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Original subtitles

Eh, les gars, visez-moi �a !

Le verre d'adieu, Johnny ?

Pourquoi pas ? Ici ou ailleurs...

- Tant qu'ils ont � boire. - Et tant que c'est du bon.

Whisky... Et un rince-cochon !

La m�me chose.

T'as pig� ?

Bien s�r !

Faut se farcir cette musique de dingues ?

Qui m'appelle dingue ?

Tu nous casses les oreilles !

C'est son jeton.

Qui m'a appel� dingue ?

Disons que t'a r�v�.

�a me fait mal au ventre.

Ne me fais pas pleurer.

T'as pas entendu ?

Remets �a, et vite !

Fais-le toi-m�me.

Buzz !

Doucement, caporal.

Garde ton sang-froid.

arr�tez �a tout de suite !

Si vous �tes si belliqueux, mettez donc un uniforme.

J'en avais un quand j'ai attrap� �a !

Il y a l� une plaque plus grosse que ta cervelle.

Pas de bagarre ici.

Si tu veux un pain sur la gueule...

Qui me paie le c�ble cass� ?

T'as qu'� te pendre avec !

Maintenant, n'y pense plus.

�a m'a tap� sur le syst�me.

- Ma faute, l'ami. - Ce n'est rien.

Partons, si on veut prendre ce car.

On l'a d�j� pris, petite t�te.

Ah oui, c'est vrai...

�a ne tourne pas rond.

� ta sant�.

Toi au moins, t'as une femme qui t'attend.

Mon vieux, si une femme m'attendait...

Qu'est-ce qui te prend ?

Je dois me faire vieux. L'alcool...

On fera sa connaissance ?

Quand vous voudrez. La porte est toujours ouverte.

Et sans �tre sur notre trente et un ?

L'h�tel Cavendish-Bungalows... �a pue le fric.

On m'a promis un appartement.

Si �a colle, je vous pr�viendrai.

� notre camaraderie...

Prends soin du petit.

� bient�t.

Tu devrais lui t�l�phoner.

peut-�tre...

Il n'a pas l'air heureux.

Mme Morrison...

Votre nom, s.v.p. ?

Mme Morrison est ma femme.

- Je veux lui faire la surprise. - Bien s�r.

Conduisez M. Morrison au bungalow 93.

Suivez-moi.

"Surprise", c'est le mot.

Tu dis, mon chou ?

� vous, rien.

Ils s'amusent bien !

Vous pouvez partir.

Tu me cherches ?

Non, je cherche ma femme.

�a pullule ici...

Tu me plais. Comment tu t'appelles ?

Morrison. Ma femme habite ici ?

Pourquoi riez-vous ?

Regardez ! Helen a un mari !

Ne t'inqui�te pas.

Quelle petite cachotti�re, hein ?

- Tu aurais d� me pr�venir. - C'�tait une surprise.

Enl�ve ton manteau, tu es rentr�.

- �a fait longtemps... - Trop.

Pas en uniforme ?

On m'a vers� dans la r�serve.

Buzz et George aussi.

Buzz a �t� bless� et George...

Qui est George ?

Je t'ai parl� d'eux dans mes lettres.

Ah oui... C'est bien que tu sois l�.

Viens que je te pr�sente.

- Maintenant ? - Oui !

Dick, cesse de jouer.

Je vous pr�sente mon mari,

le capitaine de corvette, John Morrison !

Il revient du Pacifique.

Voici Charlie et Beverly.

Eddie !

- Que pilotez-vous ? - Un Liberator.

Je te pr�sente Eddie Harwood.

Enchant�.

J'ai entendu parler de vous. Vous avez d� en baver.

Comme tout le monde.

Je ne crois pas, non.

Vous prendrez bien un verre ?

Pas tout de suite.

Je voudrais me rafra�chir un peu.

Va mettre tes affaires l�-bas.

- Je vais m'�clipser. - Pourquoi ?

C'est clair.

Pardon...

Mais c'est mon b�guin !

On va prendre un verre, hein ?

Ce rouge � l�vres ne vous va pas.

Vous avez raison.

D�sol�.

Laissons cela.

Chers amis, mon mari d�sire �tre seul avec moi...

pour me donner une racl�e.

Dois-je m'excuser ?

Pourquoi ? N'es-tu pas un h�ros ?

Tout leur est permis.

Ici, je suis un rustre.

�a ne choque personne.

Je me fiche de ce qu'elle dit. Je vous trouve formidable.

Que fais-tu ?

Cette photo de Dicky, je ne l'avais jamais vue.

Pourquoi ne me l'as-tu pas envoy�e ?

J'ai oubli�.

J'ai � te parler.

Arr�te de boire.

Pas de sermon !

Je boirai quand je veux.

J'irai o� et avec qui je veux.

Je suis comme �a.

La mort de Dicky t'a si peu marqu�e ?

J'avais tellement � faire...

Je ne sortais jamais � cause de l'enfant.

� pr�sent, je n'ai plus � m'en occuper.

Et les gens que je fr�quente ne se bagarrent pas � cause d'un baiser.

L'alcool ne te r�ussit pas.

Vraiment ?

C'est pas toi qui r�gales.

R�ponds, voyons !

Ce que tu veux, c'est tout r�genter ici.

Oui, c'est Johnny.

Vous avez un appartement ?

Oui, l'ancien appartement de George.

On n'a eu aucun probl�me.

Ils ont donn� la pr�f�rence � George.

Tant mieux.

Votre n� de t�l�phone ?

HILLSIDE...

8661.

Ils ont un appartement.

J'ignorais qu'ils �taient bleus.

La carte de visite d'Eddie Harwood...

Sa bo�te s'appelle "Le Dahlia bleu".

Essayons encore...

Pourquoi pas ? Essayer, �a me conna�t.

Commence par cesser de boire.

Commence par t'occuper de tes affaires.

- Tu as assez bu. - L�che-moi !

Tu as appris � faire mal.

Ce que je pourrais te dire au sujet de Dicky...

