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Original subtitles

BERLIN ILE DES MUSÉES

C'est le rêve de tous les enfants d'un jour découvrir un trésor.

Et de beaucoup d'adultes aussi, n'est-ce pas ?

À main levée, dites-moi combien d'entre vous

ont au fond de leur cave un détecteur de métaux qui prend la poussière...

Vous, monsieur ? La plupart d'entre vous le savent sans doute déjà,

Elle a été découverte par un amateur avec un détecteur de métaux à Fichtenwalde

dans un champ de pommes de terre.

Nous avons une pièce de monnaie impériale à l'effigie de Catherine II,

grande impératrice de Russie.

Une pièce de collection qui date de 1780.

Elle est estimée à trois-millions d'euros.

- Dégagez ! - Plus vite !

Dégagez !

Allez !

On trace !

Vas-y, magne-toi !

Appelez la police !

Bouge de là ou je te tire une balle !

- Range ton arme, dépêche-toi ! - Reste couché !

Cours !

- Arrêtez ! - Allez !

- Arrêtez-vous ! - Magne-toi !

- Allez ! - Arrêtez-vous !

On y est presque !

Allez !

Poussez-vous !

Plus vite !

Par ici !

- Monte dans la voiture ! - Démarre, enfoiré ! Démarre !

Plus vite que ça, putain !

Ce masque de merde !

- J'en peux plus ! - On a réussi !

On a réussi !

Jackpot !

- Jackpot ! - Ouais !

- Yeah ! - Ouais, mec !

- On a réussi ! - Fais voir !

D'accord.

On est riches, frère.

On est riches.

Je travaille ici, je te rappelle.

T'es vétérinaire ici, c'est ça ?

Je le savais déjà.

C'est tout ce que je sais.

- C'est quel animal ? - Tu veux savoir ?

- C'est la star du zoo. - Y a un panda !

Jonas, tu veux aller voir les singes ?

C'est une histoire de dingue.

Et ça, c'est le fameux macaque japonais.

Ils vivent dans les zones enneigées et se baignent dans des sources chaudes.

- Comme quand tu prends un bain. - On a pas de baignoire.

Il est de bonne humeur.

Regarde !

Je peux même pas voir les singes, y a que des culs devant moi.

Je pense qu'il a besoin d'un gouter.

Va lui chercher une glace.

- Ils en vendent là. - Je vois rien.

Ou on peut aller voir l'enclos des gros chats.

Pas possible, c'est fermé aujourd'hui.

Ouais, mais...

On pourrait s'y retrouver par accident. Ça arrive, non ?

On se baladait tranquillement et on s'est trompés de porte.

Ça peut arriver.

Par accident ?

Ouais, évidemment.

C'était une blague.

- Très marrant. - Ah oui ?

Oui.

Ça sert à rien, on peut rentrer. Ils sont débiles, ces singes.

- Quoi ? - Non, rien.

Jonas !

Allez, viens.

- Allez, viens ! - Oui, j'arrive !

Ouah !

C'est ouf.

Tu t'occupes d'eux aussi ?

Je m'en suis occupé quand ils sont arrivés au zoo.

Ouah.

Il a l'air un peu stressé.

Il l'est.

Leur terrain de chasse est aussi grand que le centre de Berlin.

Il manque de stimulation, ici.

Y a quelqu'un ?

Venez, on y va !

Cours, vite !

Hé ho ?

Vas-y !

- Arrête de courir. - Hé.

Marchez normalement et vous retournez pas.

Markovic serrures, j'écoute.

C'est vous qui ouvrez les portes ?

Oui, c'est moi.

Vous êtes loin de Wedding ?

Je pense pouvoir y être dans 15 minutes.

- Je vous attends à l'entrée du bowling. - Envoyez-moi les détails par SMS.

- Dépêchez-vous, j'ai pas la journée. - J'arrive tout de suite, pas de problème.

Je suis monsieur Markovic.

- Le serrurier. - Ah !

- On s'est parlé au téléphone. - Oui.

