All language subtitles for Les.Amants.De.Montparnasse.1958.FRENCH.BRRip.x264-GHZ.FR

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Original subtitles

Musique classique

Musique grave

T'en fais, une tronche.

Remue, ça fera plus naturel.

N'est-ce pas?

J'ai fini.

Signe-lui son dessin.

Merci, vous pouvez le garder.

Que vous dois-je?

- Vous ne me devez rien. - Si.

J'ai dit que je paierais.

A qui est-ce que je dois?

Au garçon, monsieur.

Vous devez régler les consommations de l'artiste et de ses amis.

- Hé, garçon! - Voilà, monsieur.

Combien?

Vous ne me devez rien, monsieur.

Vous pouvez partir.

Voyons, on n'a pas d'argent.

Je paierai demain.

Non, demain, M. Modi...

J'ai dit que je paierais. Faites le compte.

Commençons par vous.

Deux demis, n'est-ce pas?

40 centimes.

Messieurs dames, vos consommations?

Un saucisson-beurre et deux cafés.

Un saucisson-beurre et un bock.

- Modi!

Bonsoir.

Bonsoir.

Vous partiez sans m'attendre?

- Oui, je partais. - Où allez-vous?

Je ne sais pas.

Je peux vous laisser, vous savez.

Vous voulez que je vous laisse?

Ça m'est égal.

Parfait. Alors, allons chez moi.

- Partir.

Tout quitter! Tout recommencer!

Bris de verre

Bravo!

Après l'amour, vous êtes éloquent.

Votre discours me donne soif.

Musique douce

...

Alors?

C'est fini les faux délires?

Le faux génie.

Tenez.

Tu crois me tenir avec ça.

Tu te trompes.

Je bois pour vivre seul, sans toi.

Vous mourrez aussi sans moi.

Ce sera comme si vous n'aviez jamais existé.

Il n'y aura que les garçons de café qui se souviendront de vous.

A cause de l'argent que vous leur devrez.

Vous ne me giflez pas?

Encore.

Musique douce

...

Bonjour, M. Modi. Bonjour, Catherine.

Tiens.

Te voilà, toi.

Ça va mieux, comme ça?

Nous avons nos habitudes.

D'où viens-tu encore?

Tu t'es battu avec Béatrice?

Béatrice et moi, fini.

Pourquoi? Elle n'avait plus d'opium?

Tu m'as quittée quand je t'ai refusé du beaujolais.

Tu devais être soûl pour coucher avec moi.

Rosalie, tu dis des bêtises.

Donne-moi un coup de rouge.

Sans engagement de ma part.

Il rit.

Mange un morceau, au moins.

Veux-tu du fromage?

Non, pas faim.

C'est malheureux, tout de même.

Un homme intelligent. - Hé, Rosalie.

Voilà.

T'as encore de la soupe?

Je vais voir.

Assieds-toi.

Non.

Le vin est un noble produit.

On doit le boire debout avec humilité.

Oh, votre bouton est décousu.

Ah, oui.

Tu es gentille.

Viens m'aider, Catherine.

Bonjour, maître. Bonjour, professeur.

Déjà levé?

J'aime Paris le matin.

C'est joli.

Surtout avec un bon coup de rouge.

Pourquoi ne te voit-on plus à l'Académie?

On y est tranquille pour travailler.

Tu n'es pas fou, non?

C'est ta mission de servir à boire.

Et la mienne de boire si le cœur m'en dit.

Donne. Pas aujourd'hui, c'est fini.

Va faire ton Modigliani ailleurs.

Va, va!

Donne-moi cette bouteille.

Ivrogne!

Ne la croyez pas, messieurs.

Trois verres ne m'ont jamais tourné la tête.

Sachez que je ne m'enivre que de moi-même.

M. Modi!

M. Modi!

Va falloir encore que je monte. Oh, misère!

Fracas

Qu'est-ce qui t'arrive?

Tu vois, j'ai perdu la clé.

Lève-toi. Que fais-tu par terre?

Bah, je suis tombé.

Toi, tu as déjà bu, hein?

Tu me fais beaucoup de peine.

Modi, alors, quoi encore?

Bonjour, Miaucha.

Tout va bien, ma chérie. Tout va très bien.

A tout à l'heure.

Pourquoi n'as-tu pas demandé à la concierge son passe-partout?

J'ai pas payé mon terme, parbleu.

Tiens, tiens? On frappe.

C'est moi.

Bonjour, Mme Salomon.

Fallait pas monter, c'est mauvais pour vous.

Merci!

Quand on est parti depuis 8jours,

on s'arrête chez la concierge.

C'est la moindre des choses.

Excusez-moi.

Voilà vos chemises bien lavées et repassées.

Mme Salomon, vous êtes une sainte.

Pour être concierge dans une usine pareille,

il faut avoir tué père et mère.

Voilà votre quittance de loyer.

J'ai pas d'argent.

C'est monsieur qui a payé pour vous.

De quoi vous plaignez-vous?

A l'avenir, vous passerez peut-ê tre à la loge.

Merci, Sboro. Je ne te savais pas si riche.

J'ai joué au poker.

Il me restait 12 francs, j'en ai fait venir 350.

Tu as encore quitté Béatrice?

Oui.

Cette fois-ci, c'est bien fini.

Musique douce au violon

...

- Modi!

Venez!

...

C'est votre verre.

Je vous attends depuis une heure.

Vous êtes parti si brusquement, ce matin.

On ne quitte pas une femme après l'avoir assommée

sans lui dire au revoir.

J'ai cru que vous étiez fâché.

Avez-vous déjeuné?

Non.

Un timbre à deux sous.