Dis-le !

Quoi ?

Vous �tes plut�t bruyants.

�a vous regarde ?

Et ceux-l�, ils prient peut-�tre ?

Je ne fais que mon boulot.

Vous devriez fermer, il va pleuvoir.

Et tirez les volets si vous voulez corriger votre femme.

M�me le d�tective de l'h�tel s'en m�le.

Eh bien, au sujet de Dicky ?

N'y pense plus.

Parle !

Il n'y a rien � dire.

Parle, enfin !

Je t'en prie. �a aurait pu arriver � n'importe qui.

Je suis all�e � une r�ception. J'y ai emmen� Dicky.

J'avais un peu bu...

Ne pleurniche pas !

D'accord, "h�ros" !

J'�tais ivre.

J'ai eu un accident de voiture.

Dicky a �t� tu�.

Je t'ai �crit qu'il �tait mort de la dipht�rie.

Eh bien, qu'en dis-tu ?

C'est ce que tu m�riterais.

Mais tu ne vaux pas �a.

YORK-2338.

M. Harwood, s'il vous pla�t.

Dites-lui de me rappeler, s.v.p.

Mme Morrison... Oui, on est les copains de Johnny.

C'est pourquoi je vous appelle.

On a eu une dispute, il est parti.

Parti ?

Ne vous en faites pas, on vous le ram�nera...

m�me s'il faut le porter.

Il rappliquera s�rement. Oui, je vous rappellerai.

George n'est pas l�.

Silence ! Il y a un enfant malade ici !

On mangera des �ufs.

La femme de Johnny vient d'appeler.

- C'est bien. - Non, c'est pas bien !

Il l'a plaqu�e.

Des nouvelles de lui ?

Non, mais il viendra ici, hein ?

Non, je ne crois pas.

J'ai dit � sa femme qu'on le ram�nerait.

Nous, on n'y peut rien.

�a regarde Johnny seul.

N'y pense plus. Johnny saura quoi faire.

Faut qu'on fasse quelque chose, qu'on le trouve, nous.

On en reparlera, mangeons d'abord. On a de vrais �ufs.

Donne-moi un coup de main.

- Mme Morrison, s.v.p. - Qui la demande ?

Buzz... Buzz, c'est mon nom.

Mme Morrison n'est pas l�.

Voulez-vous laisser un message ?

Je pr�f�re attendre.

C'est l�-bas.

Le bar...

- Gar�on... - Un instant !

On s'est vus au "Dahlia bleu", non ?

Pas que je sache.

Des amis communs...

- C'est ma place. - Va te faire cuire un �uf !

Plut�t exp�ditif.

Tout ce que je veux, c'est un verre.

Prenez le mien.

Du whisky �cossais !

C'est ce qu'ils pr�tendent.

Je vous paierai un verre, une nuit pluvieuse.

Il pleut ce soir.

Alors, c'est pour ce soir.

Et pas des trucs et des machins...

Vous ne me croyez pas ?

Tant pis, je ne vous paie rien.

On en a fini.

Attendez ! Offrez-moi un verre.

Mais pas ici, j'en ai soup�.

Il pleut comme vache qui pisse.

Ce n'est pas loin.

Restons plut�t dans le bar.

Je suis venu voir quelqu'un.

Vous pourrez t�l�phoner de chez moi.

Vous habitez ici ?

Vous n'avez pas peur, non ?

- Libre ? - D�sol�, je ne prends personne.

Quel temps !

Salut, Eddie. Tout est l�.

Salut, L�o. �a marche ?

On se d�brouille.

C'est parfait.

- Tu bois quelque chose ? - Non, merci.

Tu es seul ce soir ?

Tant mieux.

Cette petite Morrison devenait une habitude.

Occupe-toi plut�t du "Dahlia bleu".

On est comme larrons en foire.

Si tu es coinc�, moi aussi.

Helen Morrison, c'est du pass�.

Son mari est revenu.

Qu'il la reprenne.

Ma femme n'est pas partie � cause d'une autre.

Non, pas du tout.

Parce que tu fr�quentais

des types comme moi ?

C'est bien possible.

Elle est venue au bar.

Elle m'a laiss� un message pour toi.

Elle va quitter la ville.

Plus besoin d'envoyer des fleurs.

Elle aurait pu me le dire.

Si �a vient de moi, �a fait plus mal.

Des ch�ques � signer ?

Tu ne conna�trais pas un nomm� Quinlan ?

Non.

Il a pass� un temps en cabane.

C'est sans int�r�t ?

Fais pas le malin.

Je n'ai pas � faire le malin.

J'ai entendu ce Quinlan te parler au parking.

Tu �tais avec elle.

Il t'a appel� par un autre nom.

Vraiment ?

Maintenant, �a n'a plus d'importance.

Quinlan s'est fait buter l'autre jour.

Pourquoi �a m'int�resserait ?

Ne fais pas trop le malin.

�a rend un type malheureux.

Et s'il est malheureux, il devient malchanceux.

Un instant.

C'est elle... la femme Morrison.

J'allais juste t'appeler.

J'ai essay� de te joindre toute la soir�e.

Attends une seconde.

Il n'est pas ici.

Non, il n'est pas sorti. Il est parti.

Et pour de bon.

Il reviendra. Tout est de ma faute.

C'est un brave type.

Il �tait si loin... Je ne l'avais jamais vu.

Je ne me rendais pas compte.

Je te dis les choses telles quelles.

Il vaut mieux en rester l�.

Et si je ne suis pas d'accord ?

�tre plaqu�e deux fois le m�me jour, c'est trop.

Je suis s�re que tu vois les choses comme moi.

Tu as int�r�t.

Si je faisais un saut ?

Dans une demi-heure ?

Je t'ai dit qu'elle est enquiquinante.

Elles le sont toutes un jour ou l'autre.

Ou presque toutes...

Montez !

Vous avez roul� dans un ruisseau ?

Je ne me suis pas tremp� volontairement.

C'est risqu� de charger des �trangers.

