All language subtitles for La.Crim.S02E03

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Original subtitles

je viens d'arriver

Madame, je ne suis pas sûre que ça soit un spectacle pour les enfants.

Allez, écartez-moi tous ces jeux.

Dégagez, s'il vous plaît.

Complètement irresponsable. Bonjour, commandant.

Qui est-ce ? Maxime Litsky.

Un chirurgien esthétique qui opérait essentiellement des stars du showbiz et

de la politique.

Il habitait au quatrième.

C'est son majordome métral qu'il a retrouvé ce matin en prenant son

service. Je m'en charge, je vais lui parler.

Non, je préférais que vous vous occupiez des voisines là. C'est Scandella et Polo

qui vont se charger de l'appartement.

Alors ?

Laissez-nous le temps d'arriver.

Le procureur m'a appelé il y a déjà une heure.

Il l'a su avant nous.

C'est un OPG qui l'a prévenu.

Si votre enquête vous amène près du ministère, vous m'en parlez avant.

Entendu, monsieur le divisionnaire.

Un petit peu brisé.

Cassé au niveau du thorax et des membres inférieurs.

Le mensonge.

Rupture des cervicales, rupture de la colonne vertébrale et du thorax.

Vous pouvez m'aider.

Sommet du crâne.

Et voilà.

1,80.

Vous n'avez touché à rien ? Non.

C'est votre patron, vous l'avez vu quand la dernière fois ? Hier soir vers 19h30.

Vous savez ce qu'il a fait après ? Non.

Vous pourriez vous renseigner auprès de M. Lehmann.

C'est qui ce M. Lehmann ? Un ami de monsieur. Il n'est pas fait le prendre

hier soir vers 19h30.

Vous n'avez jamais entendu dire qu'il jouait aux cartes ? La vie privée de mon

patron ne me regarde pas.

Ah oui ? Et on peut savoir ce qui vous regarde exactement ? Mon travail.

Justement, pour votre travail, depuis quand travaillez-vous pour M. Léthier ?

Depuis il y a un peu plus de cinq ans, maintenant.

Et vous savez quel genre de vie il menait ? Monsieur, travaillez-vous ?

Rien d'autre ? Non, je ne vois pas.

La femme au mur, là, c'est qui ? C'était l'épouse de monsieur.

Pourquoi ça fait ? Madame Elisabeth est morte il y a plus de cinq ans.

Et vous, vous êtes parti à quelle heure hier soir ? À vingt heures précises,

comme tous les toits.

Et ensuite ? Vous connaissez votre emploi du temps ?

Le légiste le confirmera, mais les traces de lutte que j'ai pu relever sur

place tendra à prouver que M.

Lipski s'est défendu avant que d'avoir été jeté par la fenêtre pour des raisons

qui demeurent encore inconnues, voire mystérieuses à ce stade de l'enquête.

Vu la corpulence de la victime, il faut imaginer un assassin suffisamment

costaud pour avoir le dessus, ce qui pourrait exclure un crime de femme.

Ça, il faut le dire vite.

Moi, j'ai eu une aventure avec une altérophile.

Elle me soulevait d'un bras, comme ça.

Bon, on peut d'emblée éliminer le crime du rôdeur, car la serrure n'a pas été

forcée.

Le Luchad Litsky est un ancien militaire.

Il a fallu une demi-heure pour savoir qu'il a passé la majeure partie de la

nuit à se remémorer le bon vieux temps avec des anciens Luchad. On est en train

de vérifier, là.

Il nous a dit que Litsky était parti à 19h30, accompagné par un certain Serge

Lehmann. Il est où, ce Lehmann ? En chemin.

Cisco ? Ma chère, c'est Roger, un petit peu les voisins, la concierge.

Même quelques commerçants.

Un mec, d'après tout le monde, chaleureux, gentil.

Très généreux, au moment des étrennes.

Et puis sinon, il partait tôt, il rentrait tard.

Litsky était du genre, apparemment, nuit blanche et lunettes noires.

Vœuf, pas d'enfant, femme morte dans un accident de voiture il y a 5 ans. C

'était une comédienne, bonne comédienne d'ailleurs.

Elle avait fait un petit peu de théâtre et elle avait surtout joué dans un film

qui s'appelait Jour Impair. Ça vous dit rien ? Ouais.

Ça avait fait pas mal de bruit à l'époque.

Et c'était un film de... Oui, bon, on s'en fiche.

Rien d'autre ? Non, pas grand-chose, non.

Pas de maîtresse affichée, pas d'aventure connue. À mon avis, Litsky

était encore accro de sa femme.

Oui, ça c'est sûr. Chez lui, ça fout les jetons. Elle est placardiste pour tous

les murs.

On a vérifié que son père est mort en 1996.

Sa mère, deux ans plus tard, pas de frère, pas de soeur. Des cousins qui

vivaient aux Etats-Unis et qui l'allaient voir une fois par an.

Et du côté professionnel ?

Alors, Litsky possédait pour moitié une clinique spécialisée dans la chirurgie

plastique, la clinique Beaumanoir.

