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Il est bien loin d 'ici, de l 'autre côté de la montagne.
Mais je le vois et je l 'entends.
Et je le sens comme s 'il me touchait.
Mademoiselle, les autres classes sont déjà parties. C 'est loin l 'abbaye.
Oui.
Mais je changeais.
Non, non, restez comme ça.
Maintenant, mademoiselle, écoutez -moi.
Je reconnais qu 'il était trop tard pour se rendre à l 'abbaye. J 'ai changé de
programme. Mais à la condition exprès que vous vous conduisiez comme des
Ne vous en faites pas, mademoiselle Larsen. Nous nous conduisons toujours
des dames.
Oh, elle est froide.
Dépêche -toi, on n 'a pas beaucoup de temps.
J 'ai envie de me baigner.
Mais reste avec moi.
Mais tu ne fais rien comme tout le monde.
Évidemment, je choisirais Flora.
Regardez, c 'est dégoûtant.
Je n 'embrasserai jamais un garçon. C 'est aussi qui tombe amoureuse.
Je n 'en ai nullement l 'intention.
Bon, mesdemoiselles, s 'il vous plaît.
Asseyez -vous et ne bouffiez plus.
La tête levée, bien droite.
Mademoiselle,
mademoiselle, voyez -vous la tête levée, bien droite.
Un petit sourire.
Attention.
Merci.
Voilà, et montez préparer vos balises.
Est -ce que vous viendrez demain pour la fête ?
Vous savez que c 'est notre Claire qui fait le spectacle. Vraiment ? Bon, ne
bougez surtout plus, c 'est parfait comme ça.
On sourit.
Attention.
Merci.
Alors, qu 'est -ce qu 'il disait ? Bon, rien.
Il s 'appelle Lucas.
J 'ai relâché la tortue.
Ceci est... Non, mais ça va pas.
Tu fais ça à tous les garçons ? Ah, mais non.
Vous êtes le premier qui passe par là.
Tu aurais pu me faire très mal, tu sais.
Oh, pas avec des douleurs de pas.
Ah, mais c 'est l 'intention qui compte. Attaque préméditée avec un lance
-pierre. Ah bon ? Comme un garçon.
Tu ne ressembles pas tellement à un garçon.
Pourtant, j 'étais élevée par un père comme ça. Alors, vous devriez plutôt
attention. Et comment s 'appelle cette petite merveille ? Bilitis.
Bilitis ? Bilitis.
Bilitis !
Mais...
Mais qu 'est -ce que vous faites ?
Je viens voir si Billy Tiss est un garçon.
Si vous approchez, je crie.
Vas -y.
Je me jette en vide.
Tu te jetterais pour moi ? Comment pour moi ? Non, pas pour moi, pour vous.
Pour vous ? Non, pas pour vous, pour Lucas.
Lucas et moi.
Vous êtes un peu fou, je crois.
Un peu fou de toi.
Un petit baiser ? Eh bien, essayez pour voir.
J 'ai essayé de t 'embrasser.
Plus ou moins.
Comment ça, plus ou moins ? J 'ai pas voulu.
Vélité, c 'est mieux qu 'un.
Vélité, c 'est mieux qu 'un.
Il te récupère quand, ton père ? Quinze jours, trois semaines.
On fait un décembre autour du canal.
C 'est une amie de mon père.
Une vieille ? Mais non, c 'est la fille d 'une amie de mon père.
La dernière fois que je l 'ai vue, j 'étais toute...
Mais non, t 'aimes -tu ?
J 'ai toujours pensé que c 'était important pour les anciennes élèves de
plus tard au collège.
Ainsi, les jeunes peuvent apprécier l 'exemple de leurs aînés.
Et pour les aînés, pardonnez -moi, mais ce n 'est pas désagréable de se
retremper de temps en temps dans notre atmosphère.
Oh, l 'atmosphère aujourd 'hui est un peu particulière, en raison de notre
Les élèves sont énervés, surexcités. Je sais ce que c 'est, je m 'en souviens.
Oui, mais monsieur, lui... Oh, mais je sais que Mélissa a été trop parfaitement
élevée. C 'est pour ça que je l 'ai épousée.
Bravo,
tu veux que tout le monde soit au courant ? Au courant de quoi ? Au
quoi ? De Lucas, tiens.
Si vous voyez comme elle est belle ! Et lui alors ? Ils n 'ont pas des gueules
de parents.
Je crois que c 'est Mélissa.
Mélissa Hampton, une ancienne élève.
