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Zulu
Muller.
Garance Muller.
Pourquoi pas quelque chose de trÚs français ? Garance Moreau.
Ou étranger, au contraire.
Garance Capellettino, comme ma grand -mĂšre.
Trop de fils, lĂ .
Et pourquoi pas... Garance.
Juste Garance.
Je crois que ça fait un peu chanteuse.
Je mets laquelle pour ce soir ?
Pourquoi tu restes dans un T -shirt ? Non.
Il paraĂźt que Sophie Marceau, elle a choisi son nom en
posant son doigt au hasard sur une carte de Paris.
Ah ouais ? Elle a fermé les yeux et...
Pof ! Avenue Marceau.
Merde ! Ah la vache !
Qu 'est -ce qu 'il se passe papa ?
Eh bien Mehdi, tu veux bien venir avec moi ? Comme ça je te présente les Azizi.
C 'est qui les Azizi ? C 'est notre couple de gardiens.
Attends, attends, attends.
Attends, attends, il faut que ça te plaise.
Bien sûr, c 'est pour toi.
Bonsoir.
Je peux entrer ? Oui, oui, allez -y.
Je suis navré de vous interrompre. Je vais vous présenter Mehdi, le petit
de Garance qui va rester avec nous pendant une dizaine de jours.
Mehdi, je te présente Tony et Nadine, notre petit couple de gardiens.
Et leur fille, Marie -Lou.
Ah, c 'est ton anniversaire, Marie -Lou. D 'accord.
20 ans. Wow.
Félicitations. Merci.
Oui, du coup, ça tombe mal.
On verra ça demain.
Merci.
Il y a un souci ? L 'évacuation de l 'évier.
Mais ça ne doit pas ĂȘtre grand -chose.
Surtout, vous ne me retouchez pas au robinet ni Ă la chasse d 'eau.
Ok.
T 'as entendu, chérie ? Je ne touche à rien, t 'ai promis.
C 'est mon tout premier prix.
Laurence, je voulais vous dire, je suis aussi trÚs impressionné de vous
rencontrer. L 'école des biches, c 'est un des films préférés de mon pÚre. Il a
dû le voir six, sept fois. Oui, c 'est en effet un film qui a beaucoup marqué l
'imaginaire masculin.
Mais bon, je te rassure, j 'ai pas fait que des films oĂč je suis toute nue.
Tenez, c 'est pour vous remercier de m 'accueillir chez vous.
Merci Mehdi, mais fallait pas.
Vendredi à ma certifique, c 'était la meilleure marque.
TrĂšs bien.
Alors moi, tous mes couteaux persos sont des japonais.
Si t 'as un doute, tu vas dans le japonais, tu peux pas te tenter, c 'est
meilleur. Merci, Mehdi. Avec plaisir.
C 'est adorable.
Comme tu vois, la cuisine, c 'est plutĂŽt l 'univers de Philippe.
Je vais pouvoir jouer dans Scream maintenant.
Ăa changera.
Tu me feras penser à te donner un euro avant la fin de ton séjour.
Bah oui, tu sais, quand on t 'offre un couteau, il faut toujours donner une
piÚce en échange.
D 'accord.
Sinon ? Sinon, ça compte malheur.
La particularité de cette maison, c 'est le solarium qui est autoporté. Il n 'y
a aucun pylĂŽne.
C 'est bon.
Je vais régler le problÚme.
Tony, votre belle chemise.
Quelqu 'un a ouvert le robinet ?
J 'avais été pourtant trÚs clair.
Oui, et ça ne peut pas ĂȘtre l 'un de nous puisque personne n 'a quittĂ© la
Enlevez -la, Tony, on va vous la laver.
C 'est gentil, madame, merci, mais les lessives, c 'est nous qui les faisons
ici.
C 'est la premiÚre fois que je mange des écrevisses. Elles sont à la nage.
J 'aimerais avoir votre avis sur mon cours bouillon.
Bon appétit.
Et donc, tu as étudié le droit des affaires ? Oui.
J 'ai fait mon M2 à Assas, puis j 'ai eu mon barreau dans la foulée.
VoilĂ oĂč t 'en serais, ma chĂ©rie, si tu n 'avais pas dĂ©cidĂ© de changer de voie.
Oui. Mais comme je suis beaucoup plus Ă©panouie comme ça, tu dois ĂȘtre heureux
pour moi.
Elle préfÚre faire comme sa mÚre.
Ah non.
Non, non. Ăa n 'a rien Ă voir avec toi.
Et donc, à la rentrée ? à la rentrée, je commence un stage de collaboration.
Premier boulot ? En tant qu 'avocat, oui.
Sinon, j 'ai été serveur pour payer mes études. Livreur aussi.
J 'ai mĂȘme Ă©tĂ© dĂ©mĂ©nageur. Et malgrĂ© ça, Mehdi est sorti majeur de sa promo.
Félicitations, belle performance.
Est -ce qu 'on s 'en tirait pas une petite pointe de seum, lĂ ?
Sans doute c 'est au fait que tu es sorti combien déjà ? 24e ? Alors chez
le fais ton stage ? Chez Brett et Sterling.
T 'as pas eu envie de postuler chez Philippe ? C 'est par
rapport à ma fille, c 'est ça ? Non, mais enfin, c 'est pas contre vous
Philippe, mais... Tout le monde sait que vous prenez en priorité les fils d
'avocats.
C 'est pas faux.
Bon, alors, on y va ou pas ? Voilà ton cadeau, ma chérie,
et bon anniversaire.
Bon anniversaire ! C 'est ce que c 'est.
Ăa te plaĂźt ? Oui, oui, de ouf.
Je vais pouvoir balancer mon ricot comme ça, Joe. Ah oui, là , t 'en as plus
besoin. C 'est ça.
En revanche, c 'est pas un neuf. Il est reconfiguré.
Reconditionné, papa.
C 'est ça, reconditionné, papa.
Dis -moi, pourquoi t 'en étais en chemise -cravate ce soir ? C 'était les
de sa fille.
Ah bon ? Et puis elle s 'est dérangée.
Ouais, je sais, je suis emmerdé.
Je pensais que ça lui prendrait 5 minutes, moi aussi.
Ils ont le droit de prendre une pause de temps en temps, eux aussi.
Oui, bien sûr.
En mĂȘme temps, on est lĂ trois mois par an.
Leur job, stricto sensu, c 'est quand mĂȘme d 'ĂȘtre Ă notre disposition pendant
qu 'on est lĂ . Il y a peut -ĂȘtre des limites.
Tu ne veux pas aller t 'excuser ? Oui,
toi.
Ăcoute, on a noyĂ© Tony sous un dĂ©luge de... Je ne sais pas quoi, de caca.
Ăa ne va pas tuer si tu t 'excuses.
Je sais ce que je vais faire.
Je vais offrir un truc Ă leurs gamines.
Bonne idée.
T 'as dit pas bon appétit ? Comment ça ? On dit quoi ? Bah on dit rien, on se
tait. On dit, hum, Philippe, c 'est du céleri que vous mettez dans votre
courbouillon.
Sonny ? Bonjour, Madame.
Bonjour, Sonny.
Vous faites quoi ? Je vais repeindre la porte de la panty. Ah, d 'accord.
Vous vous souvenez de notre petite conversation ? Non.
Ă propos du tee -shirt.
Ah, OK. Oui, oui.
Je finis ça et je vais en mettre. Non, maintenant, posez ça là et allez vous
couvrir. Vous allez vous blesser avec une écharpe en plus.
Ouais.
Ok.
Bonjour. Madame chérie. Oui ? Tu peux prendre ta skium ? Vas -y.
C 'est de l 'herbe mousse, en italien.