Mes amis �taient des �trangers quand je les ai rencontr�s.

Je vais � Malibu. �a vous va ?

Qu'y a-t-il l�-bas ?

J'y ai des amis.

Il y a des h�tels ?

Des motels.

Vous ramassez souvent des gens ?

Deux ou trois par nuit.

Vous avez raison.

Ce n'est pas dr�le.

Rien ne me para�t dr�le ce soir.

Il arrive que rien ne r�ussisse.

Rien ?

Quoi qu'on fasse.

Vous n'allez pas � Malibu ?

C'est pile ou face.

Face c'est Malibu, pile c'est Laguna.

Et si la pi�ce roule sous le si�ge ?

Ce sera Long Beach.

Tout de m�me, vous savez sourire !

- Vraiment pas ? - Non, merci.

Ma valise vous g�ne ?

Je me demandais ce que signifie J.M.

Je peux vous le dire.

Non, laissez-moi plut�t deviner.

Jack Mason ?

Ce n'est pas �a.

Alors...

Jeremiah McGonigle ?

Est-ce que �a existe ?

Moi, �a me pla�t.

Je n'ai pas le sens de l'humour.

�a fait deux � z�ro.

Que diriez-vous de Jimmy Moore ?

C'est votre nom ?

Il ne vous pla�t pas ?

J'ai connu un Jimmy, il avait des dents de lapin.

Je n'avais que 8 ans.

Vous �tes s�re que c'�tait pile ?

Pourquoi ?

On a d�pass� Malibu.

Vraiment ?

O� �tais-tu ?

- Sorti. - O� ?

- J'ai d� me perdre. - Tu n'en es pas s�r ?

Je me suis perdu.

O� est Johnny ?

Il n'est pas venu.

�a ne va pas ?

Mais si. Pourquoi �a n'irait pas ?

Quelle id�e de sortir si longtemps sans rien dire !

Dis au moins quelque chose.

J'ai sommeil, George.

Je vais t�l�phoner � mes amis. Je reviens tout de suite.

Que faites-vous ?

Ici, nos chemins se s�parent.

Vraiment ?

Vous devez retourner � Malibu.

Et vous ?

Je me d�brouillerai.

En tout cas, je vous remercie pour tout.

Je ne l'ai pas fait pour un "merci".

Je le sais.

Vous ne me dites pas bonsoir ?

C'est adieu... et c'est dur de le dire.

Pourquoi ? Vous ne me connaissez pas.

Conna�tre, c'est un grand mot.

Je vous ai rencontr�e.

Chers auditeurs, cette journ�e sera ensoleill�e.

La pluie a reverdi les jardins et les nuages sont rares.

�coutons votre �mission pr�f�r�e,

"Les m�lodies du matin".

Eh bien, eh bien...

On a encore picol�.

Et pas trouv� son lit, hein ?

Ce que vous pouvez absorber !

Allons...

Mon Dieu !

Comment ?

J'arrive... Appelez M. Hughes.

Elle est l�.

Sortez, et ne parlez pas.

C'est pas mon genre.

On dirait qu'il y a eu bagarre.

�a remonte � quelques heures.

- Suicide ? - Possible.

Je pr�f�re.

Revolver...

Ne jouez pas au d�tective, laissez �a aux professionnels.

On pourrait y jeter un coup d'�il !

Autant en finir rapidement.

- Quel est leur num�ro ? - MICHIGAN-5211.

Voici notre �mission musicale du matin.

Le menu 3 avec un jus d'orange.

Vous vous souvenez ?

Et Malibu ?

Toujours pareil... Je suis rest�e ici.

Pourquoi ?

Il me faut une raison ?

C'est joli apr�s la pluie.

Je ne m'attendais pas � vous revoir.

Vous devriez essayer de recoller les morceaux.

O� dois-je m'occuper de mes oignons ?

Vous pourriez ?

J'essaierais.

Ma femme...

Je le pensais bien.

Il n'y a rien � recoller.

Et m�me si �a se pouvait, je n'y tiens pas.

Et vous ?

Hier, vous n'alliez pas � Malibu.

C'�tait une fuite en avant.

Comme moi.

Vous avez peut-�tre raison.

O� allons-nous, maintenant ?

Nulle part...

On s'est dit adieu.

Vous prenez le car.

Moi, je rentre � Malibu.

Exact.

Si on allait sur la plage

chercher des pierres de lune ?

La mar�e change.

On pourrait m�me marcher dans l'eau.

Je vais changer de chaussures. Vous m'attendez ?

Pas comme hier soir ?

Le corps a �t� d�couvert ce matin...

L'addition, s.v.p.

On ne conna�t pas encore la cause de la mort.

On recherche son mari, le capitaine de corvette, John Morrison,

rentr� r�cemment du Pacifique.

Morrison a environ 28 ans...

Poids : 80 kg. Cheveux clairs,

yeux marron ou bleus.

Il porte un costume civil, un imper de l'arm�e,

et une valise civile.

Le corps �tait �tendu sur le divan

dans un bungalow du luxueux h�tel Wilshire.

Les voyageurs � destination de Los Angeles, car 382.

Donnez vos v�tements D'autres en ont besoin !

La cause de la mort reste inconnue.

Celui-l� est � moi.

Attends...

V�rifions...

- Quelque chose pour nous ? - Non.

Enlevez votre bazar !

Attendez ici.

Nous voil� agraf�s.

Mais non.

On nous a bien amen�s ici, non ?

Ton nom, flic ?

�crase !

Ils n'ont peut-�tre que des num�ros.

Calme-toi, tu veux ?

Faut attendre longtemps, flic ?

On vous appellera. Et ne m'appelle pas "flic".

- T'as entendu, George ? - Arr�te, maintenant.

On peut fumer... flic ?

- Tu me cherches ? - Ouais !

Merci, flic.

- Le bureau du commissaire ? - L�-bas.

C'est Harwood, propri�taire du "Dahlia bleu".

Pas de photos !

Le commissaire, s.v.p.

Asseyez-vous.