Renseignements pris, l'affaire est florissante.

Et l'autre moitié, elle est à qui ? L'autre moitié, elle est au professeur

Paul-Marie Chantin, chirurgien plastique comme Litsky, on l'a convoqué.

Michel, vous vous en chargez.

Paul est essier, vous allez à la clinique.

Il nous faut le carnet de l'équipe pour l'année en cours et ses dossiers

médicaux. Vous essayez de voir aussi les jalousies entre confrères, les patients

mécontents, ce que vous pourrez glaner.

Serge Leman est en train de me dérogatoire.

Bien, pile à l'heure.

Cisco, allez-y, je vous revois.

Bonjour, Louis.

Tu bouscules un peu le légiste. Il nous faut son rapport le plus vite possible.

Je le bouscule comment ? Très drôle.

Au fait, Paul, vous en êtes où de l'affaire Villon ? Eh bien, j'ai

reconvoqué le fils et la fille pour aujourd'hui.

Ils ont peut-être pas tué leur mère, mais ce qui est sûr, c'est qu'ils ont

pris le pognon et ils l'ont laissé crever.

Ah, ben d'accord.

J'ai intérêt à planquer mon magot, moi, ça va refiler des idées à ma fille.

T'es un magot, toi.

Je t'aime.

Je t'aime.

Je t'aime.

Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.

Je t'aime.

Je t'aime.

Il n'y arrivait pas.

Ça a duré des années.

Au bout de deux ans, j'ai vu que ça allait mieux.

J'ai compris qu'il avait rencontré quelqu'un, mais il n'en parlait pas.

Et puis on le bute. On le bute la nuit, putain ! C'est fort !

Nous savons, M. Lehmann, que vous êtes passé prendre M. Litsky hier soir à son

domicile.

C'est moi qui étais Maxime, c'est ça que vous êtes en train de dire ! C'est moi

qui étais Maxime ! Merde ! Qu'est

-ce que vous avez fait ?

Qu'est-ce que vous avez fait ? Blackjack, poker, stud, ouvert ou fermé

? Vous avez une cigarette, s'il vous plaît ?

Hôtel ouvert, 500 le trip.

Belle partie.

Vous les jouez fréquemment ? Oui.

Je ne suis pas... Je ne suis pas... Je n'aime pas mon meilleur ami, vous

comprenez ça ? Je comprends.

Nous comprenons tellement bien, M. Lehmann, que c'est pour cette raison que

nous vous posons toutes ces questions. Nous cherchons à mettre un nom sur la

personne qui a commis ce meurtre.

Donc, ça te passe où ? Je vous l'ai dit, tous les jeudis, rue Victor Hugo, 83

Archer, chez Péchardot.

Armand Péchardot.

Toujours les mêmes joueurs ? Ça dépend.

Auriez-vous l'extrême obligeance, M. Lehmann, de me donner le nom des

participants de la partie d'hier soir ?

M.

Lehmann ?

Il y avait Ziegler, Marigno, Becharaud et moi.

Et Maxime, bien sûr.

Un événement inhabituel serait-il venu troubler le cours de cette partie ? Non,

j'ai paumé, comme d'habitude.

Combien ? Je ne sais pas, un peu plus de 30 000.

Vous faites quoi dans la vie ? Joueur.

J'ai été fiscaliste, c'est le mauvais savoir.

Mais bon, oubliez quand.

Qui a gagné hier soir ? Quelle importance a-t-elle ? À ce

stade de l'enquête, M. Lehmann, tout a de l'importance.

J'en sais rien, moi.

J'ai parti avant la fin de la partie.

Quand je me suis tiré, ils étaient tous en piste.

J'étais lessivé.

Je suppose que vous avez un alibi pour la fin de soirée ? C'est quand il est 3h

du matin que vous avez tout perdu, vous allez vous coucher, point final.

Tout seul, si c'est ça que vous voulez savoir.

Tu le trouves comment, Cisco, toi, en ce moment ? Petite forme, tu sais, avec

lui, on ne sait jamais si c'est du lard ou du cochon.

Ouais, c'est vrai.

Bonjour, lieutenant Tessier. Voici le capitaine Moreau.

Enchanté.

Ce pauvre docteur Lipski, c'est informel.

Madame Louvain.

Excusez-moi, mademoiselle Louvain.

Vous étiez bien l'assistante du docteur Litsky ? Oui, et celle du docteur

Chantin aussi.

Quel était le rapport entre les deux ? Le docteur Chantin avait un grand

respect pour le travail du docteur Litsky et réciproque.

Est-ce que vous avez vu le docteur Litsky hier dans la journée ? En coup de

vent, il a passé sa journée en salle d'opération.

Il est parti à quelle heure ? 18h.

Je l'ai attendu pour m'en aller.

Est-ce qu'il vous a paru dans son état normal ? Mais oui, tout à fait.

Il était comme d'habitude.

Charmant. Toujours un mot gentil.