Je suis embêté,

mon collègue a tout fermé à clé et mon double est à l'intérieur.

Je suis coincé dehors et j'arrive pas à le joindre.

L'ouvre-boite est coincé dans la conserve.

Vous dites toujours ça ou vous venez de l'inventer ?

Je viens de l'inventer. Ça semble faisable.

- Vous n'allez rien casser ? - Ça va aller.

- Sacrée valise ! - Oui.

On ne sait jamais sur quoi on va tomber.

Enfin, ça reste une porte.

Ouais, si on veut.

Je vais y jeter un œil.

Sésame, ouvre-toi.

C'était rapide, merci !

- Ouais. - Bravo.

- Je suis là pour ça. - Je vais chercher mon portefeuille.

- D'accord. - Venez.

Ça a pris un sacré coup de vieux.

Le dernier propriétaire a fait faillite.

Il aurait dû refaire la déco.

Vous comptez rouvrir ?

Non, on a loué l'endroit quelques jours.

Pour un projet.

Ça fait un bail, la panthère.

Stepan ?

Qu'est-ce que tu veux ? C'est quoi, ce bordel ?

Tu connais déjà Nero. Je te présente le nouveau, Henning.

Stepan, je t'ai déjà dit que tout ça, c'était derrière moi.

Je vais t'expliquer. Accorde-moi une minute.

- Hmm ? - Je vous paierai pour la porte.

J'en ai rien à foutre.

Ça m'intéresse pas.

T'es sérieux, là ?

Tu peux dire à ton psychopathe de fils d'arrêter ses conneries ?

Charly. Charly.

Laisse-moi t'expliquer.

Tu vas l'écouter. Tu vas l'écouter !

Et si t'arrives pas à me convaincre ?

Viens. Viens.

Allez.

Calme-toi. Doucement.

Ah.

Une de mes passions quand j'étais petit.

Les maquettes.

Alors.

Y a un salon de manucure à Treifstraße, à côté du supermarché.

On peut avoir une manucure complète pour 27 euros,

et le salon est constamment sous surveillance.

Dans la réserve, y a toujours deux hommes armés sur le canapé.

- Ils se relèvent. - Fais pas le samouraï !

Parce que cette pièce est à côté de l'entrée de la cave

où se trouve un coffre-fort D10.

La seule personne capable d'ouvrir

ce genre de coffre-fort en très peu de temps...

c'est toi, Charly.

Ce coffre contient plus de 2 millions d'euros.

C'est des petits dealeurs de shit. C'est leur planque.

La bonne nouvelle, c'est que d'après nos plans,

tous les bâtiments partagent un seul et même sous-sol

divisé par une série de cloisons.

Entre le coffre du salon et le sous-sol du supermarché,

y a vingt centimètres de laine isolante et une plaque de contreplaqué.

Le supermarché ferme à 22 h.

On peut ouvrir la porte, le système de sécurité fonctionne pas.

C'est par là qu'on va entrer.

On entre dans le supermarché, on pète le mur,

on arrive au coffre.

Tu l'ouvres et on se casse.

- Vous comptez tuer les deux mecs ? - Pas de sang.

- Comment tu comptes faire ? - Quoi ?

Je t'avais prévenu qu'il dirait ça !

- À chaque fois, il... - Chut.

Messieurs, s'il vous plait. C'est très simple.

J'ai fait des recherches sur les deux. Ils s'appellent Kevin et Said.

Ils commencent à 22 h quand le salon ferme.

La nuit, les heures sont longues, et Said tient pas en place.

Hé, tu vas où ?

- Je vais aux chiottes ! - C'est ça, je sais où tu vas.

- Donne-moi 20 balles, mec. - Non, va te faire foutre.

Said sort faire un tour au moins une fois dans la soirée.

Il fait toujours une petite escale au casino d'à côté.

Salam aleikoum, baba !

Aleikoum salam ! Les mêmes vitamines que d'habitude ?

Ouais mec, c'est ça. Je vais tout défoncer ce soir.

Il utilise toujours la même machine à sous.

