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...
Vibreur
- AllĂ´ ?
*- C'est Guillaume.
- Ce téléphone est celui qui, hier soir,
a appelé Nadia El Mansour.
La triangulation nous a permis de le retrouver.
Il était dans une poubelle, à Paris.
On ne sait pas qui l'a utilisé.
Il a servi qu'une fois après avoir été déballé.
Pour cet appel.
- Pourquoi ce n'était pas Guillaume ?
- Juste après, Nadia est sortie de son bureau.
Elle a acheté un téléphone à carte qu'elle n'a pas mis en service.
- Donc ? - C'est ce téléphone qui servira.
Ou je comprends pas ce cirque.
- El Mansour a reçu des instructions par téléphone.
On lui a demandé d'acheter un téléphone à carte.
Et ce n'est pas Debailly qui les lui a données.
- Non.
Ca a duré quelques secondes.
Juste le temps de dire, j'imagine,
"je vous appelle de la part de Guillaume,
"il vous demande d'acheter un téléphone,
"et de l'allumer à un moment précis."
Si c'était Malotru,
pourquoi il ne lui aurait pas parlé plus ?
Il prend le risque de l'appeler pour 3 secondes ?
Et après, elle achète un téléphone à carte ?
C'est pas lui qui a appelé. Il va appeler.
- Marie-Jeanne ?
- Oui?
Je vous rappelle. Excusez-moi.
Pourquoi vous m'avez pas prévenue ?
*- J'ai alerté la DGSI.
On a activé les procédures d'urgence.
On a commencé les recherches. Phénomène
n'est pas au travail. Elle doit ĂŞtre Ă son hĂ´tel.
Vous n'auriez pas mieux fait.
- Il faut aller voir en direct, maintenant.
*- OĂą vous croyez que je suis ?
- Philippe...
Relâche-moi, s'il te plaît. Verrou
Tu sais pas quoi faire.
Tu fais une crise de parano. - Tais-toi.
- T'as paniqué, comme moi.
Ca arrive Ă tout le monde, finalement.
Soupir
Pourquoi tu préviens pas tes chefs ?
Pourquoi t'es seul à gérer ça ?
Si tu te méfies de moi, dis-le à tes chefs.
Ils te conseilleront.
Tu peux pas me garder ici comme ça.
- OK...
Je veux parler au secrétaire de l'attaché culturel.
M. Uri Rozenberg, s'il vous plaît.
- Je ne comprends pas l'hébreu. Vous parlez anglais ?
- T'as appelé ?
- Pas sûr que ce soit bon pour toi.
On essaie d'ouvrir une porte.
Pas dans la chambre
Une porte se ferme.
Pas
On frappe.
On frappe Ă nouveau.
(En anglais) - Hey !
Discussion lointaine
- Je parle français. - Pardon, je ne savais pas.
Je suis désolé de vous déranger.
- Attendez avant de prévenir la sécurité.
Ici, en AzerbaĂŻdjan, c'est pas...
Elle est peut-ĂŞtre sortie.
- Non.
J'ai pas de nouvelles depuis hier. Elle savait...
Que j'arrivais de Paris. Y a pas de raison.
- Je comprends. Mais la sécurité, ça peut être compliqué, ici.
- Bon, je...
J'ai pas le choix, je crois. L'ambassade ?
- Oui, peut-ĂŞtre.
- Merci. - De rien. Bonne chance.
- J'ai entendu la voix de mon copain.
- Qu'est-ce qu'il fout lĂ ?
- Il devait venir. C'était prévu.
- Tu ne me l'as pas dit?
- Tu m'as fait peur!
- Qu'est-ce que je vais faire de toi ?
- Regarde...
Mon copain, j'ai pas crié. J'aurais pu.
- Pourquoi tu l'as pas fait?
- Parce que si tu me relâches maintenant,
je le rappelle, je le rassure.
Et il avertit pas la police.
Et ce qu'on a fait, c'est pas foutu.
Si tu me gardes ici, tout est foutu.
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
- Je sais pas.
- C'est important pour toi, ce qu'on vient de faire ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- Je sais pas. C'est pour mon pays.
- ArrĂŞte tes conneries.
Je te relâche et tout reprend comme avant?
- Oui.
- Tu continues comme si rien ne s'était passé ?
- Pourquoi pas ?
Sonnerie
- Bien essayé.
- Qu'est-ce qui vous dit qu'elle est séquestrée ?
*- S'il l'avait fait disparaître, il aurait quitté le pays.
