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Original subtitles

IL Y A 14 ANS, UNE PANDÉMIE FONGIQUE

A DÉCIMÉ 98% DE LA FAUNE

IL Y A 12 ANS, UNE DEUXIÈME GUERRE CIVILE A ÉCLATÉ

APRÈS L'EFFONDREMENT DE LA CHAÎNE ALIMENTAIRE MONDIALE

IL Y A 11 ANS, LA FAMINE S'EST PROPAGÉE PARTOUT SUR LA PLANÈTE

AUJOURD'HUI, RIEN N'EST PLUS PRÉCIEUX

QUE LES TERRES AGRICOLES

40 ACRES

- T'aperçois quelqu'un ?

- Non, je vois personne.

- Chut.

Salutations !

C'est une belle petite ferme que vous avez là sur cette grande terre !

J'ai pas pu m'empêcher de remarquer la hauteur de vos plants de maïs.

Les plus beaux que j'ai vus depuis des années !

J'espère que ça vous embête pas qu'on traverse votre propriété.

On se dirige vers l'est.

On aurait besoin d'un endroit où se reposer.

Alors, je me disais que...

On fait demi-tour ! Allez, vite !

- Raine, il y en a d'autres ?

- Le dernier a fait demi-tour et essaie de déguerpir.

- S'il se sauve, il va revenir avec des renforts.

- Je m'en occupe.

- Qu'est-ce que t'as là, Manny ?

- Rien de spécial.

Juste une jeune femme de leur bande.

- J'en ai eu un dans la tête.

- Je t'ai dit de pas gaspiller les balles, non ?

Tu crois qu'elles poussent dans les arbres ?

La prochaine fois, sers-toi de ta lame.

On en a abattu presque une douzaine.

Mais comment ils ont réussi à entrer ?

- Sûrement un autre court-circuit dans la clôture.

- Raine, on dirait toi, mais morte.

- Dis pas des choses comme ça !

- OK, OK, ça suffit ! - Quoi ? C'est vrai.

- Danis, dans le champ de maïs avec ta mère.

Cookie, ramasse les douilles.

Raine, tu viens avec moi.

Manny, tu t'occupes du reste.

Je veux un inventaire complet avant le lunch !

Oui, monsieur !

- Oh merde, elle est encore en vie !

- J'ai dit quoi à propos des gros mots ?

- C'est pas ce que je voulais...

- Je m'en moque, de ce que tu voulais dire.

Je veux pas de ce langage devant les deux plus jeunes.

- T'as encore raté le coeur.

- Tu rates toujours le coeur.

- Hé ! Ça suffit.

Vous savez ce que vous avez à faire. Au travail !

Oui, madame.

- Nettoie ça.

Manny !

- Oui, madame !

- Non...

Les Freeman

- C'est pas mal, mais...

- Ça fait chier.

- Je te demande pardon ?

Tes mots sortent de sa bouche.

- Mais j'ai rien dit ! C'est pas moi.

- Qu'est-ce que t'attends, soldate ?

T'as intérêt à t'y mettre, m'oblige pas à me lever.

Oh, alors ça te fait rire ?

- Ouais, un peu. - Dis-moi,

t'es pas censée écrire une dissertation sur le Manuel du Prolétaire ?

J'aimerais bien savoir où t'en es rendue.

- Je suis en train de lire autre chose.

- Oh oui, et qu'est-ce que c'est ?

- La Parabole du semeur.

- C'est pas ce que je t'ai demandé de lire.

- Ça aborde plein de thèmes qui sont basés sur des faits historiques.

Ça parle d'élitisme, de génocide, d'oppression.

- Je t'ai demandé un compte rendu d'un livre bien précis au plus tard lundi prochain.

Et puisque tu aimes tellement Octavia,

j'en veux un aussi de la Parabole.

D'ici mercredi.

- Oui, madame. - Hum-hum.

Je t'entends pas compter.

12!

13.

14.

- Manny, qu'est-ce qu'il a, notre maïs ?

Pourquoi les plants en bordure ont changé de couleur ?

- C'est encore les vers et les coléoptères.

- T'avais pas fait une rotation des plants ?

- On essaie de le croiser avec le cornouiller soyeux,

dont les anciens me parlaient quand j'étais jeune.

- Mes rondes de surveillance matin et soir prennent beaucoup de temps.

Ça irait plus vite si Raine et Danis m'aidaient.

- Si elles t'aident, comment on va atteindre nos quotas de cannabis ?

- Qui va s'occuper de réparer la Jeep ?

Les semences vont pas se planter toutes seules, pas vrai ?

- Non, madame.

- Hum-hum.

On a vaincu la rouille, on va battre ça aussi.

Il faut travailler fort pour survivre.

On travaille maintenant et...

On se reposera quand on sera morts.

- Au moins, on voit qu'ils écoutent.

- Bien, écoutez ça.

Je veux qu'on arrache tous les plants pourris ;

on va les faire brûler pendant la Chanson de la Terre de Danis.

Et puisque Sergent doit aller en expédition,

tu iras à l'entrepôt faire la livraison pour Augusta à la fin de la semaine.

- Quoi, encore ?

Mais je vais pouvoir y aller quand, moi ?

- Quand tu sauras suivre les consignes aussi bien que lui.

Hé. Surveille tes arrières.

Si tu vois qui que ce soit, fais demi-tour.

Entre pas en contact avec eux.

Ces gens-là sont prêts à tuer pour une paire de bottes.

- Oui, madame.

- Allez ! On y va ! On court ! On court ! On court !

On lâche pas !

Ils ont demandé à passer la nuit chez nous,

puis ils ont dit que leur garçon était malade.