Papa, qu 'est -ce que tu penses de Garance Capellettino ? Comme ta grand
Pourquoi tu gardes pas mon nom, tout simplement ? Garance Trousselard ? T 'es
sérieux ? De quoi ? Trousselard !
On va proposer quoi comme rĂŽle avec ce nom ? Pour ĂȘtre Ă©tiquetĂ© fille de...
pas question.
Bon, je laisse un truc, je vais bronzer.
Ăa va, tout se passe comme tu veux ? Merci encore pour ĂȘtre accueillant. On
accueillants.
Tiens, tu embrasses toi -mĂȘme Ă ma fille ?
Pourquoi tu as choisi toi plutĂŽt qu 'un autre ? C 'est une vraie question, c
'est intéressant.
Qu 'est -ce qui lui plaßt chez toi, précisément ?
Mon idéalisme.
Et vous alors ? Laurence devait avoir des titanes de prétendants, des acteurs,
des réalisateurs, des beaux gosses.
Qu 'est -ce qui fait qu 'elle vous a préféré, vous, à tous les autres ?
Le comptant, donc.
Moi,
je la réponds.
Oui ? Oui, Justine ? Oui, je me souviens trĂšs bien.
Vous avez reçu les documents ? Oui,
donc je vais vous demander, la signature pour le stage, on peut faire ça en
ligne ou pas ?
D 'accord.
Oui, parce qu 'en... Vous le
retenez ?
C 'est pour me faire pardonner de vous avoir dérangé pendant l 'anniversaire de
Marie -Lou.
C 'est quoi ? C 'est un petit cadeau pour votre fille.
C 'est gentil, merci.
Vous penserez agresser le petit portillon ? Une queen, c 'est rupilant.
J 'y penserai, Philippe. Merci.
Vous n 'avez pas mis de réservoir ?
On est en plein air, il n 'y a pas de... C 'est votre tĂȘte qui est en plein air,
Tony. Pardon, excusez -moi.
Regardez -moi ça.
Impossible.
VoilĂ , il va falloir la relaver in extenso.
Je suis désolé.
Non, c 'est pas grave, c 'est pas grave.
Mais je vais l 'emmener au relou. Non, non, surtout pas malheureux. Ăa va faire
des micro -rayures partout, vous la laverez au jet.
Non, c 'est bien, vous avez de l 'initiative, mais bon, il faut réfléchir
petit peu.
Pardon, Philippe. Non, non, excusez -moi.
Du matériel.
Dans la vacance.
Merci.
Nadine ? Nadine ?
Oui ?
Pourquoi vous n 'utilisez pas l 'appareil à vapeur que j 'ai acheté l
dernier ? Ah, le Vaporeto ? Oui, le Vaporeto.
Ăa laisse pas de traces.
Puis, ben, ce serait moins fatigant pour vous.
Vous l 'avez essayé ? Moi, non, mais on vous achÚte exprÚs du bon matériel. C
'est dommage de pas en profiter.
Chacun ses méthodes.
Bien sûr. Je disais ça pour vous.
Je disais ça pour vous.
Laurence ! Ils ont repassé vacances à l 'usine l 'autre soir à la télé.
C 'était drÎle de vous voir.
Décidément. Tout le monde me parle de mes vieux films.
Et c 'Ă©tait pas un peu bizarre, cette coiffure que vous aviez ? Ăa allait avec
mon personnage.
C 'est pas parce qu 'on est ouvrier qu 'on est mal peigné ? Si.
Nadine ? Oui ? Est -ce que vous m 'en voulez à cause de ce qui s 'est passé
? Qu 'est -ce qui s 'est passé hier ?
Rien Ă laisser tomber.
Je viens de me faire sucrer mon stage.
Mais non.
Ouais.
Ils ont filé ma place à la fille de leur plus gros client.
Voilà , ça me dégoûte. En fait, tout marche toujours par piston.
Ăa te fait rire ?
Bah, en vrai t 'as déjà une solution.
Et une meilleure en plus.
Je viens de te dire que les pistonnets me dégoûtent et toi tu veux que j 'aille
faire l 'hypocrite avec ton pĂšre.
Jamais je fais ça.
Et tu vas trouver quoi comme stage en plein mois d 'août ? Je vais y arriver
tout seul.
Mais t 'es avocat d 'affaires, t 'es pas alpiniste.
Ăa existe pas tout seul.
C 'est toi qui disais qu 'il y avait trop de népotisme dans le métier.
Pourquoi est -ce que tu combats pas les fils d 'eux en prenant un raccourci,
justement ? Pour bien leur niquer leur race.
Tu crois qu 'eux, ils ont tes scrupules, hein ? Mais t 'arrives.
Laisse -les te passer devant, continue de rĂąler.
C 'est tellement sexy, en plus.
Bonjour.
On s 'est déjà vu aujourd 'hui, mon bonhomme.
Mais c 'est vrai.
Vous cuisinez ? Oui.
Je vais réaliser mon plat signature, mes fameux petits fartis provençaux, à la
polpette de veau, avec les légumes de mon potager bio.
C 'est le plat préféré de ma femme.
Elle retombe aboureuse de moi au bout de deux bouchées.
Et si ce soit, elle porte sa petite robe rouge.
Ăa veut dire que je vais passer une trĂšs bonne nuit.
C 'est prometteur.
Vous voulez me demander quelque chose ? Oui, c 'est par rapport Ă mon stage.
C 'est pour vous dire que je l 'ai perdu.
Aïe, désolé.
Pourquoi ? Parce qu 'ils ont préféré prendre la fille d 'un de leurs gros
clients. Oui, ça c 'est place au fil maintenant mon gars.
C 'est pas ça le problÚme, je pense que c 'est plutÎt gros clients le problÚme.
C 'est possible aussi.
Tu peux aller me demander un conseil.
Pas vraiment un conseil.
Parce que si tu as besoin d 'un conseil, surtout n 'hésite pas.
Merci Philippe, c 'est trÚs généreux de votre part.
Je t 'en prie.
J 'ai une blague pour toi.
Tu sais Ă quoi tu peux voir qu 'un avocat est en train de te manipuler ?
Non. C 'est quand tu le vois bouger ses lĂšvres.
Dans le sens oĂč dĂšs qu 'il est en train de te parler, c 'est qu 'il est dĂ©jĂ ...
DÚs qu 'il parle, en fait... Je la connaissais, c 'est pour ça que j 'ai
Mais elle est bien.
Elle est super.
Allez, laisse -moi, il faut que je mette tout ça.
C 'est ma chemise, ça ? Ouais, foutue.
Bah écoute, tu nettoies à tes pinceaux avec, quoi.
J 'en ai sorti une bonne encore l 'autre aujourd 'hui.
Ah ouais ? Vous laverez mes voitures inextinso.
Oh non.
Attends, je crois que le pire, c 'est quand mĂȘme Modus Vivendi.
C 'est vrai.
C 'est quoi, ça ?
Une piĂšce pour la tondeuse.
Je suis crevée, moi.
Tu finis pas toute la bouteille.
Tony, tu m 'entends ? Oui, non, t 'inquiĂšte.
Tu dors pas trop ?
C 'est ça que t 'as choisi pour aller avec mes petits farcis ? Oui.
Bravo. Monsieur a du goût. TrÚs bon choix.
C 'est le vin parfait.
Ah ouais ? Non, je t 'éconne.
Non, c 'est beaucoup trop tannique pour aller avec des petits farcis, ça.
Mais bon, c 'est pas grave, on va boire quand mĂȘme avec le fromage. Tiens, ouvre
-la.
Chérie, regarde -moi ça.
Hum, ça déboite.