Elle est enfermée dans la salle de bain de Snoopy.
On peut les fermer de l'extérieur dans cet hôtel.
La clé de Phénomène était dans la serrure,
mais à l'extérieur.
Il a dĂ» l'enfermer. LĂ , elle est chez lui.
Il la balade. J'ai laissé un téléphone dans sa chambre
pour faire office de micro. Vous notez ?
- Allez-y.
*- 0752
744245.
- Y a de la batterie ?
*- Elle est pleine.
- Restez en ligne. *- Marie-Jeanne.
- Oui ? *- Je peux y retourner.
Je neutralise Snoopy et c'est fini.
- Vous ne faites rien.
- Si vous faites ça, vous grillez l'opération.
*- Elle est finie, l'opération.
- Ca n'est pas à vous d'en décider.
- Il faut l'empĂŞcher de nuire.
- Sortir Phénomène de là , c'est pas nuire.
- Il est sous légende ?
- Simon, vous êtes sous légende ? *- J'ai pas eu le temps.
- Restez en ligne.
- Il faut qu'il parte. Tout de suite et loin.
Si le Mossad repère un agent de la DGSI, ils annulent tout.
On n'aura qu'un programme informatique.
- Simon, vous dégagez, s'il vous plaît.
(En hébreu)
Bips
- Je suis désolé.
- T'as eu ton chef?
- J'ai pété les plombs. Putain, je suis désolé.
Ma carrière est foutue.
- Qu'est-ce qu'il t'a dit?
- Tu parles, qu'est-ce qu'il m'a dit?
J'ai tout foutu en l'air.
Et j'ai été atroce avec toi.
Regarde oĂą on est.
Je t'ai enfermée dans la salle de bain.
Il soupire.
Tu peux partir.
Excuse-moi, Marina. Je suis une merde.
J'ai tout gâché.
Tu viens d'assister au pire dans le renseignement français.
Crois-moi, en général, ça se passe mieux.
Je te demande qu'une chose.
Appelle ton copain et dis-lui que ça va.
S'il prévient pas la police, on peut sauver l'opération.
Sinon, c'est mort.
- Marina ?
- T'es oĂą ?
*- Et toi ? - Dans ma chambre.
*- Ca va ? - Ca va. Je t'expliquerai.
*- On m'a dit de partir. Mais je peux revenir.
- Ca va, je te promets.
- Prouve-moi que tu parles librement.
- Je t'aime.
- OK.
- T'es venu, alors ?
*- Ouais.
Reviens vite.
- Si j'appelle le Mossad, c'est fini.
Ils ne toucheront pas Ă un de nos agents.
Phénomène pourra rentrer,
mais on l'aura grillée, sa légende aussi
et on perd tout bénéfice dé l'opération.
Le Mossad ne nous a pas contactés. Ils croient que Phénomène est vierge.
Si elle est costaud, elle peut gérer.
Sonnerie
*- Le poste de Bakou pour vous.
- Marie-Jeanne Duthilleul.
*- Message prioritaire standard de Phénomène.
- Allez-y.
*- Il y a eu un orage, il faut évaluer les dégâts.
- Merci.
Il l'a libérée.
- Écoutez ça.
* Voix en hébreu
- Et si c'est pas son ami?
l'équipe ?
Pour faire quoi?
Ils envoient une équipe.
- Pour?
- Pour nettoyer.
- Cette conversation a eu lieu il y a 16 minutes.
Marina ferme sa porte.
- AllĂ´ ? *- Vous ĂŞtes oĂą ?
- Je quitte ma chambre.
*- Vous n'êtes pas en sécurité. Ne sortez pas.
- Trop tard.
- Yes?
(En hébreu)
(En anglais)
- Salut, les gars.
- Ca va ? - Salut.
- Vous êtes rentrés à la maison ? - Oui.
- Vous ĂŞtes lĂ longtemps ?
A plus tard. - Oui.
La porte s'ouvre.
- Cava?
Dis, j'ai croisé Nico et Sam.
Ils sont là pour le débriefing ?
- Déjà fait.
- Oui, c'est ce que je me disais.
Ils sont lĂ pour quoi, alors ?
- Fin de mission.
- Pourquoi ?
- T'as le droit d'en connaître ?
Alors pourquoi tu demandes ?
Tu veux un peu d'aide ?
- Vas-y.
- Tu veux savoir car tu penses à ta protégée, Escogriffe.
