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Zulu
...
Musique dynamique
...
Couinements
...
- Non. Je t'ai pas tout Ă fait
oublié dans une voiture.
Je t'ai oublié
dans une AC Shelby Cobra. S'il te plaĂźt. Moteur V8.
427 pouces.
410 chevaux. Je peux te dire
qu'il y a plein de gens qui auraient adoré
qu'on les oublie dans une voiture comme ça.
Et comme t'es une fille,
évidemment, toi, ça t'intéresse pas.
Tout ce qui t'intéresse...
Musique détendue
...
- Oh lĂ lĂ , elle est adorable. - T'emballes pas, c'est pour 2 jours.
- Tu vas la rendre Ă sa mĂšre ?
- Elle peut pas la récupérer, là .
Comme elle m'a marqué comme pÚre,
je la garde jusqu'Ă ce que l'aide sociale Ă l'enfance la prenne.
48 heures. - Elle va ĂȘtre placĂ©e.
- HĂ©, bah, voilĂ !
- Tu fais quoi, lĂ ?
- Je fais quoi ? Ecoute. Entre ma cavale
et le bracelet, j'ai pas fait d'autopsie depuis des mois.
Ca me démange, là .
- C'est pas une mort suspecte.
- Ah oui ? Moi, je la suspecte d'ĂȘtre morte, c'est pareil.
- Papa, c'est un débile. - Je veux juste me détendre.
- En gros, t'as pas lu tes mails.
La SalpĂȘtriĂšre nous les envoie, car il n'y a plus de place.
Des morts naturels. Pas d'autopsie.
- Elle est en attente de funérailles ?
- Exact. - C'est parfait !
Nous allons donc autopsier
Ghislaine Robin qui, de toute maniĂšre,
sera habillée dans un cercueil. Personne en saura jamais rien.
ArrĂȘte !
- Tu vas te faire étriper par Olivia.
- Olivia est en séminaire, aujourd'hui.
J'aurais jamais ramené la petite ici, sinon.
- Lis tes mails. Le séminaire...
- Bonjour ! - ... est annulé.
- Non, mais...
Vous ĂȘtes complĂštement dĂ©biles !
Ce n'est pas
un endroit pour elle !
- J'ai essayĂ© de lui dire mais c'est super tĂȘtu Ă cet Ăąge-lĂ !
J'allais pas la laisser Ă la maison.
- Vous vous ĂȘtes dit qu'on allait
lui montrer une autopsie ? - Non mais...
On pourrait la garder Ă votre bureau ?
Comme vous ĂȘtes maman de 3 enfants,
vous saurez faire, non ?
- Juste pour aujourd'hui.
Je vous préviens.
C'est pas parce que vous ĂȘtes de retour
que vous pouvez remettre le bordel.
Le mot d'ordre, c'est "ordre".
Compris ?
Le bébé babille.
- Elle a bien dit oui pour l'autopsie ?
Musique badine
...
(- La voie est libre.)
- T'inquiĂšte pas,
on fait ça dans le respect du défunt.
Est-ce que tu as pensé... - L'écarteur ? J'ai.
...
- C'est bon ? On est prĂȘts ? - Ouais.
- C'est parti. Alors...
Cicatrice de la paratomie récente.
Ca peut ĂȘtre plein de choses.
Nodule de perméation.
Cancer du cÎlon ? - C'est la cause du décÚs.
- Qui c'est qui a pas perdu la main ?
(Pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa...)
(- OLE !)
- Elle a subi une réduction
pour éviter l'occlusion en soins palliatifs.
Pour soulager ses symptĂŽmes. - Super.
C'est du travail de merde.
Ils ont ouvert, refermé, réouvert, et refermé...
Qui c'est qui a fait ça ?
Bon, allez.
- J'y vais ? - Vas-y.
Fatim, je crois avoir oublié...
- Le dictaphone.
- Vous avez plus besoin de moi.
Ca enregistre ? - Oui.
- Quand je dis
que ça enregistre... - Ca enregistre.
- Le "plus besoin de moi" ? - Ca a enregistré.
- Tu effaceras ? - Tu nous as manqué.
Musique sombre - Tu bouges plus.
...
Tu ne bouges plus le scalpel d'un millimĂštre, Eddy.
T'arrĂȘtes de respirer.
...
Générique
...
Tout doux, tout doux...
- C'est quoi, ce truc ?
C'est quoi, ce fil, lĂ ?
Une bombe.
C'est une bombe. - Bouge pas le scalpel.
- Fatim, perds pas ton sang-froid.
Musique de tension - Alors ?
- Les pains, lĂ ,
ça doit ĂȘtre l'explosif.
Ils ont l'air d'ĂȘtre reliĂ©s par les fils Ă ce boĂźtier.
Ca doit ĂȘtre le dĂ©tonateur.
T'as sectionné
un fil. - Putain.
J'ai coupé un fil.
- Ton scalpel est en acier
donc conducteur.
Tant que tu bouges pas la lame...
- Si je lùche le bistouri, ça pÚte ?
- Y a des chances.
- Et euh...
Et ça ? Quand ça arrive à zéro ?
- On aura trouvé une solution avant.
Fatim, va chercher Olivia et le bébé
et sortez.