Est -ce que Bilitis est prévenue ? Naturellement.
Bilitis ! Elle arrive ! Voilà ma mère, on ne va pas se marrer tout cet été. Moi
je m 'en fous, j 'en ai plus.
Il paraît que tous les jeunes gens les mieux espéraient l 'épouser.
Mais elle a choisi quelqu 'un que personne ne connaît.
C 'est ma sœur qui m 'a dit ça.
Elles étaient très amies ensemble.
Bonjour. Je suis Mélissa Hampton.
Enfin, de Marne. De Marne est mon nom de mariage.
Voici mon mari.
Je ne t 'aurais pas reconnue.
Elle est charmante, n 'est -ce pas Pierre ? Charmante.
Mais je déteste les uniformes.
Il est dit que tu dois te réparer. Allez, viens.
Pourquoi tu as dit ça ? Tu l 'as vexé.
Mais non.
Eh bien, ma vieille, je te souhaite bien du plaisir avec lui.
Militi, ça va être à toi.
J 'ai le trac. Il est là, je l 'ai vu. Qui ça ? La photographe.
Elle n 'en est pas ? Très étonnant. Elles se sont préparées depuis un mois.
vous savez qu 'elles choisissent elles -mêmes ce qu 'elles veulent faire. Elles
choisissent elles -mêmes leur musique, elles confectionnent les costumes, tout.
Vraiment ? Ah, c 'est le tour du bilitisme maintenant.
Mais enfin, bilitisme ! Vas -y ! Tu vas pas te dégonfler ! Allez, vas -y !
La nuit est si profonde qu 'elle entre dans mes
yeux.
Tu ne verras pas le chemin.
Tu te perdras dans la faim.
Excusez -moi.
Je ne peux pas.
Ce n 'est rien.
C 'est la jeunesse.
Ça passera avec l 'âge.
Non, et non, monsieur.
Passez votre chemin. Madame, je vous en supplie.
Écoutez -moi.
Non. Je ne suis pas celui que tu as laissé paraître. Qui seriez -vous donc ?
suis Frandor. Le fils du comte ? Ça va mieux ? Mais qu 'est -ce qui t 'est
? Rien, rien, le trac. Le trac, le trac. Oh, fichez -moi la paix ! Oh là là,
cette fille, alors. Je m 'en vais, Tissa.
Je sais.
Tu vas me manquer.
Toutefois, ma femme consent à quitter ces dames.
Il fait froid. Viens devant.
C 'est Nanny.
Elle t 'a connue quand tu étais toute petite.
Elle était là quand je suis née.
Et elle ne m 'a jamais quittée.
Elle n 'était pas là quand je suis né.
Elle ne m 'a pas connue tout petit.
Un sacré handicap.
Ah ben, elle pèse pas beaucoup plus lourd qu 'il y a dix ans, mais elle est
grande.
Tu l 'embrasses et je lui dis tu, d 'accord ? D 'accord.
Vous m 'embrassez, vous me dites tu.
C 'est la chambre où j 'ai passé toutes mes grandes vacances.
Elle a connu mes petits secrets.
Est -ce qu 'elle te plaît ? Oui.
À condition qu 'on ne m 'enferme pas.
Y aurait -il des raisons à ça ?
Elle.
Ton poème, au fait, c 'était quoi le sujet ? Le sujet ? L 'amour ?
Oui,
c 'est une fille qui... Dis -moi,
on monte à cheval dans votre collège ? Oui, il y en a qui montent, moi pas.
Pourquoi, un cabris ? Non, je sais pas, c 'est comme ça.
C 'est curieux.
D 'habitude, les jeunes filles adorent ça.
Ça les excite.
Pierre.
Tu ne manges plus ? Non, merci.
Si tu ne manges pas plus que ça, tu ne trouves pas, Mélissa, qu 'elle aurait
besoin d 'un peu de... Non ? Je suis un peu fatiguée, excusez -moi. Est -ce que
tu voudrais quelque chose pour la nuit ? Ah, j 'aimerais un grand verre de lait,
oui. Je t 'accompagne.
Excuse -nous.
Un verre de lait.
Pourquoi pas une poupée ?
Il
plaisantait, tu sais.
Il le fait souvent.
Trop souvent, à mon avis.
Il a l 'air d 'aimer les chevaux, on dirait.
Chez lui, c 'est une passion.
Il n 'est vraiment heureux qu 'avec eux.
Il passe son temps au malaise.