Est-ce qu'il aurait eu dernièrement des problèmes d'ordre professionnel ? Qu'est

-ce que vous voulez dire ? Je ne sais pas, moi, j'ai la nuit à la suite d'une

opération ratée, par exemple.

Une cliente défigurée, vous plaisantez, j'espère ? Le docteur Lipsky était un

des meilleurs dans sa spécialité.

On n'est pas ici pour plaisanter.

Nous aimerions avoir les dossiers médicaux du docteur Lipsky.

Je n'ai pas le droit de vous les communiquer.

Vous le faites... Vous le faites perdre du temps.

Et sachez qu'il n'y a pas de secret médical dans une enquête criminelle.

Je suis désolée, je ne fais qu'appliquer le règlement.

Bon, très bien, mademoiselle Leveau.

Nous reviendrons avec un ordre de série.

En attendant, vous allez nous donner l'agenda professionnel du docteur

Lipski. Et puisque vous avez l'air de bien connaître la loi, vous devez savoir

que là, vous n'avez pas le choix.

Non.

Je dirais que Lehman est parti vers 2h, 2h30.

Ziegler et Marigno vers 3h, 3h30.

Et après, Litsky est resté un moment avec moi.

On sait que Lehman a beaucoup perdu.

Lehman, il perd tout le temps.

Hier encore, il accusait Litsky d'avoir une chance de cocu.

Pourquoi ? C'est Litsky qui a gagné ? Oui.

150 000.

Hier soir, il était imbattable.

Imbattable. Il nous a tous mis minables.

Dans tous les cas, on ne peut pas dire qu'il les gardait la main toute la nuit.

Et quand Léman l'accusait d'avoir une pence de cocu, est-ce qu'il se sentait

qu'il prissait ? Non, non, non. Ce n'est pas le genre de la maison. Ici, on se

connaît tous.

Les parties sont claires.

Albertine Gilbert, Madame Verdura.

Ce sont des pseudonymes.

C'est-à-dire ? Une grande partie de la clientèle de la clinique Beaumanoir est

constituée de gens célèbres qui préfèrent conserver l'anonymat.

Mais je croyais que les patients étaient tenus de donner leur véritable identité.

Oui, seulement aux admissions, mais pas en consultation.

Vous savez, je ne fais que prendre les rendez-vous au nom qu'on me donne.

Mais vous nous avez bien dit aussi que vous occupiez du planning des

opérations. Mais oui, chaque semaine, pour la suivante. Et ensuite, je

transmets à l'administration.

Et c'est donc sur tout planning que figurent les pseudons.

Vous comprenez vite ? Merci, mademoiselle Loubeau.

Et après, qu'est-ce que vous avez fait ? Après, on était prendre un verre chez

Vera. Vera, c'est un petit bar à deux pas d'ici. On y est resté de trois

heures et demie à quatre heures et demie environ. Et puis après, on s'est quitté.

J'avais une autre table qui m'attendait. Mais Litsky n'a pas pu m'accompagner.

De toute façon, il avait tout raflé.

Je crois que tu es forcé d'aller chez Vera.

Il faut quand même vérifier la prise d'un patient déçu. On ne peut pas

prendre tout ce que dit Louvreau pour avoir Jean-François.

Et vous, Cisco, vous en êtes où ? Alors, après la partie de poker, Fiegler et

Marigno sont allés manger un morceau dans une brasserie des Halles cette

soirée du matin.

Personnel et formel. Et Pesaro ? Pesaro est parti avec le ski chez Vera. C'est

un club très fermé pour clients très ouverts.

Candela est en train de vérifier, évidemment.

Et ensuite, Pesaro avait une autre partie de poker. J'ai vérifié ses

baisons. Mais le plus intéressant, le voilà.

Hier soir, c'est l'Itsuki qui a empoché la mine.

De 150 000 francs.

Près de 23 000 euros.

Et bien sûr, 150 000 francs qui ont...

Il disparaît.

Évidemment.

Présenté comme ça, 150 000, ça fait un jeune immobile. Et Mitral, le domestique

? Il faut les retrouver, en tout cas. Non, lui, il est clair. Il a bien passé

une partie de la nuit avec ses potes du Tchad.

Le rapport du légiste situe la mort entre 5h15 et 5h30.

Totement dévissé, hémorragie cérébrale, je vous fais grâce des détails.

Ce compte rendu qu'en bord, d'ailleurs, mes propres constatations en outre, il

confirme. Et il établit avec certitude que la victime n'était pas morte avant

la chute et qu'il y a bien eu lutte au préalable. Sur ce, je vous quitte. Le

docteur Chantin m'attend dans mon bureau.

Michel, je viens avec vous.

Bonjour.

Oui.

Oui, j'ai... Pas tellement, là.

Et oui, il n'y a pas que toi qui n'as pas du temps chargé.

Non, je ne vois vraiment pas ce qu'il peut y avoir encore d'important.

Écoute, ce n'est pas le moment, là, je n'ai pas le temps.

Rappelle-moi à 16 heures.

Comment dans le galio ? Enchanté.

Continuez, je vous en prie.

