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- Il me les a donn�s au lendemain de notre mariage.
Qu'est-ce que je dois faire?
Maman saurait me le dire.
Je ne tirerai pas 20000 francs de tout �a.
- Oh non. Je refuse absolument de me s�parer d'une fourrure.
Je les aime trop.
Alors il faut s'habiller simplement.
Oh! Mon Dieu.
J'en ai tant besoin.
Ou bien celui-l�.
- Plut�t que de m'en s�parer, je me jetterais � l'eau.
Non. Ma croix.
Ma croix? Oh non, je l'adore.
Elle soupire. - C'est ceux-l� que j'aime le moins.
Oh, apr�s tout, je peux en faire ce que je veux.
Allez.
Louise.
Bonne chance. - Merci, nounou.
Et ton petit-d�jeuner?
- Bonjour. Mme la comtesse..
.. est matinale. - Je n'ai pas dormi.
M. le comte est r�veill�? - Il aurait sonn�.
- Vous lui direz que j'ai d� sortir. Soyez vague. Merci.
- Ma petite sainte ch�rie, faites qu'il accepte.
Ainsi soit-il.
4 sous, madame.
- Je voudrais voir M. R�mi. - Bien, madame.
- Mme la comtesse. - Je voudrais vous parler.
Tout d'abord, il faut me jurer de garder le secret.
- Nos clients sont l� gr�ce � nos clientes. Le secret..
.. est une de mes sp�cialit�s. - J'en �tais s�re.
- Asseyez-vous, Mme la comtesse.
Eh bien, voil�.
J'ai des dettes. - Vous?
- Je d�pense beaucoup d'argent. - Tout le monde sait �a.
J'en d�pense trop.
Jamais trop.
- Je suis momentan�ment embarrass�e et j'ai pens� � me d�faire..
.. de ces coeurs. Vous en savez mieux que quiconque la valeur.
- D'autant que c'est moi qui les ai vendus � votre mari.
Oui, en effet.
Ce n'est pas moi qu'il faut regarder.
Vous allez les racheter?
- Je demande � r�fl�chir.
- Mais c'est pas possible. C'est tout de suite que...
Oh, je...
Madame!
Madame, madame! Mon Dieu! Alors?
Euh, J�r�me!
J�r�me!
Mon Dieu, qu'y a-t-il? - Que se passe-t-il?
- Regarde! Madame? Mais ne regarde pas si longtemps!
Fais quelque chose!
Mon Dieu, que se passe-t-il?
C'est terrible, �a!
Tenez. Ca vous fera du bien.
- Ah oui. Merci, M. R�mi. - Comment vous sentez-vous?
- Mieux maintenant. - Oui?
- Oui. - Nous nous arrangerons s�rement.
Alors affaire conclue?
- Evidemment, Mme la comtesse.
Affaire conclue. Est-ce que cette chiffre vous para�t raisonnable?
- Vous savez, la raison et moi. Il me para�t amusant, affaire conclue.
- Je vous fais porter �a? - Demain � 5 h.
- Excusez-moi, �a ne me regarde pas,
.. mais qu'allez-vous dire � votre mari?
- Je trouverai. Comptez sur moi.
Voil�.
- Rentrons. - Bien, madame.
- Je ne les ai plus! - Madame, vous ne les portiez pas.
Chut!
- J'ai perdu mes boucles. - Vous ne les portiez pas.
Je l'ai remarqu� quand nous sommes sortis.
- Vous vous trompez. J'ai h�sit� avec mes �meraudes.
- Vous n'auriez pas perdu les 2. Vous deviez avoir l'intention..
.. de les mettre en voiture. - Je suis s�re que non.
Excusez-moi.
- Je vais voir dans la voiture.
- Par l�, mon g�n�ral.
Non.
- L�on! - Oui!
- D�p�che-toi, voyons! - Me voil�.
Vous avez perdu quelque chose? - Oui.
- Dites, cher ami, que diable faites-vous � 4 pattes?
- Je cherche les 15000 francs que vous m'avez rendus.
Vous les avez rendus, non? - C'est une question de secondes.
J'ai �t� un peu g�n�. - Je me disais.
- A bient�t. - Vous croyez?
- Merveilleux, non? - Merveilleux.
- Vous cherchez quelque chose? - Moins que rien.
- Ma femme a perdu ses boucles d'oreilles en diamant.
- Pas possible? - Comme elle est venue vous saluer,
.. j'ai pens� qu'elle les avait peut-�tre perdus ici.
Silence!
- S'il revient, je resterai assis.
- Louise n'a pu sortir sans. - Elles sont s�rement l�.
- Quel malheur! Je le lui avais pr�dit cet apr�s-midi.
4 carreaux et 2 sept � la suite, c'est mauvais.
Allons!
- Quand les carreaux sortent avant le 7, la perte est imminente.
- Taisez-vous. C'est ind�cent, cette histoire de cartes.
Je veux questionner tout le monde.
Et les autres? - Ils se l�vent.
- Je suis l� pour faire la cuisine, pas pour chercher des boucles.
Je vais lui parler.
Qui aura l'honneur de vous raccompagner? Marcel? Moi?
- Les 2 peut-�tre. Alors? - Rien.
- Nous retrouvons-nous au caf�? - Non, nous souperons chez nous.
- Mais nos amis nous attendent. - Vos soupirants m'agacent.
Chacun est ennuyeux et en groupe, ils sont insupportables.
Mon g�n�ral. Mon g�n�ral.
- M. Paramer se pose une question. - J'adore les questions.
- Il estime qu'en cherchant le bijou, vous avez fix� sa femme..
.. de fa�on f�cheuse. - Avec suspicion?
- Je n'irai pas si loin. - Pour �viter que sa femme..
