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...
Propos en chinois
- Alors ?
- Vincent Descombes, le clandé en Egypte.
- Oui?
- Il a été réactivé et je le sais pas ?
- Il a quitté la boîte il y a 3 ans.
- Il est sorti de Turquie mercredi.
Je m'ennuyais un peu. J'ai voulu faire de la place.
Et les papiers de Boit-Sans-Soif avaient disparu.
J'ai appelé Rubin, il n'a touché à rien.
Le passeport, le carte d'identité et le permis de conduire ont disparu.
J'ai fait une recherche.
Posé des questions à droite, à gauche.
On trouve effectivement un Vincent Descombes
sur Kartal Airlines, à l'aéroport d'Istanbul, mercredi à 21h.
- Quelle destination ?
- Tirana en Albanie.
- Et après ?
- Plus rien. Plus de traces de Vincent Descombes nulle part.
Soit il est là-bas...
- Non, il n'y est plus.
Il a choisi l'Albanie parce que c'est une passoire.
Je reconstitue.
- Debailly a volé les papiers
avant de partir faire exploser Chevalier.
Il les a planqués en Turquie,
au cas où il s'en sortirait. Quand il s'est échappé,
il y a trois jours,
il a réussi à passer du Liban en Syrie.
Pas très compliqué. Ensuite, il est rentré en Turquie.
Encore moins compliqué.
Il a rejoint Istanbul, récupéré les papiers volés.
Et hop, terminé.
- OK. Bien reconstitué.
Elle soupire.
D'autres papiers manquent?
- Pas dans les armoires.
Il faut que je regarde dans les archives.
- On peut lancer une recherche sur Vincent Descombes.
On ne pouvait pas avec Paul Lefebvre ou Guillaume Debailly.
On aurait révélé à tous qu'on avait perdu un otage et un agent.
Ce Vincent Descombes, personne le connaît.
On avertit le poste à Tirana.
On sort une fiche de recherche partout.
Et vérifiez s'il n'a pas volé d'autres papiers.
- Ca marche.
- On ne le retrouvera pas. - Non ?
- Il est plus fort que nous.
- Marie-Jeanne ?
- Qu'est-ce que tu fais là ? - J'arrive pas à dormir.
- Regarde une série.
- Marie-Jeanne.
- Raymond, c'est pas à 4 heures du matin que je vais te rassurer.
T'es pas responsable. C'est moi, la responsable.
J'aurais pas dû accepter que tu y ailles.
- Oui...
On pensait qu'un visage connu...
- Ca aurait dû être le mien. Ca se serait passé autrement.
Excuse-moi.
Personne ne t'en veut.
Personne ne te reprochera de t'être laissé avoir.
Comment tu pouvais imaginer, après ce qu'il a vécu,
qu'il trouverait des ressources pour s'enfuir ?
- Oui, c'est... exactement ça.
- Alors retourne te coucher.
C'est moi. *- J'allais partir.
- Non.
Trouve-moi quelqu'un qui parle farsi.
Je veux intoxiquer Samuel Gendron.
*- l'assistant de Nadia El Mansour ?
- Voilà.
- J'ai des bonnes nouvelles.
Bonjour, la miss.
Ton père n'est plus aux mains de Daech.
- C'est vrai ? - Oui.
- Il va comment ?
- Bien.
Fatigué, mais il va bien.
- Il est où ? - Quelque part.
Il va se retaper un peu et te contacter. Vous vous verrez.
Mais c'est terminé.
- Je vais le voir quand ?
- Je ne sais pas.
- Mais il va m'appeler ? - Oui, je pense.
- Vous pensez ?
- Je te dis ce que je sais.
- C'est-à-dire pas lourd.
- Tu veux du lourd ?
- Je ne sais pas.
- Tu sais que la situation est un peu compliquée.
T'as lu le cahier qu'il t'a laissé. - Oui.
- Une fois libéré, tu crois qu'on fait quoi ?
- Vous l'arrêtez ?
- On discute avec lui, au moins. Tu penses pas ?
On le retape, il se repose, on discute.
- Vous discutez en ce moment?
- Non. C'est un peu trop tôt.
- Qu'est-ce qu'il va devenir ?
