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Original subtitles

...

- On commence ? - C'est comme �a qu'on s'habille ?

Je devais sortir au d�part, moi.

Tu p�ches avec �a ?

Ca, c'est pour regarder dans l'eau.

Pour p�cher, j'utilise une �puisette.

Une �puisette ?

Tu nous prends pour des gamins avec ton �puisette !

J'aurais d� aller A la soir�e des orthop�distes.

Quoi ?

Une voiture s'est arr�t�e devant les rochers.

Tu as peur des voleurs ?

Ca doit �tre un couple qui se b�cote, quelle chance !

- C'est mieux que p�cher ! - On ne vient pas ici pour �a.

Non.

Ce n'est pas un couple.

On y va ?

On ne va pas attendre ici !

- Une minute. - C'est �a...

J'attends.

- Tu as fini d'espionner ? - Oui.

Il est tard et demain, je fais une ad�no�dectomie.

Je ne voudrais pas lui trancher la gorge.

- Ca serait ma faute. - Oui.

Que c'est lourd !

C'est lourd !

Bonjour.

- Ca p�se une tonne. - Nunnari, tu fais quoi ?

Non, rien, je...

Je faisais de la place A Marta.

Tu ne me d�rangeais pas.

C'est juste que...

C'est trop lumineux, ici.

- Avec la fen�tre. - Tu es photosensible ?

Quoi ?

Bref...

j'ai apport� le petit-d�jeuner.

V�gan pour toi.

Ca te fera du bien de manger.

Je ne comprends pas.

Donnez-moi votre nom.

Vous devez me donner votre nom.

Qui est-ce ?

Le standard m'a pass� une dame agit�e.

Je ne comprends rien. Elle dit que c'est grave.

Elle ne veut parler qu'A vous.

D'accord. All� ?

C'est tr�s grave.

- Qui est-ce ? - Je ne peux pas le dire.

Une femme a �t� tu�e cette nuit.

O� �a ?

Dans une villa, 158, via degli Altoviti.

- Le cadavre est dans une valise. - Une valise ?

Ils l'ont jet�e A la mer.

- Je dois raccrocher. - Non !

Eh merde ! Au revoir.

C'est peut-�tre une blague si elle n'a pas donn� son nom.

Renseigne-toi sur cette villa.

D'accord. Mais avant,

je prends une bouch�e.

158, via degli Altoviti...

Je me suis renseign� sur la villa.

Elle est lou�e par une certaine Lorenza Iannino, 30 ans, avocate.

Elle doit la louer pour les vacances,

parce qu'elle habite en ville.

Et ?

Elle bosse chez ma�tre Ussaro, dans un gros cabinet.

Tu l'as appel�e ?

Son portable est �teint.

J'ai appel� le cabinet, ils ne l'ont pas vue ce matin.

- Salut, Manfredi. - Vanina.

Salut.

Ca fait longtemps.

Je peux te rappeler ?

Ca concerne ton travail.

Tu n'as pas le temps ?

Je t'�coute.

Je suis all� p�cher en barque cette nuit avec un ami.

En barque ?

- Tu es s�rieux ? - Elle �tait A mon p�re.

A deux heures, j'ai remarqu� une voiture qui s'est arr�t�e.

J'ai vu un type prendre une valise et la jeter A l'eau.

Une valise ?

Tu te souviens si elle avait l'air lourd ?

Oui, tr�s, il avait du mal A la soulever.

J'ai remarqu� ce matin que la valise �tait encore lA.

- Elle est dans les rochers. - On arrive.

Je te rejoins.

On doit aller sur la promenade.

Cet appel anonyme, c'�tait pour de vrai.

Je vais chercher mes cl�s.

- Salut. - Salut.

- Ca a l'air d'aller. - Toi, non.

- J'ai pass� la nuit A p�cher. - Pourquoi ?

Mon p�re m'a l�gu� une barque.

Il aurait mieux fait de me l�guer des timbres.

Elle est o� ?

LA, je vais vous montrer.

Au milieu des rochers.

Lo Faro, va la chercher.

Tout de suite.

Ne fais pas l'imb�cile, comme toujours.

Je suis champion de plongeon.

Merde, �a glisse !

Et voilA !

- Ca va ? - Tr�s bien.

- Prends la valise. - Vite !

Attention, �a doit �tre lourd.

- C'est l�ger. - Quoi ?

Elle doit �tre vide.

Elle est ouverte.

Un portable.

C'est s�rement du sang.

Tu te souviens de la voiture ? De sa plaque ?

Elle n'�tait pas tr�s grande,

et fonc�e.

Il y avait deux personnes. On ne voyait rien.

Bizarre qu'elle soit ouverte.

Elle a d� se casser dans les rochers.

- Nunnari. - A vos ordres.

Tu as eu Lorenza Iannino ?

Non, je n'arr�te pas d'appeler, mais aucune trace d'elle.

Appelle les gardes-c�tes.

C'est s�rieux.

Lo Faro ?

Tu vas attendre la scientifique ici.

Tr�s bien.

J'y vais.

- Merci. - De rien.

Commissaire, o� on va ?

Tu demandes ?

- A la villa de Lorenza Iannino. - Ah.

Ca m'a l'air ferm�.

C'est une maison de vacances.

Ferm�e depuis l'�t� dernier.

Ou pas.

Ces traces de pneus sont fra�ches.

Il y a eu du mouvement cette nuit.

Qu'est-ce qu'on fait, commissaire ?

On saute et on va voir.

Ah bon ? Sans pr�venir Tito ?

Je ne vais pas attendre deux jours son autorisation.

Vas-y.

Mimmo, A toi.

Attendez...

Mon pied...

- Pardon. - Merci.

Sinon on n'y arrivera jamais.

Merci, commissaire.

Attention.

Donne ta main.

Je vais juste...

- Oh, Mimmo ! - Je vais bien.

Putain !

Quel bordel !

Il faut qu'on entre.

Aucun probl�me.

J'ai tout :

carte de t�l�phone ou radio ?

Si tu sors une de tes radios, je tire.

Je vais prendre la carte, alors.

Allons-y.

C'�tait ouvert.

Merci.

On a fait la f�te ici. Et �a a d� mal se finir.

Ca, c'est s�r.

C'est quoi, cette odeur ?

LA, les hu�tres.

Champagne de luxe.

Pareil que chez nous.

Pourquoi ils ont tout laiss� comme �a ?

Regardez.

Des lignes de coca�ne.

M�me �a, ils l'ont laiss�e.

LA aussi.

Allons A l'�tage.

Ils ont fait du catch ici ?

Il y a du sang.

Appelle la scientifique.

Il faut retrouver qui a pass� le coup de fil anonyme.

Tout de suite.

Pourquoi tu es entr�e ?

Sans me demander ! Tu es but�e !

Et tout �a apr�s un coup de fil anonyme A la con.

Calme-toi.

Si je veux, je me calme !

Tu me prends pour qui ? Une marionnette ?

Je peux t'expliquer ?

Vas-y, je t'�coute.

Eclaire ma lanterne.

Oui, on est entr�s.

On a vu les traces d'un crime.

Tu es m�dium ? Tu n'aurais pas d� franchir le portail.

Il y avait de la coca�ne et qui sait quoi d'autre.

On a aussi trouv� du sang.

Et Lorenza Iannino est toujours introuvable.

Je parle avec votre commissaire !

Je voulais vous dire que...

la scientifique a appel�.

Et alors ?

Le portable de la valise appartient A Lorenza Iannino.

Un coup de fil A la con ?

Tr�s bien.

Sans cadavre ni avis de disparition, on doit �tre tr�s prudent.

J'ai compris.

- Autre chose sur Iannino ? - Oui.

Elle a un fr�re qui s'appelle Gianfranco.

Il vit pr�s d'Arezzo.

Trouve-moi son num�ro.

- Dans quel �tat tu es ! - Pardon.