Bonjour.

Harwood est ici.

Appuyez sur la touche.

Ici le bureau du commissaire Hendrickson.

C'est l'inspecteur Lloyd qui parle. Rappelez-nous.

Allez-y.

Bureau du commissaire Hendrickson. C'est l'inspecteur Lloyd qui parle.

Rappelez-nous.

Soyez pr�ts.

On commence par qui ?

Harwood. Ne le laissons pas attendre.

Entrez, M. Harwood.

Je ne vous retiendrai pas longtemps,

mais j'aime voir les gens impliqu�s dans une enqu�te.

Comment, impliqu�s ?

Asseyez-vous.

Vous connaissiez bien Mme Morrison ?

Assez bien.

Depuis quand ?

Vous savez tout �a.

En effet... "Pas tout � fait un an, par l'interm�diaire d'amis communs."

Vous vous int�ressiez � ses affaires ?

Je lui ai pr�t� de l'argent qu'elle m'a rendu.

Simple transaction commerciale.

En effet, un pr�t � 6 % .

Je vous fais perdre votre temps.

Vous �tes mari� ?

Nous sommes s�par�s.

Y a-t-il un rapport avec Mme Morrison ?

Aucun.

O� est Mme Harwood ?

Aucune id�e.

Et savez-vous... o� elle se trouvait hier soir ?

Si vous croyez que ma femme est impliqu�e dans cet assassinat...

Pourquoi croire � un assassinat ?

N'est-ce pas le cas ?

On n'en a pas parl�.

Mais les journaux...

C'est ce que j'en ai conclu.

En effet, elle a �t� assassin�e.

Nous avons le rapport de l'autopsie.

Nous avons examin� ses mains.

Merci d'�tre venu.

Ce sera tout pour l'instant.

On me suspecte ?

Je n'en sais rien. Qu'en pensez-vous ?

All�, George ?

George n'est pas l� ?

George Coburn.

Non, qui le demande ?

Qui le demande ?

Je voudrais juste que vous vous rappeliez ceci :

m�me si vous �tes des amis de Morrison,

vous ne devez pas l'aider � se cacher.

Je suis avocat, je comprends parfaitement.

J'en suis heureux.

S'il vous contacte, dites-lui qu'il serait raisonnable de venir ici.

C'est faux !

Nous avons accompli 112 missions avec lui. Comptez pas sur nous !

Il n'est pas encore accus�.

Alors, qu'attendez-vous ?

Faites reconduire ces messieurs.

Faites entrer Newell.

Vous avez une chambre ?

Plus rien de libre depuis 8 semaines.

O� pourrais-je aller ?

Difficile � dire. Je ne peux rien pour vous.

Vous ! Attendez.

Vous avez une allumette ?

Alors, je prends les miennes.

Cette valoche a l'air lourde.

Et alors ?

Les h�tels sont complets. Je pourrais vous aider,

je connais un endroit, bd Santa Monica.

- Quel racket est-ce ? - Appelez les flics...

C'est loin d'ici ?

� six blocs.

Moyen de transport assur�.

Vous avez vu Harwood frapper � la porte de cette dame,

puis partir. Pour o� ?

Une porte lat�rale m�ne � l'h�tel.

On l'a vue.

Il est pass� l�.

- Quelle heure �tait-il ? - Je vous l'ai dit.

R�p�tez-le.

Vers 19 h... Il pleuvait.

Vous aimez la pluie ?

Je suis oblig� de faire ma ronde.

Vous avez un passe du bungalow.

Oui, mais...

Pourquoi ne seriez-vous pas le meurtrier ?

Ce n'est pas une chose � dire.

C'�tait allum�, la radio marchait. Pourquoi serais-je entr� ?

Dites-le-nous.

Elle n'a pas r�pondu quand Harwood a frapp�.

�a me regarde ?

Vous en avez de bonnes !

J'ai failli marcher.

Eh bien, sans rancune...

C'est tout... pour le moment.

C'est emb�tant pour l'h�tel.

Pour la femme de Morrison aussi...

�a, un h�tel ?

D'apr�s l'enseigne.

Ils changent les draps tous les jours.

Les puces aussi ?

Quel comique !

Un client, Corelli.

�a fera 10 $...

D'avance, M. Moore.

Et 10 $ pour nous.

Notre commission.

Rendez-moi l'argent !

Tu ne vas pas faire le mariolle ?

Eh bien, tant pis...

Fait chaud, hein ?

La Plymouth, l� devant, elle est � vous ?

Pourquoi ?

Une bonne femme lui est rentr�e dedans.

Je n'ai rien entendu.

Si le pare-chocs a pris un coup, tant pis.

- Votre voiture ? - Possible...

Alors, venez faire le constat.

Laissez tomber.

Vous m'avez entendu. C'est une voiture vol�e.

Revenez !

Levez-vous !

Et vite !

Tournez-vous.

C'est bien. Vous voulez jouer les durs ?

Facilitez-moi la t�che.

En avant.

Qui �tes-vous ?

Jimmy Moore, de San Francisco.

Corelli ?

Il vient de s'inscrire.

Descendez.

Merci, vieux.

Vous prenez la chambre ?

Si personne n'y est mort...

C'est juste derri�re.

Vous habitez San Francisco ?

Dans la r�gion.

Belle ville...

Moi, je pr�f�re ici.

Si vous avez besoin de quelque chose...

Le t�l�phone ?

Au bout du couloir.

M. Harwood, s.v.p.

Bonsoir, M. Harwood.

Qui vous a laiss� entrer ?

Je suis le d�tective de la maison.

Je passe par l'escalier de secours

pour ne pas �tre vu.

Un verre ?

Volontiers.

Pas trop d'eau.

J'ai racont� aux flics une bonne histoire.

Ils sont satisfaits.

Pour le moment, du moins.

Mais le seront-ils encore demain ?

Ils pourront s'imaginer que je n'ai pas tout dit.

Il est bon.

Vous n'avez pas tout dit ?