Maintenant, ils ne veulent plus partir.

Certains de nos outils ont disparu.

On peut pas leur faire confiance.

- Yo ! Je m'en vais faire ma ronde.

- Amuse-toi bien !

Allez, battez-vous ! Vous êtes pas ici pour danser !

Ouais, c'est bien. Continue, Danis.

Attaque-le !

- T'étais encore dans la grange, hein ?

- Sergent.

Quelqu'un est prêt à faire du troc ?

Hum-hum.

Oh ! Excellent.

Rechargez.

Il y a rien de ce qu'on a planté qui a pris racine.

Si on n'arrive pas à faire pousser quoi que ce soit, on va tous mourir de faim.

Cette moisissure... elle étouffe tout ce qu'on plante.

Il y avait du sang partout...

mais aucun corps.

J'avais rien vu d'aussi dément depuis des mois.

Ils ont tout pris.

Comment on va faire pour survivre à l'hiver ?

Avez-vous des nouvelles des Flemming ?

Non.

Ça fait plus d'une semaine qu'ils se sont pas manifestés.

C'est bizarre. Jim donne toujours signe de vi.

Je commence à m'inquiéter pour eux.

Moi aussi.

Il était censé passer pour réparer nos panneaux solaires.

Augusta-24 à Freeman-, tu me reçois ? À vous.

- Salut, Augusta. À vous.

Tu m'as oubliée ou quoi ?

- Tu sais, on n'est pas tous sur notre balcon à boire de la limonade

pendant que d'autres s'échinent à faire les récoltes.

Il y en a parmi nous qui doivent travailler la terre de leurs propres mains.

- Dit la fille qui sirote mon eau-de-vie maison

en écoutant les commérages des autres.

- Salope, tu me connais pas.

- Au moins, t'as une terre fertile

et une progéniture pour s'en occuper.

Il y a tous ces maudits enfants ici et pas un seul dans le jardin.

- Personne t'a forcée à accueillir tous ces chats errants.

- Heureusement, ma nièce est venue nous aider pendant quelque temps.

J'imagine que t'as entendu parler des attaques ?

- Je croyais que ton armée de l'Union allait régler ces choses-là.

- Ouais, bien, avec les Flemming,

ça fait trois fermes dont on n'a plus de nouvelles.

Ça commence à être sérieux.

Les fermiers auraient besoin de ton aide.

Le gouvernement a envoyé des soldats.

- Le gouvernement s'amusait à tuer, piller et emprisonner les Noirs

bien avant que tout le système s'écroule, alors... désolée.

Il est pas question que je prête main-forte à ces salopards.

- Je te demande pas d'aider les soldats de l'Union.

Eux, on les emmerde. Je te parle des fermiers.

Si tu pouvais venir ici pour les former pendant ne serait-ce que quelques jour,

ça ferait toute une différence.

- Désolée, je peux pas courir un tel risque.

Ils vous ont envoyé des médecins.

Je suis sûre que l'armée de l'Union va débarquer bientôt.

- En d'autres mots, il te reste amplement de mon eau-de-vie,

alors t'as pas de raison de quitter ton petit bunker.

- Écoute, salope, tu me connais pas.

Attention, ou je vais garder mon herbe pour moi.

- OK, tout doux ! Toi, tu fais pousser la mari, et mo, je distille l'eau-de-vie.

- Marché conclu. - Ça valait la peine d'essayer, Hailey !

Peu importe. Soyez vigilants.

Le garçon

Écoute, on n'a rien mangé depuis près d'une semaine.

On est prêts à faire n'importe quoi.

Chris est un garçon travaillan. Il pourrait vous aider.

Claire, on vous a doné tout ce qu'on pouvait.

Je sais que...

je sais que tu te sens seul depuis...

Écoute, tout ce que je veux dire, c'est...

peut-être qu'on peut trouver un arrangement.

Augusta-24 à Freeman-1.

- Augusta-24 à Freeman-1.

Tu me reçois ? À vous.

- Salut, Augusta.

- J'imagine que t'es au courant pour les Flemming ?

- Oh. Ouais.

Jim est un homme bien.

J'espère que c'est rien de grave.

- C'est très grave.

Ils sont morts.

Les enfants aussi.

Ils se sont fait manger, Haile.

Toute la famille.

- Merde ! Foutus cannibales.

- Il paraît qu'il y avait beaucoup de traces de pas.

C'est loin d'être un petit groupe.

Wow, j'en crois pas mes yeux.

Tout le village est là pour m'accueillir.

Comment ça a été ? - Ça a été fructueux.

Il y avait un quatre-roues renversé près du ravin.

Sur le coup, j'ai cru que c'était celui de Manny.

Il y avait des trous de balles et un peu de sang,

mais pour le reste, il semblait en bon état.

Je vais y retourner demain.

Pour les pièces.

- Mais il y a encore mieux.

J'ai trouvé ça...

près du réseau d'aqueduc.

J'ai découvert un bunker

où il y avait une tonne d'épices parfaitement préservées.

Du paprika.

- Du jerk.

Du safran.

- Sergent sait même pas ce que c'est que du safran, je te parie.

- Riez autant que vous voulez...

mais bien des gens tueraient pour en avoir.

Oh, je vois que ça te fait rire, toi, hein ?

Raine, tire sur la bâche.

- Oh ! Non ! C'est un 1911?

- Ouais, on dirait.

La glissière a tendance à s'enrayer,

mais je suis sûr que tu vas arranger ça.

Tu peux en être certain !

- Est-ce que tu l'as déjà vu sourire comme ça ?

- T'as quoi pour moi ? - Le plus beau de tous les cadeaux.