Je finis dans une heure.

Rentre ! Tu veux attraper une pneumonie ?

- Je peux ? - Tu dois.

Merci.

Je peux le jeter.

Merci.

De rien.

- All� ? - Commissaire Guarrasi.

Vous �tes Gianfranco Iannino ?

Comment �a ? Que se passe-t-il ?

VoilA,

votre soeur est injoignable.

Pourquoi la cherchez-vous ?

- Vous lui avez parl� hier ? - Non, mais de quoi s'agit-il ?

Vous lui avez parl� quand ?

Je savais que quelque chose n'allait pas.

Comment �a ?

Ca fait deux jours que son t�l�phone est �teint.

On se parle tous les jours normalement.

Dites-moi ce qui est arriv�.

Nous la recherchons activement.

Le mieux serait de venir A Catane pour signaler sa disparition.

Tr�s bien, je prends le premier avion.

Merci beaucoup.

Et alors ?

Tu as trouv� quoi pour �viter Luca ?

Ce que j'ai trouv� ? C'est la solution id�ale.

Comme �a, on est tranquilles, Adriano, toi et moi.

Vas-y, dis-moi tout.

Je me suis inscrite en droit canon A l'Universit� pontificale.

Pour que l'Eglise annule les mariages ?

Je passerai du temps A Rome.

Je ne verrai plus Luca.

- C'est g�nial, non ? - Bravo.

Et toi ? Tu en es o� avec Paolo ?

Tu ne me dis plus rien.

Tu n'as qu'A demander.

Je l'ai bloqu�.

Comment ? Tu as fait quoi ?

Comme �a, chacun fait sa vie. Lui de son c�t�, moi du mien.

Pourquoi tu l'as bloqu� ?

Tu rigoles ?

Je l'ai vu dans un bar.

Il �tait avec une fille du tribunal.

Jolie, en plus. Elle a un faible pour lui.

Et ils faisaient quoi ?

Ils se tenaient la main, s'embrassaient ?

Non.

Ils parlaient, c'est tout.

Il avait l'air heureux.

Et �a t'a contrari�e.

Paolo m�rite d'�tre avec quelqu'un qui le rende heureux.

Mieux vaut couper les ponts.

Allez, viens, il faut faire ton essayage.

Viens.

- Pour quoi ? - Le mariage de ta soeur.

Tu dois r�essayer ta robe. Allez !

Il faut que je me souvienne o� je l'ai mise.

Je ne comprends pas comment tu fais. C'est le bordel, chez toi.

Bon, r�capitulons.

Elle �tait lA.

Je l'ai mise pour aller A Palerme.

En rentrant, je l'ai mise...

- avec le linge dans la machine. - Dans la machine ?

Oui.

Tu as mis une robe du soir dans la machine.

Quel programme ?

Comme d'habitude, le plus fort.

Tu plaisantes ?

C'est mal ?

Attends.

C'est mal.

C'est pas grave, on l'utilisera pour nettoyer le four.

Ou comme torchon.

Ne t'en fais pas, je vais t'aider.

Pour le moment, on va d�ner. N'y pense plus, mais surtout,

ne la regarde plus.

Plus du tout. Viens.

Ne la regarde plus.

Monsieur Iannino,

un meurtre aurait �t� commis dans la villa lou�e par votre soeur.

On y a trouv� du sang.

De quelle villa parlez-vous ? Lorenza avait un appartement.

Elle louait aussi une villa.

Enfin...

Regardez.

Vous reconnaissez cette valise ?

Oui.

C'est celle de Lorenza.

Elle la prenait quand elle venait chez nous.

On l'a retrouv�e.

Il y avait du sang et le portable de Lorenza dedans.

Commissaire, Lorenza est morte ?

Nous l'ignorons, mais esp�rons que non.

Vous avez les cl�s de chez elle ?

Oui.

Vous auriez une photo d'elle ?

Je vous en envoie une. Non...

regardez.

Je vais vous la montrer.

VoilA une vid�o qu'elle m'a envoy�e il y a deux jours.

Salut, Gianfranco.

Sache que tu me manques.

Et que je t'aime beaucoup. Beaucoup.

Je pense souvent aux parents.

Je r�alise que j'ai de la chance de t'avoir.

Je t'embrasse fort.

Au revoir, grand fr�re.

Je vous l'envoie.

Pourquoi dit-elle qu'elle pense A vos parents ?

Nous avons perdu nos deux parents il y a de nombreuses ann�es.

Comment ?

Accident de voiture.

J'avais 16 ans, elle 8.

Je l'ai �lev�e.

J'ai jou� le r�le de p�re et de m�re pour elle.

Pour moi, c'est toujours une enfant.

- Vous vous parlez tous les jours ? - Exactement.

Elle me dit tout, d'ailleurs...

pourquoi elle ne m'a pas parl� de cette villa ?

Je l'ignore.

Spano, viens.

- Nous avons termin�. - Bien.

Oui ?

Accompagne M. Iannino

jeter un oeil chez sa soeur.

Je vais chez Ussaro.

Nous ferons notre possible, c'est promis.

Merci, commissaire.

Par ici.

Bonjour, je suis Me Antineo.

Bonjour.

Bonjour.

Vous avez des nouvelles de Lorenza ?

- Malheureusement non. - Suivez-moi.

Me Ussaro va arriver. Venez avec moi.

Merci.

A quelle heure Lorenza est partie avant-hier ?

Vers 19 heures.

Nous sommes les bras droits de Me Ussaro.

Nous l'attendions pour faire un point de la journ�e, mais elle...

est partie. Je suis rest� seul.

Pourquoi elle est partie plus t�t ?

Je l'ignore.

Me Ussaro m'a pr�venu que je serai seul.

Bonjour, excusez mon retard.

- Me Ussaro. - Commissaire Guarrasi.

Bonazzoli.

Asseyez-vous.

Cette affaire est tr�s �trange.

Vous pensez A une disparition volontaire ?

- Pas pour le moment. - Comment ?

Vous l'excluez ?

Elle n'a pas disparu volontairement.

On nous a dit que vous l'aviez autoris�e A partir plus t�t ?

Pourquoi cela ?

Elle m'a dit vouloir s'en aller plus t�t.

Elle devait aller A une f�te.

Je ne suis pas un tyran,

je comprends les jeunes gens.

Vous savez o� �tait cette f�te ?

Non.

Non, pas du tout.

Cette f�te avait lieu dans une villa lou�e par Lorenza.

Vous y �tes d�jA all�s ?

Dans une villa ?

Pourquoi faire ?

Elle n'a jamais parl� d'une villa.

Vous lui avez parl� ce soir-lA ?

Non, pas du tout.

Ecoutez,

vous ne croyez pas A une disparition volontaire ?

Enfin,

Lorenza est jeune.

Et belle.

Moi aussi, A son �ge, je faisais les 400 coups.

- Salut. - Salut.

C'est quoi, ce bruit ?

Un de mes patients.

T'as entendu ?

- Un futur t�nor. - Dis-moi,

un de tes voisins aurait une cam�ra de surveillance

qui aurait film� l'autre soir ?

Oui, le voisin du dessous s'est r�cemment fait cambrioler

et il en a install�.

Je vais lui demander. Venez regarder les enregistrements.

Parfait.

Vers quelle heure on peut passer ?

A l'heure du d�jeuner.

A tout A l'heure.

Salut, Palerme.

Comment vous connaissez le docteur Monterreale ?

Je me demandais.

Tu es casse-couilles !

- Vous �tes d�sagr�able. - Tu es trop sensible.

Bonjour.

- Venez, j'ai fait du caf�. - Merci.

Mais quelle vue fantastique, docteur !

Vous �tes d�jA venue ici ?

Voyons les images.

Le docteur a fait du caf�.

- On va en prendre. - Il est juste lA.

Il le met dans les tasses, c'est rapide.

Et voilA.