- Les femmes et les enfants d'abord ? - C'est le moment
de dénoncer le patriarcat ? - Je pars pas sans toi, moi.
- Balthazar !
Le dossier Schneider...
Que se passe-t-il ? - OK, Olivia.
Je vais parler trĂšs doucement pour que vous compreniez
que c'est pas une blague.
Il y a une bombe dans ce corps.
Elle va exploser dans 8 minutes.
Si Eddy bouge sa main, et son scalpel,
on va tous exploser.
Vous prenez Alice et vous quittez
les lieux maintenant.
...
- Comment vous faites pour avoir tant d'emmerdes ?
Fatim, avec moi.
- Non ! - Ne discutez pas.
- Il comprend rien,
il est con mais je l'aime.
- Quoi ?
- Je t'aime.
- On rĂšgle l'histoire
de la bombe avant les bisous ?
- Je la sors et je reviens.
...
Protocole. Dehors. Dehors.
Alarme - J'appelle les démineurs.
...
- T'es bien, lĂ . - Ils arriveront pas Ă temps !
... (- Allez...)
Musique de tension
Brouhaha
- Attends. T'es sûr
que c'est de la poudre d'amande ? - Ah, j'en suis sûr.
A moins que ce soit de la pistache verte.
- Ce serait vert si c'était ça.
- De la poudre de noix.
De la poudre de noix. Vibreur
- Peut-ĂȘtre. - Je vais en reprendre.
...
- Ouais. *-C'est Raphaël. Dis-moi.
T'as bien suivi une formation de déminage ?
*-Oui, pourquoi ? - On a une bombe dans le corps
*d'une grand-mĂšre, j'ai besoin de ton aide.
- Carrément.
Alarme
- Elle a raccroché.
- Quoi ? Photo. Photo !
...
Elle tousse.
- JĂ©...
JérÎme !
JérÎme !
- Quoi ?
Musique de tension
- Ouais ? *-Montre-moi la bombe.
- Eddy peut pas bouger sa main.
*Ca explose dans 6 minutes.
- On va faire ça à distance.
*Change d'angle, je vois rien.
OK. Tu vois le boĂźtier ?
Il va falloir que tu l'ouvres.
- J'ai besoin d'un tournevis.
- OK... Cruciforme ou plat ?
- Torx.
(- Quoi ? Quoi ?)
- Une clé Torx. Un tournevis en étoile.
- OK !
...
- On va se synchroniser. Il vous reste combien de temps ?
- 06 : 06...
- 06 : 03... 06 : 02...
C'est bon ? OK.
- Je trouve pas !
- A cÎté de la perceuse.
Les tournevis qu'on utilise... - Mais il y est pas, lĂ !
Olivia a rangé !
- Oliva a rangé ?
C'était bien rangé ! - Quoi ?
- Le tournevis en étoile.
- La clé Torx ? 2e tiroir.
A cÎté des vis de décompression. - Allez !
- Vous avez dérangé tout mon IML ?
- Quelle taille ? - 20.
- Vous voulez dire "mon" IML. Vous voulez dire "ranger".
- Non, je voulais dire "mon" IML et je voulais dire "déranger" !
A force de déranger les trucs,
*faut pas s'étonner... - On s'en cogne !
- ComplĂštement.
...
- Attendez... Il y avait pas d'autopsie
prévue, aujourd'hui.
- Si, je crois que... Bah, si.
- C'est un corps de l'hĂŽpital. Balthazar, vous ĂȘtes...
Le roi... - Merci.
Le mot que vous cherchiez, "merci".
Sans mon esprit
d'initiative...
- Aucun respect pour les morts !
- Vous auriez préféré
que ça nous explose à la gueule ?
- Les corps sont rangés !
- On serait mort dans un IML rangé ? - Il reste 5 minutes !
- Eddy, reste calme. Avec ton alimentation déplorable
et ta consommation réguliÚre de cannabis,
tu risques de te mettre Ă trembler.
Je pense que je vais prendre ta place.
- Non, je tremble pas, là . Pourquoi tu joues au héros ?
C'est mon scalpel. Je lĂąche pas, c'est mort.
- C'est un ordre, pas un référendum.
Je suis ton supérieur.
- Plus vraiment.
Olivia se racle la gorge.
Musique grave
- Putain. - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je tremble.
- Vois avec ton supérieur. - Ca va.
- Faites ce qu'il dit, vite.
- OK.
Tu lĂąches quand je prends, OK ?
Musique de tension
...
- Doucement, doucement.
- OK, lĂąche.
Eddy soupire. - Putain...
- Putain...
- Fatim ?
- J'y suis presque.
- C'est un truc de malade.
Qui met une bombe
dans une grand-mÚre ? C'est pas vrai, ça.
Le silence se fait.
Non, c'est une... Enfin, c'est pour...
(Non mais qui met
(une bombe dans une grand-mĂšre ?) - Je sais pas.
On dirait du C4. Ca doit ĂȘtre militaire.
- C'est militaire, ça ?
- Les gars, vous en ĂȘtes oĂč ?
*-J'ai fini. - OK.
*Ouvre le boßtier doucement et filme l'intérieur.
Bips réguliers
Musique de tension
- Ne me dis pas qu'il y a un fil rouge et un fil bleu...