Béatrice,

cette nuit,

dis-moi la vérité.

Je t'ai brutalisée?

Non, à peine.

Vous m'avez moitié tuée à coups de gifle.

Mais nous n'avons pas fait l'amour?

Mais si, entre-temps.

Ah, bon.

Je craignais de t'avoir gravement offensée.

Vous vous êtes aussi conduit en gentleman.

Vous allez à l'Académie?

Comment pouvez-vous travailler

avec tant de monde autour de vous?

Tout le monde est autour de tout le monde.

J'aime travailler avec des gens autour de moi.

Au moins, je me sens seul.

Votre théorie

est très intéressante.

J'adore vos paradoxes.

J'ai tout de même souvent l'impression

que vous vous moquez des gens.

- Ah, oui? De quels gens?

- De moi, par exemple.

Mais je ne marche pas toujours.

Croyez-moi.

Pour être tranquilles, allons chez vous.

Ou bien chez moi.

Je vous servirai de modèle.

Vous ne voulez pas me peindre?

Non.

Mes hommages.

Ne buvez pas trop!

Ou buvez en pensant à moi.

Alors, déjà fatigué?

...

Bonjour, maître.

Mets-toi là. Tu seras tranquille.

...

Vous aimez Fernand Léger?

Oui, pourquoi?

C'est pas un reproche.

Tu ferais un excellent modèle.

Imagine-toi que la...

Tiens...

Qui est-elle? On dirait une vierge de Cologne.

Une fille sage. Elle s'est présentée avec son père.

Un peintre? Non.

Fonctionnaire ou chef de rayon.

Sérieux, sévère, bien pensant.

Légion d'honneur, buffet Henri Il.

Sa fille fera les arts appliqués.

Elle n'est pas pour toi, c'est de l'eau pure.

Dans mon pays, il y a beaucoup de fontaines.

Musique douce

...

Attention, nous sommes dans mon quartier.

Attention à quoi? Aux gens, aux voisins.

Vous avez honte?

Je vous demande pardon.

Je n'ai pas l'habitude.

Si on demande qui c'était,

vous direz Modigliani,

le peintre, l'ivrogne.

Vous n'avez pas de manteau.

Tenez.

Je suis l'âne chargé de reliques.

Oh, il pleut.

J'aime la pluie.

C'est là que j'habite, au troisième.

Oh, l'horrible maison.

Je n'aime pas non plus les parapluies.

C'est vrai, ils cachent le ciel.

Dire que je n'ai que ça à vous offrir.

Partagez la pluie avec moi.

Quel baptême!

J'ai fait un vœu.

Un vœu? Oui, un vœu.

Au revoir.

Musique dansante

...

Donnez-moi deux whiskies.

...

Quelle tabagie!

Ces gens qui fument, c'est dégoûtant.

Au moins, j'avale la fumée.

Allez respirer dehors.

- Béatrice!

Si tout le monde en faisait autant. Shut up.

Tenez, mangez.

Ah là là!

Tu es gentille.

Tu es une très gentille fille.

Un charmant clown.

Si, si.

Je me souviens très bien de toi, tu sais.

Et de tout.

Comment nous nous sommes connus.

Comment, en fait?

A la Rotonde, en buvant un cognac.

Extraordinaire.

Toi de Melbourne...

Manchester.

Toi de Manchester?

Ah oui, moi de Livourne.

Si Paris n'existait pas, pas de Béatrice.

Pas d'amour.

Musique entra î nante

...

Tu es jolie, Béatrice.

Je t'ai souvent fait du mal.

C'est pas de ma faute.

Ce soir, vous êtes trop gentil.

Qu'est-ce qui vous arrive?

Vous n'ê tes pas dans votre état normal.

Vous avez rencontré une autre femme?

Une autre femme?

J'aime la pluie, c'est tout.

La pluie.

Il ne pleuvra plus pour moi.

- Béatrice!

Allez, viens. Oui.

Après la danse, on s'en ira.

...

Pardon.

...

Bonsoir. Bonsoir.

Dis, Modi. T'as pas un peu de whisky pour une orpheline?

Merci, t'es chic.

Tiens, il pleut.

Y a longtemps que je t'ai pas vu.

...

Musique douce

...

...

Je commence à comprendre.

Je comprends pourquoi tu t'en es allé sous la pluie.

Très bon, excellent.

Enfin, regarde, tu peux pas dire le contraire.

Chut.

Elle fait bien l'amour.

Je ne sais pas.

Va-t'en, sois gentil.

Comment l'as-tu connue?

Il était une fois...

Qu'est-ce que tu vas en faire?

Elle va vivre avec moi.

Où prendras-tu l'argent?

Oh, l'argent...

Il était une fois un riche amateur

qui voulait un Modigliani.

Voilà un beau conte de fées, mon petit.

Et Béatrice?

J'ai plus soif.

Ça serait trop beau.

Tu ne m'as pas dit son nom.

Jeanne.

Si tu pouvais être heureux, je serais bien content.

Je vais trouver de l'argent.

Oh, je pense à quelqu'un!

- Tu vois, tu l'as réveillée.

Je suis désolé, je m'en vais. Mais non...

Viens, idiot.

Bonjour, M. Sborowsky.

Vous me connaissez?

Elle connaît tous mes amis.

Elle sait ma vie par cœur.

Tu vois, elle a pas d'illusions.

Mlle, je suis très heureux. Moi aussi.

Il faut que je parte.

Excusez-moi, j'ai des courses à faire.

A très bientôt, j'espère.

Je pars.

Maintenant?

Oui, je veux parler à ma famille maintenant.

Je ferai ma valise.

Et je reviendrai.

