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Original subtitles

"LES RAPACES"

Le 12 Janvier 1924, un petit groupe vit la projection de 9 heures et demie

du film épique de Erich Von Stroheim: "LES RAPACES", à la demande du directeur.

Mais, lors de la premiÚre du film à New York, le 4 Décembre 1924

C’est une version rĂ©duite de plus de deux heures qui fut prĂ©sentĂ©e.

Cette réduction est considérée comme «la plus grande tragédie» dans l'histoire du cinéma.

Les séquences coupées ont été considérées comme le Saint Grall du cinéma.

Nous avons essayĂ© ici de reconstruire la partie coupĂ©e de l'histoire originale d’Erich Von Stroheim.

"MĂȘme si je pouvais vous parler trois semaines durant sans interruption, pourrais-je seulement vous dĂ©crire, au moindre degrĂ© mĂȘme,

la peine de cƓur ressentie par la mutilation de mon travail sincùre. "

- Erich Von Stroheim

Un film Metro Goldwyn

LOUIS B. MAYER présente une production de Erich Von Stroheim

GREED

Adaptation et mise en scĂšne par Mathis June et Erich Von Stroheim

Edition: Jos W. Farnham

Décors: Cedric Gibbons

Directeur de la photographie: Ben F. Reynolds WH Daniels

Production: Corporation Metro-Goldwyn-Mayer

Distribution: Société de distribution Metro-Goldwyn

De I’American Classic

"Mc TEAGUE" de Frank Norris

"Je n’ai jamais rampĂ©;

Je n’ai jamais ĂŽtĂ© mon chapeau par goĂ»t de mode pour obtenir des centimes.

Par Dieu! j'ai dit la vĂ©ritĂ©. Qu’elle fut agrĂ©able ou non Ă  entendre.

Qu'est-ce que cela a Ă  voir avec moi?

Je leur ai dit la vérité, je la savais vraie alors,

Et je la sais vraie maintenant. "

- FRANK NORRIS.

Casting

Dirigé personnellement par Erich Von Stroheim

Dédié à ma mÚre

MINE D’OR de Big Dipper Placer, Californie, 1908.

OR - GOLD - OR - GOLD

VIF ET JAUNE, DUR ET FROID,

EN FUSION, GRAVÉ, BATTU, DUREMENT OBTENU

ET FACILEMENT PERDU; VOLÉ, EMPRUNTÉ, DILAPIDÉ, DISTRIBUÉ AU COMPTE GOUTTE

McTEAGUE

CUISINE

LA MÈRE McTEAGUE

LE PÈRE McTEAGUE

LA MÈRE McTeague demande sa part

des gains hebdomadaires.

DOCTEUR "INOFFENSIF" POTTER

ARACHAGES DE DENTS: 50 CENTS PLOMBAGES: 2 DOLLARS

TRAVAIL GARANTI

Le pĂšre McTeague lui dit que c’était

une excellente occasion de soigner ses dents.

SALOON DE MIKE

- L'ivrognerie est un vice de constitution si

traütreusement bon - qu’il ne plie jamais

sauf pour casser. -

Rien dans sa vie ne fut aussi décisif que sa fin...

La mĂšre McTeague implore le dentiste

d’embaucher son fils comme apprenti.

- Ô, maudite ambition – c’est à tes charmes que nous devons

tous les grands maux que supportent les mortels.

À toute rĂ©volution quinquennale nous nous sentons autres

et pourtant les mĂȘmes. -

DOCTEUR "INOFFENSIF" POTTER – CHIRURGIEN DENTISTE

Le Dr. Potter choisit deux volontaires dans le public

Mais McTeague était mal à l'aise-

Il n’avait jamais pratiquĂ© sur une dame.

J'ai demandĂ© Ă  changer de chaise, elle s’est sentie offensĂ©e.

McTeague, inconscient de son exploit extraordinaire,

extrait la dent de I’homme à mains nues.

«M. McTeague, votre mÚre est décédée hier

et elle m'a demandé de vous informer

qu’elle m’a confiĂ© ses biens et la somme de 250 $,

que je vous enverrai dĂšs que vous me direz votre adresse —»

Donc, il rompt avec le charlatan

pour ouvrir ses propres « Salons dentaires» sur Polk Street


dans le quartier résidentiel de la ville.

- Frank Norris.

Cinq ans passĂšrent. McTeague pensait

que sa vie était un succÚs,

qu'il ne pouvait espérer mieux.

Dr. McTeague Salons dentaires

TRAITEMENT AU GAZ

CLINIQUE MODERNE POUR CHIENS Propriétaire: Chas. W. Grannis

Marcus était l'assistant du vieux Grannis, dans un petit hÎpital pour chien

que le M. Grannis avait ouvert

dans une allée juste en dehors de Polk Street

PHARMACIE REESE Chloroforme

Maria Macapa était une femme mexicaine responsable

des chambres de pensionnaires. F. N.

"Vous avez des choses Ă  jeter?"

"Non. "

"Ah, bien sûr. "

Le vieux Grannis vivait dans une

des arriùres-chambres de I’appartement de McTeague. F. N.

Mme Baker, confectionneuse de mode retraitée,

avait une chambre minuscule dans le couloir. F. N.

On jasait parmi les pensionnaires

sur leur amourette. F. N.

Mais curieusement, ils n’avaient aucun rapport;

jamais de mots échangés entre-eux deux. F. N.

Mais le mur qui séparait leurs chambres était si mince

qu’ils pouvaient s’entendre bouger.

Marcus Schouler Ă©tait I’unique ami proche du dentiste F. N.

Regarde-moi ça! N'est-elle pas top? Oh! N’est-ce pas?

Oui, elle est top.

C’est le mot!

Mince! Je vais ĂȘtre en retard.

Je dois rencontrer ma cousine Trina au Ferry Ă  cinq heures et demie

et je ne me suis pas encore préparé.

S’écartant un petit peu-Je dois tailler la route.

Salut, Mac! Ne fais pas ce que je ne ferais pas. Tu sais.

MAGASIN Oelbermann

Trina avait son propre petit commerce. Elle fournissait le

magasin de I’oncle Oelbermann en animaux.

BUREAU PRIVE Rudolph Oelbermann

Bonjour, mon oncle.

Je voulais juste dire bonjour, mon oncle, je suis pressée.

J'ai rendez-vous avec Marcus au Ferry et je dois faire des courses.

CAFÉ DE CHAUFFEURS

ANIMALERIE MAGASIN D’OISEAUX

OISEAUX, POUSSINS, ANIMAUX, CHIENS

CHATS, PIGEONS, SINGES

Allez-vous les acheter aujourd'hui, docteur?

Je n’ai pas assez d’argent pour les acheter tous les deux.

Je vais prendre le male et la cage.

Tu as finalement acheté ton oiseau aprÚs tout.

Avez-vous quelque chose Ă  jeter, M. Grannis?

Oh, Maria— je ne sais pas-

Pourquoi gardez-vous ces livres M. Grannis?

Ils ne vous servent Ă  rien.

Eh bien, eh bien, une de mes habitudes vous savez


Je ne fume pas; ça remplace la pipe, peut-ĂȘtre.

Vous avez quelque chose Ă  jeter?