- Je ne sais pas.
Mais j'imagine...
Il y a un litige entre lui et la boîte. Il faut le régler.
- C'est grave ce qu'il a fait? - Je ne sais pas.
Tu es intelligente, tu peux comprendre.
- Quoi ?
- Je te le dis une fois. Après, j'en parle plus.
Si tu dis que je te l'ai dit, je dirai que c'est pas vrai.
- OK.
- Ton père est libre.
Il est en sécurité. Ils ne savent pas où il est.
J'imagine qu'il ne veut pas discuter.
Je peux le comprendre. Alors il s'est barré.
Je pense que t'as le droit de savoir.
- On nous entend pas, là ?
- Je suis quand même pas débile.
Ici, il y a des trucs secrets qui se disent.
Alors non, il n'y a pas de micros.
- Mais, c'est-à-dire... - Non.
J'ai dit ce que j'avais à te dire. Je ne peux pas en dire plus.
Tu aimes ton père.
- S'il m'appelle, je fais quoi? Je vous le dis ?
- Tu fais ce que tu veux. Comme tu le sens.
Mais si tu m'appelles moi,
pas eux,
tu le fais discretos.
- D'accord.
- C'est super, non ?
- Ouais.
- Francis va te raccompagner.
Comment vous le savez ?
- Ma nouvelle source iranienne.
- Appelez l'ambassade pour confirmer.
- Ils ne savent rien.
- Ils ne savent rien ? - Non.
- C'est juste une rumeur, alors.
- Ma source ne me rapporte pas les rumeurs.
- Merci.
- Je vous écoute.
- Vous avez des nouvelles de Paul Lefebvre ?
- C'est pour ça que vous vouliez me voir ?
- On dit qu'il a été libéré.
- Qui vous a dit ça ?
- C'est vrai ? - Je ne sais pas.
- Donc c'est faux ?
- Qui vous a parlé de libération ?
- C'est important?
- J'aimerais que celui qui vous l'a dit m'en parle.
- Je ne peux pas croire que vous ne sachiez pas.
- Je vous assure que s'il a été libéré,
on peut ne pas me le dire.
- Je pourrais voir Mme Anselem ?
- Ca va être très difficile. - Elle devrait savoir.
- Peut-être. Malheureusement, elle ne pourra pas vous voir.
- J'ai participé aux négociations en vue de sa libération.
J'ai été à plusieurs rendez-vous extrêmement risqués.
Je pense avoir le droit de savoir.
Vous le savez, quand même, ça me concerne particulièrement.
- Je sais.
- Alors dites-moi, s'il vous plaît.
- Je suis désolée, sincèrement.
Je ne peux pas vous le dire. Je ne sais rien.
On va rentrer.
A bientôt.
- Au revoir, Mme El Mansour.
- Au revoir.
- Nous aussi, on aimerait le revoir.
Appelez sa fille, Prune.
- Elle a des nouvelles ?
- Si elle en a, elle peut en parler.
Personne ne la virera.
- Merci.
- Pauvre femme.
- Samuel, des nouvelles ?
- Rien de plus. Personne ne sait rien.
J'ai interrogé des migrants qui viennent d'arriver.
J'ai parlé de l'otage français. Rien.
- Vous avez rappelé votre source ?
- Oui, il a confirmé. Il veut pas me dire d'où ça vient.
Je pense que c'est une fiche des Renseignements.
C'est pas une vague rumeur.
- Merci.
(Pourquoi ils m'en parlent pas...)
- Pardon ?
- C'est rien, je parle toute seule. - OK.
- Allô, Prune ? Bonsoir. C'est Nadia El Mansour à l'appareil.
- T'as réussi à choisir ?
- C'est pas évident. Pauvre bête.
- Oui, mais c'est tellement bon !
- On a le droit de dîner ensemble ?
- On s'est croisés, on a sympathisé, on a dîné ensemble.
Et je suis parti.
- Tu repars ?
- Ta mission est terminée.
- C'est fini ? - Oui.
T'as été parfaite, je ne me suis pas trompé.
- Comment je mange ça ?
- La carapace, c'est pour la déco.
- Ah!