A quoi pensez-vous?

Vous ne voulez plus?

Vous avez réfléchi pendant que je dormais?

Je t'aime, Jeanne.

A tout à l'heure.

- Jeanne!

Tu es sûre de toi?

Oui.

A quelle heure seras-tu là?

Vers 6 h au plus tard.

Je serai au Dôme jusqu'à 5 h.

S'il t'arrivait quelque chose, téléphone-moi.

Il n'arrivera rien.

- Jeanne?

Et si tu ne revenais pas?

A tout à l'heure, Modi.

Musique douce

...

Monsieur, voilà mademoiselle.

Où ça? En face, sur le trottoir.

Voulez-vous rentrer.

Mireille, allez à la cuisine, s'il vous plaît.

Et fermez votre porte. Oui, madame.

Mademoiselle. Monsieur.

Alors?

D'où viens-tu, s'il te plaît?

Où as-tu passé la nuit?

Maman n'est pas là?

Je suis là, Jeanne. Ecoute-moi, mon petit.

Parle.

C'est quoi? C'est pour maman.

Je ne savais pas si je vous verrais.

Vraiment, tu es trop bonne.

Quelle est cette valise?

Tu partais en voyage? Oui.

Et avec qui, je te prie?

Avec quelqu'un que j'aime et qui a besoin de moi.

Jeanne, que fais-tu?

Je t'ordonne de répondre!

Qui est cet homme?

Quels sont ses moyens?

Ça ne t'intéresse pas.

Vraiment?

Nous avons décidé de vivre ensemble.

Continue.

Je suis heureuse qu'il m'ait choisie.

Sa vie est difficile.

Il est sans défense. - C'est tout?

Tu as fini?

Oui.

Parfait.

Veux-tu sortir.

Que vas-tu faire?

Rassure-toi, je te suis.

Papa!

Ne fais pas ça, papa, je t'en supplie!

Si tu savais, papa!

Ecoute, papa. Papa!

Alors, vous le gardez?

Non, merci.

Amusez-vous, je reviens tout à l'heure.

Vous ne voulez rien boire?

Non, merci.

Mais quelle heure est-il?

5 heures moins 5, pourquoi?

Une seconde, excuse-moi.

On ne m'a pas demandé au téléphone?

Vous êtes sûr?

Je vous le dis, je vous aurais appelé.

Merci, patron, vous êtes bien gentil.

Pas de quoi, à votre service.

2,50 sur 5.

Tout va bien.

Elle ne téléphonera plus.

- Elle devait vous téléphoner? - Oui.

En cas d'ennuis.

Donc, elle n'a pas eu d'ennuis.

Non.

Vous allez la retrouver chez vous.

Oui. Maintenant.

Tout à l'heure.

Qu'est-ce que ça te fait? Vous l'aimez?

Si je disais le contraire, me croirais-tu?

Et quelle impression éprouvez-vous?

Il me semble que maintenant tout est possible.

Je pourrais peindre l'univers entier.

Mais si je voulais peindre l'univers entier,

c'est un portrait d'elle que je ferais.

Vous êtes un drôle de type, vous.

Pourquoi?

Enfin, tout est très bien.

Personne ne m'accusera d'avoir eu mauvaise influence sur vous.

Je vous ai connu avec de l'alcool,

je vous quitte devant un verre d'eau.

A votre place, pourtant, je me méfierais.

Ça va vous jouer un vilain tour.

Vous vous rappelez, dans le temps à Montmartre?

Vous ne buviez pas, mais votre peinture ne valait rien du tout.

Si vous aviez continué avec l'eau,

vous auriez fini au Salon des artistes français.

Si vous aimez cette petite fille...

Eh bien?

Oubliez-la, croyez-moi.

C'est la plus grande preuve d'amour que vous lui ferez.

Béatrice, tu dis des bêtises.

Vous ne la connaissiez pas il y a 48heures.

Pourquoi martyriser une fille qui ne vous a rien fait?

Elle sera malheureuse avec moi?

Mon pauvre Modi, vous êtes absolument inhabitable.

Ce n'est pas votre faute.

Je vous ai supporté car je suis un peu folle.

Et j'en ai les moyens.

Mais elle, elle n'a pas mérité ça.

Maintenant,

allez-y.

Vous allez la faire attendre.

Non, laissez ça.

Je vous laisse me quitter, mais pas payer.

Non, ne soyez pas ridicule.

Regardez, vous verrez.

J'ai écrit un petit article sur vous.

J'espère qu'il vous plaira.

15 lignes. Je n'avais pas de sujet.

Il fallait que je parle de quelque chose.

Merci.

Tenez.

Vous lui donnerez ça de ma part.

Une petite fille, c'est de son âge.

Au revoir.

Musique douce

...

Mademoiselle, combien?

5 sous le petit, 10 sous le gros.

J'en paie deux gros.

Et celui-ci, vous le portez à la dame.

Avec la fourrure blanche.

...

Celui-là pour être fou, il est bien fou.

Musique grave

...

...

Musique intrigante

...

- Qu'est-ce que c'est?

Famille Hebuterne, quel étage?

Vous demandez qui? Famille Hebuterne.

Au 3e, mais il n'y a personne.

Personne, à cette heure-ci?

Ils sont en voyage.

Impossible, voyons.

Ils sont tous partis. Le père, la mère et la fille.

C'est pas vrai!

Mais où allez-vous?

Où allez-vous?

Vous ne pouvez pas monter sans mon autorisation!

Descendez ou j'appelle la police!

Sonnette

...

...

Fracas

...

Ouvre-moi, Jeanne!

C'est moi, c'est Modi!