C'est pr�t.

- Je prends celui-lA ? - Allez-y.

C'est toujours une chance

de conna�tre un m�decin. Un parent...

Un petit ami...

Vous ne seriez pas urologue ?

Non, p�diatre.

- Dommage, deux jours que... - Spano !

Je vais te faire bouffer ta tasse.

- Voyons les images. - Oui.

Je les ai vues quand le voisin me les a envoy�es.

C'�tait A 02 h 10, on voit bien la voiture.

Attends.

- Tu peux zoomer ? - Oui.

VoilA.

Spano, appelle Nunnari pour v�rifier la plaque.

Oui, commissaire.

DL-540-BZ.

C'est un SUV gris.

VoilA la valise.

Ca l'air lourd.

Et voilA le conducteur. Voyons s'il se tourne.

Non.

L'autre revient.

Et ils s'en vont.

Merci pour ton aide.

Je t'en prie.

C'�tait cool de te revoir.

Restez pour d�jeuner.

Quelle bonne id�e !

On mange toujours n'importe quoi quand on est en service.

- Merci. - Tu ne devais pas faire un truc ?

- Quoi ? - Aller au poste.

Ah bon ?

Pour cette autre affaire importante.

- Laquelle ? - L'affaire casse-couilles.

Ah, mais oui ! J'allais oublier !

- C'est urgent. - Tr�s !

Je dois m'en aller, docteur, je suis d�sol�.

Je rentre A pied.

- Une prochaine fois. - Oui.

- Au revoir. - A bient�t.

"Casse-couilles" ?

Je voulais te parler depuis hier.

Je suis d�sol�e d'avoir disparu de cette fa�on.

Ne t'en fais pas, Vanina.

D'abord, on mange. On parlera apr�s.

Maintenant,

explique-moi pourquoi tu n'as plus voulu me voir.

C'est compliqu�, Manfredi.

Il y a quelqu'un d'autre ?

Il y a eu quelqu'un d'important.

Paolo Malfitano.

- Comment tu le sais ? - Internet.

Ah bon ?

Tu as trouv� quoi ?

Que tu es la fille d'un h�ros.

Tu� par la mafia.

Tu travaillais A Palerme avec Malfitano.

Vous sortiez ensemble.

Si les gens s'occupaient de leurs affaires !

Donc, c'est lui ?

Oui.

Et maintenant, lui et toi...

- Vous �tes ensemble ? - Non.

A cause de lui ou de toi ?

T'es trop con !

A cause de moi.

- Bonne nouvelle. - Pourquoi ?

Parce que �a me laisse une lueur d'espoir.

Je t'en prie, ne t'accroche pas A moi.

Je suis trop compliqu�e.

Je ne veux faire de mal A personne.

Fais-moi tout le mal que tu veux.

Je suis m�decin.

Je peux avoir toute la morphine que je veux.

Tu m'en donneras un peu ?

- Spano ? - Commissaire,

je d�range au mauvais moment ?

Non, je t'�coute.

On a un r�sultat pour la plaque, elle est au nom de Lorenza Iannino.

- Putain ! - Qu'est-ce que �a veut dire ?

Qu'on l'a tu�e et pris sa voiture pour jeter son corps ?

On dirait que oui.

On doit retrouver son SUV.

Lance une recherche.

Bien. Commissaire ?

Vous pouvez rester, si vous voulez.

- Ca va ? - C'�tait Spano.

- Bien. - Je les ai vus s'embrasser.

Eh ben dis donc !

- Un probl�me ? - Non, tout va bien.

Commissaire ?

Une patrouille a retrouv� le SUV.

- D�jA ? - Il �tait gar� dans un parking.

Ils ne l'ont m�me pas cach� ?

Ce sont des amateurs, ils ont improvis�.

- Fais-le rapidement analyser. - C'est d�jA fait.

La scientifique va se d�p�cher.

Bravo, Marta.

Que fais-tu ici ?

Tu entends la puissance de ce moteur ?

Arr�te de faire du bruit.

Ou je t'arr�te pour trouble A l'ordre public.

Ah bon ?

Si c'est toi qui me mets les menottes...

Je vais faire un tour de barque, tu m'accompagnes ?

Je te montrerai un truc pour l'enqu�te.

Oui, c'est �a.

Tu ne me crois pas ? Je suis un m�decin respect�.

Avec une moto tape-A-l'oeil ?

- Je prends ma voiture. - Non. Monte.

J'ai pens� A tout.

Salut, Mattia.

- Merci. - De rien.

Elle est belle, cette barque.

Regarde.

Il aurait pu se d�barrasser de la valise sur ces rochers-lA.

C'est vrai.

Il avait peut-�tre peur qu'on le voie de la rue.

Il n'y a jamais personne A cette heure.

Merci.

- Ca me sera utile. - Je t'en prie.

On rentre ?

Tu crois ?

Ca serait dommage. On est lA, sur l'eau...

- Sous les �toiles. - C'�tait un pi�ge !

Mais non, c'est pour passer du temps ensemble.

- Tchin. - Tchin.

Elle est belle, cette barque.

Quand j'�tais petit, je la d�testais.

Quand mon p�re a commenc� A m'emmener, je devais avoir...

sept ou huit ans.

Il me r�veillait dans la nuit pour aller dans le froid.

Mais il y tenait.

Il n'�tait pas souvent lA,

et il voulait faire une activit� rien qu'avec moi.

Alors, il a achet� cette barque.

- C'�tait important. - J'aimais �tre avec lui.

De temps en temps,

il disait qu'on devait apprendre le nom des �toiles.

Pour pouvoir les reconna�tre sur la barque.

Mais on ne l'a jamais fait.

Et on s'amusait.

Ton p�re est mort quand ?

Quand j'avais 17 ans.

Tumeur au pancr�as. Il est parti tr�s vite.

Tu es m�decin pour lui ?

Peut-�tre.

Je n'aime pas vraiment faire un tour en barque.

Mais...

A chaque fois...

j'ai l'impression d'�tre pr�s de lui.

Arr�te de me regarder comme �a, pervers.

Cette fois, tu ne t'es pas enfuie en pleine nuit.

On progresse.

Ne te fais pas d'illusions.

Tu ne peux pas nier qu'on progresse.

N'allons pas trop vite.

J'ai juste dit qu'on progressait.

Petit-d�jeuner ?

Si c'est toi qui le pr�pares, oui.

Pourquoi pas.

La cuisine est en haut.

Ne t'en fais pas, papa.

Il est gentil, il te plairait.

Ou pas.

Je n'en sais rien.

Commissaire, quelle joie !

Bonjour, commissaire.

Je pourrais venir vous voir aujourd'hui ?

Oui, quand vous voulez.

Elvio Ussaro.

- Vous le connaissez ? - Tr�s bien.

Il repr�sente les pires criminels de la ville.

- Mafia ? - Oui.

Des ann�es qu'on essaye de le coincer.

Il est prot�g� de tous les c�t�s.

Il a des amis tr�s haut plac�s.

Iannino pourrait �tre impliqu�e dans une sale affaire d'Ussaro.

Oui, tr�s probablement.

Ussaro ne se salit pas les mains,

il pr�f�re laisser cela A ses collaborateurs.

- Commissaire. - Bonjour.

On a une grosse info.

- Oui ? - Selon la scientifique,

le sang de la valise et la chaise est celui de Lorenza.

Il lui est arriv� quelque chose.

Et le SUV ?

Les empreintes retrouv�es ne sont pas dans le fichier.

On a re�u les fadettes de son t�l�phone.

Ussaro nous a racont� des conneries.

- Quoi ? - Il a dit

qu'il n'avait pas parl� A Lorenza ce soir-lA.

D�jA c'est faux,

et d'apr�s ses messages, il �tait A la villa.

Elle organisait des f�tes A la villa

de mani�re tr�s r�guli�re.

Pour en savoir plus, il faut que je lise tous les messages.