Alors, vous habitez ici toute l 'année ? Oui, depuis que Pierre a acheté le
manège.
Vous dormez dans le même lit ? Bien sûr.
Voilà.
Bonne nuit.
Qu
'est
-ce que tu regardes ? Mais toi, chérie, quand tu avais l 'âge de Bilitis.
Je dois dire que tu lui ressemblais.
Je ne trouve pas.
Dis -moi, qu 'est -ce qu 'elle fait en ce moment ? Elle doit téter son lait ?
Elle a très sommeil. Elle est fatiguée.
Elle se couche. J 'en fais autant.
Pas moi.
Moi, je ne suis pas fatigué.
Je me suis dévêtue pour monter un arbre.
Mes cuisses nues embrassaient l 'écorce lisse et humide, mes sandales marchaient
sur les branches.
Tout en haut, mais encore sur les feuilles et à l 'ombre de la chaleur, je
suis mise à cheval sur une fourche écartée en balançant mes pieds dans le
Il avait plu.
Des gouttes d 'eau tombaient et coulaient sur ma peau.
Mes mains étaient tachées de mousse et mes orteils étaient rouges à cause des
fleurs écrasées.
Je sentais le bel arbre vivre comme un vent passer au travers.
Alors je serrais mes jambes davantage et j 'appliquais mes lèvres ouvertes sur
la nuque chevelue d 'un rameau.
Bonjour, Nanny.
Ah, déjà levée ? Oui, et eux ? Pierre est parti ce matin de bonne heure. On ne
leur verra pas de la journée.
Et Mélissa ? Elle prenait un bain.
Tiens, la voilà.
Bonjour, Bézitis.
Bonjour.
Alors, tu as pris un bain ? Oui, et toi ? Moi, je n 'avais pas besoin.
C 'est vrai que ton mari sera absent toute la journée ? Tu peux l 'appeler
Pierre.
Oui, il sera absent.
Bon, tant mieux, on sera bien tranquille.
Et tu as ce bras ? Allez, va vite te mettre en maillot de bain.
Eh bien, qu 'est -ce que tu attends ?
J 'ai un pont.
C 'est un désastre.
Je te donnerai un des miens.
De toute façon, ce sera un désastre.
Ne sois pas idiote.
Mais non, tu ne vas pas rester comme ça.
Et en plus, un maillot de laine ne sera jamais sec.
J 'ai l 'habitude, tu sais.
Ce n 'est pas une raison. C 'est comme ça qu 'on attrape froid.
Enlève ça tout de suite.
Enlève ça.
Il n 'y a personne, voyons.
Il y a toi.
Enfin, Bélitice.
Ne sois pas bête. Allez, enlève ça.
Je suis affreuse, on dirait un garçon, je suis toute plate.
Et si moi je t 'aimais, qu 'est -ce que tu es ?
Quand
j 'étais au collège, et que j 'avais ton âge, Au dortoir pendant que les autres
dormaient.
Arrête ! Tu me fais mal.
C 'est comme ça qu 'il te fait ton mari ? Lève -toi.
Écoute.
Arrête de m 'espionner. Compris ?
Belitis ? Oui ? Si tu n 'as rien de mieux à faire demain, viens au manège,
donnerai une leçon.
Ah, non merci, j 'aime pas les chevaux.
Ils me font peur.
Bon, je vais me coucher. Vous n 'y allez pas, vous ? Ton livre que tu oublies.
Un roman d 'amour.
Il s 'aime, il s 'aime plus, il se re -aime.
Bon. Enfin.
Là, j 'ai un gras.
Le bel âge.
Échec.
Comment ils se sont connus, Nanny ? Dans un manège.
Ils donnaient des leçons.
Oui, mais elle est vraiment tombée amoureuse.
Du cheval d 'abord, de lui après.
Elle s 'est trompée d 'animal.
Moi, j 'aurais pris le cheval.
Oui, tente au moins de ne pas lui dire.
À qui ? Au cheval ou à Melissa ? Tu veux te taire ?
Tout de même, si elle n 'était pas au
moins un peu heureuse, elle ne serait pas aussi belle.
Hein ?
Mon cher Lucas.
Bélitis, j 'en ai pour deux minutes.
Prends ton temps, rien de frais.
On va à la plage ? Je ne sais pas.
Ça dépend de quoi.
J 'aimerais bien qu 'on y retourne.
Tu iras.
Moi, pas.
Pourquoi j 'irai toute seule ? Tu verras bien.
Ton mari est une brute.
