All language subtitles for Intouchables_2011.fr

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Original subtitles

Dégage, toi.

Les voilà.

100 euros que je les sème.

- Philippe ? - Tenu.

C'est parti.

Vous êtes en forme, dis donc.

Merde.

Putain.

- Vous les avez eus ! - Sortez !

Les mains sur le capot.

- Je double : 200 sur l'escorte. - Vous allez perdre.

- 200 sur l'escorte. - Tenu.

Montre tes mains.

Tes mains !

Attendez !

Tu poses tes mains...

...sur le capot.

Attendez.

- Tu viens là. - Doucement.

- Sortez. - Il peut pas sortir.

Il ne peut pas bouger.

- Quoi ? - Regarde le GIC.

Y a un fauteuil roulant dans le coffre.

- Va vérifier. - Va voir.

Lâche-moi.

Oui.

Bah alors !

- Alors ? - Tu vois.

- Je roule pas à 180 pour m'amuser ! - Oh !

J'allais à l'hôpital !

Il est en pleine crise !

On doit pas perdre de temps !

On a un problème là.

Viens voir.

On fait quoi ?

Vas-y, réfléchis, prends ton temps.

Sa fille saura qu'il est mort à cause de toi.

Il doit être pris en charge...

...sinon il clamse. Mais te presse pas.

Vas-y réfléchis, il va clamser.

Bon, allez-y.

Vous allez où ?

- Aux urgences. - On va vous escorter.

- On les escorte. - Allez.

- Ils sont partis, là. - Ah.

C'est dégueulasse, ça.

Comment vous le fabriquez, ce truc bizarre ?

- Songe à passer ce permis. - En attendant...

...on va vous escorter. Une escorte à 200 euros !

Je ne parie jamais de telles sommes.

On va changer d'ambiance.

On va vous escorter !

Ça va, ça va. Je vous aidé quand même.

Une escorte !

Escorte... Escorte, escorte plus prudente !

Oh, le voilà.

Un brancard arrive. Ça va aller ?

- Ça va aller. - Bon courage.

Au revoir.

- On fait quoi maintenant ? - Vous me laissez faire.

- Vous avez des références ? - Oui, j'ai le CAFAD...

...certificat d'aptitude d'aide à domicile.

Que j'ai validé par une formation chez Bayer...

...en 2001.

D'abord, j'ai un bac pro...

...et un BTS, économie sociale et familiale.

J'ai plus fait d'études que travaillé.

Quelle est votre motivation ?

L'argent !

L'humain.

A fond dans l'humain.

- C'est bien. - C'est d'aider l'autre, je pense.

C'est bon ça comme euh...

J'aime bien le quartier.

J'aime les gens diminués.

C'est de favoriser l'autonomie...

...des handicapés, c'est-à-dire leur insertion sociale.

Le sport aussi. Faut bouger...

...pour l'insertion dans la vie.

Ces gens ne peuvent rien faire.

J'ai eu ma 1re expérience...

C'était Mme Dupont Moretti.

Une vielle dame, très...

Très vieille.

Que j'ai assistée jusqu'à la fin...

...au quotidien.

En gériatrie...

...y a eu des bons moments, comme la galette...

Je suis expert en démarches administratives.

L'APL, notamment. L'aide au logement. Peut-être que...

Vous en bénéfiez ?

Vous vérifierez, Magalie. Mais je pense pas.

- Yvan Laprade. - Oui.

C'est bon.

2 heures que j'attends. C'est moi.

- Bonjour. - C'est pour un papier.

Asseyez-vous.

Vous avez des références ?

Oui, j'en ai.

Oui ?

- On écoute. - Kool and the Gang...

...Earth Wind an Fire : des bonnes références, non ?

Je connais pas. Asseyez-vous.

- Vous ne connaissez pas la musique. - Je ne suis pas...

...inculte, même si je connais pas votre...

- Kool and the Gang. - Et vous ?

Vous connaissez Chopin, Berlioz ?

Moi si je connais Berlioz ? Vous, vous pouvez pas connaître.

- Je suis un spécialiste. - Ah bon ?

Vous connaissez qui ?

Quel bâtiment ?

Comment ça ? Mon vieux, avant d'être un quartier, Berlioz...

...est un compositeur célèbre...

- ...du 19e. - C'est une vanne.

Je sais qui c'est Berlioz !

Vous avez pas d'humour.

Et votre papier ?

Il faut signer pour dire que je me suis présenté.

Et que malgré mes qualités, bref, le baratin habituel...

...je suis pas pris.

- C'est pour toucher mes Assedic. - Je comprends.

- Rien d'autre ne vous motive ? - Si.

Juste là.

C'est très motivant.

Bon.

Qu'est-ce qu'on fait ? On signe ou pas ?

Je ne peux pas tout de suite.

- Pourquoi ? - Pourquoi ?

C'est emmerdant.

Y a une histoire de délai.

Oui, c'est emmerdant.

Elle ne peut pas signer ?

Elle a pas procuration.

Dommage. Elle aurait pu me griffer un 06.

Revenez demain, à 9 heures.

Le papier sera signé pour vos Assedic.

- Je vous raccompagne pas. - Non.

Ne vous levez pas. Restez assis...

A demain.

Arrête la musique.

Mina. Elle est là ?

Elle rentre tard.

Non, non, non.

Coupe l'eau, sinon j'ai plus d'eau.

Coupe.

- Sortez, je prends ma douche. - Laisse-moi.

Sors !

Sors-les, toi.

Allez.

Eh Bintou, je rigole pas. Mina !

Sors ton gros ventre, là.

Lâche. Sors.

Ils comprennent rien ou quoi ? Bintou !

- Laisse-moi. - BINTOU !

Assieds-toi. Tu veux du Coca ou ça ?

Tu viens d'où ?

De l'école.

Tu vas où ?

A l'équitation.

Fais le malin.

C'est pour toi.

T'étais où ?

- En vacances. - En vacances ?

Tu crois que personne ne parle ici ? Que je suis conne ?

6 mois sans te voir, et pas un coup de fil.

Tu te pointes en m'offrant un Kinder !