Je ne suis pas parti tout de suite

quand vous avez frapp� � la porte de Mme Morrison.

C'est qu'il pleuvait !

Moi, �a ne me fait rien. J'ai �t� flic moi-m�me

pendant 15 ans.

Asseyez-vous donc.

Combien on vous paie ?

28 $ par semaine et le g�te.

- �a n'est pas beaucoup. - Non, en effet.

Merci.

Alors, vous �tes venu pour am�liorer l'ordinaire.

Vous vous m�prenez, M. Harwood.

Je sais.

Quel �ge avez-vous ?

Bient�t 57 ans.

Toute la vie devant vous, mais m�fiez-vous.

Je ferai bien attention.

Les flics ne casquent pas, moi si.

Et vous faites bien, M. Harwood.

N'est-ce pas ?

Votre verre est fini ?

Eh bien, je vais les mettre.

Attendez.

Vous oubliez votre cigare.

Il doit �tre �teint.

Les cigares, �a s'�teint terriblement vite.

Bonsoir.

Salut, mon chou... �a fait tout un bail.

Pas si long que �a.

Tu t'envoies aussi ces fleurs bleues ?

N'as-tu pas quitt� la ville ?

Je suis revenue.

Tu as gard� �a ? Quel grand sentimental...

Si je t'avais avec... J'ai des d�fauts.

�tre amoureux de toi, est-ce un d�faut ?

�coute...

Trop tard, Eddie.

Pourquoi ?

Pourquoi trop tard ?

C'est comme �a.

Helen Morrison ne m'int�ressait pas, vivante.

Et morte, non plus.

Elle int�resse la police.

J'ai dit � la police ce que je sais.

Ils ont march� ?

Va savoir...

Eh bien alors, tout est parfait.

Qui l'a tu�e, Eddie ?

- Tu ne lis pas les journaux ? - Je ne crois pas tout.

Morrison est mal parti.

Le revolver porte ses initiales.

Quelle n�gligence !

Il est du genre � se ficher de tout.

- Lors de la r�ception... - �a a d� lui d�plaire.

Qu'en sais-tu ?

Je connais ce genre de r�ception.

Eh bien, puisque tu n'as rien � craindre...

Alors, c'est tout ?

Sans doute.

L'entresol, s'il vous pla�t.

- M. Harwood est l� ? - Je vais voir.

Quel nom ?

La r�ception, s.v.p.

La ligne est occup�e.

- Quel appartement ? - Je dois vous annoncer d'abord.

R�ception.

Qui ?

Un instant.

Pour vous, monsieur.

Pour moi ?

Ne posez pas de questions. Partez, vite !

Pourquoi est-ce si long ?

Il faut faire venir sa fiche 573 de Washington.

Je me demande qui a escamot� la photo.

Ce doit �tre Morrison.

Nous n'avons qu'un signalement passe-partout.

Passez-moi M. Harwood. Commissaire Hendrickson...

On nous suit ?

Je ne pense pas.

Dommage...

Vous tenez � �tre pris ?

Quand avez-vous remarqu� quelque chose ?

Quand vous vous �tes d�barrass� de votre imper.

�tes-vous f�ch�, Jimmy ?

Appelez-moi par mon vrai nom.

Vous devez le conna�tre.

D'accord, Johnny.

Johnny, �a me pla�t aussi.

Mais Jimmy n'�tait pas poursuivi.

Que de lumi�res dans le noir !

Je sais que vous n'avez pas tu� votre femme.

Qu'en savez-vous ?

Je vous connais.

- Pas si bien que �a. - Suffisamment.

Vous voulez savoir qui l'a tu�e, n'est-ce pas ?

C'est �a.

C'est le r�le de la police, selon vous.

Je vous ai donn� cette impression ?

Ils me recherchent.

Moi arr�t�, le meurtrier sera tranquille.

J'y ai song�.

M�me si Helen et moi n'�tions pas heureux, c'�tait ma femme.

Et le meurtrier ne s'en tirera pas � si bon compte.

Eddie Harwood ?

Je n'ai pas dit �a.

Qui d'autre ?

Je n'en sais rien. Vous le savez ?

Vous semblez en savoir plus que moi.

Vraiment ?

Ce coup de fil � l'h�tel...

Vos d�placements... Vous tombez toujours � pic.

Vous m'avez ramass� sous la pluie...

Par hasard ?

Je ne sais pas...

Je ne sais vraiment pas.

J'ignore jusqu'� votre nom.

Il faut me faire confiance.

Moi aussi, j'ai des comptes � r�gler. Faites-moi confiance.

Pourquoi ? Ce n'est pas un jeu, pour moi.

Gardons chacun nos secrets.

Bon, si c'est ce que vous voulez.

Vous venez ?

Arr�te ce poste, je te dis !

Du calme ! Laisse les autres vivre.

Ma migraine ne passe pas.

Pourquoi Johnny ne vient pas ?

C'est peut-�tre risqu�. Il est peut-�tre ailleurs.

�a fait beaucoup de "peut-�tre".

Je n'aime pas voir Johnny fuir comme un criminel.

Il devrait tout raconter au commissaire.

C'est �a, envoie-le l�-bas.

On dirait que t'aimes les flics. Moi non.

Je les d�teste.

Toi non plus, ne dis jamais rien aux flics.

Tu as besoin d'un verre.

Je crois que j'ai oubli� votre nom.

Vous l'aviez not� ?

Vous �tes un ami de Johnny Morrison ?

Connais pas.

Entrez.

Qui �tes-vous ?

Je travaille � l'h�tel Cavendish. Newell. On m'appelle "Papa".

Profession ?

- C'est vous, le flic de l'h�tel ? - En quelque sorte.

Vous ne sauriez pas o� se trouve M. Morrison ?

C'est pas � vous qu'on le dirait.

J'imagine bien.

Des renseignements sur lui, �a vous int�resse ?

�a d�pend quels renseignements.

Pas si facile d'en avoir.

O� avez-vous vu Johnny ?

Je n'ai pas dit que je l'ai vu.