.. soit regard�e, on la prend moins jolie.
Quand il regarde la mienne, je ne pense pas ainsi.
- Mon g�n�ral, vous n'avez pas de souci � vous faire.
Nous trouverons ce bijou. Si besoin est, nous ferons appel � la police.
- N'h�sitez pas. Bonsoir. - Comptez sur moi.
- Alors cet article? - Oui, papa.
- Et les bijoux? - Oui, papa.
- Prends mon chapeau. - Oui, papa.
- Et ma canne. - Oui, papa.
J'arrive, papa.
Voil�, papa. - Le sac.
- Cette histoire est inadmissible. Ca peut me faire du tort.
- Pourras-tu la saluer de ma part?
- Hein? Tu veux une claque?
- Le g�n�ral ne re�oit pas. Il a rendez-vous.
- C'est important. - Pour vous.
- Pour lui. - Bien.
Mais souvenez-vous qu'il doit partir.
- M. R�mi. - Faites entrer.
Une offre � faire?
- Oh non. H�las, mon g�n�ral. Je le regrette.
Je n'ai jamais �t� aussi ennuy� qu'aujourd'hui.
Comment?
- Je n'ai jamais...
Et� aussi ennuy�.
- J'ai peur de ne pouvoir partager vos ennuis.
Je crois que si.
Ah oui?
- Avant de vous d�ranger... - C'est fait.
- De vous blesser m�me, je dois faire appel...
Ah, le nouveau 90.
- Je dois faire appel � votre discr�tion.
- Il faut de la discretion en outre? - Il s'agit de Mme la comtesse.
Comment?
- Elle est venue hier me rapporter ce bijou.
Les boucles avec les coeurs en diamant.
- Comment dites-vous? - Euh... Je...
Je ne pouvais croire qu'elle vendait ce bijou � votre insu.
Vendait?
- En l'achetant, j'ai cru...
Que vouliez-vous dire?
En l'achetant,
.. j'ai cru vous rendre service.
- Je ne vous suis pas. Je rends parfois des services.
Mais je fais en sorte qu'on ne m'en rende pas.
Tant mieux.
Ce matin, quand j'ai vu qu'on commen�ait � parler de vol...
- Plus un mot. En venant me voir, vous m'avez en effet rendu service.
- Entrez. Et je dois vous en remercier.
Voulez-vous me faire parvenir votre note. Je tiendrai compte..
.. du temps que votre visite vous a fait perdre. J'y tiens.
Voil�.
Je suis d�sol�.
Je suis d�sol� de vous vendre ce bijou une 2de fois.
- Ne vous excusez pas. J'en suis enchant�.
A condition que nous soyons les seuls � conna�tre..
.. l'�tourderie de ma femme. - Charmante. Comptez sur moi.
Au revoir.
- Mon g�n�ral, votre rendez-vous. - J'y vais.
- Il se pr�pare quelque chose. - Je crois bien.
- Bonsoir. Je suis en retard. - J'ai cru que tu ne viendrais pas.
Je vous l'avais promis.
J'ai eu beaucoup de peine, Lola.
Vous ignorez � quel point. - Si je le savais, je ne voudrais..
.. peut-�tre plus partir.
Rassure-toi, je plaisante.
Oui. Dans un quart d'heure, il faudra que je commence � t'oublier.
Esp�rons que �a ne sera pas trop long.
A vous entendre on dirait que c'est moi qui vous quitte.
- C'est une fa�on de quitter les femmes, que de les laisser partir.
- On ne fait pas ce qu'on veut dans la vie. - Surtout quand on est g�n�ral.
Oui. Surtout.
Un de mes lieutenants s'est trouv� dans la m�me situation il y a peu.
Mais lui est parti.
Il a d� la peiner.
Oui. Voil�.
Tr�s bien. Merci.
Merci, monsieur.
- On ne s'embrasse pas? - Tu veux rendre tout..
.. plus difficile? - Vous �tes exquise.
- Comme toutes celles qu'on quitte.
Qu'est-ce? - Un souvenir.
Un bijou?
Oh non.
Ayez la curiosit� de le regarder.
Non. Une femme peut refuser un bijou tant qu'elle ne l'a pas vu.
Apr�s, c'est de l'h�ro�sme.
Ne soyez pas h�ro�que.
- En voiture! - Adieu.
En voiture, s'il vous pla�t!
13. Ca porte bonheur.
Et votre adresse?
A quoi bon? Tu n'�criras pas.
- Ah, il y aura peut-�tre quelqu'un..
.. que mes lettres d�rangeront. - J'esp�re.
Attendez!
Tant pis, je le garde. - C'est gentil. Merci.
- C'est un souvenir. - Au revoir.
- Au revoir. - Bon voyage.
Vous dormez, Louise?
Non. Je suis nerveuse.
Ah? Pourquoi?
A cause de ces boucles.
Oh, c'est trop.
Je n'aurais pas cru que vous y attachiez tant d'importance.
J'en suis tr�s touch�. Mais ne trouvez-vous pas que nos amis,
.. les journaux, attachent trop d'importance � cet incident?
Mais moins que moi.
- Moins que vous? Vous soup�onnez quelqu'un?
Oh non! Non, personne.
Le nouveau valet.
- Il louche, mais c'est un brave gar�on.
Nounou le conna�t.
Ne l'accusez pas.
- Et votre femme de chambre? - Au-dessus de tout soup�on.
- Elle n'a pas besoin de tant d'argent.
Julien? Impossible.
Impossible!
Maximilien?
- N'insistez pas, vous me contrariez.
Je suis pr�te � vous donner raison.
J'ai perdu sottement ces boucles. Je suis coupable.
