol�.
Alors les gars, on attend quoi ?
Il a raison, �a pourrait �tre moi.
Je lui ressemble quelque part.
Je ne peux pas sortir sans m'habiller en militaire.
Et moi alors ?
A une �poque je ne pouvais pas me regarder dans le miroir.
Je d�testais mon corps.
Je voulais dispara�tre.
Depuis que je fais du yoga et que je suis v�gane,
je me suis accept�e.
Je sais ce que c'est de tout perdre et de croire que c'est de ta faute.
Oui, ma femme m'a quitt�.
Elle avait raison.
Tu ne comprends pas.
C'�tait un appel � l'aide.
Un geste � priori insens�,
qui t'oblige � tout changer.
Il �tait seul,
il mentait � tous.
Aujourd'hui,
vous �tes l� pour l'aider.
Bonjour Catane !
Venez, on y va.
Allez !
J'ai pris ces m�dicaments...
- Qu'est-ce qui se passe ? - M. le Pr�sident,
- �coutez-nous. - La commission est � huis clos.
- C'est confidentiel. - Attendez,
�a ne pose aucun probl�me � Lo Faro, pas vrai ?
C'est vrai.
Nous avons lu vos t�moignages.
Mais on ne tol�rera aucune interf�rence.
M. le Pr�sident,
vous savez,
Lo Faro n'est pas un cas,
il n'est pas seul comme �a.
Je suis comme lui.
Il a vu sa m�re tu�e par la violence de son p�re.
J'ai vu mon p�re se faire tuer par la Casa Nostra.
Je suis comme lui.
Nos vies ont �t� d�truites.
On est gardiens de l'ordre, de la loi,
mais on est des hommes, des femmes.
Imparfaits, comme vous.
On est une �quipe unie.
Je vous en prie, je vous en supplie,
r�int�grez-le parmi nous.
Commissaire,
je ne suis pas indiff�rent au pass� de M. Lo Faro ni � vos mots.
Mais nous devons faire notre travail.
M. le divisionnaire, vous n'avez aucune autorit�
sur vos �quipes.
Je n'ai jamais eu aucun souci de discipline avec mon �quipe.
Et d'ailleurs...
personnellement...
je suis d'accord.
Je les vois travailler tous les jours.
C'est vrai, on est une �quipe.
On ne peut travailler qu'ensemble.
Vous devriez en tenir compte.
Commissaire Guarrasi,
d�cider du cas de Lo Faro,
c'est tr�s difficile.
Mais j'entends vos arguments.
Un homme ne se d�finit pas uniquement en tant qu'individu,
les relations qu'il cr�e autour de lui le d�finissent.
Tout comme la fa�on dont il est per�u par les autres.
Nous prendrons en compte l'affection, la confiance,
et le sentiment de protection que vous, M. Macchia,
Mme Guarrasi, ainsi que le reste de l'�quipe
avez t�moign� envers M. Lo Faro.
La commission se retire.
Au moins, on aura essay�.
Lo Faro.
Tu es r�int�gr�.
Oui ! On a r�ussi !
Merci � tous.
Ce que vous avez fait pour moi est la plus belle chose
qui me soit arriv�e dans la vie.
Bon retour, Lo Faro.
Allez, la journ�e n'est pas finie.
- Direction les archives. - Pourquoi ?
Pour savoir comment Torres a eu sa maison.
Nunnari, merci pour ton hospitalit�.
Je retrouve l'homme dont je suis tomb�e amoureuse.
Le capitaine de notre �quipe.
Bonjour.
Bonjour.
Ce jardin est sublime.
Merci.
Vous savez, c'est gr�ce � moi s'il a r�sist�.
Vous le connaissez tellement bien.
Il �tait � votre grand-p�re, puis � votre p�re.
C'est dur d'�tre le jardinier d'une maison qui vous a appartenu.
Je me suis renseign�e.
Je commence et vous continuez ?
Il y a des ann�es, vous avez perdu votre fortune aux cartes.
Avec Torres, vous avez perdu la seule chose qui vous restait.
Cette maison.
La maison o� vous avez grandi.
Vous avez suppli� Torres de vous laisser vivre ici.
Vous vivez au sous-sol contre l'entretien de la maison.
Apr�s vingt ans,
tout change.
Torres d�cide de vendre la maison.
Vous allez devoir partir.
A vous de nous raconter la suite.
Vous avez envoy� un faux email � Mme Di Tommaso.
D'apr�s votre portable,
vous �tiez � l'a�roport quand Torres est mort.
J'ai servi Torres,
je me suis couch� � ses pieds comme un chien,
pour pouvoir rester ici...
dans cette maison.
Vous n'avez pas connu Torres, vivant.
Non.
Il faisait froid dans le dos.
Il m'a tout pris.
Il m'a vol� ma vie.
Un jour, il arrive devant moi,
et il me chasse d'ici.
Alors,
je me suis mis � genou,
j'ai pleur�.
Je l'ai suppli�. Vous savez ce qu'il a fait ?
Il a ri.
Il rigolait.
Et il m'a chass� � coups de pied, comme un chien.