- Qu'est-ce que c'est ?

Du travail, ma chérie.

Pour que tu deviennes grande et forte.

Fais pas la moue.

J'ai parlé à Augusta.

- Comment va notre vieille amie ?

- Les Flemming sont morts.

- Qu'est-ce qui est arrivé ?

- Elle croit que c'est les mangeurs de chair.

Il paraît que c'était un vrai massacre.

Comme l'attaque d'une meute d'animaux sauvages.

- Les gens ont oublié comment étaient les animaux.

- Manny est toujours là-bas.

- Ça va aller.

Il sait se défendre.

- Wouh !

Ouais !

- « Je suis un soldat.

Je n'ai pas peur des hommes.

Je ne crains que Dieu.

S'il faut mourir, je mourrai comme un soldat d'honneur qui n'a rien à se reprocher.

Je n'en continuerai pas moins à faire respecter les personnes et les propriétés.

À faire prospérer la colonie

et à protéger tous les individus. »

- De quoi est-ce que Toussaint Louverture parlait ?

- De la responsabilité morale du soldat.

- Je ne me souviens plus de la dernière fois que j'ai fait ça.

Dans le temps, à Atlanta, j'avais l'habitude de danser autour du feu...

avec mes copines.

Dans la cour, chez ma mère, on faisait ça très souvent.

J'avais l'âge de Raine.

Elles le méritent.

- Toi aussi.

- Un chef oglala a déjà dit :

« Ce sont les mères et non les guerriers qui créent un peuple

et forgent sa destinée. »

- Et ça marchait avec les filles à l'époque ?

- Ça marche encore.

- Où t'étais passé ?

- À l'entrepôt, pour Augusta.

- J'ai pas demandé où on t'a envoyé.

J'ai demandé où t'étais passé.

- J'ai dû faire un détour.

- On te laisse partir une fois loin de la ferme,

et tu manques la cérémonie de ta soeur ?

Range les provisions et va te coucher.

La soirée est finie pour toi.

- Tiens.

- Vous vous sentez pas mal ?

- De quoi ?

- De brûler les plants de maïs ?

- On brûle ce qui est pourri.

Quoi ? Tu te sens mal d'avoir eu une bonne récolte ?

- Il pourrirait pas si on avait de l'aide. - De l'aide de qui ?

- Du réseau, des autres fermes, je sais pas, moi.

- Exactement. Tu sais pas.

T'as aucune idée de comment sont les gens, là dehors.

- Est-ce que vous leur avez déjà parlé ?

- Hé, de quel droit tu nous parles sur ce ton ?

T'as un toit au-dessus de la tête, de la bouffe dans ton assiette

quand la moitié de la planète meurt de faim, et tu oses te plaindre ?

Tu vois quelqu'un nous offrir quoi que ce soit ? Hum ?

Parce qu'on n'a besoin de rien, ni de personne.

Tout le nécessaire...

se trouve ici même, sur cette terre.

C'est clair ?

- Oui, madame.

- Et puisque le feu te fâche à ce point...

tu te chargeras de l'éteindre.

Les filles ! C'est l'heure de se coucher.

Quoi ?

- La fête est finie.

- Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne, que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.

Et pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.

Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.

C'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance, et la gloire,

pour des siècles et des siècles.

Amen.

Amen.

- Tiens, est-ce que tu en veux ?

- Ouais.

Comment ça va, ma chère Becca ? - Très bien, merci Felix.

- Emmanuel ! Viens !

Viens, mon grand.

- Tu te souviens peut-être pas d'elle, mais c'est ta mère.

Va lui dire bonjour.

Allez !

- Ça fait rien.

Moi aussi je serais méfiante.

- Manny !

- Maman ! Cogne avant !

- Mon gars, je suis pas une de tes soeurs.

Sergent amène Danis à l'entrepôt demain.

Tu vas avec eux.

- Mais attends, aller à l'entrepôt,

c'est pas un rite de passage père-fille, ou un truc du genre ?

- Écoute.

La ferme est dans la famille depuis 1852.

Ton illustre ancêtre, Fountain Freeman, a travaillé ici toute sa vie

après avoir fui une plantation en Géorgie.

Il a laissé derrière lui toute sa famille

pour que ses enfants aient une chance de survivre ici, en sol canadien.

Cette ferme, Manny...

c'est ce qu'on a de plus précieux au monde.

Et il est pas question que je la perde parce que tes soeurs et toi

voyez pas plus loin que le bout de votre nez.

Alors quand je te demande d'aller quelque part

pour assurer les arrières de ta soeur et de ton beau-père,

les deux seuls mots qui devraient sortir de ta bouche, c'est quoi ?

- Oui, madame.

- T'es mon bras droit, Manny.

Je sais pas ce qui t'arrive depuis quelque temps...

mais fais mieux que ça.

- C'est vide.

- Et quand je me suis retournée,

c'était le seul de notre peloton qui se battait encore avec les portiers.

C'est comme ça qu'il a perdu une molaire.

- Et ça a été le coup de foudre ?

Ouais.

En fait, non, non, non,

parce qu'on s'était perdus de vue

pendant un certain temps, mais...

quand les animaux se sont mis à mourir...

il y avait pas beaucoup d'hommes comme votre père

qui savaient se débrouiller dans la nature, alors...

je l'ai invité ici pour qu'il m'aide.

Et il a dit qu'il te voyait très bien grandir ici.

Mais je pense qu'en fait, il était encore amoureux de moi.

- C'est toi, ça ?

- Ouais.

C'est moi.

- Est-ce qu'il y en a d'autres comme nous, dans le réseau ?