C'est avec tes magouilles que je vais payer le loyer ?

C'est pas un hôtel, ici.

Regarde-moi !

Imbécile.

- On peut pas parler avec toi. - Tu veux parler ?

OK.

Je t'écoute.

Je t'écoute.

Tu sais, Driss...

...j'ai prié pour toi.

Mais, que Dieu me pardonne, j'ai d'autres enfants.

J'ai de l'espoir pour eux.

Ne traîne plus par ici.

Tu prends tes cliques et tes claques, et tu fous le camp d'ici.

Va-t'en.

Va-t'en !

C'est son sandwich.

Ne lui donne rien. Je te les ai envoyés.

J'attends un gars, t'inquiète.

- Je parle et tu te barres. - Laisse tomber.

Je te dis tu vas voir une meuf.

Elle était bien celle-là.

- J'y vais. - C'était pas marrant ?

C'est bon.

Sérieux ?

Oui ?

- Je suis venu chercher mon papier. - Oui.

Par rapport...

- Entrez. - Aux Assedic.

Prévenez qu'il est arrivé.

Bien sûr.

Alors ?

Les radis, c'est presque bon.

Bien.

On y va ?

Sa nuit fut mauvaise.

Un peu comme la vôtre.

La journée commence à 7 heures avec l'infirmière.

Il a besoin de 2 à 3 heures de soins.

Beaucoup de candidats renoncent au bout d'une semaine.

Bon, euh...

J'aime bien la déco, mais je vais pas l'acheter.

J'ai pas le temps.

On m'a demandé de vous faire une visite.

C'est bientôt fini.

Pour communiquer il y a un baby phone.

C'est comme un talkie.

Selon le contrat, vous disposez d'une dépendance.

Là, les toilettes.

Et vous avez une salle de bains...

...séparée.

Oh oh ! C'est là.

- Il vous attend. - Une minute.

Votre papier est signé.

Il est sur la table.

Ça fait quoi d'être assisté ?

- Quoi ? - Ça vous gêne pas...

...de vivre sur le dos des autres ?

Non, et vous ?

Vous pensez pouvoir supporter des contraintes, des horaires...

- ...des responsabilités ? - Vous avez plein d'humour.

Tant, que je vous prends à l'essai.

Vous réfléchirez ?

Vous tiendrez pas 2 semaines !

Quoi ?

Aucun os...

...aucun muscle ne doit être oublié.

On doit garder les articulations en bon état.

Il faudra être méticuleux.

Rigoureux.

C'est compris ?

Oh, debout !

- On dort la nuit. - Je dors pas.

Viens m'aider.

Tu le mets dans son fauteuil.

Direction, la douche.

Tiens...

...essaie.

Montre-moi.

N'aie pas peur.

J'ai pas peur.

C'est bon là ?

Attendez.

Il faut le sangler.

Un de mes vices !

Elle m'a pas dit.

Je suis en formation.

Vous voulez des gants blancs ? Frottez donc !

Oui, mais ça mousse pas, c'est bizarre.

- Où en êtes-vous ? - Ça ne mousse pas.

Comment ? C'est pas vrai...

...enfin, écoute !

C'est la crème pour les pieds.

Attends.

Vous savez lire au moins ?

Oui, mais...

Tu m'as l'air doué, toi.

Normalement c'est un pour tout le corps. Y en a 20 là !

- Bon on enchaîne, là. - Je mets avec celui-là ?

Avec le shampoing.

- Tu vas t'en sortir ? - Mais oui, vous pensez !

J'ai jamais eu les pieds si bien coiffés ! Allez-y.

Tout va bien.

Où est la jupe ?

C'est des bas de contention.

Ils sont essentiels, sinon je m'évanouis.

Je vous mets pas ça.

Y a un problème parce que, comme je vais pas le faire...

...faut qu'on voie si... Marcelle !

Si elle peut revenir pour...

Pour les mettre.

Elle sait le faire puisque c'est une fille.

Je veux même plus en discuter.

Même pour vous. Vaut mieux vous évanouir !

On dit non. Marcelle, on va pas les mettre.

Vous m'enfilez mes bas...

...vous avez une jolie boucle d'oreille, c'est cohérent.

Arrêtez les vannes.

Vous avez fait ça toute votre vie ?

Vous n'avez pas pensé à...

...un CAP d'esthéticienne ?

C'est fait. Les gants, c'est pourquoi ?

Ça, on va attendre : vous n'êtes pas vraiment prêt.

Non, en effet !

Comment ça, Marcelle ? C'est quoi, ça ?

- On vous expliquera. - Marcelle !

Y a un problème avec la formation.

Je vide pas le cul d'un mec que je ne connais pas.

Même à un mec que je connais, d'ailleurs ! C'est un principe.

On en parle après le déjeuner ?

Non.

On arrête là.

C'est un débat chelou.

Déjà, je n'ai rien dit pour les bas...

...mais ça m'a coûté.

Arrêtez là avec cette histoire.

- Je crois que j'ai compris. - Bien.

On arrête. Bon appétit.

Merci.

- C'est beau. - J'adore.

Je dérange pas, là ?

Tu te crois au cinéma, ou quoi ? Je mange.

Salut. Tu sais où je peux trouver une bière ?

- Essaie dans tes veuchs. - Ouais ?

- J'en avais acheté tu les as ? - Je sais pas.

Prends ton plumeau et va.

- Viens. C'est le nouveau. - D'accord.

J'ai un nom.

- Putain, pardon. - Qu'est-ce qui se passe ?

- Rien. - Sûr ?

Ouais.

Je masse, là, je continue.

Vous avez fini de jouer ?

Vous sentez rien ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Des expériences.

Ça lui fait rien.

Tu vas le brûler !

Avocat.

Avocat.

C'est personnel.

Je le lirai seul.

Le dossier perso ?

OK.

Poubelle.

Elle est bien.

On crée un dossier pute ?

Bon appétit.

Merci.

Eh.

Oh, eh !

Eh, eh, eh !

Pardon. Excusez-moi.

Merde !

J'oublie encore.

Putain, pardon.

Oui.

C'est bien ça.

Driss, vous pouvez venir ?