Mais il y a bien de travail.
Avec du gault tigré de chez Abatouchi, le Corse.
Qu 'est -ce que tu cherches, ma beauté ? J 'ai bougé un songstic. Ah, mais j 'ai
fait moi le son.
Qu 'est -ce que vous faites lĂ , Tony ? Qu 'est -ce que c 'est que cette tenue ?
Quelle tenue ? Ah ben oui, ma tenue, ben oui. Toi, t 'as mis ton joli petit
tablier, là , avec ton petit chapeau de chousteau, donc forcément, c 'est plus
classe que moi.
T 'as mis ta petite panoplie, lĂ .
Ta petite panoplie de chef.
Parce que t 'aimes bien ĂȘtre le chef, toi. Ă quoi vous jouez ? Attends.
VoilĂ .
LĂ , t 'es parti.
C 'est mieux ou pas ? C 'est mieux.
Il faut bien casser comme ça.
Ensuite... Je reprends.
Oh ! Nota bene ! Ma super chemise, lĂ ,
que t 'as bien niquée avec ta merde, parce que je suppose que c 'est toi,
Bernard, qui a été assez conne pour ouvrir le robinet.
Eh ben, tant que j 'ai pas une chemise neuve, de facto,
je me baladerais d 'une Ă poil.
C 'est la catastrophe, mais au moins c 'est clair.
On arrive au bout de notre relation avec Azizi.
En tout cas, cette fois, c 'est toi qui t 'occupes du recrutement.
Les entretiens d 'embauche, les négociations, je ne supporte pas.
C 'est quoi son délire avec l 'élocution latine ? Quoi
? Moi.
Ă propos de latin, je ne serais pas contre un petit coĂŻt, chĂšre madame.
Oui, ben, on verra.
Tu dis quoi ? Tu sais, je t 'ai dit.
Ouah, je dis, Mohad me propose de monter Médé en janvier au théùtre de la
Colline. Du théùtre ? Tu jouerais quoi ? Bah, Médé.
Ăa te fait pas flipper, le théùtre ? Ăvidemment que je suis morte de
Bah, le fais pas.
T 'as pas besoin de ça pour vivre.
Je le fais pas pour l 'argent.
Je le fais pour pouvoir rejouer, faire mon comeback.
C 'est une chance inespérée pour moi, un rÎle comme ça.
Tant mieux pour toi, ma chérie.
Tu voudrais pas me soutenir de temps en temps ? Montrer un peu d 'enthousiasme ?
Tant mieux pour toi, ma chérie.
Je croyais que t 'avais tiré un trait sur ta carriÚre d 'actrice.
Ah, dis donc.
Je me suis pas trompé sur le petit Mehdi.
Il a les dents qui arrivent le parquet.
C 'est quoi, n 'importe quoi ? Alors ça, il a l 'air de tout sauf d 'un
arriviste, ce garçon.
Son stage dans le cabinet américain est soi -disant tombé à l 'eau. Pourquoi soi
-disant ? Mais t 'aurais dĂ» le voir.
Cet aprÚs -midi, il a mangé dans la main pour que je lui donne un stage.
C 'Ă©tait gĂȘnant.
Pire, il faisait en sorte que ce soit moi qui lui propose. C 'était
machiavĂ©lique. Bon, admettons, et aprĂšs ? Il a raison de jouer cette carte. Ăa a
pas dĂ» ĂȘtre toujours facile pour lui. Moi, je le trouve mĂ©ritant.
Méritant ? Attends, ça va, tout le monde est méritant.
Moi aussi, je suis méritant.
Tu crois que j 'en ai pas bavé dans la vie ? T 'es mignonne.
Parce que maintenant, tu vas m 'apprendre que toi aussi, t 'as été
pour payer tes études. Mais j 'ai travaillé, moi, quand j 'étais étudiant.
'est -ce que tu crois ? T 'as vendu des chichis laitiers sur la plage du Cap
-Ferré pendant 15 jours, à 200 mÚtres de la maison de tes parents.
Eh ben, ça compte pas.
Rappelle -moi, ton pÚre, il te déposait à l 'école dans quel genre de voiture ?
Je vois pas le rapport.
Dis -le.
Dis -le.
En Mercedes.
Salut, pardon, je voulais pas te déranger.
C 'est super ce que tu fais, tu danses bien.
Merci. Comment tu t 'appelles déjà ? Marilou.
Garance, elle t 'a pas parlé de moi ? Garance ? Non, je crois pas.
T 'es avec elle depuis combien de temps ? Ăa va faire 4 mois.
D 'accord, c 'est pour ça.
T 'es tout nouveau, tout beau.
Peut -ĂȘtre.
En tout cas, moi, c 'est ma meilleure amie. On se connaĂźt depuis qu 'on a 12
et on s 'adore.
Si tu le dis.
Salut.
Il fait pas de mal.
Pourquoi je ferais ça ? Parce que t 'es pas le premier.
Tous les mecs, ils le courent aprĂšs.
Par intĂ©rĂȘt.
Ok, bah je suis pas comme ça, moi, de toute façon.
En tout cas, moi, je serai toujours lĂ pour elle.
D 'accord.
Bonjour.
Tony ! Tony ! Putain !
Tony ! Allez, oh ! ArrĂȘte, toi ! Debout ! J 'arrive.
Mais t 'es malade, arrĂȘte ! ArrĂȘte ! Mais t 'es malade, arrĂȘte ! J 'ai dit
! Et toi, qu 'est -ce que t 'as foutu hier ? Oh,
merde.
C 'est ça, merde.
Maintenant, c 'est trop tard pour dire merde.
Ils viennent de me parler, figure -toi.
Alors tu vas te sécher, tu vas foutre un tee -shirt et on va aller les voir tous
les trois.
Non, non.
On n 'y va pas Ă trois. Pourquoi t 'as fait... ArrĂȘte ! ArrĂȘte de faire !
!
Mais j 'ai fait plein de courts -métrages. Vous avez vu la bande des
bah, le scénario, j 'ai adoré.
Le sujet du film, ça me parle de ouf.
Un frĂšre et une soeur qui s 'adorent et qui se dĂ©testent en mĂȘme temps, c 'est
vraiment comme dans ma vie, quoi.
En fait, mon frÚre, ça faisait trois ans qu 'il voulait plus me parler.
Et là , on s 'est réconciliés.
Mais genre, la semaine derniĂšre.
C 'est comme un signe, non ?
Ok, je vous fais ça.
Bah bisous. Enfin, non, pas bisous.
Ă bientĂŽt, quoi.
La résatrice, elle m 'a trop kiffée.
Je lui ai pas dit que t 'avais un frĂšre ? T 'as vraiment cru que j 'avais un
frÚre, bébé ? T 'as pas de frÚre ? Mais toi, j 'aurais un frÚre.
Attends, si t 'es engagée sur le film, tu vas te faire griller.
Mais on s 'en fout.
Je serai déjà sur le tournage.
T 'as vraiment aucune idée de comment on obtient les choses, toi.
C 'est bon, t 'as le rĂŽle.
Ni je l 'ai, ni je l 'ai pas. On n 'est plus que deux, maintenant.
Faut juste que je fasse une tape.
Fais quoi, ça ? Une petite scÚne.
Je dois me filmer.
Mais y a une galĂšre.
Je suis censée chialer.
Et ? Bah, tu t 'es jamais arrivée.
C 'est mon plus grand complexe de comédienne.
En cours, je bloquais Ă chaque fois. Pas une larmichette.
Tu m 'aideras ? Ăvidemment.
J 'ai croisé la petite voisine.
Elle a l 'air de beaucoup t 'aimer.
Ah bon ? C 'est étonnant.