Bien.

Votre prénom, voulez-vous, et n'allez surtout pas croire que ma question va

mettre en cause vos talents de plasticien.

Mais, vous savez comme les gens sont ingrats, docteur Chantin, avez-vous déjà

été poursuivi par l'un d'eux ? Bien sûr, nous rencontrons quelques fois des

patients déçus, ceux qui s'attendent à autre chose à la suite d'une opération,

et jamais de problèmes médicaux graves.

D'ailleurs, si mes souvenirs sont bons, nous n'avons eu que trois procès, et

nous les avons gagnés tous les trois.

Vous serez gentil de nous remettre...

L'identité des plaignants. Je ne démontrerai pas.

Par la même occasion, nous souhaiterions consulter les dossiers médicaux du

docteur Litsky.

Très bien. Je verrai ça avec mademoiselle Louvau.

Merci. Veuillez-vous nous dire quelle était la nature de vos relations avec

Maxime Litsky ? Sur quel plan ? Il avait racheté les parts de mon ancien associé

? La victime m'a tant dit avait suscité une clientèle prestigieuse.

Ecoutez, je vous arrête tout de suite.

Je n'ai pas attendu après lui pour établir la réputation de la clinique.

Je gagne très bien ma vie.

Le docteur Dietzky était aussi un excellent praticien.

Vous vous voyez souvent dans la clinique ? Rarement.

Quelques déjeuners, rien d'extraordinaire.

C'était un associé, pas un ami.

Je comprends que vous ne recherchiez pas la compagnie de votre ami aujourd'hui

disparu. Si.

Mais nous ne faisions pas partie du même monde.

Mon père était notaire dans le Périgord.

Le sien n'était pas d'origine française.

Témoin de l'idée que votre père faisait partie de ceux qui contribuèrent à

envoyer M.

Litzky père à Auschwitz.

Ne déformez pas mes propos.

Est-ce un crime que d'être très attaché à nos traditions ? Je vous le répète, en

dehors de la clinique, nos univers n'avaient rien à voir.

Où étiez-vous ce matin entre 5 et 6 heures ? Dans mon lit.

Salut.

Le rein ne va pas tarder.

Vous êtes marié, inspecteur ? Pourquoi ? Vous êtes intéressé ? Faut voir.

Vous avez des enfants ? Une fille.

Et c'est la maman qui s'en occupe ? Non, maintenant c'est moi.

C'est bien ça, de voir un père qui s'occupe de sa fille.

Ouais, moi j'ai une gamine de 6 ans.

Elle croit que je suis l'Immaculée Conception.

Tenez, voilà Vera.

Vera, il y a le capitaine.

Scandala. Scandala de la crime. Tu veux te parler ? Je vous laisse.

Si.

La crime ? Un cadeneur.

Maxim Litsky est mort après avoir quitté ce havre de paix.

Il est mort comment ?

On a poussé par la fenêtre.

Ça fait vache.

Vous n'auriez pas un détail ou quelque chose ? Non.

Iski et Pécharo sont venus ensemble.

Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont bu un verre.

Vous savez, Iski ne touchait pas aux filles.

Tu vois.

Pécharo nous a dit qu'ils étaient séparés vers 4h30, je crois. C'est exact

? Oui, Armand a changé de table et Max a pris un taxi.

Vous avez l'air de bien les connaître. Ils ont leurs habitudes ici ?

Dans l'habitude, c'est beaucoup d'hier.

Il vient une fois par semaine, après la partie de poker.

Uniquement Litsky et Pécharaud ? Ah non, il y a d'autres joueurs.

Vous savez, je ne les connais pas tous.

En tout cas, il y en a un que je déteste.

Ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu, celui-là. Un vrai tordu.

Son truc, c'est de mater les filles.

En plus, il passe un peu avec elles.

Vous savez, c'est le genre... J'ai des envies, mais je ne touche pas.

C'est pas Serge Lehmann ? Non.

Lui, c'est un bon gars.

Romantique, un petit peu dépressif.

Alors, qu'est-ce qu'on se fait avec mes beautés ? Et donc, j'y pense, là, mon

tordu. Je crois bien qu'il bossait avec des filles.

Et votre tordu, comme vous dites, il venait quand ? Je le dis avec tous les

autres. Bon.

Je vous remercie.

Au revoir.

Au revoir.

Au revoir.

Au revoir.

Qu'est-ce que t'avais de plus important à me dire ? T'as pas changé de parfum ?

Bon, qu'est-ce qui se passe ? Écoute, Françoise...

On s'est donné toutes les chances.

Toutes.

Ça a pas marché.

On s'est donné toutes les chances pour quoi ? Pour retrouver la magie, pour

essayer de recoller les morceaux, pour... Ah, tu trouves ? Oui.

Tu as l'air d'un lapin pris dans les phares.

Arrête de tourner autour du pot. Qu'est-ce que tu as à me dire ? Je

voudrais qu'on divorce.

Quand ? Là, tout de suite ? Dans une heure ? Non, mais assez rapidement, si

on peut.