Ce type veut du fric.

C'est �vident.

J'ai eu du chemin � faire, vous savez.

Ce serait l'occasion d'appeler les flics.

�coutez, vous vous trompez.

Vraiment ?

En passant devant l'h�tel de M. Harwood...

- Vous �tes apr�s lui, aussi ! - Je proteste.

J'ai vu M. Morrison entrer � l'h�tel.

- Et ? - C'est tout ce que j'ai vu.

Je devais me rendre � mon travail.

Boulot, hein ?

O� habite Harwood ?

Au "Granada Towers".

- Vous savez tout, hein ? - Je me renseigne.

C'est tout ce que vous pouvez nous dire ?

Pour l'instant, oui.

Chaque soir, M. Harwood se rend dans sa bo�te,

"Le Dahlia bleu",

si �a peut vous int�resser.

Je vous ai d�j� vu, non ?

Quand ?

Hier soir, sous la pluie...

Je me trompe peut-�tre.

M. Harwood, s.v.p. De la part de Mme Harwood.

Oui, c'est moi.

J'ai chang� d'avis. On sort ce soir ?

Vous avez trouv� ce que vous voulez ?

L'uniforme vous va bien.

Beau gamin. Votre fils ?

Vous auriez pu me dire que vous �tes recherch�.

Avec "�a", on vous mettra au vert.

Vous vous m�fiez de moi ?

Je ne suis pas un de ces voyous qui vous ont amen� ici.

Je suis �tabli depuis belle lurette.

Jimmy Moore, hein ?

Je me rappelle avoir lu qu'on recherche Johnny Morrison,

que la police aimerait l'interroger.

Pas de commentaire ?

Comme vous voulez.

R�fl�chissez. Moi, je garde �a.

Johnny, s'il m'arrive quelque chose,

la police du New Jersey aimera savoir

qu'Eddie s'appelait Bauer.

Il s'agit de meurtre.

Helen.

Corelli ? Qui est-ce ?

Passez-le moi.

L�o ? Je suis taulier � Santa Monica.

Hier soir, un type s'est inscrit sous le nom de Jimmy Moore,

de l'a�ronavale. �a vous dit quelque chose ?

Il est toujours l� ?

Il est parti ?

C'est un peu court, vous savez.

D'accord.

Je m'occuperai de vous.

Pas facile de vous voir.

Ah bon ?

Enchant� de vous conna�tre, M. Moore.

Vous savez pourquoi je viens ?

Non, dites-le-moi.

� votre place, je serais d�j� loin.

La moiti� des flics est � vos trousses.

La moiti� seulement ?

Un coup de fil et vous sortez d'ici menottes aux mains.

Allez-y.

Je ne suis pas ce genre de crapule.

Quel genre de crapule �tes-vous ?

Je ne suis pas un indic.

Moi non plus.

- Pas encore. - �a veut dire ?

Vous vous prenez pour un dur ?

Je veux savoir qui a tu� ma femme.

Tout le monde croit que c'est vous.

Pas tout le monde.

Je pense que vous l'avez tu�e.

Ne soyez pas b�te.

Vous jouez au mari offens� parce qu'on est sortis parfois.

Conclusion ?

� votre place, je me d�binerais

pour me mettre au vert.

Ici, j'y suis.

Pas pour longtemps.

Vous n'avez qu'� t�l�phoner.

Mon coup de fil serait interurbain.

Je ne vous suis pas.

Le New Jersey, vous vous souvenez ?

Je ne vois pas.

Pourquoi le New Jersey ?

Vous feriez bien d'ouvrir.

Mon chou...

Un verre ?

Pas maintenant.

J'en ai pour une minute.

Pourquoi as-tu chang� d'avis ?

Toujours des ennuis avec ton n�ud papillon ?

Excuse-moi.

M. Moore... ma femme.

Je prends mon manteau.

Pr�parez-vous � boire.

Allez-y, dites-le.

J'aurais d� vous le dire. Demain, vous le lirez dans les journaux.

Je m'expose, c'est �a ?

Vous ne me devez aucune explication.

Je n'ai pas voulu �a.

Sans blague !

Ici, vous �tes en grand danger.

Ce n'est pas ce qui m'inqui�te.

Je suis venu pour quelque chose.

Mais �a aussi, vous l'aviez pr�vu !

Adieu, "mon chou" !

George, viens vite !

Vous allez quelque part ?

�a alors ! Entre.

Pourquoi n'es-tu pas venu plus t�t ?

Une voix �trang�re m'a r�pondu.

C'�tait les flics. On nous a interrog�s.

Moi, �a va couci-cou�a. Vous avez � boire ?

- Tu veux quoi ? - Comme d'habitude.

Un whisky avec un rince-cochon !

Celui-l� est pour moi !

�a a l'air d'aller, vous.

Tiens, avale �a.

Que vas-tu faire, Johnny ?

Je n'ai gu�re le choix.

Tu ne vas pas te rendre aux flics !

Johnny a raison. Plus il tarde, plus ce sera dur.

Oui, si on le d�nonce !

Je me sens vis�.

Le d�tective, il t'a vu en bas ?

Le d�tective ?

Celui de l'h�tel Cavendish. Il t'a vu entrer chez Harwood.

- Que cherchait-il l�-bas ? - Peut-�tre un dollar !

Si je me rendais, quelles seraient mes chances ?

�tant donn� la situation, tu ne serais pas condamn�.

Il ne faut pas courir ce risque. Filons tous les deux !

Dites donc...

Vous croyez que je l'ai tu�e !

Peu importe ce qu'on pense. L�galement...

L�galement ?

N'en parlons plus.

Laisse-moi.

�a m'est �gal, � moi...

Johnny, attends !

Tu peux �tre content !

Vous vous attendiez � me voir ?

Combien t'as refil� au d�tective ?

C'�tait pour des n�fles. Vise un peu !

Faut faire quelque chose.

C'est pas le bon chemin.

Faites voir votre plaque.