Je croyais t 'avoir dit de ne pas m 'espionner. Mais non, c 'est la maison,
entend tout d 'ici.
Une dernière fois, Bilitis.
C 'est mon affaire, pas la tienne.
Et pourquoi tu me laisserais toute seule ? Avec ton ami, tu ne seras pas seule.
Quel ami ? Ton petit ami.
Quel petit ami ? Cher Lucas.
Ça t 'évitera d 'avoir à finir la lettre que tu...
Lucas ? Oui, c 'est ce que j 'ai dit.
Qui espionne qui en ce moment ?
Pourquoi tu fais ça
? Pour que tu ne t 'imagines pas amoureuse et que tu perdes vite quelques
illusions. En somme, pour que tu souffres un peu.
Mais si tu me préviens, je ne crois pas plus.
Ça ne change rien d 'être prêt.
Géo, mademoiselle veut une glace.
Puis tache, vanille, chocolat ? Tout.
Surtout à toi -même.
Ouais ? Ouais.
Allez.
Vanille.
Tache.
Chocolat.
Si je comprends bien, tu ne peux sortir ni ce soir, ni demain soir,
ni après -demain soir.
Ni aucun autre soir.
Pourquoi ? Parce que Melissa ne refuse pas.
Melissa ? Tu en es sûre ? Oui.
Tu n 'as qu 'à passer par la fenêtre.
Melissa refusera que je passe par la fenêtre aussi.
Non, Billy T, je parle sérieusement.
Oh, c 'est beau.
Bon, si je travaille dans la journée.
Si tu ne peux pas sortir le soir, quand est -ce qu 'on se voit ? Bon, c 'est l
'histoire de la femme de journée et du veilleur de nuit. On ne sait pas quand
ils font leurs enfants.
Ah, mais il est question de faire des enfants.
Eh, essuie -toi le menton.
Bon, je décide.
Tant pis pour mon travail, on se verra dans la journée.
Tu viendras à la bicyclette.
Tiens, j 'ai une bicyclette ? La bicyclette que tu vas demander à
Mais pourquoi veux -tu que je demande une bicyclette à Mélissa ? Bon, Bilitis,
tu veux qu 'on se voit, oui ou non ? Oui.
Bon, moi, quand j 'aurai envie de te voir, je viendrai sur la bicyclette que
demanderai à Mélissa.
Et les autres jours, Tu viendras sur ton vélo moteur.
T 'as un vélo moteur, non ? Oui.
Tout fait.
D 'accord.
Je viens le voir un jour sur deux et toi tu viens les autres jours, d 'accord ?
D 'accord.
Pour la peine, embrasse -moi.
Non.
Comme ça, alors.
Un baiser.
Voilà.
On s 'est embrassés.
Tiens, c 'est le mari de Melissa.
Je le connais, je l 'ai vu au collège.
Il n 'a pas lésiné pour
s 'installer.
Ce n 'est pas lui, c 'est le père de Melissa.
Il est beau garçon, ça s 'explique.
Ce n 'est pas mon genre.
Dis donc, j 'espère bien.
Alors, je prends le risque de concourir à Monte -Carlo ? Oui, c 'est pas mal,
mais tu sais, Monte -Carlo, c 'est assez difficile.
Oui, mais j 'ai mon instructeur qui sera près de moi, j 'aurai confiance.
Un petit amoral, c 'est ça ? Tu veux y aller à Monte -Carlo ? Je ne sais pas
je sache.
Bon,
ils vont finir par nous voir, alors je vais leur dire bonjour.
Oh, Wero, c 'est fou ce que tu as envie.
Alors, j 'y vais ou j 'y vais pas ?
Pas la peine.
Regarde.
À demain, hein ? À vélo.
Quel vélo ? Attends !
On s 'est pas dit au revoir ? Ah bon ?
Non.
Regarde.
Mélissa, qu 'est -ce que je fais ? Eh bien, rien. Tu ne la connais pas.
Bonjour, madame.
Curieuse façon de prendre le café ensemble.
Vous devriez vous asseoir.
Si je me décide, il faudrait que j 'aille m 'occuper des chevaux dès ce
Puis alors, trois jours de tralala pour une éventuelle médaille, ça me rase plus
tôt, mais enfin.
D 'un autre côté, si on ne me voit plus en concours... Tu n 'as jamais eu besoin
de moi pour prendre une décision.
Ça te monte Carlo, votre truc ? Oui, comment le sais -tu ?