Comme on est vaguement ensemble, tu crois que je te le dirai.
Je vais te le dire. Tu l'apprendras par Escogriffe quand ça arrivera.
Les Turcs vont attaquer Jarabulus avec les rebelles syriens.
On peut pas se mettre les Turcs Ă dos.
Donc on lâche les Kurdes.
- Ca veut dire quoi?
- On se désengage. On se retire des points les plus chauds,
comme Beyadi.
On appelle nos amis turcs à la modération.
- La modération de quoi?
- On leur demande de pas massacrer les Kurdes.
- Les Kurdes préparent la prise de Jarabulus...
On les a aidés pour ça.
- C'est ce que j'appelle lâcher les Kurdes.
- Pourquoi tu me dis ça ?
- Cadeau de rupture.
- Je peux te parler ?
- Oui.
- Il faut que je te parle d'un clandé.
- Escogriffe ?
- Ouais.
- Te fatigue pas, Céline m'a harcelée pour qu'on la sorte.
- Pourquoi pas ?
- On a besoin d'elle sur place pour dire ce qui se passe.
- Au risque de la perdre ? Ils seront bombardés.
- C'est un soldat.
Sur un terrain de guerre. Elle connaît les risques.
- C'est une source précieuse à préserver.
- C'est pas notre mission de sortir nos sources quand le vent tourne.
- Non?
- Non.
Notre mission, c'est le renseignement.
Bonjour, M. Chehlaoui.
Blandine Obalk. - Enchanté, Blandine.
- Je m'excuse, mais...
Je suis assise toute la journée, je dois marcher.
Ca ne vous dérange pas ? - Pas du tout.
Je vous comprends.
- Guillaume Debailly est intelligent.
Il sait qu'on veut régler ça en famille.
Sinon, il serait déjà avec Snowden à Moscou.
Il sait qu'on ne lancera pas d'avis de recherche.
- On l'oublie, alors ? Vous pensez qu'il ne nous nuira pas ?
- Oh ça, j'en suis certaine.
Il ne nous nuira pas.
Il ne parlera pas.
On pourrait parfaitement l'oublier.
Il disparaît et plus personne ne le revoit.
Ni vous ni nous.
- C'est ce que vous proposez ?
- Non.
Je n'ai pas l'intention de l'oublier.
- Madame El Mansour ?
- Mme El Mansour. Helen Berger. - Bonjour.
- Vous voulez un café ? De l'eau ?
- Non, ça ira, merci.
- Je vous en prie.
Vous gardez toujours votre voile ?
- Oui.
- Pardon, c'est par conviction.
- Oui. La conviction que c'est nécessaire pour ce que j'ai à faire.
- Je voudrais parler de Paul Lefebvre.
Je le connais bien. Il nous a parlé de vous.
Le Département d'Etat américain.
- Quand est-ce qu'il vous a parlé de moi ?
- Nous savons qu'il a été libéré.
Notre aviation a participé à l'opération.
Mais...
Ce n'est pas récemment qu'il a parlé de vous.
Vous étiez détenue par le régime syrien.
- Il vous a demandé d'intervenir pour ma libération ?
- Il ne nous a pas vraiment demandé, en fait.
Il nous a offert quelque chose en échange de notre intervention.
- Quoi donc ?
- Pourquoi on n'a pas parlé de toi à la télé ?
- Pour pas qu'on sache que je suis dehors.
- Bande de tordus...
- J'ai jamais compris ton mépris pour la boîte.
- Tu as souffert?
- Non.
Une vraie promenade de santé.
- Qu'est-ce que tu fous ?
Je ne pensais pas te revoir.
J'imaginais apprendre ta mort, un jour, par les journaux.
Être obligé de visionner une vidéo abominable.
Ne pouvoir rien dire Ă personne.
Ne pas pouvoir dire que c'était mon fils.
Qu'est-ce que tu y faisais ?
Ca valait le coup, au moins ?
- Pourquoi tu es pas quelqu'un Ă qui je peux parler ?
- Ce n'est pas la fonction d'un père.
- Je suis dans une situation difficile.
J'ai besoin d'aide.
- La boîte ne te soutient pas ?
- Non.
- L'armée ne t'aurait pas laissé tomber.
- L'armée m'aurait fusillé, papa.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Tonalité
On frappe.
- J'ai reçu un SMS pour vous.
- Pour moi?
- Oui.
- Merci, Samuel.
Vous ne partez pas encore ? - Non.
- J'aurais quelque chose Ă vous demander.