- Putain. - Si.
- Merde. *-Pourquoi ils mettent des fils
qui sont pas
de la mĂȘme couleur ?
Ce serait plus compliqué.
*Il y a de la bienveillance chez les fabricants de bombes.
- Il faut les couper, mais ils sont épais,
*donc il va vous falloir une pince coupante.
- J'ai !
- Bon, on risque d'avoir un petit problĂšme.
Quelqu'un a complÚtement dérangé mon IML.
Ca peut prendre du temps avant... - C'est bon.
*-Coupe le fil rouge. - Attends !
T'es sûre ? Ca fait flipper.
- C'est clair.
- Vous me foutez le doute. *-T'es pas sûre ?
- Si, je suis sûre.
C'est sur ça que je me suis plantée à la fin de ma formation.
Soupirs *-C'est super, merci !
C'est rassurant. - Bon, on coupe le bleu ?
- Non non non, pas le bleu.
- C'est pas un fil jaune qu'on voit, lĂ ?
- AH SI SI.
- Ouais, carrément, on donne tous son avis.
- On coupe les deux fils, voilĂ .
- On n'a qu'Ă voter. - Ne me casse pas.
- Ne sois pas idiot. - Tu as l'impression d'aider, lĂ ?
- Tu comprends rien !
- Tu veux pas lui dire que tu l'aimes, enfin ?
- Allez-y.
- C'est Tic et Tac.
Eddy et Fatim s'aiment mais ils passent leur temps
Ă se fighter.
- Je t'aime, Fatim.
Musique douce
- Ah, quand mĂȘme. Il a mis du temps.
- Il y a une bombe.
- Eh ben voilĂ , c'est super. Maintenant, arrĂȘte tes gamineries.
- Fais pas genre tu fais jamais de gamineries.
- Tu vas pas t'y mettre.
- Je t'ai vu arriver, ce matin,
Ă conduire n'importe comment dans ta voiture de bourrin.
- C'est une AC Cobra, la voiture la plus élégante qui soit.
- Silence !
Vous faites ce que Camille vous dit de faire.
Vous deux, vous sortez avec moi.
- T'as pas intĂ©rĂȘt Ă foirer ça.
Musique de tension
La porte claque.
- Il reste combien ?
*Je n'ai plus la vidéo.
Il se passe quoi ?
- Vous allez me rejoindre
dans une minute.
Ca vous apprendra Ă jouer avec mon corps par caprice.
*-Camille ? - Je suis lĂ .
OK, je te fais confiance.
*Lequel, alors ? - On coupe le bleu.
- Tu disais rouge.
- Tu m'as dit rouge !
- Je sais. Je me suis trompée.
- OK.
*J'ai fait tomber la pince.
- Ah... - Quoi ?
- Il a fait tomber la pince.
- Oh putain...
*-Si je m'en sors,
tu m'achĂštes des chouquettes
pendant un mois.
- ArrĂȘte, t'es con. *-Matin et soir ?
*-Promis.
- Vous faites quoi ?
- J'ai fait tomber
la pince.
- Je coupe lequel ? Le rouge ou le bleu ?
*-Le bleu. - Non ! Je te rappelle.
- Attends. Tonalité de fin d'appel
Il a raccroché. - Il reste 21 secondes.
- Elle disait le rouge.
On peut pas la croire.
- On coupe lequel ?
- Pourquoi vous ĂȘtes revenue ? - Lequel ?
- Je sais quel fil couper. Alors ?
- Faites-le, alors ! - Je peux pas, lĂ .
- Si vous savez comment désamorcer cette bombe,
faites-le tout de suite.
- OK.
Il y avait une pile.
Ils ont mis une pile pour alimenter la bombe.
C'est con, non ?
Je pouvais pas la désamorcer avant.
On désamorce pas avant. Sinon, on se fait chier.
- Vous le saviez depuis le début ?
- Non, pas depuis le début.
Non, je m'en suis rendu compte
au moment oĂč... Mais...
- Je vais vous tuer. - Pourquoi vous ĂȘtes revenue ?
Vous ĂȘtes suicidaire ?
- Un capitaine ne quitte jamais son navire, Balthazar,
et je vais vous tuer.
Je vais le tuer.
- Vous voulez pas savoir depuis quand je le sais ?
Musique sombre
- Tu as dit que tu rappelais. - Je n'avais plus de batterie.
- Et tu me dis pas ça...
- J'ai pas eu le temps. - C'est pour qui, les chouquettes ?
- C'est pour moi. - Il les mérite pas.
- Merci. - Bon, on a besoin
de toi.
- Jusque-là , rien d'étonnant. Pourquoi tu me le dis ?
- J'ai eu la morgue
de La SalpĂȘtriĂšre et les corps
qui vous ont été envoyés ont été choisis au hasard.
Donc, vous étiez pas visés.
Sans la grĂšve surprise,
le corps aurait explosé à l'enterrement.
La cible, c'était la famille.
- C'est qui, cette famille ? Des mafieux ? Des politiques ?
- Non. Le fils, Boris Robin, est libraire.
La belle-fille, HélÚne, est mÚre au foyer.
Elle a trois filles.
Ils sont Ă la campagne. J'ai rien sur eux.