- Ton contrat se termine dans 3 mois.
Bien. Tu le termines, c'est normal.
Et c'est intéressant ? - Oui.
- S'ils te proposent de renouveler, refuse.
Tes proches te manquent, t'as une opportunité...
A la fin du contrat, tu t'éloignes en douceur.
- Je garde pas de contact?
- Si, pourquoi pas ? Mais pas trop activement.
Un peu comme quand on rentre de colonie. Au début,
on s'écrit tous les jours.
Au bout d'un certain temps, plus personne se parle.
C'est naturel.
On frappe.
- Jessie.
(En anglais)
- Un ami à vous m'a dit de venir fêter votre succès.
Philippe.
Vous avez des verres ?
- C'est quoi, le concept?
- Je suis à vous pour la nuit.
Après...
- C'est tout ?
- Tu veux plus longtemps ?
- C'est tout ce qu'on t'a dit? - Ah ! Non.
Pour toi.
C'est moi qui te paie.
Et il voudrait que tu vérifies quelque chose pour le car.
Apparemment, il y a peut-être une erreur avec la réservation.
La personne a dit que c'était un détail à vérifier.
- Quel problème de réservation ?
- On ne m'a pas dit. - Qu'y a-t-il à vérifier ?
. Tu pars ?
- Il faut que je règle ça. - T'es sûr ?
Ca n'avait pas l'air... urgent.
- Tu peux rester.
- Je t'attends.
Vous alliez où, comme ça ? - Makhatchkala, je crois.
Désolée, j'ai paniqué. J'ai pris le premier bus.
Une porte se ferme.
- Je suis contente qu'on se revoie.
Comment tu vas ?
- Ca va. Et vous ?
- Plutôt bien, oui.
Tu as des nouvelles de ton père ?
- Non.
- On ne te dit rien ?
Je veux dire... Ils ne te donnent pas des nouvelles ?
- Qui ça?
- Je ne sais pas...
Le gouvernement, la DGSE...
- Euh... si, mais...
- Rien de nouveau ?
- Non.
- Moi, j'ai des nouvelles.
Mais c'est pas des nouvelles officielles.
J'ai accès à des informations par ma fonction.
Et j'ai entendu dire qu'il a été libéré.
- Ah bon ?
- J'ai demandé une confirmation officielle et on ne m'a rien dit.
Mais personne n'a vraiment démenti.
C'est ce qui me donne espoir.
Des fois, pour des raisons de sécurité,
ils ne l'annoncent pas immédiatement.
Mais je ne sais pas pourquoi...
Je sens qu'il se passe quelque chose.
Que quelque chose a changé.
Pas toi ?
- Si.
- Toi aussi. Je ne suis pas folle, alors.
- Non.
On m'a dit des trucs.
Mais je ne peux rien dire.
- Des trucs positifs ?
- Oui.
Mais je peux vraiment rien dire.
- Non, mais je ne veux pas t'embêter.
Je veux pas que tu sois mal à l'aise.
Juste... J'avais besoin d'un signe.
Ne me dis rien.
Tu veux profiter de mon taxi ?
- Non, en fait, j'attends un copain.
- Au revoir. - Au revoir.
*- Oui ? - Bonjour, c'est Prune.
*- Ca va ?
- Euh... bof.
En fait, je viens de voir la copine de mon père.
Nadia El Mansour. Et...
Je lui ai dit des trucs.
*- Tu es où ? - Dans le salon de thé.
*- Ne bouge pas, j'arrive. - OK, merci.
- Qu'est-ce que tu lui as dit, exactement ?
- Que je savais, mais que j'avais pas le droit d'en parler.
- Très bien.
- Elle a demandé si c'était positif, j'ai dit oui.
- Ca me va. - Cava ?
- Ouais.
- J'ai flippé ! J'ai cru que j'avais fait une connerie.
Elle avait l'air touchée et tout.
Elle sait, pour le cahier de mon père ?
- Elle sait rien.
- Rien du tout? - Non.
- Tout ce qu'il m'a dit, elle ne le sait pas ?
Avec les Américains, tout ça ?
- Non.
- Putain...
- Dis rien.
- Non, bien sûr.