Jeanne!

Ouvre-moi, Jeanne!

Jeanne!

Vous êtes pas fou de faire un tel boucan!

Je vais vous sortir, vous entendez!

...

Va voir en bas si j'y suis.

Préparez de quoi écrire, je descends.

Bien, docteur.

Bonjour.

Bonjour.

Bonjour, mademoiselle. Bonjour, madame.

Excusez-moi, Rosalie.

Je suis venue car je suis un peu inquiète.

Moi aussi.

Passe-moi l'encre.

Que lui est-il arrivé?

Modi a eu une crise cette nuit.

Quelle crise?

Toi, prépare les couverts.

Quelle crise?

Répondez-moi, Rosalie.

Le médecin est inquiet.

Il l'examine dans ma chambre.

Modi est dans votre chambre?

Pourquoi, ça vous gêne? Pas du tout.

Je n'en ai pas plusieurs, vous savez.

Je ne sais même pas où dormir ce soir.

- Si je peux vous être utile.

- Merci, je m'arrangerai.

Mettez-vous là.

J'ai apporté l'encre et tout ce qu'il faut.

Merci beaucoup.

Son état est très sérieux.

Il ne faut pas qu'il reste ici.

Il a besoin d'air et de beaucoup de calme.

S'il partait immédiatement, ce serait encore le mieux.

Envoyez-le loin d'ici.

Dans le Midi, par exemple.

Sans ça, je ne lui donne pas 6 mois.

Musique douce

...

...

Remets-toi comme hier.

Comment c'était? Tu étais tournée.

Ah oui.

Prends une pause naturelle, pense à rien.

Ça enlaidit quand on pense?

Ça enlaidit?

Non.

Mais ça fait quelquefois mal.

Oh, vous, vous pensez trop.

Ça vous jouera un vilain tour.

Toujours pas de nouvelles?

Qui t'a dit que j'en attendais?

Ça se voit, vous êtes toujours ailleurs.

Ici, on a toutes essayé de vous lever.

Vous ne vous en êtes pas aperçu.

Ça vous aurait rien coûté.

Vous plaisez, c'est pour ça qu'on pose.

Pour vous changer les idées.

Qu'est-ce que c'est que ce bleu?

C'est rien, c'est Marcel.

Ça vous plaît comme couleur?

Prends la pause.

Vous creusez pas la nénette.

Je serai jamais si ressemblante que dans la glace.

Il rit.

Je n'essaie pas de te peindre comme tu es.

Mais comme je te vois.

On sera quand même copains, va.

Mme Lulu, votre client, le notaire, il est là.

Il vous attend au 7. - Bon, j'y vais.

J'en ai pas pour longtemps.

Je peux vous envoyer Marguerite.

Je ne finis pas avec une ce que j'ai commencé avec l'autre.

Moi, dans le turbin, ça m'arrive souvent.

Vous permettez?

Mais bien sûr.

A tout de suite, je reviens.

Marcel!

Que fais-tu, là?

Je te croyais à Monaco.

Qui questionne ici?

Monsieur fait mon portrait.

Ton portrait!

Vous voyez bien... Une seconde.

Dès que je tourne le dos, tu fais ta Mona Lisa.

Tu fais l'école buissonnière pendant que le client attend.

Allez, et après, rendez-vous au bar.

On s'expliquera. Mais Marcel...

Tout à l'heure, les salades!

A vue de nez,

combien de fois elle est venue ici?

3 ou 4 fois, pourquoi?

4 séances. Elle avait arrêté le compteur.

Mettons 10, ça fera 150 francs, prix d'artistes.

Ça va?

Même si je les avais, je vous les donnerais pas.

Vous croyez causer au percepteur?

C'est 150 francs ou alors une trempe.

Je préfère vous donner la trempe.

Une trempe, à moi?

Une trempe, à moi? Oui, à vous.

Vous faites erreur sur la personne.

Que non.

Il rit.

Vous, au moins, vous me faites plaisir.

Vous êtes un homme.

Oh, ben ça, alors!

Quoi? J'ai pas le droit de boire avec mon ami?

Monsieur.

Présente-moi.

Voici Marcel, un copain de l'hôtel.

Enchanté, je vous présente mon ami monsieur...

Modigliani.

T'es Corse? Non.

Tant mieux. M. Modigliani.

Peintre célèbre de Paris.

Votre nom, je vous le demande pas.

Que prenez-vous? Un Pernod?

Non, un demi.

Donne un demi à mon ami.

Votre portrait, on vous l'a jamais fait?

- Non, j'ai pas eu l'occasion.

- Vous avez de la chance. L'occasion, la voilà.

Vous allez pas la laisser!

Vous êtes marié?

Quand votre femme vous dira:

"D'où tu viens?"

Vous direz qu'on a fait votre portrait.

Et ça lui clouera le bec!

Pour le prix, on s'arrangera. En ce moment, il fait Lulu.

Une merveille! 400 francs, j'ai payé.

Allez, zou, venez ici!

Vous serez mieux pour causer.

Je vais regarder.

Tu vas pas t'asseoir un samedi! Allez!

Vous n'allez pas vous reconnaître.

Une beauté!

Musique douce

...

M. Modigliani, venez vite voir!

Venez vite!

Regardez, je crois que c'est elle qui arrive.

Regardez.

Là!

Jeanne!

...

Bonjour.

Bonjour.

Vous avez fait bon voyage? Oui.

Où sommes-nous?

A Nice.

Où est la mer? Par là?

Par là?

Ou par là?

Ma foi, je n'en sais rien.

Tu n'es pas sorti de ta chambre?

Non, je t'attendais.

Et si je n'étais pas venue?