- Bien sûr.
Bips
Sonnerie
*- Ca commence.
Un téléphone inconnu vient de s'allumer à son étage.
L'Imsi-Catcher nous envoie les données.
Il s'agit d'un téléphone à carte.
C'est le seul à l'étage. J'en déduis que c'est celui qu'elle a acheté.
L'appel de Malotru devrait ĂŞtre imminent.
Quand celui d'El Mansour passera au vert, il sera appelé.
On pourra localiser l'interlocuteur
et écouter la conversation en quasi direct.
*- AllĂ´ ?
- C'est Guillaume.
- Guillaume.
Comment tu vas ?
*- Ca va.
- Tu es en sécurité ?
- Oui.
*- On s'occupe de toi ? On te soigne ?
- Ca va, je me retape.
- Rien.
Elle l'utilise pas.
*- Ma fille dit que tu veux des nouvelles ?
- Oui.
*- Pardon pour les précautions.
- Non, je sais pourquoi tu fais ça.
- Tu sais quoi?
- Je sais ce qu'on te reproche.
Et je sais ce que tu as fait pour moi.
- Qu'est-ce que j'ai fait?
- Tu m'as sortie de prison.
Et je sais comment tu as fait.
Et ce que ça t'a coûté.
Enormément.
- T'étais en prison à cause de moi. *- Non
C'est pas toi. C'est la politique.
Le régime de Bachar...
* Toi, tu as essayé d'avoir une vie. C'est tout.
Tu me voulais dans ta vie.
- Je t'ai dans ma vie.
- Tu m'as dans ta vie, oui. Comme un boulet.
*- C'est plutĂ´t moi, le boulet, non ?
- Je croyais qu'elle allait l'utiliser ?
- Elle prend le risque qu'on le repère.
Guillaume a dĂ» lui dire de l'allumer au dernier moment.
- DrĂ´le de conception du dernier moment.
Les verts, ce sont les téléphones utilisés ?
- Oui.
- Celui-lĂ , lĂ .
Il s'est allumé quand je suis entrée.
- C'est celui de Samuel Gendron.
L'assistant... - Je sais.
Il appelle qui?
- C'est un téléphone chiffré.
On peut pas récupérer les données. On peut pas l'écouter.
- Celui d'El Mansour aussi est chiffré ?
- On l'a travaillé.
Guillaume s'en doute sûrement.
- C'est celui-lĂ qu'elle utilise.
Pas le téléphone à carte.
Elle utilise celui de Gendron.
- Après ce que tu as vécu...
Je me disais que tu souhaitais que je n'aie jamais existé.
- Ce que j'ai vécu n'a rien à voir.
C'est mon métier.
Une opération qui a mal tourné.
* Maintenant, je suis dehors.
Tout va bien.
On ne me tape plus dessus.
On ne te tape plus dessus.
On va commencer Ă s'en sortir, toi et moi.
- Un truc sur le portable de Gendron.
- Quoi ? - Un truc, on écoute maintenant.
- Désolée, je fais au plus vite.
Sonnerie
*- On pourra pas localiser l'appel.
Vous pourrez écouter, mais pas localiser l'appel.
L'Imsi-Catcher ne peut pas... - J'ai compris.
Alors ?
*- Qu'est-ce que tu sais ?
*- On m'a parlé des Américains.
On m'a expliqué pourquoi... - Sortez.
- Marie-Jeanne... - Vous sortez.
- OK.
*- Qui t'a dit tout ça ?
*- Une femme que tu connais. Une psychiatre.
*- Tu sais pourquoi elle t'a dit tout ça ?
*- Elle doit avoir ses raisons. J'en suis sûre.
- C'est pour t'influencer.
*- C'est-Ă -dire ?
*- Elle travaille avec des gens qui veulent me parler.
- Oui.
Tu vis dans un monde très compliqué.
- Le tien est simple ?
- Non.
C'est le mĂŞme.
- Tu fais de la diplomatie ?
*- On peut dire ça comme ça.
- Je suis sûr que tu fais ça très bien.
- Je ne sais pas.
Guillaume...
- Oui?
*- Le boulet veut voir son boulet.
*- Je crois que ça va pas être possible.
*- C'est pas possible que ce ne soit pas possible.
- Tu as envie de me voir ?
- J'ai besoin de te voir.
- Trop de gens attendent que je fasse cette faute.
- On sera prudents. *- Jamais assez.
- Tu te méfies de moi?
- Non.