- Pas de caméra aux soins palliatifs.
N'importe qui peut avoir mis la bombe.
- Mais pas l'avoir faite.
C'est du matériel militaire.
- Tu veux analyser les traces ADN sur le corps
et sur la bombe pour retrouver le fabricant.
- C'est ça.
- Pour faire ça, il faut d'abord éliminer
les traces ADN de la famille.
- Ben... Oui.
- Pour ça, il faut faire des prélÚvements.
Tu veux venir avec moi.
- Pour les interroger.
- Pour les interroger, évidemment.
Tu l'as ramassée par terre.
- Quoi ? - Ton excuse
pour essayer
ma voiture. - Tu me prends pour qui ?
- Cette voiture, ça fait cinq ans
que je l'attends. Tu seras pas au volant de sitĂŽt.
- Combien de temps ? - Six mois.
Au moins six mois.
- Je peux ĂȘtre ta passagĂšre ? - Oui.
- OK.
- Tu oublies rien ?
- Quoi ?
Ah. Merde...
JérÎme ?
- Quoi ? - Il faut que j'y aille.
- Moi ?
- Oui. Ben oui, toi.
- Hors de question.
J'y connais rien en gamins. Je déteste ça.
Hors de question que je m'en occupe.
- Il n'y a que 2 places dans la Cobra.
- Ouais, OK, vas-y, c'est bon.
Musique rock Camille crie.
- Allez, plus vite !
...
- Alors...
Et voilĂ , ouvre la bouche.
Et voilà , c'est terminé.
Tu peux rejoindre tes soeurs.
- Ca va vous mettre sur la piste ?
- Oui. On va comparer vos ADN avec ceux
prélevés sur ta grand-mÚre pour isoler celui du coupable.
Le temps de faire les analyses,
vous pourrez l'enterrer d'ici 24 heures.
- Tant mieux. On part aux Etats-Unis aprĂšs-demain.
- AprĂšs-demain ? Cool.
- Elle rĂȘvait de ce voyage.
- C'est bien. Vous allez kiffer.
- J'espĂšre. - Merci pour ta collaboration.
Hey !
Aboiement
- Elle devait ĂȘtre transfĂ©rĂ©e pour l'enterrement.
Elle a finalement atterri Ă l'IML.
On sait que c'était ni l'IML, ni l'hÎpital qui était visé.
A priori... C'était vous.
- Mais c'est invraisemblable. Qui a pu faire ça ?
- Je sais pas.
La bombe était programmée pour exploser à l'enterrement.
Quelqu'un aurait une raison de vous en vouloir ?
Monsieur, vous avez fait l'armée ?
- Mon service militaire il y a 30 ans.
C'est pas possible. On n'a jamais rien fait de mal.
Le téléphone de Balthazar vibre.
- Ouais, Eddy ? *-Baltha, on a trouvé un ADN.
- Déjà ?
Gazouillis de bébé Delgado chantonne.
- Alors, ça va ?
- Ca va super.
- Ne lui donne pas un chargeur pour jouet.
Elle peut avaler les balles. - Elle fait gaffe.
- Ca a donné quelque chose,
l'ADN d'Eddy ? - Ah oui.
Le sous-lieutenant Philippe Muller, spécialisé dans les explosifs.
Il a perdu pied depuis la Somalie.
Il est resté six semaines
otage d'un groupe djihadiste.
Les gendarmes enquĂȘtent sur un vol d'un stock de C4 et de dĂ©tonateurs
Ă la caserne de Maisons-Alfort,
l'ancienne de Muller.
- Tu m'envoies l'adresse. - C'est déjà fait.
- Cool.
... - Bon ben voilà , je l'ai changée...
- Je viens avec toi. - Oh, les gars !
C'est pas mon bébé, moi ! Je suis pas nounou, hein !
Hein, je suis pas nounou. Je suis pas nounou.
Elle est partie, la méchante Camille.
Tu voulais jouer avec le chargeur. Elle te l'a volé.
Camille, elle est méchante.
- C'est quoi, le rapport entre lui et les Robin,
Ă part le fait qu'ils vivent Ă 20 km l'un de l'autre ?
- Le fils Muller est mort
dans un accident de voiture il y a deux mois.
Il avait 18 ans. Il était bourré.
Sauf que son pĂšre y croit pas du tout.
Il pense que les Robin l'ont tué.
Le fils avait un drone et le faisait tomber chez les Robin.
Ca les rendait dingues.
- Muller pense que les Robin ont
tué son fils à cause d'un drone. - Oui mais...
Il a rien pour le prouver. Il a peut-ĂȘtre voulu
se faire justice lui-mĂȘme.
Musique intrigante
On toque Ă la porte.
M. Muller ?
Musique grave
LĂąchez votre arme, M. Muller.
- Je savais que vous viendriez.
...
Ils le méritaient tous. - Vous admettez avoir caché
un explosif dans le corps de Mme Robin ?
- Ils ont tué Jean.
Musique émouvante
Mon fils. - Non.
Votre fils, il a eu un accident de voiture.
LĂąchez votre arme.
- Il buvait pas d'alcool.
...
J'ai tout essayé.
Mon avocat, la procureure,
la police...
Et quand on a besoin de vous...