C'est l� qu'il a eu tort.
Comment �a ?
J'ai compris qu'il ne changerait pas d'avis.
Alors, j'ai d�cid� de le tuer.
Je savais qu'il devait partir.
J'ai �t� � l'a�roport pour l'abattre.
J'avais peur qu'il fasse la vente, une fois parti.
O� est cach�e l'arme ?
Au fond du jardin.
Dans le creux de l'olivier.
C'est un bel arbre, vous savez.
Je l'ai plant� avec mon p�re
quand j'�tais petit.
Dites au prochain propri�taire...
de ne pas le couper.
D'accord.
Venez avec moi.
Vanina.
Giuli.
Je regrette notre dispute.
Moi aussi.
Je n'ai pas dormi de la nuit.
C'est la premi�re fois qu'on se dispute.
Je suis d�sol�e Vanina, je te jure...
C'est � moi de m'excuser. J'ai mal r�agi.
Quoi qu'il arrive, je suis l�.
M�me si c'est le bordel, je suis l�.
Je t'aime.
Maintenant que nous avons renouvel� nos voeux d'amiti�,
que tu m'acceptes comme je suis, que tu jures de me soutenir...
jusqu'� ce que la mort nous s�pare.
J'ai une proposition.
Tu m'accompagnes ?
Pour ton �chographie ?
C'est une surprise.
Allez.
Je n'aime pas les surprises.
- On va au sommet de l'Etna ? - Patience.
- Je n'aime pas les surprises. - C'est ici.
On est arriv�es ?
- Et maintenant ? - Une petite seconde.
Giuli !
- Salut, Giuli. - Salut, Paolo.
- Merci. - De rien.
Qu'est-ce qui se passe ?
Je voulais te voir apr�s ton appel,
mais j'ai d� prendre des pr�cautions.
Il y a du nouveau ?
On a mont� une nouvelle op�ration
pour faire arr�ter Cuzzano.
Un petit malfrat li� � Bazooka.
Il s'est enfui.
Tu sais ce que �a veut dire.
Que la taupe est parmi nous,
au sein de l'�quipe.
Tu dois faire attention.
Ne t'inqui�te pas.
Je suis bien entour�.
Pourquoi tu vises le poste de substitut � Catane ?
Tu sais pourquoi.
Dis-le-moi.
Tu es trop importante pour moi.
Je ne veux pas te perdre.
Tu ne peux pas faire �a.
Ta vie et ton travail sont � Palerme.
- Tu ne peux pas tout quitter. - Non.
Je vais coincer Bazooka avec toi.
Ensuite, je te rejoins � Catane.
Non, Paolo.
Changer de vie pour toi, �a me va.
Tu ne peux pas le faire pour moi. C'est ta vie.
Tu es toute ma vie.
Ma d�cision est prise.
Il faut qu'on y aille.
Je t'appelle.
C'est parti !
Vanina.
Viens l�.
Comment tu te sens ?
- Tu as des naus�es ? - Oui.
Du genre gueule de bois ?
C'est encore pire. Je ne peux rien avaler.
Une m�re doit se sacrifier avant m�me d'avoir son b�b�.
Attention,
ta-da !
Ah, tu n'es pas seule.
- Salut. - Salut.
C'est une amie. C'est quoi, ce d�guisement ?
Ca ?
Je suis amoureux de toi.
Ce d�guisement en est la preuve.
Tu es compl�tement fou.
C'est toi qui es folle. Comment tu peux me r�sister ?
On en a d�j� parl�.
Oui, je sais.
Tu ne te d�barrasseras pas de moi comme �a.
Je retenterai.
D�sol�, mais �a me d�mange trop.
- Salut. - Bonne soir�e.
Allez, fonce !
Attention aux chasseurs.
Charmant, ce m�decin.
On aurait pu l'inviter � d�ner, lui offrir une carotte.
T'es jalouse !
Vanina.
Giuli.
Bonsoir, Bettina.
Venez donc d�ner chez moi.
J'ai cuisin� pour tout un r�giment.
Merci, Bettina, tu es adorable.
Mais pour une fois, j'aimerais pouvoir t'inviter.
Et mes plats alors ?
Tu n'as rien � manger.
Pas de souci, on vient les chercher,
- on mange chez moi. - On arrive.
D'accord, on fait comme �a.
- Venez m'aider. - On arrive.
Je prends un dernier plat dans le four et j'arrive.
- D'accord. - Avant que �a br�le, vite !
C'est fou.
Si Bettina descend et que tu n'es pas seule ?
- C'est d�j� arriv�. - Ah bon ?
C'est quoi ce bordel ?
Hein ?
On t'a pris quelque chose ?
Ce n'�tait pas un vol.
Bazooka !
C'est un avertissement.
Ca veut dire quoi ?
J'ai un vieux compte � r�gler.
Vanina.
Je suis pr�te, Giuli.
Tu n'as pas peur ?
J'ai appris une chose de la peur,
elle ne g�chera pas ma soir�e.
Allez.
On va manger � l'�tage.
- On rangera apr�s. - Vanina !
Sous-titrage : Isabelle CHARRIER pour IYUNO
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