Va les lire et tiens-moi au courant.

Bien.

- A bient�t. - Au revoir.

Vous voyez ?

Le monde d'Ussaro, c'est un monde de merde.

- A tes souhaits. - Merci.

Tu as fouill� le PC de Lorenza ?

Il n'y a que des fichiers pros.

Mais elle a cr�� une sauvegarde en ligne.

- Tu as regard� ? - J'attends les codes d'acc�s.

Bien, tiens-moi au courant.

Tr�s bien.

- Et soigne ce rhume. - Oui.

- Marta. - Oui ?

Dis au fr�re de Lorenza qu'on veut le voir.

Tr�s bien.

Tito.

Vous �tes encore f�ch�s ?

Faites la paix.

Elle ne me regarde m�me pas.

Excuse-moi de te demander �a, mais...

tu ne peux pas lui parler pour moi ?

Moi ? Pour lui dire quoi ?

Je ne sais pas, mais elle t'�coute. Essaye de la raisonner.

Attends. Oui, Adriano ?

Lo Faro !

Soigne-toi ! Tu vas contaminer tout le monde.

Allez.

D�sol�.

Deux mois au Burkina Faso ?

Je sais, oui, Vanina.

Luca �tait correspondant de guerre quand on s'est connus.

Mais je t'avoue que moi...

je ne m'y habitue pas.

Luca est tr�s pro, il sera prudent.

Oui, oui.

Et toi, alors ?

Pr�te pour le mariage ?

Ne commence pas.

Tu vas y aller accompagn�e ?

Non.

Ah bon ?

Il n'y a rien de pire qu'aller A un mariage seule apr�s 30 ans.

"Plus on reste c�libataire, moins on a de chance."

- Un proverbe de ta vieille tante ? - Absolument !

- Super ! - C'est gratuit.

Quoi ?

- Je dois y aller. - D'accord.

C'est lA.

Bonjour, Grazia Sensini, je suis son �pouse.

Du nouveau ?

Elle va bien ?

M. Iannino, asseyez-vous.

Le sang trouv� est celui de Lorenza.

Gianfranco, calme-toi.

Tu te fais du mal.

Vous �tes s�re que c'est bien son sang ?

Tu sens quoi ?

Respire, Gianfranco.

Respire doucement.

Marta, de l'eau !

Respire.

Ca va passer.

Tenez.

Ca va mieux.

Ca va.

- Appelle un m�decin. - Non.

Je suis cardiopathe, je sais quoi faire.

Les cachets le calment.

- On reprendra une autre fois. - Non.

Continuons.

Je veux juste retrouver l'assassin de ma soeur.

Je vous �coute.

Tr�s bien.

Nous avons trouv� de la coca�ne dans la villa.

Votre soeur se droguait ?

- De la coca�ne ? - Ma soeur ?

C'est impossible, Lorenza souffrait d'allergies.

Lesquelles ?

A tout un tas de m�dicaments. Elle n'aurait jamais pris de drogue.

Il y a autre chose.

Que vous disait-elle de Me Ussaro ?

- Son patron ? - Oui.

Les premiers temps,

elle �tait tr�s fi�re de travailler pour lui.

Mais ce n'�tait plus le cas.

Pourquoi cela ?

- C'�tait il y a un mois ? - Oui.

Lorenza �tait d�prim�e, elle disait ha�r Me Ussaro.

Que travailler pour lui �tait une �norme erreur.

Je me suis inqui�t� pour elle, je l'interrogeais,

mais elle refusait d'en parler et me tranquillisait.

Elle m'a dit

qu'elle allait se venger.

J'ai �pluch� tous les messages du portable de Lorenza.

Je t'�coute.

Ces f�tes se tenaient r�guli�rement. Avec de la coca�ne et des escorts.

Qui �tait invit� ?

Toujours pareil, des amis d'Ussaro,

des gens de pouvoir.

Bah bravo !

C'est gr�ce A ces f�tes qu'il cr�ait un r�seau, des relations.

Lorenza les organisait dans le plus grand secret.

Autre chose, il se trouve

qu'on a trouv� d'o� venait l'appel anonyme.

D'une cabine dans un bar sur une autoroute calabraise.

On ne saura jamais qui a appel�.

Tu fais aussi des g�teaux ?

Ma femme aura de la chance.

Ta femme ?

Ce n'�tait pas une demande.

Putain, non !

Putain !

Je rigolais, pas la peine de r�agir comme �a.

Ma soeur se marie dans deux jours.

Et j'ai ab�m� ma robe.

Je devais aller en acheter une autre,

mais j'ai compl�tement oubli�.

Ab�m�e ?

Elle est compl�tement foutue.

Giulia n'est plus dispo, elle va A Rome.

Quel est le probl�me ?

Je suis lA.

Toi ?

Je suis tr�s classe, comme m�decin.

Ah bon ?

Regarde qui je fr�quente.

Tu es tr�s dou� pour les compliments.

Avec toi, c'est facile.

- Ca ne va pas ? - D�sol�.

- Tu ne me demandes pas ? - Un souvenir.

De quoi ?

J'ai tout d�chir�.

- Quoi ? - J'ai re�u les codes.

- J'ai vu sa sauvegarde. - Et alors ?

C'est une montagne de merde.

Sur Lorenza ?

Non, sur Me Ussaro.

- Bravo. - Merci.

- Faisons-la, ta photo. - Merci.

- Comme �a ? - Oui.

Parfait.

A tout A l'heure.

O� tu vas ? Fais voir !

Des preuves.

Sur des dizaines de crimes.

Elle a tout consign�.

Tout incrimine Ussaro, il y a m�me de graves crimes.

Son fr�re l'a dit, elle a ouvert les yeux

et voulait se venger.

Elle voulait s'en aller ou le faire chanter ?

Je l'ignore, mais ces preuves ont pu lui co�ter la vie.

Il faut trouver un procureur ayant le cran d'ouvrir une enqu�te.

Une chose est s�re, �a va faire du bruit.

Ussaro et ses amis vont tout faire pour �touffer l'affaire.

Tu penses A qui ?

A Eliana Recupero.

Je la connais, demande-lui un truc.

Quoi ?

Il y a des empreintes dans le SUV,

il nous faudrait un cadre l�gal.

D'accord.

- ... d'ici cinq minutes. - Bonjour.

Bonjour.

Mais enfin, que voulez-vous ?

Calmez-vous.

Nous venons relever vos empreintes et pr�lever vos ADN.

- Vous n'avez pas le droit. - Si.

Sur ordre de madame Recupero.

On la conna�t, elle !

C'est un abus de pouvoir.

Je m'en souviendrai.

Nous ne sommes pas venus discuter.

- Allons-y. - Venez.

On va prendre vos empreintes.

Je veux aussi les pi�ces d'identit� de tout le monde.

N'oubliez pas la demoiselle de l'accueil.

Bonjour.

Non.

Celle-lA ?

Pas mal !

Alors lA...

- Pas mal du tout. Fais voir. - Oui.

On dirait un sac.

Sympa...

- Pourquoi tu essayes du long ? - Je ne veux pas de court.

Essaye celle que t'a propos�e la demoiselle, elle �tait belle.

Je dois me mettre A genoux ? Allez, s'il te pla�t.

- D'accord. - G�nial.

- Par ici. - Oui.

Elle est parfaite.

Prends-la.

Elle est belle.

Je sais pas. Vous n'auriez pas...

- un petit sac. - Nous avons des pochettes.

Non, c'est trop petit.

Tu veux prendre quoi, un sac A dos ?

Vous nous laisseriez ?

- Bien s�r. - Merci.

Il faut que tu m'expliques ce que tu fabriques.

Parce que...

Je dois prendre �a.

C'est l'arme que je prends A la place du Beretta.

Tu veux aller au mariage de ta soeur arm�e ?

Je ne veux pas.

Je dois.