On va vous abandonner. - LĂąchez votre arme, M. Muller.
LĂąchez votre arme.
Musique inquiétante
...
- Camille !
- Oh putain...
Les démineurs confirment :
c'est le mĂȘme C4 que dans la 1re bombe.
Muller savait qu'on viendrait le cueillir.
- Je pense que son passé d'otage
a laissé des séquelles irréversibles
et que l'idĂ©e d'ĂȘtre Ă nouveau enfermĂ© l'a fait vriller.
Camille acquiesce.
Qui c'est qui...
Qui c'est qui a déjoué deux fois une bombe, aujourd'hui ?
C'est moi, merci. Je t'ai sauvé la vie.
Tu trouves pas que ça vaut deux mois
de chouquettes supplémentaires ? - Ma vie vaut
deux mois de chouquettes ? - C'est des chouquettes fourrées ?
- Il n'y en a pas. - Si, ça existe.
- On sait tous que tu finiras obĂšse.
- Il faut que je te parle d'un truc, ça s'appelle le sport.
- En tout cas, on a les aveux de Muller, son mobile,
on sait qu'il a construit les bombes.
L'enquĂȘte judiciaire se finit avec sa mort.
- Tu trouves pas ça chelou comme mode opératoire ?
Une bombe à l'intérieur d'un corps alors qu'il aurait pu
la mettre chez eux, c'est chelou, non,
comme mode opératoire ? Moi, je trouve ça chelou.
Je pense que ça vaut le coup qu'on continue Ă enquĂȘter.
- Tu veux pas retrouver ta fille.
- Non.
Delgado - Wouh !
Qui sortit de son terrier ? Le lapin lapipi
Le lapapinou
Qui sortit de son terrier ? Le lapin lapipi
*La musique continue.
- Je me suis un peu emballé ?
- Non. - Un peu.
- Ca va, vous deux ? Ca boome ?
- Bonne vanne... Alors, ma petite pomme ?
Tonton Jéjé
s'est bien occupé de toi ? - Oui.
- Raph, elle va pas te bouffer.
Tu l'as que pour deux jours. Tu pourrais t'en occuper un peu.
Tu es son pĂšre.
- Je suis son géniteur.
Ca veut dire que j'ai fourni les spermatozoĂŻdes.
Sa mÚre est une psychopathe enfermée en taule.
Ses vrais parents
sont ceux qui vont l'adopter. C'est beaucoup mieux comme ça.
Delgado s'attendrit.
- Quelqu'un t'attend Ă l'accueil.
...
- C'est qui ?
- Sylvie Balland,
la mĂšre d'un certain Victor. - Oh putain !
- Elle est oĂč ? - A l'accueil.
- Allez, courage. La journée est bientÎt terminée.
- C'est qui, cette dame ?
- La mĂšre adoptive de mon fils.
- Longue histoire.
- Je... - Comment...
Pardon.
Pardon, allez-y.
- Victor vous a vue au JT.
Comment vous avez pu lui faire ça ?
Lui faire croire que c'était quelqu'un d'autre ?
Lui mentir ?
Ce que vous avez fait à l'époque...
Vous étiez jeune, vous n'aviez pas de solution,
mais aujourd'hui, vous ĂȘtes adulte.
Victor vous faisait confiance.
- Je me suis toujours demandé
Musique douce
comment il était,
avec qui,
et...
au début, je voulais juste...
...
Je voulais pas...
Je voulais pas lui mentir.
...
Il fallait juste que je sache comment il allait.
- C'est à Victor qu'il faut dire ça, pas à moi.
- Je sais pas si...
Je sais pas si je suis capable
de lui dire ça.
- Camille.
Si vous ĂȘtes un tant soit peu comme Victor,
vous ĂȘtes capable de tout.
...
Pleurs d'enfant
...
Les pleurs continuent au loin.
...
- C'est du lait bio,
des meilleurs alpages de Savoie.
T'as pas faim, t'as pas fait caca...
C'est quoi, le problĂšme ?
T'es pas censé avoir de gros problÚmes, à ton ùge.
- Mon amour, prends-la dans tes bras,
ça va la calmer.
Lise chante doucement.
...
Balthazar renifle.
- Je peux pas la garder, Lise.
Je peux pas.
Je peux pas.
Musique émouvante
...
Léger cri
... (OK.
(Ecoute-moi bien, Alice. C'est super important.
(La madame qui vient de passer, avec l'air super strict,
(quand mĂȘme un peu excitante, il faut surtout pas
(qu'elle sache que tu es lĂ . Tu fais pas de bruit.
(Sinon, elle va se mettre en colĂšre. Ca va ĂȘtre compliquĂ©.
(Alors, écoute, je te laisse un tout petit peu,
(juste parce qu'il faut que je travaille
(sur les morceaux du monsieur qui a explosé,
(mais je reviens, d'accord ?
(Tu dis pas Ă Olivia que j'ai dit que je la trouvais excitante.)
- Mussolini a raison.
(C'est pas la place pour un bébé, ici.)
- J'ai pas de leçon à recevoir de quelqu'un qui respecte rien.
- T'as jamais eu la rage, toi ?
Maintenant que t'es papa,
tu vas comprendre ce qu'on ressent quand on touche Ă ton enfant.