C'est ouf, quand même.
Elle l'aime vachement, non ?
- Ouais.
- Elle est belle.
- Tu devrais le dire à ton père.
- Quoi ?
- Qu'elle s'inquiète pour lui. Personne lui a dit.
- Ah?
- Ouais. Je pense qu'il aimerait le savoir. Enfin...
- Ouais, bien sûr.
- Bon...
C'est la même chose. Je t'ai dit que ton père est tiré d'affaire.
J'ai rien dit d'autre. Tu sais rien d'autre.
- OK.
Merci, la Mule.
- De rien, le Boudin.
Sonnerie de téléphone
Allô ?
*- C'est Marie-Jeanne.
- Oui ? *- Vous faites quoi ?
- Je... *- Vous venez en salle de crise ?
- Oui, le temps d'arriver. *- Plus vite que ça.
- Un problème ?
*- On verra. A tout de suite.
- Malotru est parti avec les papiers de Descombes.
Alias Boit-Sans-Soif.
- Prenez une place.
Continue.
- L'examen des archives montre qu'il a volé 3 autres jeux de papiers.
Donc...
Bachi-bouzouk a été repéré en Slovaquie,
dans un hôtel de Bratislava.
Anacoluthe a réservé une chambre à Turin.
Et on a la trace de Coloquinte à Grenoble, il y a 2 jours.
Depuis, plus rien.
Il a utilisé toutes les identités qu'il avait volées.
- Il est en France.
- Impossible de savoir où et sous quel nom.
- A moins de lancer une alerte, une photo et de rendre tout public.
Ce qu'on ne veut pas.
Vous nous dites comment ça s'est passé ou je dois demander ?
- On peut faire ça en petit comité ?
- Alors ?
- Tout roule.
- Mais encore ?
- J'ai fait passer le message à la petite.
De parler d'El Mansour à son père.
- Elle a réagi comment?
- Plutôt bien.
- Pourquoi vous faites cette tête ?
- J'ai pas l'habitude.
- De manipuler les gens ?
- Voilà.
- Ca vous fait mal aux fesses ?
- La petite, oui.
- Vous vous en remettrez, vous verrez.
- Pourquoi vous m'avez choisie ?
- Vous avez le physique pour ça.
- C'est-à-dire ?
- Vous inspirez confiance.
Elle crie.
- Tu m'as fait peur.
- Entre.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien, je t'attendais.
- Dans ma chambre ?
- Quelque chose te chiffonne ?
- T'as touché à mes affaires, non ?
- Non.
- J'avais disposé les objets d'une façon spéciale. C'est pas toi ?
- T'avais peur de quoi?
- Je sais pas. Du contre-espionnage.
L'idée qu'ils entrent dans ma chambre...
Si ça arrive, je préfère le savoir. Ca me rassure.
- C'est très dangereux.
Je l'ai vu. S'ils le voient aussi, ils penseront que t'es une pro.
C'est un truc de pro.
- Moi, je suis pas pro.
- T'es pas pro ?
- Mais non.
Je suis fatiguée. On reprend ça demain ?
- Marina, ça va durer encore un peu. Assieds-toi.
Tu m'as menti.
- Quand ?
- Je me dis que t'as dû le faire plusieurs fois.
Tu vois ?
Pourquoi le Daghestan ?
- Je t'avais dit.
J'ai eu peur.
- De?
- J'ai cru être suivie.
- C'est vrai que t'étais suivie.
A Paris aussi. C'était mon agent.
- OK.
- T'es très forte pour détecter les filatures.
- Ils sont peut-être pas bons.
- Et mon agent n'a pas pu te suivre. T'es entrée dans une clinique.
T'avais rendez-vous ?
- Oui. - Avec?
- Chez le médecin. C'est personnel.
- On dort presque dans la même chambre. Tu travailles pour moi.
Rien de ce qui te concerne n'est personnel.
Je te repose la question. Quel médecin ?
- L'endocrinologue. J'ai une tumeur au cerveau.
C'est pas une tumeur maligne, mais...
Elle me rend stérile si je ne prends pas de traitement.
- Tu veux un enfant?
- On y pense, oui.
- On ? Avec ton copain ?