Vous me demandez toujours la mĂȘme chose- vous savez que je n'ai rien.

Vous ĂȘtes pareils tous les deux. Vous avez moins Ă  jeter que les autres.

IL EST INTERDIT DE TOUCHER LES FLEURS

Marcus dĂźnait avec les Sieppe chaque samedi soir

chez eux sur B Street Station, de I’autre cĂŽtĂ© de la baie.

Attention!... Saluez!

Papa, faites asseoir les enfants! Le dĂźner est prĂȘt.

Posez les fusils!

Attention!... En avant, marche!

Asseyez-vous!

Attention! - L'enfant qui n'est pas sage,

n’ira pas au pique-nique de demain.

ZERKOW. FERAILLEUR. Spécialiste en métaux.

Maria vendait son bric-à-brac à ZERKOW, I’ivrogne loqueteux,

qui vivait dans un bidonville juste dans I’allĂ©e Ă  I’arriĂšre de I’appartement... F. N.

Des plombages en or volés dans les salons dentaires de McTeague-

Maria n’est pas ton seul nom, n’est-ce pas?

Mon nom est Maria - Miranda - Macapa!

J’avais un Ă©cureuil volant et I’ai laissĂ© sortir!

Dis voir, qu'est-il arrivĂ© Ă  ces plats en or dont tu m’avais parlĂ© la derniĂšre fois?

Je vous ai parlé la derniÚre fois?

Cette vaisselle que possédait votre pÚre

en Amérique Centrale il y a longtemps, vous vous souvenez?

Rouge, or... comme des oranges.

Il y avait plus d'une centaine de plats, et tous en or.

Vous auriez dĂ» les voir quand on a ouvert le coffre.

Les yeux éblouis.

Combien croyez-vous qu’ils coĂ»taient?

Oh, un million de dollars.

Un service vaisselle en or valant un million de dollars

une soucoupe de punch valant une fortune, un plat d'or rouge,

des monts et des piles. Mon Dieu!

Vous vouliez cette dent ce soir, doc?

Je ne peux pas encore me le permettre. Je voulais juste jeter un coup d’Ɠil.

Elle ressemblerait Ă  un million devant votre fenĂȘtre. Elle est chouette!

Chouette... c'est le mot.

Il avait fini par connaitre les habitudes de chacun.

M. Grannis savais qu'Ă  cinq heures moins le quart

Mme Baker prenait le thé. F. N.

Mme Baker sentait instinctivement le moment exact oĂč

M. Grannis sortait son appareil de reliage

de la deuxiÚme étagÚre de sa garde-robe.

et commençait son occupation favorite de reliage de pamphlets. F. N.

Pamphlets qu’il n'avait jamais lus, par ailleurs. F. N.

DIMANCHE! - Qu’il soit le plus brillant des sept-

CAFÉ DES CHAUFFEURS

Trina se cassa une dent dans sa chute.

C'est de ta faute, Marcus. Maintenant je suis défigurée à vie.

Ce n’est rien! Mon pote le Dr. McTeague fixera ça facilement. – C’est certain- c’est un fait.

Pas de problĂšmes.

Lundi

Quelque chose d'extraordinaire s'est produit, Dr. McTeague.

Hier, j'ai découvert que la chambre de M. Grannis

et la mienne ne faisaient qu’une.

Nous vivons pratiquement dans la mĂȘme piĂšce.

Je ne sais pas pourquoi – vraiment- vous ne pensez pas que je devrais parler

à la propriétaire à ce sujet?

Je sais que M. Grannis aussi est trÚs contrarié à ce propos.

Assieds-toi, Marcus.

C'est le gars le plus fort que vous rencontrerez jamais.

Regardez sa taille. Oui, Mac sait y faire!

C'est une malpropre et elle est cinglée.

Vous devriez l'entendre nous rebattre les oreilles sur son service de vaisselle en or.

Tu fais aller, Maria?

Je n’ai pas toujours eu à travailler pour gagner ma vie

le devez-vous quand vous mangez dans des plats en or?

Dites-moi, Marie, quel est votre nom de famille?

Mon nom est Maria - Miranda - Macapa.

J'avais un Ă©cureuil volant et I’ai laissĂ© sortir.

Vous m’achetez un billet de loterie?

Il coûte seulement un dollar!

Sortez d'ici! La loterie est illégale!

Le boucher d’à cĂŽtĂ© a gagnĂ© 20 $ au dernier tirage!

Mac, vieux pote. Je te présente ma cousine, Trina Sieppe

C'est ma chérie!

Ne sers pas si fort, Mac

Les racines de la dent cassée sont encore dans la gencive

elles vont devoir ĂȘtre retirĂ©es

et je suppose que I’autre prĂ©molaire aussi.

Un trou suffit.

Permettez-moi de revoir.

Et pour la premiĂšre fois de sa vie,

McTeague ressentit un soupçon d’ambition de plaire à une femme

C'est une vieille, vieille histoire, mais qui reste toujours nouvelle.

Il commença à penser à elle en permanence. F. N.

Durant les deux semaines suivantes, Trina vint chaque jour

Et elle passa chaque fois deux ou trois heures sur la chaise de McTeague.

L'Ether... Pas aussi dangereux que le gaz.

Mais sous I’apparence de bontĂ© qu’il affichait,

courrait un courant violent d’un mal hĂ©rĂ©ditaire, comme dans un Ă©gout.

Pourquoi est-ce arrivé? Il ne le voulait pas.

Était-il coupable?

Je n'ai rien senti.

Ecoutez, Mlle Trina. Je vous aime plus que quiconque;

que diriez-vous si nous nous mariions?

Ne te I’avais-je pas dit? Mac, est au poil!

Salut, Mac!

Une semaine plus tard, McTeague finit le plombage de Mlle Trina

et ensuite, il ne la vit plus.

"ROCK SEAL" JARDINS DE THE ET RÔTI

Qu'est-ce qui se passe ces derniers temps, Mac?

Si quelque chose ne va pas, crache le morceau.

Bien sûr, tu es amoureux.

Peut-ĂȘtre que je peux aider. Nous sommes amis, tu le sais. Quel est le problĂšme.

Je ferai tout mon possible pour t’aider.

C'est
 Mlle Sieppe!

Trina, ma cousine? Que veux-tu dire?

Tu veux dire - que tu es- que toi, aussi...?

Je n’ai pas pu m’en empĂȘcher. Ce n'Ă©tait pas ma faute.

C’est arrivĂ© si lentement que... que


que... c’est arrivĂ© avant que je le sache, avant que je puisse m’en empĂȘcher.

C’est la premiùre femme que j’ai connu... et tu sais...

Pourquoi ai-je Ă©tĂ© si prĂšs d’elle et senti ses cheveux-

et senti son souffle. Tu sais...

C’est tout. C’est
 C’est
 Oh c’est tout! - Je-

– Je—Pourquoi Marc, c’est tout – tout!

Eh bien, qu’allons-nous faire maintenant?

Je ne veux pas... que quoi que ce soit

se mette entre nous Marc!

Eh bien, rien ne se mettra, pour sûr Mac, rien du tout.

Bien Mac, vas-y,

j’imagine que tu la dĂ©sires passionnĂ©ment

Je me retire, je te la laisse, vieux pote.