Il gagne souvent avec, alors il y retourne.

Au bout de 30 minutes,

Kevin quitte son poste au salon, il est énervé, il se rend au casino,

et il râle parce que c'est son tour de faire une pause.

Hé, frère, on avait dit 30 minutes.

En temps normal, Said quitte le casino et retourne surveiller le salon.

À moins que la chance soit de son côté.

- J'arrête pas de gagner ! - Qu'est-ce qui se passe ?

J'ai pas perdu une seule fois, regarde !

Je te l'avais dit !

Le temps qu'ils reviennent, on sera partis.

Normalement, on aura... Tu auras amplement le temps de finir le travail.

Tu entres, tu vas jusqu'au coffre...

Bing !

Deux-millions.

Y a que toi qui peux le faire. Tu seras avec Nero.

Charly.

Tu prends combien, d'habitude ? 10 % ?

Je te file 20 %.

Ça fait 400 000. Ça prendra que deux jours.

Tu entres, tu sors.

Et plus jamais t'entendras parler de nous.

Je te le promets.

La réponse reste non.

- Arrêtez. - Tu veux quoi, connard ?

Lâche-le !

On va pas te laisser le choix. Tu le sais.

Merde, merde, merde !

VIENNE LE RING

Toujours plus de tubes sur Kronehit.

Tu peux monter le son ?

Je m'absente deux jours à partir d'après-demain.

- Pourquoi ? - Le patron a besoin de moi.

Je peux pas en dire plus.

Mais tu reviens après ,

Bien sûr.

Ah, vous voilà enfin.

Venez, suivez-moi.

- T'es qui, toi ? - Alina.

Viens avec moi, Alina.

Je suis content de te voir. Viens, suis-moi.

C'est par là.

Tous ces rappeurs de merde.

Ça tape de la C et ça baise tout ce qui bouge.

- T'as les benzos aussi ? - Ouais.

Ils vont me défoncer si j'en ai pas. Mets ça là.

Tout est là, comme convenu.

Tiens, t'as pas besoin de compter.

Il parait que le patron va mourir ?

Ah, voilà.

- Ça va être le bordel à Vienne. - Hmm.

Putain, elle est bonne.

- Il manque 400 euros. - Comment ça, 400 ?

- La fille était comprise. - File-moi les 400.

Vraiment du foutage de gueule.

Tiens, 400. Passe le bonjour au Rouge.

Je te montre la sortie.

Fais ce que je te dis !

Salope !

- C'est par là. - Ta gueule.

Viens par là ! Allez, c'est pas fini !

Hé !

Ouvre et mets pas les dents !

- Qu'est-ce que tu fous, connard ? - Va te faire foutre.

Pardon ?

Viens avec moi.

- Hé, vous allez où ? - Dégage de là.

Hé, lâche-le, espèce d'enfoiré !

Jus de pomme ?

- Je le fais moi-même. - Je préfère aller boire un verre.

Vaut mieux pas.

Je bois plus depuis dix ans, tu le sais.

C'est bon.

Je viens de le presser.

On va avoir des ennuis, Joseph.

Non, pas toi.

Je vais régler ça.

- Rio. - T'as pété les plombs ?

On m'a tout raconté. Tu viens au Salon rouge et tu ramènes Alina.

- Ouais, on arrive. - Espèce de malade.

Salut.

Salut. Il est déjà parti dormir ?

Ouais. Par contre, il fatigue de plus en plus tard.

Je vais prendre une douche, je sens le zoo.

Charly, tu viens voir le match de foot demain ?

Charly ? Tu m'as entendue ?

Bien sûr que je viens.

Bouge pas, j'ai quelque chose pour toi.

Oh, baby...

Hé.

Par rapport à ce qui s'est passé au zoo...

Je me sens coupable.

Jonas en a parlé toute la journée.

T'es devenu la personne la plus cool du monde à ses yeux.

T'as totalement raison, j'aurais pas dû insister.

Je le referai plus, promis.

C'est pas ce que je voulais dire.