C 'est la voisine, quoi.
C 'est une gamine.
D 'oĂč que vous ĂȘtes amie.
Je lui ai fait l 'aimer Stan Smith quand elle s 'est installée.
Elle a dû croire que c 'était pour acheter son amitié.
Ah, donc l 'amitié, c 'est sa chatte.
Bonjour.
Bonjour.
Je voudrais revenir sur les événements d 'hier.
Allez -y, tenez, on vous écoute.
Je tenais sincĂšrement Ă m 'excuser.
Mes paroles ont largement dépassé ma pensée.
C 'est -à -dire, c 'est quoi votre pensée ? Ma pensée à propos de quoi,
dites ? Je ne sais pas, vous dites, mes paroles ont dĂ©passĂ© ma pensĂ©e. Donc, Ă
fort sérieux, je vous demande, c 'est quoi votre pensée à notre propos ?
Parce que hier, vous aviez l 'air de noyer bien comme Ico. Et c 'était pas le
cas. Je vous demande pardon encore une fois.
J 'avais bu un petit coup de trop, voilĂ .
Il y a eu un casus belli, je vous rappelle.
Vous avez gùché mes farcis.
Et pardon pour cela, je m 'en excuse.
Que vous me traitiez de trou du cul, franchement, ça me fait pas plaisir,
je suis prĂȘt Ă l 'oublier.
Puisque vous me dites que vous aviez un coup dans le nez. Et ce que je ne
supporte pas, c 'est qu 'on gĂąche la nourriture.
Alors justement, on vous a préparé un petit quelque chose pour s 'excuser.
Est -ce qu 'il vous a accepté ?
Vous attendez quoi de nous ? Que vous nous laissiez travailler pour vous.
Et si possible, que ma fille récupÚre son téléphone.
Quel téléphone ? Philippe avait gentiment décidé de t 'offrir un iPhone
Un iPhone 15 ? Pourquoi je la prends seulement maintenant ? Je croyais que ça
'allait trÚs bien reconfigurer. Tu m 'as dit que ça t 'allait trÚs bien.
Reconditionner, putain, papa, reconditionner.
ArrĂȘtez. Bon, il va surtout falloir que vous songiez Ă l 'aprĂšs, Tony.
Ă l 'aprĂšs quoi ? Mais partir.
Il vient de s 'excuser, lĂ .
Tu veux quoi de plus, en fait ? Je veux un petit peu de respect, ma chérie.
Allez. Non, mais... Vénus ! Vénus ! Vénus !
Vénus !
Vous croyez que vous pouvez nous congédier comme ça, comme des bonniches
'accord.
Bon, trĂšs bien.
Ăcoutez, je vais vous verser une indemnitĂ©.
Vous prorata temporis de votre anciennetĂ©. Ăa fait quoi, sept ans que
travaillez chez nous ? Et du préjudice.
Quel préjudice ? Je vous rappelle que c 'est votre mari qui a flingué mes petits
farcis avec le téléphone à 1300 boules que j 'ai offert à votre fille. Le
préjudice de nous avoir traités comme des chiens pendant sept ans.
On vous a simplement demandé de faire votre travail.
AprĂšs, si vous n 'aviez pas envie d 'ĂȘtre gardien, il fallait y penser plus
Vous savez, Laurence, ça fait des années qu 'on s 'occupe de votre maison.
Et je pense que ce n 'est pas si difficile que ça Ă prouver. Ă prouver Ă
la justice.
Ă la justice.
Ah, trÚs bien. C 'est parfait parce que c 'est mon métier.
Donc, vous n 'ĂȘtes pas sans savoir qu 'avec la trĂȘve hivernale, Ă partir d
'octobre, on pourra rester six mois de plus.
Et il n 'y aura plus personne pour ramasser votre merde.
Donc, je pense que le mieux, ce serait qu 'on fixe nous -mĂȘmes le montant de
notre petite indemnité.
Ou alors, vous acceptez les excuses de Tony et vous nous gardez.
AprĂšs tout, c 'est le premier incident qu 'on a en sept ans de bons et loyaux
services.
Non ? Vous en pensez quoi de mon petit deal ? Vous prenez nos farcies ?
Ă la farce de chez Lidl ?
PlutĂŽt crever.
Donc, rendez -vous au tribunal ? On en est lĂ .
Oui, on en est lĂ .
Allez Ă Jacques Taest.
Allez à Jacques Taest. Eh, dis donc, si Astérix ne te l 'avait pas soufflé au
cul, tu ne l 'aurais pas su.
Il est vraiment bon, le vin, en tout cas, Philippe.
Il peut.
Cheval blanc des 1989.
Oh, ben, mon amour, tu ne m 'as pas laissé ma spoon.
Ah oui ? Vous pouvez prendre la mienne, si vous voulez, Philippe.
Vous voulez que je vous remplace, Florence ? Oui, ça va, oui.
C 'est marrant parce que les garants sociaux trouvent que je suis gentil,
dans vos bouches, ça me passe toujours comme un compliment.
Tu sais pourquoi Philippe ne prend que des gosses d 'avocats dans son cabinet
? Pour absorber le réseau de leurs parents.
Non, c 'est parce que ces jeunes -lĂ ont grandi dans l 'argent.
Alors ils se laissent pas impressionner par de gros clients, ils savent leur
parler d 'égal à égal.
Si tu leur dis, désolé, pardon, est -ce que je peux faire la vaisselle ? L
'appétit. Bon appétit ? Voilà .
Ils vont te chier sur la tĂȘte.
Tu dois t 'affirmer plus.
Je voulais juste ĂȘtre polie.
Non, mais prenais masque, tu crois que c 'est comme ça que tu vas obtenir un
stage chez Philippe ? Moi, pour avoir des rĂŽles,
j 'ai dĂ» prouver que je les voulais plus que les autres. J 'ai dĂ» marcher sur la
tĂȘte de mes petites camarades, y compris celles que j 'aimais beaucoup.
C 'est une putain de compétition, la vie, Mehdi.
Tu comprends ?
Ăa
s 'arrĂȘte jamais ! Je
dirais
sortir de ma zone de confort.
Jeune de confort.
Vous n 'enregistrez pas ? Est -ce que les gens enregistrent
normalement ? Ah oui.
Moi, je ne trouve pas ça trÚs poli d 'enregistrer.
Ah oui ? Est
-ce que vous me le demandez ? J 'aimerais beaucoup
jouer au théùtre.
D 'accord.
Alors,
c 'est le moment de repos bien mérité.
Oui.
Nous, on sort de chez l 'avocat et il attend votre appel.
Donc, je me permets de vous envoyer son numéro.
Et voilĂ .
Bonne fin de journée.
C 'est pas une bonne idée d 'aller chez eux.
D 'abord, t 'es pas chez eux, t 'es chez moi.
Oui, mais vous avez commencé les négociations dans leurs habitudes. C
la bonne stratégie.
Oublie ce que t 'as appris Ă la fac, bonhomme.
Il faut prendre le pouvoir chez eux, ça donne un avantage stratégique.
Si tu veux négocier avec les Russes, tu vas à ... Moscou. Voilà , si tu veux
négocier avec les Indiens, tu vas à New Delhi. Si tu veux négocier avec les
Allemands, tu vas Ă ... Berlin.
Si tu veux négocier avec les Américains, tu vas à ... New York. Washington.
C 'est bien, tu commences Ă comprendre.
Installez -vous, faites comme chez vous.
C 'est marrant que vous disiez ça parce que justement il se trouve que cette
maison est Ă moi et que vous ne payez pas de loyer.
Je vous sers une petite coupe.
Non, ce n 'est pas la peine.
Merci.
Tenez.