«Amis pour la vie...

...ou... la mort. "

Merci, Marc! Je l'apprécie beaucoup! Vraiment beaucoup!

Je vais te dire ce qu’on va faire, nous irons chez les Sieppe

pour l'anniversaire de Washington, mercredi prochain.

Bien sûr, ils seront heureux de te voir.

Ils iront au parc Schutzen pour piqueniquer.

Mac, c'est le pĂšre de Trina!

Ravi de vous rencontrer, M. Sieppe.

MĂšre!

Doc,... je te présente ma cousine, Selina.

Dr. McTeague, ne pensez-vous pas que les pique-niques soient amusants?

Et vous n'avez pas faim au moment des repas?

Les forĂȘts et l'herbe sentent si bon.

Je ne sais pas, Miss Sieppe... Je n'ai jamais pique-niqué.

Maintenant, c’est Ià que nous devons casquer, Mac

Donne-moi quatre sous!

Je n’ai pas d’argent sur moi... 10 cents seulement!

Quel jour ce fut pour McTeague
 un jour inoubliable!

Ripailles, plaisanteries et séductions licencieuses...

gestes et sourires réjouis...

Et quelle soirée ce fut pour McTeague


Une soirée inoubliable!

Marcus dormit dans le salon du hall.

Trina laissa sa chambre Ă  McTeague et alla se coucher chez Auguste. F. N.

McTeague scruta tous les objets dans la chambre,

conservant I’image de Trina dans tout ce qu'il touchait et voyait. F. N.

Et quelle nuit fut-ce-IĂ  pour McTeague!

Une nuit des plus mémorables!

Les semaines passĂšrent, fĂ©vrier s’en alla

mars arriva trĂšs pluvieux, mettant un terme

Ă  tous les pique-niques et excursions du dimanche.

Aujourd'hui est le premier jour oĂč il ne pleut pas depuis des semaines.

Je voudrais faire une promenade.

Un jour, je vais acheter une grosse dent dorée

pour mettre en valeur ma vitrine. Elles sont belles.

Mais elles coûtent si cher que je ne peux pas en acheter maintenant.

- « Des CƓurs et des Fleurs»?

Non... mais "Plus prĂšs de Toi mon Dieu".

Les nuages passent bas...

Les hirondelles sont assoupies...

Les chauves-souris migrent-

Dites, Mlle Trina, pourquoi attendre?

Pourquoi ne pas nous marier dĂšs maintenant?

Pourquoi pas? Ne m’aimez-vous pas bien assez?

Parce que...

Oh! Allons!

Oh, s'il vous plaĂźt! S'il vous plaĂźt!

Oh, non, je dois rentrer Ă  la maison. Il est tard.

Vous pouvez... Vous pouvez venir dimanche!

Puis-je vous embrasser Ă  nouveau?

Par Dieu, elle est Ă  moi, enfin!

Trina rencontra sa mĂšre

alors qu'elle préparait un piÚge à souris. F. N.

Qu'est-il arrivé?

Trina fit part des avances du Dr.

Tu aimes le jeune docteur?

Je ne sais pas.

Tu ne sais pas? OĂč est passĂ©e ta raison, Trina?

Tu l'embrasses, tu pleures et tu ne sais pas?

C’est à cause de Marcus alors?

Non, ce n'est pas Marcus.

Alors, ça doit ĂȘtre le docteur.

Je- Je pense que oui.

Elle est Ă  moi, par Dieu.

La souriciùre claqua d’un bruit sec. F. N.

Elle est à moi. – Elle est à toi, hein?

Qu’en sera-t-il de ma vie maintenant? Rien, Misùre!

Tu seras heureux avec elle. Je I’aurais Ă©tĂ©.

Je te pardonne, MisĂšre!

Non!... Non!

Dis, Mac, maintenant que tu as conquis Trina,

Tu devrais l'emmener Ă  un spectacle. C'est le piĂšge!

C'est tout!

Et il faut amener sa mÚre aussi, bien sûr!

Et tu prends Auguste avec aussi!

Est-ce Ià que I’on achùte les places?

Donnez-moi quatre places pour lundi,

quatriĂšme rangĂ©e depuis I’avant et cĂŽtĂ© droit, Ă  main droite.

Dans le sens du public ou dans celui de la scĂšne?

Sur la droite... loin des percussions.

Les percussions sont sur la droite. Alors, vous voulez ĂȘtre Ă  gauche.

Je veux ĂȘtre sur la droite, Ă  main droite.

LĂ , vous ĂȘtes directement en face des percussions.

Mais je veux ĂȘtre sur la droite... non, je veux ĂȘtre sur la gauche.

Je veux... Je ne sais pas... Je ne sais pas.

Savez-vous ce que vous voulez Ă  la fin?

Ne vous moquez pas de moi. Vous... vous...

Ou je vous fends le crĂąne... espĂšce de petit-

Je dois vous dire quelque chose.

Je ne sais pas ce qui m’a pris la nuit derniùre. Je me suis conduite en vilaine fille.

Je ne vous aime pas assez pour vous épouser

Oh, je vous aime vraiment!

Jamais de leur vies Trina et McTeague

n’avaient apprĂ©ciĂ© autant une reprĂ©sentation.

Ce que j'ai aimé le plus, c'était la femme qui a chanté ces chansons tristes.

Pour moi... les yodlers!

Pour moi, le type qui a joué "Plus prÚs de Toi mon Dieu"

sur les bouteilles de biĂšre, il est l'artiste le plus accompli.

Tiens-toi bien!

Le destin se faufile furtivement Ă  pas silencieux.

Je suis Ă  la recherche de Miss Macapa.

Votre ticket de loterie a remporté la somme de 5000 $!

5000 $?... si seulement papa était Ià!

Permettez-moi de vous embrasser. Rien que de penser que-

j'Ă©tais dans la mĂȘme piĂšce que vous quand vous avez achetĂ© le ticket.

Une erreur s'est produite. Pourquoi... Pourquoi devrais-je gagner? Cela n'a aucun sens!

Et dire que je ne voulais pas acheter de billet.

Et il m’a dit que c'Ă©tait illĂ©gal.

Sur présentation de votre coupon...

Vous recevrez un chĂšque de 5000 $!

Que voulez-vous faire avec tout cet argent, Trina?

Se marier... en voilĂ  une raison!

Vous parlez d’une chance!

Pourquoi ne pas aller dans vos salons et la célébrer?

Les dangers se rassemblent lorsque les trésors naissent...

Je ne crois pas que M. Grannis et Mme Baker se soient déjà rencontrés

et pourtant ils ont vécu cÎte à cÎte pendant des années.

Je bois à la santé, fortune et au bonheur des futurs mari et femme!

McTeague- un discours! un discours!

Je ne sais pas quoi dire. Je... Je n'ai jamais donné de discours,

mais... mais je suis content que Trina ait remporté le prix...

Oui, je parie que tu I’es!

...Et vous ĂȘtes tous les bienvenus, buvez Ă  votre soif...

et... et... C'est tout ce que j'ai Ă  dire.

Mac, pensez Ă  tout l'argent qui vient juste Ă  ce moment.

Ça ne vous fait pas peur?

Mac viens voir, cette nuit nous devons dormir avec les chiens, tu sais.