Ah oui ?

Bien s�r.

Quand je suis devenue flic, j'ai fait un serment A papa.

Celui de ne jamais me faire surprendre.

Depuis, je suis toujours arm�e.

A la plage, en vacances, toujours.

Je sais que c'est fou.

Non ?

Je ne trouve pas.

J'ai une id�e.

Madame ?

Oui ?

Bien s�r !

- Une jarreti�re ? - Deux.

Crois�es.

C'est toi qui es fou.

Je suis m�decin, j'ai l'habitude de faire de bons bandages.

Pose ton pied.

Allez.

Une.

Et deux.

Ensuite, on prend �a, il vaut mieux que tu t'en occupes.

Il y a une s�curit� ?

Tu as peur ?

Je ne voudrais pas me tirer dessus.

Va voir.

On ne voit rien.

Tu es peut-�tre l'homme id�al.

Tu crois ?

Tu sais,

il ne faut pas aller seul aux mariages apr�s 30 ans.

Tu m'invites ?

Si tu n'as rien de mieux A faire.

Je vais y r�fl�chir.

- Ah oui ? - Oui.

Comment �a, tu vas y r�fl�chir ?

Fais-moi encore r�fl�chir.

Oui, mon amour. Oui. Au revoir.

Luca te remercie de m'accueillir.

Il a embarqu� ?

Non, il est A Rome. Le vol ne part que demain.

- A Rome ? - Oui, il a parl� A Giuli,

ils doivent d�ner ensemble.

Quoi ?

Rien, j'avais oubli�, mais je dois appeler Spano.

- Je choisis un film en attendant. - D'accord.

- J'arrive. - Oui.

Qu'est-ce que tu fous ?

- Quoi ? - Je sais que tu d�nes avec Luca.

Tu devais l'�viter.

Attends, c'est lui qui m'a appel�.

- Tu te fous de moi ? - Je t'assure !

Dans ce cas, invente une excuse.

Tu aurais fait tout �a pour quoi ?

Pour passer la soir�e avec lui ?

Oui, tu as raison.

Je vais trouver une excuse.

Tu fais toujours l'enfant !

Arr�te, j'ai d�jA ma m�re sur le dos.

On se fait une soir�e Sordi ? Celui-lA ?

D'accord.

"Bello, onesto, emigrato Australia...

Ce titre est trop long...

Bon.

Bonjour, papa.

- Spano ? - Bonjour.

On a identifi� les empreintes du SUV.

Et ?

En plus de celles de Lorenza, il y a celles d'Ussaro

et d'Antineo.

Les siennes aussi ?

Oui, l'autre grand dadais.

Il y en a partout, sur le volant,

sur les porti�res et aussi dans le coffre.

Ce sont eux qui ont jet� la valise.

On fait quoi ? On convoque Ussaro ?

Non, d'abord Antineo.

Il est jeune, il n'a pas l'aplomb d'Ussaro.

C'est lui, le maillon faible.

Tr�s bien.

Je vous jure, je n'ai rien fait.

Regardez �a.

Ce sont vos empreintes.

Ca ne sert plus A rien de nier.

Je vais tout vous expliquer.

On a tout d�couvert.

Sauf que lui, il va rejeter la faute sur vous.

Je ne voulais pas, je n'�tais pas lA.

Arr�tez votre cin�ma.

Dites-nous ce qu'il s'est v�ritablement pass�.

J'�tais chez moi.

Ussaro m'a appel�.

Il m'a dit de venir A la villa, o� il y avait eu du grabuge.

Vous devez partir.

Tout le monde dehors ! Allez, vite ! Merci.

- La f�te est finie. - Quoi ?

Allez-vous-en ! Plus vite !

Quand je suis arriv�,

- les gens couraient. - Allez-vous-en.

Ussaro m'a dit d'attendre que tout le monde soit parti.

Il m'a emmen� dans le bureau.

Lorenza...

elle �tait par terre.

Elle s'est cogn�e en tombant.

Je ne voulais pas, il faut me croire.

Je voulais lui venir en aide,

mais Ussaro disait qu'elle �tait morte.

Que je devais l'aider A se d�barrasser du corps.

Vous l'avez fait ?

Il m'a menac�.

Je suis mouill� dans plusieurs de ses affaires.

Je devais le faire.

On a mis le corps dans une valise.

Qu'on a jet�e A la mer.

C'est vous qui l'avez laiss�e lA ?

Emmenons-le chez la substitut.

Nous avons assez pour arr�ter Ussaro.

Debout, suivez-moi.

Allez.

Venez.

G�cher sa vie pour cette ordure d'Ussaro...

Comme la pauvre Lorenza.

Marta, tu ne veux pas qu'on prenne un caf�

et une brioche v�gane, on pourrait parler ?

Je n'ai pas envie de parler de Tito.

Parler, �a fait du bien.

Je n'arrive pas A lui pardonner. Je ne suis pas pr�te.

Mais tu l'aimes ?

Bien s�r !

Mais la confiance, c'est tout.

Et Tito a trahi la mienne.

Depuis que les gens savent, on me regarde bizarrement.

M�me Nunnari.

Tu nous espionnes ?

Non, commissaire...

- J'ai du nouveau. - Je t'�coute.

Gianfranco Iannino est mort.

Le fr�re de Lorenza ?

D'un infarctus.

Quand je l'ai rejoint, j'ai vu qu'il allait mal.

C'�tait trop.

Lorenza �tait comme sa fille.

Il a fait un malaise ?

J'�tais aux toilettes,

j'ai entendu des g�missements.

Je suis sortie,

et j'ai vu qu'il �tait par terre.

J'ai appel� les secours, mais j'ai tout de suite vu...

- Quoi ? - Que c'�tait tr�s grave.

Mon pauvre ch�ri...

Il r�p�tait le nom de Lorenza.

Il avait son t�l�phone dans la main.

Et puis, il a ferm� les yeux.

Et ne s'est plus r�veill�.

- Vous le ramenez chez vous ? - Non.

Il sera enterr� ici.

Aux c�t�s de ses parents.

C'est ce qu'il aurait voulu.

Je vous en prie,

promettez-moi de retrouver l'assassin de Lorenza.

Parce qu'il l'a tu�e elle, mais aussi Gianfranco.

Je vous le promets.

Merci, commissaire.

Salut, Gianfranco.

Sache que tu me manques.

Et que je t'aime beaucoup. Beaucoup.

Je pense souvent aux parents.

Je r�alise que j'ai de la chance de t'avoir.

Je vous �coute.

Les parents de Lorenza sont morts dans un accident.

Oui.

Et alors ?

Trouve-moi des infos.

Ca remonte A vingt ans. Vous �tes s�re ?

Oui, je veux en savoir plus.

- A plus tard. - Bien.

All� ?

Bonjour, je suis la substitut Recupero.

Oui, je vous �coute.

J'ai vu Antineo.

Nous pouvons arr�ter Ussaro. Ca vous va ?

Je n'attendais que �a.

- Avec plaisir. - Bien.

Au revoir.

C'est votre troisi�me bol.

Il vaut mieux vous avoir en photo qu'A table.

Encore un succ�s pour l'�quipe de Giovanna Guarrasi

qui a arr�t� Me Ussaro

A son cabinet ce matin dans une affaire de meurtre.

Regardez !

Vous �tes une star de la t�l� !

... des relev�s t�l�phoniques

et divers documents saisis au cabinet de l'avocat.

Passons A la politique int�rieure.

Le conseil des ministres...

Qu'y a-t-il ?

Quand vous ne dites plus rien, je m'inqui�te.

J'ai un mauvais pressentiment.

Ca n'est pas termin�.

Comment �a ?

En quelques heures, Me Ussaro a perdu ses soutiens.

Mais quelle surprise !

Tous ses protecteurs

pr�parent leur fuite.

C'est bizarre.

Quoi ?

Ce dossier.