Et à notre prochain départ.
VoilĂ . Alors, on parle de votre petite enveloppe ? Ah oui, alors attendez, il
faut mes notes.
Merci.
Ătant donnĂ© que vous nous employez depuis 7 ans au Black, que vous nous
versé 800 euros par mois, soit bien moins qu 'un SMIC, qui, comme chacun
est de... Philippe ? Jeune homme, peut
-ĂȘtre ? 1398 euros net par mois. Bravo, trĂšs bien, jeune homme.
Du coup, on n 'a pas pu cotiser pour la retraite ? Non.
Donc, si on va devant un juge, ça pourrait vous coûter un redressement en
'une amende pour travail dissimulé. C 'est -à -dire à peu prÚs, d 'aprÚs nos
calculs, 500 000 euros.
Sans compter, si vous perdez, la tùche sur votre réputation de grand avocat
parisien. Et votre femme, la pauvre.
Déjà qu 'on ne la voit plus beaucoup à la télé, alors si on apprend en
qu 'elle escroque les pauvres gens, elle n 'est pas prĂȘte de faire les enfoirĂ©s,
moi je vous le dis.
Bon, c 'est bon, vous voulez combien ?
que 150 000 euros.
150 000 euros.
Bien sĂ»r. C 'est vous qui avez demandĂ© Ă ĂȘtre payĂ© au black pour pouvoir toucher
le RSA.
Oui, mais si vous nous aviez payĂ© au SMIC, on n 'aurait pas demandĂ© Ă ĂȘtre
au black.
C 'est un arrangement.
Alors vous arnaquez l 'Ătat et maintenant vous voulez m 'arnaquer moi.
-moi, mais cet arrangement, il était en votre faveur.
Vous arnaquez l 'Ătat en ne payant pas de charges et maintenant vous voulez
arnaquer nous.
Et oui, vous mutualisez les coûts et vous engrangez les grands profits, comme
tous les patrons, Philippe. Ben oui, c 'est ça la vérité. Et c 'est ça qu 'on
retenir. Parce que nous, dans l 'histoire, on est quoi ? On est des
toute façon, je ne vous ai pas fait de chÚque.
Bon, je ne vous ai pas fait de virement.
Vous n 'avez pas de facture.
VoilĂ . Vous n 'avez pas de preuve. Vous n 'avez rien.
Nada.
Kachi.
Walou.
C 'est vrai ? Elle a raison lĂ -dessus.
Attends, on n 'a pas pensé à ça. On est complÚtement cons.
On n 'a rien ?
On n 'a rien, Ă part les mandats cash.
Les...
Je
peux ?
Vous avez gardé tous les reçus Western Union ? Oui.
Tous.
Tous, tous, tous, tous.
Il manquait juste le dernier.
VoilĂ . Merci.
C 'est une valeur géniale.
Oui, je sais, merci.
Vous n 'avez pas honte ? Quand je pense que vous vous faites bouillir Ă marmite
grĂące Ă moi depuis sept ans.
Oui, mais s 'il n 'y avait pas la farde de chez Lidl.
Pas sûr qu 'elle bouille tous les jours, la marmite.
Au revoir.
Votre avocat doit ĂȘtre en vacances.
Quand on bosse pour moi, il n 'y a pas de vacances.
Qu 'est -ce que tu veux ? Vous aider.
Ă quoi ? Ăcoutez, je fais une proposition.
Je rĂšgle le problĂšme avec la Azizi et vous me prenez en stage dans votre
cabinet. Ah, ben voilĂ .
On y est.
Alors, pourquoi je te garderai dans mes pattes, hein, Stignac ? Parce que c 'est
pas parmi les gens que vous fréquentez que vous en trouverez un seul capable de
vous sortir de la merde avec la Azizi.
En fait, toi, tu saurais ça.
Ils sont comme mes parents.
Ils m 'écouteront.
Faites entrer Maßtre Mehdi... Comment déjà ? Elglawi. Mehdi Elglawi, sorti
majeur de sa promo avec un doctorat S -prolo.
Alors, j 'ai choisi qui ? Mon ami Martin, qui a 30 ans d 'expérience comme
pénaliste. Ou le bleu -bite qui baisse ma fille dans ma piscine.
Ăcoutez Philippe, votre avocat est certainement trĂšs compĂ©tent pour rĂ©gler
litiges entre entreprises du CAC 40, mais lĂ on parle de Tony avec son doigt
flingué et Nadine avec son mousseux pourri.
Vous croyez vraiment que vous allez tenir une mouche avec un canon ? Je vous
rÚgle ça à l 'amiable, et je les calme.
Je veux qu 'il soit parti avant la fin de l 'été.
D 'accord.
Il est l 'heure de question que je lĂąche 150 cas.
C 'est quoi l 'objectif ? Ramener des flous qu 'elle a raison.
En chiffres.
Alors, ça c 'est 150 000 et ça c 'est la raison.
Merci.
TrĂšs bien.
Maintenant, essaie de ne pas fermer les yeux le plus longtemps possible.
Concentre -toi sur ta respiration.
Essaie d 'hyperventiler maintenant.
Tu sens quelque chose ? Non.
Bon, c 'est pas grave.
Moi, ce que je faisais dans ces cas -lĂ ... Non, ne me parle pas de toi.
Je peux pas faire comme toi, j 'ai ma personnalité.
Ok, ma chérie, pas de soucis.
Ăcoute -moi bien, comme ça.
Je fais quoi, lĂ , maintenant ?
Pense Ă quelque chose de trĂšs triste.
Mais Ă quoi la guerre ? Pense que tu vas dans un
semis pour acheter un petit chien.
Tu marches dans l 'allée.
Il y a plein de petits chiens partout, mais soudain,
dans une caisse, tu vois une portée de quatre petits
chiots tout blancs.
Tous plus craquants les uns que les autres.
Mais c 'est triste, ça.
Ils te regardent avec leurs yeux implorants,
remplis d 'espoir parce qu 'ils savent qu 'ils te veulent sauver.
Mais toi...
Toi, tu dois en prendre qu 'un seul, et ils le savent.
Tu vas abandonner les trois autres Ă leur triste sort, parce qu 'en plus, tu
emmener leur frĂšre.
Pense Ă ce qu 'il y a dans le cĆur de cette fille.
Bon, allez, stop.
J 'y arriverai jamais.
Tout ce qu 'on proposera, c 'est des séries pour les vieux et les chÎmeurs.
Pardon ? Pourquoi tu ne penses pas Ă quelque chose de trĂšs personnel, plutĂŽt
De quoi ? Une expérience traumatique de ton enfance, je veux dire.
C 'est dégueulasse que tu insinues.
Quoi ? Tu m 'accuses d 'avoir jamais souffert.
Je n 'ai pas dit ça du tout.
Laurence, je n 'ai absolument pas dit ça.
Non, non, non, non, t 'as pas compris.
Les bulles, elles sortent de lĂ .
Donc, tout le monde.
LĂ , c 'est les bulles, et lĂ , c 'est le moteur.
Ah, mais, mais, mais, mais, mais, lĂ , ah ouais, mais, mais, mais, mais, mais,
mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais,
Viens.
Fais pas trop faim.
J 'ai fait des guillemets.
Oui, c 'est pourquoi ? Je suis venu parce que c 'est moi qui vais négocier
enveloppe, si ça vous convient.
Pourquoi toi ? Parce que je suis avocat et parce que vous haĂŻssez vos patrons.
Il n 'y a rien qui peut se construire sur cette base.
Vous avez négocié quel pourcentage avec votre avocat ? T 'as pas à le savoir.
Qu 'est -ce que ça fait si je le sais ? Dine.
Non.