Ne faites pas payer aux autres ma n�gligence.
Vos d�sirs sont des ordres.
Etes-vous certaine de l'avoir perdu?
Naturellement.
- Vous direz l'avoir retrouv�. Vous vous excuserez aupr�s de nos amis.
Je mens si mal.
Oui. Une fois n'est pas coutume.
- J'ai commis une maladresse. Je vous en demande pardon.
Pardon?
Pardon.
R�p�tez encore.
Pardon. Je vous demande pardon.
Vous etes dur d'oreilles.
C'est ainsi dans l'arm�e.
Andr�?
Oui?
- Ne parlons plus de cette histoire. - Jamais. Ce qui est fini est fini.
Merci.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
- Qu'est-ce l�? - Cadeau.
- Comment? - Vous ne comprenez pas? Cadeau.
Un homme qui m'aimait.
Un homme qui m'aimait.
Ah, amour.
Je comprends.
- Merci. - Mes respects.
- Au revoir. - J'esp�re vous revoir.
Goodbye, my dear.
Goodbye.
Goodbye. Good luck.
Bonne chance.
Rien ne va plus.
22, noir, pair et passe.
Carr�, cheval, passe.
S'il vous pla�t.
J'ai tout sold�.
Vous voulez acheter �a?
- Non. - Non?
- Ca? - Non.
Derni�re boule.
- Rien ne va plus. - Sur le 13.
-26, impair et passe.
B�le, 10 mn d'arr�t..
.. pour le contr�le. - D'o� viennent ces bijoux?
- Je les ai eu � Constantinople. - Vous �tes diplomate.
Je ne peux fouiller. - Faites semblant.
- Semblant? - Il me faut rester ici.
Demandez-moi si j'ai des cigares. - Des cigares?
- Comment? - Des cigares?
- J'aimerais qu'elle entende. - Des cigares?!
- Oui. Non. S'il y en a, comptez-les.
Comptez, comptez. -1, 2, 3...
Ce que vous voulez.
- Quelle honte de payer � la douane pour des choses destin�es..
.. � faire plaisir.
Ah, j'ai les tickets.
Merci.
Monsieur, votre passeport.
- Je ne pars pas. J'ai une chose � dire � cette dame.
- Je regrette. - Je suis diplomate.
- On dit �a. Votre passeport.
J'ai d� le laisser.
- Avez-vous mon passeport? - Non.
Mon passeport.
En voiture, s'il vous pla�t.
Ah!
Je reviens. - Pardon, Excellence.
Attention! Attention!
- Tu peux pas ouvrir les yeux, esp�ce de...
Charretier! - Polichinelle.
Regardez �a! Ca pourrait m�me pas conduire une charrette � bras.
Que se passe-t-il?
Pardon. Mon cocher est maladroit. - Mais pas du tout.
- Il aura un pourboire en r�compense de sa maladresse.
- Je ne comprends pas. - Je n'esperais plus vous revoir.
- Mais nous nous sommes jamais vu! - Si, � la douane.
- � la douane? - � B�le, il y a 15 jours.
- Ah oui! Une valise pour une amie. Des robes qu'on m'avait retenues.
J'ai du pour les degager donner un peu d'argent.
Le destin.
- Moi aussi je vous avais remarqu�. - Ah oui?
- Vous aviez un costume � carreaux, une �charpe grise,
.. des boutons de manchette en or..
.. et des yeux noirs, comme aujourd'hui.
Le destin.
- Nous devons repartir, baron. - D�j�?
- On s'est d�p�ch�. - Nous nous reverrons?
- Le destin fait bien les choses. - Je ne trouve pas, vous partez.
Je suis Donati. Fabrizio Donati.
Et moi, Mme de...
- O� sont nos places? Voici la mienne.
Est-ce que par hasard... - L'un � c�t� de l'autre.
Extraordinaire. Le destin se d�range inutilement.
Oui. Vous permettez?
Je voudrais savoir votre nom. - Cher ami!
Je suis ravi de vous voir. Je vous croyais toujours � Constantinople.
- Pardon, je ne vous ai pas pr�venu. - Vous plaisantez. Vous avez fait..
.. la connaissance de ma femme. Vous allez vous entendre.
- Je connais votre mari. Je l'ai souvent vu dans les ambassades.
- Je n'ai pas compris. - Elle est d�sol�e.
Elle voulait �tre celle qui nous r�unirait et avait organis� un bal.
- Elle a ajout� que nous �tions faits pour nous entendre.
- Il voulait �tre celui qui nous pr�senterait. Il organise un bal.
- Il nous pense faits pour nous entendre.
Madame?
Vous vous plaisez � me torturer. - Je ne peux me plaire � cela.
- Mais enfin, que dois-je faire? J'esp�rais compter parmi ceux..
.. qui sortiront avec vous quand le g�n�ral sera en manoeuvre.
Je ne peut vous emp�cher d'esp�rer.
- Personne ne l'amusera autant que vous. Vous l'amuserez beaucoup.
Mais elle est d'une coquetterie effroyable.
- Vraiment? - Elle sait mieux que personne..
J'ai connu �a. Tr�s p�nible.
- G�n�ral, vous ne m'avez toujours pas r�pondu pour mon journal.
C'est vrai? - Non.
- Nous parlons de la m�me chose? - Oui.
- Alors non? - Jamais.
- Mais... - Vous parlez trop.
- Excusez-moi. - Monsieur a fini.
- Mais non. - A plus tard.
- Cette conf�rence de paix est �pouvantable.
Je suis, parait-il, d'une coquetterie infernale.
- Je n'en crois rien. - Ne m'en apercevant pas,
.. je ne peux me corriger. J'aurais laiss� cet Anglais tout esp�rer.