- Non, il y a personne comme nous dans le coin.

La plupart des gens seraient surpris de voir ce qu'on a accompli ici.

- Je voulais dire, des jeunes de mon âge.

- Ça va ?

- Hé, hé, doucement !

On vient en paix.

Calmez-vous.

Allez, tout le monde, on se calme.

On fait partie de l'Union.

On a pour mission de prêter main-forte aux fermiers locaux.

- Il y a une ferme tout près.

On est postés là-bas. On est venus ici en patrouille.

Quelqu'un leur a tendu une embuscade.

- En patrouille ?

Vous êtes sûrement chez les Flemming.

- C'est exact.

- Vous faites partie du réseau ?

- Augusta a dit que les Flemming ont été tués.

Allons-nous-en.

- On devrait les fouiller, pour savoir d'où ils viennent.

- Fais ça vite.

Prends tout, on fera le tri plus tard. - OK.

- Danis !

- Viens ! OK.

Fais attention.

On est là, ma grande. Tout va bien aller.

- Oh non. - Doucement. Reste sur le dos.

- Des bandages !

- Hé.

- On est là. Tout va bien.

- Respire, Danis, respire ! J'ai besoin de ton bras !

- Détends ton bras. Détends ton bras.

Détends ton bras.

Hé.

Tu devrais aller te changer.

- On aurait pu partir.

Mais je voulais qu'on fouille les corps.

- Danis est en vie.

Et ça, c'est grâce à toi.

C'est pas l'inverse, tu comprends ?

- Freeman-1 à Augusta-24.

Réponds-moi.

Il y a eu un incident. À vous.

Augusta-24, ici Freeman-1.

L'entrepôt d'échange a été compromis.

À vous.

Freeman-1 à Augusta-24.

On a trouvé tes foutus animaux ! S'il te plaît, réponds-moi.

- Reste où tu es !

- Bouge surtout pas !

Ou je vais tirer.

Tourne-toi lentement.

- J'ai besoin d'aide ! S'il te plaît !

La fille

Jusqu'à nouvel ordre, on est en état d'alerte.

Je veux que vous ayez une arme de poing

et une radio en tout temps.

Dans les champs, dans votre lit, en gros partout où vous allez.

- Certains se font passer pour des soldats ou des employés de l'Union,

pour avoir de l'information.

On ne peut faire confiance à personne.

Notre seule et unique certitude,

c'est qu'ils veulent plus que l'équipement ou la terre.

C'est des anthropophages. - Qu'est-ce que ça veut dire ?

- Qu'ils mangent de la chair humaine.

- Vous avez laissé des traces,

alors vous pouvez être sûrs qu'ils sont déjà à notre recherche.

Ce qui importe maintenant, c'est comment on réagit.

- Raine, tu t'occupes de l'inventaire.

Je veux un compte détaillé des réserves.

Médicaments, munitions, et le reste.

- Oui, monsieur.

- Cookie, tu surveilles les moniteurs.

Manny. Hailey, toi et moi, on ratisse le périmètre.

- Comment ils ont découvert l'entrepôt ?

- Comme ils découvrent tout le reste.

Les gens parlent.

Surveillez vos arrières.

Tirez sans hésiter. Posez pas de questions.

On veut pas qu'ils reviennent se venger.

Ils vont crever d'une manière ou d'une autre.

- C'est clair ? - Oui, madame.

- Toi attends.

On a besoin que tu nous protèges.

Je sais que tu t'en veux pour ce qui est arrivé hier, mais elle est vivante...

parce que t'as agi rapidement.

T'as pris les choses en main.

C'est tout ce que je demande.

Hé.

Hé.

Chut !

Hé ! Arrête de te débattre !

- Si j'avais voulu te tuer, je l'aurais déjà fait.

Ça va, j'ai de l'eau pour toi.

T'es blessée ?

Je vais enlever le bâillon.

Faut surtout pas que tu cries.

Ça vaut mieux pour nous deux.

D'accord ?

Je... Je voudrais juste examiner la lacération sur ton avant-bras.

Je vais faire attention.

Il te faut des points de suture.

Ouais.

C'est arrivé comment ?

Hé. Je veux juste t'aider. - Vraiment ?

S'il y a une bactérie, la plaie risque de s'infecter.

Je ferai les points pas trop serrés au cas où...

- Allez, remets le bâillon.

- Fait chier !

Cookie, vérifie les moniteurs du côté sud.

Cookie, réponds !

Raine, où est ta soeur ?

Aucune idée. Je suis en train de faire l'inventaire.

- Trouve ta soeur et attache-la sur la chaise devant les moniteurs.

Ensuite, monte au deuxième.

- Je suis vraiment désolé.

Essaie de pas bouger. - Stop, stop, stop !

Est-ce que t'as déjà fait ça avant ?

- Oui, je l'ai déjà fait.

- Je peux pas te laisser continuer.

- Quoi ?

- Moi, je suis formée pour ça.

C'est toi qui tiens l'arme.

- Très bien.

Je vais déposer l'aiguille ici.

Et desserrer légèrement les liens.

- Est-ce que t'es obligé de tout décrire ?

- M'oblige pas à te tuer.

Je le ferai.

- Désolé.

C'est... C'est ma mère.

Elle aime pas les inconnus.

- Moi non plus.

Et encore moins les kidnappeurs.

- Je t'ai pas kidnappée ! C'est juste que je sais pas qui tu es.

- Ah et donc tu m'enfermes dans une grange ?

- Tu serais morte si je t'avais pas amenée ici.

Maintenant, dis-moi qui tu es et pourquoi tu es là.

- Si t'avais voulu me tuer, tu l'aurais déjà fait.