Celui qui est venu te rendre visite ici ?
Visite éclair, 24 heures, le temps de tirer son coup ?
- Il pouvait pas rester plus.
C'était le moment où... J'étais féconde, oui.
- Pourquoi t'as voulu partir ?
- Je voulais juste partir, n'importe où.
- Sur un coup de tête ?
- Oui. - Non !
T'as pris ton billet à l'avance.
Alors ?
- Oui, désolée...
J'ai menti. Mais pourquoi c'est si grave ?
Je t'en ai pas parlé parce que...
J'avais mon billet au cas où. Je voulais pouvoir abandonner.
Mais finalement, je ne suis pas partie.
Qu'est-ce que ça fait?
- Si tu brailles, on va en prison. Ca te branche ?
- Non. - Alors ferme ta gueule.
C'est pas possible...
C'est pas possible, merde !
- Quoi ?
- Ta gueule !
J'y crois pas, t'es un agent?
Depuis le début? - Non.
- Tu bosses pour qui?
La DGSE ? Tu bosses pour la DGSE ?
- Je comprends pas. Je bosse pour toi, donc la DGSE.
- Quoi ?
- Ils ont dû rire quand j'ai dit que j'étais de la DGSE.
- T'es pas de la DGSE ?
- Putain, elle se fout de ma gueule, la salope !
Tu leur as tout dit?
Pour la clé USB, comment t'as fait ?
Ton copain.
Il est venu pour ça. C'est pas ton copain.
Il est de la DGSE aussi?
3 ans de préparation et je mets mon gouvernement dans la merde.
Tout le monde.
Comment j'ai pu être aussi con ?
Con, mais con ! Mais con !
- Philippe ?
Philippe, ça va ?
Une porte s'ouvre puis se ferme.
Thank you.
La porte s'ouvre.
- Il est quelle heure ? Il est tard.
- Ta gueule. - Je dois appeler ma mère.
Je l'appelle tous les soirs.
Elle va appeler la police. Elle s'affole vite.
Elle doit déjà délirer !
Elle soupire.
- Appelle ta mère.
*- Allô ? - Maman, c'est moi.
*- Bonjour, chérie.
C'est pas ton numéro habituel.
- J'ai plus de batterie. C'est le téléphone d'un ami.
*- D'accord.
Ca va ? T'as passé une bonne journée ?
- Ca va, oui.
*- Ca va mieux, ton ventre ?
Sinon, j'ai une copine qui connaît un gastro francophone...
- Ca va mieux, je te l'ai dit hier. C'était rien.
*- Ah bon, tant mieux.
- Je suis crevée. C'était pour te faire un bisou. Je t'appelle demain.
*- OK, ma chérie. Bonne soirée.
- Merci, maman. Bisous. A demain.
*- Ca va mieux, je te l'ai dit hier. C'était rien.
*- Ah bon, tant mieux.
*- Je suis crevée. C'était pour te faire un bisou. Je t'appelle demain.
*- OK, ma chérie. Bonne soirée.
*- Merci, maman. Bisous. A demain.
*- C'était pour te faire un bisou. Je t'appelle demain.
*- OK, ma chérie. Bonne soirée.
*- Merci, maman. Bisous. A demain.
- Je t'aime.
- Bonjour. - Bonjour.
- Ca sent bon. - C'est pour ma fille.
Elle n'a pas le temps de cuisiner. - Comment va le petit?
- Bien, il commence à faire ses nuits.
Je vais le voir demain.
- Ah, justement. J'ai quelque chose à vous demander.
- Bien sûr.
- C'est un cadeau. Quelque chose à déposer dans un bar.
- D'accord. - C'est une surprise.
- Ce sera fait. - Merci beaucoup.
Bips
- Attends.
- Quoi ?
- J'ai un message qui me dit... C'est super bizarre.
J'ai un message pour toi.
Tu sais qui c'est?
- C'est un vieux pote de quand j'étais petite.
Il s'est trompé de numéro.
- Et il a trouvé mon numéro ?
- C'est bizarre.
Efface-le. Je m'en fous, de ce mec.
- OK.
Discussions mêlées
- Excusez-moi.