Possible. Vous m'�tes sympathique. Ne vous prenez pas � mon jeu.
- C'est simple. Je n'ai qu'� ne pas esp�rer.
Tr�s juste.
- A jeudi, madame. - A jeudi.
- A vendredi, madame. - Oui.
4 jours sans vous voir. On ne danse plus � Paris?
Vous pourrez ainsi faire de la politique.
- Que raconte-t-on � l'ambassade? - Oh, peu de choses.
Il para�t qu'on a des emb�tements avec le Mont�n�gro.
- Qui vous a dit �a? - Henriette de Grandpierre.
- Et alors? - Elle fr�quente M. de Saintecroix.
Il a eu une histoire compromettante au Mont�n�gro.
- A votre place, je ne m'inqui�terais pas trop.
Des bonnes nouvelles de votre mari?
Excellentes, merci.
2 jours sans vous voir.
Mon chef de cabinet se plaint de ma nervosit�.
Amusant, le bal, ce soir.
Oui.
Vous avez vu la femme de l'amiral?
- Ils sont partout. - Pour pouvoir se voir.
- Pourquoi avoir piti�? - Mais non, je constate simplement.
- Vous me marchez dessus.
Ah oui. Merci, excellentes.
24 h sans vous voir.
C'est un supplice.
Bonsoir, madame.
Bonsoir, madame. - Bonsoir.
- Sinistre, ce bal. - Je ne trouve pas.
- Pourquoi lui souriez-vous? Je ne puis supporter ce gar�on.
- Ne me dites pas que vous commencez � esp�rer.
Si.
- J'ai re�u des nouvelles de mon mari. Excellentes, merci.
- Ce sont toujours les derniers. - Qui est-ce?
- Le baron Donati. - Et elle?
- C'est Mme de... - Baron ou pas baron, j'en ai assez.
Je m'en vais.
Messieurs, bonsoir.
Merci.
- Voulez-vous des nouvelles?
Non.
Il rentre demain.
Tout �a finit bien.
Merci.
Quel bel endroit! - Dommage, le cerf est tomb�..
.. loin de l'auberge. - F�licitations, mon cher.
Tout �tait bien organis�. - Merci. Nous sommes tous l�.
Voici notre ami. Le g�n�ral vous attend.
- Tout le monde est l�? - Oui.
Je ne vois pas..
.. M. Dranzo.
Et je ne vois pas le baron Donati.
L�-bas.
O� �a?
L�-bas.
Permettez?
Tenez, madame.
Oh non.
- Ce n'est rien. Ma femme a souvent de petites d�faillances.
- Quel retour de manoeuvre!
- Ne prolongez pas tant vos �vanouissements.
Vous n'aviez jamais d�pass� les 3 mn accord�es aux femmes de qualit�.
Vous n'avez plus � vous inqui�ter pour le baron.
Les nouvelles sont excellentes. - Je sais.
Je le verrai ce soir au cercle.
Je vous envie.
Vous semblez heureuse.
Bien jou�!
Joli coup. Bien tir�.
- D�cid�ment, je joue de malheur aujourd'hui.
Croisez vos fers.
Allez!
- Je voulais m'excuser. - Pardon?
- Je voulais m'excuser. - D'avoir gagn�?
Mais ce n'est que la 1re manche.
- Je ne parlais pas de �a. - Ah?
- Je parlais d'autre chose.
- A votre sant�. Si pr�cieuse � tant de gens.
A la v�tre.
Je voulais m'excuser pour ce matin. Je ne suis pas tr�s bon cavalier.
- Vraiment? Vous caracoliez tel d'Artagnan,
.. comme pour �blouir quelqu'un.
- Je m'excuse d'avoir caus�, malgr� moi, le malaise de votre femme.
- Oh, elle en a l'habitude. Lors du s�isme de Lisbonne,
.. elle ets rest�e sans connaissance pendant 20 minutes.
Vous me rassurez.
Merci, Julien.
Bonsoir, Louise. Je suis navr� que vous ne puissiez m'accompagner.
A demain. - Andr�?
- Oui? - Je vais partir.
- Pour o�? - Je ne sais pas encore.
Nos terres. Ou Londres. Assez loin en tout cas.
Mais je...
J'aimerais savoir pourquoi. - Je me suis donn�e en spectacle.
Je veux que nos amis l'oublient.
Ils l'ont d�j� oubli�.
Je veux partir.
Il faut que je me soigne. Je veux partir.
- Vous craignez que cette faiblesse de votre coeur
ne vous joue un mauvais tour?
Voulez-vous converser s�rieusement?
Nous n'en avons pas l'habitude,
.. mais j'esp�re que nous nous en tirerons.
Vous savez, je vous suis tr�s reconnaissant de vouloir partir.
Oui. C'est une id�e comme seule peut en avoir une femme de qualit�.
Mais c'est une mauvaise id�e.
Vous n'�tes pas si menac�e que �a.
Et moi non plus.
Je vais vous confier un secret.
Notre bonheur conjugal est � notre image.
Il n'est que superficiellement superficiel.
Nous avons jou� avec le feu. Moi surtout.
Mais votre d�sir de partir..
.. prouve que ma confiance en vous �tait justifi�e. Vous resterez ici.
Non, Andr�, je vous en prie.
- Vous vivez des moments difficiles. Eh bien, nous les vivrons ensemble.
Napol�on a eu tort 2 fois: � Waterloo et quand il a dit..
.. qu'en amour, la seule victoire �tait la fuite.
Il faut braver l'adversaire.
Vous le pouvez.
Vous pouvez tout ce que vous voulez.
Vous �tes fi�re. Je vous respecte.
Je vous admire.
Et je vous aime.