Tu n'aurais jamais vu Nice?

Pour quoi faire?

Tu as pensé un peu à moi?

Tu te souviens quand je t'ai vue pour la 1re fois?

Oui.

Pourquoi?

Ecoute, Jeanne.

Quand tu m'as regardé,

j'ai senti que ma vie commençait.

Moi, je t'aimais déjà depuis longtemps.

Je t'avais vu avant.

Bien avant.

C'était à un vernissage de Kisling.

Ce que tu étais beau.

Depuis, je t'ai cherché partout.

J'ai réussi à te voir quelques fois.

Au Dôme ou dans la rue.

Moi, je me cachais.

J'avais peur que tu me trouves laide.

Maintenant, j'ai moins peur.

Un peu moins.

Maintenant, tu es là, Jeanne.

Oui.

Grâce à Sborowsky.

Ce qu'il a été gentil, tu sais.

Il ne m'a pas quittée jusqu'au train.

J'aime Sborowsky.

Pourquoi n'as-tu pas écrit?

Modi, j'étais enfermée dans ma chambre.

Je ne voyais pas maman.

Je ne voyais que mon père qui apportait mes repas.

Je t'ai écrit.

Tiens, voilà le facteur.

Tu n'es pas obligé de les lire toutes.

Elles disent toutes la même chose, mais autrement.

Non, ne me regarde pas.

Tu as honte?

Non, plus maintenant.

Tout ce que tu me promettais...

Tu me l'as donné.

Oh, mon amour.

Ma Jeanne.

Musique douce

...

On est si bien.

J'ai peur de rentrer.

Mais non, tu verras.

On sera heureux à Paris.

On pourra bien vivre.

Tu vendras un tableau par mois.

Puis deux. Deux?

Pourquoi deux?

Quand nous aurons un enfant.

Tiens, regarde.

J'ai noté toutes nos dépenses.

Tu penses à tout, toi.

Tu prévois même l'impossible.

Vendre un tableau par mois.

Avec un peu de chance.

Oui, beaucoup de chance.

Jeanne.

Je voudrais tant que tu sois heureuse.

Si je te rendais malheureuse, je ne le ferais pas exprès.

Crois-moi.

Ce serait malgré moi.

Je t'aime comme tu es, je n'ai pas peur.

Je suis prête.

...

Orgue

...

On entre?

On est venus pour ça.

Bonjour, toi. Où est la patronne?

Comme c'est gentil.

Vous connaissez Suzanne? Bien sûr.

Vous êtes épatante.

Cette exposition me fait plaisir.

Pourvu que ça marche.

Je dis ça pour lui.

Je sais. Où est-il?

Au fond avec Jeanne et des amis.

Si vous saviez comme il a peur.

Allez-y, allez-y.

Sonnette

M. Morel.

Quel plaisir de voir un confrère.

Un confrère si rare.

Ça vous plaît?

C'est fort intéressant.

C'est admirable. Je vais vous montrer.

Non, il y a trop de gens.

Les amis, comme d'habitude.

Je reviendrai quand il y aura personne.

Pourquoi personne?

Il y aura les clients, les amateurs.

Vous croyez?

A demain, Mme Weil.

Au revoir, M. Morel.

Que voulait-il? C'est un horrible salaud.

Il va nous porter malheur.

Qu'est-ce qu'il t'a dit?

Bonjour, Sboro.

Bonjour, belle amie.

Il y a du monde.

Vous voyez.

Comment va Modi, bien?

Très bien.

Il est heureux? Très heureux.

Ça me fait plaisir. Je sais.

Vous avez une meilleure opinion de moi?

En effet.

Pourquoi?

Parce que je laisse tranquille?

Peut-ê tre.

Ou parce qu'il continue à boire sans moi?

Malgré son grand amour.

Et malgré vous.

Est-ce que je me trompe? Non.

Mon vieux Sboro, vous êtes très gentil.

Mais vous n'ê tes pas très intelligent.

C'est pour ça que je suis gentil.

Sûrement. A tout à l'heure.

Epatant. Tout à fait épatant.

Vous voulez autre chose?

Non merci. Ça ira très bien comme ça.

Bonjour, Jeanne.

Bonjour, Modi.

Tu es content au moins?

Mon chéri. J'ai soif.

C'est pas possible.

Bon, alors je m'en vais.

Modi!

Mais...

Au revoir, cher monsieur.

Tu es fou, où vas-tu?

Qu'est-ce qui te prend? Je m'en vais.

Tu reviens demain, alors?

Pour quoi faire?

Bruits de pas

...

Musique inquiétante

...

...

Je crois que c'est foutu.

J'en ai l'impression.

Je rentre chez moi.

Sonnette

Attendez-moi là.

Qui est le propriétaire?

C'est madame.

Bonjour, madame.

Je suis le commissaire.

Retirez ce tableau de la vitrine.

Mais... Pas de commentaire.

Votre nu a des poils, c'est dégoûtant.

Je vous donne 2 minutes. Ce n'est pas sérieux?

Je ne vous adresse pas la parole.

Alors, j'attends.

Je m'incline, mais je fais toutes mes réserves.

Vous voulez faire un procès?

Vous n'ê tes pas drôle.

Comment? Répétez ça?

J'obéis, M. le commissaire.

Je comprends pas votre point de vue.

Ce nu n'est pas obscène.

Il y en a d'autres.

Les journalistes les ont vus.

Leurs critiques ont été favorables.

Ce n'est pas la presse qui dicte les lois.

Pardon.

Ici, on a le droit, M. le commissaire.

Oui, et je le regrette.

Montrez-moi vos papiers.

Je suis en règle.