Ah bah non, j'oubliais, tu ressens rien pour elle.
Alice gazouille.
- Avoir les mĂȘmes gĂšnes n'oblige pas Ă s'aimer.
Notification
- Alors, qu'est-ce que c'est ?
- L'ADN de Robin.
Il a matché avec un ADN dans la base de données.
T'es qui, toi ?
Je te présente Léo, pensionnaire de l'hÎpital psychiatrique de Meaux
depuis qu'ils l'ont trouvé errant sur une route
il y a neuf mois. Mutique, pas de nom, pas d'identité,
pas d'avis de disparition.
12 ans environ, selon l'aide sociale.
- C'est horrible. Quel rapport
avec la bombe ? - Son ADN correspond Ă 50 %
à l'ADN d'HélÚne Robin
et Ă 50 % Ă l'ADN de Boris Robin.
C'est donc... - Leur fils biologique.
- Exactement. - Mais les Robin n'ont pas de fils
et ils n'ont pas signalé de disparition.
Ils l'auraient abandonné ?
- Je sais pas. Mais ce qui est sûr,
c'est qu'il y a un truc qui est louche.
L'autre truc qui est sûr, c'est que les Robin
ne sont pas les parents parfaits qu'ils veulent nous faire croire.
- Abandonner un enfant ne fait pas de toi un monstre.
- C'est pas ce que je disais.
Mais imagine,
et si c'était ça que le fils de Philippe Muller avait découvert ?
Et si les Robin l'avaient supprimé
pour essayer de protéger leur secret ?
- Peut-ĂȘtre, mais je peux rien faire, le juge a classĂ© l'affaire.
- Ouais, t'as raison. On laisse tomber,
c'est pas notre boulot parce que le juge a classé l'affaire.
On n'a qu'à aller déjeuner. Péruvien, thaïlandais ?
- T'as raison, t'as raison.
Je parle aux Robin, toi au gamin.
Alice gazouille.
...
Putain !
Baltha, t'es grave !
Tu comptes l'emmener en HP avec toi ?
T'as pas trouvé de nounou ?
- Si. Si, si, figure-toi. La meilleure.
Musique enjouée
...
- Attends ! Attends, attends. Raph !
- Hm ? - T'es sûr de toi, là ?
- Oui. Evitez juste de... devant elle, mais ça va aller.
...
- Pourquoi elle me fixe comme ça ? Elle est chelou, non ?
- C'est un bébé, chérie.
C'est bien, ça va nous entraßner.
Pour quand on aura un chien.
- J'avais déjà trois petites en bas ùge,
j'ai pas compris ce qu'il m'arrivait.
Vous imaginez, vous ?
DĂ©couvrir que vous ĂȘtes enceinte en accouchant ?
J'étais seule chez moi,
ce jour-lĂ . J'ai pas eu le temps d'aller Ă l'hĂŽpital.
J'ai paniqué.
Cette chose qui sortait de mon ventre...
Musique mélancolique
C'était comme un alien.
- Ce que vous avez fait il y a 12 ans,
ça s'appelle un déni de grossesse.
C'est une mécanisme de défense rare.
...
- Je l'ai déposé devant une église. J'étais pas
moi-mĂȘme.
- Quelqu'un d'autre est au courant ?
Le fils de Muller ?
- Personne n'est au courant.
Je suis désolée de ce qui est arrivé à ce gamin,
mais je n'ai jamais touché un seul de ses cheveux.
...
Je vous en prie,
n'en parlez pas Ă mon mari et Ă mes filles.
...
Le bébé...
Il a trouvé une famille pour l'élever ?
Comment il va ?
- On l'a baptisé Léo quand il est arrivé.
Il souffre de troubles psychiques et de stress post-traumatique
mais on n'en sait pas plus.
Il n'a pas dit un mot depuis son arrivée.
- OK.
Vous savez oĂč il Ă©tait avant que vous le trouviez ?
- Aucune idée.
- Salut, Léo !
C'est le...
Dr Balthazar.
- Je pense pas que vous puissiez l'approcher.
On a mis du temps avant qu'il nous fasse confiance.
- Ah oui, OK.
Vous pouvez me chercher son dossier ?
Tu joues avec des élastiques ?
Moi aussi, j'adore ça. On peut faire
plein de trucs avec.
Par exemple, des tours de magie. Tu le savais ?
Regarde.
Tu vois, j'ai l'élastique sur ces deux doigts.
Je vais les faire passer lĂ
en une fraction de seconde. T'es prĂȘt ?
1, 2, 3 !
T'as vu ?
Pas mal, hein ?
Viens, je te montre.
Je vais t'apprendre Ă le faire.
Tu mets sur ces doigts et le secret, c'est ça.
Regarde.
Donne-moi ta main.
Ouais, super !
Et comme ça, ça me permet
de regarder tes mains. Ferme. Ferme.
Comme ça. Voilà . Et là , hop.
VoilĂ . LĂ , t'as appris un tour de magie.
Maintenant, tu fais "1, 2..."
Et ouvre ! Oui !
Super !
J'en profite pour t'examiner les yeux.
D'accord.
Pardon, pardon.
- Le dossier médical. - Merci.