1, 2, 3, 4, 5.
1, 2, 3, 4, 5.
- Que disent les cartes? - Un petit voyage.
Voil�.
- Oui, mais nous avons aussi le 9 de carreau.
- Qui veut dire? - Qu'il sera retard�.
Oh, �a...
Ou il durera moins de temps que nous le croyons.
- Je ne sais m�me pas combien de temps je pars.
- Oui, mais pardon. J'ai ici le 7 de pique.
- Le quoi? - Et 1, 2, 3, 4, 5...
Le 7 de carreau. Petit ennui caus� par ton mari.
Ca m'�tonne, �a. - Moi aussi.
-1, 2, 3, 4, 5. A cause du roi et du 10 de carreau.
Un �tranger.
Tiens, quel �tranger?
Tu m'agaces.
- Tout �a ne serait rien, mais j'ai ici le 9..
.. et le 10 de coeur.
Oh, �a alors!
Quoi?
- Grand amour partag�.
Qu'est-ce que c'est?
M. le baron Donati est l�.
- Le baron vous attend. - Bien.
Comment avez-vous..
.. su que je partais?
Je ne savais pas que...
Je venais vous rassurer.
Et vous remercier de votre int�r�t.
- Vous admiriez ce tableau?
Si.
C'est la bataille de Waterloo.
"Waterloo, Waterloo, morne plaine. "
Celui-l�, c'est Blucher.
Oui.
A droite, il y a Napol�on.
Je ne l'aurais pas reconnu.
C'est quand..
.. on a � dire qu'on se tait.
- Pourquoi partez-vous? - Vous ne le voulez pas?
- O� irez-vous? - Sur les lacs italiens.
Sans moi?
- Oh... Quand j'y serai, je me demanderai pourquoi j'y suis venue.
Pourquoi alors?
Oui, pourquoi?
- Ma ch�re amie, j'ai fait une folie.
Comme vous ne me l'avez pas reproch�e, j'ai peur..
.. que vous ne l'ayez pas remarqu�. - Quelle folie?
- Un cadeau dans mes roses, achet� � Constantinople.
J'ignorais pour qui. - Oui, c'est une folie.
- Pour vous obliger de penser � moi.
Madame est l�?
- Elle va s�rement descendre. Le baron Donati l'attend.
Quelle histoire.
- Elles sont all�es � Constantinople pour me revenir.
- Je suis ravi de vous voir.
D'autant plus ravi que rien dans notre conversation d'hier,
.. au cercle, ne pouvait me faire pr�voir ce... plaisir.
- En effet, c'est par hasard. - Un heureux hasard.
Vous allez pouvoir pr�senter vos souhaits de bon voyage � Louise..
.. qui part quelques jours.
Peut-�tre quelques semaines.
Vous ne le saviez pas.
Ma foi, non.
Vous ne l'avez pas vue?
Si. Si.
Elle ne vous a rien dit?
- Les femmes, mon cher, toutes les m�mes.
Des myst�res pour les choses simples.
Bonsoir, mon ami.
Vous m'amusez.
- Pourquoi? - Notre ami vous expliquera.
Si vous voulez bien le raccompagner.
Votre train part dans 1 h.
Au revoir, cher ami.
Au revoir.
- O� pourrai-je vous �crire?
- Ma femme de chambre vous le dira.
Revenez bient�t.
- Je ne vous aime pas. Je ne vous aime pas. Je ne vous aime pas.
Revenez.
- Tu ne dois avoir qu'une id�e, les ramener. Faites attention.
Tu as pris le ch�le?
Pr�t � partir.
Prenez cela.
- Louise, je vous attends. - Oui.
Tout de suite, mon ami.
- Soignez-vous bien. Reposez-vous surtout.
- Ne travaillez pas trop.
- Pendant votre absence, je ferai tapisser votre chambre.
Merci.
- Et n'oubliez pas d'�crire � notre tante Valendreuse.
Elle est si susceptible.
J'y penserai.
- Oubliez pas de mettre votre ch�le le soir.
Les nuits sont fra�ches.
Vous n'avez jamais �t� si fragile.
- Vous serez gentil avec nounou. Elle va se sentir tellement seule.
- Elle est une belle-m�re pour moi. - En voiture!
En voiture!
Revenez bient�t.
Madame?
Essayez de dormir un peu.
Madame!
Madame!
Tout est pr�t. Pourquoi devons-nous d�j� partir?
Nous venons d'arriver. Ca fait 7 villes en 5 semaines.
- Tu ne peux pas comprendre. Laisse-moi.
- J'attends toujours. - Oui.
Les hommes s'impatientent. - Son Excellence est occup�e.
Une conf�rence importante.
Ces messieurs du quai d'Orsay s'impatientent.
- Ils n'ont pas de vie priv�e? Faites porter ceci..
.. au train pour Rome. - Je sais, tr�s urgent.
- Et revenez. Dans 5 mn pour celle-ci.
Le m�me destinataire. Courrier pour Florence.
Bien, Excellence.
- "Ma ch�rie, depuis 3 mois, je n'ai re�u qu'une fois des fleurs.
"Jamais une lettre.
"O� �tes-vous donc?
"Qu'importe car vous �tes constamment accompagn�e par...
"Par mon...
"Par mon...
"Myst�rieux d�sir. "
"J'ai toujours r�pondu.
"Mais je n'ai jamais fait partir mes lettres.
"D'innombrables lettres.
"Elles vous auraient dit la profondeur de mon amiti�.
"Qui est devenu mon amour,
".. pendant ce voyage sans fin. "
Au seuil de cette ann�e,
.. qui s'ouvre sous le double signe de la paix et de la prosp�rit�,
.. notre cercle est heureux de saluer en vous,
.. messieurs...