Il y a le cran de sûreté.

Manny, ta position ?

- À l'ouest de la grange, je finis ma ronde.

- Mais qu'est-ce que tu fous là-bas ?

- Je veux juste être minutieux.

- Mon gars, arrête de perdre ton temps

et amène tes fesses dans le secteur sud.

- Compris. J'arrive.

- Hé.

Hé. Non, attends, s'il te plaît ! S'il te plaît !

- Fait chier ! Fait chier ! Fait chier ! Fait chier ! Fait chier !

- Faut tremper la bannique dans le ragoût.

- Oh, j'ai fini de lire le Manuel du Prolétaire. - Hum-hum.

- Et j'ai rédigé un compte rendu, comme tu l'as demandé.

- C'est quoi le problème ?

- Bien, j'en veux pas.

- Et qu'est-ce qui te fait croire que t'as le choix ?

- Mais j'aime pas ça !

- D'accord. Mange pas.

Allez, donne le reste à ta soeur.

- Non, je veux du maïs !

- Change de ton, avant que je t'arrache la langue.

C'est clair, ma petite fille ?

- Alors, Danis a dit que les corps étaient suspendus à l'envers.

Pourquoi ils ont fait ça ?

- Pour les saigner.

Pour freiner la putréfaction.

- Tu cherches à préserver un corps ?

- Tu trouves ça drôle, Manny ?

- Je crois que ce qu'il voulait dire c'est...

- Non, Sergent, je crois qu'il peut répondre comme un grand.

Alors, tu vois des corps suspendus dans l'entrepôt...

des personnes qu'on a sûrement connues, mortes,

qui vont se faire manger par les mêmes ordures qui ont tiré sur ta soeur.

Et toi, ça te fait rire ?

- Non.

- Ah non ? Bien, moi je pense que tu trouves ça drôle.

Et vous aussi.

Il me semble avoir dit qu'on était en état d'alerte, non ?

J'ai pas été claire ?

- Est-ce que j'ai été assez claire ?

Oui, madame.

- Notre propriété pourrait grouiller de cannibales,

mais vous le sauriez pas, parce qu'aucun d'entre vous était à son poste

quand je vous ai appelés.

Et vous avez l'audace de vous asseoir ici et de faire des blagues ?

- Je pense qu'on devrait... - Je pense que vous en avez rien à chier.

- Mon poussin...

je sais que j'ai été dure envers toi.

Mais tu peux pas rester alitée comme ça éternellement.

Tu dois te battre.

Si tu le fais pas pour moi, fais-le pour la ferme.

Parce que je peux pas perdre mon rayon de soleil.

Hum.

T'as pas le droit de nous quitter, tu m'entends ?

T'as pas le droit de nous abandonner.

- J'ai besoin que tu me donnes des réponses.

C'est important.

Il y a eu... Il y a eu des incidents...

dans les environs, ces derniers temps, alors tout le monde...

est un peu sur les nerfs.

Soit tu sais exactement de quoi je parle...

soit t'es vraiment malchanceuse.

Mais si tu me donnes rien, je serai pas en mesure de te protéger.

- T'arrives vraiment pas à faire confiance aux gens.

- Ouais, je l'avoue.

Disons que c'est de famille.

- T'as été séparée de ta famille ?

Qui t'a attaquée ?

- S'il te plaît...

S'il te plait, laisse-moi utiliser votre radio.

- Comment t'es arrivée ici ?

- J'ai suivi le ruisseau.

- Ouais, mais le ruisseau est vraiment loin de la ferme.

- Pourquoi tu me retiens prisonnière ici ?

- J'ai... J'ai besoin de savoir...

- Mais je t'ai rien fait !

Écoute, j'ai besoin de savoir s'ils sont en vie s'il te plait.

- Je suis désolé.

Excuse-moi. Désolé.

Quand j'étais petit, les gens ont commencé à s'inviter ici sans demander.

Depuis ce temps-là, ma mère aime pas trop

que des inconnus viennent sur la ferme.

- Je suis désolée de ce qui vous est arrivé, à toi et ta famille,

mais faut quand même que je trouve la ferme des Freeman.

Si tu me prêtes votre radio pour que je les contacte,

je t'assure qu'après, tu me reverras plus jamais.

- Pourquoi les Freeman ?

- C'est ma tante.

Elle a dit qu'ils y avaient qu'eux qui pouvaient nous aider.

- Qui est ta tante ?

- Manny ?

Manny ?

- Désolé. Euh...

j'étais en train de réfléchir à comment...

comment dire à ma mère tout ce que...

je viens d'apprendre à propos de toi...

quand elle va se réveiller.

- Mais, ouais...

J'aime nager...

de temps à autre.

C'est une...

c'est une bonne façon de faire de l'activité physique.

- Et c'est amusant.

- Ouais. Ouais.

Ouais, ça l'est.

Il y a une rivière pas loin où je vais nager à l'occasion.

- Je sais laquelle.

Je me doutais qu'il y avait quelqu'un l'autre jour.

Est-ce que tu m'épiais ?

- Non.

Non.

Non, j'admets que je t'ai vue,

mais j'étais pas...

j'étais pas en train de t'épier.

- J'ai découvert la rivière grâce à toi.

- Quoi ?

- J'avais l'habitude d'aller marcher.

Un jour, je t'ai vu dans la forêt.

Tu t'es rendu à la rivière.

J'y vais depuis ce jour-là.

C'est quoi, ça ?

- Hé. Hé. Hé, hé. Non, non ! - Oh ! Où est-ce que t'as déniché ça ?

- Non, non, non.

Sérieusement, où t'as trouvé ça ? C'est vraiment cool.