C'est plus simple qu'on le pensait.

C'est ainsi.

Profitez de votre jour de cong�.

Merci, bonne journ�e A vous aussi.

Salut, Vanina.

Tu restes habill� comme �a ?

Je ne sais pas comment te le dire.

Je ne peux pas venir.

Quoi ?

J'ai une urgence, je dois op�rer un enfant.

Personne d'autre n'est dispo.

Je ne peux pas refuser.

Bon.

Si c'est une urgence.

- Tu n'es pas f�ch�e ? - Non, pourquoi ?

Ce sont des choses qui arrivent aux m�decins et aux flics.

Tu es superbe.

Allez, je t'appelle ce soir.

Je suis d�sol�.

- Vanina. - Bonjour.

- Enfin ! - Federico.

Vanina !

Je vous avais dit de les mettre ici.

Maman ?

Ma ch�rie !

Tu as l'allure d'une reine.

Une reine ? A mon �ge,

l'important, c'est d'�tre pr�sentable.

Tu sais,

je dois te dire une chose.

Paolo est ici.

Tu me fais culpabiliser avec cette t�te.

Je l'ai crois� par hasard, et au fil de la discussion,

- on a parl�... - Tu l'as invit�.

Non, enfin...

il a tellement insist� pour venir voir Costanza que...

Je n'aurais pas d� ?

Et �tre impolie ?

Tu aurais pu me le dire.

- Pour que tu annules ? - Tu m'as bien eue !

N'en fais pas toute une histoire, Vanina !

Int�ressant.

- Qu'est-ce que tu fous lA ? - Attends.

Regarde ce que j'ai lA.

Salut, Nina.

Tout est fini entre nous.

Je t'ai bloqu� et toi, tu fais quoi ?

Tu te pointes ici !

Ta m�re m'a invit�.

Je ne voulais pas rester.

Tu me prends pour une conne ?

C'est n'importe quoi.

On doit chacun reprendre notre route.

Pourquoi tu me fais �a ?

Je dois faire quoi pour que tu piges ?

Tu perds ton flingue.

Quoi ?

Cache-moi !

- Par ici. - Venez.

Par ici.

Tournez-vous.

Parfait.

C'est une tr�s bonne id�e.

Mon garde du corps devrait faire pareil.

Comme c'est dr�le !

Si �a retombe, �a sera de ta faute.

Tout va bien.

C'est l'heure du tour de magie.

Tu veux une petite bi�re ?

Prends-en une.

Nello ?

Regarde.

Regarde bien, concentre-toi.

Tu l'entends ?

C'est magique !

Elle a disparu.

Elle est dans l'autre main.

Si tu n'aimes pas mes tours...

tant pis pour moi. Je la jette.

Tu as vu ? Elle a disparu.

Salut.

Merci.

Tu l'as fait r�appara�tre ? Bravo, tu es magicien !

Tu peux garder le sac.

Son psy est meilleur que le tien.

Paolo, je peux te la voler ?

Ca me d�sole, mais si c'est la mari�e...

Tiens.

En souvenir de cette journ�e.

- C'est toi qui me fais un cadeau ? - Oui, tu es t�moin.

C'est rien. Ouvre.

C'est nous deux.

Je l'ai retrouv� dans un vieux cahier.

Je suis d�sol�e.

Pour quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Pour nous.

J'aurais pu �tre une meilleure soeur.

Je n'ai jamais �t� lA pour toi.

Tu �tais une enfant.

Tu as d� te reconstruire petit A petit.

Tu n'as rien A te reprocher.

Je sais, mais c'est dommage.

Les choses auraient pu �tre diff�rentes.

Je m'en rends compte, lA.

Tu es ma petite soeur ch�rie.

Ma petite Costanza.

Grande soeur,

je n'ai jamais voulu une autre soeur.

M�me quand tu �tais tout le temps lA

ou que je te regardais partir.

Mais tu es lA.

M�me si ce n'est pas souvent.

Salvo !

Je voudrais une photo avec les femmes de ma vie.

Venez, les filles.

Vanina.

Papa !

Voici les femmes de ma vie.

Je peux faire une photo des femmes de ma vie ?

Mettez-vous devant la vue.

Viens avec nous.

OK, je mets le d�clencheur.

Faites un joli sourire, les filles !

Serrez-moi fort ! On n'est pas des sacs de pommes de terre !

Attention, tu fais quoi ?

Ca va ?

Tu as vu ta fille ?

Aide-moi A me relever.

- Viens. - Aide-moi.

Ca ne va pas ?

Vanina ?

Quoi ?

C'est juste un peu de fatigue.

Je vais boire.

Vanina.

Ca ne va pas ?

Non.

Ca ne va pas.

Ram�ne-moi A la maison.

Bien s�r.

Emm�ne-moi loin d'ici.

Emm�ne-moi.

Viens.

Nonno Giurlano, vous regardez quoi ?

Il serait content lui aussi.

Bon.

Je peux te dire la v�rit�.

Je me suis fait inviter au mariage pour te voir.

Vu que tu ne voulais plus me voir ni me parler.

Je n'y arrivais pas.

Quand je suis venue te rapporter la montre,

j'avais envie de te voir.

Mais je t'ai vu, et tu �tais...

au bar avec madame Ghinassi.

Valeria ?

Pourquoi tu n'es pas venue ?

J'aurais eu l'impression de g�ner.

Je me suis dit que je devais te laisser.

Tu es compl�tement folle.

On est juste all�s boire un caf� apr�s le travail.

Tu sais pourquoi j'avais l'air si heureux ?

Parce que je parlais de toi.

Si.

Tu pr�pares un en-cas ?

Si tu veux.

Je n'ai que du fromage, du saucisson et des olives.

Ca me para�t parfait !

Attends.

Je dois te dire une chose importante.

Salvatore Fratta.

Bazooka.

On le croyait mort depuis 10 ans.

Tout le monde, flics comme criminels.

Moi-m�me, j'en �tais convaincu.

Mais c'est toi qui avais raison.

Il est vivant.

On va l'avoir.

C'est le dernier assassin de ton p�re qu'on n'a pas arr�t�.

On peut boucler la boucle.

- Moi ? - J'ai d�jA tout pr�vu.

Quand ce sera le moment, je veux que tu diriges l'op�ration.

On te le doit.

Je savais qu'il �tait vivant.

On va l'avoir.

J'ai eu une urgence, j'ai d� partir.

Tu aurais quand m�me pu dire au revoir !

J'ai cherch�, je ne vous ai pas trouv�es.

Je me suis expliqu�e avec Costanza.

Tr�s bien.

C'�tait une belle f�te, non ?

Si, c'�tait une belle f�te.

Prends soin de toi, ma ch�rie.

- Salut. - Salut.

- Oui ? - Commissaire,

on a retrouv� le corps de Lorenza.

O� �a ?

Sur la plage, A Aci Castello.

- J'y vais. - J'arrive.

- Bonjour. - Bonjour.

- Il y a quelque chose qui cloche. - Quoi ?

Regarde par toi-m�me.

- Elle n'est pas gonfl�e. - Exactement.

Aucun signe de putr�faction ni de blessures de la faune marine.

Ca veut dire quoi ?

Qu'elle est morte depuis moins de 24 heures.

Il n'y aurait pas une autre explication ?

Je connais mon m�tier.

Cette femme est morte il y a quelques heures.

Et le sang, la valise et l'appel anonyme ?

Tu sais ce qui l'a tu�e ?

Elle a le visage tum�fi�,

la bouche et le cou marqu�s,

elle a pu �tre battue ou �touff�e.

Pour r�pondre, il faut faire l'autopsie.

- Fais au plus vite. - Oui.

Bon...

S'il a raison, Ussaro ne peut pas l'avoir tu�e.

Il est en prison.

Si Lorenza n'est pas morte A la f�te,

que s'est-il pass� A la villa ?