M. Grannis Ă©couta jusqu’à ce qu’il entende ses pas

dans le hall F. N.

et la fermeture douce de sa porte. F. N.

Quelle soirĂ©e ce fut pour lui! Il I’avait rencontrĂ©e

lui avait parlé et avait touché sa main; il était dans un état de grande excitation. F. N.

De mĂȘme, Mme Baker Ă©coutait et tremblait,

il pensait à elle, elle en était presque certaine. F. N.

Ils n’étaient plus des Ă©trangers; ils Ă©taient des connaissances, des amis.

Quel événement fut-ce cette nuit dans leur vie!

Quel idiot j'ai pu ĂȘtre!

Si j'avais gardĂ© Trina, j’aurais 5000 $!

Saleté de chance!

- Ô maudite faim d’or pernicieuse... -

J'ai vendu un billet de loterie Ă  la jeune fille de l'appartement.

Combien pensez-vous qu’elle a gagnĂ©?

Cinq mille dollars.

Pour quoi? Avoir achetĂ© un billet, et moi - j’ai travaillĂ© si dur.

Je me suis battu pour lui, ai été affamé pour lui, et je meurs pour lui chaque jour.

Cinq mille dollars, toutes brillantes, et lourdes piĂšces.

Aussi brillantes que le coucher du soleil.

Félicitations, Trina.

BUREAU PRIVE Rudolph Oelbermann

Mlle Trina Sieppe investit 5000 $

dans I’affaire de son oncle, avec un intĂ©rĂȘt de 6%,

payable Ă  hauteur de 25 dollars par mois,

le premier jour de chaque mois.

Dis-moi Mac, quand vas-tu me payer l'argent que tu me dois?

Heu... Mais... je te dois... de l'argent?

Eh bien, tu me dois... un dollar!

J'ai payé pour vous et Trina
 le jour du pique-nique.

Tu aurais dĂ» me le dire plus tĂŽt.

Je suis... Je suis trĂšs reconnaissant, Marcus.

Et tu ne m’as pas non plus payĂ© pour avoir dormi dans ma clinique pour chien

la nuit, de vos fiançailles!

Tu veux dire... que... je
 je devrais payer pour ça aussi?

Eh bien,... tu aurais dĂ» payer ton dollar pour un lit ailleurs!

On a profité de moi assez de temps.

Qu'est-ce qui t’arrive ces derniers temps, Marcus?

Ai-je fait quelque chose de mal?

Tout ce que je sais, c'est que j'ai été lésé de 5000 $.

Dis voir, va fumer ta pipe parmi les bouseux,

loin des gentlemen.

OĂč est ma place maintenant que tu m’as pris ma copine et mon argent?

Est-ce que j’aurai de cet argent?

Je ne peux pas te le donner car il ne m’appartient pas!

Tu n’as donc aucune gratitude?

Tu es ivre! 
 Voilà ce que tu es!

EspĂšce de dentiste pour cheval!

EspĂšce de boucher de zinc Ă  10 cents!

EspĂšce de voyou-

EspĂšce de bouseux-

Faites attention à ce qu’il ne vous poignarde pas dans le dos,

si c'est le genre d’homme qu’il est.

On ne sait jamais.

Il ne se moquera pas de moi comme ça!

Je lui montrerai, il verra.

Il a brisé ma pipe...

Ecoutez, ne vous donnez pas en spectacle.

Autant essayer d'arrĂȘter une locomotive!

Pour mon cher Mac, Trina.

Quelqu’un viendra demain pour le mettre en place.

N’est-elle pas, n’est-elle pas... juste un joyau?

Tout le mois de mai durant, la famille Sieppe avait été chamboulée. F. N.

À LOUER

Ils devaient déménager au sud de l'état

le jour suivant le mariage de Trina F. N.

TABLEAU N° 3- HANS SIEPPE LOS ANGELES - CALIFORNIA

Il t’a lancĂ© son couteau? Quel lĂąche!

Et il voulait une partie de mon argent. Quel sans-vergogne!

Il est tout Ă  moi cet argent, chaque centime.

Marcus n’a pas le moindre droit dessus. Il est à moi - à moi.

Je veux dire, il est à nous, Mac chéri.

Le mariage est une... noble institution, n'est-ce pas, docteur?

Bien sûr.

Il est le fondement de la société.

Êtes-vous prĂȘt?

Laissez-moi ĂȘtre le premier Ă  fĂ©liciter Mme McTeague.

Et puis ils regardĂšrent aux cadeaux.

« De la part de Marcus pour Trina »

Maintenant, nous devons commencer Ă  dĂźner.

Le train pour Los Angeles part Ă  onze heures.

Et puis ils se gavĂšrent pendant deux heures.

Puis vinrent les adieux.

Bien, mon oncle, n’oubliez pas- si vous entendez à Los Angeles

que quelqu'un recherche un ouvrier agricole, dites le moi.

Oh, Trina, quand pourrais-je te revoir?

Oh, un jour... un jour...

Écris-moi trùs souvent Mùre, et dis-moi tout.

Docteur,... Soyez bon avec elle. Trùs bon
 d'accord?

Ah, tu me fends le cƓur, ne pleure pas, ma pauvre petite fille apeurĂ©e.

Tu n’as aucune raison d’avoir peur

Va voir ton mari.

De I’or... des monceaux d'or, de l'or à profusion.

Je pourrais I’écouter... pour toujours.

Maria, veux-tu m'épouser?

Maria savait ce que cela signifiait

et s’imagina partager la fortune de Zerkow.

Bien sûr! Pourquoi pas?

Tu penses qu'il existe encore?

Peut-ĂȘtre qu’il est enterrĂ©.

Les trois premiÚres années de leur vie de mariés

apportĂšrent peu de changements Ă  la fortune des McTeague.

Au lieu de s'abaisser au niveau de McTeague, comme elle le craignait,

Trina fit s’élever McTeague au sien.

Je n'ai pas de petite monnaie, Mac.

Et pendant un moment, les McTeague

avaient mis leurs efforts Ă  acheter

une petite maison... rien que pour eux-mĂȘmes.

Qu’en penses-tu?

Je ne suis pas encore sûre, 35 $, plus l'eau en extra.

Je ne pense pas que nous pouvons nous le permettre, Mac.

Mais n'avons-nous pas 5000 $?

Je ne veux pas que tu parles comme ça.

Cet argent ne doit jamais ĂȘtre touchĂ©.

Tu as pas mal épargné, au fond de ton coffre.

Il doit y avoir environ 100 $, Ă  ma connaissance.

Qu'est-ce que tu racontes, Mac? 100 $! Je n’en ai pas 30!

Achetons cette petite maison. Une telle opportunité pourrait ne jamais se représenter.

Ce serait charmant, n’est-ce pas?

–d’ĂȘtre rien que nous deux-

mais dĂ©cidons jusqu’à demain.

POLK STREET IMPROVEMENT CLUB FESTIVAL

Marcus Schouler était dans son élément.

durant toutes les festivités

Il Ă©tait I’un des Marshals de la parade

Ah! Tu te crois malin.

N'est-ce pas mieux que de boire ta vieille biĂšre pression?

Et en plus, c'est meilleur marché.