On peut savoir pourquoi tu étais pressé ? Aline est enceinte.

On s'est séparés, soi-disant, pour faire le point.

Maintenant, tu décrètes qu'on s'est donné toutes les chances, mais que ça n

'a pas marché ? Tu m'annonces qu'elle

était déjà enceinte quand on était encore ensemble ? Ça n'a rien à voir, c

'était un accident.

Tu ne comptes pas sur moi pour te faciliter les choses.

François, écoute-moi ! Non, laisse-moi !

Ça va ? Qu'est-ce que tu fous là ? Tu dors pas ? Si, tu vois, à point

fermé. Je m'inquiétais, figure-toi.

Faut pas.

Non, ça va, je suis désolée.

Moi,

je pensais que tu rentrais pas.

Qu'est-ce qui t'arrive ? T'es bourrée ou quoi ? Non, j'ai bu un verre.

Un seul verre ? Tu tiens pas bien l'alcool alors ? Ça va, deux ou trois

verres.

Franchement, ça va, j'assure.

Ok, t'emballes pas.

Deux ou trois verres, je sais ce que c'est.

Ça fait du bien de temps en temps.

Donc c'est deux ou trois verres et que ça reste de temps en temps.

Ouais. D'accord ? Ça va aller ? Ouais, ça va, ça va. C'est

cool comme père.

C'est pas facile d'avoir une fille qui brogne.

Non mais dis-donc, t'as dormi dans une essoreuse ? Ça va, ça va.

Putain, vous vous attirez tous les deux, qu'est-ce qu'il se passe ? Rien, rien,

rien. Ça a donné quoi avec Vera ? Chantin nous a menés en bateau.

Il a déjà joué au poker plusieurs fois avec Lexie et ses petits copains.

Et en plus, c'est un habitué barapupe, doublé d'amateur de première.

Ça tombe bien, il a un mobile et pas d'aliment.

On le ramène à la clinique Beaumont-Noir.

Monsieur Clécto ? Hein ? Moi je pense que tu voudrais te pencher sur les manes

et sur ses dettes.

Oh, Fusco, attends, tu es pour une partie de poker ? Je n'y crois pas trop.

Oui, bah détrompe-toi.

Oui, moi j'ai vu les meilleurs amis du monde qui se foutent sur la gueule pour

200 balles au poker. Au poker, c'est pas parce que t'as des bonnes cartes que tu

gagnes, tu gagnes parce que t'as niqué tout le monde.

Eh oh, ça va ? Oui.

Michel, vous savez ce qu'il vous reste à faire ? Reconvoquer Chantin et Léman.

Ça vient de la clinique Beaumanoir, on les met où ? Bah, vous pouvez, sur le

bureau de Moselle.

les dossiers médicaux sont à vous. Non, mais... J

'espère

que c'est important.

S'il vous plaît, asseyez-vous.

Vous pouvez aisément comprendre que j'ai autre chose à faire que de venir ici

tous les jours.

Dans une affaire de meurtre, nous avons la fâcheuse habitude d'interroger

plusieurs fois les proches de la victime. Je le regrette, mais c'est

un... Je n'étais pas un proche de Lidsky, je vous l'ai dit, nos relations

étaient purement... Professionnelles, je sais.

Du café ? Non.

Nous disions donc, professionnelles.

Ceci englobe, je suppose, le travail à la clinique, les parties de poker,

et les soirées au jardin des délices.

Je suis la très accueillante madame Vera.

Écoutez, j'ai dû jouer une ou deux fois aux cartes avec eux.

Et d'ailleurs, c'est à cette occasion qu'ils m'ont emmené là où vous dites.

Entendons-nous bien, monsieur Chantin. Vous faites de vos nuits mais totalement

indifférents, ce qui m'agace au plus haut point. Ce sont les cas d'amnésie

partielle car ils me font perdre du temps. Je n'ai rien à voir avec cette

bande. Des voyous.

Vous voulez dire des voyous, monsieur.

Litsky et Leman sont des voyous.

Maxime ne l'était pas.

Mais Leman, c'est autre chose.

Savez-vous qu'il devait plus de 300 000 francs à Litsky ? Je suis ravi de voir

que nous avançons.

Merci bien, je vous écoute.

D'être de jeu emprunt, sans passer des meilleurs.

Les mains de passer son temps à taper tout le monde pour résorber ses dettes.

Il m'a d'ailleurs appelé dans la nuit de jeudi à vendredi, essayant de m

'emprunter 100 000 francs.

Vous vous souvenez de l'heure ? Il devait être entre 3h et 3h30.

Et vous allez refuser d'aider cet homme aux abois.

Bien entendu.

C'est hallucinant le nombre de célébrités qu'il y a là-dedans.

J'ai pu toutes les identifier sauf une.

Odette de Christy.

Ce qui est bizarre, c'est que Odette de Christy, c'était le rôle que jouait

Elisabeth Lipsky au théâtre.

La femme des photos, là ? Ouais.

Et il y a son dossier médical aux admissions ? Eh non.