Vous m'entendez, Driss ?

Infirmière.

Vous m'entendez ?

Quoi ?

Il est 9 h, Philippe vous attend.

Déjà ? J'ai pas vu le temps passer.

Quelle porcherie.

- Faites-moi un café, j'arrive. - Et le baby phone !

Toujours avec vous.

Avec du Nutella et pas avec les confitures bizarres.

Je rentre pas là-dedans.

Je vais pas vous charger comme un cheval.

- Ça, c'est quoi ? - Elle est beaucoup moins adaptée.

C'est-à-dire ?

C'est-à-dire qu'il faut être pragmatique.

Pragmatique ?

Oh, putain !

Oh, ça fait du bien, ça.

- C'est bon. - C'est bien.

Elle est nerveuse.

Allez !

C'est encore le voisin.

Pour lui, c'est son parking.

Ça va changer.

Avec du foie gras...

Bonjour.

Je ne te dérange pas, tu veux un café ?

Montre.

Quoi ?

Viens.

Lis, lis, lis.

- Ne pas stationner. - Plus fort.

Bonne méthode.

- Lis tout. - Réservé.

Maintenant, t'imprimes et tu dégages.

Casse-toi.

Casse-toi.

- On ouvre mardi, il sera vendu. - On y va ?

Ça fait une heure que vous êtes scotché.

Il s'en dégage de la sérénité.

- Et, une certaine violence. - Il est touchant.

C'est touchant, ça ?

Ça coûte combien ?

Il coûte 30.000 euros. Je peux vérifier.

Ça vaut mieux.

Le prix me paraît exagéré.

Vous n'allez pas acheter ça à ce prix ?

- Si, c'est possible. - Le mec a saigné du nez...

- ...et en veut 30.000 euros ? - Dites...

...pourquoi aime-t-on l'art ?

- C'est un business. - Non.

C'est le témoin de notre passage sur terre.

Moi, pour 50 euros...

...je vous la fait la trace de mon passage sur terre.

Allez, donnez-moi un chocolat.

Non.

Donnez.

Pas de bras...

...pas de chocolat.

C'est une vanne. Oh, je déconne.

- Ah ? C'est une blague ? - Elle est bien !

C'est une très bonne blague !

C'est une vanne connue, et avec vous...

Allez.

- Elle est chanmé ! - Elle est très bonne.

Vous n'avez pas de bras.

Dommage qu'il n'y ait pas de public.

Pardon, je me suis trompée.

- Ah, voilà. - Il est à 41.500 euros.

Je le prends.

Ah bon ?

Salut Philippe. Ça va ?

Tu m'as convoqué, alors je suis là. Je t'écoute.

Qu'y-a-t-il ?

Je ne t'ai pas convoqué.

Tu te doutes bien pourquoi je suis là.

C'est qui, ce type ? Tout le monde s'inquiète.

Yvonne dit qu'il est violent. Il a frappé un voisin ?

Tu sais bien que tu dois être vigilant.

N'emploie pas n'importe qui.

Vu ton état.

En plus...

...tu ne sais pas à qui tu as à faire.

Continue.

J'ai eu Sivot, à la chancellerie.

C'est pas Mesrine, mais il a un casier bien rempli.

Il a braqué une bijouterie.

En plus, il paraît...

...qu'il n'est même pas qualifié.

Fais attention.

- Ceux des cités n'ont aucune pitié. - Exactement.

Je veux aucune pitié.

Il me tend le téléphone parce qu'il oublie.

Il n'a pas de compassion.

Il est grand, costaud, il a un cerveau qui fonctionne...

...alors, tout le reste, dans mon état...

...sa vie d'avant, je m'en fous.

Comme tu veux.

C'est tout ?

Magalie ?

- T'as 2 minutes ? - Non.

Je vais te montrer un truc.

- Quoi ? - Flippe pas...

- ...viens voir. - Bon, une minute.

Oui.

- Et donc ? - J'ai une baignoire.

C'est tout.

C'est intéressant !

Et alors ?

Alors, on peut prendre un bain.

Y a de la place...

Y a du sel, de la mousse...

OK, après tout pourquoi pas ?

Pourquoi pas ?

- Vas-y, commence à te déshabiller. - T'es comme ça ?

Un peu coquine... J'aime bien.

Je me déshabille...

...pas de problème.

Quoi ?

Eh tu vas où ? Eh, t'avais dit oui !

Et juste se rincer ?

Quoi, toi ?

A l'heure du courrier, je suis tendu.

Apollinaire disait : "Sans nouvelles de toi, je suis désespéré...

- "...que fais-tu ?" - Attendez.

Vous allez trop vite. J'en suis à "Apollinaire disait".

"Sans nouvelles de toi, je suis désespéré...

"...que fais-tu ? Je voudrais..."

Comprenez qu'il s'agit de moments intimes.

- J'ai pas compris. - Rendez-le.

- J'arrête si vous m'expliquez. - Y a rien à expliquer.

Il a des correspondances.

- Correspondances ? Avec qui ? - Avec des femmes.

Avec qui ?

Avec une en particulier : Eléonore.

On ne l'a jamais vue ?

- Pourquoi ? - C'est une relation épistolaire.

Ils correspondent uniquement par courrier.

J'avais compris.

Les enveloppes bleues ?

Il est chaud. Il est pistol. Epistolaire !

Et vous ?

Pas d'amoureux ?

Même pas le jardinier ?

- Pas du tout. - J'ai remarqué.

Il vous regarde souvent.

J'ai raison, oui ou non ?

Non, mais c'est ridicule.

- Il l'a mis ou pas ? - Quoi ?

Son concombre.

Quoi ?

Je rêve ?

Albert !

- Bientôt ! - Oh !

C'est bientôt.

Putain.

Oh ?

Ça va ?

Je mets la musique ?

Tranquille.

Calme...

...Philippe.

Philippe. Oh, Philippe ?

Calmez-vous. Respirez doucement.

Vous êtes avec moi ?

OK.

Essayez de respirer doucement.

Ça va aller.

De l'air ! De l'air !

Putain.

Je respire !

- Il est quelle heure ? - Environ 4 heures.