Hé. Rends-le-moi.

Non !

Vous faites honte à vos ancêtres !

Manny a dit que papi adorait le barbecue !

- Oui, il aimait le barbecue,

mais pas avec cette cochonnerie colonialiste synthétique bourrée d'additifs !

Est-ce que tu sais en quelle année cette sauce a été faite ?

Le sang de la Première Nation Sweetgrass coule dans vos veines.

On se servait du feu pour cuisiner

des milliers d'années avant qui que ce soit !

Mais on n'ajoute pas cette sauce de merde du foutu roi du burger.

- Sérieux ? - Hé. Où tu vas ?

- Je vais brûler ça et les autres cochonneries toxiques

que nos filles ont trouvées dans les poubelles !

- Vous savez que ça touche une corde sensible.

Rangez ça puis allez dans la salle des moniteurs.

On a une grosse journée.

Où est Manny ?

- Sûrement encore dans la grange.

C'est là-bas qu'il va toujours se branler.

- C'est quoi, se branler ?

Non ! Maman !

- Attendez ! - Maman ! Maman s'il te plaît !

- T'as complètement perdu la tête ou quoi ?

- Lui fais pas de mal !

- Maman ! Écoute-moi !

Non ! Arrêtez !

Non !

Maman !

S'il te plaît ! Écoute-moi ! Elle a besoin de notre aide !

- Si tu dis un mot de plus, c'est le dernier qu'elle va entendre.

C'est bien compris ?

Écoute-moi bien.

Je suis pas mon fils.

Alors t'as rien à m'offrir d'autres que des faits.

Je vais te poser des questions.

Et si je perçois la moindre odeur de mensonge,

ta petite cervelle va servir d'engrais pour mes champs.

T'as compris ?

- C'est une question. - Oui !

- Bien. Qui es-tu ?

- Dawn. Je m'appelle Dawn. - Je m'en fous, de comment tu t'appelles.

Qui es-tu ? - Je suis infirmière.

Je suis bénévole dans un programme gouvernemental.

On est là pour apporter de l'aide médicale aux fermiers. On est postés au...

- Pourquoi t'es ici ?

- On s'est fait attaquer. - Combien ?

- Euh. On était 12, incluant les gardiens qui...

- Je te parle pas de ton groupe.

Qui vous a attaqués ? De quoi ils avaient l'air ?

En uniforme, bien armé ; c'est le genre de détails que je veux.

- C'était pas des militaires, non, ils avaient l'air crasseux. Ils sont sortis de nulle part.

- Un peu comme toi.

Comment t'es arrivée à notre ferme ?

- J'ai suivi la rivière.

On m'a dit de venir ici, que les Freeman m'aideraient.

- Tu mens. L'Union sait même pas qu'on existe.

Et personne dans le coin te conseillerait de nous demander de l'aide.

- Pitié ! Je vous en supplie ! Ma tante, c'est Augusta Taylor !

Elle m'a dit de trouver les Freeman

et de vous demander de l'aide ! S'il vous plaît !

- Est-ce que tu partais ou tu revenais ?

- Je dirais un peu des deux.

- Je peux y jeter un coup d'oeil ?

- Ouais, vas-y.

- Depuis que je suis revenue de ma dernière affectation au Texas,

je vois à quel point ton père a réussi à souder la communauté.

Bien, tu dois quand même être heureuse de l'avoir retrouvé ?

- Sans vouloir te vexer, Augusta, tu me connais pas.

Je suis revenue pour mon fils.

Felix devra répondre de ses nombreux péchés à son Dieu.

C'est ce que vous dites toujours, non ?

- En effet.

Mais j'ai vu beaucoup de belles choses ces dernières années.

Ça m'a redonné la foi.

- Pourtant, on en a vu, des atrocités.

Des exécutions publiques.

Des corps suspendus à des lampadaires,

des banlieues à feu et à sang.

- Faut pas que tu confondes Dieu avec ce qui est fait en son nom.

C'est des êtres humains qui ont commis ces actes, c'est pas Dieu.

- Un tas de gens se confondent eux-mêmes avec Dieu,

juste pour pas avoir à se regarder dans le miroir.

- J'essaie pas de te dire comment mener ta vie.

- Oui, mais...

- Tout ce que je peux te dire,

c'est assure-toi que tes combats d'hier

ne deviennent pas ceux de demain.

Mais t'es pas forcée de m'écouter.

Tu fais ce que t'as à faire, Hailey.

Je suis juste une vieille salope blanche qui aime le son de sa propre voix.

- Oh, tu mentais pas à propos de ta grande gueule, hein ?

- Hé, paie-moi au moins à dîner avant d'essayer de te glisser dans ma petite culotte.

Nom de Dieu !

T'es une vieille bonne femme blanche mal embouchée.

Sérieux.

Doux Jésus.

- Oh non...

Felix ! Hé ça va.

Je suis là.

Où est Manny ?

Felix !

Allez, dis-moi où est Manny.

- Tu veux bien me donner ton arme ?

Approche.

Approche. Je suis là, mon grand.

Maman est là.

Ça va aller.

- Freeman-1 à Augusta-24, vous me recevez ? À vous.

Allez, s'il te plaît, réponds-moi.

Freeman-1 à Augusta-24, je répète. Vous me recevez ?

Freeman-1 à Augusta 24, répondez.

Augusta, c'est Manny. J'ai... Je crois que j'ai trouvé ta nièce, mais...

elle est en danger. Réponds-moi, s'il te plaît.

À vous.

- Va à l'étage.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

- J'essaie de joindre Augusta.

Allô ? Augusta ?