- C'était idiot. - Non, c'est pas ça.

J'y ai participé.

Ouais.

Ce serait bien que vous parliez.

Une conversation ?

Tu veux que je lui parle de mon passé, de la prison ?

Oui.

Tu m'en as parlé dès qu'on s'est rencontrés.

Je pense qu'il est prêt.

Il est capable de comprendre.

Et si tu lui en parles pas, il finira par t'en vouloir.

Oui... D'accord, mais j'ai tourné la page. C'est du passé, tout ça.

Et je serai un peu triste si je suis plus la personne la plus cool du monde.

- Tu peux le comprendre. - Vois ça comme ça : t'as fait une erreur.

T'as payé pour ce que tu as fait et tu as appris ta leçon.

T'es loin d'être un mauvais exemple pour lui.

Je t'assure.

Ouais.

- D'accord ? - Ouais.

Viens là.

Y a pas grand monde ce soir, ça devrait aller.

- Salut, Pepi. - Salut.

Salut, Alina. Entrez.

Va te remaquiller et habille-toi. Tu bosses jusqu'à 7 h.

On va voir le patron ?

Ta mère...

c'était une vraie pute au Prater de Vienne.

Tout le monde s'en souvient.

C'était de la pourriture viennoise.

Mais elle savait très bien sucer, ça, c'est sûr.

Et elle aimait ça !

C'est rare qu'elles aiment ça.

Et t'es tombé amoureux d'une pute ?

T'as aucun amour-propre, comme ton père.

Tu vas devoir payer pour les dégâts et rattraper le coup.

Tu ne t'occupes plus d'Alina, ni des autres filles.

Y a un problème ?

Non.

Bon, Pepi, sans rancune. À la prochaine.

- Salut, le Jeune. - - Salut. - T'as une clope ?

Comment va le patron ?

Le cancer s'attaque à son cerveau.

Il va comment, d'après toi ?

Il arrive même plus à parler correctement. Il perd la parole...

Karli ?

Je sais qu'on a toujours eu du mal à s'entendre.

Entre nous, c'est compliqué.

Mais tu sais, tu resteras toujours mon frère.

Peu importe ce qu'il se passe,

tu resteras toujours mon frère.

Karli, s'il te plait.

J'ai besoin de ta signature pour l'acte de donation.

Souviens-toi, tu me l'avais promis.

Je vais gérer les affaires à ta place, je ferai tout pour honorer ta mémoire.

- Je vais respecter ta volonté. - Et pour la pièce ?

Tout se passe comme prévu, on va l'avoir.

Stepan s'occupe de tout, il va la voler.

Le Jeune va la chercher et la ramène à Vienne.

Les Russes débarquent et la rachètent.

Tout se passe exactement comme tu l'avais prévu,

mais j'ai besoin de ta signature.

Pourquoi tu rigoles ?

Je veux parler à Joseph.

Mais bon, qu'est-ce que tu veux faire ?

Chier dans ta main pour amuser la galerie ?

- Ouais. - Le patron veut te voir.

- Qui, moi ? - Pose pas de questions, bouge ta graisse.

Et si ce n'était pas que des rumeurs ?

- Que Joseph est le bâtard du patron ? - Impossible.

Ça ferait quoi ?

- Il est peut-être dans le testament. - N'importe quoi !

Les bâtards n'ont droit à rien. Encore moins dans cette famille.

Allez-y.

T'aurais une cigarette ?

Écoute-moi bien attentivement.

La mort approche à grands pas.

Je le sens.

Et je veux que tu fasses exactement ce que je vais te dire.

- D'accord ? - Oui.

Je veux

que tu partes t'exiler dans le Burgenland le plus vite possible.

Tu restes là-bas.

Surtout, fais profil bas.

Il vaut mieux que tu ne restes pas à Vienne quand je ne serai plus là.

- Et ne va surtout pas à Berlin. - Est-ce que je...

Je t'interdis d'y aller ! Fais ce que je te dis !

Fais profil bas !

- Tu m'as bien compris ? - Oui, j'ai compris. Je te le promets.