Paris à 4 heures, ça faisait longtemps.

- C'était quoi ? - C'est la limite des médicaments.

Des douleurs fantômes !

Je suis comme un steak congelé dans une poêle brûlante.

Je sens rien mais je souffre.

Rien ne peut vous soulager ?

Voilà ce qui me soulagerait.

On est tous malades alors. Moi, encore plus que vous.

Justement...

...je voulais vous demander, avec les femmes... Comment ça se passe ?

On s'adapte.

- Concrètement, vous pouvez ou non ? - Concrètement...

...je ne sens rien du cou à la pointe des orteils.

Donc, non.

C'est compliqué.

Disons que c'est pas toujours moi qui décide.

On trouve des solutions.

- Ah bon ? - Vous n'imaginez pas.

Non. Quoi, par exemple ?

Les oreilles.

Les oreilles ?

C'est une zone érogène...

...très sensible.

On vous lèche l'oreille ?

J'aurais jamais imaginé.

- Oh. - Philippe.

Oh.

- Tirez, ça soulage. - C'est quoi ?

Vous verrez.

Tirez, allez tirez.

Calme, on partage.

Encore.

- Encore une petite. - Ça suffit.

Le truc des oreilles, vous kiffez vraiment ?

Si vous avez les oreilles rouges, vous êtes excité ?

Oui, c'est ça.

Parfois le matin, elles sont dures.

Les deux ?

Oui.

J'ai rencontré ma femme, Alice, à 20 ans.

Elle était grande, élégante, les yeux rieurs.

J'ai vu...

...des photos. La blonde ? Elle est pas mal.

C'était une belle histoire.

Je vous souhaite de vivre ça.

Putain, qu'est-ce que je l'ai aimée.

Elle est tombée enceinte...

...et a fait 5 fausses couches.

Verdict : c'était une maladie incurable.

On a décidé d'adopter.

Monsieur, s'il vous plaît !

Monsieur !

Je voudrais une tarte Tatin.

Mais cuite, car il y avait un problème avec le gâteau au chocolat.

- Il était cru, coulant. Bizarre. - C'est le principe...

...du mi-cuit.

- Ah bon ? - Oui.

Je prends une Tatin.

J'ai toujours aimé les sports extrêmes et la vitesse.

Aller plus haut.

Avec le parapente, j'avais tout. Je prenais de la hauteur.

J'ai été élevé dans l'idée qu'on pissait sur le monde.

J'ai la bouche sèche.

Un effet du joint.

- Y en a d'autres ? - Ça donne faim.

Et ça fait causer.

Une météo difficile, en parapente, ça ne pardonne pas.

Vous y avez été ?

Oui, pour rejoindre Alice dans sa souffrance.

J'ai les cervicales brisées et il me reste que ma tête.

Il me reste l'esprit.

Mon handicap, c'est d'être...

sans elle.

Et les médecins ?

Grâce à la science, j'irai jusqu'à 70 ans...

...à coups de massages.

Ça coûte cher, mais je suis riche.

- Si ça m'arrive, je me tue. - Difficile pour un tétra.

C'est vrai.

C'est chaud, putain.

- On est quel jour ? - Je ne sais pas, le 8 ou le 9.

C'est officiel.

- Quoi ? - Vous avez gagné.

Ça fait 1 mois.

- Je suis embauché ? - Oui.

- Je peux compter sur vous ? - Oui.

Bien. Rendez-moi l'œuf de Fabergé.

Il me vient d'Alice. J'en ai 25, le nombre...

...d'années vécues ensemble.

J'y tiens.

Mais non... C'est pas moi...

De quoi vous parlez ?

Mina ! Mina !

Salut Mina.

- Que fais-tu là ? - Monte.

Mets ta ceinture.

Ça va ?

Et les cours ?

Tu n'appelles plus.

Pas le temps.

Raconte.

- T'as eu qui ? - Un inspecteur.

J'ai dit qu'on allait venir le chercher.

Et l'œuf ?

Tu l'as trouvé ?

Non, je ne l'ai pas trouvé.

- Qu'est-ce que tu as dit ? - Rien.

Ils m'ont chopé avec 30g.

- Tu connais : garde-à-vue et bye bye. - Tu veux un grec ?

- Je monte pas. - Viens.

Lâche-moi.

- Tu vas où ? Tu te ramènes ! - Lâche-moi.

Tire-toi.

- C'est pas tes affaires. - Barre-toi.

Putain.

Ses yeux polis sont faits de minéraux.

Dans cette nature étrange et symbolique...

Dans cette nature étrange...

- ...et symbolique... - C'est chiant.

Où l'ange inviolé se mêle au sphinx antique.

Sphinx, c'est un i ou un y ?

- C'est... - La prise de tête !

C'est un i...

- ...et au singulier. - Pourquoi tout ce merdier ?

Les sphinx et les anges...

Tu aimes ce baratin ?

Y a plus basique.

Se mêle au sphinx antique et ?

A quoi elle ressemble ?

Je ne sais pas.

Ce qui m'importe, c'est le côté intellectuel.

Je ne centre pas tout sur le physique, mais sur l'esprit.

Si c'est un thon ? Vous vous centrez sur un thon.

Très élégant... Vraiment.

Rien à dire.

Ça fait combien de temps que ça dure ?

Il est pénible.

Six mois.

6 mois ? Et vous l'avez jamais vue ?

Elle est peut-être grosse, voire handicapée !

Demandez, après le poème...

...son poids.

- Note. - Merci Driss, pour...

...vos conseils.

On reprend ?

C'était un sphinx...

...qui mangeait des pâquerettes et qui courait...

Alors...

Dans cette nature...

Dans cette nature étrange et symbolique...

Appelez-la.

Où l'ange inviolé se mêle au sphinx antique...

Appelez-la.

Je fais passer plus de choses par l'écrit.

- C'est incroyable ! - Je vais trouver son numéro.

Eh oh !

Elle est de Dunkerque.

- Posez ça. - C'est pas des Miss France là-bas.

Elles sont chomes.

- Reposez ça. - Elle a mis son numéro !