Chantin est toujours là ? Non, il vient juste de partir.

J'appelle nouveau.

On a des nouvelles de Léman ?

Il est fiché à la brigade des Jeux. Et il a bien téléphoné à Chantin la nuit du

crime. Il ne devrait pas tarder à arriver. On va s'en occuper avec Cisco.

Moi, ce qui m'étonne, c'est qu'un mec comme Litsky n'ait pas la moindre

histoire de cliché.

Je ne connais pas de Christo qui n'aime pas la bouffe.

Pour un homme aussi anticonventionnel que vous, cette chute libre dans le

cliché me paraît pour le moins déconcertante.

Monsieur Litsky, certainement, était encore très amoureux de feu son épouse.

Bon, Louvau ne sait pas qui est aux dettes de Christy et elle a l'air

sincère. Peut-être que Litsky devait l'opérer pendant les vacances de

Chantin. Cette histoire de peu d'eau commence sérieusement à m'énerver.

Allez, on s'y recolle.

On prend tous les dossiers administratifs.

La sécu, les agendas, le planning.

Et on vérifie aussi les virements et les comptes bancaires.

Il faut absolument savoir qui se cache derrière aux dettes de Christ.

Monsieur Lehmann.

Vous connaissez le docteur Chantin ? Je ne vais pas vous dire le contraire.

Vous le connaissez bien ? Suffisamment pour tenter de lui emprunter 100 000

balles.

Si je connaissais bien tous les gens à qui j'essaie d'emprunter du fric, j

'aurais un gros carnet d'adresse.

Croyez-moi.

Pourquoi avez-vous besoin de tant d'argent ? J'ai besoin de beaucoup plus.

Pour rembourser Litsky ? Entre autres.

Vous deviez combien, monsieur Litsky ?

Il faut plus de 300 000.

C'est de moi votre principal suspect ? C'est ça.

Bon, moi je vais vous dire comment je vois les choses.

Hier à 3h30 du matin, vous avez essayé d'emprunter 100 000 balles à Chantin,

que vous connaissez à peine.

Parce que Litsky voulait être remboursé tout de suite.

Sauf que Chantin, évidemment, vous a envoyé chier.

Alors vous êtes allé chez Litsky, vous avez essayé de gagner du temps, mais la

conversation s'est envenimée.

Alors vous l'avez frappé et vous l'avez balancé par la fenêtre, voilà.

Le Maxime n'avait rien à foutre de cette dette, mon pauvre vieux ! Eh oh, tu es

pas ton pauvre vieux, ok ? Mais bien sûr que je lui devais cet argent ! On est

des joueurs, nous, une dette de jeu, c'est sacré pour nous ! Tu m'as laissé

le temps.

Je te connais depuis 30 ans avec le Maxime, on est cons depuis le lycée.

Si je vous ai laissé le temps, pourquoi avez-vous appelé le docteur Chantal en

pleine nuit ? Je voulais savoir que j'en ai appelé plus d'un.

On doit ce que je dois.

Bon.

C'est une bonne nouvelle, non ? Vous verrez, c'est très cosy.

Monsieur veut passer la nuit au dépôt.

Ça va pas très tueur.

Oui, je sais très bien, maman.

C'était pas prévu.

Je peux pas. J'ai 36 000 dossiers à étudier. Je pourrais pas être là avant

22h. C'est pas possible.

Écoutez, c'est pas la peine en plus de... D'accord.

D'accord.

J'essaierai.

Qu'est-ce qui t'arrive encore ? Non, c'est mes

vies. T'arrêtes pas de nous faire des reproches.

Si ma fille pleure, c'est que je ne la vois pas assez. Si ma fille a des

rougeurs, c'est qu'elle a une bonne mouille.

Voilà. C'est pas intéressant du tout.

Tout va bien, hein ? Non, mais bon, c'est... Bon, je t'accompagne chez tes

parents, tu vois ta fille, puis on revient ici.

Je vais m'arranger avec Cisco.

Ouais.

Oui, c'est vrai.

Bonsoir, maman. Ah, bonsoir, Caroline.

Je vous présente le capitaine Scandella.

Bonsoir. Enchantée, capitaine.

Il est 22h, ta fille dort, tu t'en doutes ? Oui, je sais, je suis une très

mauvaise mère.

Elle a refusé de faire sa sieste, elle était complètement exténuée.

Puis elle mange rien.

Bon, écoutez, si c'est pour me faire des reproches à chaque fois, c'est pas la

peine. Je vous la confierai plus et puis voilà.

Excusez-nous, capitaine.

Bon, tu m'attends ? J'arrive, je vais la voir.

Vous savez ce que c'est, on ne se dispute bien qu'en famille.

Oui.

Vous avez des enfants, capitaine ? J'ai une fille.

Ce n'est pas facile tous les jours, n'est-ce pas ? Non,

c'est vrai.

Décembre... Vas-y, vas-y.

Décembre 98, opération des paupières, Odette de Crécy.

Avril 99, remodelage des loups, Odette de Crécy.