- J'arrive.
- Bonjour. - Bonjour.
- Y a-t-il un message pour moi?
- Vous vous appelez comment? - Prune.
- Prune... Ah oui. Joyeux anniversaire.
Une dame a déposé ça pour vous.
- Merci.
- Vous voulez boire quelque chose ? Il y a un verre de payé.
- Un Cosmo ? - OK.
- On a suivi Prune Debailly grâce à son téléphone.
C'est le point jaune.
Les autres points, c'est les téléphones de l'établissement.
Malotru va appeler sa fille dans un endroit bondé comme ça.
S'il appelle sur son portable, on localisera l'appel.
S'il appelle sur un autre portable, on saura pas lequel.
Ce sera un de ceux-là.
*- j'entre ?
- La Mule est sur zone.
- Pas la peine. On veut que Prune lui parle.
On ne veut pas interrompre.
Sonnerie
- Allô ?
- C'est papa.
- Papa ?
- Comment ça va, ma chérie ?
*- Ca va, et toi ?
- Ca va bien.
- Ils t'ont fait du mal?
- Tout va bien, maintenant. Promis.
- J'ai cru que t'allais pas revenir.
- Je sais.
Mais je suis là.
- T'es où ?
*- Je peux pas te dire. Mais je suis pas loin.
- C'est à cause de ce que t'as fait?
- Ouais.
Tu as lu ce que je t'ai écrit?
- Oui, j'ai lu. Mais ils vont te laisser tranquille ?
- Non. Je sais pas.
Je Pense pas.
Je suis désolé.
* Je suis vraiment désolé.
- Mais non.
*- Ca me fait plaisir de t'entendre.
Là-bas, je discutais avec toi.
J'imaginais que t'étais avec moi.
Ca me faisait du bien.
* On se chamaillait.
On rigolait. - C'est vrai ?
- Heureusement que t'étais là.
- Mais j'étais pas là.
- Tu me visitais en rêve.
*- Ils te cherchent, papa.
- Comment tu le sais ?
- C'est la Mule qui m'a dit.
- C'est logique.
Tu peux leur dire que je t'ai appelée. Dis-leur comment.
Tout va bien, y a pas de problème.
Ne leur mens pas et ne leur cache rien.
- A qui je peux dire que je t'ai parlé ?
*- Juste à eux.
Pour l'instant, évitons que ça devienne public.
- Et...
A ton amie, je peux lui dire ?
- Mon amie ?
*- Ton amie syrienne.
Je l'ai vue.
- Oui.
*- Elle a fait des trucs pour que tu sois libre.
- Ah bon ?
- Ouais, elle a vu des gens.
Elle est même partie en Turquie. Elle m'a raconté.
- Mais... Comment tu l'as rencontrée ? On t'a présentée ?
*- Non, elle voulait me voir.
Personne savait qu'on se voyait.
Je crois qu'elle est très inquiète.
Personne lui dit rien. On m'a dit que t'étais libre, mais pas elle.
- C'est normal.
*- Tu vas l'appeler ?
- Il n'y a que toi que j'appelle.
Il faut que je te laisse.
- Attends, encore un peu.
- Je vais essayer de te recontacter.
Mais tout va bien, d'accord ?
* T'inquiète pas, tout va bien.
- OK.
- Je t'embrasse très fort.
- Moi aussi, je t'embrasse fort, papa.
Je t'embrasse fort.
Sonnerie
- J'ai pas terminé, encore.
*- Je t'attends ?
- Peut-être pas.
*- Je rentre, alors.
- Attends encore un peu. *- OK.
Le téléphone sonne.
*- C'est Joshua. - Allez-y.
- Elle a reçu un coup de fil. Très court.
Elle est sortie et m'a demandé de ne pas venir.
- Vous avez l'enregistrement?
*- Oui, mais c'est pas très bon. J'étais pas dans la pièce.
- Envoyez-le-moi.
- Ca marche.
Le téléphone sonne.
*- Vous avez reçu un fichier. - Envoyez-le-moi.
BiP
*- Nadia El Mansour.
J'ai compris.
D'accord.
* Elle étouffe un sanglot.
Sous-titrage TITRAFILM
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