Alors, OK.
Biologie standard.
Radio, super.
Musique intrigante
...
Non, c'est pas possible.
...
OK.
Léo.
Léo.
...
Ca, c'est un cheveu Ă moi.
Je peux avoir un cheveu Ă toi ?
...
Oh, merci !
Avec le bulbe, parfait. Tiens.
Je vais revenir te voir, Léo.
Ben voilĂ !
Merci beaucoup.
Salut, Léo.
- Ce qui est arrivé à Léo, c'est tragique,
mais rien Ă voir avec notre affaire.
- Oh que si, ça a à voir.
C'est mĂȘme la clĂ© de notre affaire.
C'est la pierre angulaire, l'élément déclencheur,
l'étincelle, la partie visible de l'iceberg.
Dis-moi, qu'est-ce que...
Qu'est-ce que tu vois, lĂ ?
- Ben, un gosse effrayé.
- Sauf que c'est pas un gosse.
Léo a la taille et le poids d'un enfant,
mais son Ăąge osseux ne correspond pas.
La radio de son poignet gauche montre une épiphyse fusionnée,
ce qui correspond Ă un sujet de plus de 19 ans.
Idem pour le scanner de l'extrémité interne de sa clavicule,
qui montre un stade 4,
ce qui veut dire que Léo a forcément plus de 19 ans. Pas 12.
- Mais pourquoi HélÚne m'a dit l'avoir abandonné il y a 12 ans ?
- Nous sommes probablement
Ă un cheveu
de la réponse. Quand on ingÚre un toxique,
il passe par nos vaisseaux sanguins et il termine
dans les follicules capillaires.
Nos cheveux emmagasinent tous les toxiques
de tous les endroits oĂč on est passĂ©.
C'est donc une matrice formidable pour la toxicologie.
Un centimĂštre de pousse
correspond Ă peu de choses prĂšs Ă un mois de vie.
J'ai donc pris la peine d'analyser un cheveu de Léo
Ă 12 cm de la racine pour savoir oĂč il se trouvait il y a un an.
J'y ai trouvé une forte concentration de plomb.
Il a donc habité dans un endroit avec des peintures d'avant 1915.
J'ai aussi trouvé des traces de néonicotinoïdes.
- C'est quoi ?
- Des pesticides utilisés en agriculture
interdits depuis 2018. - Les Robin
vivent dans une ferme. Y a une vieille grange,
y a sûrement des peintures trÚs vieilles.
- J'ai aussi potassé
le dossier médical de Léo.
Retard des acquisitions avec absence du langage,
troubles du comportement, syndrome autistique,
rachitisme probable,
carence en vitamine D due Ă une absence totale
d'exposition au soleil, dénutrition,
tous les symptĂŽmes d'un enfermement long
dans un lieu clos et restreint
avec faible possibilité de se mouvoir.
T'as compris ?
- HélÚne ne l'a pas du tout abandonné.
- Non.
- En gros, ce que tu dis,
c'est qu'HélÚne l'aurait probablement séquestré
dans sa ferme depuis sa naissance
et Léo aurait trouvé le moyen de s'enfuir.
- Exactement.
Et c'est ça que le fils Muller avait découvert.
Et c'est pour ça que les Robin l'ont tué.
Fatim et Eddy soupirent.
...
Un dernier truc
et je vous libĂšre. - Non, non !
On a un concert ! (- ArrĂȘte, elle vient de se calmer !)
- Encore lĂ , vous ?
Ca fait plaisir de vous voir aussi impliqués.
Alice gazouille.
C'est fou
d'ĂȘtre aussi tĂȘtu.
Et vous l'avez aidé ?
- On n'a pas trop eu le choix. - Non...
- C'est bon,
je m'en occupe.
J'en ai déjà trois à la maison. Un de plus, un de moins...
- Magnifique !
Euh...
Les clĂ©s de chez Balthazar, au cas oĂč. Ca peut servir.
Et aussi, merci pour ce que vous faites.
C'est vraiment...
Ca fait super plaisir, c'est la famille...
- Filez avant que je regrette.
Et bonjour, toi !
Eh oui !
- Si on veut inculper les Robin avant qu'ils partent aux Etats-Unis,
on trouve la preuve de la séquestration de Léo et on se casse.
LĂ , c'est une violation de domicile.
- Violation de domicile !
Si ça se trouve, ils reviendront jamais des Etats-Unis.
Le juge ouvrira pas une enquĂȘte sans preuves.
- Ta fille, c'est demain que tu la déposes au foyer ?
- Oui.
- T'es sûr de toi ?
- Oui.
Je peux pas la garder.
- C'est pas pour te donner des leçons...
- Je veux pas en parler.
Allez.
- Tu tireras pas un trait sur elle comme ça.
Ca va te hanter
toute ta vie.
Toute ta vie, tu vas te demander oĂč elle est,
ce qu'elle fait, ce qu'elle devient.
Quand tu croiseras une fille de son Ăąge dans la rue,
tu penseras que c'est elle.
Et puis, si un jour,
t'as envie de recoller les morceaux,
tu t'apercevras que c'est trop tard.
- Je veux pas en parler.
- OK.
Camille ouvre sa porte.
- Allez.
- Tiens.