Tout �a devait �tre une mise en sc�ne.

Et le sang ?

- Des fausses preuves ? - Oui.

Elle a pu le mettre lA.

En se coupant avec une lame de rasoir.

La valise pleine de sang et les traces de lutte,

�a peut aussi �tre une mise en sc�ne.

- Et l'appel ? - Ca aussi.

Lorenza a pu nous appeler.

D'accord, mais dans quel but ?

Arr�ter Ussaro.

- Et l'envoyer en prison. - Putain !

J'ai compris, mais...

qui a tu� Lorenza, et pourquoi ?

Je l'ignore, il faut qu'on parle A Antineo.

Oui.

Parce qu'il est forc�ment aussi impliqu� que Lorenza.

C'est gr�ce A lui qu'on a arr�t� Ussaro.

Antineo est libre jusqu'A son proc�s.

- Tu as parl� A Antineo ? - Non.

Mais A ses parents, oui.

Antineo a disparu depuis hier.

Cherchez lA o� il va d'habitude.

Joignez tous ses contacts.

- On doit le trouver. - Oui.

Merci de me rappeler d�s que possible.

Ca va ?

Quoi ?

Tu as mal A la gorge ?

Oui, Lo Faro a d� me refiler son rhume.

Tiens.

Ca va te soulager.

- C'est mieux qu'un m�dicament. - Merci.

Ca fait du bien.

Regardez ce que j'ai trouv� aux archives.

Les parents de Lorenza et Gianfranco

ont �t� renvers�s par une voiture en pleine rue.

Morts sur le coup.

Le conducteur �tait ivre.

- Il a �t� arr�t� ? - Justement.

Il s'appelait Nunzio Massaro,

fils du mafieux Calogero Massaro.

Devinez qui a assur� sa d�fense ?

Me Elvio Ussaro.

Il a obtenu la relaxe.

Ussaro a sauv� l'assassin des parents de Lorenza.

Pourquoi elle travaillait pour lui ?

Je pense qu'au d�but, elle l'ignorait.

- Elle l'a su quand ? - Il y a 4 mois.

Parce que j'ai vu le registre des archives.

Elle a demand� A voir ces m�mes documents.

Il y a 4 mois.

Lorenza voulait se venger.

Pour qu'Ussaro finisse en prison.

Exactement.

Peut-�tre qu'elle a eu des soup�ons. Elle doute d'Ussaro

et d�couvre que c'est lui qui a fait innocenter le tueur de ses parents.

LA, elle vrille.

Elle n'a plus qu'un seul but,

l'envoyer en prison.

Elle r�unit

- des preuves contre lui. - Oui.

Mais comme elle est avocate, elle sait que ces preuves

ne servent A rien.

Ussaro a de nombreux protecteurs autour de lui.

Elle d�cide de faire comme A la p�che.

Quel rapport ?

Comment on p�che ?

On allume une lampe

qui attire les poissons.

Et le p�cheur jette son �puisette.

Lorenza sait qu'elle doit taper fort

pour faire sauter la barri�re de protection de Me Ussaro.

- Et que choisit-elle ? - Le meurtre.

Exactement.

Lorenza convainc Antineo de l'aider

et ils organisent son meurtre.

Le plan de Lorenza est parfait.

Pas vraiment, vu que Vanina l'a d�couvert.

M�me s'il n'est pas accus� de meurtre, �a ne change rien.

Je peux l'inculper pour les crimes d�couverts par Lorenza.

Mais commissaire,

qui a tu� Lorenza ?

Elle a quitt� Catane.

Elle nous a pass� cet appel anonyme qui a tout d�clench�.

Mais A un moment, elle est revenue pour voir Antineo.

Ils ont d� se disputer pour une raison inconnue

et il l'a tu�e.

Et Antineo ?

Malheureusement, aucune trace de lui.

On le cherche. Il ne peut pas se cacher ind�finiment.

Marta ?

Marta ?

Oui ?

Salut.

Je voulais te dire...

Je voulais te dire que...

je suis d�sol� que �a n'aille pas

entre toi et le big... et Macchia.

- Ne parlons pas de �a. - Je te comprends tr�s bien.

D'ailleurs,

je crois... qu'il y a un moyen

pour r�ussir A pardonner A quelqu'un.

Ah oui ?

Lequel ?

Viens t'asseoir que je t'explique.

Dis,

tu as vu "Destroyers A minuit" ?

Non.

Je ne te crois pas.

C'est un film am�ricain superbe.

Il y a des gros plans g�niaux,

des paysages de fous, des destroyers, des mitraillettes,

enfin, bref...

regarde-le.

A un moment du film,

le h�ros ne va pas bien, et le colonel arrive.

Il regarde au loin et dit :

"Pour vraiment pardonner A quelqu'un,

il faut lui faire payer cher."

- Lui faire payer ? - Oui.

C'est �a. Alors, il d�cide de tout bombarder,

aussi bien ses alli�s que ses ennemis.

il faut que tu fasses pareil.

- Comment ? - Alors lA...

Pense A ce qui pourrait te rendre tr�s heureuse.

Une fois que tu auras trouv� ce que c'est pour Macchia,

tu te sentiras apais�e, libre, l�g�re, et tu lui pardonneras.

- Merci. - De rien.

Surprise !

J'apporte le d�ner pour me faire pardonner.

J'esp�re que tu n'as pas trop mang�.

Manfredi...

Quoi ?

Il s'est pass� un truc A Palerme.

Malfitano ?

Je t'ai dit de ne pas t'accrocher.

Calme-toi.

Je ne suis pas f�ch�.

Je savais ce que je risquais.

Laisser une fille seule A un mariage.

Je suis vraiment d�sol�e.

Avant, j'�crivais des chansons.

De tr�s mauvaises chansons.

Une parlait d'une fille qui me baladait.

Elle m'�vitait, comme on peut �viter une balle.

Chante-la.

- Vas-y. - Tu es s�re ?

Ecoute.

Une balle, on ne peut l'esquiver

Surtout si le coeur est touch�

C'est affreux.

Palerme...

Les lividit�s confirment que Lorenza a �t� battue,

mais elle n'est pas morte par �tranglement

ni de ces coups.

Qu'est-ce qui l'a tu�e ?

Un choc anaphylactique. Elle a fait une grave allergie.

Elle a pris un analg�sique par voie orale.

Son fr�re a dit qu'elle �tait allergique aux m�dicaments.

Son meurtrier le savait et l'a tu�e de cette fa�on.

Merci, Adriano.

- Salut, ma belle. - Salut.

Commissaire.

Calme-toi, Nunnari, respire.

Alors,

j'ai consult� le cadastre et j'ai d�couvert

que le p�re d'Antineo a un terrain

A Randazzo.

Avec un bungalow.

Un bungalow ?

G�nial.

On y va.

C'est parti.

On entre.

A vos ordres.

C'est bon.

C'est bon, c'est bon.

OK.

OK.

Spano !

Commissaire.

Dis A Lo Faro et Nunnari de l'emmener au poste.

- Venez avec moi. - D'accord.

Ca, c'est A Lorenza.

Elle �tait ici apr�s son retour.

Commissaire ?

Regardez.

Comme a dit Adriano.

Les coups ne l'ont pas tu�e.

Elle s'est lav�e et soign�e ici.

Commissaire !

Ca doit �tre le cachet qui l'a tu�e.

Donne-le A la scientifique.

- Il y a peut-�tre des empreintes. - A vos ordres.

Je voulais me d�solidariser d'Ussaro.

Mais j'�tais trop impliqu�.

Il n'aurait jamais voulu.

C'est pour �a que j'ai aid� Lorenza.

Elle savait qu'il s'en tirerait toujours.

Le meurtre �tait la seule solution.

Que s'est-il pass� ?

Lorenza a simul� un malaise.

Ussaro m'a appel�, j'ai fonc� sur place.