- C'est de la frime ! - Vous trouvez qu'on frime, vous ?

Tu te charges de lui ?

J'esp�re ne pas l'avoir ab�m�. Il servira d'app�t.

Vas-y.

Tu veux faire le mariolle ?

Deux messieurs vous demandent.

- De quoi s'agit-il ? - Ils ne m'ont rien dit.

Ils me le diront peut-�tre.

Dis donc, ils s'emb�tent pas.

On dirait que �a rapporte.

Vous m'avez demand� ?

Nous sommes des amis de Johnny.

Vous connaissez, non ?

Allons dans mon bureau.

Asseyez-vous.

Non, merci.

Vous d�sirez ?

Il y a 30 mn, Johnny a �t� arr�t� par deux inspecteurs en civil.

- C'est une chance pour lui. - On le croyait il y a 30 mn.

Mais ce n'�tait pas des inspecteurs, on s'est renseign�.

�a vous surprend ?

O� voulez-vous en venir ?

Faut lui faire un dessin.

Du calme.

"Du calme", c'est vite dit !

En quoi �a nous a avanc�s, nous et Johnny ?

Dis-le-nous, esp�ce de rigolo !

Avant de r�pondre,

�coutez-nous bien : s'il arrive quelque chose � Johnny,

on est d�cid�s � faire passer un sale moment aux coupables.

- Je m'en souviendrai si n�cessaire. - On y veillera.

Commissaire Hendrickson ?

Ces types sont plus tordus qu'on ne pense.

Un instant.

Nous avons des nouvelles que nous aimerions vous communiquer,

si vous trouvez le temps...

Je me mets en route.

On attendra votre retour.

Faites comme chez vous.

Regarde-moi �a...

Vous croyez qu'il est cass� ?

La table est tomb�e en plein dessus.

Mettez-le l�-dedans. J'y ai mis du sel.

Oui, �a fait du bien.

Attache-le, par pr�caution.

Eddie est recherch� pour meurtre dans le New Jersey

sous le nom de Bauer.

Encore un verre...

- Combien de fric ? - Quel fric ?

Et ce stylo ?

Quoi, encore ?

Rien.

Donne.

Nous aussi, on a notre code d'honneur.

Excusez-moi, je croyais mon mari ici.

Tiens, la m�me � Harwood !

C'est rupin !

Toi, boucle-la !

M. Harwood vient de sortir.

Vous �tes George et Buzz ?

Une femme d�tective !

Johnny m'a parl� de vous.

�a m'�tonnerait.

Je suis une de ses amis.

Mais on vient de d�barquer !

Il ne faut pas longtemps � Johnny.

Le commissaire Hendrickson demande M. Harwood.

Dis-lui d'aller se faire voir ailleurs ! Tire-toi !

Encore cette musique de dingues !

M. Harwood est en route.

Dites-lui qu'il est parti.

Un �clat d'obus derri�re l'oreille...

Ils ne jouaient que �a, comme si c'�tait

leur seul disque.

C'�tait un de ces bungalows rupins.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Je ne sais pas.

Pourquoi faites-vous �a ?

Quoi donc ?

Effeuiller cette fleur. J'aime pas �a.

C'est dr�le...

La m�me musique de dingues qu'ils jouaient � c�t�.

Toute la journ�e dans ma t�te.

Il faut te reprendre.

C'�tait pas � c�t�, c'�tait ailleurs.

C'�tait dans la m�me pi�ce

et elle effeuillait la fleur...

juste comme vous.

Elle n'arr�tait pas.

Elle continuait !

Ici M. Harwood. Paul est l� ?

R�p�tez, lentement.

Qu'il ne se fasse pas de bile. J'arrive tout de suite.

On fait son ca�d ?

Vos gars ont bien travaill�... M. Bauer.

Comment vous savez ?

La photo... par terre.

Lisez au verso.

C'est bien Helen, �a.

Elle exploitait ses renseignements.

Fallait pas la tuer.

Dans un h�tel, avec un "45" ?

Je m'y serais pris autrement.

Comme ici ?

Ils ont un peu exag�r�.

Rien qu'une cigarette...

Vous avez peut-�tre raison.

Je ne suis pas un ca�d.

J'ai mal d�but�.

En aidant un voyou � buter un gar�on de recette.

Et tout �a...

pour des clopinettes.

Pendant 15 ans, j'ai essay� d'oublier cette histoire.

Avec ma pension, j'ai achet� une bo�te de nuit.

Je me suis mari�.

Ma femme �tait d'un milieu diff�rent.

Et voil� o� j'en suis.

Les flics ne s'int�ressent m�me plus � nous.

Ils ont eu le meurtrier.

Quand ?

Ils l'ont agraf� au "Dahlia bleu".

L'un de vos copains, il a avou�.

Qu'est-ce que vous racontez ?

T�l�phonez donc.

R�p�tez...

"Newell :

"Elle m'a refil� du pognon pour que je la boucle.

"O� est le mal ?"

C'est tout.

Newell, venez.

Est-ce bien l'homme qui est entr� dans le bungalow ?

Je vous l'ai d�j� dit. �a suffit, non ?

� nous d'en juger.

Calmez-vous.

Revenons � ce coup de feu puisque vous voulez nous en parler.

Un coup de feu, c'est vite dit.

�a a pu �tre une p�tarade.

Quelle heure �tait-il ?

L'heure ?... 8 h moins 10.

Cet homme est rentr� quand ?

Je n'ai pas dit qu'il �tait sorti.

Allons, dis-leur la v�rit�.

Pour aider un ma�tre chanteur ?

Fermez-la, et asseyez-vous.

L�-bas.

Tu dis l'avoir tu�e. Crache le morceau !

Cessez donc de le cuisiner !

Nous voulons comprendre.

Tu n'y es pas all� pour la tuer. Tu ne l'avais jamais vue.

Qu'est-ce qu'elle t'a fait ?

C'est ce qu'elle a dit.

Ce qu'elle �tait.

Ce qu'elle a fait � Johnny.

Elle s'en fichait.