Eh bien, j 'ai lu les journaux, non ? Vous nous emmenez, Melissa et moi ?
Melissa, tu as vraiment envie de venir ? Autant que tu peux avoir envie de m
'emmener.
Oh, arrête de tourbillonner comme ça.
Elle a quelque chose à te demander, voyons.
Elle veut que je m 'en aille, c 'est ça ? Oui.
Bonne nuit.
C 'est comme ça, tu n 'aurais pas à m 'accompagner.
Comme ça quoi ? Si j 'ai une bicyclette.
Et c 'est tout ? Elle est bien, elle est merveilleuse, Mélissa. Elle est si
beau, garçon.
Ne dis plus rien.
Tu vas la voir, ta bicyclette.
On sort sa langue, aujourd 'hui, quand on dit merci.
Avec toi.
C 'est pas difficile d 'avoir un vélomoteur. Mais c 'est pas si facile
'avoir un vélomoteur. La preuve, t 'en as pas.
Ah oui.
Oh
non.
Mais non.
Oh, trop bon, Foto.
J 'ai pas d 'appareil.
Très bien.
elle est vraiment adorable, Melissa.
Mais elle ne veut pas que je parle de toi.
Vraiment ? Eh bien, c 'est difficile parce que j 'ai envie de parler que de
Non.
Tu ne veux pas ?
Pas comme ça.
Comme ? Je ne sais pas.
Doucement.
C 'est la première fois.
Non, Thaïs ! Pas ici, pas maintenant, pas ce soir, pas comme ça ! Tu me rends
dingue ! Je vais voir si Billity s 'est couché. Ferme la fenêtre et ferme aussi
les balais.
Pourquoi ? Parce qu 'elle nous entend ! Quel petit père !
Billity...
Je crois que je ne sais pas embrasser.
Après, quand on sort sa langue, qu 'est -ce qu 'on fait ? Tu sauras.
Apprends -moi.
Non. Mais si.
Oui, mais une autre fois.
Non, il va penser que je suis une gamine.
Allez, viens.
Non, non. Viens.
Non.
Dis, c 'est comme ça ?
C 'est comme ça qu 'on doit faire.
Oh, Mélitice.
Elissa ! Qu 'est -ce que tu fiches avec cette gosse ? Il perd patience.
Oui.
Tu crois qu 'il va te faire l 'amour ? Oui.
Où peut -on te joindre à Monte Carlo ? Pourquoi ? Pour me
dire que tu ne peux pas dormir sans moi ? Nanny, n
'oubliez pas de faire la chambre bleue.
La chambre bleue ? Oui, il y a dormi.
Je ne me sentais pas très bien.
La veille de mon départ, comme par hasard.
J 'en apprends des choses avec lui.
Quoi ? Ce que fait qu 'un homme, par exemple, c 'est vraiment pas
encourageant. Tu vas avoir trois jours et trois belles nuits de repos sans moi.
Quand je pense à ce qu 'il va faire à Monte Carlo, ne comptez pas sur moi pour
vous le dire, Nanny.
Bon, je peux y aller.
Tu sembles triste qu 'il soit parti.
Ce n 'est pas si simple que tu crois.
Tu comprendras un jour.
Alors ? Non, ce n 'est pas grave.
Mais tu t 'en allais, au fait ? Maintenant, ça m 'ennuie de te laisser.
Ça t 'ennuie, mais tu vas tout de même le faire.
Lucas.
Écoute, Bélitice, tu n 'en es pas encore aux bêtises avec lui ? Bien sûr que
non. J 'aime mieux ça. Pour les bêtises, tu as tout le temps.
Mais ils ne sont pas tous comme Pierre.
Tu sais que parmi eux, il y en a des gentils, des très drôles parfois.
Lucas, peut -être.
Pierre était gai, drôle et vivant. Qu 'est -ce qu 'il y a ? Je ne vais pas
bondir de joie parce que tu me racontes les malheurs de Mélissa.
Oh, écoute, t 'étais triste et bougon en arrivant, avant que je te dise quoi que
ce soit.
Oh, j 'étais pas bougon.
J 'étais triste, c 'est tout.
Oui, juste le jour où j 'avais besoin que tu me fasses rire en plus. Qu 'est
que tu veux ? C 'est comme ça, on peut pas faire rire les gens tous les jours.
Oh, tu m 'énerves.
Écoute, je vivais avec une fille, je viens de rompre avec elle et tout ça à
cause de toi.
C 'est normal, non ? Elle est extraordinaire.