Je me suis enferm� dans le bureau,

et on a mis toutes les preuves.

Vous connaissez la suite.

Pourquoi avoir tu� Lorenza ?

- Je ne l'ai pas tu�e. - Pourquoi elle est revenue ici ?

Elle �tait partie A Rome.

J'aurais d� la rejoindre une fois la situation stabilis�e.

On devait aller A l'�tranger.

Mais...

son fr�re est mort.

Et elle est rentr�e.

Elle �tait an�antie.

Elle voulait se d�noncer.

Et assumer les cons�quences de ses actes.

Mais j'aurais fini en prison moi aussi.

J'ai craqu�. Je l'ai frapp�e.

Quand j'ai arr�t�, elle �tait vivante.

Quand je suis revenu, elle n'�tait plus lA.

Je vous le jure.

- Je ne l'ai pas tu�e. - Pas de vos mains.

Vous lui avez donn� un m�dicament.

Lequel ? Je ne lui ai rien donn�.

Je ne savais pas !

Je vous le jure. Je n'ai pas tu� Lorenza.

Tu n'es pas contente ? L'affaire est close.

Antineo n'a pas avou� avoir tu� Lorenza.

Pas avec le m�dicament.

Tu crois encore au P�re No�l ?

Antineo l'a battue.

Pourquoi, en pleine action,

il se serait arr�t� pour la tuer avec un m�doc ?

Ca n'a pas de sens.

Les assassins ne sont pas des robots,

ils ne sont pas logiques... Marta !

Viens.

- Oui. - LA.

Je reviens.

Marta ?

Marta !

On fait quoi ? On discute autour d'une tisane m�lisse-menthe ?

Mets-le.

Et grimpe.

A part le fait que �a me fait une grosse t�te,

j'ai peur A moto.

Je ne monte m�me pas sur un man�ge, alors �a...

Si tu veux que �a s'arrange, monte.

Pourquoi tu fais �a ? Quel rapport avec nous ?

On doit parler calmement.

Tito, arr�te, soit tu montes,

ou nous deux c'est fini.

Bon...

Comment �a se met ?

Doucement, doucement, Marta !

Marta, je t'en supplie, va plus doucement !

- Je ne veux pas mourir ! - Ne t'en fais pas.

Ni devenir handicap� !

- Quel genre d'homme tu es ? - La peur n'a pas de genre.

Marta !

Je t'en supplie, Marta !

Tu avais raison. Je me sens super bien.

Super.

Maintenant,

- tu m'as pardonn� ? - Presque.

Tu dois faire une derni�re chose.

- Paolo. - Non !

Tu m'as d�bloqu� ?

Dieu existe !

Arr�te.

- Dis-moi. - Je passe A Catane.

On pourrait d�ner ensemble ?

D'accord. Chez moi. Je prendrai A emporter.

Tu ne cuisines pas ?

Dans tes r�ves. Salut.

Commissaire, la scientifique a appel�.

Sur l'emballage du m�dicament,

ils ont trouv� un autre ADN.

Quoi ? Ils sont s�rs ?

Un ADN f�minin.

- Ah bon ? - Oui.

En plus, ce m�dicament n'est distribu�

que dans la r�gion de Valdarno.

Dans la province d'Arezzo.

J'ai entendu

des g�missements.

J'ai vu qu'il �tait par terre.

Lorenza appelle...

Il r�p�tait le nom de Lorenza.

Il avait son t�l�phone dans la main.

Lorenza a appel� son fr�re.

Gianfranco !

A l'aide !

Bonjour.

Pardon, je suis en retard.

Avant de partir, je veux que Gianfranco

soit enterr� avec ses parents.

Nous sommes venus vous arr�ter.

C'est vous qui avez tu� Lorenza.

- Vous plaisantez ? - Certainement pas.

C'est A cause d'elle que Gianfranco est mort.

Lorenza l'a appel� de Rome.

Pour lui dire qu'elle �tait vivante.

Mais le choc l'a tu�.

Laissez-moi.

Nous avons vos empreintes.

Elles correspondront A celles sur le m�dicament.

Lorenza m'a appel�e en rentrant A Catane.

Elle m'a parl� de l'appel A Gianfranco.

C'est cet appel qui l'a tu�.

- C'�tait un hasard. - Il lui a donn� sa vie.

Il l'aimait plus que quiconque.

Plus que moi.

Pourquoi on n'a pas d'enfants ?

Il disait que c'�tait parce qu'il �tait malade.

Mais ce n'�tait pas pour �a.

Lorenza �tait comme sa fille.

Et voilA comment elle l'a r�compens�.

Elle ne pensait qu'A elle.

Je crois que Lorenza aimait beaucoup son fr�re.

Je suis all�e dans le bungalow.

Lorenza...

elle �tait couverte de sang, son ami l'avait battue

et l'avait laiss�e lA.

Elle pleurait.

Elle culpabilisait.

Je la d�testais.

Tout simplement.

Qu'avez-vous fait ?

J'ai fait semblant.

De la comprendre, de l'aimer.

Je l'ai aid�e A se soigner.

Elle est morte en trois minutes.

Je l'ai tra�n�e vers le rivage.

Et je l'ai jet�e A l'eau, comme on jette une poubelle.

Quelle mort inutile.

- Ce n'�tait pas sa faute. - Ni celle de mon Gianfranco.

Qu'avait-il fait ?

Je l'ai perdu A jamais.

Elle me l'a enlev�.

Marta, M. Macchia, qu'est-ce qu'il y a ?

C'est un cadeau.

Pour moi ? Pourquoi ?

Pour...

te remercier de...

tout ce que tu as fait.

Ce n'est pas la peine, merci.

Ouvre-le, on ne va pas y passer la nuit.

D'accord.

Les plaques des Marines.

Avec mon nom dessus !

"Domenico Nunnari" !

Merci.

Et puis,

je tiens A te dire que �a serait vraiment bien

si jamais...

tu pouvais reprendre ton style militaire.

Avec tes beaux treillis.

C'est un look super qui te va tr�s bien.

Et �a impressionne les suspects pendant les interrogatoires.

Si vous saviez comme je suis heureux.

C'est vraiment n�cessaire ?

Je me suis laiss� emport� par l'�motion.

C'est bon, lA ?

Oui, je te pardonne.

- Big boss. - Tr�s "big".

- Parfait. - Super "big".

- Salut. - O� tu es ? Vous �tes repartis ?

Non, on est encore A Catane.

Putain de merde !

J'ai oubli� de prendre A emporter.

Ce n'est pas grave.

Qu'est-ce qu'on va manger ?

Regarde en haut !

Vanina, monte !

On t'attendait devant la porte.

Bettina nous a vus,

et elle nous a invit�s.

- On va au restaurant ? - Mais non, j'ai tout pr�par�.

Allez, A table !

Ne parlez pas de morts, vous allez vous couper l'app�tit.

On va essayer.

On va essayer.

- Comment il s'appelait ? - Baristreri.

Ce n'�tait pas sa faute, d'apr�s lui.

C'est vrai.

Voici une de mes inventions.

Je l'appelle "cocktail bombe".

J'en pr�pare pour mes amies quand on joue aux cartes.

Comme �a, elles ne comprennent rien au jeu.

Je confirme.

On parie ? Cul sec ?

Tu vas perdre.

J'essaye quand m�me.

J'ai gagn�.

Je veux la revanche.

Oui ?

D'accord.

- C'est... - Bazooka.

On l'a trouv� ?

Tu es d�tach�e A Palerme.

On doit partir tout de suite.

Tu vas r�gler ce compte.

Pr�pare-toi, on t'attend.

- On s'en va. - Bien.

Bettina, pardon, mais nous devons partir.

Merci pour ce bon repas.

Allez.

Papa, je t'en prie, r�ponds-moi !

Papa, ouvre les yeux !

A l'aide !

Sous-titrage : Alexandra LEVY pour IYUNO

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