Je te le promets.

Je peux te poser une question ?

Est-ce que c'est vrai que t'es mon...

- Je te l'avais dit. - Pas de quoi s'inquiéter.

C'est rien du tout.

Ça va, ça va.

Alors ?

Qu'est-ce que le patron te voulait ?

Rien.

J'ai à peine compris, il a pas toute sa tête.

Joseph, j'ai quelque chose à te dire.

Zwanziger, viens par ici !

Tu vas l'accompagner à Berlin.

Tu vas réceptionner un colis pour le patron.

Non, je peux pas.

Heinzi devrait y aller avec Zwanziger. C'est ce que je voulais te dire.

Je dois rester aider Margot, elle a un énorme lumbago.

C'est sa dernière volonté, ce sont les ordres du patron.

Il veut la pièce.

Tout le monde participe, mais tu veux jouer les samaritains.

Tu préfères aider une pute handicapée.

Elle a personne d'autre.

Tu sais, Pepi...

ce qui est arrivé à Margot

pourrait très bien arriver à Alina aussi.

- D'accord. - Je préfère ça.

Tu seras le chauffeur de Stepan.

Zwanziger sera le garde du corps.

Stepan veut une caution de 200 000 euros, Rio te donnera le blé avant le départ.

Je lui enverrai le reste de la somme quand je réceptionnerai la pièce à Vienne.

Stepan a des associés à Berlin qui savent pas pour la pièce.

Et on veut pas qu'ils soient au courant, alors ferme ton claque-merde.

C'est bon ? Alors allez, bougez. On a pas que ça à faire.

J'ai rendez-vous avec les Russes.

Ce sont des gens sérieux, pas des imbéciles.

Putain, allez, direction Berlin.

Ouais.

Hé, tout va bien ?

Ouais. Bien sûr.

Allez, Jonas, vas-y !

Ouais !

C'est là que tu dois courir un peu plus.

Sinon, tu restes bloqué derrière ton adversaire.

Dès que t'es libéré, tu cours plus vers la droite avant de faire la passe.

Je vais rejouer la semaine prochaine.

Ah ouais ? C'est génial, bravo ! T'entends ça ? Il rejoue !

- J'ai entendu. - Tu dois juste courir un peu plus.

Ah ! Pizza !

Lui, il sert à rien.

Désolé de vous déranger, vous êtes vétérinaire ?

Un voisin m'a dit de venir vous voir.

Oui.

J'ai percuté ce chat avec ma voiture.

Oh, le pauvre. Donnez-le-moi.

Salut, toi.

- Je vais l'examiner. - Merci.

Vous pouvez entrer.

- D'accord, merci beaucoup. - Je vais regarder ta petite tête.

Pas de pizza, mais on a un petit patient !

Quel genre de patient ?

On va te poser ici.

- Tout va bien. - Un chat.

Oh, bonsoir.

Bonsoir.

- Jonas, tu peux me donner mon sac ? - Oui.

Le chat a sauté des buissons,

j'ai pas eu le temps de freiner.

- Tu peux le tenir ? - Oui.

- On va l'examiner. - Ah. Bonsoir.

Je sais que t'aimes pas ça.

Les poumons n'ont rien.

Ça, c'est bon.

Alors...

Il s'est cassé quelque chose ?

J'ai pas l'impression. Les côtes n'ont rien non plus.

Hmm.

Il a de bons réflexes.

Quand je l'ai vu sur la route, il était étalé, il bougeait plus.

On aurait dit qu'il était mort.

Rien d'anormal. Il a l'air en parfaite santé.

Vous avez bien réagi.

Je suis content d'être tombé sur vous.

Comment je pourrais vous remercier ?

C'est pas la peine. Je vais l'emmener à la clinique demain.

On va voir s'il est pucé pour retrouver le propriétaire.

Allez.

Viens.

On va le mettre dans la cage du garage.

- Il peut pas dormir dans ma chambre ? - Il vaut mieux pas.

Merci. Merci beaucoup

Salut.