C 'est normal.
Regarde, je ne m 'en suis pas encore remis.
Tu la regrettes ? Mais non, je ne la regrette pas !
T
'as un petit ami, le
photographe ? Ça ne vous regarde pas.
Bon, écoute, t 'as un petit ami, t 'as des problèmes avec lui, ça ne me regarde
pas, d 'accord ?
Moi, de mon côté, je ne vais pas tout seul à Monte -Carlo.
Ça ne te regarde pas, d 'accord ?
Alors, à bon entendeur, salut.
Je savais que tu reviendrais.
C 'est le mari de Mélissa ? Emmène -moi quelque part, s 'il te plaît.
Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Rien.
Emmène -moi, viens.
Attends.
Tu es comme toutes les filles.
Laisse -moi finir !
Elle se débrouille toujours pour qu 'on ait des remords. Ah, t 'as des remords.
Quelquefois, tu mériterais des gifles.
Eh ben, vas -y.
Bélitis, fais attention. Mais vas -y, qu 'est -ce que tu attends ? Maintenant,
ça suffit.
Arrête un peu.
Tu me pousses à bout sans arrêt, tu te rends pas compte ? T 'es infernal.
Tu n 'as que mes giflets.
Jamais. Non.
Non.
Tu ne vas pas me faire l 'amour ? On n 'en meurt pas, tu sais.
Oui, mais j 'ai jamais...
Mais qu 'est -ce qui te prend ? Je t 'ai rien fait. Oh, t 'as pas le sang, rien.
Enfin, presque rien.
Mélitis, écoute -moi.
Écoute -moi.
Un garçon et une fille ensemble.
Moi.
Un garçon et une fille qui se plaisent, c 'est normal, non ? Autrement, le
garçon regarde d 'autres filles.
Eh ben, ne te j 'aime pas.
Regarde -les.
Si tu savais comme je m 'en fiche.
Je m 'en fiche.
Oh, qu 'est -ce qu 'il y a ? Mais qu 'est -ce qu 'il y a qu 'à court comme ça
Hein ? Vierge ! Ah ! Mélissa !
Je t
'en prie.
Je déteste les hommes.
Bah, voyons.
Mais tu me ressembles.
Allons.
Et tu es faite comme moi. Tais -toi.
Tu n 'as rien pour me blesser. Et je ne suis heureuse qu 'avec toi.
Tu es folle.
Hélas, si je prends à elle, ma peau se dessèche, ma tête retombe,
mes seins durcissent et me font mal.
Je frissonne et je pleure en marchant.
Si je la vois, mon cœur s 'arrête, mes mains tremblent, mes
pieds se glacent, une rougeur de feu monte à mes joues.
Mes tempes battent douloureusement.
Si je la touche, je deviens folle.
Mes bras s 'éradisent, mes genoux défaillent.
Je tombe devant elle et je me couche comme une femme qui va mourir.
De tout ce qu 'elle me dit, je me sens blessée.
Son amour est une torture.
Et les passants entendent mes plaintes.
Hélas ! Comment puis -je l 'appeler bien -aimée ?
À
quoi penses -tu ? Écoute -moi.
C 'était très doux. C 'était beau et fort.
Je ne regrette rien du tout.
Mais il ne faut plus que cela se produise, tu entends ? Jamais plus ?
Non, jamais.
D 'accord. Tu prétends qu 'il ne faut plus et moi je prétends le contraire.
Et je... Non, tais -toi. Je te l 'ai déjà dit, plus jamais.
Tu n 'as plus besoin de moi.
Encore vous ? Je n 'ai pas été très gentil avec Ubiliti.
Alors je voudrais... Je voudrais l 'avoir.
Même si tu ne m 'aimais plus que tout au monde, tu aurais besoin d 'un homme.
Mais qu 'est -ce que tu as oublié ? T 'en cherches rien ? Quoi ? Eh bien, un
homme. Tu es complètement folle.
Tu ne m 'aimes que quand je suis folle.
Mélissa ?
Je
n 'y suis pour personne, compris ? Pour personne.
Hé ! Elle est impossible.
Où va -t -elle ? Je vais chercher un petit cadeau.
En courant ? C 'est tellement brisé.
Elle le croit.
Vous vous y êtes très mal pris avec elle.
Vous n 'auriez pas dû.
Pas de problème.
J 'étais venu me faire pardonner.
Excusez -moi.
Merci.
Alors, pourquoi pas vous ? Ça m 'étonnerait.