Elle l'a rajouté : elle veut qu'on l'appelle.

- S'il vous plaît ! - Y a son numéro !

Ça veut dire : appelle-moi.

Que fait-il ? Ne l'appelez pas.

Elle s'en fout de la poésie.

Il est malade, ce mec.

Je ne lui parlerai pas.

Je vérifie son accent quand même.

Coupez ce téléphone.

Elle vous veut...

Elle va l'avoir.

Allô ?

Belle voix.

- Allô ? - Non.

Non.

Improvisez. Parlez des poèmes.

Eléonore, c'est Philippe.

J'avais terriblement envie d'entendre le son de votre voix.

Et, rien que ce petit "Allô"...

- ...me comble. - Je vous la passe.

Soyez plus simple.

- Allô ? - C'est Philippe.

Philippe ?

Je vous écrivais...

...et d'un seul coup, je me suis dit pourquoi ne pas l'appeler.

N'oubliez pas le poids.

- Pardon ? - Non, non, non, rien.

Je suis en deuil, je pleure, j'ai peur.

Oui, c'est ça. Vous êtes incollable.

Pardon, excusez-moi.

Eléonore, je suis content.

- Si, très. - Oh, la pipelette. Gros tchatcheur.

Je vous embrasse.

On s'embrasse, on se lèche l'oreille.

- Bon, alors ? - Il y a du bon et du moins bon.

- C'est quoi le bon ? - 53 kilos.

C'est bien, sauf si elle fait 1 mètre.

Et le moins bon, elle veut une photo.

- Et alors ? - Il est marrant.

Bonsoir messieurs, vos billets.

- Bonsoir. - C'est juste là.

- Bien. - Bonne soirée.

Bonne soirée à vous. Si vous nous cherchez, on est là.

Que cherchent les femmes ?

Je sais pas.

La beauté, le charme...

Elles cherchent l'oseille, la sécurité.

Demandez-lui.

Vous avez des arguments.

Peut-être...

...mais j'espère encore séduire autrement.

Elle passe 6 mois à lire vos poèmes, et elle kiffe.

C'est une originale qui se fichera du fauteuil.

C'est vrai.

Dans le Nord, les mecs cognent.

Là, aucun risque.

Salaud.

C'est pragmatique.

Je sais pas si... Ouais.

C'est un bon test : si elle envoie sa photo, c'est bon.

Pour votre photo, on doit pas trop voir le fauteuil.

Pas une photo genre Téléthon...

...avec la bave...

...et une sale tête.

J'ai compris.

Il va pas bien du tout.

Chut.

Quoi chut ?

C'est un arbre.

Et il chante.

- C'est de l'allemand ? - Chut.

Quoi chut ?

C'est en allemand. C'est de l'allemand...

...en plus. Vous êtes taré.

Ça dure combien de temps ?

- 4 heures. - Putain.

Beau gosse.

Laquelle ?

Celle-là.

Bon sinon, celle-là est bien.

On voit pas trop le fauteuil et physiquement vous êtes bien.

- On tente ? - Je ne sais pas.

- C'était pas le kiffe au téléphone ? - Si.

C'est tout ?

- J'ai kiffé grave. - Bon.

- On envoie cette putain de photo. - Voilà.

Super, c'est parti.

T'as une clope ?

Tu frappes jamais ?

Tu peins ?

- Dégage. - Toi, tu peins ?

- T'as appris à lire aussi ? - Tu veux quoi ?

- Sors. - Que vas-tu faire ?

Tu vas frapper, comme on fait chez toi ?

Mais t'as chaud ? Sors.

- Va. - Je sors si je veux.

C'est ça, dégage.

- Là je sors. - Dégage.

Putain !

Echangez les photos.

Postez-la personnellement et soyez discrète.

Très bien.

Jetez l'autre photo.

Je vais péter un plomb !

Sérieux !

Un problème ?

C'est votre fille.

Je peignais...

- Vous peigniez ? - Ouais, bref...

...il faut la recadrer...

...sinon je l'encastre.

- Calmez-vous. - Non, impossible.

Ici, je suis vos bras ?

- Oui. - J'ai envie d'être vos mains...

...pour la gifler, car vous, à part lui rouler dessus...

Driss, vous en rajoutez. Yvonne ?

Yvonne !

Ben...

C'est vrai qu'un léger recadrage...

Léger ? Elle s'habille n'importe comment.

Elle galoche son mec partout.

Ça encore, ça ne me regarde pas.

Mais, elle est hautaine.

Comment elle nous parle ?

Et le respect ? On est des chiens ?

Laissez-moi...

- ...lui remettre les idées en place. - Bon.

Je lui parlerai.

Parlez-lui, mais vite.

Faites quelque chose.

Il peint ? Mais quoi ?

Je ne sais pas.

Allez debout.

On se lève.

Allez...

...au Karcher.

Stop.

- Voilà. - Stop.

Voilà. Si, je suis content.

Un diabolo menthe.

Raté.

Tu manques de respect...

...c'est inadmissible.

- C'est assez clair ? - Non, monte un peu.

Et je ne veux plus voir ton mec.

- Lâche-moi. - Non ! Il faut que...

...je te roule dessus ?

Voilà, là on y est !

C'est toi qui as fait ça ?

J'adore.

Je ne le mettrai pas forcément...

...chez moi, mais...

Ça vaudrait combien ?

- Faut voir. - Faut voir plus ou faut voir moins ?

C'est...

Ça va pas ?

Mais, sans la langue !

T'es malade !

C'est pas possible. Il faut booster un peu.

- Je suis au taquet. - Mais bon.

On dirait un Solex !

12 km heure, ça lui va ?

- Oui. - Maxi.

12 km heure ?

- On peut pas plus ? - C'est le max.

C'est bien.

Allez, on les a.

Ah ouais...

Non...

...juste l'oreille.

Voilà.

- Au revoir. - Au revoir.

Yvonne ? Mais non, il ne m'entend pas.

Il ne m'entend pas, Yvonne. OK.

On sera là à 20 h 30.

OK, on décale.

Au revoir.

- Elle stresse encore ? - Oui.

C'est votre anniversaire surprise.