Trina, eh bien, cette maison est la nÎtre, je l'ai achetée.

Tu veux dire que tu as signé un contrat pour le premier mois de loyer?

Et je viens de découvrir que le sous-sol

est gorgé d'eau depuis des mois.

Eh bien, nous n'avons pas besoin d'y aller si c’est inhabitable.

Maintenant nous devons payer le premier mois, de toute façon.

Ça fait 35$ de gaspillĂ©s!

Tu penses que nous sommes millionnaires?

Tu as 100 dollars d’économies. Tu paies la moitiĂ© et moi I’autre moitiĂ©.

Tu ne toucheras pas mon argent. C'est un avertissement.

Misérable! Tu es pire que le vieux Zerkow!

Je voudrais avoir ma propre cuisine. S’il-te-plait.

Mais Trina souffrit de sa réaction aprÚs leur querelle. F. N.

Puis il lui vint l'idée géniale

de surgir derriÚre lui inopinément

et de lui glisser I’argent, les 35 dollars, dans la main. F. N.

Cent soixante-cinq dollars.

Marie, ma chĂ©rie, ne me trompes pas sur ça, dis-moi au moins, oĂč

Il est caché avant de mourir.

C'est tout ce que je veux... Ce plat en or précieux

une fortune, l'or, de l'or pur

penses-y! Tu ne te souviens plus oĂč il a pu finir?

- Le temps fuit en un courant inébranlable et sans répit. -

Qu’est-ce qui te gĂȘne dans I’idĂ©e d’aller dĂ©jeuner

au parc Schutzen dimanche prochain?

Heise et Ryers seront IĂ  aussi. On pourrait demander Ă  Selina de venir.

Heu? Qu’en penses-tu?

Je ne pense pas que nous pouvons nous le permettre ce mois-ci, Mac

Je dois payer pour l'électricité et beaucoup d'autres choses, la semaine prochaine.

Oh, pour I’amour de Dieu, allons-y!

Si tu paies la moitié, et Heise et Ryers

paient la totalité du voyage,

et si chacun apporte sa propre nourriture.

Maria donna naissance Ă  un enfant

Un bébé misérable et malade sans suffisamment

d’énergie ni d’esprit pour pleurer... F. N.

Il n’avait pas mĂȘme un nom;

un petit ĂȘtre, Ă©trange, hybride, F. N.

venu et parti en une quinzaine de jours.

Nous allons bien nous amuser

S’il y a quelque chose que j’aime par-dessus tout c’est le pique-nique

Te souviens-tu de notre premier pique-nique, Mac?

Bien sûr! Je n'oublierai jamais cette saucisse au foie.

Mais regardez! N'est-ce pas M. Schouler? F. N.

Mince alors, que faites-vous IĂ ?

Nous allons faire un pique-nique au parc Schutzen.

Pourquoi ne pas venir avec nous, Marcus?

Bien sûr, que je viens. Sois en assuré!

Écoutez ceci, vous deux avez Ă©tĂ© longtemps

en froid.

Comment se fait-il que maintenant vous vous entendiez si bien?

Maintenant, ma chérie, redis-le-moi encore

- Je ne I’ai plus entendu depuis si longtemps-

Il y avait plus de 100 piĂšces...

Je ne sais pas de quoi tu parles Zerkow

- Tu as dĂ» le rĂȘver.

Tu sais oĂč il est.

Je pense que tu I’as trouvĂ© et que tu me le caches.

Il n’est pas ici, il n’est nulle part. Quel plat d'or?

Je ne me souviens d’aucun plat d’or.

Je te ferai parler, tu verras-

Que diriez-vous d’un tournoi?

Marcus et moi lutterons. Et ensuite le Docteur et Ryer, -

Et les gagnants s'affronteront aprĂšs.

Mieux vaut que je garde ton argent, Mac.

La lutte entre McTeague et MARCUS promettait d'ĂȘtre intĂ©ressante. F. N.

Marcus tourna la tĂȘte et mordit

I’oreille du dentiste. F. N.

Soudain, il y eut un déclic,

Presque comme le retentissement d'un coup de pistolet. F. N.

McTeague lùcha prise; son bras était cassé. F. N.

LĂąchez-moi donc! Je vais le tuer!

Mac, chĂ©ri, Ă©coute— C’est moi, c’est Trina- S'il te plaĂźt, arrĂȘte-

L'Ă©tĂ© passa—Puis vint I’automne, toute revĂȘtue de jaune.

MĂšre veut... que Je...

Mùre
 veut que NOUS–


 lui envoyions 50 $. Elle dit que les temps sont durs pour eux.

Eh bien, je crois que nous pouvons lui envoyer
 n’est-ce pas?

Je me demande si MĂšre pense que nous sommes millionnaires?

Trina, tu deviens franchement pingre!

Et ça empire de jour en jour.

Mais... 50 $ sont 50 $!

Mais tu as beaucoup d'économies.

Ne dis pas ça, Mac, je ne pense mĂȘme pas avoir 50 $.

Voici ce que je vais faire, Mac

Nous lui enverrons 25 $. Tu lui envoies la moitiĂ© et moi I’autre moitiĂ©-

Qu’en penses-tu?

Si MÚre a vraiment autant besoin de l'argent... elle réécrira.

OĂč est-il, idiote! Dis-moi oĂč il est!

Je te le dirais si je le savais, mais je n’en sais rien.

Je te ferai parler!

Dis le moi ou je ne réponds de rien!

Maria fuit de I’autre cĂŽtĂ© de I’allĂ©e dans I’appartement de Marcus

Ha- il croit m’effrayer avec son couteau- - je n'ai peur de personne.

Je ne lui ai jamais rien dit

Je n’ai jamais entendu mot de ces plats d'or- Il doit ĂȘtre fou.

- Triste est le temps lorsque les fleurs et la terre se flétrissent-

M'aimes-tu, Mac, chĂ©ri? M’aimes-tu fort- FORT?

Eh bien, oublions le passé, hein, Mac?

Bien sûr!

Alors... Comment vont les affaires, Doc?

Beaucoup d'argent?

Trop Ă  faire?

Tout est juste comme il faut... Hein?

Nous avons beaucoup Ă  faire-

mais nous n’avons pas beaucoup d'argent.

Eh bien
 je m'en vais. Dans un ranch-

m’occuper de bĂ©tail avec un pauvre diable anglais.

Oui- maman m'a écrit.

Revenir? Pourquoi
 Je n’ai pas I’intention de revenir.

Je suis venu pour dire ‘au revoir’.

Je suppose que nous ne nous reverrons plus jamais.

Je le crains. - Mais bonne chance Ă  toi, Doc

Bonne chance... Ă  tous les deux!

Au revoir! C’est la meilleure chose que j’ai entendue de la part de Marcus.

INSPECTION DE L'ART DENTAIRE DU CONSEIL DE LA CALIFORNIE

Cher Monsieur, Notre conseil a été informé

de votre exercice de la médecine dentaire sans diplÎme

de praticien de I’art dentaire obtenu par une Ă©cole agréée,

ou une licence de notre conseil de I’état de Californie vous autorisant Ă  pratiquer.

Par conséquent,

Il vous est strictement interdit

de poursuivre I’exercice de la mĂ©decine dentaire.