Freeman-1 à Augusta-24. Réponds !

Augusta ? C'est Manny.

Maman, j'ai Augusta à la radio !

Freeman-1 à Augusta-24! Augusta, c'est Manny.

Tu me reçois ? À vous !

Freeman-1 à Augusta-24! Tu me reçois ? À vous !

Non, non, non !

- Bon sang, mais qu'est-ce qui se passe ?

Qu'est-ce que tu fais là, toi ?

- Augusta était à la radio.

J'essayais de la contacter.

- Tu lui as parlé ? - Non, non, non, mais...

J'ai essayé, mais j'ai pas eu de réponse.

Puis tout à coup, j'ai reçu un signal de sa ferme.

- Tu t'imagines que je vais croire qu'elle t'a répondu, à toi ?

- Je te jure que c'est vrai ! - Maman, je l'ai vu.

C'est vrai.

- Peut-être qu'elle a besoin d'aide ?

On pourrait y aller et confirmer qu'elle a envoyé Dawn.

- Augusta est une foutue Marine. Elle est capable de se défendre.

Alors nous, on va rester ici et on va sécuriser notre ferme.

- Dans ce cas, je veux y aller seul.

- On doit déjà se passer de Danis.

On va pas se séparer sur la foi des paroles d'une inconnue.

- Maman, c'est moi qui l'a amenée ici.

- Oh que oui, c'est toi ! - Il faut...

- Et elle s'est seulement mise à parler

quand j'ai pointé une arme sur sa tête.

Combien de fois je t'ai dit que je m'attendais à plus de ta part,

mais tu continues à penser qu'à tes fesses.

- Et toi, tu m'as abandonné pour aller à la guerre.

- C'est mon devoir de m'assurer que tu puisses te débrouiller tout seul.

Et c'est mon devoir de t'apprendre à survivre.

- Survivre, survivre. Mais comment on survit sans contact humain ?

J'arrive même pas à parler à une fille.

Je sais pas comment lui parler !

- Et qu'est-ce qu'elle va te dire, Manny ?

Que si elle avait la chance de s'échapper,

elle serait prête à tout, même à nous tuer un par un ?

Non, elle te dira jamais ça.

Elle va te faire marcher.

C'est une menteuse.

- Non, la menteuse, c'est toi !

Tu veux qu'on se méfie de tout le monde parce que toi,

t'es incapable de faire confiance !

C'est ta vie misérable, pas la mienne !

- Comment t'oses me parler comme ça ?

- Il est capable de se défendre.

- Je sais.

- C'est sûrement un piège.

- Je sais.

On se revoit bientôt.

Je sais.

Prends soin d'eux.

- Oui, madame.

L'endroit a l'air désert.

- Papa !

Papa !

- Hé. Passe devant.

Ouvre la porte.

On cherche quoi, exactement ?

- Ils m'ont obligée à me rendre à votre ferme.

Ils détiennent ma tante et les autres.

Ils voulaient que je dise à ta famille

qu'ils détiennent ma tante pour vous attirer ici et vous séparer.

C'est comme ça qu'ils s'emparent des fermes.

En prenant les familles en otage.

Je l'ai fait pour sauver les miens.

- Je rêve ou quoi ?

- Merde.

Les cannibales.

OK. Je vais au deuxième. Tu restes ici.

Je reviens tout de suite.

Fait chier !

Nuta, réponds !

Ils sont là, à 700 mètres de la maison.

Nuta !

Nuta, tu me reçois ?

- Bien, dis donc !

C'est comme ça que tu salues une vieille amie ?

- Raine, tu me reçois ?

Raine, réponds.

- Je suis là Papa.

Ils traversent le maïs.

- Écoute-moi bien. Abandonne ton poste.

Retourne tout de suite dans le bunker !

- Une fille est venue à la ferme.

Elle disait être ta nièce.

- Ils l'ont forcée à y aller.

Je présume que tu l'as tuée.

- Bonne femme, tu me connais pas.

- Manny, il l'a trouvée.

Il a pris soin d'elle.

Je croyais les trouver ici.

Oh, merci ! Oh, cet enfant !

Quel bon garçon ! Oh merci, Manny !

Oh Hailey Freeman.

Oh, tu l'as vraiment bien élevé.

Sois bénie !

- Je vais nous sortir d'ici.

Hailey...

À l'extérieur...

les hangars... - Oui, oui, je suis au courant, j'ai vu les barils.

- Non, non, non, écoute.

On a caché une partie des enfants.

- Chaque jour apporte une nouvelle leçon.

- Elle a dit que t'étais différente,

que t'étais pas comme la plupart des autres.

Quand les autres fermes cessaient de donner des nouvelles,

automatiquement, quelqu'un du coin venait voir si tout allait bien.

Mais toi ?

T'en as vraiment rien à chier.

T'es pas faite du même bois que les autres, ça c'est clair.

- Et toi, tu manges des gens.

- Toi, tu te contentes de les tuer.

Ou tu charges tes enfants de le faire.

- Mais la vérité...

c'est qu'on se ressemble bien plus que tu voudrais probablement l'admettre.

On fait ce qu'on doit faire pour survivre.

- Laisse tomber les préliminaires, vieux cinglé.

Si tu veux me tuer, fais-le.

- Ça goûte le sucre, c'est comme du nectar.

- Tu peux lui couper une jambe.

Les gars vont être affamés à leur retour de la ferme.

Non ! Ah. Faites pas ça !

Non ! Non !

- Sale enfant de chienne.

- Merci pour la nourriture.

Je sais que tu m'en veux,

mais si je t'avais dit que c'était un guet-apens,

tu serais pas venu...

et ils seraient morts.