Dine. Tony.
Non.
Non. 20%. Papa ! Oh, ça va, toi, tu ouvriras ta gueule quand tu seras
Allez, sors ! Sors !
Le tarif normal, c 'est 10%. Déjà , il vous arnaque.
Ăa, c 'est toi qui le dis.
Ăa vous dĂ©range pas, on va faire une petite expĂ©rience.
Je vais l 'appeler devant vous et je vais juste mettre le haut -parleur.
D 'ailleurs... Le numéro.
Merci.
Alors, surtout, vous dites rien.
Bonjour, j 'écoute. Oui, bonjour, confrÚre. Maßtre Elglawi, barreau de
suis chargé de négocier l 'enveloppe de départ de monsieur et madame Azizi dans
leur conflit avec maĂźtre Troutelard.
Ah oui, bonjour.
Ils ont annoncé à mon client la somme de 150 000 euros. Je voulais en parler
avec vous parce que ça me paraĂźt quand mĂȘme trĂšs fantaisiste.
Oui, mais ils ont travaillé pour lui pendant 7 ans.
Certes, mais mon client a prévu une enveloppe de 40 000 euros pour les
Je sais que vous ĂȘtes trĂšs compĂ©tent, donc vous espĂ©rez Ă©videmment pas
150 000, sauf en allant devant une cour, mais dans ce cas -là , ça veut dire des
années de procédure.
Ăcoutez, je vais ĂȘtre trĂšs direct avec vous.
Si vous parvenez Ă leur faire avaler 40 000, vous prenez entre 4 et 8 dans votre
poche sans lever le petit doigt.
Si on part sur 40, vous me garantissez une signature rapide ? Avec virement
la semaine.
Ok, ça me va. J 'attends votre proposition par écrit.
Mais quel enfoiré ! Voilà .
Vous venez d 'économiser 8 000 euros et un avocat pourri.
Ah, parce que tu crois qu 'on va prendre tes 40 000 de merde, lĂ , et te dire
merci ? Moi, j 'en ai rien Ă foutre d 'attendre des annĂ©es, hein. Ăcoutez,
Nadine, si vous allez devant un tribunal, vous allez prendre une plainte
CAF pour votre ĂȘtre recréé au RSA. Ăa va vous coĂ»ter une fortune en frais de
justice et il faudra les payer de votre poche.
Donc le mieux, c 'est qu 'on trouve un arrangement autour d 'une table.
Mais tu crois qu 'on ne voit pas venir ? Tu crois qu 'on ne sait pas dans quelle
maison tu dors ? Peut -ĂȘtre.
Mais vous ne savez pas dans quelle maison j 'ai grandi.
Et alors, tu veux la médaille du mérite ?
Je ne suis pas votre ennemi dans cette histoire.
Je suis lĂ pour avancer avec vous.
Je peux vous demander un café en attendant ? Et vous alors,
Tony, elle est d 'oĂč votre amie ? Mon pĂšre, il est Ă Billy.
Et ma mĂšre, elle est d 'Oran.
Ce n 'est pas vrai.
Oui, c 'est vrai.
Mon grand -pÚre aussi, il est d 'Oran, du cÎté de mon pÚre.
ArrĂȘte, n 'importe quoi.
Il s 'est vraiment un avocat.
Je mens comme tout le monde, évidemment, mais là , c 'est vraiment vrai ? Vous
connaissez pas les El Glawi Ă Oran ? El Glawi Ă Oran ? Ăa me dit rien.
C 'est pas possible, ça.
Je comprends pas, je viens de vider toute la bombe de lubrifiant.
Ăa va, mon amour ? Vraiment de la merde sous l 'aporito. Je pense qu 'on a payĂ©
ça 300 balles.
VoilĂ .
J 'ai fini la vaisselle.
Est -ce que tu pourrais lancer une machine de blanc ? Je sais pas faire,
Faut mettre Ă combien ? Tu essaies 65, peut -ĂȘtre ? Oh ! HĂ©, ça branle ton
putain !
Bonjour Nadine.
Je suis venue vous parler.
Je n 'entends pas.
Vous ĂȘtes allĂ© trop loin.
Vous et moi, il faut qu 'on trouve une solution Ă l 'amiable.
Vous pouvez arrĂȘter les bulles ? Je n 'ai pas entendu le mot magique.
Vous pouvez arrĂȘter les bulles, Nadine ? S 'il vous plaĂźt.
Vous venez avec moi ? Quoi, là , comme ça ? Bah oui, vous n 'allez pas rester
plantée là comme un piquet.
Je disais, il faut qu 'on s 'entende entre femmes.
J 'ai un marché à vous proposer.
De vous Ă moi.
On ne dit rien aux hommes.
La sororité, ça fait ses preuves en ce moment.
OK. Voilà . Alors, j 'ai remarqué que Marie -Lou ne trouvait pas de travail
Ce n 'est pas de sa faute. Il n 'y en a pas.
J 'ai remarqué aussi que ça vous chagrinait.
Mais moi, je peux la faire rentrer comme ouvreuse à la comédie française.
Elle emmĂšnera les spectateurs Ă leur place.
Ce n 'est pas compliqué.
Ăa peut bien, ça, ouvreuse ? Oui.
Oui, oui, oui.
Et puis, il y a les pourboires, en plus.
Et puis, les gens de la comédie française, on va... Vous voyez le genre
sont des gens trÚs généreux.
Oui, mais... Moi, j 'ai pas les moyens de la loger Ă Paris.
Ben, justement.
Philippe et moi, on a des petites chambres de bonne dans le 7e.
Je lui en mets une Ă sa disposition, gracieusement.
Puis aprĂšs, ce sera Ă elle de faire son petit bonhomme de chemin.
Et en échange d 'eux ?
Vous baissez le montant de l 'enveloppe Ă 50 000 euros.
Mais surtout, vous continuez Ă travailler pour nous le temps qu 'on
'autres gardiens, parce que sinon ça va me pourrir mes vacances.
Vous faites quoi lĂ , Nadine ? Ăa vous gĂȘne ?
Vous me demandez de renoncer Ă 100 000 euros, de revenir faire la bonite chez
vous, et en échange, ma fille, elle va vivre avec des pourboires dans 6 mÚtres
carrĂ©s ? C 'est ça, votre proposition ? Mais vous ĂȘtes vraiment la derniĂšre des
putes ! Et ça reste entre nous, hein ! On n 'en parle pas aux hommes, bien sûr
! J 'aurais arrĂȘtĂ© mes couilles, moi.
C 'est ce qui m 'est arrivé ? Je sais pas.
T 'as niqué la bagnole ?
Qu 'est -ce qui t 'arrive
? J 'ai soif.
Alors ? Alors, ils veulent plus me servir au village.
Le boucher, le primeur, le boulanger, personne. Ils disent qu 'ils ont plus
rien. Ah ben, c 'est qu 'il y a plus rien.
Mais pas du tout, le boulanger était là avec toutes ses baguettes derriÚre lui.
Il m 'a dit j 'ai plus rien et aprĂšs il a servi les autres clients devant moi.
En me disant vous passerez le bonjour Ă Tony et Ă Nadine.
Ils sont tous partis contre nous. Voilà , t 'arrives à le croire ça ? On est
persona non grata.
On n 'a qu 'Ă aller aux grands casinos.
Ah non, t 'es mignonne, je travaille pas comme un chien toute l 'année pour
bouffer comme au camping.
Qu 'est -ce qu 'il se passe ? Tiens, Mehdi, viens par ici.
On aurait dû faire ça tout de suite, dÚs que tu m 'as offert le couteau.