N'y revenez pas.

Quant à vous, tâchez d'ê tre un peu plus prudente.

Verdammte Schweineri.

Ça y est, j'ai la migraine.

Bonjour.

Bonjour.

Vous êtes seul?

Oui, pour le moment.

Eh oui, c'est comme ça.

Que voulez-vous dire?

Simplement que Modigliani ne se vendra jamais.

Pas de son vivant en tout cas.

Vraiment? Et pourquoi?

Parce qu'il a la poisse, mon vieux.

Je n'y crois pas.

Vous avez tort.

Dites-moi.

Combien de Modigliani avez-vous vendus?

Quelques-uns. Combien?

3 ou 4.

A des amis.

Que venez-vous foutre ici?

Nécessité professionnelle, mon cher.

J'achète et je vends des tableaux.

Et la peinture de Modigliani m'intéresse beaucoup.

Beaucoup, beaucoup.

Alors, vous allez en acheter?

Non, pas pour l'instant.

J'attendrai un peu.

Il boit énormément, votre ami.

Et il n'arrêtera pas.

Les gens comme lui n'arrêtent pas jusqu'au jour où...

Et ce jour-là, grosse affaire, Modigliani.

Debout.

Voilà. Et puis?

Sortez.

Vous êtes un peu maigre pour employer ce ton.

Mais je suis un homme paisible.

Jamais je ne fais d'histoires.

C'est une règle de ma vie.

Elles sont jolies vos règles.

Jamais vous n'aurez une toile de Modi, jamais!

Je vendrai plutôt ma dernière chemise.

Vous êtes un porc.

Un ignoble porc.

Un trafiquant de cadavres.

Eh bien, rendez-vous au cimetière. Bonsoir.

Bris de verre

...

Qui casse les verres les paie, mon ami.

Vous en avez au moins pour 100 francs.

Je vous salue bien.

Musique douce

...

Mon chéri, rentrons, tu veux.

Viens, je t'en prie.

...

Tu ne veux pas rentrer?

Mais non! Modi!

Tiens, voilà.

Voilà le regard que tu auras quand je mourrai.

Tu dis rien.

Mais dis quelque chose.

N'importe quoi.

Que j'entende au moins le son de ta voix.

Tu ne me reproches pas d'avoir bu?

Tu n'exiges pas la monnaie des mille francs de ton portrait?

La Femme du peintre.

J'ai vendu La Femme du peintre.

Tiens, voilà tout ce qu'il me reste.

126,60 francs.

Avec ça, on pourra manger.

Non.

A la Seine.

Je vais les jeter à la Seine.

A la Seine!

A la Seine!

Qu'elle me croie riche, elle, au moins!

La Seine!

Modi, tu vas tomber!

Ah!

Tout de même un cri.

Et si on en finissait, hein?

Si l'on se jetait à l'eau tous les deux?

Mourir ensemble, ça ne te ferait pas plaisir?

Plus tard, on parlerait de nous. La légende de Modigliani.

Entre une belle mort et une sale vie, pas d'hésitation.

Je t'offre la Seine.

C'est mon cadeau de noces.

Ça te changera guère.

T'as toujours eu l'air d'une noyée.

Je ferai ce que tu voudras, Modi.

Ah!

Elle a dit oui.

Elle sait dire que ça. Oui, oui!

Oui!

Veux-tu mourir? Oui!

Coucher sous les ponts? Oui!

Crever de faim? Oui!

Faire la retape? Oui!

Elle m'aime, cette enfant-là!

Elle m'aime!

Est-ce ma faute si elle m'aime?

Jeanne.

Si tu m'aimes,

est-ce que c'est de ma faute?

Sois gentil, Modi, je t'en prie.

Faut me quitter, Jeanne.

Il faut m'oublier.

Ma vie fout le camp.

Sauve-toi avant la fin.

Je veux pas être un salaud.

Si tu restes avec moi,

je serai un salaud.

Laisse-moi mettre ma main sur ton bras.

...

Il dort.

Oui, oui.

Que fais-tu? Tu peins des cartes postales?

Le libraire rue de Rennes les paie 25 sous.

J'en ai fait 7depuis 2 jours.

Avec celle-ci, ça fera 8.

J'aurai 10 francs.

J'espère qu'il le saura pas.

Non, avec l'argent, j'achèterai du riz.

J'en aurai beaucoup.

Et ça durera longtemps.

Je t'aime bien, mon petit.

Sboro aussi t'aime bien.

Réveille-le, j'ai un taxi en bas.

Toi et moi, veux-tu.

Mais qu'est-ce qui se passe?

Celui-là, ça aussi.

C'est très bien. Emmène tout ça.

Mets-le dans le taxi.

Un acheteur? J'ai l'acheteur.

Je vous expliquerai en cours de route.

Viens, Jeanne. Aide-moi.

Allons, voyons.

Qu'est-ce qui vous prend?

C'est toi, Sboro.

Viens, Iève-toi. Pourquoi me secoues-tu?

Je veux que tu viennes avec moi.

Pourquoi?

Tu vas être riche, très riche.

Je veux pas être riche.

Viens, nous avons rendez-vous.

Non.

Moi, j'ai pas rendez-vous.

J'ai pas rendez-vous du tout.

Moi, j'ai pris rendez-vous.

A l'hôtel Ritz avec un Américain richissime.

On va lui vendre toutes tes toiles.

Pas toutes, non.

Je vais pas vendre toutes mes toiles.

- Tu vendras celles que tu voudras.

Viens, Modi, je t'en supplie!

Je t'en conjure.

Bon.

Une seconde, vous permettez.

Voilà.