- Je vais essayer de trouver ta tante.

Tenez-vous prêts à repartir rapidement.

- Manny.

Je suis désolée.

- Eh merde.

Allez par là !

Suis-moi.

Non, non, non ! S'il te plaît !

- Non ! Non !

- Non, non, attends ! On est plus nombreux que tu peux l'imaginer.

Mais je peux m'assurer qu'ils fassent aucun mal à...

- Il y a que moi qui peut assurer ça.

- Nuta ! La radio de Danis, ne fonctionne plus.

Elle se cache dans ta garde-robe.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je viens avec toi. - Non.

Vous bougez pas d'ici. Toutes les deux.

Cette fois, je suis sérieux.

- Désolée, vieille amie.

- Maman ?

- Manny ! Nom de Dieu, Manny !

Tu peux me détester autant que tu veux,

mais je peux pas te perdre toi aussi.

- Je pourrai jamais te détester.

Tout ce que t'as fait, tu l'as fait pour qu'on survive.

Mais maintenant, je dois tracer ma propre voie.

- Ouais.

- Viens, on fout le camp d'ici.

- Les volets à mon signal.

Maintenant !

Merde, qu'est-ce qui se passe ?

Hé.

- Hein ?

Tu m'as tiré dessus, salaud !

Je l'ai eu !

Allez ! Amène-toi !

Raine, lumières !

- Maman, attends !

- Il faut qu'on se grouille !

- Je sais, mais- - T'as trouvé ma tante ?

- Je l'ai trouvée. Grâce à toi.

- Non.

- Maman, on va pas les abandonner.

Je sais que tu fais confiance à personne,

mais Augusta voulait qu'on les trouve et qu'on les sauve.

- Tu sais Manny, c'est pas nécessaire de toujours faire des discours.

C'est bon, ils viennent avec nous ! Merde.

Dépêchez-vous !

- Ouais, ouais. OK, allez-y. Dépêchez-vous !

- C'est bon. Je suis là, je la tiens.

Tu en as mis, du temps.

J'ai pris la route panoramique.

Ça va, je la tiens. Je la tiens.

Chut...

Doucement, doucement. Tout va bien.

OK. Ça va ?

Nuta !

Merde ! Merde ! Non.

Non, non !

- Papa ! - S'il te plaît !

- Manny, tu peux me dire ce que tu fais ?

- On peut entrer par ici.

Suivez-moi !

- Venez !

- Allez, suivez-le. - Dépêchez-vous !

Attention la tête. Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y.

Attention la tête. Attention.

Allez, vas-y ! - Manny...

tu sais qu'on va reparler du trou dans la clôture plus tard ?

- Oui, madame.

- Hum-hum.

Il en reste deux.

Ils vont mettre le feu à la maison.

Faut sortir papa d'ici.

Non. Laisse-les entrer.

Emmène les jeunes au bunker ! Je crée une diversion !

- Non ! Maman !

- Allez-y ! Bougez pas de là ! Je vous rejoins !

- On y va ! Vite ! Vite !

- Hé vas-y.

- Elle s'est fait tirer dessus.

- Fouille les autres pièces.

- Allez.

- Je dois absolument la soigner pour la sauver.

Cookie. Une gaze.

- Non.

Toi. Va-t'en plus loin.

Et toi. Viens ici.

Fais ce que je dis.

- Oh mon Dieu !

Ouais !

On a touché le gros lot !

Cours !

- Prends ça, espèce d'enfoiré !

Merde ! Sérieusement ?

Ah, fait chier. Foutue glissière !

Nuta !

Je t'avais bien dit que les gens tueraient pour ces épices.

Allez, allez, on avance !

Vite, vite, vite, vite, vite !

Baissez-vous. - Vite, vite, vite !

- Restez derrière moi !

Restez près de moi.

On y va, on y va, on y va !

Tiens bon, papa.

Ça va aller.

- Manny !

- Ça va ? - Ouais.

Qu'est-ce qu'elle fout ici, elle ?

Et eux, c'est qui merde ?

- Tais-toi et fais-les entrer !

- Non ! Il est pas question qu'elle le touche bordel !

- C'est quoi, ton problème ?

- Et toi, c'est quoi cette manie de kidnapper les gens ?

D'abord elle, et maintenant, tous ces ados...

- Est-ce que vous pouvez la fermer ?

J'ai besoin de gaze, d'un kit de suture et de soluté.

Tu peux lui dire d'essayer de rester éveillé ?

- Nuta...

elle dit que tu dois rester éveillé.

- Quoi, il comprend notre langue ?

- Oui, même que lui savoir parler assez bien.

- Vous vous foutez de moi, en fait ?

- Je parle la langue de mes ancêtres

pour qu'ils continuent de vivre à travers mes filles quand je ne serai plus là.

Et ouais, je me fous de toi !

Je trouve ça beaucoup plus drôle quand tu comprends rien à ce que je dis.

Hé. Hé. Hé.

Chut...

- Raine, je vais chercher maman.

Merci.

Doucement.

Ça va aller. Je suis là.

- Combien il en reste ?

- Aucun. C'est fini. - Et Danis ?

- Elle va bien, elle va bien. - Excellent.

Tout est... - Maman ! Maman, maman.

Tout va bien.

Tout va bien.

Je croyais t'avoir dit de rester dans le bunker.

- Ouais. C'est ce que t'as dit.

- Merci.

- Maman. - Je vais juste...

- Maman ! Maman ? Maman ?

Non, maman ! Non, non ! Non !

Maman ! Maman !

Non non, accroche-toi, tout va bien aller !

Maman, non ! Non.

La famille

Sous-titrage : difuze

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