Mais dis, tu vas la demander aux Azizi d 'aller voir leurs petits copains du
village et de leur expliquer qu 'on les a pas virés, que c 'est une rupture à la
miable. Les commerçants veulent plus nous servir, alors il faut qu 'ils
ce petit jeu -lĂ tout de suite. C 'est de la cancel culture.
Philippe, si les Azizi savent que vous avez besoin d 'eux, ils vont vous
demander plus d 'argent. Ils n 'auront rien ! Tant qu 'on peut pas se faire
servir au village, toute négociation est interrompue, c 'est clair ? Et qu 'est
-ce qu 'on mange, du coup ? C 'est ce que j 'ai faim, moi.
On n 'a qu 'Ă faire vĂȘtue.
Ben oui, on a le potager.
Eddy, viens avec moi.
Vous allez nous rendre nos légumes.
Beaux légumes ? Les légumes que nous cultivons ? C 'est trÚs grave, d
Ce que vous avez fait, c 'est du vol.
Alors, je vais appeler les gendarmes et vous allez nous rendre nos légumes manu
militari. Allez -y, appelez -les.
TrĂšs bien.
Demandez le maréchal des logis, chef Pignata.
On était à l 'école ensemble et ça va aller plus vite comme ça.
On est dans une phase de négociation.
Vous croyez vraiment que Philippe va vous signer un chĂšque aprĂšs une connerie
pareille ? C 'est la provocation gratuite.
Ăa nous fait du bien.
Moi, je croyais que c 'était l 'argent qui vous faisait du bien.
Papa, pourquoi il n 'y a plus d 'eau dans la douche ?
Il faut aller voir le Général.
Quel Général ? Tenez quelques petites pattes là .
Ils l 'ont percée au Général, ce connard ! Remets -nous l 'eau
! Remets -nous l 'eau ! Pas ton petit pot de barbaraise !
Y 'a que Tony m 'a poussé du tracteur.
Tu as mal au... Au bras.
Je crois que c 'est cassé. Je t 'emmÚne à l 'hÎpital. Non, tu m 'emmÚnes d
'abord chez les flics.
Je vais me foutre une pinte au cul Ă ce connard.
Attendez, Philippe.
Techniquement, vous ĂȘtes tombĂ© tout seul du tracteur. Dis -donc, hĂ© ! C 'est
avec moi ou t 'es contre moi, toi ? Pourquoi vous dites pas Ă votre femme
pourquoi le tracteur est garé là ? Mais c 'est vrai que... C 'est pas ce qu 'il
ose dire.
Non, je reste, je veux régler cette histoire.
C 'est réglé l 'histoire, la violence.
La violence est une limite.
Et cette limite a été franchie deux fois aujourd 'hui.
Que tu parles pourquoi deux fois ? Ce matin, Nadine a voulu noyer ma mĂšre dans
le jacuzzi.
Caron, vous affabulez quand mĂȘme beaucoup dans votre famille.
Moi, j 'affabule ? Alors que mon pÚre risque de finir handicapé jusqu 'à la
de ses jours ? En fait, c 'est pas compliqué. Si t 'es pas avec nous, tu
dégages.
J 'ai une question.
T 'avais vraiment un stage chez Printemps Saint -Denis en arrivant ? Je
pas, t 'en penses quoi ?
Je peux te parler ? Qu 'est -ce qui va se passer maintenant ? Philippe a porté
plein de comptes, Tony. Pourquoi il est survolontaire ? Qu 'est -ce qu 'on peut
faire, Mehdi ? Je sais plus.
Ouais.
Bon.
Attendez ! Pourquoi vous leur faites pas une proposition quand tu vas montrer
des urgences ? Un chiffre acceptable ? Ce serait quoi, un chiffre acceptable,
pour toi ? Pourquoi pas 80 000 euros ? Ouais, mais Mehdi, quand mĂȘme... Nadine,
vous payez pas le loyer de votre maison, vous bossez vraiment que 3 mois dans l
'année. Ouais, et l 'entretien de cette énorme baraque... Ah, vous voulez
vraiment me faire croire que vous bossez ici tous les jours ? Bah oui ! Nadine,
ne vous piquez pas une tĂȘte en douche dans la piscine quand ils sont Ă Paris.
Et vous, Tony, vous tapez pas dans le bar.
Vous vous rendez compte de la somme que c 'est ? 80 000 euros ou pas ? Et toi,
tu pourrais les convaincre, tu crois ? Moi ? Non, non, non. J 'arrĂȘte les
frÚres. Je partais, là . Quoi ? Mais je crois que t 'étais notre négociateur. J
'étais pas votre négociateur, Tony. Et tout le violon que t 'es venu nous
là , avec ton grand -pÚre Doran du cÎté de ta mÚre. De mon pÚre. Ta mÚre, de ton
pĂšre, je m 'en fous, moi. C 'est la mĂȘme chose, de toute façon. Tu nous
baratinais, donc.
Vous n 'avez pas de plùtre ? Ils disent que ce n 'est pas cassé.
C 'est au moins fĂȘlĂ©. VoilĂ . Donc cet aprĂšs -midi, on va dans un centre de
radiologie privé pour faire un autre examen.
Vous avez porté plainte ? Non, non. D 'abord, on officialise la fracture.
Et aprĂšs, on va voir les flics.
Attendez, Philippe.
La blessure est peut -ĂȘtre superficielle.
Et Tony ne vous a pas physiquement poussé du tracteur ? Je viens de les
Ils veulent vraiment aller au procĂšs.
Je pense que si vous mettez sur la table 80 000 euros, je peux vous convaincre
de partir et de vous donner le cahier.
Les négociations avec eux, c 'est terminé.
Je suis désolé, mais on va devoir se passer de tes services.
T 'es encore lĂ , toi ? Carence ?
Je
trouvais un nouveau nom de scĂšne.
Maman ? Car on s 'est vu lĂ , oui.
Ăa dit quoi ?
Ăa va ĂȘtre tranquille.
Je m 'en fous du bigot.
Je sais.
Je suis désolée si j 'ai pas répondu à tes messages cette année.
Tu m 'as carrément ghostée, ouais.
J 'ai pas d 'excuses.
AprÚs, je sais pas, ça prend genre trois secondes d 'envoyer un message.
T 'as toujours ton pote Dylan ? Ludo ?
Tu m 'avais pas dit qu 'il y avait de l 'AMD ? Viens, on y sait.
Il paraßt que ça renvoie l 'amoureuse.
Quoi ? LĂ , maintenant ? Il n 'y a pas d 'heure. On n 'est plus lĂ .
Viens pour moi.
Vous avez votre fusil dans les mains. Vous avez bien volé ?
Posez
ce fusil, il va y avoir un drame.
Elle est oĂč la princesse ? Quelle princesse ? Celle qui est venu pour nous
prendre votre cahier.
On n 'a pas votre cahier. Vous arrĂȘtez de nous foutre de notre gueule.
Parce que vous avez envoyé votre fil le chercher.
Et la mienne, elle s 'est bien fait avoir.
Rendez -moi ce cahier ou ça va partir en couilles.
Dis donc, ta fille, il n 'est plus pour vous.
Le cahier.
Le cahier ! Ce sont des biens matériels.
Ăa n 'a aucune importance.
T 'en foutes ton piano, viens.
Et la rotule de ton pĂ©pĂšre, lĂ , tu t 'en fous, ça aussi ? Dis -moi oĂč elle est,
ta fille, ou je te dépose du genou.
Je dirai rien.
C 'est pas parce que je suis parisien que j 'ai pas de couilles.
Eh ben non.
J 'ai une autre idée.
Alors, quelle bouteille on va prendre ? Oh, j 'aime bien ça.
Grand -échezeau Romanée -Conti.
76.