T'as autre chose, toi ? Ouais.

Septembre 99, collagène dans les lèvres, Odette de Crécy.

Oh, c'est Frankenstein, cette fille, ou quoi ? Depuis moi, les autres dates d

'opération, là ? 16 décembre 98.

16 décembre 98. J'avais un... Ouais.

Chaque fois qu'Audette de Crécy sait faire faire le portrait, Chantin est en

vacances.

Oh, c'est vrai ? Ouais, regarde.

C'est troublant, même.

Pourquoi tu avais buté un mec comme ça ? Je comprends pas.

Onze heures et demie, merde.

Mais t'es pas encore parti ?

Qu'est-ce que tu fais toi ? Tu restes ? Ouais, il faut que je finisse quelques

trucs là.

Tu te rayottes ? Ouais.

Allez, salut.

Bon courage.

Dans une clinique spécialisée d'art et homme politique, j'étais convaincu que

je trouverais quelque part une vidéosurveillance.

La bagnole, là ? Alors la voiture n'est pas n'importe quelle voiture, c'est la

voiture de Odette de Crécy.

Comment vous pouvez en être sûre ? Ah, moi je sais.

Cette nuit, tu as relevé toutes les plaques correspondant au jour des

opérations d'Odette de Crécy, et après tu as comparé...

Les noms des propriétaires avec les agendas et les dossiers médicaux. Et

là... Et là, je me suis retrouvé avec une plaque qui ne correspondait à aucun

nom. C'était donc pas tellement la voiture d'Odette de Crécy.

Alors, qui se cache derrière Odette de Crécy ? Une certaine Geneviève Morel,

née le 16 août 67 à Paris 14e, célibataire, pas de casier.

Je sais pas, moi je lis pas. Voici les gars-là. C'est quelqu'un de connu ?

Je n'ai pas vraiment eu le temps de vérifier, apparemment non, mais ce n'est

ni une chanteuse, ni une actrice, ni une femme politique en tout cas.

Et la plaque, elle nous mène où ? Elle nous mène aux 16 rue de la Tour dans le

16ème, mais c'est sa mère.

Vous venez pour Geneviève ? Vous savez où on peut la trouver ?

Elle est arrivée il y a deux jours.

Depuis, elle n'a pas dit un mot.

Qu'est-ce qu'elle a fait ? On ne sait encore rien.

On voudrait juste lui parler.

Elle ne dit rien.

Elle est prostrée.

La faute à ce salaud de Chantin.

Il a dû la laisser tomber.

Tu avais pourtant dit de se méfier.

Vous êtes sûre que votre fille avait une liaison avec le docteur Chantin ? Depuis

au moins quatre ans.

Mais vous savez, ça fait au moins deux ans que ma fille ne vient plus me voir.

Dites-moi madame, vous avez déjà entendu parler du docteur Litsky ? Non, ce nom

ne me dit rien.

Pourquoi ? C'est important ? Il faut absolument que nous voyons votre fille.

Geneviève, ce sont des policiers.

Ils veulent te parler.

Geneviève !

Ne

m'appelle pas Geneviève.

Pour la mère Morel, c'est clair.

C'est Chantin qui a mis Geneviève dans cet état-là.

On a vérifié si c'était bien sa maîtresse. Elle a quitté il y a deux

ans.

Tisco, vous sautez dans une voiture et vous me ramenez Chantin.

Merci. Et les manes ? Pas de preuves suffisantes pour l'instant. On libère.

Et Geneviève Morel, elle est où en ce moment ? Elle est dans le bureau avec le

marchand et Polo. Il y a un médecin qui vient de passer parce qu'elle était dans

un état pas possible, donc on lui a donné un calmant.

Pas moyen de lui retirer son châle et ses lunettes noires.

Bon. Bah, j'y vais.

J'ai un copain qui joue hauteur.

En filature pour cet après-midi, ça vous intéresse ? Elle l'est toujours.

Aigle de mai, c'est un troisième annoncement. Aigle de mai, ce tolkar ?

Non, il va frôler les 50 contre 1.

Je sais pas, vous me dites ça, j'y connais rien moi.

Lui par contre, il assure.

Reste 2000 balles, j'ai que le gagnant. Pour ça, si votre tuyau est pas percé,

je suis sorti d'affaire.

Voilà.

Vous pouvez me jouer 500 dessus ? Oh ouais.

Je suis platé, hein.

Faites pas le con, vous voulez jouer, hein ?

Geneviève,

il faut absolument que vous nous laissiez voir votre visage.

Je vous répète que je ne suis pas Geneviève Morel.

Qui ? Mieux que moi.

Tenez les vertus dissimulatrices, les masques.

Je vous en prie, madame.

Ne cachez pas plus longtemps votre visage.

Le portrait craché de feu, Madame Litsky.

Un miracle de la chirurgie plastique. C'est incroyable.

Non, incroyable.

Pour vous, le nom d'Odette de Crécy.

Odette de Crécy ? C'est un personnage de Proust.

Non, à la recherche du temps perdu.