Je vous ai déjà dit non.

Dégage.

Comme on l'a dit, vous n'avez pas le choix.

Demain matin, 6h30.

Dégage.

C'est une bien jolie maison.

Pour demain, ça prendra toute la journée et toute la nuit.

Pensez à trouver une bonne excuse.

Bonsoir à votre famille.

- À nous. - À la pièce.

Allez, Karim, on y va.

Habibi, je veux régler cette histoire aujourd'hui.

- D'accord ? - Pas aujourd'hui.

- Si. - Pas aujourd'hui, Karim.

- Il le faut. - La famille est là.

J'en ai rien à foutre d'eux.

Ça m'intéresse pas. Je vais régler cette histoire.

- Karim ! - Me touche pas !

Mec, c'est ma pièce.

Karim ?

- Quoi ? - Rentre chez toi.

On doit parler, tu me l'as promis.

- Demain, si tu veux. - On est déjà demain.

Je sais de quoi tu veux me parler. On a déjà tout dit.

Je t'ai trouvé une pièce qui vaut des millions.

Tout seul. C'est comme ça que tu me remercies ?

Hassan, il est bourré. Karim, viens, on y va.

Dégagez !

- Tous les deux. Dehors ! - Qu'est-ce que t'as ?

Tu te prends pour le boss ? Tu vas voir, si je deviens le boss.

Laisse-moi contrôler la famille. T'es un faible, toi. T'es un faible !

Lâchez-moi !

Qu'est-ce qui va pas chez toi ?

T'as volé une pièce dans un musée.

T'as pris beaucoup trop de risques.

Tout le monde sait que c'était nous. Cette pièce n'a aucune valeur.

Tous les flics de la ville nous surveillent.

Si cette pièce a pas de valeur, alors rends-la-moi !

C'est moi qui l'ai volée avec Tarek.

D'accord ? C'est comme ça.

Rends-moi ma pièce !

Je vais pas te punir, tu sais pourquoi ? Parce que tu restes mon petit frère.

Et parce que t'es un passionné. D'accord ?

Mais attention...

Il faut que tu réfléchisses, que t'écoutes.

Rien à foutre de tout ça, rien à foutre de t'écouter,

rien à foutre de ton amour. Je te chie dessus !

- Moi, je vais me faire foutre ? - Ouais !

Firat, Malik. Je compte sur vous pour lui apprendre le respect.

Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? Allez !

Vas-y !

Bâtard ! Bâtard !

- Pas dans la tête ! - Toi, tu bouges pas !

T'es un faible !

Faible !

Karli...

- La pièce... - Oui.

Tout se passe comme prévu.

Je t'assure que c'est bon.

J'ai simplement besoin de ta signature pour la donation.

Karli ?

Karli !

Docteur, pourquoi il est comme ça ?

Il est mort ? Faites quelque chose ! Karli, réveille-toi !

Hé !

Putain.

CENTRE DE BERLIN

GARE DE POTSDAMER PLATZ

Je pensais que t'étais parti sans dire au revoir.

Au revoir.

Au revoir.

Bienvenue.

On entre et on sort. Pas d'armes, pas de violence.

Je veux pas un centime.

Pourquoi ?

Tu vas me payer avec ta parole.

Je veux plus jamais vous voir. C'est clair ?

Ouais.

C'est très clair.

C'est qui, eux ?

Ce sont des associés de Vienne.

Joseph est notre chauffeur.

Qu'est-ce que ça veut dire ? J'ai pas besoin d'un chauffeur autrichien.

Ça te pose un problème ?

Hein ?

Qu'est-ce que tu regardes ?

Je vous connais pas.

- Quoi, tu veux mon CV ? - On se calme.

C'est le début d'une grande amitié.

Je ne sais pas de quel modèle de coffre D-10 il s'agit,

il y a trois possibilités.

On a...

soit le "Secure," le "Guardian," ou le "Luxor."

Leur point commun,

c'est qu'ils ont le même niveau de sécurité.

Très bien.

Est-ce que vous avez l'avance ?