Si Léo était détenu ici, tu crois que ses soeurs le savaient ?
Un chien aboie. - Merde !
...
Le chien grogne.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi t'aboies comme ça ?
Qu'est-ce que t'as vu ?
Allez.
Allez, on rentre. DĂ©pĂȘche-toi !
Musique pesante
La porte claque.
...
Les poules caquettent.
... ...
Une petite voix marmonne.
...
(- Putain !)
...
Calme-toi.
T'inquiĂšte pas, on va te sortir de lĂ .
- Ils te rĂ©pondront pas. Ca doit ĂȘtre les frĂšres
de Léo.
...
- J'appelle les renforts.
Les poules caquettent. Une porte claque.
- C'est quoi, ce bordel ?
Si vous voulez goĂ»ter, vous arrĂȘtez de faire du bruit, c'est clair ?
Tiens.
Vous évitez d'en foutre partout, j'en ai marre de nettoyer.
Et quant Ă toi,
tu réfléchiras avant de te triporter. Hein ?
Regarde-les se régaler, ça te servira de leçon.
- Vous ne bougez plus.
Sortez d'ici.
Avancez !
Là ! Dépose ça par terre.
- Boris...
On fait quoi ?
- J'en sais rien.
Je sais pas, moi.
Prends son arme.
Bougez pas.
- C'est bien, ma puce.
Qu'est-ce que tu fais ?
- Emilie... Tu fais quoi, lĂ ?
- Pourquoi vous avez tué Jean ?
- Emilie, arrĂȘte.
- Il faisait toujours tomber
son drone.
Il était gentil.
Je lui parlais en cachette.
Quand il a vu les cages, il m'a dit que c'était pas normal,
qu'il fallait en parler à la police. Et eux, ils l'ont tué
pour le faire taire. - Emilie, ma puce.
Tu connais rien aux hommes, toi.
Tu sais pas
de quoi ils sont capables. Moi, je le sais.
Moi, ils m'ont souillée il y a 20 ans.
Sans ton pĂšre, je m'en serais jamais sortie !
Ils doivent pas vivre.
Il faut les enfermer, les empĂȘcher de cĂ©der
Ă leurs pulsions !
- Il voulait juste m'aider, les aider, eux.
- Dépose ton arme !
- Stop, Balland !
Stop, on bouge plus.
C'est bien, ce que t'as fait.
C'est grĂące Ă toi que tes frĂšres sont lĂ .
- Ma chérie... Ma chérie, fais attention aux hommes !
Ils sont capables de tout !
Emilie ! Emilie, protĂšge tes soeurs !
Emilie !
- Alors ? - Emilie !
- Emilie et Jean étaient amoureux.
Elle a tout balancé à Philippe Muller pour le venger
et essayer de libérer ses frÚres.
SirĂšne de police
Au fait, rien Ă voir mais j'ai un petit service Ă te demander.
Mon propriétaire veut récupérer son appart pour lui et je...
- Attends, excuse-moi... Ton appartement dégueulasse ?
Il veut le récupérer ? Il est fou ?
- Peut-ĂȘtre, mais moi, je suis dans la merde.
T'as pas une petite place chez toi, le temps que je me retourne ?
- T'es en train de me demander d'habiter chez moi ?
- Ouais.
- J'adore l'idée !
Ah, ça va ĂȘtre chan-mĂ© !
Ca va ĂȘtre la coloc la plus ouf !
en plus, je vais avoir de la place, je ramĂšne Alice aujourd'hui.
Putain, Alice, je l'ai oubliée !
Alice gazouille.
- J'espÚre que vous avez compris que l'IML n'était pas une garderie.
Hm ?
...
Ca va ? Vous avez l'air secoué.
...
- Ouais, ça va.
J'ai vu des trucs aujourd'hui que j'aurais préféré jamais voir.
Des parents qui maltraitent leurs enfants.
J'espĂšre juste que sa famille d'accueil s'occupera bien d'elle.
...
...
Non, non. Je suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
(- Zito.) - "Zito" ?
"Zito", c'est... Ah oui.
C'est ça.
Mais...
Musique douce
AprĂšs "zito", y a...
...
Musique sensuelle
...
Alice gazouille.
...
...
Je...
Il faut que j'y aille.
Euh...
Prends ce que tu veux dans le frigo et puis aprĂšs...
Je sais pas, je... - Tu as réfléchi ?
T'es sûr que c'est la bonne solution ?
- Je veux qu'elle grandisse le plus loin possible de sa mĂšre,
de moi et de mon frĂšre.
S'appeler Balthazar, c'est pas vraiment un cadeau.
Il coupe le moteur.
Et voilĂ .
C'est là qu'on se sépare.
On sera plus heureux l'un sans l'autre.
- T'es sûr de toi, là ?
Tu fais pas la plus grosse connerie de ta vie ?
Alice rĂąlote.
...
- Merci.
...
Ecoutez, tout est bon. Vous pouvez nous la laisser.
On s'occupe du reste.
...
Musique mélancolique
...
Couinement
...
Il démarre.
...
Crissement de pneus
Musique intense
La porte s'ouvre.
- Je te laisse pas, je te laisse pas.
Je la laisse pas. Viens.
Alice gazouille.
...
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
.
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