Laissez -moi vous expliquer.
Peu importe.
Je ne suis pas disponible. Tu perds ton temps avec moi.
Tu prends quelque chose ? Un verre de lait frais.
C 'est comme ça que tu agis ? Comment ça ? Tu es marrante.
C 'est marrant pour moi ? Un autre.
Tu dis que je brille du lait frais.
Tu le prends d 'une façon curieuse, toi, pour draguer.
Ah oui.
Alors, tu joues à quoi ? Ça va, oublions ça, d 'accord ? Écoute, tu t 'en vas ou
alors tu viens t 'asseoir.
Je t 'ai vu faire tout à l 'heure.
Le premier que tu as dévisagé, zéro.
Le second, double zéro.
Jamais tu n 'y arriveras.
J 'arrive toujours à ce que je veux.
Allez, viens.
Qu 'est -ce que c 'est ? Comme le mien.
Tu ne sais même pas ce que tu cherches.
Si, je sais.
Un amant.
Ce n 'est pas pour moi, c 'est pour un ami.
C 'est pour lui faire un plaisir.
Très joli, j 'adore ça.
Un homme qui serait beau, très gentil et fort.
Quelqu 'un qui ne pose aucune question et qui s 'en irait sans faire d
'histoire. Et qui plairait bien à ton amie, je suppose.
Naturellement.
C 'est elle qui sait ce que tu cherches en vérité. Il fallait l 'emmener avec
toi.
C 'est son nom ?
C 'est choisir un homme dans la rue.
Impossible.
Tu me plais.
Melissa vous plairait encore plus.
Peut -être bien.
Mais pour ce que tu veux, c 'est hors de question.
Pourquoi ça ? Parce que...
Une
minute. Bon, vous avez raison.
Il n 'y a qu 'elle qui peut savoir.
Il n 'y a qu 'elle qui peut choisir.
Tu m 'envoies là, je suis fauchée.
Combien te faut -il ? Écoutez, vous croyez que si une personne se fâche avec
certaine personne pour une certaine raison, elle pourrait lui parler pour
toute autre raison, sans revenir sur la première raison ? Alors, tu as besoin d
'argent ou non ?
Non, non, il me doit bien ça après tout.
Excusez -moi.
Je m 'appelle Nikias.
Je me trouve au port, j 'ai un bateau.
Tiens, tiens.
Non, je ne suis pas venue te voir.
J 'ai décidé que je ne te parlerai plus et je ne te parlerai plus.
Oui, mais vous êtes bien M.
Lucas Mercier, photographe, n 'est -ce pas ? Oui, c 'est moi.
Enchanté.
Celui -là.
Celui -là aussi.
Et celui -là ? Oui.
Monseigneur.
Prends -le.
Nekia ! Désolé, service commandé.
Et lui, tu ne le prends pas ? Vous vous connaissez ? Un peu.
Au fait, pourquoi moi ?
Pas d 'intérêt. Et ton reste, là ? Où je recharge.
À moins que t 'en aies assez.
Ça fait combien déjà ? Une vingtaine.
Bon, ça doit aller. Il faut compter 50 % de déchets.
J 'aurais jamais une photo.
Non, c 'est pas les photos, c 'est les rencontres qui se ratent.
Oh, les rencontres.
Écoute, je n 'étais pas engagée pour faire des commentaires, mais des photos.
Voilà.
C 'est très bien.
Tu veux une enveloppe ? Pas d 'amabilité, combien je te dois ?
Un baiser.
J 'ai déjà payé, salut.
Dix,
onze, douze, oh !
Aucun, ne te plaît vraiment ? Non.
Quinze.
Seize. J 'ai bien peur que ton photographe ait fait tout ce travail
Au fait, ton photographe, peut -être... Oui, peut -être qu 'avec lui, je ne
dirais pas non.
Non, c 'est vrai ? Il semble bien réticente.
Non, c 'est pas ça.
Je vois.
Tu ne veux pas vraiment mon bonheur, c 'est ça ? Si, je le veux.
Finis -toi avec ça.
Dix -sept.
Dix -huit.
Neuf.
C 'est mon ami Néplias.
Néplias ? Oui, mais même s 'il te plaît, tu ne peux pas l 'avoir.
Il est fait pour rester seul.
Dommage.
Quand j 'essaie de t 'imaginer avec un homme, je le vois chaque fois différent.
Et chaque fois, je ne le supporte pas.
Avec Pierre, c 'est horrible.
Je n 'aurais jamais dû te laisser m 'aimer.