- Les repr�sentants des nations amies et alli�es.
Les alliances entre peuples, mon exp�rience..
.. en tant que doyen du corps diplomatique me l'a prouv�,
.. ressemblent, pardon, messieurs, de cette comparaison,
.. � certains mariages.
- ... dans un avenir que j'esp�re tr�s proche.
La fraternit� n'est pas..
.. un vain mot.
La fraternit� n'est pas une utopie.
C'est pourquoi je conclus en criant: vive la France!
Vive ses alli�s! Et puissent ses adversaires devenir ses amis.
- On ne vous voit plus. - Excusez-moi, g�n�ral.
Une correspondance extr�mement compliqu�e.
- Ah. Rien de grave? - Je ne sais pas encore.
Des nouvelles de votre femme? - Non. J'ai failli vous en demander.
Vous avez perdu quelque chose. - Merci.
- Excellence. - Merci.
Bonne ann�e.
- J'ai peur d'�tre vue. - C'est d�sert. Soyez tranquille.
Nous attendons, merci.
- C'�tait long. Une �ternit�. - Je me demandais pourquoi vivre.
Je ne voyais... que votre visage.
- Parlez plus simplement. - Que voulez-vous que je vous dise?
- Ma phrase pr�f�r�e, que vous dites si bien: "Je ne vous aime pas".
Je ne vous aime pas.
Mes boucles d'oreille.
Gr�ce � elles, vous �tiez pr�s de moi. C'�tait mon seul r�confort.
Je les porterai toujours.
- Comment ferez-vous? - Vous �tes un enfant.
Je ne vous aime pas. Je ne vous...
Oh, ces gants...
Ils sont tristes.
Ne reste pas l�.
Louise?
Nous sommes d�j� en retard.
Louise? Voyons, qu'est-ce que...
- Oh, oui. Je... Je viens, mon ami.
Voil�.
Tiens, mais...
Oh, �a...
�a alors, mes boucles!
�a, c'est incroyable!
Ah oui, c'est incroyable.
Je vais les mettre.
- Ce sont bien les m�mes? - Enfin, vous plaisantez.
Oui, �videmment.
Tenez.
- Ah, je me souviens � pr�sent. Oui.
Le soir o� j'ai cru les perdre, je suis venue chercher des gants.
Dans ma h�te, j'ai d� les laisser tomber.
- Oui, c'est possible. - Quel plaisir de les retrouver.
J'imagine bien.
- Amuse-toi bien. Bonsoir, monsieur.
Donati.
2e valse, Donati.
Pour les 4, Donati. Oui, pourquoi pas?
Toutes les danses, Donati. Voil�.
Parfait.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Ravissante.
- Mes boucles m'embellissent. - Elles ont �t� faites pour vous.
En effet.
Mais comment votre mari..
.. accepte-t-il de vous voir porter ce bijou?
- Gr�ce � un petit mensonge, le 1er de ma vie. Enfin, un des 1ers.
Vous me pardonnerez, je l'ai fait pour vous. Ce sera notre mensonge.
Il est facile � croire.
Dites-le-moi.
- Une vieille cousine de ma m�re m'a d�j� donn� la moiti� de ses bijoux.
Personne ne s'�tonnera de celui-ci.
Comme elle d�teste mon mari, ils ne s'expliqueront jamais � ce sujet.
Vous pardonnez?
- Bonsoir, madame.
Bonsoir, madame.
Il m'agace.
Je d�teste le monde.
Je ne veux que votre regard sur moi.
Allons jeudi chez vous � Auteuil.
3 jours encore.
C'est long, 3 jours.
- Excellence, le g�n�ral vous prie de vous rendre au fumoir.
Il vous y attend.
Pardonnez-moi.
Madame.
Trop fatigu�e.
- J'ai quelque chose � vous demander.
Vous allez prendre froid. - Je ne comprends pas. Le baron...
Il attendra.
Vos boucles,
.. je vous prie.
Pourquoi?
- Vous avez vos secrets, j'ai les miens.
- Mes amis vont s'�tonner. - Vous direz qu'elles vous blessent.
- Vous �tes s�r qu'il m'attend? - Absolument s�r.
Constantinople?
Oui.
Jolie ville.
Jolies femmes.
Jolis bijoux.
Est-ce que vous avez connu la dame qui...
Enfin, l'ancienne propri�taire de ces...
Avez-vous connu cette dame? - Non. Je n'ai pas eu ce plaisir.
- Elle ne va donc pas si bien. La question n'est d'ailleurs pas l�.
Vous comprenez qu'il n'est compatible ni avec votre dignit�..
.. ni avec la mienne que ma femme puisse accepter de vous..
.. un cadeau de cette importance.
Je ne sais pas jusqu'� quel point vous �tes..
.. son confident.
Vous a-t-elle dit que je lui avais fait ce cadeau au lendemain..
.. de notre mariage?
Alors je ne veux pas jouer les innocents,
.. ni fermer les yeux.
Aussi je vous sugg�re,
.. et j'esp�re que..
.. vous suivrez cette suggestion, de remettre ces boucles..
.. � mon bijoutier, lui dire ce qu'il devra m'en demander. Non?
- Votre femme s'est �vanouie. - Non, je vous en prie.
De l'eau, vite!
- Chaque fois que je la vois, elle s'�croule. Puis-je vous aider?
- Non, je vous remercie. Ce n'est rien. Merci.
Pas de com�die. Puisque vous savez mentir, sachez aussi dissimuler.
Et mes boucles?
- Irons-nous voir Sarah Bernhardt dans "Adrienne Lecouvreur"?
Et mes boucles?
- Vous ne m'avez jamais laiss� mener la conversation.