Il est également de notre devoir de vous informer que toute violation

de la loi sur la pratique de la médecine dentaire est passible de poursuites pénales.

Dis-moi, Mac, n’as-tu jamais obtenu de diplĂŽme universitaire d’’une Ă©cole de mĂ©decine dentaire?

Comment as-tu appris Ă  exercer alors?

Ne suis-je pas un dentiste? un médecin?

Regarde mon plaque et la dent dorĂ©e que tu m’a donnĂ©e.

Pourquoi... Ce n’est pas possible!

Eh bien... Je ne vais pas arrĂȘter Ă  cause d’un simple papier!

Il ne peuvent pas te faire arrĂȘter!

Vas-y, Mac! DĂ©pĂȘches-toi- avant qu’il s’en aille!

C’est Marcus... C’est lui le dĂ©lateur!

Qu’il soit maudit!

Mais McTeague abandonna sa profession petit Ă  petit

Tu vois? J’ai tout prĂ©parĂ© -

– et j’attends et-

Personne ne vient.

Personne ne viendra plus jamais.

Vonovitch... Mercredi 14h. Mme Larry Howard... Jeudi de 9h.

Le petit Heise... Jeudi 13h30.

Ne t’en fais pas, chĂ©ri, tout s’arrangera finalement

et nous serons pauvres ensemble si c’est nĂ©cessaire.

C'est la bonne maniùre de I’effacer... avec mes larmes.

Tout est fini- fini.

Si... Jamais... Je... rencontre Ă  nouveau... MARCUS SCHOULER!

Oh, si jamais!

VENTE AUX ENCHÈRES D'AUJOURD'HUl

N’EST PAS A VENDRE

Mac, sois raisonnable.

L'accordéon serait trÚs rentable et la cage est comme neuve.

Non, ils ne sont pas Ă  vendre.

En fin de compte, cette affreuse journée était terminée.

Allons jeter un dernier coup d’Ɠil.

Le vieux Grannis les rencontra sur leur passage

Il portait un petit paquet. F. N.

Il n’avait aucune valeur sauf pour vous- Je l'ai achetĂ© comme cadeau.

Oh, c'était gentil de sa part!

J'ai oublié de le mettre de cÎté. Bien sûr, il n'était pas à vendre!

- Et ensuite le labeur commença-

Donne-moi 50 cents pour une bouteille de biĂšre.

Je n’en ai pas les moyens. Bois une pression. Je t’ai donnĂ© 1 dollar hier.

Tu m’as dĂ©goĂ»tĂ© de la biĂšre pression.

Tu sais le peu que j’ai retirĂ© de la vente de nos effets?

70 $, et aprÚs avoir payé le loyer

et les frais des vivres, je n'ai que 50 $.

VENTE DE MEUBLES, ETC.. 170 $ FRAIS DE VENTE AUX ENCHÈRES 20 $

SOLDE 150 $

Je me suis fait virer!

Que vas-tu faire maintenant? Connais-tu un autre endroit comme celui-ci?

Oui... il... il y en a deux autres.

Pas demain. Tu dois y aller sur le champ.

Nous perdons de l'argent Ă  chaque seconde que tu restes assis IĂ .

Je n'ai rien eu Ă  manger depuis ce matin-

Peu importe, maintenant—pars, avant qu'ils ne ferment.

Ils t’ont payé  n’est-ce pas?

- l'argent, toujours!

Mieux vaut me donner 5 cents pour le trajet.

Ça fait loin à pied.

Et il va pleuvoir.

Un grand gaillard comme toi... qui a peur d’une petite marche?

Misùre! L’argent- I’argent -et elle a 5000 $.

Je ne vais plus le supporter bien longtemps.

Le dentiste se présenta à chaque fabricant,

d'instruments chirurgicaux cet aprĂšs-midi IĂ 

Mais en vain. F. N.

J’aurais sacrĂ©ment peur d’un homme comme celui-IĂ !

Il ne me tuera pas. S’il le faisait

Il ne saurait jamais oĂč sont les plats-

C'est ce qu'il pense.

Mais tu lui as parlé de ces plats d'or.

Je ne lui ai jamais dit quoi que ce soit. Vous ĂȘtes tous fous!

Tu aurais dĂ» prendre un taxi.

Tu vas attraper la crĂšve!

Deux secs, Joe.

Pas pour moi, je me sens mal.

Ah... diable! Tu mourras
 si tu restes trempĂ© jusqu’aux os comme ça.

T’as Ă©tĂ© embauchĂ©?

Tu as été... surpris... par la pluie?

Tu ne voulais pas mĂȘme me donner 5 cents... pour le taxi!

Je ne savais pas qu'il allait pleuvoir.

Ah non, tu ne savais pas qu'il allait pleuvoir?

Ne te I’ai-je pas dit plus tît?

Tu es naïve si tu crois que je vais toujours I’accepter?

As-tu... trouvé un emploi?

Rends-moi l'argent que je t’ai donnĂ©!

Je... J'ai acheté... les vivres avec.

Je ne te crois pas!

Pourquoi Mac... crois-tu que je te mentirais?

Tu crois que je serais capable de m'abaisser à faire ça?

As-tu... trouvé un emploi?

C'est pas beau ça
?

C'est merveilleux, n'est-ce pas?

Je n’accepterai pas que tu me cries aprùs
 comme ça!

Tu feras... Comme je te dirai


dorénavant
 Trina McTeague!

Oui
 J’ai bu du whisky!

J'en ai assez
 et je n’veux plus ĂȘtre ennuyĂ©!

Je me demande oĂč il a trouvĂ© I’argent... pour payer le whisky?

Avec le temps,

le dĂ©sƓuvrement de McTeague devint une habitude.

Maria?

Maria, la femme de Zerkow- Je I’ai trouvĂ©e. Venez vite!

Mon Dieu, il est passĂ© Ă  I’acte cette fois

Il a toujours dit qu’il le ferait.

Le corps de Zerkow fut retrouvé

flottant dans la baie prĂšs de Black Point. F. N.

Il y avait serré entre ses mains

un sac plein de plats d’étain rouillé 

de pots d’étain et de couteaux et fourchettes de fer, collectĂ©s dans une dĂ©charge. F. N.

- Et tout cela pour un service de plats d'or qui n’avait jamais existĂ©-

Je vais chercher de l'argent et je reviens tout de suite.

Achetez un billet de loterie?

Oh, Mac, j'ai fait un rĂȘve horrible.

Maria avec la gorge tranchée me poursuivait

Je ne pouvais pas courir- Oh, quelle frayeur!

Ah, toi et tes rĂȘves-

Toi avec tout cet argent... et moi avec rien. Aller!

Tu ne m'aimes plus, Mac?

Bien sûr que si!

Et pourtant, cette brutalité, d'une certaine façon inexplicable

suscitait chez Trina un désir morbide, malsain de soumission

Timidement, Mme Baker visita pour la premiĂšre fois

la chambre de M. Grannis

J’ai pensĂ© que vous voudriez prendre une tasse de thĂ©

Oh vous ĂȘtes gentille! Je- Vous m’avez- rendu trĂšs heureux.