Oui, on l'a. 200 000 euros.

Tu l'auras quand ce sera fait. Le reste t'attend à Vienne.

À Vienne ?

Il ne survivra pas à cette injection.

- De toute façon, il va mourir ! - Si quelqu'un l'apprend, je...

J'ai besoin de sa signature ! Faites quelque chose !

- Bon, ça vient ? - Normalement, il devrait...

Ah !

Karli ! Te revoilà !

J'ai quelque chose pour toi.

C'est l'acte de donation, tu dois le signer au plus vite.

Karli ? J'ai besoin de ta signature.

- M. Bachofner ? M. Bachofner ? - Karli ?

Reviens, Karli !

Qu'est-ce qui lui arrive ?

Tu vas où, comme ça ?

J'ai besoin de ta signature.

Karli, j'ai besoin de ta signature !

M. Bachofner...

Laissez-le.

Laissez-le.

Non, laissez-le.

Vous pouvez tous aller vous faire foutre !

Venez m'aider !

M. Bachofner ! M. Bachofner !

Une ambulance. Appelez une ambulance !

On doit voir ce qu'il a écrit dans son testament maintenant.

- Mais... - Il n'y a pas de mais.

Occupe-toi du testament.

- Salut ! - Salut.

- Salut, les filles ! - Salut.

Tchao, tchao.

Tu penses qu'une french manucure, ça m'irait ?

- Ouais, avec un peu de couleur. - Ouais ?

Je te l'avais dit.

Avec des faux cils et une robe, je t'invite.

Tu dis de la merde !

Oh, putain...

Deux kebabs et une kebab box.

Si c'est pas ça qui le tue, c'est moi qui vais le buter.

J'en peux plus, je vais l'exploser.

Calme-toi.

Et si... S'ils décident de pas faire un tour ce soir ?

Et s'ils vont pas au casino ?

Arrête de paniquer, ils vont y aller. Ils y vont toujours.

Et voilà le premier.

C'est parti.

- Oh... - Salam aleikum, baba !

- Aleikum salam, mon ami ! - Ce soir, c'est gang bang !

- Les mêmes vitamines que d'habitude ? - Comme d'hab.

Elle est tellement remplie qu'elle risque de te péter à la figure.

- Merci. - Sois gentil avec ma machine.

C'est ce que tu voulais, hein ? Allez, prends, prends, c'est parti.

Je vais te faire des gosses.

Donne-moi tout ce que t'as ! Vas-y, balance, chérie !

C'est le moment. L'Allemand débarque.

C'est lui.

Tiens-toi prêt.

Hé, putain ! Qu'est-ce que tu fais ?

- Encore sur cette machine ? - J'arrête pas de gagner !

- On avait dit 30 minutes ! - Kevin, lâche-moi un peu.

- Je dois me concentrer. - T'es chiant.

Chaque fois, tu me fais le même coup.

Donne-lui un whiskey.

Ouais !

- Allez-y. - On y va !

La scie.

Deux-mille !

Tout va bien, ils sont toujours à leurs places.

Le marteau.

Le sac.

Y a une protection chromée.

J'en ai rien à foutre. On perce la porte.

- Sur le côté, y a qu'une seule couche... - C'est plus discret par devant.

Écoute. On fait ça à ma manière ou alors je me casse.

Il te faut quoi ?

La sept millimètres.

OK.

Nouvelle mèche.

Ça prend trop de temps, plus vite !

OK, j'y retourne.

T'as fini ?

- C'est bon. - Bravo.

Il a percé la première couche. On a la première couche.

OK. L'endoscope.

Voilà.

OK.

- Je suis dedans. - Tu gères.

On y va.

Cinq à droite.

Un...

deux...

trois...

quatre...

Doucement.

- Stop ! - Six.

- C'est bien ça ? - Ouais.

- Écris-le. - Six.

C'est ça.

Quatre à gauche.

Qu'est-ce qu'il veut ? Allô ?

Yo, Karim. Qu'est-ce que tu fais ?