Chaque année, elle stresse ainsi.

Elle invite toute ma famille.

Ils viennent voir...

...si je suis vivant. Ça sent le contrôle.

Je fais semblant d'être surpris...

...chacun fait un effort. Mais, on se fait tous chier.

Pardon.

Pardon.

Pardon.

Pardon.

Pourriez-vous vous décaler ?

- Ça me dérange. - Si, si, si.

Merci beaucoup. Décale-toi.

Vite. On se décale juste d'une chaise. Voilà.

C'est gentil.

Ça change le costume.

Ça te va très bien.

On dirait Obama.

Ah bon ?

Elle me kiffe, ça se voit. Obama !

C'est la classe.

Chut.

Pour vous...

...on pourrait dire, euh... Raffarin.

Ou Georges Marchais.

Qu'est-ce que...

- ...tu fais ? Descends. - Laisse-moi.

T'as tes règles ?

- Casse-toi. - Quoi ?

Oh, Elisa ?

- Qu'est-ce que t'as pris ? - Lâche-moi.

- Putain ! - Eh !

T'as fait quoi ?

Où t'as trouvé ça ?

- Dans le sac d'Yvonne. - Imodium ?

Tu voulais faire quoi avec ça ? Te tuer ?

Tu vas juste plus chier.

- Laisse-moi. - Attends.

Et du Doliprane aussi ? Tu vas mourir !

C'est grave.

On appelle les urgences ?

Pourquoi ?

C'est Bastien.

- Quoi ? - Il m'a larguée.

Il m'a même traitée de pute.

C'est pas bien.

- Je vais me foutre en l'air. - N'importe quoi.

- Viens, on descend. - Va le voir.

- Va lui parler. - A qui ?

A Bastien. Je te paie.

Comment ça tu me paies ? Tu crois que j'ai que ça à faire ?

- S'il te plaît. - Lui parler ?

Tu me paies ?

A qui tu parles ?

S'il te plaît.

Bon, combien ?

T'es con.

Y a du style, y a une patte, mais...

11.000 euros, c'est quand même...

Hein ?

Dans un an, ça vaudra peut-être le triple et je regretterai.

Ouais.

- Il va exposer à Londres ? - Et à Berlin.

A Berlin aussi.

Moi, je...

Je ne sais pas...

C'est une somme, 11.000 euros.

Dites-m'en plus.

Elle a quelqu'un ?

- Bon, oui : Fred. - Quoi Fred ?

Ils sont ensemble depuis 2 ans. Mais ça va, ça vient.

Il y a des tensions.

Comme en ce moment.

- C'est à cause de moi. - Ah ?

- Elle a parlé de moi ? - Non.

Mais si !

Un peu.

Elle me kiffe, c'est sûr.

Vous me charriez ?

- Oh non. - Non, mais allez-y.

J'aurai Magalie.

Gardez espoir.

Gare à vos problèmes gastriques.

Quand on prend...

...de l'imodium, c'est que ça va pas.

Excusez-moi, je peux vous demander un service ?

Encore un morceau ?

- Non, Philippe, on était bien ! - Si.

"Les 4 Saisons" de Vivaldi ?

"L'estate" ? Ça va vous plaire.

Putain.

Ça vous fait quelque chose ?

Non, rien du tout. Rien du tout.

On peut pas danser.

Autre chose alors.

- Ah ? - Je connais.

C'est une pub !

Pour du café.

Oyez, par mandat...

...on m'attend au château !

Je dois y mener des ménestrels.

Je suis bon chevalier.

C'est chelou. J'imagine des gens dévêtus.

Je vois des gens courir nus...

Ça glousse.

- Ça va. - Il était chaud, Bach.

C'est le Barry White de l'époque !

Je connais !

Tout le monde la connaît !

Mais si : "Bonjour...

...vous êtes aux Assedic...

...toutes nos lignes sont occupées. Le temps d'attente est de 2 ans."

C'est Tom et Jerry ?

Tom et Jerry !

Mais quel con ! Au secours !

Au secours !

A mon tour : on a écouté...

...vos classiques, on va écouter les miens. Une tuerie !

C'est autre chose !

Ça c'est sûr que c'est autre chose.

Ne m'appelez plus, je réponds plus.

Driss !

Non.

Hou !

Dansez, bougez-vous.

C'est son anniversaire.

Voilà Yvonne.

Bien Albert.

Pivote, pivote !

Hop.

Bon...

...voilà mon cadeau.

Elle est arrivée ce matin.

Je voulais pas gâcher la fête, au cas où elle aurait été moche...

Bonne nuit.

Bon, allez, je vous l'ouvre.

Alors ?

- C'est pas un thon. - Non ?

Oh putain, elle a toutes ses dents !

Elle a écrit : "Je viens à Paris, la semaine prochaine...

...appelle-moi", 3 petits points.

Vous comprenez ?

- Ça veut dire quoi ? - C'est bon, ça ?

Bien sûr que c'est bon !

3 petits points !

3 points, elle veut pécho !

Oui, je vais pécho.

On est bien, là.

- Je vais pas pouvoir dormir. - Mais si.

Je la mets là.

Elle vous regarde dormir. Allez.

Bonne nuit, Philippe. Faites de beaux rêves.

Et la casquette ?

Oui.

- Pas mal. - Non, on dirait un cheminot.

- Trop classique. - Je l'ai dit.

- C'est bien ou non ? - Non.

On oublie les chapeaux.

Classique ou grand style ?

Y a un truc, ça marche.

- La pêche ? - Il est con.

On va à Dunkerque.

- Yvonne m'accompagne. - Ah bon ?

- Ça va. - Sûr ?

- Oui, je vais me débrouiller. - D'accord.

Je stresse un peu.

Ça se voit pas du tout.

Hum.

4 AC moins B carré.

- Moins B carré ? - Oui.

- J'ai trouvé 20 ! - Viens !

Dave, va faire un tour.

- Alors, tu me reconnais ? - Oui.

- Oui ? - Quoi ?

Tu n'as pas été correct.

- Mais... - Tais-toi !

- Tu vas t'excuser. - Pardon monsieur.