Je me sentais si seul ce soir- et la nuit derniĂšre aussi-

toutes ces années -toute ma vie-

Et moi aussi-

Je croyais que vous reliiez vos livres ce soir.

J'ai vendu mon appareil.

CINQ MILLE DOLLARS

En fait- je n'ai jamais pensĂ© que j’aurais autant d'argent

- Donc, vous ne relierez plus de livres?

J'avais l'habitude de vous entendre...

- Et vous vous asseyiez prĂšs de la cloison aussi?

Oh, Oui, - Oh, oui - je le faisais souvent.

CHAMBRES À LOUER

Nous avons dĂ©jĂ  trouvĂ© une place oĂč nous installer.

Mais c'est Ià que Zerkow a tué Maria.

Je sais - mais c’est moitiĂ© moins cher-

Et je dois vivre dans ce sale trou Ă  rats

Juste pour que tu puisses économiser de l'argent?

Trouve un emploi, puis on en reparle.

- Les McTeague commencÚrent à décliner rapidement et toujours plus bas. -

Qu’est-ce que tu vas faire?

DOCTEUR Wilbur PEROUD, chirurgien dentiste. -ENTREE-

Que puis-je faire pour vous ce matin- M. McTeague?

Je veux vous vendre -cette grande dent-

pour laquelle vous m’aviez fait une offre une fois?

Je n’en ai plus besoin.

Mais, si ça peut vous aider, je vous en offre cinq dollars.

Combien t’en a-t-il donnĂ©?

C’est pas tes affaires.

Voici un dollar- trouve-moi un steak ou des cĂŽtelettes ou autre chose.

Mac, non, on ne peut pas se le permettre. Laisse-moi mettre

cet argent de cÎté pour les jours de pluie.

DĂ©pĂȘche-toi, ou je te mords Ă  nouveau les doigts!

MARCHE JUIF

N'avez-vous pas quelque chose de moins cher?

C’est vieux de trois jours.

OĂč est ma monnaie?

25 cents... sur un dollar?

Si tu veux de la viande, tu dois la payer.

M. Grannis et Mme Baker se mariĂšrent

Et firent installer une porte pour faire communiquer leurs chambres.

Loin du monde et ensemble

ils commencÚrent la romance retardée

le leur foyer et vies communs et paisibles. F. N.

Adieu!

Embrasse-moi avant de partir, Mac-Tu m’aimes toujours un peu, n’est-ce pas?

Pourquoi ne ramĂšnerais-tu pas de poisson quelquefois?

Ça te permettrait d'Ă©conomiser cinq cents.

Je crois que je vais prendre mes oiseaux avec moi.

Pour les vendre?

Mais ne te fais pas escroquer par la dame de l'animalerie-

Tu dois en obtenir cinq dollars.

Ou peut-ĂȘtre... six dollars!

Eh bien... Adieu!

Quatre cents cinquante...

Ce que j'ai sué pour les économiser!

Personne ne vous mettra la main dessus- jamais.

A dix-huit heures, le dentiste n'était toujours pas revenu. F. N.

À vingt heures, elle couvrit sa tĂȘte d’un chĂąle

et alla voir Heise. F. N.

Heise alla dans la salle du bar d’à cĂŽtĂ©

et retourna sans nouvelles précises. F. N.

- La Nuit baissa son rideau noir, et I’épingla d’une Ă©toile. -

Je ne me plaindrais pas si seulement Mac était à la maison.

Oh non. Oh non. Ce n'est pas vrai.

Elle monta l'escalier en courant, ouvrit la porte de la piĂšce et s'arrĂȘta, Ă  bout de souffle. F. N.

Est-ce toi, Mac?

Avec ses doigts gelés et tremblants, elle alluma la lampe, et se retournant, et regarda son coffre. F. N.

Non, non, ce n’est pas vrai; ce n’est pas vrai...

Oh, comment a-t-il pu faire ça?

Tout mon argent Ă  disparu, mon cher argent.

Si seulement tu reviens - tu peux garder tout l'argent -

la moitié-

Oh, rends-moi mon argent-

- Parti pour de bon- avec toutes mes piĂšces d'or.

Au revoir... pour toujours.

- L’or -que peut-il faire faire et ne pas faire-

Il va falloir amputer ces doigts

ou sinon ce sera toute la main... ou mĂȘme pire.

- et mon travail?

On peut saisir une brosse à récurer avec deux doigts,

Mais il faut beaucoup de pratique pour s'y habituer.

MATERNELLE Lester Memorial

Si seulement il était parti en me laissant mon argent-

J'aurais pu lui pardonner-

- mĂȘme cela.

Mais maintenant—Je ne- lui- pardonnerai- pas- tant- que- je vivrai!

Trina trouva I’accordĂ©on de Mac enveloppĂ© dans du vieux papier journal sous le lit.

McTeague payait les tournées.

TRINA SIEPPE RETRAIT DE 2500 $

SOLDE 2500 $

Ceci rĂ©duira de moitiĂ© le montant des tes intĂ©rĂȘts.

Ce n'est convenable de retirer autant
 sans prévenir.

Je prĂ©fĂ©rerais que tu retires tout d’une traite – maintenant- aujourd’hui

et clore ainsi I’affaire.

Eh bien—d’accord. Je—tu peux me donner tout mon argent.

Le lendemain, McTeague alla au magasin de I’oncle Oelbermann, et demanda des nouvelles de Trina. F. N.

- Et avec tout son or elle était seule - une femme solitaire et abandonnée -

- Perdue dans les remous de la marée de la grande ville-

- La marée qui reflue toujours.

Dis, Trina- laisse-moi entrer, veux-tu? Je meurs de faim-

Je n’ai pas dormi dans un lit chrĂ©tien depuis deux semaines.

Trina, je n'ai rien eu Ă  manger depuis hier matin.

- C’est la vĂ©ritĂ© de Dieu. -

Un homme ne meurt pas de faim avec 450 $.

Eh bien, je les ai dĂ©pensĂ©s—mais tu ne peux pas me laisser mourir de faim, Trina-

quoi qu’ait pu se passer.

Je te regarderai mourir de faim avant que tu aies un autre cent de mon argent.

Eh bien, alors donne-moi un dollar- donne-moi un demi-dollar-

Dis donne-moi 10 cents pour acheter un café.

Tu dois ĂȘtre folle, Trina. Je ne laisserais jamais un chien mourir de faim.

Non
 Et s’il t’avait mordu?

Alors, tu peux me donner quelque chose Ă  manger?

Si je te tenais, par Dieu, je te ferais valser

- et je le ferai.

- Mais il a volĂ© mon argent—Je ne pourrais pardonner ça – non- pas mĂȘme Ă  ma mĂšre!

- Cette nuit-Ià, McTeague arpenta les rues jusqu’au matin-

McTeague secourut le déménageur de pianos

et reçut une offre d’emploi au magasin de musique.

La grande force de Mc Teague, inutile durant toute sa vie,

lui fut fort utile finalement.

- Ce jour devait changer tous les reproches et disputes en amour-

UN JOYEUX NOËL

Dis donc, d’oĂč est-ce que ça vient?

On I’a eu dans un magasin de seconde-main sur Pacific Street.

Eh bien, c’est le mien. On me I’a volĂ©. Vous n’avez aucun droit dessus.