Je t 'aurais aimé de toute façon.
Peut -être avec quelqu 'un que j 'aimerais, ce serait différent.
Pour moi et pour toi.
Je vais le convaincre.
Lucas ? Bien sûr que non, Nikias.
Tu as dit avec quelqu 'un que tu aimerais ? Je n 'aime pas Lucas.
Je ne l 'aime plus.
C 'est comme si je ne l 'avais jamais aimé.
Tu permets que j 'invite Nikias ? Tu viens de me faire comprendre que tu ne
penses pas qu 'il accepte.
Je vais essayer.
C 'est très important pour elle, Nikias.
Je ne la connais pas.
Et pour moi, c 'est important aussi.
Tu sais bien ce que je t 'ai dit. Oui, mais je vous demande simplement de
de la voir.
On a vécu avec des amis, ils vous ont amené. Moi aussi.
Oh oui, si vous m 'aimez bien, alors prouvez -le.
Attention, tu le regretteras.
Si.
D 'accord.
Tu es folle, je t 'assure.
Je le sais, on me l 'a dit sans arrêt que je suis folle. Regarde.
Regarde.
Peut -être celle -ci.
Non. Non.
Peut -être celle -ci.
Pour toi. Pour moi ? Peut -être.
Très bien, ça va. Celle -ci est pour moi. Voilà.
Et alors celle -là est parfaite pour toi. Je sais comment je vais ranger tes
cheveux.
C 'est ridicule de dire à tous ses amis de venir comme ça au dernier moment.
Pourquoi ? On les invite et ils acceptent. Et Niki a passionné en amener
aussi. Ça aurait été si simple de tout remettre à demain.
C 'était trop loin demain, Melissa. Je ne pouvais pas attendre.
Enfin, il s 'agit quand même de moi. C 'est bien pour ça.
Il faut que tu sois plus belle que jamais.
Oui, merveilleusement belle.
Dans sa place, notre ami Pierre, je sais ce que je ferai.
Avec son manège et placé comme il est.
En fait, il n 'est pas là, Pierre.
En Monte Carlo, pour le concours.
Mélissa est adorable.
Champagne est excellent.
Et entre nous.
Elle est jolie, non ? Je l 'ai baignée, je l 'ai habillée.
Coiffée aussi.
Alors ? Si je pouvais l 'aimer un jour, je te ferais
disparaître d 'abord.
C 'est vrai ? De quelle façon ? Je te tuerais.
Pourrais -je vous montrer un coin du parc ? Pourrais -je me permettre de
tout le monde dehors ? Je suppose que vous savez pourquoi vous êtes ici.
Billitis vous a -t -elle dit que je ne suis jamais tout à fait quelque part ?
Billitis a toujours exagéré.
Billitis ne sait pas ce qu 'elle peut attendre de moi.
Elle croit le savoir, c 'est différent.
Quand je suis arrivé, vous dansiez.
Je me sentais seule.
Et maintenant, vous l 'êtes encore.
Qui en décidera ? Moi ?
Personne. On ne décide pas ces choses -là.
Ce n 'est pas possible.
Et vous le savez.
Et je le sais.
C 'est vrai.
C 'est pas vrai.
Tiens.
Demare, Cornichias.
Tu sais, il n 'est pas du tout avec nous.
En un sens qui ne m 'appartient à personne.
Tu sembles si seule, si loin de tout.
Mélissa, serre -moi fort.
Tu devais me trouver un homme.
Venez danser avec moi.
Supposons que je vous entraîne dans ma chambre.
C 'est une supposition idiote. Je vous connais et je me connais.
Oh non, pas lui.
Au carré.
Bien vrai, je n 'aurais jamais dû.
Oh, faites quelque chose, Nikia !
Tu le souhaitais, non ?
Je ne t 'ai
pas invité.
Oui, mais tu ne m 'as pas invité.
Ne t 'inquiète pas.
Belitis voulait vraiment que tu viennes.
Tu hérites encore ? Vas -y.
Viens.
Lucas. Je sais.
Nous sommes déjà rencontrés.
J 'avais dit seulement quelqu 'un que j 'aimerais.
Champagne.
Attends.
Melissa ? Ah, c 'est vous, Nanny
? Mais qu 'est -ce qui se passe ici ? Tu peux me
dire à quoi tu penses ? Tu peux me dire à qui tu penses ?
Tu as remarqué ?
Quand elle rit.
Quand elle rit et qu 'elle est en confiance.
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