Une bonne annĂ©e, 76 ? Oui, c 'est bien. Ăa m 'Ă©tonne.
76, c 'était la canicule. Tu te rappelles de cette canicule ? Non, ça, c
pas bon.
Il ne faut pas que tu boives ça, mon petit filou. Ăa va te rendre malade.
Ăa se voit Ă l 'Ćil qu 'il n 'est pas bon.
Caniculé. C 'est pas trÚs cher, cette bouteille.
VoilĂ .
DeuxiĂšme bouteille.
Cette fois, je vais prendre une bouteille au hasard. Parce que je vois
monsieur fait la tĂȘte.
Attention, qu 'est -ce que je prends ? Oh lĂ lĂ , hop, 2000 balles par terre.
Alors, ça.
C
'est
ma dérisée.
Il est ma dérisée, ton vin. Ma dérisée, mon canton renarde.
De toute façon, qu 'est -ce que vous y connaissez, vous, avec votre palais
Ă la villageoise ? VoilĂ .
Ah ! La boubouche ! La boubouche ! Il l 'aurait ! Il l 'aurait ! Ah ! Ah ! Ah !
Putain ! Ah ! Je vais mourir ! Je vais mourir ! Je vais mourir !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! Vous allez le tuer ! C 'est des balles en caoutchouc, espĂšce
de dinde !
Ah, ça, ça ne tue personne, hein ? BĂȘte ça, toi !
BĂȘte ça ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez tout !
Qu 'est -ce qui te prend ? Bébé, c 'est moi.
Regarde.
Mes petites quenottes.
Tu les aimes bien en plus.
Qu 'est -ce que t 'as lĂ ? Qu 'est -ce que t 'as ? Mehdi, donne -moi ce carnet.
Je donne Ă personne.
Allez, Mehdi, si tu me donnes ce carnet, c 'est bon, t 'as un stage, et je te
mets Ă 3 000 euros par mois dĂšs septembre. Non, non, non, non, non, non,
non, l 'écoute pas, celui -là .
Il est en train de tirer le stage.
ArrĂȘtez, tous, tous.
Non, Mehdi, Mehdi.
Oran, t 'as dit quelque chose ? On est d 'Oran, tous les dieux, on a ça dans le
sang. Tu pourrais ĂȘtre mon fils, Mehdi.
El Glawi.
El Glawi, on ne connaissait pas El Glawi.
Ta gueule, ta gueule, ta gueule.
Je ne donnerai Ă personne le cahier.
Vous avez entendu ? Tant qu 'on n 'aura pas trouvé un accord.
On va trouver un accord ici et maintenant.
Compris ? Ok.
Ok.
Nous, on veut les 150 000.
Nadine, non.
Non, ça c 'est ce que vous vouliez à la base. C 'est la base des négociations,
mais vous ne pouvez pas rester figé là -dessus. Il faut avancer.
Philippe.
Eh bien, nous, on propose 50 000. Mais non, non, Philippe, c 'est impossible.
C 'est pas équitable, en fait. C 'est un effort, putain.
Toi, t 'as décidé de te comporter comme une ordure jusqu 'au bout. Tu fermes ta
gueule et vous calmez tous les deux, lĂ ! Nadine, faites une proposition tout de
suite. Alors, 130 000.
VoilĂ . VoilĂ . Philippe, vous en pensez quoi, 130 000 ? MĂȘme pas en rĂȘve. 60
Philippe ! Bon,
ben, 70 000.
Nadine.
Quoi ? Faut que je baisse encore, lĂ ? Oui ! Ben...
Alors, 120 000, mais on n 'ira pas en dessous.
80 000, voilĂ . On n 'ira pas plus haut.
VoilĂ .
C 'est bien ? On avance.
Allez,
encore un petit effort.
Et on y est.
Nadine.
Vous commencez tous Ă me faire chier.
En fait, si vous ne trouvez pas un accord, moi, je donne le carnet aux
vous ĂȘtes tous baisĂ©s, je m 'en bats les couilles.
D 'accord ? Donc on va tous se mettre d 'accord sur 90 000.
Nadine, Tony, est -ce que vous acceptez de partir pour 90 000 euros ? Ok.
Philippe, Laurence, est -ce que si vous payez 90 000 euros Ă Zizi, vous acceptez
de ne pas porter plainte ? On est d 'accord.
Laurence ! Tu la fermes !
VoilĂ , donc maintenant, vous allez baisser vos armes tous les deux en mĂȘme
temps.
Allez.
Un.
Deux.
Et trois.
Bon, Tony, vous avez l 'arme la plus dangereuse, vous commencez.
Tony. Non.
Baisse ton arme ! Philippe, Ă vous maintenant.
La bouche, c 'est pas bon, en plus.
Faites le truc, lĂ .
Le truc pour les fausses routes.
Comment ça s 'appelle, là ? Le plexus, là .
Pourquoi vous avez fait ça ? Mais il a pas fait exprÚs !
Je parle pas de Philippe.
Je parle de vous, Laurence.
Quoi ? Quoi ? Mais j 'ai pas... Mais c 'est pas moi
qui... C 'est pas moi.
Anthony, c 'est vous qui appelez la police, non ? Ben non.
Ben non, mais... C 'est chez vous, Ă vous l 'honneur.
J 'appelle la police ou les gendarmes ? Les gendarmes.
Vous voulez pas qu 'on boive un petit whisky avant ? On vient tous de vivre un
drame. Ăa nous permettra un peu de... Oui.
Tiens, chérie. Merci, Philippe.
En fait, vous n 'avez rien au bras.
Bon, allez.
Ă midi.
Tu bois pas ?
Nadine, Tony, si les
gendarmes m 'arrĂȘtent, vous n 'aurez jamais votre argent.
J 'irai en prison, mais vous vous avez tiré au fusil partout dans la maison.
Vous allez devoir donner des explications.
Tony, vous pouvez trĂšs bien ĂȘtre inculpĂ© pour tentative de meurtre.
Nadine et Marie -Lou se retrouveront Ă la rue.
Tout le monde sera perdant.
Et donc ? Et donc ?
Est -ce que c 'est bien nécessaire d 'appeler les gendarmes ?
Ils ont vu
que mes parents allaient continuer de bosser ici comme gardiens.
Mais déclarés cette fois -ci. Et au SMIC.
Au double du SMIC.
Ils ont vu que je suis embauchée.
Moi aussi.
En CDI.
En liquide, les 400 000 euros.
Oui,
c 'est mĂȘme mieux.
Bébé.
Bonjour. Alors, Garance Trousselard, c 'est ça ? Oui.
Enfin, non.
Je suis actrice.
J 'ai un nom de scĂšne.
Ah, c 'est le dénime du coup.
Alors, pardon.
Allez -y, je vous écoute. C 'est quoi votre nom de scÚne, s 'il vous plaßt ?
Garance de Préville.
C 'est le nom de ma mĂšre.
TrĂšs bien.
Je vous écoute.
Allez -y, vous pourrez me raconter avec vos mots, quoi.
Eh bien... Mon petit ami, Maudit,
est parti faire son jogging, comme tous les matins.
Il devait ĂȘtre 8h30, je dirais.
Et... Aux alentours de 10 heures, j 'ai commencé à m 'inquiéter.
Donc avec mon pĂšre, on est partis en voiture pour voir si on le
trouvait.
On se disait que peut -ĂȘtre qu 'il s 'est fait percuter par une voiture ou
quelque chose.
On a roulé pendant une heure, mais rien.
Et je regardais partout.
Je regardais dans les fossĂ©s mĂȘme.
Mon téléphone ne répondait pas.
Il y a 15 heures, je vous ai appelé.
Merci.
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