Maintenant, je peux aller au Ritz.

Mets ça.

Faut se déguiser pour vendre une toile?

Faut leur en foutre plein la vue.

Mettre une cravate.

Pour un type qui achètera rien.

Il paraît très décidé.

Il veut te connaître.

Il va discuter, nous faire revenir...

Impossible, il repart ce soir pour New York.

Tu sauras pas quoi faire de ton argent.

Au point où j'en suis.

Toutes mes toiles pour un sandwich pour Jeanne.

Non, c'est moi qui parlerai.

Tu n'ouvres pas la bouche.

Bon. Regarde-moi ça.

C'est ma peinture ou ma gueule qu'on vend?

Je suis pas une putain.

Allez, mange, allez.

Il veut pas manger.

- 3e étage.

C'est par ici.

Tiens, c'est très nourrissant, le sucre.

Vous y êtes?

Si on foutait le camp? Pas d'histoires.

- Entrez.

Je voudrais

que vous m'envoyiez 50 bouteilles de champagne.

Celui que j'ai bu, l'autre soir.

Asseyez-vous.

Oui, oui.

Send it here, OK.

Thank you.

Yes, you'll get your tip.

Thanks.

I found the most marvellous...

J'ai découvert un merveilleux bistro sur les quais.

Ça s'appelle La Pérouse.

C'est là que j'achète mon vin.

Permettez-moi de vous présenter.

Mme Modigliani, enchanté.

Et M. Modigliani, le célèbre M. Modigliani.

Asseyez-vous, je vous prie.

Cigare, vous voulez un cigare?

Will you have a cigar? - Walter!

Yes, darling?

Would you tell me why you invited all these people

when you know the boat train is leaving?

I hope we are too.

Yes, but I would like to introduce you

to Mr and Ms Modigliani.

Et monsieur... Sborowsky.

Enchantée, enchantée, enchantée.

And now will you get ready to leave?

Yes, but will you please ring for the waiter.

- All right!

Maintenant, il faut faire vite.

Le train part dans une heure.

Ma femme déteste se presser.

On voit les tableaux?

Ah, voilà.

J'adore la peinture.

Je vais vous montrer quelque chose.

Belle acquisition.

Cézanne, un vrai.

Oui, ça se voit.

- Un critique

m'en a dit des choses épatantes.

On n'explique pas la peinture.

Ce critique est un homme très intelligent.

Les critiques ne disent que des conneries.

Conneries?

Le maître veut dire

que seuls les poètes peuvent parler peinture

parce qu'ils transposent, comme les peintres d'ailleurs.

Que prenez-vous, whisky?

Whisky, madame? Non, merci.

Autre chose, dry?

Vermouth, cognac?

Je ne bois pas d'alcool.

Je prendrais bien un chocolat.

- Chocolate? Charming.

Waiter. A chocolate and three whiskies.

Right now, please. Yes, sir.

Excuse me.

Hello?

La maison Cartier?

Faites-les monter, s'il vous plaît.

Merci.

Il faut que je range mon Cézanne.

J'aime beaucoup ce paysage.

Vous faites aussi des paysages?

Non. Dommage.

Vous savez ce que disait Van Gogh?

Il préférait peindre... - Walter!

les yeux des hommes... Excuse me, please.

- Venez avec moi.

Voilà le collier et une plume pour vous.

Let me see.

Ça, c'est pour mon Cézanne.

Quand il achète un tableau, j'achète un bijou.

C'est juste, non?

- C'est pour ça qu'il faut me faire un prix.

Ne faites aucun prix, il est assez riche.

Il rit.

Excusez-moi.

Qu'est-ce que disait Van Gogh?

Il disait

qu'il préférait peindre les yeux des hommes

que les cathédrales.

Qu'il y a dans les yeux des hommes

quelque chose qu'il n'y a pas dans les cathédrales.

Ça, c'est une blasphémation.

Van Gogh buvait beaucoup.

Oui.

Pas par luxe.

Pour s'étourdir.

La peinture, c'est aussi un travail d'homme de peine.

Sûrement, sûrement.

Oui.

On se cogne la tête contre les murs.

Van Gogh a eu un mot étonnant.

Un mot intraduisible en millionnaire.

Il a dit à quelqu'un lui reprochant son excès:

"Il a fallu que je boive,

"pour atteindre cette note jaune.

"Que j'ai atteinte cet été."

Je n'aime pas parler de Van Gogh quand je vends un tableau.

Ça, c'est de la blasphémation.

Montrez-moi les tableaux.

Sboro.

Je vous soumets une très jolie chose.

Tous ensemble, je préfère ça.

Tous ensemble? Oui, mettez-les là.

Tenez, je vais vous aider.

Très joli. C'est merveilleux.

Excellente peinture.

Très joli, ravissant.

Ça me plaît beaucoup.

- Walter.

Do you realize that it's nearly 5 o'clock?

Mon mari est fou. Nous partons

et il achète des tableaux.

Tenez, prenez un chocolat.

Ils sont très bons.

Merci.

Monsieur? Non.

Je vous laisse la boîte.

Come on, the train is leaving. Yes, darling.

Ma femme est toujours pressée.

J'aime l'idée de faire les yeux vides.

En dehors de la vie. - C'est très vrai.

Pourtant, il y a un regard dans ce bleu.

Comme sur une autre vie.

Ça me donne une idée.

Cet été je lance une eau de toilette.

Une eau de toilette, tiens?

L'Eau Bleue. Blue Waves.

L'Eau Bleue?

Très joli nom. Et alors?

Vous ne comprenez pas?

Ce tableau créera une nouvelle marque pour mes parfums.

L'Eau Bleue. Blue Waves.