- Rien de spécial. - Comment ça, rien de spécial ?

On doit se fumer une chicha chez Bilal.

On est tous là. T'es où, toi ?

J'ai pas envie d'une shisha. J'ai pas le temps.

T'es sûr que ça va ? T'as l'air bizarre.

Y a rien qui va. Je vais récupérer la pièce ce soir.

Alors ?

Karim.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Arrête tes conneries. T'es con ?

- Said et Kevin sont sur place. - Je m'en fous de ces guignols.

- Rien à foutre. - T'as besoin du code du coffre.

Tu penses que je connais pas le code ?

- Tu penses que je sers à rien ? - Non, Karim.

J'ai pas le temps de te parler.

Karim, écoute-moi...

Putain de merde... Décroche...

- Putain, décroche. - Habibi.

- C'est Karim, laisse un message... - Fait chier !

Un...

Et deux...

Stop.

Cinquante-deux...

Vingt degrés à droite.

OK, vas-y.

Ouais. C'est ça.

Stéthoscope.

Tiens.

Eh merde.

Putain, c'est qui, lui ?

- Décroche ! Allez, Karim ! - Habibi, c'est Karim.

J'arrive, bouge pas.

Fais pas de connerie ! Pars de là tout de suite, Karim !

Nero, tu me reçois ?

Y a un mec qui arrive. Est-ce que tu me reçois ? Nero ?

Nero !

Y a pas deux-millions.

- Y a pas du tout deux-millions. - On s'en bat les couilles.

C'est quoi, cette merde ?

Tu te fous de ma gueule ?

Ferme-la.

C'est la pièce du musée ?

- C'est la pièce des Al-Walid ? - Qu'est-ce que ça peut te foutre ?

Vous êtes complètement tarés ?

- Remets-la dans le coffre ! - Je la remets pas !

- Laisse-moi ! - Donne-la-moi !

Ramasse la pièce, connard ! Dépêche-toi ! Allez, ramasse-la !

Ramasse-la ou je te bute, putain !

Quelqu'un s'approche du salon.

Attention ! Il arrive !

Nero, tu m'entends ? Qu'est-ce qui se passe ? Nero ?

Tout va bien ? Nero, est-ce que tu me reçois ?

Elle est là. Oh, putain !

Il entre dans le salon ! Attention, danger !

Nero, qu'est-ce que tu fous ?

Range !

Fait chier !

T'es qui, espèce d'enculé ? Qu'est-ce que tu fous là ?

Tu sais où t'es ?

Tu te fous de ma gueule, ou quoi ? Réponds moi, connard.

Tu penses que tu me fais peur ? Vas-y, tire.

Tire ! Tire !

On se casse !

Putain !

Attention !

- Mon fils ! - Non, non, non !

Putain...

Range ton flingue !

Putain, range ton flingue, allez !

Y a une fusillade ! Mettez-vous à l'abri !

C'est dangereux ! Planquez-vous !

Quoi, une fusillade ?

Allongez-vous par terre !

C'est qui qui fout le bordel ?

Karim, frère !

Karim !

- Pauvres merdes ! - Allez vous faire enculer !

- Fils de pute ! - Fait chier, fait chier.

- Enculés ! - Je vais vous niquer ! Fils de pute !

Reste avec moi ! Respire !

Tiens le coup !

Je vais vous retrouver !

Je vais te niquer ta mère, bâtard !

Fils de pute !

Sale merde ! Mon frère va me venger !

- Fils de pute ! - Reste calme.

On va buter toute ta famille !

Enculé !

Bande de fils de putes !

Ramène ton cul !

- Démarre ! - Et l'autre, il fout quoi ?

Démarre, démarre ! Putain !

Vas-y, trace ! On les suit.

Reste avec moi.

Merde !

Karim ! Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Karim ! - Tarek...

Karim ?

Karim, non !

Karim, frère, reste avec moi. C'est pas ce que je voulais, frère.

Il est mort ?

Mettez-le dans la voiture !

Dans la voiture ! Aidez-moi !

À KARL WELUNSCHEK

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