Voulez-vous I’acheter? Ça vous fera 11 dollars.

Je n'ai que 4 dollars.

Je vous donnerai le reste demain.

Bon, si vous récurez juste encore le sol, Mme McTeague- Je crois que

ça sera tout.

Joyeux Noël.

Oh, si je vous mets la main dessus


Mac... écoute... Je vais te donner un peu d'argent!

- Je ferai n'importe quoi! Oh, non!... Je vais crier!...

Je veux ces cinq mille dollars!

C’est I’oncle Oelbermann qui les a.

C'est un mensonge... Il m’a dit que tu les as retirĂ©s.

Tu les as eu assez de temps. Maintenant je les veux - tu m’entends?

Mac, je ne peux pas te donner cet argent.

Je ne te les donnerai pas.

Tu ne te moqueras pas de mon cette fois! Vas-tu me donner cet argent!

Je parie... qu’il pleuvra demain.

MAUDITE SOIF D'OR! A QUELLES VILENIES NE CONTRAINS-TU DONC PAS LES MORTELS?

LES MEFAITS SURGISSENT!

MATERNELLE Lester Memorial

Tout droit comme un pigeon voyageur, et suivant un aveugle et irraisonné instinct,

Mac retourna Ă  la mine Big Dipper.

BUREAU DE LA BIG DIPPER MINING CO.

Y a-t-il du travail?

Ça fait combien de temps que vous n’avez plus travaillĂ© dans une mine?

Oh, un an ou deux.

Soyez au moulin Ă  six heures.

McTeague reprit sa vie exactement IĂ  oĂč il l'avait laissĂ©e

le jour oĂč sa mĂšre I’avais fait partir.

La deuxiĂšme semaine, I’équipe de McTeague

travaillait le jour et dormait la nuit.

Je ne vois rien - et n’entends rien - mais je sens quelque chose, à cet instant.

Quel étrange sixiÚme sens- quelle ruse animale

quel instinct brut réclamaient de la reconnaissance et de la soumission.

Aucune cellule, ni aucune de chaine ou aucun donjon

ne parle au meurtrier comme la voix de la solitude.

Ça fait deux jour qu’il est absent.

HÔTEL KEELER

- Mais, Oh, vaine brute! Qui peut contrĂŽler son destin?-

Quand pensez-vous aller prospecter?

J'ai déjà été mineur.

- Ok, je vais faire un tour dans les environs- Quel est votre nom?

Carter!

Eh bien, mon nom est Cribbens.

Si vous n'avez rien d'autre Ă  faire, vous pouvez m'accompagner pour voir

si on arrive Ă  trouver un contact, ou du sulfate de cuivre, ou autre chose.

Une nouvelle vie commença pour McTeague.

Comment appelles-tu ce désert Ià-bas?

Il s'agit de la "Vallée de la Mort".

- Voici quelques ardoises; on n’a pas encore vu d’ardoises par ici.

Voyons voir oĂč ça mĂšne. - F. N.

C'est de la granodiorite à sur I’ardoise- Mon Dieu!

Si seulement nous pouvons trouver du quartz entre les deux.

N'est-ce pas du quartz?

Par Dieu, partenaire! Par Dieu! Nous sommes millionnaires!

Dis-moi, comment I’appelons-nous?

"La DerniĂšre Chance".

RECHERCHE récompense de 100 $ POUR JOHN "DOC" Mc TEAGUE

Qu'est-ce que c'est? Vois-tu quelque chose? -Entends-tu quelque chose?

Je ne sais pas - il y a quelque chose.

N’as-tu rien remarquĂ©?

Qu’est-ce que tu penses que c'Ă©tait?

Juste une idĂ©e -c’est arrivĂ© tout d'un coup - quelque chose - Je ne sais pas quoi-

Ah, c'est ton imagination qui te joue des tours.

Oui, je suppose.

- Je le connais bien! Je peux I’identifier!

...et sa femme, qu'il a tuée, c'est une de mes cousines. J'étais sur le point de la mari-

Je-et les cinq mille dollars qu’il a volĂ©s—sont Ă  moi.

Aucun de vous si grand soit-il ne peut m’empĂȘcher de venir!

Dieu te bĂ©nisse, joins-toi Ă  nous. On dit I’avoir vu...

...aller à la Vallée de la Mort.

Une fois de plus, McTeague pressentit

qu’un mystĂ©rieux danger s’approchait. F. N.

Il prit le fusil de Cribbens, et alla s’asseoir seul dans la nuit.

- puis le soleil jeta un Ɠil par-dessus I’épaule du monde. -

Ah, montrez-vous, bon sang!

Venez voir- je n’ai pas peur de vous!

Quel idiot je fais, de laisser un million derriĂšre-moi.

Si la température augmente encore... je ne sais pas 
!

Le soleil était un disque de bronze coulé-

Nageant dans le bleu brûlé du ciel.

- un silence, vaste, un silence sans limites

I’enveloppait comme une marĂ©e sans mesures.

Bon Dieu, quel pays!

- ils ne sont plus loin maintenant. -

N’essayez pas de venir ici à mes trousses.

Il a disparu la nuit derniĂšre.

Le dernier point d'eau.

Il est impossible de traverser la Vallée de la Mort!

Il n’y a pas assez d'eau pour un homme et sa monture


laissons huit hommes en retrait

Nous devons encercler la Vallée et le retrancher à la Montagne d'Or.

Non, je passe par la vallĂ©e! Je n’ai pas prĂȘtĂ© serment.

Je ferai
 comme il me plaira!

Allez-y donc... Espùce d’idiot!

Mais je n’y serai pour rien!

Si vous l'attrapez, mettez lui ces menottes et ramenez-le.

Le soleil s'est couchĂ© Ă  nouveau –la nuit est tombĂ©-

les étoiles brûlaient doucement dans le ciel violet frais et sombre.

De nouveau le jour rouge et chaud brûlait sur l'horizon.

Aujourd'hui sera pire que jamais.

S'il n’a pas d'eau avec lui, d’ici Ă  I’aube, je serai dans un sacrĂ© pĂ©trin—c’est certain.

Qu’as-tu fait des cinq mille dollars?

Tu as de l'eau?

C’est la totalitĂ© de l'eau que nous avons
 sur la selle?

Il a mangé une plante vénéneuse. On ferait mieux de le finir


Ce n’est pas correct de le laisser souffrir.

Il n’y a pas d'eau
 à 150 km à la ronde!

Nous
 sommes des... hommes
 morts!

Eh bien, avançons quelque part.

MĂȘme si nous ne pourrons pas le dĂ©penser, je prends une partie du butin avec moi.

Je ne suis pas sûr de savoir qui est propriétaire de cet argent!

Et n’essaies pas de charger à nouveau cette arme!

Tu m’a dĂ©jĂ  truandĂ© cet argent une fois, et tu m’as pris pour un crĂ©tin

- Ă  mon tour maintenant.

Ne pose pas les doigts sur ce sac!

- Ô cupiditĂ© damnĂ©e de l'or! Quand pour ta convoitise

I’idiot abandonne son intĂ©rĂȘt des deux mondes.

D’abord, il meure de faim dans celui-ci,

puis, est damnĂ© dans celui de I’au-delĂ .-

FIN

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