J'en ferai des étiquettes.

Oui, c'est évident.

Comment, des étiquettes? - Oui.

Sur les flacons? - Sur les emballages aussi.

Et sur les affiches. - Dans le monde et en France.

Et sur les palissades?

Je ferai d'énormes panneaux.

Et dans le métro? Yes.

Sur les pissotières?

Les pissotières?

Tu viens, Jeanne?

Qu'est-ce que c'est?

Qu'est-ce qui te prend? Tu n'as pas compris?

J'ai très bien compris.

Je suis désolé, il est un peu nerveux.

Mais nous allons nous entendre.

Quelle toile vous intéresse?

Celle-là? - Walter!

This is the end, the very end.

Here are your hat and coat.

And this time, let's get going.

C'est trop tard, nous partons.

Vous, c'est trop tard aussi.

Voilà votre pourboire d'adieu.

Madame, je suis désolé.

Monsieur, au revoir.

Voilà votre chapeau.

Merci.

My God!

Bagagiste, n'oubliez pas ça.

Il y a mon Cézanne dedans.

Modi, ça par exemple!

Que fais-tu là?

Je viens vendre des tableaux.

Je suis contente pour toi.

It's Modigliani, I told you about him.

M. Fitzgibbon, mon fiancé.

Il ne parle pas français.

Le vieux Sboro. Comment vas-tu, Béatrice?

J'écris un roman. Je vous ai tous mis dedans.

Vous m'en avez fait voir.

J'ai vu ton exposition, ça m'a beaucoup plu.

Quelle histoire, à cause de mon nu!

Un nu charmant.

Je voulais le montrer à mon fiancé.

Quand il ne savait pas comment j'étais faite.

N'est-ce pas, Harry?

Je suis très bien faite, tu te souviens?

Tu pourrais me présenter ta femme, elle me paraît charmante.

Est-ce qu'il vous bat? J'espère que non.

Ne vous laissez pas faire ou vous êtes perdue.

Je pars pour Copenhague.

Je vous ferai signe à mon retour.

On organisera un petit dîner.

Tous les 5, ce sera gentil!

A bientôt. Bonne chance!

...

Modi, ça ne va pas?

Non, ça va, ça va.

...

Vous n'entrez pas prendre quelque chose?

Tout à l'heure.

Bon, à tout à l'heure.

Musique douce

...

Mon petit.

Jeanne.

Pour nous, de l'autre côté,

il y aura une joie éternelle, n'est-ce pas?

Oui, Modi, une joie éternelle.

Nous serons heureux.

Je t'aimerai.

Pauvre Jeanne.

Pardon.

Pourquoi pardon?

Je suis heureuse.

Très heureuse.

Ce qu'il fait sombre.

...

Musique douce

...

Où vas-tu à cette heure?

Chercher de l'argent.

J'en trouverai.

Tu n'auras plus jamais faim.

Je le jure.

Je vais avec toi.

Non. - Modi!

Non.

Les petites filles ne sortent pas la nuit.

Bonsoir, M. Modi.

Bonsoir, madame.

Je suis Modigliani.

Le croquis, 5 francs.

100 sous les croquis.

5 francs.

100 sous le croquis.

Le croquis, 100 sous.

100 sous le croquis.

J'ai dit non!

- Pendant au moins 3 minutes!

Modigliani. Le croquis, 5 francs.

Mais il y avait deux mitrailleuses!

Ils tiraient comme à la foire.

Je suis Modigliani.

5 francs.

5 francs le croquis.

5 francs.

Le croquis, 5 francs.

Je suis Modigliani.

5 francs.

100 sous.

Je vends mes croquis 5 francs.

Tenez, merci.

Il est joli, mais je ne saurais quoi en faire.

Musique douce

...

Alors, mon vieux?

Qui êtes-vous?

Je connais pas votre voix.

Un ami.

Bonsoir.

Bonsoir, ami.

...

Il faut prévenir sa famille.

Vous avez son adresse?

Il a pas de papiers. Monsieur le connaît.

Mais il ne sait pas son adresse.

On fera l'enquête demain matin.

Bonsoir, messieurs et merci.

Les cloches sonnent.

...

Je vous écoute, mon vieux.

Mon vieux, je vous écoute.

Je vous écoute.

Je vous écoute, mon vieux.

C'est fini.

Vous pourriez pas trouver son adresse?

Je vais essayer.

26, rue Falguière.

Bruits de pas

...

Je m'excuse, j'attendais quelqu'un. J'ai été surprise.

Morel, marchand de tableaux.

Il est tard, je vous dérange, sans doute.

Oh, mais non, monsieur.

Entrez.

Malheureusement, M. Modigliani n'est pas là.

Il ne va peut-ê tre pas tarder.

Vous voulez vous asseoir?

Non, merci, c'est pas la peine.

Il est tard, vous ne pourrez peut-ê tre pas l'attendre.

Mais je lui ferai la commission à son retour.

Vous permettez?

Je vous en prie. Je vous apporte la lampe.

Vous aimez, monsieur?

Beaucoup. J'aime beaucoup.

Ça me fait plaisir.

Modi a tellement de talent.

Vous allez acheter une toile?

Je vais en acheter plusieurs.

Je peux?

Bien sûr, monsieur, tout ce que vous voudrez.

Modi sera si heureux.

Et moi, je paie comptant.

Ce n'est pas la question d'argent.

Modi est un artiste et a besoin d'encouragements.

Il y a si longtemps qu'on lui a rien acheté.

Si longtemps, si longtemps.

Oui, je comprends.

Musique angoissante

...

Musique douce

...

Sous-titrage: TVS.

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