- Pas à moi, à elle. - D'accord.

Tu lui apporteras des croissants chaque matin.

- Au beurre ? - Quoi ?

- Beurre ou ordinaire ? - Comme tu veux, mais correctement.

- T'es gentil, d'accord ? - Oui.

Allez casse-toi. Et coiffe-toi : mets une barrette.

Quelle heure est-il ?

16 h 45.

J'ôte la casquette ?

C'est mieux.

Et maintenant ?

46. Ça ne bouge pas tellement vite.

Je veux un whisky.

Oui.

Monsieur.

- Un autre. - Si vous avez rendez-vous...

Un double.

S'il vous plaît, un double whisky.

Au revoir.

Aucun soucis. Au revoir.

- Allô ? - Allô, Driss ?

Que faites-vous ?

Un peu de sport. Alors ?

Auriez-vous envie de partir ?

- Je vous pose pas de questions ? - Non.

- Vous voulez vous barrer ? - Oui.

On va où ?

Respirer un peu.

Respirer un peu ?

J'arrive.

On s'en va.

- Il est à peine 18 h. - On s'en va.

- Bonsoir. - Bonsoir.

Une coupe aussi pour le déstresser.

Je suis pas stressé.

- Ah bon ? - Non.

Y a que nous ?

Les autres gens ne viennent pas ?

- Je suis pas rassuré. - Pourquoi ?

Je sais pas.

Vous êtes poissard.

L'accident, le fauteuil, votre femme...

C'est ambiance Kennedy.

- Mademoiselle. - Oui.

Vous pouvez lui donner le paquet, s'il vous plaît ?

Merci.

Pourquoi ?

C'est quoi ça ?

Votre côte sur le marché de l'art : 11.000 euros.

- Continuez, avec votre talent. - Oui. Très bon business.

Je le sentais bien. J'ai suivi mon instinct.

Avec la musique, il y a eu un bon mélange...

...et j'ai eu une révélation. Ça s'est illuminé...

- Ne vous emballez pas. - 11.000 euros...

...c'est incroyable. Ah !

C'est quoi ?

Un trou dans la carlingue.

- On va mourir. - S'il y a un problème, dites-le.

- Heureux de vous avoir connu. - Arrêtez...

...vous avez l'habitude des drames, mais moi non.

- Il faut être fou pour faire ça. - Un peu.

Je dois vous dire...

- ...vous êtes un grand malade. - Je ne savais pas.

Voilà. A Driss.

- Oui. - C'est ça, oui.

Je fais pas ces trucs-là, moi. Je vais là-bas.

Je vais prendre des photos. Equiper Driss !

Vous pourrez pas en prendre !

Marrez-vous. Je fais pas ça.

Putain.

Je veux plus.

- Attends. - Je veux l'enlever.

- Je suis pas obligé ! - Non.

- Je veux plus. Ma godasse ! - Go, go, go.

Ma chaussure !

Oh sa mère, putain. On monte là !

C'est quoi ?

Alors, Driss ?

Détendez-vous !

Il faut redescendre, ça y est j'ai vu.

Oh putain !

Oh, je suis en train de kiffer. Oh sa mère !

Allez Driss.

C'est chanmé.

Où trouve-t-on...

- ...un tétra ? - Où ? Je ne sais pas.

Là où on l'a laissé !

C'est la meilleure.

Ah le salaud !

Driss, on vous attend.

Pourquoi t'es là ?

- T'es un cachotier. - Comment t'as eu l'adresse ?

Par le courrier des Assedic.

C'est quoi ?

- Rien. - C'est quoi ?

C'est le scooter.

T'es tombé en scooter ?

Lève-toi.

Tombé !

Putain !

Tu dors ici ?

- Vas-y, raconte. - Y a rien à raconter.

Raconte !

- C'est pas ton problème. - Pas mon problème ?

- Tu te caches ici ! - On s'est fait niquer.

- Je vais me venger. - Tu feras rien !

- La daronne le sait ? - Non.

- Je gère. - Rien du tout.

Tu m'emmerdes. Tu touches à rien et tu m'attends.

Même pas au lit ?

A rien, je te dis.

J'ai compris.

Ta tête !

Il est avec moi.

Mina, arrête.

Il n'est pas blessé, c'est une égratignure.

Personne va tuer personne. C'est des mots ! Ils vont rien faire.

Je peux pas m'en occuper.

Non, tu dis rien.

Tu ne la préviens pas, tu ne dis rien.

On va dormir ?

Je vais rester un peu.

Asseyez-vous.

Asseyez-vous.

Que vous évoque-t-elle ?

Elle est bonne.

A part ça ?

On monte ? On m'attend.

J'imagine qu'elle se lève...

...qu'elle se retourne et que je découvre son visage.

- Il vous ressemble le petit. Adama ? - C'est ça, oui.

Si je l'avais croisé dans la rue, j'aurais vu...

...que c'était votre frère.

C'est drôle.

- Pourquoi ? - C'est pas mon frère.

Ah bon ?

C'est compliqué.

C'est votre frère ou non ?

Bon, j'ai compris...

On y va.

Mes parents...

C'est pas mes parents.

C'est mon oncle et ma tante. Ils m'ont adopté à 8 ans.

Ils sont allés voir un frère...

qui avait des enfants et ont pris l'aîné :...

...moi.

Je m'appelle Bakari.

C'est mon nom.

Mais, ils m'ont appelé Idriss. C'est Driss qui est resté.

Et après ?

Après, ma mère, ma tante...

...est tombée enceinte.

Mon oncle est mort. Elle en a eu d'autres.

C'est compliqué.

Adama n'aurait pas besoin d'un recadrage ?

Il a besoin de vous ?

Driss...

...on va s'arrêter là. Vous n'alliez pas rester toute votre vie.

Vous avez bien mérité vos Assedic.

Bon allez. En route.

- Allez. - Ouais.

Bassari Bakari, c'est beau, hein ? On dirait de la poésie.

Presqu'une allitération.

- Vous savez ce que c'est ? - Non.

- Bonjour. - Bonjour.

Merci. Demain, on fait un brunch, il en faudrait plus.