Peut-ĂŞtre que je devrais, mais non.
* Mais tu peux être utilisée à ton insu.
- J'ai changé.
*- T'as changé ?
- Oui.
- Pas trop, j'espère.
Non.
J'ai un appartement qu'un diplomate me prĂŞte
* pour des réunions. - Ils le connaissent.
- Un hĂ´tel, alors ?
Tu souris ?
- Oui.
- J'ai besoin de te voir aussi.
*- Faisons-le.
- Je vais te donner un endroit.
* On pourra se voir.
On se verra Ă une heure et une date que je te donnerai.
Si tu parles Ă des gens...
Tant pis pour moi.
Même si tu parles à personne, ça peut être un piège.
* Alors je vais t'appeler.
Quelques minutes avant de te retrouver.
Si t'es pas seule, utilise un code pour me prévenir.
* Tu te souviens de ce qu'on faisait Ă Damas ?
- Les trois questions.
*- Ouais.
- D'accord.
- Je te rappelle. *- Guillaume.
- Oui?
* Moi aussi.
- Tu ne sais pas ce que j'allais dire.
Non.
Mais moi aussi quand mĂŞme.
Elle soupire.
- Le spécialiste des codes.
L'expert en langage SNCF.
- Je peux vous ĂŞtre utile ?
- J'espère.
Je doute.
Mais j'essaie quand mĂŞme.
Le code des trois questions, vous connaissez ?
- Le code des trois questions ?
- Oui.
- J'ai combien de temps ?
- 5 minutes ?
Une heure ? Demain ?
- Je fais au plus vite. - VoilĂ .
- Je peux vous parler en privé il
- Pas le temps.
- J'y suis pour rien, pour Socrate.
- Vous lui avez donné la cigue, mais il l'a bue seul.
On frappe.
- Oui?
- Un message pour vous.
- Bonsoir, Nadia.
Voici M. Chehlaoui, du gouvernement américain.
- Enchanté, Mme El Mansour.
- Nadia, je vous présente notre directeur général,
M. Pierre De Lattre de Tassigny.
- Bonsoir, Mme El Mansour.
Vous allez recevoir un appel de M. Debailly.
Vous le savez, il est recherche par notre service.
Nous avons besoin de votre aide pour l'appréhender.
- Comment?
- Guillaume va vous appeler.
Il va utiliser un code pour vous demander si vous ĂŞtes seule.
Vous utiliserez ce code pour répondre oui.
Vous ĂŞtes seule.
- Oui, nous vous demandons de mentir, afin de déjouer sa méfiance.
- Vous me mettez dans une position personnellement intenable.
- J'en ai bien conscience, Mme El Mansour.
Vous avez un choix Ă faire.
M. Debailly a fait beaucoup de mal Ă son pays.
Vous suivez une voie prometteuse au service du vĂ´tre, la Syrie.
C'est ce que vous voulez, non ?
Jouer un rĂ´le dans le processus politique Ă venir ?
- Oui.
- Ne brisez pas cet élan que mon gouvernement soutient.
- Vous voulez que je trompe quelqu'un
qui a beaucoup fait pour moi.
- Ce qu'a fait M. Debailly a mis des gens en danger extrĂŞme.
Je dis bien extrĂŞme.
Il doit rendre des comptes.
Nadia, je vous demande solennellement
au nom du gouvernement français qui vous a accueillie, protégée,
de nous aider à appréhender cet homme
pour qu'il rende compte de son crime.
Vibreur
- AllĂ´ ?
*- C'est Guillaume.
- Bonsoir.
* Je suis bien arrivée. - Très bien.
- Je sais pas si tu es loin encore.
- Je suis sur la route.
- Pas localisable en temps réel.
Il se déplace.
- Je sais pas si on peut dîner ici.
Je vais leur demander.
Sonnerie
*- C'est Jonas. - Allez-y.
*- J'ai lu le dossier Debailly et la liste de ses formateurs.
- Au fait.
*- Le code des trois questions, c'est...
Il va poser trois questions.
Si à la dernière question, elle répond par une question,
ça veut dire que ça ne va pas.
- J'apporte quelque chose, c'est prévu.
* Quelque chose qui devrait te plaire.
Tu es seule ?
- Oui.
*- Tu n'as pas été suivie ?
- Je ne pense pas, non.
- On va se revoir, alors ?
Elle soupire.
- Tu en as vraiment envie ?
- Oui.
Murmures
- Vous avez eu tort.
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