Mais ce soir, je ne vous parlerai que de Sarah Bernhardt.
Ah, d�j�?
Vous vous sentez mal?
Vous �tes p�le. Rentrons.
Attendez, je vais demander votre manteau.
- Je dois partir. Quand nous reverrons-nous?
- J'ai discut� avec votre mari. Nous ne pouvons plus nous voir.
- Qui a d�cid� cela? - Moi, apr�s ce qu'il m'a dit.
- Vous a-t-il parl� des boucles? - Non.
- Je les ai vendues car je n'y tenais pas.
- Vous disiez ne pouvoir vivre sans. - Maintenant. Je les ai vendues..
.. avant de vous conna�tre. - Avant?
- Oui. - Qui vous les avait donn�es?
Ma m�re.
- Pourquoi une histoire de cousine? - C'est que...
- En somme, notre mensonge, c'�tait � moi que vous le faisiez.
Qu'avez-vous dit au g�n�ral? - Que je les avais retrouv�es.
- Vous les aviez donc perdues? - Oui, au th��tre.
Au th��tre?
- C'est ce que j'ai invent�.
- Bonsoir, Donati. - Bonsoir. Bonsoir, cher ami.
Pardon, vous disiez?
C'est que je me perds dans toutes ces inventions.
- Mon mari me les a donn�es apr�s notre mariage.
Vous me pardonnez?
Oh, pas tout de suite. Mais un jour, vous me pardonnerez.
- Je voudrais bien. J'essaye de l'esp�rer.
Malheureusement, c'est terrible, je fais ce que je peux,
.. mais je ne suis d�j� plus l�. Et je ne suis plus avec vous, Louise.
Au revoir. - Au revoir.
- A bient�t, j'esp�re, ch�re madame.
Bonsoir.
- Ca n'a rien �t�. - Non, rien. Merci.
Une v�ritable occasion. - Merci. Je n'en reviens pas.
J'ai �t� tr�s surpris de voir r�appara�tre ce bijou.
Les bons objets,
.. comme les gens de go�t, connaissent les bonnes maisons.
- Quand ce monsieur m'a dit de vous les vendre,
.. j'ai �t�..
.. ahuri.
C'�tait la 3e fois.
- Une dizaine de bijoux comme celui-ci et votre fortune est faite.
Mais quel hasard...
- Le hasard a ceci d'extraordinaire, c'est qu'il est naturel.
Au revoir.
- Il y avait encore des haricots, alors j'ai dit...
- J'ai dit: "Assez des fayots". - T'as raison.
Je peux entrer?
Comment allez-vous?
Beaucoup mieux, merci.
- Vous �tes tr�s p�le. - Je ne crois pas.
Vous avez dormi?
Oui, tr�s bien.
- Et vous allez me dire que vous avez bien d�jeun�?
Laissez entrer le soleil. Le temps est superbe.
Non, je vous en prie.
De quoi vous m�lez vous?
Je d�sire vous parler seul � seule. - Qu'est-ce que je fais, Louise?
Je t'appellerai.
- Vous auriez d�command� vos rendez-vous?
Tous vos d�ners, tous vos bals.
- Ne vous f�chez pas. La moindre brusquerie peut me rendre folle.
Ayez la bont� de me comprendre et de sortir seul ces jours prochains.
- Mais de quoi souffrez-vous?
- D'humiliation. - Rien ne gu�rit plus vite.
Ne pensez pas � Donati. Il vous a abandonn�e.
Oubliez-le comme il vous oublie. Et prenez garde, Louise.
Faites attention.
Le malheur s'invente.
J'avoue �tre assez triste parfois de ne plus savoir tr�s bien..
.. m'en inventer. Que dites-vous de cela?
Oh, merci.
Oh!
Vous permettez?
Je regrette.
Ce bijou ne vous appartient plus.
Je vous dirai qu'en faire.
Bonjour, mon g�n�ral.
Courage.
- Appuyez-vous sur moi. N'ayez pas peur. Bonjour, Fran�ois.
Vous me trouvez cruel.
Vous pensez �prouver un grand chagrin..
.. et croyez que j'y ajoute.
Mais dans quelques jours, vous rirez de vos pens�es d'aujourd'hui.
Et ces boucles ne compteront pas plus � vos yeux..
.. que du verre bris�. Et elles restent dans la famille.
- Je ne vous pardonnerai jamais. - Tenez.
Attendez.
Voil�.
Bonjour.
Tiens.
Bonjour.
Chouette! Merci, oncle.
- C'est gentil d'�tre venus. Vous avez vu mon gar�on?
- Bonjour, Elisabeth.
Ta tante a toujours eu de l'affection pour toi.
Aussi, � l'occasion de ce grand bonheur... Louise.
C'est trop beau!
Faut pas que �a te peine.
Ce grand bonheur vous sera donn�.
- Qui aurait de la poudre? - Voici, ma tante.
Merci.
- Rien ne me fait autant plus pleurer.
Encore vous?
- Je viens pour notre affaire habituelle. - Quelle affaire?
- Voussavez bien. - Non.
- Si je m'explique, je vais commettre une indiscr�tion.
- N'h�sitez pas. - Mme votre ni�ce,
.. pour �viter que son mari ne soit mis en faillite, m'a vendu les coeurs.
- Et alors? - Et alors?
- Que voulez-vous que �a me fasse? - J'ai pens� que vous pourriez..
.. me les racheter une 4e fois. - Assez avec ces boucles!
Qu'attendez-vous? Au travail! Ne me d�rangez plus!
- Vous �tes civil, mais nous, qu'est-ce qu'on d�guste.
- Non, c'est un commer�ant.
- Monsieur, une dame vous attend.