D'accord. Au revoir Yvonne.

- Il y a mes chouquettes ? - Oui.

Merci !

- Bonjour à Elisa. - A demain.

Bastien, mon ami ! Viens voir !

- C'est vrai ? Tu t'en vas ? - Oui.

Mais t'inquiète pas, on reste en contact.

- Il va falloir être forte. - Dommage.

Tu sais que je récupère ta chambre ?

Je vais peut-être rester. On va devoir se serrer.

On sera à l'étroit : je ne vis pas seule.

Tiens !

- Voici Frédérique. - Bonjour.

Salut.

D'accord.

- Quoi ? - J'ai compris.

En fait, t'es...

Oui.

Bon, je te fais pas la bise du coup.

Et un plan à 3 ?

Je suis partant.

Là, je dois partir, mais...

...ce soir, je peux revenir. J'y vais, et je reviens.

- Je déconne. - Ah ?

Bon, salut les mecs.

M. Michel Sabourdi.

Toujours allumé, sur canal 2.

- Sans rancune, pour Magalie ? - Non.

Non, bien joué. Mais...

Ça m'étonnait aussi qu'elle résiste !

La bise ?

Oui, oui.

Yvonne !

Elle charrie en fait ! Allez, à plus.

Yvonne !

Attendez !

On n'en aura plus besoin.

Salut.

Enlève ton pied.

Viens.

Oui.

Quelle banque ?

- Ouais. - Excusez-moi.

Il ne faut pas stationner ici, c'est marqué là.

Bien.

- Merci. - Attends.

On n'est pas...

- ...en voiture. - Question de principe.

Deux minutes, attends-moi là-bas.

Je t'attends !

J'arrive.

- Je peux annuler mon rendez-vous. - Non, pourquoi ?

Sortez, tout va bien.

Ça y est, Yvonne, je suis prêt.

Oui, j'arrive.

Tout est prêt. Vous n'avez plus qu'à servir.

Au moindre souci, vous m'appelez.

Appelez-moi.

Bon, je vais vous servir le repas.

Enlevez cette blouse : ça fait asile.

- Bien. - Vous auriez une cigarette ?

Je fume pas. Enfin, je ne fume plus.

J'ai arrêté il y a peu. Et, pour vous, c'est pas conseillé.

Si on fait pas de sport...

...question poumon, respiration...

...souffle...

Vous mangez pas ?

Voilà.

- Eh ben ! Faites attention. - Excusez-moi.

- Je suis confus. - Bonjour Monsieur.

Qu'est-ce que c'est ?

C'est la personne pour...

...le massage crânien.

Bonjour.

Sortez.

Laissez-moi.

- Sortez ! - C'est pas moi...

- Il s'est levé du mauvais pied. - Ah bon ?

Enfin, levé !

Il s'est levé... Abruti ! Connard.

- Driss Bassari ? - Oui.

C'est à vous.

- Vous avez le permis depuis peu. - Je conduis depuis longtemps.

Je conduisais dans des chemins...

...des parkings. Mais je conduis bien.

J'ai lu votre dossier.

Vous n'avez noté qu'un seul mot : pragmatique.

Oui.

C'est bien.

Nous tenons à une autre notion importante.

- Ah bon ? - Oui. Prenez le temps peut-être...

- ...de lire notre slogan ? - C'est un alexandrin !

Pardon ?

Pre-nez le temps...

...peut-être de lire no-tre slo-gan : 12 pieds !

Un hasard.

"En temps et en heure".

Ça explique "Les molles" de Dali. Pour le côté artistique.

Peut-être.

- Vous aimez la peinture ? - Oui.

- J'aime bien Goya. - Ouais ?

Depuis "Pandi panda", bof.

Eh ?

J'arrive.

J'arrive.

Ça va ?

Laissez-moi.

Vous voulez de l'eau ?

Sortez.

- Non, parce que... - Sortez !

- Allez. - Merci Bruno.

- De rien, bon week-end. - A lundi.

- Qu'arrive-t-il ? - Ça ne va pas.

- Il est où ? - Dans le jardin.

OK.

Alors ? Ça va ou quoi ?

C'est quoi ça ?

Serpico ?

Jean Jaurès ? C'est une station de métro en tout cas.

Y a du laisser-aller.

Il était temps que j'arrive.

- On fait quoi maintenant ? - Vous me laissez faire.

C'est bien, non ?

Un coup sec me soulagerait.

C'est la grande forme !

Je me suis appliqué, hein ?

Attention.

Quelle horreur ! L'horreur.

- C'est atroce. - Mais non.

Non ! Non, non, non.

Avec un gilet en cuir, sans manche...

...un bracelet, une casquette Village People...

Non ! José Bové !

Vous avez la même tête.

On dirait un prêtre orthodoxe.

- Un pope ? - Un pope.

Allez !

Il est malade.

Que faites-vous ?

- Je m'attends au pire. - Non, c'est bien.

- On dirait mon grand-père. - Vraiment ?

Oh Philippe... Cette moustache !

Ça m'excite !

Je rase tout.

- Merci. - Bien.

Non, ça c'est pas drôle.

Non.

- Non. - Nein ?

- C'est ce que vous voulez dire. - Non.

Philippe colère ? Gros colère.

Je vais devenir votre jouet.

Vous êtes fou à lier.

Des envies d'invasion ?

Ce serait bien de donner encore un coup de rasoir.

- Ça vous fait rire. - Je pense aux tétras nazis.

Pas pratique pour...

...faire le salut.

Ça y est ? Enlevez ça !

- Bonjour. - Bonjour. Bassari, à 13 h.

- Oui, c'est la 8. - Suivez-moi.

- Par ici. - Merci.

Merci.

Philippe, je vais pas rester déjeuner.

Pourquoi ?

Vous ne serez pas seul.

Je crois que vous avez un rendez-vous.

Un rendez-vous, comment ça ?

- Paniquez pas. - Non, mais...

Cette fois, on se barre pas.

Au fait...

...je l'ai enfin retrouvé.

Embrassez-la pour moi.

Driss.

Driss.

C'est quoi cette histoire ?

Bonjour.

Sous titrage : Vdm

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