À la recherche du temps perdu.

Quelle belle définition pour votre histoire, et pour la nôtre aussi, ne

trouvez-vous pas ? Si seulement je comprenais ce que vous cherchez à me

dire.

Tout comme vous,

Gitzky était à la recherche de ce temps perdu.

Comme vous le savez, il n'a pas accepté la mort de sa femme. Ses parents étaient

revenus et quand la mort, elle, a.

Alors il attendait, il attendait, on ne sait quoi.

Jusqu'au jour où il a rencontré une femme, laquelle, aveuglée par l'amour qu

'elle lui portait, lui a offert son visage, une esquisse en quelque sorte, à

partir de laquelle, opération après opération, l'artiste au bistouri a pu

retracer l'image, les traits de la chère disparue. C'est de la science-fiction.

Vous êtes en plein délire.

Monsieur Chantin, depuis combien de temps n'avez-vous pas eu de nouvelles de

mademoiselle Morel ? Geneviève ? Oui, Geneviève

Morel.

Geneviève a disparu de ma vie depuis plus de deux ans.

Vous ne voulez tout de même pas que je vous donne des nouvelles de toutes mes

anciennes maîtresses ? Tout ça est ridicule.

Je vous remercie, Geneviève Morel.

Mais Geneviève n'a rien à voir dans cette histoire.

Jeudi dernier, le jeudi 18 plus précisément, vous deviez vous rendre,

comme chaque année à la même époque, en Dordogne chez votre père.

Je vois que vous êtes bien renseigné.

Plus que vous ne le croyez.

Maintenant, je requiers toute votre attention. Ce jeudi 18, vous ne vous

rendez pas comme prévu en Dordogne, mais vous allez à la clinique, car une de vos

patientes vous demande de l'opérer d'urgence.

Je ne comprends pas.

Ce jeudi 18, M.

Chantin, vous avez eu une vision.

La vision d'une femme morte depuis plus de cinq ans.

La vision d'Elisabeth Litsky.

La vision de la femme de votre associé.

Je vous en prie, madame.

Madame Litsky.

Connaissez-vous cette femme ? C'est la société de mon mari.

Mais quelle importance aujourd'hui, maintenant qu'il est mort ? Que s'est-il

passé dans votre tête, M. Chantal, quand vous avez eu cette femme ? J'ai cru à

une hallucination.

Mais petit à petit, les éléments se sont mis en place.

J'ai pensé que Maxime avait perdu la tête.

Parce qu'il avait remodelé...

Le visage d'une de ses patientes à l'image d'Elisabeth.

Et puis vous avez mené votre petite enquête.

Oui, je suis allé au planning.

Et là j'ai découvert qu'elle se cachait derrière le pseudonyme d'Odette de

Crécy.

Je suis allé aux admissions.

Et là j'ai découvert qu'Odette de Crécy n'avait pas de nom.

Que ses opérations n'étaient pas facturées.

Mais ça ne vous suffisait pas.

Alors vous avez voulu en avoir le cœur net. Vous avez décidé de suivre le

fantôme de Madame Litsky, alias Odette de Cressy, et c'est là que vous avez

découvert enfin l'inconcevable vérité.

C'est là que vous avez perdu votre sang-froid.

Mais comment garder son sang-froid lorsqu'on découvre que la femme qu'on

aime vit une passion avec son âge ? Comment garder son sang-froid lorsqu'on

découvre que la femme qu'on aime décide de devenir quelqu'un d'autre ?

Vous avez attendu le retour de Maxime de sa partie de poker.

Vous avez voulu vous expliquer.

Ça a dégénéré, car Maxime ne voulait rien entendre.

Oui, c'est vrai, j'ai perdu la tête.

On s'est battus.

C'est là que Maxime est passé par la fenêtre.

Puis vous avez subtilisé les 150 000 francs que Maxime avait gagnés pendant

la nuit.

meilleur moyen de charger Serge Leman.

Mais je n'aurais jamais pu vivre avec ça.

Geneviève.

Geneviève, je t'ai cherché, Geneviève.

Geneviève, je t'aime.

Geneviève.

Geneviève, tu ne peux pas me faire ça.

Geneviève.

Geneviève.

OK, merci beaucoup.

J'ai toujours été convaincu qu'il y avait fort à perdre à vouloir

transformer ce qui nous était dévolu par une nature, certes, capricieuse, mais

néanmoins incontournable.

Moi, il y a des matins, quand je me regarde dans le miroir, j'en ai bien de

gueule.

Pas vous, le marchand ? Petit lifting, ça vous dit rien ? La beauté est

intérieure, Capitaine Scandella.

Hé, Barnier, qu'est-ce qu'a gagné cet après-midi dans la troisième annoncement

? Un grand tocard, aigle de mai.

Yes ! Et la cote a été à combien ? Un peu plus de 50 contre 1.

Merci, génial.

Bon, eh bien, tournée générale aux trois souris.

Attends, moi, je vais y aller.

Oh, oh, oh, oh ! Oh, ça va, je pourrai le faire plus tard.

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