- Je vous en prie, M. R�mi, soyez bon pour elle. Elle est..
.. dans un �tat. Faites ce qu'elle vous demande.
- La comtesse? - Elle est l�.
- Que puis-je? - Les diamants.
Sa ni�ce vous les a vendus.
- Mon mari les a-t-il rachet�s? - Non. Non.
- Il me les faut. Je trouverai l'argent. Je vendrai tout.
- Calmez-vous. - Si je n'y parviens pas,
.. ne les vendez pas de suite pour que je puisse venir les voir.
- Je ne vous comprends pas. Vous vouliez vous en d�faire.
- Mais cette fois, vous n'aurez plus d'ennui. Je ne les porterai pas.
Il faudra que je les cache.
Nounou, si je vendais mes fourrures? J'en aurai plus besoin.
Et ma croix et mes �meraudes. Qu'en pensez-vous, M. R�mi?
- Nous allons s�rement nous entendre.
- Vous avez fait cela? - Va, nounou.
- Je ne vois ni votre croix ni vos �meraudes.
Je les ai vendues.
Voici ce que vous cherchez.
Je ne suis pas f�ch�.
J'ai piti� de vous. Vous �tes malade. Vous voyez mal les choses.
Vous voulez faire de vos remords des souvenirs.
Mais enfin, jusqu'ici..
.. je n'�tais pas beaucoup dans votre vie.
Mais j'y �tais seul.
Il y avait entre nous de la camaraderie.
Vous savez, Louise,
.. je n'aime gu�re le personnage que vous avez fait de moi.
J'ai tent� d'y ressembler pour ne pas vous d�plaire.
Je ne l'aurais pas choisi.
Il est encore temps.
Ne m'�chappez pas, comme vous le faites, dans la maladie..
.. et le silence.
Vous le voyez, je ne vous fais pas de reproches.
Je suis votre ami. Laissez-moi vous aider.
- Personne ne peut plus rien.
Je crois que si!
Ne lui faites pas de mal!
Ce n'est pas sa faute!
Si, justement!
On est pas b�te � ce point.
Donati!
Accusez-vous La Maurici�re de se m�ler de ce qui ne le regarde pas?
- Comment? - Vous ne me comprenez jamais.
Suis-je trop clair?
Je vais comprendre.
- Vous auriez pr�tendu que l'arm�e et ses g�n�raux �taient inutiles.
Oui. En d'autres termes.
Lesquels?
- Avec de meilleurs diplomates, pas besoin d'arm�e.
- Suis-je de trop? - C'est votre avis.
- Notre ami est diplomate. Son avis diff�re du v�tre.
- Excusez-moi. L'avez-vous charg� de me pr�senter vos excuses?
Certainement pas.
- Ces messieurs seront mes t�moins. Informez-moi quand ils pourront..
.. rencontrer les v�tres. Si je suis de trop, prouvez-le.
- Vous n'allez pas vous battre!
Tir. - Bien.
Bravo!
En plein coeur, 3 fois de suite.
Magnifique. C'est un homme mort.
- Son Excellence est sorti.
Si Mme la comtesse veut attendre.
Son Excellence ne rentrera pas..
.. avant midi. - Je sais qu'il est l�!
- Je vous assure... - Il a donn� des ordres?
- Dominez-vous. Nous ne pouvons nous permettre un scandale ici.
- J'ai essay� de vous �viter le chagrin de cette entrevue.
Si vous insistez. - Vous allez vous battre.
- Qui vous a racont� �a? - Nounou en a entendu parler.
Ne vous battez pas!
Je n'en vaux pas la peine. Je ne suis m�me plus jolie.
- Plus que jamais. - Vous croyez?
Je suis incorrigible.
Trop de frivolit�, d'habitude au petit mensonge.
La femme que j'�tais a fait le malheur de celle que je suis devenue.
Je ne vous laisserais pas vous battre.
Il n'avait pas le droit de vous provoquer, puisque nous ne nous voyons pas.
Il n'avait aucune raison. - Il en a trouv�.
Mais lesquelles, puisque vous ne m'aimez plus!
Car vous ne m'aimez plus, n'est-ce pas?
C'est un tireur redoutable, il vous tuera!
C'est un suicide!
Peut-�tre.
Louise!
Louise!
Louise!
Louise!
- Sauvez-le, petite sainte ch�rie. Vous savez que nous ne sommes..
.. coupables ni lui ni moi. En pens�es seulement.
Des pens�es ne sont rien. Vous allez le sauvez,
.. petite sainte ch�rie?
Merci d'avance.
Soyez b�nie au Ciel comme sur la Terre. Ainsi soit-il.
- Tu aurais d� rester � la maison, tu es fi�vreuse.
Non, je dois aller leur parler.
D�fense de lever le bras..
.. avant mon commandement: "feu".
Ne pas tirer apr�s "3".
Le premier coup pour l'offens�.
Merci.
Arr�tez!
Arr�tez ici!
- Non, non! - Arr�tez!
- Non, reste ici! Mais reste ici!
Prends mon ch�le, il fait froid. Louise!
- Je vais couper par l�. - Tu ne verras rien.
Pense � ton coeur. - Laisse-moi.
- Le docteur t'a d�fendu tout effort!
Etes-vous pr�ts?
Oui.
Feu. 1, 2...
Viens.
Viens vite.
Pourquoi il n'y a pas... Pourquoi il n'y a pas un 2nd coup?
Vite, nounou. Cours. - Oui.
Nounou!
Nounou!
Je ne me sens pas bien.
- Qu'as-tu? Tu m'entends?
Tu m'entends? Qu'as-tu?!
Au secours!
Au secours!
Au secours!
Elle meurt!
Elle meurt!
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