Elle ne faisait qu'effeuiller cette fleur !

Et le revolver dans le fauteuil, c'�tait tentant.

J'ai mal � la t�te. Je ne me rappelle pas.

Mais si, tu te rappelles. On parle de la femme de Johnny.

Tu te souviens de sa femme ?

Pourquoi Johnny n'est pas l� ? Il sait que je ne ferais pas �a.

Tu n'avais qu'� prendre le revolver, l'enfoncer dans ses c�tes et tirer !

�a s'est pass� comme �a ?

Tu nous prends pour des imb�ciles ?

Quelle imagination !

Il n'est que temps...

Moi seul, je cours un risque.

Allume-la !

Johnny, t'es fou.

- Donne-lui le revolver. - Il ne peut plus tirer.

Il le fera, les yeux ferm�s.

Debout !

Debout !

Rends-lui le revolver.

Allume-la, vieux.

J'ai r�ussi ! N'est-ce pas, Johnny ?

�videmment.

Pas besoin de l'enfoncer dans ses c�tes.

C'est ce qu'a fait le meurtrier.

Qui dit que c'�tait lui ?

Lui-m�me.

Sur l'instigation de qui ?

La mienne.

De qui d'autre ?

Comment �a ?

�a l'a mis en col�re que j'effeuille cette fleur.

Je commence � y voir clair.

Il a d� voir Helen faire �a.

C'�tait mon revolver.

On s'�tait querell�s.

Bruyamment.

Vous nous avez entendus.

Vous �tes entr� par la porte.

Je l'ai dit � ces messieurs.

Un bouc �missaire, �a ne vous suffit pas ?

Il me faut l'auteur du crime.

Vous �tiez loin du lieu du crime.

Mme Harwood �galement.

�a ne nous avance gu�re.

�a vous laisse le bec dans l'eau. Alors, vous le harcelez.

Il nous reste Harwood.

- Ne comptez plus sur lui. - Int�ressant.

Le ranch de L�o pourrait vous int�resser.

Charge-t'en.

Que savez-vous encore ?

- Est-ce � moi de faire votre boulot ? - Vous vous d�brouillez bien.

Tu as �t� �patant, Buzz.

On se serait cru au cirque.

Et ce n'est pas tout.

Dis-nous l'essentiel.

L'essentiel ?

Dis-le.

Oui, ils me bassinent.

J'ai pas perdu la main, hein ?

Il ne se rappelle plus.

- Que m'arrive-t-il ? - T'as qu'� te rappeler, Buzz.

Dis-moi, que s'est-il pass� dans le bungalow ?

Oui, il y avait un bungalow...

Allez...

Elle effeuillait cette fleur...

exactement comme celle-l�.

Il pleuvait et je...

Parle !

Ma t�te... et cette musique qui cognait...

Elle cognait... elle cognait...

Tu crois pas que c'�tait moi !

Il y a une radio ?

Le haut-parleur de la piste de danse.

Allumez-le.

Encore cette musique de dingues...

Elle m'a pay� un verre.

Il n'y a pas de mal.

Elle a commenc� � dire du mal de Johnny.

Arr�tez cette musique !

Continue ! Pourquoi tu l'as tu�e ?

Qui dit �a ?

M�me toi, tu ne me feras pas dire �a.

Je ne me salirais pas les mains sur elle.

�teignez �a.

C'�tait pas expr�s. Fallait que je quitte le bungalow.

Je n'en pouvais plus.

Elle m'a rappel�, mais j'ai march� droit devant moi.

Je ne sais pas o�.

J'ai d� rentrer � la maison.

Pas vrai, George ?

Il �tait tremp�. Il est rentr� � 8 h 03.

Vous auriez pu nous le dire.

J'ignorais � quelle heure �a s'�tait pass�.

- Le savez-vous maintenant ? - Il y a un t�moin.

Le "ma�tre chanteur", comme vous dites ?

Dites donc !

Attention � vos paroles !

Ne me faites pas peur.

Qu'est-ce qui vous rend si s�r ?

Vous aussi, vous auriez pu la tuer.

Mais vous, vous avez pr�cis� l'heure.

J'ai pu me tromper.

� quelques minutes pr�s...

J'ai d� lutter contre la pluie.

Alors, l'heure...

Votre parapluie devait ruisseler.

C'est fait pour �a.

�tait-ce une raison pour mouiller le tapis de Mme Morrison ?

Je l'avais laiss� dans la v�randa...

Restons-en l� pour ce soir.

Signez-moi tous une d�claration.

Il faut que je retourne au boulot.

Bonsoir, tout le monde... et sans rancune.

Commissaire, si vous parliez � mon directeur ?

Il m'en veut un peu.

Pour avoir fait du chantage ?

Vous croyez qu'on va vous laisser partir ?

Que voulez-vous dire ?

Vous avez exig� plus lors du retour de son mari ?

Vous a-t-elle menac�

de vous faire cong�dier ou de vous livrer aux amis de son mari ?

Voulait-elle vous tirer dessus ?

Mais, ne sachant pas manier un revolver,

vous le lui avez arrach�.

M�me un ma�tre chanteur minable peut le faire.

Minable ?

C'est vrai.

Un cigare, un verre et quelques dollars me suffisent.

C'est du moins ce qu'elle pensait, mais elle a d� d�chanter.

J'en avais peut-�tre marre

de me faire bousculer par tout le monde.

Cette fois, fallait y mettre le prix !

Vous parlez d'un business...

Je suis vid� !

Et cette affaire �tait facile !

Je dois me faire vieux,

j'�prouve de la piti� pour ce vieux "Papa".

Une fois de plus, au revoir.

Cette fois-ci, c'est plus facile.

Hier, en vous quittant,

je vous ai dit qu'on avait beau vous conna�tre...

Je me souviens.

...il fallait vous rencontrer.

Et certainement, je ne l'oublierai pas.

Si on allait boire un coup ?

Attendons Johnny.

L'attendre ?

Mais je vais me d�shydrater !

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